MONTGLUS OU HOMMES DE LA ROCHE-MONTCLUS
Arrondissement de Gap, canton de Serres, commune; 71g mètres d'altitude et à &5 kilomètres de Gap; superficie eu hectares, s, laS; habitants,
Répanses aux questions proposées par MM. composant la Commission intermédiaire
des États du Dauphiné.
1 . Le lieu de Montclus peut avoir une lieue d'étendue. 11 en dépend trois hameaux appelés la Combe, le Cliamp^u-Muinier et Terrus. Il y a encore un fief appelé Barrei^^K
(^) Aujourd'hui simple ferme.
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2. Il y a 37 habitants, y compris ceux des hameaux^'^. Ces 87 habitants peuvent former i5o âmes.
La population est à peu près égale, c'est-à-dire qu'elle n'augmente ni ne diminue depuis longtemps.
3. Il n'y a ni médecin ni chirurgien sur les lieux. Dans le besoin, les habitants se pourvoient à Serres, chef-lieu de canton, qui n'est éloigné de Montclus que d'une demi-lieue.
à. Dans la communauté de Montclus il n'y a qu'une sage-femme , peu instruite dans l'art d'accoucher. On pourrait encore avoir recours à Serres, où il y en a de plus instruites.
5. n n'y a point de maladie épidémique. On ne pratique pas l'inoculation de la petite vérole.
6. On bâtit avec chaux, sable et pierres. En général, on couvre les bâtiments en tuiles. Il peut y avoir dans le territoire dix à douze bâtiments couverts en paille. Il n'y a point de carrière d'ardoises ni de lauses , ni de fabrique de tuiles. Dans le besoin , les habitants se pourvoient à l'Epine, distant de deux lieues. Le prix de chaque toise de tuiles, y compris le transport, revient à 9 livres.
7. Le pays est tout montagneux et très pierreux; il diminue de valeur journellement par l'effet des eaux pluviales, qui ravinent les terres et emportent le terrain, en sorte qu'en l'état le sol est mauvais.
8. On y perçoit de l'avoine, de l'épeautre et quelques grains transaux, un peu de blé et un peu de vin; il y a quelques noyers, mais il n'y a aucun arbre fruitier.
9. La récolte est insuffisante pour nourrir les habitants. Dans la saison d'hiver, plusieurs s'expatrient et vont vivre dans la Provence ou dans le Gomtat-Venaissin.
La nourriture ordinaire des habitants est des grains qu'ils perçoivent et de pommes de terre.
10. Les grains nécessaires, on les tire principalement de Serres, qui est le seul gros lieu à portée, et quelquefois des endroits voisins.
11. Il n'y a que peu d'huile de noix de reste, les années sur-
^^) Ghamp-du-Meunier, Ghanteloube, la Combo, Petit-Terme, Terras.
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abondantes; mais cette récolte est très casuelle» Leur superflu se vend à Serres.
Il n'y a à Montclus ni foire ni marché.
12. Il n'y a point de bois de haute futaie. II n'y a que bien peu de bois taillis ou broussailles pour l'usage des habitants.
13. U n'y a point de communs. II n'y a que le terrain où naît le bois broussailles dont on a parlé, mais ce terrain n'est propre k aucun produit I parce qu'il est tout pierreux.
là. Il y a un torrent appelé Blême qui traverse le territoire» Cette rivière a emporté presque tout ce qu'il y avait de prairies dans le lieu et journellement elle cause du dommage.
Les eaux sont assez bonnes.
Le pays étant montagneux et les fonds de la plaine étant emportés par la rivière, il n'est possible d'en tirer parti qu'autant qu'on fera des foi*tifications contre la rivière, pour conserver ce qui reste et regagner ce qu'elle a emporté.
15. Il n'y a que 8 paires de bœufs de très bas prix , â o o bétes d'avérage.
Le défaut de moyens empêche les habitants de tenir un plus grand nombre de capitaux.
16. n n'y a point d'artiste vétérinaire ni de maréchal expert.
1 7. Les habitants travaillent la terre; ils sont sans industrie.
18. Dans la communauté, on suit l'ancienne forme. Il y a deux consuls t deux députés pour fixer la capitation» ouïr et clore les comptes.