Il n'y a pas d*accoucheuse instniite
5. L'on ne pratique point l'inoculation de la petite vérole, et les habitants sont souvent attaqués par une maladie qu'on appelle fièvre intermittente.
6. Les maisons sont bÂties de pierres, à chaux et sable, partie en plâtre, couvertes en tuiles qiii se fabriquent b l'extrémité du terroir, revenant à 7 livres par- toise de couvert.
7. Le terrain est de mauvaise qualité, marécageux et à peine peut-on cultiver un demi-pied, qu'on trouve rarglle pure.
8. Les récoltes sont en blé froment « partie en seigle et beaucoup d'épeautre. Il n'y a dans le terroir que quelques noyers, qui prospèrent peu; peu d'arbres fruitiers et quelques amandiers, qui ne produisent des amandes que rarement, par rapport que le froid gâte ordinairement la fleur. Il y a quelque peu de gland, quand la saison le permet. Il y aurait à peine du vin pour le nécessaire du lieu, mais les vignes étant emportées très souvent par les gelées ou grêles, cela le réduit qu'il n'y en a que pour la moitié de l'usage.
9. Du pain, fait avec le grain de seigle et d'épeautre et froment, percevant à peine du grain pour la nourriture des habitants dans une récolte abondante, qui n'arrive que rarement, par l'exposition du terroir ou grands orages et gelée.
10. On tire les grains, dans les années de disette, des montagnes voisines ou des villes de Sisteron et Gap.