Gakpentier, Maire de Mari y
A. Reéucq,
Maire de h&uliaio.
E, Bancel, L. Tuionnet, E. Senecaut et E. Citerne, Adjoints au Maire de Fresnes,
misère pèse de plus en plus sur les épaules de tous ceux qui peinent. Les tra%railleurs manuels et intellectuels n’arrivent plus à donner à leurs enfants le morceau de pain nécessaire à leur existence*
Malgré toutes les promesses démagogiques des hommes de la réaction , la situai ion ne s'est pas améliorée, au contraire elle s’aggrave tous les jours. Notre Parti, en 1932, avait vu juste dans le développement de la crise et c’est pourquoi il se présentait devant les travailleurs avec un programme de revendications immédiates.
Au fur et à mesure que la crise s’accentue, du fait de la diminution des salaires, du fait de la réduction du pouvoir d’achat, c’est la mévente pour les petits commerçants ; les paysans n’arrivent plus à vendre leurs produits, c'est, en un mot, l’appauvrissement des travailleurs et des classes moyennes,
La bourgeoisie ne veut à aucun prix supporter les frais de la crise, elle prétend faire payer et pressurer davantage les classes pauvres.
Pour améliorer le sort des masses qui souffrent, pour rendre à notre pays l’essor indispensable, nécessaire à la vie de tous ceux qui travaillent, notre Parti est décidé à faire tous ses efforts pour appliquer tout son programme de réalisations immédiates.
Il a choisi comme porte-drapeau un militant dont l'activité inlassable à la défense des intérêts des travailleurs lui a valu la confiance du Parti tout entier.
Ce militant c’est notre camarade
Arthur MUSMEAÜX
Ouvrîtir ajusteur.
€ on sei 1 1er d 'av rondiss eme nt ,
Agé de 48 ans, Musmeaux (Arthur) est un ouvrier ajusteur bien connu dans îa région de Valenciennes pour son action dans les usines parmi ses camarades ouvriers, Tl participa aux luttes de 1906, à Denain, étant occupé aux ateliers CaiL Au lendemain de la guerre, avec un noyau de camarades, il constitue à Raismes la section syndicale des métaux avec 1,200 membres. Il subit, en 1920, la répression patronale à la Franco Belge, à Escaut-et- Meuse ou, par son activité syndicale, il entraîne ses camarades d’atelier à îa lutte pour leurs revendications. Congédié en 1927, il entre aux usines de la Ghaléassière où là, encore, il est victime de la répression.
Le "1er mai 1930, étant secrétaire du rayon communiste de Valenciennes, à la tête des manifestants qui voulaient délivrer des ouvriers arrêtés, il est à son tour arrêté et condamné par la justice bourgeoise à six mois de prison*
Au mois d’octobre 1934, porte-drapeau du Parti communiste comme candidat aux élections au Conseil général du canton de Valenciennes (Nord), il obtient 5.002 voix contre 6.200 au candidat du Parti socialiste, il est battu de justesse par manque de candidat réactionnaire*
Aux élections partielles de décembre 1935, il est élu conseiller d'arrondissement du canton nord de Valenciennes, au second tour, par plus de 6,000 voix.
Les classes laborieuses de la 2e circonscription de Valenciennes verront en lui leur véritable défenseur*
Nous les invitons à se grouper sur son nom pour assurer le triomphe de notre Parti, La situation :
Malgré le chômage, la diminution des salaires, les vieux travailleurs jetés à la rue, îe patronat de notre région augmente de plus en plus ses bénéfices ? Les grandes usines comme Eseaut-et-Meuse, la Franco -Belge, les Mines d'Anzin, etc*, ont réalisé des centaines de millions de bénéfices.
De 1930 à 1935, dans les mines, les salaires ont diminué de 40 0/0. La production individuelle a augmenté au fond de 36 0/0, mais les bénéfices restent les mêmes et cette
année encore les actionnaires toucheront un dividende égal à celui de l an dernier et les
bénéfices seront de l'ordre de 16 millions.
A la Franco-Belge, malgré le licenciement des deux tiers des ouvriers, les bénéfices ont été de 8 mi 11 ion s; avec le repo L antérieur, le solde disponible est de 14.800,000 francs et cette année les actionnaires toucheront encore 100 francs de dividendes par action,
Au Nord-Est, 160 millions de bénéfices nets de 1028 à 1935 et 280 millions de bénéfices
bruis.
Société d’électricité de Valenciennes-Ànzm, 17 millions de bénéfices; il sera distribué
aux actionnaires 1 ! ,500.000 francs.
Ces chiffres se passent de commentaires. Misère accrue pour les classes laborieuses et augmentation des bénéfices pour toutes les grandes compagnies industrielles.
Ces fortunes édifiées sur la sueur et la misère des travailleurs sont scandaleuses et notre Parti lance le mot d’ordre.
Les riches doivent payer :
Ce qui permettra de donner le bien-être et la prospérité à ceux qui travaillent.
La construction de nouvelles écoles pour décongestionner les classes surchargées qui sont nombreuses dans notre arrondissement,
La construction de sanatoria, preventorîa pour soigner la tuberculose et autres graves maladies qui sont îa conséquence même de la misère des travailleurs.
Qui permettra la réfection et la rectification de nos services routiers qui sont défectueux surtout dans notre arrondissement.
Qui permettra l'allégement des charges qui pèsent sur le petit commerce et les petits paysans, par la suppression du chiffre d’affaires et de l’impôt sur les bénéfices commerciaux inférieurs à 30,000 francs.
Qui permettra l’abrogation des décrets-lois Doumergue-Lavul, qui atteignent les petit* et moyens fonctionnaires, les petits commerçants et petits paysans.
Exonération dos loyers des chômeurs et indemnités aux petits propriétaires.
Retraites aux vieux travailleurs leur permettant de vivre et augmentation des allocations aux incurables et des allocations pour l'assistance médicale gratuite.
Notre Parti communiste s'engage à mener au Parlement et dans tout le pays l'action pour les revendications de tous les travailleurs : pour l’augmentation des salaires, les contrats collectifs garantissant les salaires des travailleurs, des vacances payées.
Amélioration des lois sociales existantes et leur extension aux ouvriers agricoles.
Refonte de la loi sur les accidents de travail.
Soutien de toutes les revendications de tous les anciens combattants et abrogation des décrets-lois qui ont diminué leurs droits.
Qui permettra de donner du travail à la jeunesse qui se trouve actuellement sans avenir et ne peut se créer un foyer et d'aller joyeusement vers la vie.
Notre Parti communiste s'engage à mettre tout en œuvre pour rassembler toutes les masses populaires de notre pays, pour mener l'action contre les ligues factieuses, ennemies de nos libertés si chèrement acquises.
Il s’engage à lutter de toutes ses forces pour la paix et l’élargissement des pactes d'assistance mutuelle avec les autres Etats.
Notre Parti communiste, pour barrer la rouie h la réaction, fera tous ses efforts pour assurer le triomphe du Front populaire.
Du pain, de la paix et de la liberté.
En avant pour l'élection triomphale de notre camarade
fi
Arthur MUSMEÂUX,
En Ta van t, vive le Parti connuumste, vive le Front popnlairc.
Pour la France, libre, forte, heureuse.
Votez communiste.
A ht h un MUSMËAUX
Ajusteur.
Conseiller d’arrmidUs strient.
Candidat du Parti communiste .
Chers Amis,
Candidat aux prochaines élections législatives, connaissant la gravité de la situation des cultivateurs et ouvriers agricoles du Nord, j’ai pensé qu'il était de mon devoir de soumettre à votre étude expérimentée, la position claire et précise de mon Parti dans les questions agricoles.
Je ne saurais mieux faire que de vous adresser mes salutations distinguées, le « Programme de sauvetage de l’agriculture française « que le Parti des ouvriers et des paysans a élaboré avec le plus grand souci de réalisme.
Les revendications qu’il contient correspondent aux intérêts de tous les paysans. Qu’ils soient de droite ou de gauche. Quelles que soient leurs opinions politiques ou religieuses.
Déjà* en de multiples occasions, les députés de mon Parti sont intervenus victorieusement pour « ceux qui arrosent la terre de leur sueur ».
C est animé de cet esprit de défense de h agriculture française que je me présente devant vous en m'engageant à tout faire pour l'aboutissement de ce programme,
V ive.l union des paysans du .Nord pour le. sauvetage de l'agriculture I
Arthur MU SM EAUX
Oavner ajusteur.
Ce n sei U er û' arron d isseui eut.
3e circonscription de VALENCIENNES,
Mi. StrLwcE DEW6Z (Groupe commuais to*)
Elu pour lu 1™ fois le 8 mai 1932. - Réélu le 3 mai 1936.
(Von- le programme du Parti communiste français, p. ](},)
1T* circonscription de BEAUVAIS.
M. J a mm y SCHMIDT (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)
Elu pour la l re fois le 1er mai 1921.
Réélu les 11 mai 1924, 29 avril 1928, 8 mai 1932 et 3 mai 1936.
Chers Concitoyens,
La Fédération républicaine radicale et radicale-socialiste de l'Oise, le Comité exécutif du Parti, confirmant la décision unanime des comités de la lre circonscription de Beauvais, ont accordé l'investiture à ma candidature aux élections législatives du 26 avril prochain.
Je me représente donc h vos suffrages.
Vous connaissez mon action au Parlement, mes interventions et mes votes.
Duran L la législature écoulée, comme dans les précédentes, je suis resté fidèle à l'idéal que je défends parmi vous depuis plus de trente ans.
J’ai îa certitude que si tous les représentants du peuple restaient attachés aux convictions qu'ils professent publiquement, si, s’oubliant eux -mêmes,, ils plaçaient l'intérêt général du pays au-dessus des intérêts particuliers, bien des fautes seraient évitées. Les crises s atténueraient. Les préjugés, les ignorances, les fanatismes, les malentendus involontaires, les intrigues affairistes ne pourraient plus é(endre leur œuvre pernicieuse. *
Le bien public ne peut être fondé, en effet, que sur la loyauté, le courage et l'honnêteté, La France a trop souffert des palinodies de certains élus ou hommes d'Etat notoires, de la Corruption de quelques autres, des passions partisanes et des excès des oligarchies d’argent, pour ne pas exiger de ses mandataires de demain une probité et un désintéressement absolus,
II faut aussi dans la prochaine législature, qui aura moins & élaborer les grands plans La venir qu’à travailler à l’assainissement de la situation présente, rétablir l’autorité et la stabilité gouvernementales par la constitution d'une majorité cohérente et solide,
La délégation des gauches, les fédérations syndicales reconstituées unitairement, Pont compris. Elles ont dressé des plans modestes, restreints, comme celui, par exemple, du Rassemblement populaire, moins avancé que celui du Parti radical-socialiste, maïs d'application immédiate, et qui permettent à des républicains modérés et sincères de se joindre à sa majorité de demain, de Pêlendre ef de la maintenir,
Eest, d'ailleurs et plus que jamais, Punité d'action qui importe.
A 1 heure où les hommes de gauche, préparant le second tour, sont décidés à œuvrer en commun, d'un même élan et d'un même effort, je vous demande de me donner plus
d'autorité par vos suffrages, pour travailler à cette tâche impérieuse à laquelle j'ai déjà apporté une collaboration résolue.
Par une expérience prolongée de l’administration, des hommes et des choses., par un labeur incessant, je vous ai donné des gages de dévouement et de réalisation.
Vous savez le rôle efficace que je puis remplir dans la prochaine législature, dans l' intérêt de la circonscription et do Pays,
Je vous serai reconnaissant de me confirmer votre confiance. Elle me permettra de défendre toujours hardiment les aspirations des classes ouvrières et paysannes et de faire
prévaloir, avec mes collègues — de la gauche et de l'extrême- gauche enfin unies ]es
thèses financières, économiques, sociales et pacifiques qui doivent assurer la rénovation de la France et le triomphe de la République et de la paix.
Votre dévoué Concitoyen :
J amm y SCHMIDT
Député sortant.
Président du Conseil général do l'Oise,
Vice Président de la Commission des finances de la Chambre.
Ancien Sous-Secrétaire d'Etat aux Finances chargé du Ministère des Régions libérées.
Candidat des Comités républicains radicaux et radicaux-socialistes.
2e circonscription d© BEAUVAIS,
M. Raoul AÜBAUD
(Groupe républicain radical et radical-socialiste.)
Élu pour la lfe fois le 29 avril 1928. — Réélu les 8 mai 1932 el 3 mai 1936.
M es chers concitoyens,
La Fédération des comités républicains radicaux et radicaux-socialistes de la 2* circonscription de Beauvais m’a désigné à nouveau pour être candidat aux élections législatives du 26 avril 1936.
Vous me connaissez de longue date. Je ne suis pas un inconnu pour vous, ni un homme de passage à la recherche d’un mandat. Depuis trente-trois ans, c'est-à-dire depuis mon âge d homme, je milite pour 3e même idéal dans le département de FOise,
Conseiller général du canton du Coudray Saint-Germer depuis dix ans, député depuis huit ans, je me suis toujours efforcé de servir ta République et les intérêts généraux du pays, sans aucun sectarisme, au point que de véritables liens d’anntîé ont fini par se nouer entre nous.
De tout mon passé, je n'ai pas à rougir. Enfant du peuple, j'ai mené au milieu du peuple une existence de travail et l’on peut fouiller ma vie privée et ma vie professionnelle comme ma vie politique.
Ou n’y trouvera aucune tare. J’ai la fierté d'être demeuré sincère, laborieux et honnête.
Cette courte présentation n était peut-être pas inutile au moment où les passions d une campagne électorale risquent de déformer la vérité.
Une consultation électorale particulièrement importante ;
Du vote du 26 avril 1936 dépendra, celte fois, la vie ou la mort de la démocratie dans ce pays,
À deux reprises, en 1924 et en 1932. les puissances financières ont brisé les majorités de gauche voulues par le suffrage^mrvèï'séL
Elles ont essayé, ainsi, de discréditer 3e régime parlementaire, de Fomenter la déception et le découragement dans la masse et elles ont même failli abattre le régime et détruire nos libertés, à l'instar de tant d’autres nations.
Nous ne voulons pas que cela recommence, car, cette fois, la voie serait libre aux aventuriers et au fascisme.
C est pourquoi nous vous demandons de vous prononcer catégoriquement pour une politique d’énergie, de réalisations et d’action vraiment radicale.
Il faut en finir. Assez de grands discours* La nation exige des actes La République peut être sauvée* Mais il faut qu’elle soit animée par le grand souffle de la Convention ci que les anciennes équipés usées, taliguées, paralysées par la routine et par le manque d’audace, fassent place à des hommes résolus à comprendre qu'un monde nouveau s’élabore lentement et qu il faut, sans plus tarder, adapter notre société aux exigences de la science, c’est-à-dire de la justice.
Comprendre et agir :
L heure des vaines discussions d’écoles politiques et de doctrines académiques est passée.
Des millions d’êtres humains sentent, désormais, la nécessité de s’unir pour défendre, aux termes du sarment du 14 juillet 1935, les ÜberLés démocratiques, pour donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse et au monde la grande paix humaine.
Il ne s’agit plus de rédiger, pour les électeurs, un catalogue de promesses*
Pour agir efficacement, nous devons nous limiter aux mesures immédiatement applicables.
Arrière les bateleurs de la politique ! Les électeurs demandent, avec raison, des solutions positives aux problèmes essentiels actuellement posés devant la démocratie française.
11 faut en finir ;
Tout d’abord, dans l’ordre politique, il est urgent de prendre les mesures indispensables pour assurer le respect de la souveraineté nationale, exprimée légalement par le suffrage universel.
Dissolution de toutes les ligues militarisées et armées, voilà ce que nous demandons* La nation réclame la paix intérieure comme il a paix extérieure et réprouve cette atmosphère de guerre civile et d’appels quotidiens à V assassinat qui retarde la reprise des affaires et nous porte préjudice aux yeux de l'étranger.
Notre régime démocratique a besoin dJélre amélioré. !1 vaut encore mieux, cependant, que la meilleure des dictatures.
Dans Tordre économique et financier, nous devons nous attacher à lutter, pour la défense des masses laborieuses et épargnantes, contre la crise et contre les organisations fascistes qui 1 exploitent pour le compte des puissances d'argent.
Il laut arracher l’Etat et toutes les branches de f activité nationale aux féodalités industrielles, économiques et financières.
Classes moyennes, commerçants, artisans,, ouvriers, cultivateurs souffrent de ces féo-
dalités modernes* aussi dangereuses et aussi néfastes que celles contre lesquelles nos pères ont fait la Révolution de 1789.
Les masses populaires peuvent, en votant pour les hommes de gauche, obtenir la dispari lion de ces bastilles.
Elfes peuvent obtenir un grand changement. Cette défense de là liberté^ du pain et de la paix est tellement précieuse qu'elle commande impérieusement Fanion de tous les républicains*
Unie dans une même volonté de conquérir les solutions de justice, la démocratie sera invincible, reprendra sa vigueur créatrice et sa puissant d 'attraction*
C'est à cette grande tâche que je vous convie, mes chers concitoyens. Elle n'est pas au-dessus de nos forces* La France républicaine peut redevenir la lumière du monde civilisé, à condition qu'elle reste fidèle à sa mission historique*
Pour ma part, je fais appel â vous, en toute loyauté, en toute franchise. Vous connaissez mon passé. Vous connaissez aussi ma ferveur démocratique*
Une bataille décisive va se livrer autour des urnes* 11 s’agit de choisir ; ou le maintien des privilèges sous le double chantage de la rue et des puissances bancaires, ou le triomphe de cette magnifique armée du travail qui veut secouer ses chaînes et marcher vers un monde meilleur*
Mes chers concitoyens, je m’adresse uniquement à votre raison, à votre réflexion et à votre conscience de républicains 1
Pour le pain, pour la paix et pour la liberté, vive une république rajeunie et hardie, en route vers ses véritables destinées 1
Rev end icu t îo ns pol it îq u es *