‹ Recueil des réponses faites par les communautes de l'élection de Gap au questionnaire envoyé par la commission intermédiaire des états du DauphineChapitre 96 sur 219 · Il n'y a ni fondation ni hôpitaux · texte numérisé non relu

Il n'y a ni fondation ni hôpitaux

24. Le coursier et le parcellaire sont en bon état; ils sont sous

la date du i'jhh^^\ vérifiés et déclarés exécutoires le 5 avril

1788 par les officiers de l'élection.

Fait en assemblée générale et certifié véritable par nous consuls soussignés.

Signé : Jean-P. RfiiBiaT, c&nêul.

it*i

MONTÉGLm.

Arrondistieiiient de Oap, canton de Lora^ne, commuoe; k 670 mèires d'altitude et à 53 kilomètres de Gap; superiieie en hectares, 565; nabitants, i3i.

^*) Par Jean RouMoe, de Mérindol 176 fsuiliels. — Sur Tétat des archives

(Vaudiise); petit in-folio de loo feuil- de Montclas en 1887, voir Prock-vet^

lets. Aux archives de la commune existe baux du C(mMeil général deê Hautêê-

un autre cadastre de 1637; \n-(k'* de Alp$$, coût 1888^ p> i55-i5G«

Réponse aux questions^ proposées par MM. les Procureurs généraux, syndics des Etats du pays de Dauphiné, dans leur lettre du sS février 178g.

1. La communauté de Montëglin confine , du levant, partie du terroir de la communauté d'Upaix et partie du terroir de Mison en Provence; du midi, partie du terroir de Mison et la rivière de Buêch; du couchant, ladite rivière de Buéch et le terroir de Laragne, le torrent de Véragne entre deux, et du nord, le terroir de la communauté de Lazer . Sa contenance est d'environ 700,000 toises et elle sert pour un feu et quelque chose de plus dans le parcellaire général de la province. Il n'y a qu'une paroisse dans laquelle il n'y a ni village ni hameau principal ^^^

2. La population de ladite communauté est de 1 9 familles et de 100 personnes de tout âge.

à. Il n'y a , ni à Montéglin ni dans les conununautés limitrophes , point d'accoucheuse instruite.

5. Elle n'est pas sujette aux épidémies et on n'y connaît pas la pratique de l'inoculation.

6. Les maisons sont toutes bâties à mortier et couvertes de tuiles creuses, dont les dimensions sont telles qu'il en faut 1 s8 pour une toise carrée, coûtant 1 sol pièce aux tuilières à la distance d'une petite lieue. Il n'y a ni (arrière d'ardoises ni de lauses.

7. Le sol serait assez bon de sa nature, s'il était bien cultivé; mais n'y ayant pas de fourrage pour nourrir, attendu qu'il n'est pas arrosable, qu'il est au contraire sec et aride, il ne produit que de modiques récoltes, faute d'engrais et de culture.

8. Il ne s'y perçoit que des blés, fins ou grossiers, qui sont de froment ou d'épeaulre , et les arbres à qui le climat pourrait convenir n'y prospèrent pas, attendu que le sol est trop compact.

9. L'emplacement dudit terroir dans un bassin dominé par des collines, favorise si peu la grainaison qu'il est rare que la récolte donne du superflu à la consommation. L'unique nourriture est le pain fait avec les grains qu'on y perçoit.

10. Dans les années de disette, on va les acheter dans les mar-

(*) Lcarts : les Bailcs, les Ballerwt, les Bevoirs, Golombis, les FarnaohoDs.

MONTÉGLIN. 261

cbés du voisinage et plutôt à Sisteron en Provence qu'ailleurs, comme étant le plus proche, quoique à trois lieues.

11. Il n'y a pas de production surabondante, point de marché, point de foire.

12. Point de bois, point de forêt; la communauté est dans la plus grande misère à ce sujet.

13. Point de communs d'aucune espèce. La conununauté n'a rien en propriété , mais simplement la faculté du pâturage dans les terres gastes appartenant au seigneur.

là. La rivière du Buëch limite le terroir de ladite communauté. Ou pourrait former un canal qui arroserait presque tout ledit terroir, mais la communauté n'ayant jamais été en état de cette belle entreprise, elle n'éprouve que des ravages de la part de cette rivière qui, depuis vingt ans, a presque totalement emporté un petit quartier arrosable, le seul qui fût précieux. Il serait facile de la contenir par une digue faite à propos, à l'embranchement du torrent de Véragne, mais la pauvreté n'a jamais permis aux habitants de l'entreprendre.

15. Il n'y a que li paires de bœufs, i paire de vaches, 8 mules ou mulets, 8 bourriques et 36o bétes à laine. Le défaut de fourr«'ige ne permet pas d'en avoir davantage; pour les multiplier il faudrait construire un canal pour arroser le terroir, mais la communauté ne peut pas l'entreprendre si les États ne viennent pas à son secours.

16. Point de maréchal ni d'artiste vétérinaire experts, ni dans le voisinage.

Il n'y a aucune industrie, point de fabrique ni de manufacture.

17. Là nouvelle municipalité n'ayant point été admise dans la communauté, elle est régie par des consuls nommés tous les ans pour gérer et administrer.

19. La communauté, n'ayant aucune propriété, n'a aucun revenu ; elle est au contraire endettée vis-à-vis de ses anciens collecteurs, qui avaient fourni les avances des frais d'un procès qu'elle a eu à soutenir contre M°^ de Sassenage, terminé par arbitrage.

20. Les taillables roturiers de la communauté doivent et payent au seigneur une pension féodale de i5o livres, et tous les corps de la communauté ou trois ordres contribuent aux gages d'un gardeterres, aux réparations de l'église, du cimetière, de la maison

ÏAt ÉLECTION DE fiAP.

curialt^^^ et êm frai« de redditio» des comptes; tous ces différents objets montent à la iomme de t90 livres, y compris les gages du châtelain et des consuls ^^).

!21. Les comptes des collecteurs et receveurs ont été rendus toutes les années.

!22. Les pauvres n^ont d'autre revenu que la d&% qui se paye à la forme des règlements et se distribue de même, et une rente d'environ ao livres argent donnée par M^ des Noyers, habitant à Paris , sur un contrat de reconstitution sur les gabelles pour soulagement des malades et qui est administrée et distribuée conformément à li fonditiop.

33. Il n'y a point de fondation ni pour hApital ni pour éducation publique.

34, Le dernier parcellaire fut f^it en 1669^^); il est en assez bon état, de même aue les coursiers. Las papiers et titres de la communauté sont enfermés dans un coffre fermant à deux clefs , à la garde de chacun des consuls ^^l

Ainsi que dessus a été par nous soussignés consuls procédé à la

réponse des questions faites par MM, les Procureurs, syndics gênéraui^i le $16 mars 1789 et avons signé.

les ingénieurs au Roy ont tracé et retracé plusieurs fois la noi

route ^), ayant fait couper à cette occasion les arbres et même let

Ob$trvatm$ fmhliminairef. — i"* Il y a près de trente ans que

nouvelle )s blés avant leur maturité. Cependant, Tancien chemin ayant été emporté par la rivière et la nouvelle route faite seulement depuis Gap jusqu'à Laragne, les voituriers et muletiers passent où il leur platt et ruinent le peu de récolte des habitants.

<'} Le 11 octobre 179&, Jean-Franrois Abrachy est dit pricur-^uré de Montégiin «depuis a 8 ans». 11 avait été nommé la «6 aeptmabre 1760 (6 II,

p. «OOi

'*) Pour 1789, cea charges sont de 979 livres, savoir : denn pascal, 6 11-

vreii aptivtim d9 Tégilae, ao livres i entretien des fontaines, 6 livres; gages du iMPétaire, tft livret; eoatpAle des délibérationa, g livrai gag^a du garde rhHmpétre, 3q livres; gages du valet de vAhi, è livres; gagea du sonneur, 6 Hvraat gag?» dt la a^ge-lemme, 1 a li-

vres; «rente due aux héritiers de M"' de Sassenage^i, i5d livres, etc. (C 107, f Q6). En 1790, ce total est de 3o6 livras et, en 1791, de 848 livres, parmi lesquelles kù Uvrea pour le maître d*école; 96 livres pour )e garde-bois; 6 livres pour papier, bois et lumière (C t07, r â6).

(3) Petit in-folio de i6â feuilleta.

W Sur Tout des archives de Montégiin en 1891, voir fVooés aaréeur ib Conêml générai deg Hauteê-Alfei ^ août 1899, p. 1S6.

<') Vers t^h'J-t^h^ (série G lai).

MONTÉGLIN. 263

Nous supplions MM. de la Commission intermédiaire de donner quelcpie attention à cet objet , qui n'est pas d'une considérable dépense! ne s agissant que du terroir de la communauté de Montéglin par la jonction de la route du Paupbiné à celle de la Provence, depuis Laragne jusqu'à Mison.

Signé : J. Long» cmsul, J. Truphème, consul.

MONTGARDIN,

Arrondissement de Gap, canton de la Bâtîe-Neuve, commune; gio mètres d'altitude; à 16 kilomètres de Gap; superficie en hectares, t,638; habitants, â55.

PREMIER MÉMOIRE

Lettre écrite par MM. de la Commission itUerniédiaire le sà 8 février 1 y 8g, ~ Béponse aux articles.

1. Environ trois quarts de lieue de circonférence, trois hameaux ^^^ aux environs du village.

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