‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 108 sur 186 · NORD · texte numérisé non relu

NORD

ire circonscription d’AVESNES.

M. Léo LAGRANGE (Groupe social îsie.)

Elu pour la lra fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 maî 1930*

Voir le programme du parti socialiste S. F, I. O., p. 3.)

Mes chers concitoyens,

Nous voici parvenu au terme du mandat que vous m’avez confié au mois de mai 1932,

Par la bienveillante et unanime confiance des sections socialistes de la première cïr^ conscription d’Avesnes, je suis à nouveau chargé d'être leur candidat aux élections législatives du 26 avril : je suis lier de cet honneur et de ce témoignage d'amitié»

Pendant quatre ans, au cours des débats parlementaires et partout où j ai été appelé à exercer mon mandat, j’ai tenu à respecter fidèlement le programme sur lequel vous m’aviez élu.

Il rfest point de débat intéressai) t|le monde ouvrier ou le monde herbager, les anciens combattants et victimes de la guerre, les petits salariés et retraités de l’Etat et les cheminots, les chômeurs, le artisans où je n’ai avec force exprimé les aspirations légitimes des masses populaires.

Dénonçant le premier les scandales qui ont troublé la législature qui s'achève et démasquant avec éclat certaines puissances financières plus soucieuses de leurs intérêts personnels que du bien de l’Etat, j’ai marqué ma volonté de placer l’exercice de mon mandat de député sous le signe de la justice et de la probité.

Pendant quatre ans, nous avons entretenu, mes chers concitoyens, des rapports étroits et amicaux tant par les nombreuses conférences au cours desquelles je vous ai rendu compte de mon mandat que par les milliers de visites personnelles que, sans souci de l’opinion ou de l’origine de ceux qui me consultaient, j’ai reçues.

C’est de la même façon que j’entends accomplir le nouveau mandat parlementaire que je sollicite de votre confiance.

Au cours de la législature prochaine dont les premiers mois verront se poser, pour les résoudre, les problèmes de la lutte contre la crise, de la défense du régime républicain et de l'organisation de la paix, je m’efforcerai de faire aboutir les réformes suivantes dont je poursuivrai la réalisation dans le cadre de l’action générale de mon parti et suivant les possibilités parlementaires qui m’en seront données.

Ouvriers, — Employés, — Chômeurs,

Assurer d'abord par une politique d'activisme économique l'augmentation du pouvoir d'achat de la population laborieuse si durement frappée par la crise.

Limiter à quarante heures la durée de la semaine de travail sans réduction de salaires: organiser les congés payés ; appliquer strictement les lois sociales concernant l’enfance, V hygiène et la sécurité dans Je travail.

Obtenir de l’autorité gouvernementale que le Sénat se prononce sur l’élévation à i4 ans de l'âge de la scolarité pour protéger l’enfance contre les risques de toutes sortes du travail prématuré à l’usine et pour dégager le marché du travail de la concurrence d'une maind'œuvre trop souvent mal payée.

Créer enfin le fonds national de chômage pour faire disparaître les différences de traitement entre les chômeurs selon les communes et pour répartir équitablement entre tous les citoyens les charges nées du chômage.

Par un programme de travaux d’intérêt local ou régional, favoriser F embauche des chômeurs.

Par une politique d'accords économiques avec divers pays consommateurs de produits finis et notamment la Russie, aider à la reprise de i 'activité dans notre région.

Par l'octroi d'une pension aux vieux travailleurs, favoriser le placement des hommes adultes.

Continuer à défendre les revendications légitimes des médaillés et des mutilés du travail,

Aider les familles nombreuses si durement frappées par les décrets-lois.

Herbagers* — Fermiers et petits propriétaires,

Agir par tous les moyens pratiques pour favoriser la revalorisation des produits agricoles et notamment veiller à ce que l’interdiction d'importation des beurres étrangers que j'ai obtenue soit strictement observée.

Favoriser la conclusion des baux mobiles variant selon le cours moyen des produits.

Faire enfin adopter l’indemnité de plus-value au fermier sortant qui, par son travail, des amendements ou des embellissements utiles, a accru la valeur de la ferme qu’il occupait. Régulariser et organiser des grands marchés.

Créer une caisse des calamités publiques et défendre les mutuelles agricoles.

Développer les caisses de crédit agricole et en faire un instrument d'aide véritable aux fermiers et aux petits propriétaires.

Aider les communes rurales à entretenir leur réseau routier.

Aider les coopératives de laiterie et de beurrerie notamment pour la construction et l'entre tien de frigorifiques*

Favoriser ainsi l'organisation de la profession d'herbager et la défense des produits laitiers et des marques régionales.

Petits fonctionnaires, — Retraites, — Cheminots. — Travailleurs municipaux,

Collaborer comme par le passé avec vos organisations qualifiées pour écarter les mesures injustes qui vous ont frappés.

Commerçants. — Artisans,

Organiser d'une façon sérieuse le crédit commercial et artisanal.

Organiser un fonds de chômage sérieux en faveur des artisans sans travail.

Continuer à collaborer comme je l’ai fait avec la Confédération de l’artisanat français.

Anciens combattants et victimes civiles de la guerre,

Continuer à défendre comme je fai fait les droits légitimes des anciens combattants et des victimes de la guerre*

Mettre sur pied la Caisse des pensions dont les socialistes ont fait adopter le principe de façon à effacer les conséquences des décrets-lois à l’égard d’une catégorie de citoyens dont les droits sacrés ne peuvent être méconnus.

Hâter l’ attribution de la médaille du prisonnier civil.

Sociétés locales,

Continuer à collaborer étroitement avec les sociétés locales {pompiers, musique* chorale, sociétés sportives, etc*) qui sont l'occasion d'an délassement sain et d'une éducation morale*

Continuer à favoriser le développement du tourisme dans notre belle région.

Ce résumé, forcément incomplet, des réformes que je m'efforcerai de faire aboutir, est un plan de travail et de collaboration entre vous et moi au cours do la législature prochaine* H fait corps avec le programme de justice sociale, de défense laïque et républicaine, de protection de lf épargne et d’organisation de la paix que le parti socialiste soumet à vos suffrages*

Le 20 avril prochain, vous fixerez le destin de votre pays*

Le bloc fasciste, dont les complaisances hitlériennes ont été mises à jour, s’agite pour tenter de ravir à notre pays ses libertés.

Contre lui, toutes les forces populaires sont unies sous le triple mot d’ordre du travail, de la liberté et de la paix.

Nous savons trop sûrement qu'il n’y a pas de démocratie sans socialisme et de socialisme sans démocratie pour ne pas faire appel à tous les travailleurs, à tous les socialistes, à tous les républicains unis pour un effort commun*

C'est â tous les hommes libres que je m'adresse et je leur dis avec fermeté et avec confiance ;

Rassemblement pour la victoire !

Le fascisme ne passera pas I

Vive la première circonscription d'Âvesnes I Vive la République sociale 1

Léo LAGRANGE

Conseiller municipal d’Àvesnes,

Député sortant.

Secrétaire de la Commission de Farinée et de la Commission de législation*

2e circonscription d'AVESNES.

M. Maurice D EU DO N (Groupe socialiste.)

Elu pour la Lre fois le 8 mai 1982, — Réélu le 3 mai 1936,

(Voir le programme du parti socialiste S. F* I, Ch, p. 3 .)

Jamais les élections législatives n’auront eu une plus grande importance, parce que jamais la situation économique et politique n’a été plus critique, plus menaçante pour vos intérêts présents et k venir.

Grise sans précédent ;

Actuellement, des millions d'êtres humains souffrent de la misère, de îa faim et du froid.

Les ateliers se ferment. Les faillites se multiplient. Le déficit ruine le Trésor et ébranlé l’Etat *

Dans tout le pays règne un sentiment de malaise.

De la rancœur existe ;

— che/ les chômeurs, chez tous les vieillards qui sont jetés, sans ressources, sur le pavé ;

— chez les jeunes gens devant qui l’avenir se ferme;

— chez les petits rentiers et les anciens combattants ;

— chez les cultivateurs qui ne sont pas rémunérés de leurs efforts, qui travaillent à perte, ce quî les condamne naturellement à un niveau de vie inférieur et à des restrictions d'achat qui, à leur tour; paralysent l'activité économique des villes et font se fermer les industries;

— chez les fonctionnaires et salariés de l’Etat, chez les cheminots, chez les ouvriers des industries privées, lésés par la diminution des traitements et des salaires.

Ils savent que cet état de choses a été désiré, voulu, imposé par les parasites de l’Etat, c'est-à-dire par les industries abritées (compagnies de chemins de fer. compagnies concessionnaires d'électricité, grande métallurgie qui est en même temps fournisseur de guenc et vendeur de minerai de fer et d'aluminium à l'Allemagne),

La guerre, de nouveau, menace le monde.

Quel est donc le coupable?

Où sont les responsables de cet état de choses ?

Ce sont les vieux partis de la bourgeoisie qui ont gouverné seuls notre pays depuis la lin de la guerre.

Ils ont toujours écarté avec dédain les solutions socialistes.

Impuissance de l 'union nationale :

Et ce qui est aussi clair pour vous tous qui voyez et comprenez, c’est l'impuissance de la classe capitaliste et des Gouvernements d union nationale à résoudre celle crise et h améliorer quelque peu la situation actuelle.

Tout ce qu’ils font aggrave au contraire la crise, le chômage, la gêne et la misère pour tous.

Contre le fascisme :

Aujourd'hui, le grand capitalisme, craignant pour ses privilèges, commandite et arme les ligues paramilitaires, grâce à l’inertie, à la complaisance ou à la complicité des Gouvernements,

Il rêve d’instaurer chez nous un Gouvernement de dictature,

Ï1 cherche â faire croire, au nom de la France, au nom de la nation, au nom de la patrie, que les intérêts d’une poignée de grands possédants sont liés à ceux de la masse des petits, des sans-le-sou, des producteurs et des consommateurs.

Calomnies contre le parti socialiste :

C’est en vain que fous nos réactionnaires s'efforcent d’abuser de la crédulité des travailleurs.

Ceux-ci savent que le parti socialiste n’a jamais été au pouvoir, qu’il n?a, par conséquent, aucune responsabilité dans la- crise actuelle. Sans arrêt, il a protesté contre les mesures néfastes prises par les Gouvernements d’union nationale.

Programme.

Le parti socialiste vous offre ses solutions î

i° Défendre les libertés démocratiques et laïques contre le fascisme et rétablir entièrement ia souveraineté populaire ;

Abroger les décrets-lois et réparer les injustices commises au détriment des anciens combattants, des fonctionnaires, des cheminots, des retraités, des petits rentiers, des vieux travailleurs et de leurs familles et des mutilés du travail ;

3° Soulager sans délai les misères les plus cruelles causées' par la crise. Fonds national de chômage, moratoire des loyers pour les chômeurs avec indemnisation des petits propriétaires, etc, ;

4° Assurer du travail à ceux qui ne disposent que de leur travail pour vivre et accroîtra le revenu consommable en augmentant la niasse des salaires*

Plan de grands travaux. Refonte de la loi des assurances sociales, pour donner à tous les vieux travailleurs âgés de 60 ans, ou plus jeunes s’ils ont une profession dangereuse ou insalubre, une retraite suffisante pour leur permettre de se reposer*

Prolongation de la scolarité. Interdiction pour les enfants âgés de moins de 15 ans de travailler dans les usines ;

5° Assurer des débouchés aux cultivateurs victimes tout à la fois de la crise et de la spéculation.

Moratoire des dettes. Révision de la loi sur les fermages. Protection contre les spéculateurs;

6** Assurer des clients aux petits commerçants et aux artisans*

Révision des baux abusifs. Révision des cessions de fonds. Propriété commerciale intégrale, Protection contre les grosses sociétés qui, grâce à leurs capitaux, font disparaUri peu à peu le petit commerce ;

T Libérer les producteur*, commerçants, paysans, de P oppression fiscale qui pèse sur

Remplacement des 150 impôts existants par une fisc ali te claire, simple équitable. Répression de la fraude fiscale si souvent dénoncée par les socialistes et qu'aucun Gouver* nament n'a osé ni voulu réellement juguler;

8° Rétablir l’ordre dans la production et restituer à la collectivité le profit des grands

monopoles capitalistes ; , , f

9® Instituer la représentation proportionnelle juste et équitable et le vote des femmes ,

10° Préserver la paix :

par une organisation juridique,

Par l’arbitrage obligatoire,

Paria' solidarité et l’assistance mutuelle afin d’assurer le respect des sentences arbitrales et des décisions de la Société des Nations,

Par des conventions internationales pour régler un désarmement progressif, simultané et contrôlé de tous les peuples, car le désarmement reste bien à la fois la condition et le moyen de la sécurité.

Electeurs l

Vous avez la possibilité de faire entendre votre voix et de vous prononcer, puisque la suffrage universel vous en donne le droit, vous en lait un devoir.

Profitez -en ! Usez-en I Votez pour Maurice Deudon.

Unissez-vous sur son nom pour la défense de vos libertés, pour écarter le danger de la réaction fasciste, pour faire vôtre la République et préserver la paix.

Vivent les cantons de Maubeugel Vive le canton de Bavay !

Maurice DEUDON

Maire de Maubauge, Député sortant.

3e circonscription d'AVESNES.

M. Eigène THOMAS

Elu pour la Pe fois le 3 mai 1936,

(Voir le programme du Parti socialiste S, F. 1. 0., p. 3,}

Citoyens,

Le 26 avril vous serez appelés, en élisant la nouvelle Chambre des Députés, à décider de votre propre sort.

Si vous le comprenez, si vous le voulez, vous pourrez, légalement, conquérir la Chambre du suffrage universel et avec elle le Gouvernement*

Le Parti socialiste, le grand parti de tous les travailleurs saisit cette occasion pourpose^ sa candidature au pouvoir*

Avec lui, par lui, vous pouvez enfin faire de la République bourgeoise la République des travailleurs devenant le moyen de résoudre toutes les crises économiques, financières et politiques présentes, par l'organisation d’un régime social nouveau où le travail sera débarrassé de toute exploitation, et où la France libérée du capitalisme deviendra le champion de la paix entre les peuples.

Il dépend de vous que le Parti socialiste soit porté au pouvoir*

Mettez-Ie en mesure, dans votre intérêt et pour votre salut, de réaliser son programme de revendications immédiates.

Précisément parce qu'il est le parti des travailleurs, il sait que la tâche essentielle de la nouvelle Chambre sera de combattre la crise économique et la misère en dotant le prolétariat de conditions de travail plus humaines par :

La réduction de la durée du travail à sept heures par jour ou à quarante heures par semaine, sans diminution des salaires et des traitements ;

Les vacances payées ;

La refonte de la loi des assurances sociales afin que soit garanti aux travailleurs le droit au repos à 60 ans ou à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres ;

La prolongation de la scolarité et 1 interdiction du travail pour les enfants dans l'industrie et le commerce jusqu'à l'âge de 15 ans ;

La mise en train d un vaste plan de travaux publics comprenant notamment la construction dléeoles, d’hôpitaux, de sanatoria, d'habitations à bon marché.

Pour soulager les misères les plus cruelles causées par la crise, le Parti socialiste réclame :

La création immédiate d'un fonds national de chômage, véritable service national de secours à tous les chômeurs, quelle que soit leur résidence ;

L institution d un système d assura nce*chô mage compris dans un système général d assurances publiques et gagé par la nationalisation du monopole privé des assurances ;

Le moratoire des loyers avec indemnisation des petits propriétaires, grâce à une caisse de compensation ;

L'organisation de la lutte contre tous les fléaux sociaux : tuberculose, cancer, syphilis, etc,, etc.

L’amélioration des conditions de travail et d’existence des ouvriers ainsi obtenue aura immédiatement pour effet d'assurer des clients aux petits commerçants et aux artisans-

Par surcroît, le Parti socialiste réclame peureux :

La révision des cessions de fonds ;

La révision des baux ;

La propriété commerciale.

Pour les cultivateurs, qui souffrent aussi de l’insuffisance des salaires et des traitements des populations consommatrices de produits agricoles, le Parti socialiste qui veut les protéger contre les exploiteurs et les spéculateurs réclame les mesures suivantes :

Institution des offices publics du blé et des engrais chimiques ;

Le moratoire des dettes;

La révision de la loi sur les fermages ;

La propriété culturale et la plus-value accordées au fermier sortant ;

L’assurance contre les risques agricoles comprise dans le service public des assurances nationalisées.

Pour libérer producteurs» commerçants, paysans de l'oppression fiscale qui pèse sur eux :

Le Parti socialiste réclame le remplacement des 140 ou 150 impôts et taxes existants

par ;

î° Le produit des nationalisations ;

2& Un impôt sur le revenu global avec taux plus élevés et progressifs pour les gros revenus consacrés au superflu ou à la capitalisation ;

3® Des mesures sévères contre la fraude fiscale qui fait perdre à l'Etat, chaque année, au dire de M. Pi et ri, républicain modéré et ancien Ministre des Finances, plusieurs milliards.

L'ensemble de celte fiscalité claire, simple, équitable serait atténuée pour les contribuables ;

1° Par la répression des gaspillages dans les grandes administrations ;

2U Par la diminution des charges des budgets de la guerre, de la marine et de Pair obtenue grâce à la nationalisation des fabrications privées des armes de guerre et par une politique internationale de réduction progressive et générale des armements.

Il faut réparer les injustices commises au détriment des anciens combattants, des fonctionnaires, des cheminots, des re Irai tés, des vieux travailleurs et de leurs familles.

Aussi, le Parti socialiste réclame-t-il :

L’abrogation des décretsdoic iniques qui ont réduit traitements, pensions, retraites, allocations d'assistance.

Pour rétablir l'ordre dans la production et restituer à la collectivité le profit des grands monopoles capitalistes :

Le Parti socialiste réclame la nationalisation des grands monopoles capitalistes ; mines, assurances privées, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, chemins de fer, pétroles, banques, à commencer par la Banque de France.

Tous ccs monopoles privés, exploités par une petite minorité capitaliste, à son profit exclusif, sont aussi un danger pour la République et pour la paix.

La collectivité nationale doit reprendre ces monopoles pour les gérer dans l’intérêt de tous et pour permettre à la République de prendre la tête d’une politique de paix hardie entre les peuples*

Pour faciliter la grande tâche de réformes profondes et de paix qui incombe à la République, le Parti socialiste réclame :

Le désarmement et la dissolution des ligues paramilitaires du fascisme;

Le contrôle des ressources de la presse ;

La défense énergique de la laïcité.

Et pour que la France ne voit plus se dresser contre elle, sur la route de la paix, les puissances métallurgiques et financières qui manœuvrent toujours pour opposer les peuples les uns aux autres,, le Parti socialiste reclame i

La suppression de la fabrication et du commerce privés des armes et de leur nationalisation.

Telles sont les principales revendications que présente le Parti socialiste.

Dans voire intérêt, pour qu’un grand effort légistatif soif fait contre la crise économique, la misère et pour l’organisation internationale de la paix, vous vous servirez de votre bulletin de vote pour porter le Parti socialiste au pouvoir.

Vous voterez pour le citoyen E. Thomas.

Vive la République des travailleurs 1

Vive le socialisme libérateur 1

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