Environ alto personnes, tant grands que petits
3. Point. On a recours à ceux de Cborges« distant d'une demilieue I ou de Gap « ceux qui ont le moyen de les payer.
à. Il y a une femme qui sert d'accoucheuse, sans avoir jamais soKi pour apprendre.
5. Il y a longtemps qu'il n'y a pas eu de maladies épidémiques pour le monde du pays , et on ne pratique point l'inoculation de la petite vérole. Mais en 178& et 1 7 8 5 il y a eu dans cette commu* nauté une épidémie pour les bestiaux, qui avaient presque tous péri, ce qui a réduit presque tout le monde dans la dernière misère.
6. En pierres. Ce pays est dépourvu de bois; la chaux est fort chère. Le plâtre, on le tire d'une lieue et demie; le sable, demilieue et très mauvais. Les habitants ne peuvent subvenir à acheter des matériaux. Généralement, tous les murs sont en terre glaise et de peu de durée; tous les toits sont de paille, n'ayant point de
(^) LesForeflts, les Oroads, les Massots et, da plut, la Plaina.
carrière dans le pays et les ardoises venant de six lieues et demie. Point de fabrique de tuiles. La toise de couvert coûte i o livres.
7. Ce qui est sur la route est plat; tout le reste est en coteaux, des collines et des ravins qui dégradent totalement le sol.
8. Les b]és, froment et méteil et quelque peu d*épeautre; aucun autre. Le fruit, de peu de conséquence; quelques pommes de terre et peu de chanvre.
9. 4oo charges, sur quoi il faut lever les semences et la dime, les taxes et cens dus au seigneur et ce qu^i perçoit dans les domaines, n manque, année commune, à peu près la moitié pour la nourriture des habitants.
10. Des marchés' de Gap, d'Embrun et de Saint-Bonnet, éloignés de quatre à cinq lieues du village.
11. Aucune. Les habitants sont obligés de vendre du blé au commencement de la récolte pour payer leurs tailles, et la plus grande partie des habitants sont obligés d'acheter pour vivre depuis la Noël. On porte sur le dos des juments ou bourriques. Aucune foire ni marché.
12. Déjeunes pins que la grande quantité de neige a presque détruits, quelques véges f osiers) et buissons dans Ttle, dont les habitants se servent pour leur chauffage et pour chauffer le four quand ils font cuire leur pain.
13. Une île, laquelle est continuellement engravée par le torrent de Saint-Pancrace, lequel sépare le terroir delà Bâtie-Neuve d'avec celui dudit MontgarcQn. Elle pourrait se garantir par la force des digues, de même qu'une grande partie de terrain taillable.
là. Aucune rivière, trois torrents qui font un dommage considérable. Le terrain est mauvais. Les eaux sont bonnes. Les terres qui sont à l'arrosage sont passables , mais l'eau est très rare dans le pays; une partie vient du terroir de la Bâtie-Neuve; l'eau de dessous du moulin du pays en arrose quelque peu. Il faudrait construire des canaux pour agrandir l'arrosage. La misère des habitants ne leur permet pas de faire cette construction.
15. Très peu de bœufs pour la charrue, des juments et des bourriques aussi pour la charrue. Quelques habitants ont des moutons, en petit nombre, par le défaut de moyens et de fourrages.
16. Aucun dans l'endroit. On va h Chorges ou ailleurs pour le forgeage des outils de cidture.
MONTGARDIN. 265