La communauté n'a aucun revenu
20, Les charges locales consistent au cierge pascal, à l'entretien des bâtiments de l'église, maison curiatie et de la fenteipoi aux gages 4u gar4e-fruit«, sonneuri valet de ville, fraj? du député aux assises, et port de lettres et paquets, frais d'assemblée et de péréquation ^^l
(*) Ou mieux encore /a AW, la cas- maison curiale, t9\ id. des fonUiQas,
cade. 6 ; f^a^jes du ffprde cjifimpé^re , 3 o ; gages
^*'> Pour 1789, )e total de ces char- du valet de vifle, 6; gages du sonneur, 6; ges est de 78 livres, savoir : cierge frais du député $u% assises de la maipascal, 0 livres; entretien de Pëglise et triso, 6; port de lettrea, â (Ofdsn-
MONÊTIER^ALLEMONT. 351
9 1 . Les comptes des colleeteurs et autres sont rendus.
22. Les revenus des pauvres consistent à la vingt-quatrième, <|ui se distribue toutes les années*
23. Il n'y a point de fondations pour des b^pitau)^, ni autres. 34t (if» par§9llaire de cette çpmn^waut^ 9 été fait en Vannée
iGApetie trouve ee mauvais état ^'^ et4^niaffda d'être refait, eptre
les main» du s' eensgl. Q n'y a point da CQ^fmr ^^\
Cette communauté a été vérifiée par le sjeur Sérug[n]e « vérificateur du vingtièn^e , cpu a doublé les habitants.
Approuvant ce que dassus véritable.
Au Monestier-AUemond , le lO avril 1789.
Signé : Ppi<LOux, consul, C. Beraud, Roche, Jean Giraud, Du-
CHÉBfE, L. DUGH^NE, E. GiVAUDAN, DiJCHÉNE, J. GiVAUDAN ,
J. Pblloux, j. Vollairb, j. GnroDAN, Jobert, secrétaire' greffier.
MONTBRAND.
Arrondissement de Gap, canton d^Aspres-sur-Buëch , con^muQe; è 980 in^ ires d*altitude et à &7 kilomètres de Gap; superficie en hectares, 3,5oi; babitents, a56.
Du 96 avril 1789 9 au lieu de Montbrand et dans la maison commune dudit MoqtbFand, le Conseil général a été convoqué par le luandaur ordioaire, k la requête de Josepb Lawrans, Pjerre Via! et Jean Truqi consuls modernes de ladite communauté, pour délibérer dç§ affaires la concernaot.
Sur quoi ont oomparu Cbaries Raynaud, François Mathieu, Jean-rLouis Robin, Jean Faure, Josepb Faiisanda, Morgan La Combat François Reybaud,' Jean* Pierre Achin, Paiil Bernard, Paul 6uillaaumiar« Gaspard Ronet, Antoine Roux, Jaan Moulin 9 Joseph Faure, Louis Oddou, Antoine Laurans, Jean Rouffiar, Pierre Rouy, Jean Rartrand, Jacques Rertaud, Antoine Gairaud,
naoce du a 5 nov. 1788). En 1790, ce (*) Aujourd'hui égaré ou perdu,
total est de i5o Kvri>s, parmi lesquelles: ^'^ Sur la situation des archives du
gages du secrétaire, 95 livres; id, du Monélier-Allomont en 1 889, voir Ptocm-
muitro d'écvde, 79. (Qr4oan9nee du verk^ux du ComeH général de* Hnutet-
19 dër. 1789.) Alpes, août 189Q, p. 179.
Henri Ghaix, Jean-Louis Laurans et plusieurs autres habitants taillables de la communauté.
Auxquels assemblés a été proposé par les sieurs consuls qu'ils ont reçu une lettre de MM. les Procureurs généraux des États de la province de Daùphiné, ensemble une note de tous les articles mentionnés dans ladite lettre, pour dresser un projet et état juste et sincère de la circonstance du lieu , étendue , situation , produits et dettes et plusieurs autres circonstances mentionnées dans iceile. Lesquels en donnent connaissance auxdits assemblés pour délibérer ce qu'ils trouveront à propos.
Les assemblés, après avoir ouï lecture de ladite lettre mentionnée ci-dessus, ont procédé tous unanimement et nul discordant à tout ce qui est requis par ladite lettre, le plus exactement qu'il leur a été possible, ainsi que ci-après.
Les députés de notre communauté ont assisté à l'assemblée de Gap et à celle de Ghorges; leurs voyages sont de onze jours, lesquels n'ont pas été payés, attendu que la communauté n'a aucun revenu d'octroi ni patrimonial.
1,2. L'étendue du terroir de Montbrand peut contenir du levant au couchant une lieue et elle a à peu près autant du midi au nord. Elle est composée de cinq hameaux ou vUlages^^^ et il y a environ 600 personnes.
3, à^ 5. Il n'y a aucune accoucheuse instruite, ni même à proximité. Les enfants de ladite communauté ont été attaqués de la petite vérole l'année dernière; mais il n'y a personne sur les lieux ni aux environs qui pratique Imoculation.
6. Les bâtiments de la communauté sont couverts de paille, hors le château du seigneur ^^), lequel est couvert d'ardoises, mais les habitants dudit lieu ne peuvent pas couvrir autrement que de paille, attendu qu'ils n'ont pas le moyen d'acheter des tuiles et qu'il n'y a aucune fabrique sur les lieux , d'un côté et de l'autre. Les grands orages qu'il fait dans l'endrcfit les découvriraient tous peutêtre vingt fois dans l'année , et les grands fardeaux de neige les écraseraient également, de sorte qu'on ne pourrait couvrir que d'ardoises, mais on n'a pas les moyens d'en ach'eter et la voiture serait dispendieuse. G'est ce qui oblige les habitants de couvrir de paille, laquelle coûte environ 9 livres la toise.
t»î Combe -Chaude, Combe -Fère, ^'^ Joseph-Pierre de RevîUasc, 1775-
Créyors, TÉglise, Ruynet. ^19^'
MONTBRAND. 253
Les bâtiments ne sonl que de deux étages et la plus grande partie n'en a qu'un.
8. La récolte qui se perçoit dans ladite conununauté n'est tant seulement qu'en seigle et légumes et quelque peu de froment, mais très peu. Il n'y a point d'arbres fruitiers, attendu que le pays est trop froid.
9. Tous les grains et légumes qui se perçoivent au pays ne peuvent pas nourrir le peuple de ladite communauté buit mois de l'année, mais une partie du peuple va gagner sa vie ailleurs, comme il peut.
U y a à trois lieues de là le bourg de Veynes, où il y a deux marchés par semaine et cinq ou six foires dans l'année ; c'est là ou les habitants de la communauté se procurent ce qui leur est nécessaire pour leur nourriture et utilité.
12. La communauté n'a aucun bois de haute futaie qui soit propre à bâtir, car toutes les forêts de ladite communauté ne sont que des broussailles et quelques fayards.
là. Il y a un torrent qui part du couchant au levant. Le long de ce torrent , il y a une montagne qui traverse le milieu dudit terroir, laquelle ne peut produire aucun grain ni autre fruit; du côté du levant il n'y a que des broussailles, le midi ne peut produire que quelques mauvaises lavandes. La partie qui regarde le nord n'est entièrement qu'un précipice capable de ravager tous les meilleurs fonds qui sont placés à l'intérieur du terroir. Cette montagne, avec une autre qui est du côté du levant et qui viennent se joindre proche du chef-fieu , laquelle est située de la même façon que celle dont on a parié ci-dessus, contiennent environ le tiers dudit terroir. Dans ledit torrent se jettent toutes les eaux qui coulent des endroits penchants, et comme le terroir est presque tout de monticules, cela fait que, dans le débordement des eaux, la plus grande partie du terroir penchant s'écoule dans ce torrent, de sorte qu'il décharge beaucoup de limon ou gravier sur les fonds qui pourraient produire quelque chose, et principalement les prés, ce qui arriva en effet les i & et i 5 janvier dernier, auquel temps les eaux ayant raviné tous les endroits penchants et emporté presque toute la récolte y pendante, ayant pour lors déchargé tout le limon ou gravier sur les fonds inférieurs , qu'on aura bien de la peine à réparer; et à l'égard de l'arrosage on ne peut rien du tout arroser, attendu que le seigneur s'est approprié les eaux et que le moulin lui appartient, lequel est au plus bas du terroir, de sorte que, par
ee moyen , on ne perçoit que très peu de foin ; cela fait que les habitants ne peuvent entretenir que très peu de capitaux. Les tor^rents y sont multipliés, qui engravent le meilleur soi.
1 6. Il tl^y a aueun «irtiste vétëfitiaifê ni «lai^dhatit ëtpettê sut* l«ë IM% ni k po^téë.