I. — Politique intérieure î
Réaliser la paix intérieure par la sauvegarde de toutes les libertés publiques et notamment de la liberté de conscience et de la liberté d'enseignement.
Réaliser la paix sociale en rendant à la famille et surtout à la famille nombreuse la première place dans les valeurs morales de la société, par l'amélioration progressive du sort des travailleurs et spécialement de ceux qui ont des charges de famille.
Ayant toujours vécu, depuis la sortie de l’école, au contact des ouvriers, j’ai toujours cherché j cl sou /en t réussi dans ma profession, à améliorer leur sort.
Je ne changerai pas d’idéal une fois élu. En particulier, je pense qu'il serait profondément injuste que les ouvriers de la terre ne bénéficient pas des mêmes lois sociales que
leurs camarades des usines. Il faut envisager l’application des allocations familiales dans la culture tout en évitant des charges supplémentaires trop lourdes pour le fermier.
Réaliser l'équilibre budgétaire en effec tuant toutes les économies compatibles avec les exigences de la défense nationale et la bonne marche des services publics*
Défendre efficacement le commerce français par une liaison étroite avec ses groupements spécialisés :
1° Obtenir l’égalité de l'objet ou de la denrée devant l’impôt ;
2Ù Alléger les charges fiscales qui T oppriment ;
3° Le protéger contre la concurrence étrangère.
Défendre l’industrie française parce que c’est la meilleure lutte préventive contre le chômage.
If, — Politique extérieure :
Il y a un an, l'Allemagne a violé l'article 5 du Traité de Versailles en rétablissant le service militaire obligatoire.
Il y a un mois, l'Allemagne violait le traité de Locarno en remilitarisàat la rive gauche du Rhin. *
Au moment où j'écris ces lignes, la seule parade française est la ratification par le Sénat du Pacte franco-soviétique*
Ce sont là des faits dont Pim portance et la gravité ne peuvent échapper à personne. Nous devons toujours, pour montrer au monde notre désir de paix, rechercher à la Société des Nations les solutions de conciliation. Maïs il serait vain de baser notre sécurité uniquement sur des conventions internationales : leurs violations répétées n'entraînent pas chez certains de nos anciens alliés les réactions que l’on serait en droit d’espérer ou d'attendre. Il est également contraire au bon sens d’attacher une valeur réelle à l’appui que peut fournir à la France la République soviétique, alors que les communistes, représentants français de L’U. R, S* S. sont les ennemis les plus acharnés du régime, et que la Pologne et la Roumanie interposées entre l'Allemagne et la Russie rendraient très aléatoire une action militaire des soviets contre le Reich.
11 convient donc avant toute chose de restaurer dans le pays ïe sentiment national, et de compLer d’abord sur la France pour réaliser sa propre sécurité*
Munis de renseignement 1911-1918 noos demandons en particulier la fortification de notre frontière nord.
Ce rappel de la guerre attirant notre attention sur le cas des anciens combattants, je saisis cette occasion d'affirmer mon intention de toujours faire respecter tous leurs droits.
Recherche d’un retour à la prospérité :
Par la lutte contre le chômage; grands travaux, favorisant un peu plus la région du Nord.
Retraite anticipée des travailleurs, retour au foyer des mères de famille travaillant en usine.
Par ^allégement de la fiscalité.
Et enfin par une politique agricole bien conduite.
Sur une population de quarante millions de français, vingt millions d'entre eux sont des agriculteurs. Lorsque ces vingt millions seront tirés du marasme actuel, T industrie et ie commerce français retrouveront dans l'agriculture la majeure partie des débouchés qui leur font actuellement défaut.
Nous ne nous soumettons donc pas à un vulgaire opportunisme local en présentant une candidature de défense agricole*
La tâche du parlementaire est facilitée par l’existence d un réseau d'organismes agri-
cotes relatifs aux différentes productions de notre pays. Il convient avant tout de conserver une liaison étroite avec ces organismes*
D'autre part, un programme minimum a été présenté par la Fédération agricole, — tous les agriculteurs de notre région sont d'accord sur l'opportunité de ces revendications
qui sont trop connues de tous pour que nous les rappelions ici. — Nous nous efforcerons de les Fairë aboutir.
Voyons quel est Je problème agricole dans son ensemble :
Actuellement les prix agricoles sont au coefficient de 2,5 à 3 ;
Le coût de la vie est au coefficient 5 ;
Les traitements et salaires au coefficient 6 ;
Les charges publiques au coefficient 9,
Quelles sont les causes de ce déséquilibre ?
Ijne production mal réglée. Une politique coloniale mal conduite. Une politique douarnerc d après guerre défavorisant nettement l'agriculture. Une politique de déflation tendant an nivellement impraticable des prix français et des prix mondiaux.
Quel est notre but ?
1 La restauration du pouvoir d achat de V agriculteur ;
2Ù La revalorisation des produits agricoles*
Comment ?
Py le maintien de la stabilité monétaire qui est naturellement soumise à l’équilibre budgetaire* ^
Par des mesures financières tendant à favoriser la hausse des prix à la production en réduisant les charges intermédiaires pour éviter la hausse des prix de détail.
Pour une protection rigoureuse de la protection nationale. Par hé qui libre de la production en défendant les productions secondaires,
Par la régularisation de l’offre.
Par la recherche de produits de qualité.
Il semble évident que tous ces moyens exigent une discipline qu’on ne peut obtenir que par i organisation de la profession agricole, 4
«gricd,"rs.r,r”ir 11 f‘Ul e"1’103'"' d" léS‘“ *»“"■» 4 14 F*-*»
— -des droits ;
— des responsabilités ;
— des devoirs ;
— et des pouvoirs*
f el est mon programme.
Je suis convaincu qu'en luttant pour le réaliser, je travaillerai pour Je bien de mon pays* 1
Et c'est pourquoi les électeurs de h 2e circonscription d'Hazebrouck feront triompher ma candidature.
Vivent les deux cantons tie Bailleul !
Vive le canton de Mer ville î Vive la République !
Jeàn-Pimbb PLI G U ON
Candidat' d/Union républicaine et dû défense agricole.
ire circonscription do LILLE.
M, Henri BECQUART
(Groupe de la Fédération républicaine de France»)
Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.
Mes chers concitoyens,
Les Comités de l’entente républicaine démocratique m’ont fait le très grand honneur de nie désigner comme candidat d’union nationale républicaine et sociale dans la lr& circonscription de Lille,
J’ai accepté cette mission dans Tunique but de continuer au Parlement l’œuvre de défense des idées d'ordre, de liberté, de justice, d’union et de patrie que, depuis quinze ans, je poursuis à Lille et dans tout le dé parlement.
Pour la ire circonscription ;
Mes électeurs et amis do canton centre savent quel soin j’ai apporté, au conseil général et ailleurs, à défendre leurs intérêts et à faire triompher leurs revendications. Ils m'ont toujours trouvé prêt à les écouter et à les conseiller.
J’assure les électeurs du canton ouest qu’ils trouveront près de moi le même dévouement et la même sollicitude.
Je garderai avec eux tous, à quelque profession qu’ils appartiennent, avec leurs organi* salions et leurs sociétés, un contact constant et cordial.
Pour les anciens combattants :
Je suis ancien combattant, engagé volontaire. Je nTai pas oublié la solidarité et Tamilié du feu, et je me ferai, en toute occasion, le défenseur ardent et inlassable des droits sacrés imprescriptibles de ceux qui, au péril de leur vie, ont sauvé la patrie.
Pour la famille :
Je suis père de huit enfants. Je connais les charges, les angoisses et aussi les nobles satisfactions des familles nombreuses.
Je m’efforcerai non seulement que soit réalisée entre les familles, comme le veut la justice, une équitable péréquation des charges, mais encore que l'idée familiale pénètre dans notre législation. La famille est la base de la société, îa famille nombreuse est la source de vie du pays* Celui-ci, s'il ne veut pas mourir, doit encourager la natalité en respectant et en protégeant la famille. Je voudrais, en particulier, assurer sa sécuriLé par l’assimilation des orphelins de familles nombreuses aux pupilles de la nation et par les mesures propres h faciliter le retour de îa femme au foyer.
Pour le logement :
Un grand effort a été fait contre le taudis. Il est très insuffisant. Il faut le reprendre et Je développer. Au Conseil général du Nord, je me suis attaché à la question des habitations à bon marché et spécialement à rechercher les moyens de sauver les bénéficiaires des lois Ri bot et Loucheur, victimes de circonstances imprévisibles. Des mesures urgentes sont à prendre dans ce but.
Pour le Nord :
Je me préoccuperai tout particulièrement de la défense de nos intérêts régionaux. La région du Nord, principale richesse du pays, est trop souvent sacrifiée à des intérêts électoraux. 11 faut obtenir pour elle, dans les Assemblées, une représentation proportionnelle à sa population, ce qui lui pif mettra de se faire mieux entendre et d'être moins oubliée dans la répartition des grands travaux, par exemple.
Pour les ouvriers et artisans :
Contrairement au faux dogme révolutionnaire de la lutte des classes, les ouvriers et artisans, parce qu'ils n'ont pas de réserve, sont, la crise actuelle le prouve, les principaux intéressés h la prospérité générale. La meilleure façon de les servir est, tout en perfectionnant la législation sociale et en s’occupant spécialement du sort des vieux ouvriers, de faire renaître cette prospérité qui supprimera Je chômage et permettra la distribution de larges salaires.
Pour les commerçants ;
Les commerçants de détail seront l’objet de ma sollicitude d’aulant plus vive qu'au lieu de les considérer, ainsique le font les socialistes, comme une « classe caduque et parasitaire », je les Liens pour un des éléments fondamentaux de la \ ie économique du pays.
Pour l’agriculture :
L'agriculture ne me trouvera pas indifférent à son sort. Elle est la source essentielle de toute richesse. Il faut qu'elle soit étendue et protégée, clans l’intérêt général, puisque de sa prospérité dépend la prospérité de tons.
Autres problèmes^—
Toutes ces questions, et bien d’autres que je ne puis aborder ici, mais dont je ne me désintéresse pas :
— * crise économique et lutte contre l’horrible chômage ;
— organisation professionnelle ;
— perfectionnement de la bienfaisante loi des assurances sociales et développement de la mutualité ;
— propriété commerciale et propriété culturale (droits du fermier sortant) ;
— problème de renseignement, de renseignement technique en particulier, et des débouchés à l’activité de la jeunesse, manuelle ou intellectuelle ;
politique douanière* — Protection du blé et de la betterave ; problème des transports et coordination du rail et de la route ;
— réforme de la législation sur les sociétés anonymes ,
— remaniements des décrets-lois ;
— développement des œuvres sociales, d'hygiène et d'assistance* — Lutte contre les maladies sociales, etc*,
seront étudiées par moi en accord avec les organisations compétentes.
Elles ne peuvent, du reste, être résolues que dans le cadre de la politique générale. Selon la direction qu’on donnera à la politique économique, sociale et financière du pays, ces problèmes se compliqueront ou se résoudront presque automatiquement*
C’est donc, avant tout, sur la politique générale que vous devrez vous prononcer le 26 avril prochain*
Politique extérieure ;
Le premier devoir d’un gouvernement est d’assurer a ses citoyens, dans le respect des droits et la sauvegarde des intérêts de la Patrie, la paix et la sécurité.
Or la politique suivie par les partis du front populaire risque de nous mener à brève échéance à la guerre, parce qu’elle est :
~ une politique de faiblesse par le désarmement qui « ne serait pas pour nos rivaux un exemple mais une tentation » ;
— une politique d’excitation qui, en s’immisçant dans la politique intérieure de nos voisins, soulève chez ceux-ci des animosités dangereuses ;
— une politique d imprudence qui tend à rompre nos aiïii tics traditionnelles pour nous lier à une nation de fidélité et de force incertaines, dont l’alliance apparaît plus dangereuse que bienfaisante pour la paix*
Devant les graves problèmes que pose la destruction par l’Allemagne des traités qu’elle a signés, il apparaît certain que, seule, une nation for Le peut éviter la guerre. Nous devons donc, plus que jamais, protéger nos frontières, resserrer nos amitiés et faire entendre à l'Europe, avec fermeté et sang-froid, le langage de prudence, de mesure et de raison qui a toujours été celui de la France.
Eu votant pour moi, vous voterez pour le maintien de la paix.
Politique intérieure :
À l’intérieur, mon programme est un programme de rénovation républicaine et de réconciliation fra n çaise .
Nous ne sortirons de la crise économique et intellectuelle où nous nous débattons que si nous avons l’énergie de résoudre, d’abord, la crise politique,
11 n’est pas un Français qui ne soit convaincu que nos institutions sont usées*
« Il faut que cela change 1», c’est le cri générai.
C’est pour m 'efforcer que « cela change », par les voies légales, dans l’ordre et sans secousses néfastes aux citoyens, que je vous demande vos suffrages.
Nos difficultés financières, qui s’aggravent d’année en année et qui mettent le franc en péril; Tins labil lté ministérielle (un Ministère tous les quatre mois dans la dernière législature), le recours obligatoire aux décrets-lois chaque fois que se pose un problème vital et pressant, la nécessité de soustraire V autorité de l’Etat à l’emprise des groupements d intérêts, prouvent l’urgence d’une importante réforme constitutionnelle*
L’exaspération légitime provoquée chez les contribuables et spécialement chez les commerçants par l’inquisition des agents du fisc, la fraude que le régime d’impôts actuel rend
inévitable et qui surcharge les plus honnêtes au bénéfice des autres, les variations des rentrées d’impôts fatales à l'équilibré budgétaire, rendent indispensable une complète réforme fiscale.
La nécessité de moderniser et d’alléger notre appareil administratif, ce qui permettrait de réaliser des économies fécondes et de réparer les in justices commises par certains décretslois, exige une réforme administrative.
Enfin, pour assainir les mœurs politiques, il est urgent, par rétablissement de la représentation proportionnelle intégrale, de réaliser, selon le vœu des anciens combat tauts et du pays, la réforme électorale.
C'est donc l’Etat tout entier qu’il faut réformer et c’est cette volonté de réformes que je vous demande d’affirmer sur mon nom.
Mais impossible d’atteindre ce but dans une atmosphère de haine et de combat.
C’est pourquoi j’appelle de tous mes vœux la réconciliation française.
Nos adversaires, socialistes et communistes, ne savent que dresser les citoyens les uns contre les autres, alors qu'il ne peut y avoir de prospérité que par la collaboration de tous. Nous avons tous besoin les uns des autres, et nous avons tous les mêmes besoins. Unisson s- nous donc au lieu de nous combattre !
Tous, nous voulons le pain, c’est-à-dire la sécurité de nos foyers et la subsistance honorable de nos familles.
Tous, nous voulons la paix, à l’intérieur comme à l’extérieur.
Tous nous voulons la liberté. Mais tandis que le socialisme et le communisme nous conduisent, par la mise en vacances de la légalité, droit à la dictature soviétique, je réclame la liberté intégrale pour lous, spécialement la liberté d’enseignement, pour les catholiques et pour les religieux comme pour les autres citoyens,
L’Etat, dans le domaine de la pensée, doit respecter les grandes forces morales et religieuses, comme, dans le domaine économique, les initiatives fécondes.
Les citoyens doivent discipliner leur liberté, mais l’Etat ne doit poser à celle-ci d’autre limite que celle qui la sépare du désordre et de l’injustice.
Mes chers concitoyens,
Voilà les grandes lignes de la politique que j'entends suivre.
Vous dire?., le 26 avril, si vous Fap prouvez.
Le socialisme et le communisme ont mené à la ruine et à la terreur sanglante tous les peuples qui en ont fait l’expérience.
C’est pour éviter à la France les mêmes malheurs, c’est pour sauver en le transformant, pour rajeunir et consolider notre régime qui, sous les fautes de majorités socialisantes, se lézarde et menace de s’écrouler, que je sollicite vos suffrages.
Dans les circonstances angoissantes que nous traversons, aucune abstention, aucune division, aucune indiscipline n’est permise.
T'attends, confiant, votre verdict*
En votant pour moi, vous vous prononcerez ;
— contre la guerre et la dictature rouge ;
— pour l’union nationale, la liberté et la patrie.
Vive la France 3 Vive la République î
Henri BECQUÂRT
Conseiller général.
Croix de guerre française et américaine.
Carte du combattant î Nord 4282.
Candidat d’Union nationale républicaine ea sociale.
2B circonscription de LILLE.
M. Roger SALENGRG
(Groupe socialiste,)
Élu pour la Jre fois le 29 avril 1928. — Réélu les 1er mai 1932 et 3 mai Î936.
(Voirie programme du Parti socialiste S. F. L O,* p. 3*)
Dimanche.
Voulez- vous que ce qui est continue ou voulez- vous que cela change ?
Ce qui est ? C'est, à T extérieur, un danger permanent de guerre, qui prenait presque, ces jours derniers, l'aspect d’une menace rapprochée.
Ce qui est ? C'est, clans l'économie mondiale et nationale, une crise qui, en même temps que le chômage étendu de plus en plus aux divers genres de production, engendre et accumule pour ceux qui échappent à son atteinte directe les causes de misère et de ruine.
Ce qui est ? C’est la naissance et le développement d'une forme nouvelle d'ennemi des libertés démocratiques, le fascisme qui, après P Italie, après l'Allemagne, après l’Autriche, après la plupart des pays de l'Europe centrale, apparaît, en variant ses déguisements, un peu partout et chez nous-mêmes, avec une espérance de victoire pour peu qu'on le laisse faire.
Or, guerre, crise, fascisme, que sont-ils d'autre que des produits du capitalisme ?
Guerre :
Contre la guerre, les gouvernants, soutenus par la majorité des Chambres, ont-ils pris une mesure effective ? Non. Au lieu de donner suite à l'engagement, enregistré par le traité de Versailles, de faire du désarmement, auquel on obligeait l'Allemagne, le prélude du désarmement général, on a prétendu établir la sécurité des peuples sur une supériorité d’armement; on a prolongé le service militaire à deux ans; on maintient sous les drapeaux des classes que leur âge devait y retenir moins longtemps.
On a, d'autre part, lorsque Mussolini s’est jeté sur une nation faible et que devraient pourtant protéger des traités signés par T Italie même, restreint, sinon con' recarré, les sanctions que la violation du pacte de la Société des Nations devait entraîner pour arrêter l'agresseur. On a ainsi préalablement excusé, presque encouragé Hitler dans ses entreprises de réarmement, de remilitansation de la zone du Rhin, de préparation à des guerres d'annexion et de conquête*
R appelez-vous que, dès 1919, les socialistes avaient prévu cela; que, depuis, ils n'ont cessé de réclamer la reprise de 3a Conférence du désarmement pour que, dans une application loyale du Pacte de la S. D* N., fût établi un contrat de désarmement progressif, simultané et contrôlé; que c'est dans la direction montrée par eux que, timidement encore, le Gouvernement se trouvait hier obligé d’indiquer des solutions possibles, sans aller même jusqu'à la première mesure, mise toujours en avant par les socialistes : suppression de la
fabrication et du commerce privés des armes, afin de frapper dans leur dangereux apanage les marchands de canons dont l'industrie Henri t au milieu de la détresse universelle !
Crise :
Contre la crise et ses conséquences, les hommes au pouvoir, avec leur majorité, ont obstinément cherché des remèdes dans une déflation budgétaire qui, loin de guérir le mal, n’a fait que l’empirer*
Vous le savez, ouvriers et employés des services publics, dont les salaires réduits ont d’ailleurs encouragé les patrons de l’industrie privée à baisser encore à leur tour les salaires de leurs employés et ouvriers.
Vous le savez, retraités et pensionnés, dont les ressources ont été durement amputées.
Vous le savez aussi, petits épargnants, petits rentiers, dont les coupons ont subi une opération semblable, quand ce n’est pas la conversion qui en a comprimé le taux*
Or, souvenez-vous que, dès le début de la crise, les socialistes ont dit ce qu’il fallait faire pour lutter contre le chômage et par là rendre des clients au commerce. On n’a pas voulu de la semaine de quarante heures. On n’a pas voulu du programme massif de grands travaux proposés par eux cinquante milliards en dix ans — qui eût non seulement réduit le nombre des chômeurs, mais aussi attiré les capitaux thésaurisés et réveillé 1 activité économique. On n’a pas voulu du fonds national de chômage dont' l’existence remédierait à Tin égalité criante dans l’aide accordée ou refusée au chômeur, selon la commune qu'il habite et, par une répartition équitable, allégerait les sacrifices imposés aux régions où la crise sévit le plus lourdement.
Fascisme ;
Contre le fascisme essayant de s’implanter et de dominer en France, qu’a-t-on fait ou même tenté de faire ?
On a permis à l’assaut du 6 février 1934, dirigé contre la volonté du suffrage universel, de remporter, sinon le triomphe qu’il s’était proposé, du moins la satisfaction d’imposer à la souveraineté populaire le Gouvernement choisi par les factieux eux- mêmes.
Une majorité apeurée a, en autorisant les décrets-lois, abdiqué contre tout droit l’exercice du mandat que les citoyens d’une démocratie donnent à leurs représentants.
Depuis, même si, après la chute du Gouvernement Laval, on a trouvé dans le soulèvement indigné qu’avait causé l’abominable agression contre le socialiste Léon Blum le courage de porter une main légère sur la Ligne d’action française, on a négligé d’appliquer une loi volée en dissolvant les organisations paramilitaires et même on a toléré les menées, tantôt sourdes et tantôt provoquantes, des Croix de feu dont nous n’avons pas besoin de signaler Je caractère et les buts de réaction.
Les socialistes, eux, ont pris FiniLiative, dès le 12 février, de rassembler les masses républicaines soulevées pour sauvegarder les libertés que le peuple s’est données au prix de son sang et qu’il veut à tout prix conserver pour les étendre.
Ils se sont prêtés à tout ce qui pouvait réunir dans le Front populaire les groupements comme les individus décidés à défendre, comme eux et avec eux, les libertés démocratiques, gage et instrument de conquête d’une société nouvelle*
Afin de vaincre ;
Ouvriers, le socialisme représente votre libération ;
Chômeurs, les socialistes ont obstinément, contre tous, rappelé le devoir envers vous d’une société qui a la honte de ne savoir ni répartir entre les travailleurs la somme de travail qu exige la production, ni répartir entre les hommes les richesses que ce travail crée ;
Employés, fonctionnaires, les socialistes ont élevé la plus haute protestation contre
Fi ni qui té de la déflation en réclamant l'abolition des décrets-lois qui vous ont pris une part de vos moyens d’existence;
Artisans, des socialistes est venu votre principal soutien et, tout dernièrement encore, l'initiative de mesures prises pour vous protéger;
Petits commerçants, la longue et persévérante action du Groupe socialiste au Parlement a fini par poser le principe de la propriété commerciale, soit, en fait, la reconnaissance de la valeur donnée par votre travail à un local loué : révision des baux, révision des cessions de fonds, autant de revendications élevées par les socialistes; leur projet de détente fiscale, par la réduction à trois ordres d impôts frappant le riche pour alléger le pauvre, supprimerait les cent quarante impôts ou taxes superposés à votre détriment et vous libérerait d'une oppression intolérable;
Jeunes intellectuels, d une forte intervention dirigée par les socialistes peut seule résulter pour vous la rupture de la barrière où vous enferme aujourd’hui la crise, Lueuse de ll espoir de mettre à profit les années d’étude vainement consacrées par vos diplômes conquis ;
Républicains, démocrates, les socialistes voient dans la dissolution des ligues, dans l’abrogation des lois scélérates, dans la défense de la laïcité, entamée de toutes parts, l’avenir d’une République qu’ils sont décidés à promouvoir jusqu’à ce qu elle soit vraiment la chose de tous ]
Personne ne se sauvera seul.
En donnant le pouvoir au Parti socialiste, vous travaillerez efficacement à la solution delà crise, à la défaite du fascisme, à la paix \
Roger SALENGRO,
3e circonscription de LILLE.
M. Loues MASSON
(Groupe socialiste.)
Elu pour la lrc fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. I. 0., p, 3.)
Dimanche .
Voulez -vous que ce qui est continue ou voulez- vous que cela change?
Ce qui est ? C’est, à l’extérieur, un danger permanent de guerre, qui prenait presque, ces jours derniers, l’aspect d’une menace rapprochée,
Gè qui est? C’est, dans l'économie mondiale et nationale, une crise qui, en même temps que le chômage étendu de plus en plus aux divers genres de production, engendre et accumule pour ceux qui échappent à son atteinte directe les causes de misère et de ruine.
Ce qui est? C’est la naissance et le développement d’une forme nouvelle d’ennemi dei libertés démocratiques, le fascisme qui, après Fftalie, après l'Allemagne, après l’Autriche,
après la plupart des pays de l'Europe centrale, apparaît, en variant ses déguisements, un peu partout et chez nous-mêmes, avec une espérance de victoire pour peu qu'on le laisse Taire,
Or, guerre, crise, fascisme, que sont-ils d’autre que des produits du capitalisme?
Guerre :
Contre la, guerre, les gouvernants soutenus par la majorité des Chambres ont-ils pris une mesure effective? Non, Au Heu de donner suite à l'engagement, enregistré par le traité de Versailles, de faire du désarmement auquel on .obligeait l'Allemagne le prélude du désarmement général, on a prétendu établir la sécurité des peuples sur une supériorité d'armement; on a prolongé le service militaire à deux ans ; on maintient sous les drapeaux des classesque leur âge devait y retenir moins longtemps.
On a, d'autre part, lorsque Mussolini s’est jeté sur une nation faible et que devraient pourtant protéger des traités signés par l’Italie même, restreint, sinon contrecarré, les sanctions que la violation du pacte de la Société des Nations devait entraîner pour arrêter l’agresseur. On a ainsi préalablement excusé, presque encouragé Hitler dans ses entreprises de réarmement, de remilitarisation de la zone du Rhin, de préparation à des guerres d'annexion et de conquête.
Rappelez-vous que, dès 1919, les socialistes ^valent prévu cela; que depuis ils n’ont cessé de réclamer la reprise de la Conférence du désarmement pour que, dans une application loyale du pacte de la Société des Nations, fût établi un contrat de désarmement progressif, simultané et contrôlé ; que c'est dans la direction montrée par eux que, timidement encore, le Gouvernement se trouvait hier obligé d’indiquer des solutions possibles, sans aller même jusqu’à la première mesure mise toujours en avant par les socialistes : suppres^ sion de la fabrication et du commerce privés des armes, afin de frapper dans leur dangereux apanage les marchands de canons dont l'industrie fleurit au milieu de la détresse universelle !
Crise :
Contre la crise et ses conséquences, les hommes au pouvoir, avec leur majorité, ont obstinément cherché des remèdes dans une déflation budgétaire qui, loin de guérir le mal, n'a fait que l'empirer.
Vous le savez, ouvriers et employés des services publics, dont les salades réduits ont d’ailleurs encouragé les patrons de l’industrie privée à baisser encore à leur tour les salaires de leurs employés et ouvriers*
Vous le savez, retraités et pensionnés, dont les ressources ont été durement amputées*
Vous le savez aussi, petits épargnants, petits rentiers, dont les coupons ont subi une opération semblable, quand ce n'est pas la conversion qui en a comprimé le taux.
Or, souvenez- vous que, dès le début de la crise, les socialistes ont dit ce qu'il fallait faire pour lutter contre le chômage et par là rendre des clients au commerce* On n’a pas voulu de la semaine de quarante heures. On n'a pas voulu du programme massif de grands travaux proposes par eux — 50 milliards eh dix ans — qui eût non seulement réduit le nombre des chôme urs, mais aussi attiré les capitaux thésaurises et réveillé l'activité économique. On n'a pas voulu du fonds national de chômage dont l’existence remédierait à l'inégalité criante dans l'aide accordée ou refusée au chômeur selon la commune qu'il habite et, par une répartition équitable, allégerait les sacrifices imposés aux régions ou. la crise sévit le plus lourdement.
Fascisme :
Contre le fascisme essayant de s'implanter eide dominer en France, qu'a-t-on fait ou même tenté de faire ?
On a permis à l’assaut du 6 février 1934, dirigé contre la volonté du suffrage universel,
de remporter, sinon le triomphe qu’il s’était proposé, du moins la satisfaction d’imposer à la souveraineté populaire le gouvernement choisi par les factieux eux-mêmes.
Une majorité apeurée a, en autorisant les décrets-lois, abdiqué contre tout droit l'exercice du mandat que les citoyens d'une démocratie donnent à leurs représentants*
Depuis, même si, après la chute du gouvernement Laval, on a trouvé dans le soulèvement indigné qu’avait causé l'abominable agression contre le socialiste Léon Blum, le courage de porter une main légère sur 3a Ligue d’action française, on a négligé d appliquer une loi votée eu dissolvant les organisations paramilitaires et même on a toléré les menées, tantôt sourdes et tantôt provocantes, des Croix de Feu dont nous n’avons pas besoin de signaler le caractère et les buts de réaction*
Les socialistes, eux, oni pris l'initiative, dès le 12 février, de rassembler les masses républicaines soulevées pour sauvegarder les libertés que le peuple s'est données au prix de son sang eL qu’il veut à tout prix conserver pour les étendre.
Us se sont prêtés h tout ce qui pouvait réunir dans le Front populaire les groupements comme les individus décidés à défendre, comme eux et avec eux, les libertés démocratiques, gage et instrument de conquête d’une société nouvelle.
Afin de vaincre :
Ouvriers, le socialisme représente vôtre libération ;
Chômeurs, les socialistes ont obstinément, contre tous rappelé le devoir envers vous d une société qui a la honte de ne savoir ni répartir entre les travailleurs la somme de travail qu exige la production ni répartir entre les hommes les richesses que ce travail crée ;
Employés, fonctionnaires, les socialistes ont élevé la plus haute protestation contre I iniquité de la déflation en réclamant 1 abolition des décrets-lois qui vous ont pris une part de vos moyens d’existence ;
Artisans, des socialistes est venu voLre principal soutien et tout dernièrement encore, l’initiative de mesures prises pour vous protéger ;
Petits commerçants, la longue et persévérante action du groupe socialiste au Parlement a fini par poser le principe de la propriété commerciale, soit, en fait, la reconnaissance de la valeur donnée par votre travail à un local loué ; révision des baux, révision des cessions de fonds, autant de revendications élevées par les socialistes ; leur projet de détente fiscale, par la réduction à trois ordres d'impôts frappant le riche pour alléger le pauvre, supprimerait les cent quarante impôts ou taxes superposés à votre détriment et vous libérerait d'une oppression intolérable ;
Jeunes intellectuels, d une forte intervention dirigée par les socialistes peut seule résulter pour vous la rupture de la barrière ou vous enferme aujourd'hui la crise, tueuse de l’espoir de mettre à profit les années d’étude vainement consacrées par vos diplômes conquis ;
Républicains, démocrates, les socialistes voient dans la dissolution des ligues, dans 1 abrogation des lois scélérates, dans la défense de la laïcité entamée de toutes parts, l’avenir dune République qu’ils sont décidés à promouvoir jusqu’à ce qu’elle soit vraiment lachose de tous !
Personne ne se sauvera seul;
En donnant le pouvoir au parti socialiste, vous travaillerez efficacement : à la solution de la crise, à la défaite du fascisme, à la paix !
Louis MASSON*
4fl circonscription de LILLE.
M. Charles SAINT- VENANT (Groupe socialiste.)
Élu pour la lre fois !e 3 mai 1936*
(Voir le programme du parti socialiste S, F* I- O.,
Dimanche,
Voulez -vous que ce qui est continue ou voulez- vous que cela change ?
Ce qui est? C'est, à l’extérieur, un danger permanent de guerre, qui prenait presque, ces jours derniers, l'aspect d une menace rapprochée*
Ce qui est ? C’est, dans Téconomîe mondiale et nationale, une crise qui, en même temps que le chômage étendu de plus en plus aux divers genres de production, engendre et accumule, pour ceux qui échappent à son atteinte directe, les causes de misère et de ruine.
Ce qui est? C'est la naissance et le développement d'une forme nouvelle d’ennemi des libertés démocratiques, le fascisme, qui, après l’Italie, après T Allemagne, après l'Autriche, après la plupart des pays de l'Europe centrale, apparaît, en variant ses déguisements, un peu partout et chez nous-mêmes, avec une espérance de victoire pour peu qu'on le laisse faire.
Or, guerre, crise, fascisme, que sont-ils d’autre que des produits du capitalisme ? Guerre ;
Contre la guerre, les gouvernants., soutenus par la majorité des Chambres, ont-ils pris une mesure effective? Non. Au Heu de donner suite à 1 engagement, enregistré par le traité de Versailles, de faire du désarmement, auquel on obligeait l1 Allemagne, le prélude du désarmement général, on u prétendu établir la sécurité des peuples sur une supériorité d’armement ; on a prolongé le service militaire à deux ans ; on maintient sous les drapeaux des classes que leur fige devait y retenir moins longtemps.
On a, d'autre part, lorsque Mussolini s'esL jeté sur une nation faible et que devaient pourtant protéger des traités signés par T Italie même, restreint, sinon contrecarré, les sanctions que la violation du Pacte de la Société des Nations devait entraîner pour arrêter l'agresseur. On a ainsi préalablement excusé, presque encouragé Hitler dans ses entreprises de réarmement, de remilitarisation de la zone du Rhin, de préparation à des gu en es d'annexion ot de conquête.
Rappelez-vous que, dès 1919, les socialistes avaient prévu cela ; que, depuis, ils n ont cessé de réclamer la reprise de la Conférence du désarmement pour que, dans une applica tion loyale du Pacte de la S, D. N., fût établi un contrat de désarmement progressif, simultané et contrôlé i que c’est dans la direction montrée par eux que, timidement encore, lé Gouvernement se trouvait hier obligé d’indiquer des solutions possibles sans aller même jusqu'à la première mesure mise toujours en avant par les socialistes I suppression de la
fabrication et du commerce privés des armes, afin de frapper dans leur dangereux apanage les marchands de canons dont l'industrie fleurit au milieu de la détresse universelle î
Crise :
Contre la crise et ses conséquences, les hommes au pouvoir, avec leur majorité, ont obstinément cherché des remèdes dans une déflation budgétaire qui, loin de guérir le mal, n’a fait que l'empirer.
Vous îe savez, ouvriers et employés des services publics dont les salaires réduits ont, d’ailleurs, encouragé les patrons de Fi nd us trie privée à baisser encore à leur tour les salaires* de leurs employés et ouvriers.
Vous le savez, retraités et pensionnés dont les ressources ont été durement amputées.
Vous le savez aussi, petits épargnants, petits rentiers dont les coupons ont subi une opération semblable quand ce n'est pas la conversion qui en a comprimé le taux.
Or, souvenez- vous que, dès le début de la crise, les socialistes ont dit ce qu'il fallait faire pour lutter contre le chômage et, par là, rendre des clients au commerce. On n'a pan voulu de la semaine de quarante heures. On n’a pas voulu du programme massif de grandi travaux proposé par eux — cinquante milliards en dix uns — qui eût non seulement réduit le nombre des chômeurs, mais aussi attiré les capitaux Ihésaurisës et réveillé l’activité économique. On n’a pas voulu du fonds national de chômage dont l'existence remédierait à l'inégalité criante dans l'aide accordée on refusée au chômeur selon la commune qu’il habite et, par une répartition équitable, allégerait les sacrifices imposés aux régions où la crise sévit le plus lourdement.
Fascisme :
Contre le fascisme essayant de s’implanter et de dominer en France, qu a-t-on fait ou même tenté de faire ?
On a permis à l’assaut du 6 février 1934, dirige contre la volonté du suffrage universel, de remporter, sinon le triomphe qu’il s'était proposé ( du moins la satisfaction d’imposer à la souveraineté populaire le gouvernement choisi par les factieux eux-mêmes*
Une majorité apeurée a, en autorisant les décrets-lois, abdiqué contre tout droit l'exercice du mandat que les citoyens d’une démocratie donnent à leurs représentants.
Depuis, même si, après la chuLe du Gouvernement Laval, on a trouvé dans le soulèvement indigné qu'avait causé l'abominable agression contre; le socialiste Léon Blnrn le courage de porter une main légère sur la Ligue d'action française, on a négligé d'appliquer une loi votée en dissolvant les organisations paramilitaires et même on a toléré les menées, tantôt sourdes et tantôt provocantes, des Croix de feu dont nous n’avons pas besoin de signaler le caractère et les, buts de réaction.
Les socialistes, eux, ont pris l’initiative, dès îe 12 février, de rassembler les masses républicaines soulevées pour sauvegarder les libertés qne le peuple s’est données au prix de son sang et qu'il veut à touL prix conserver pour les étendre.
Ils se sont prêtés à tout ce qui pouvait réunir dans le Front populaire les groupements comme (es individus décidés à défendre, comme eux et avec eux, les libertés démocratiques, gage et instrument de conquête d'une société nouvelle.
Afin de vaincre :
Ouvriers, le socialisme représente votre libération ;
Chômeurs, les socialistes ont obstinément, contre tous, rappelé le devoir envers vous d'une société qui a la honte de ne savoir ni répartir entre les travail1 eu rs la somme de travail quJexige la production, ni répartir entre les hommes les richesses que ce travail crée ; Employés, fonctionnaires, les socialistes ont élevé la plus haute protestation contre
Tiniqtiilé de ïa déflation en réclamant l'abolition des décrets-lois qui vous ont pris une part de vos moyens d'existence ;
Artisans* des socialistes est venu votre principal soutien et, tout dernièrement encore l’initiative de mesures prises pour vous protéger ;
Petits commerçants, la longue et persévérante action du groupe socialiste au Parlement a fini par poser le principe de la propriété commerciale, soit, en fait, Ja reconnaissan-ce de k valeur donnée par votre travail à un local loué ; révision des baux, révision des cessions de fonds, autant de revendications élevées par les socialistes; leur projet de détente fiscale, par la réduction à trois ordres d’impôts frappant Je riche pour alléger le pauvre, supprimerait les cent quarante impôts ou taxes superposés à votre détriment et vous libérerait dune oppression intolérable;
Jeunes intellectuels, d'une forte intervention dirigée par les socialistes peut seule résulter pour vous k rupture de la barrière où vous enferme aujourd’hui la crise, tueuse de l'espoir de mettre à profit les années d’étude vainement consacrées par vos diplômes conquis ;
Républicains, démocrates, les socialistes voient dans la dissolution des ligues, dans f abrogation des lois scélérates, dans la défense de la laïcité entamée de toutes parts, t'avenir d’une République qutfs sont décidés à promouvoir jusqu'à ce qu’elle soit vraiment la chose de» tous l
Perso nue ne se sauvera seul.
«n donnant le pouvoir au parti socialiste, vous travaillerez efficacement à la solution de ta- crise, k la défaite du fascisme, a la paix !
Cm SAINT- VENANT
5e circonscription de LILLE*
M, Eugène D ERE USE (Groupe socialiste*}
Elu pour la Ve fois le 3 mai 1930,
(Voir le programme du Parti socialiste S. F, I. G*, p. 3.)
Citoyens^
Ce 26 avril vous serez appelés, eu élisant la nouvelle Chambre des Députés, a décider de votre propre sort,
® vous !e comprenez, si vous le voulez, vous pourrez, légalement, conquérir la Chambre du gûfTrage universel et avec elle le Gouvernement*
Le Parti socialiste, le grand parti de tous les travailleurs, saisit cette occasion pour loaer sa candidature au Pouvoir.
Avec lui, par lui, vous pouvez enfin faire de la République bourgeoise la République des* travailleurs, devenant le moyen de résoudre toutes les crises économiques, financières et politiques présentes, par l'organisation d'un régime social nouveau où le travail sera
debarrassé de toute exploitation, et où la France libérée du capitalisme deviendra le champion de la paix entre les peuples*
Il dépend de vous que le Parti socialiste soit porté au pouvoir,
Mettez-le en mesure, dans votre intérêt et pour votre salut, de réaliser son programme de revendications immédiates*
Précisément parce qu'il est le parti des travailleurs, il sait que 3a tâche essentielle de la nouvelle Chambre sera de combattre la crise économique et la misère en dotant le prolétariat de conditions de travail plus humaines par :
La réduction de la durée du travail à sept heures par jour ou a quarante heures par semaine, sans diminution des salaires et des Irait era eu Cs ;
Les vacances payées ;
La refonte de la loi des assurances sociales afin que soit garanti aux travailleurs le droit au repos a 60 ans ou à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres ;
La prolongation de la scolarité et l'interdiction du travail pour les enfants dans l'industrie et le commerce jusqu'à l'age de 15 ans ;
La mise en train d'un vaste plan de travaux publics comprenant notamment la non-s tiwtion d’écoles, d hôpitaux, de sanatoria, d’habitations à bon marché.
Pour soulager les misères les plus cruelles causées par la crise, le Parti socialiste réclame ;
La création immédiate d’un fonds national de chômage, véritable service national tie secours à tous les chômeurs, quelle que soit leur résidence ;
Jj institution d un système d assurance-chômage compris dans un système général à assurances publiques et gagé par la nationalisation du monopole privé des assurances ;
Le moratoire des loyers avec indemnisation des petits propriétaires, grâce à une caisse de compensation ;
L organisation de la lutte contre tous les fléaux sociaux : tuberculose, cancer, syphilis, etc*
L’amélioration des conditions de travail et d'existence des ouvriers ainsi obtenue aura immédiatement pour effet d'assurer des clients aux petits commerçants et aux, artisans*
Par surcroit, le Parti socialiste réclame pour eux :
La révision des cessions de fonds ;
La révision des baux ;
La propriété commerciale.
Pour les cultivateurs qui soutirent aussi de l'insuffisance des salaires et des traitements des populations consommatrices des produits agricoles, le Parti socialiste, qui veut les protéger contre les exploiteurs et les spéculateurs, réclame les mesures suivantes :
Institution des offices publics du blé et des engrais chimiques ;
Le moratoire des dettes :
La révision de Ja loi sur les fermages ;
La propriété culturale et la plus-value accordées au fermier sortant.
L assurance contre les risques agricoles comprise dans le service public des assurances nationalisées.
Pour libérer producteurs, commerçants, paysans de ^oppression fiscale qui pèse sur eux :
Le Parti socialiste réclame le remplacement des 1 40 ou 150 impôts et taxes existants
par :
1° Le produit des nationalisations ;
2J fin impôt sur le revenu global avec taux plus élevés et progressifs pour les gros revenus consacrés au superflu ou à la capitalisation ;
3* Des mesures sévères contre la fraude fiscale qui fait perdre à l'Etat, chaque année,, au dire de M. Flétri, républicain modéré et ancien Ministre des Finances, plusieurs, milliards*
L'ensemble de celte fiscalité simple, claire, équitable, serait atténuée pour les contribua bî es i
p Par la répression des gaspillages dans les grandes administrations ;
2* Par la diminution des charges des budgets de la Guerre, de la Marine et de l’Air obtenue grêçe à la nationalisation des fabrications privées des armes de guerre et par une politique internationale d® réduction progressive et générale des armements.
il faut réparer les injustices commises au détriment des anciens combattants, des fonctionnaires, des cheminots, des retraités, des vieux travailleurs et de leurs familles.
Aussi le Parti socialiste réclame-t-il :
L’abrogation des décrets-lois iniques qui ont réduit traitements, pensions, retraites, allocations d’assistance.
Pour rétablir l’ordre dans la production et restituer a la collectivité le profit des grands monopoles capitalistes :
Le Parti socialiste réclame la nationalisation des grands monopoles capitalistes : Mines, assurances privées, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, chemins de fer, pétroles, banques à commencer par la Banque de France.
Tous ces monopoles privés exploités par une petite minorité capitaliste, à son profit exclusif, sont aussi un danger pour la République et pour la paix*
La collectivité nationale doit reprendre ces monopoles pour les gérer dans l'intérêt da tous et pour permettre à la République de prendre la tête d une politique de paix hardie entre les peuples*
Pour faciliter la grande tâche de réformes profondes et de paix qui incombe à la République, le Parti socialiste réclame :
Le désarmement et la dissolution des ligues paramilitaires du fascisme ;
Le contrôle des ressources de la presse ;
La défense énergique de la laïcité*
Et pour que la France ne voie plus se dresser contre elle, sur la route de la paix, les puissances métallurgiques et financières qui manœuvrent toujours pour opposer les peuples les uns aux autres, le Parti socialiste réclame :
La suppression do la fabrication et du commerce privés des armes et leur nationalisa lion.
Telles sont les principales revendications que présente le Parti socialiste.
Dans votre intérêt, pour qu’un grand effort législatif soit fait contre la crise économique, la misère et pour l'organisation internationale de la paix, vous vous servirez de votre bulletin de vote pour porter le Parti socialiste au pouvoir.
Vous voterez pour Le citoyen Dereuse,
Vive la République des travailleurs î
Vive le socialisme libérateur I
LA COMMISSION ÉLECTORALE DU PARTI SOCIALISTE
6e circonscription de LILLE.
M. Augustin LACHENT (Groupe EiCicifilUte.)
Elu pour la Fe fois le 3 mai 1930.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. L O», p. 3.)
Citoyens,
Le 26 avril vous serez, appelés, en élisant ta nouvelle Chambre des Députés, à décider de votre propre sort.
Si vous le comprenez, si vous le voulez, vous pourrez, légalement, conquérir la Chambre du suffrage universel et avec elle le Gouvernement,
I,e parti socialiste, le grand parti de tous les travailleurs, saisit cette occasion pour poser sa candidature au pouvoir.
Avec lui, par lui, vous pouvez enfin faire de la République bourgeoise la République des travailleurs devenant le moyen de résoudre toutes les crises économiques, financières et politiques présentes, par l'organisation d'un régime social nouveau ou le travail sera débarrassé de toute exploitation, et où la France libérée du capitalisme deviendra le champion de la paix entre les peuples.
11 dépend de vous que le parti socialiste soit porté au pouvoir.
Mettez*! e en mesure, dans votre intérêt et pour votre salut, de réaliser son programme de revendications immédiates.
Précisément parce qu'il est le parti des travailleurs, il suit que la tâche essentielle de la nouvelle Chambre sera de combattre la crise économique et la misère en dotant le prolétariat de conditions de travail plus humaines par :
La réduction de la durée du travail à sept heures par jour ou à quarante heures par semaine, sans diminution des salaires et des traitements ;
Les vacances payées ;
La refonte de la loi des assurances sociales afin que soit garanti aux travailleurs le droit au repos à 60 ans ou à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres ;
La prolongation de la scolarité et l’interdiction du travail pour les enfants dans l’industrie et le commerce jusqu'à l'âge de 15 ans;
La mise en train d'un vaste plan de travaux publics comprenant notamment la construction d'écoles, d’hôpitaux, de sanaloria, d habitations fi bon marché.
Pour soulager les misères les plus cruelles causées par la crise, le parti socialiste réclame :
La création immédiate d’un fonds national de chômage, véritable service national de secours à tous les chômeurs, quelle que soit leur résidence ;
L’institution d’un système d’assurance-chômage compris dans un système d assurances publiques et gagé par la nationalisation du monopole privé des assurances,
Le moratoire des loyers avec indemnisation des petits propriétaires, grâce à une caisse de compensation j
L organisation de la lutte contre tous les lléaux sociaux : tuberculose, cancer syphilis, etc. ;
L amelioration des conditions de travail et d existence- des ouvriers ainsi obtenue aura immédiatement pour effet d’assurer des clients aux petits commerçants et aux artisans.
Par surcroît, le parti socialiste réclame pour eux :
La révision des cessions de fonds;
La révision des baux;
La propriété commerciale*
Pour les cultivateurs qui souffrent aussi de l'insuffisance des salaires et des traitements des populations consommatrices des produits agricoles, le parti socialiste qui veut les protéger contre les exploiteurs eL les spéculateurs réclame les mesures suivantes ;
Institution des offices publics du blé ot des engrais chimiques;
Le moratoire des dettes:
La révision de la loi sur les fermages;
La propriété culturale et la plus-value accordées au fermier sortant.
L'assurance contre les risques agricoles comprise dans le service public des assurances nationalisées.
1 ou; libérer producteurs, commerçants, paysans de l’oppression fiscale qui pèse sur eux :
Le parti socialiste réclame le remplacement des 1 10 ou t50 impôts et taxes existants
par :
1° Le produit des nationalisations ;
2* Un impôt sur Je revenu global avec taux plus élevés et progressifs pour les gros revenus consacrés au superflu ou à la capitalisation;
3° Des mesures sévères contre la fraude fiscale qui fait perdre à l’Etal, chaque année, îkrdf3 dS M' Plëtri’ républicain modéré et aocien Ministre des Finances, plusieurs mil-
,L ensemble de cette fiscalité simple, claire, équitable serait atténuée pour les contri- Duables :
I(> P.n la i épression des gaspillages dans les grandes administrations;
Parl la diminuf;ion des charges des budgets de la Guerre, de la Marine et de l’Air o tenue grâce a la nationalisation des fabrications privées des armes de guerre et par une politique internationale de réduction progressive' et générale des armements.
Il faut repat er les injustices commises au détriment des anciens combattants, des fonctionnaires, des cheminots, clos retraités, des vieux travailleurs et de leurs familles.
Aussi le paVli socialiste réclame- L-il :
L’abrogation des décrets-lois iniques qui ont réduit traitements, pensions, retraites, allocations d assistance.
Pour rétablir l’ordre dans la production et restituer à la collectivité le profit des grands monopoles capitalistes :
Le parti socialiste réclame la nationalisation des grands monopoles capitalistes :
mines,
assurances privées, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, chemins de fer, pétroles, banques, à commencer par la Banque de France.
Tous ces monopoles privés exploités par une minorité capitaliste, à son profit exclusif son! aussi un danger pour la République el pour la paix.
La collectivité nationale doit reprendre ces monopoles pour les gérer dans l’intérêt de tous et pour permettre à la République de prendre la tête d’une politique de paix hardie entre les peuples.
Pour faciliter la grande tâche de réformes profondes et de paix qui incombe à la Hépublique, le parLi socialiste réclame :
Le désarmement el la dissolution des ligues paramilitaires du fascisme!
Le contrôle des ressources de la presse;
La défense énergique de la laïcité.
Et pour que la France ne voie plus so dresser contre elle, sur la route de la paix, les puissances métallurgiques et financières qui manœuvrent toujours pour opposer les peuples les uns aux autres, le paçti socialiste réclame :
La suppression de la fabrication et du commerce privés des armes et leur nationalisation.
Telles sont les principales revendications que présente le parti socialiste.
Dans votre intérêt, pour qu un grand effort législatif soit fait contre la crise économiquet la misère et pour } organisation internationale de la paix, vous vous servirez de votre bulletin de vote pour porter le parti socialiste au pouvoir.
Vous voterez pour le citoyen Laurent.
Vive la République des travailleurs!
Vive le socialisme libérateur!
LA COMMISSION ÉLECTORALE DU PARTI SOCIALISTE
7L' circonscription de LILLE.
M. Jeaw 'Baptiste LEBAS (Groupe socialiste,)
Elu pour la lre lois le 16 novembre 1919. — Réélu les 1 1 mai 1924, l*r mai 1932
et 3 mai 1936,
(Voir le programme du Parti socialiste S, F. I. Û., p. 3.)
Citoyen s j
Le 26 avril vous serez appelés, en élisant la nouvelle Chambre des Députés, à décider de votre propre sort.
Si vous le comprenez, si vous le voulez, vous pourrez, légalement, conquérir la Chambre du suffrage universel et avec elle le Gouvernement,
Le Parti socialiste, le grand parti de tous les travailleurs, saisit cette occasion pour poser sa candidature au pouvoir.
Avec lui, par lui, vous pouvez enfin faire de la République bourgeoise la République des travailleurs devenant le moyen de résoudre toutes les crises économiques, financières et politiques présentes, par l'organisation d’un régime social nouveau où le travail sera débarrassé de toute exploitation, et où la France libérée du capitalisme deviendra le champion de la paix entre les peuples.
11 dépend de vous que le Parti socialiste soit porté au pouvoir,
Mettez-le en mesure, dans votre intérêt et pour votre salut, de réaliser son programme de revendications immédiates.
Précisément parce qu'il est le parti des travailleurs, il sait que la tâche essentielle de la nouvelle Chambre sera de combattre la crise économique et la misère en dotant le prolétariat de conditions de travail plus humaines par ;
La réduction de la durée du travail à sept heures par jour ou à quarante heures par semaine, sans diminution des salaires et des traitements ;
Les vacances payées ;
La refonte de la loi des assurances sociales afin que soit garanti aux travailleurs le droit au repos à 60 ans ou à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres;
La prolongation de la scolarité et l'interdiction du travail pour les enfants dans l’industrie et le commerce jusqu'à l'âge de 15 ans ;
La mise en train d'un vaste plan de travaux publics comprenant notamment la construction d'écoles, d’hôpitaux, de sanatoria, d'habitations à bon marché.
Pour soulager les misères les plus cruelles causées par la crise, le Parti socialiste réclame :
La création immédiate d'un fonds national de chômage, véritable service national de secours à tous les chômeurs, quelle que soit leur résidence ;
L'institution d’un système d'assuratice-cbômage compris dans un système général d’assurances publiques et gagé par la nationalisation du monopole privé des assurances ;
Le moratoire des loyers avec in dermais a ti on des petits propriétaires» gr&ee à «ne caisse de compensation ;
L'organisation de la lotte contre tons les fléaux aoed aux*: tufeerculoeev cancer, syphilis, etc,, etc.
L améliorai! on .des- conditions de travail ai d'existence des on vri ers ains* obtenue aura immédiatement pour effet Rassurer des clients aux petite commerçants et aux artisans.
Par surcroît, le Parti socialiste réclame pour eux ;
La révision des cessions de fonds ;
La révision des baux ;
La propriété commerciale.
Pour les cultivateurs qui souffrent aussi de Insuffisance des salaires et des traitements des populations consommatrices des produits agricoles, le Parti socialiste qui veut les protéger contre les exploiteurs et les spéculateurs réclame les mesures suivantes* :
Institution des offices publics du blé et des engrais chimiques ;
Le moratoire des dettes ;
" La révision de la loi sur les fermages ;
La propriété culturale et la plus-value accordées au fermier sortant,
L assurance contre les risques agricoles comprise dans lé service’ publie dés assurances nationalisées.
Pour libérer producteurs, commerçants, paysans de l’oppression fiscale qui pèse sur eux :
Le Parti socialiste réclame le remplacement des 144V ou i 50 impôts et taxesi existants
par :
P le produit des nationalisations,
un impôt smv le revenir global avec taux plus élevés et progressifs pour les gros revenus consacrés au superflu ou à la capitalisation,
3° des mesures sévères contre la fraude fiscale qui fait perdre à l’Etat, chaque armée, au dire de M, Piétri, républicain modéré et -ancien Ministre des Finances, plusieurs milliards.
L’ensemble de cette fiscalité simple, claire, équitable, serait atténuée pour les contribuables :
1° par la répression des gaspillages dans les grandes administrations ;
diminution des charges des budgets de la Guerre, de la Marine et de l’Air obtenue grâce à la nationalisation des fabrications privées des armes de guerre et par une politique internationale de réduction progressive et générale des armements.
Il faut réparer les injustices commises an détriment des anciens combattants, des fonctionnaires, des cheminots, des retraités, des vieux travailleurs et de leurs familles.
Aussi le Parti socialiste réclame -t- il :
L abrogation des décrets lois iniques qui ont réduit traitements, pensions, retraites, allocations d'assistance.
Pour rétablir Tordre dans la production et restituer k la collectivité le profit des grande monopoles capitalistes :
Le Parti socialiste réclame la nationalisation des grands monopoles capitalistes : mines.
assurances privées, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, chemins de fer, pétroles, banques, à commencer par la Banque de France.
Tous ces monopoles privés exploités par une petite minorité capitaliste, à son profit exclusif, sont aussi un danger pour la République et pour la paix,
La collectivité nationale doit reprendre ces monopoles pour les gérer dans l'intérêt de tous et permettre à la République de prendre la tête d'une politique de paix hardie entre les peuples, jj
R"'* ^our faciliter la grande tâche de réformes profondes et de paix qui incombe à la Repu» blique, le Parti socialiste réclame :
Le désarmement et la dissolution des ligues paramilitaires du fascisme j Le contrôle des ressources de la presse ;
La défense énergique de la laïcité.
Et pour que la France ne voie plus se dresser contre elle, sur la route de la paix, les puissances métallurgiques et financières qui manceuvren t toujours pour opposer les peuples les uns aux autre®, le Parti socialiste réclame :
La suppression de la fabrication et du commerce privés des armes et leur nationale sa tien.
1 elles sont les principales revendications que présente ïe Parti socialiste*
Dans votre intérêt, pour qu*ue grand effort législatif soit fait contre la crise économique, la misère et pour l'organisation internationale de la paix, vous vous servirez de votre bulletin de vote pour porter le Parti socialiste au pouvoir*
Vous voterez pour le citoyen Lebas,
Vive la République des travailleurs l Vive le socialisme libérateur l
LA COMMISSION ÉLECTORALE DU PARTI SOCIALISTE
8 circonscription de LILLE.
M, LuAKDRE DU PRE
(Groupe s oc i ali si/:.)
Elu pour la tre fois le 8 mai 1 932 , — Réélu le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. L (X, p. 3.)
Le 26 avril vous serez appelés, en élisant la nouvelle Chambre des Députés, à décider de votre propre sort.
Si vous le comprenez, si vous le voulez, vous pourrez, légalement, conquérir la Chambre du suffrage universel et avec elle le Gouvernement,
Le Parti socialiste, le grand parti de tous les travailleurs, saisit cette occasion pour poser sa candidature au pouvoir.
Avec lui, par lui, vous pouvez enfin faire de la République bourgeoise, la République des travailleurs, devenant le moyen de résoudre toutes les crises économiques, financières et présentes, par l1 organisation d'un régime social nouveau où le travail sera débarrassé de toute exploitation, et où la France libérée du capitalisme deviendra le champion de la paix entre les peuples*
Il dépend de vous que le Parti socialiste soit porté au pouvoir,
MetLezde en mesure, dans votre intérêt et pour voire salut, de réaliser son programme de revendications immédiates*
Précisément parce qu'il est le parti des travailleurs, il sait que la tâche essentielle de la nouvelle Chambre sera de combattre la crise économique et la misère en dotant le prolé* tariat de conditions de travail plus humaines par :
La réduction de la durée du travail à sept heures par jour ou à quarante heures par semaine, sans diminution des salaires et des traitements;
Les vacances payées ;
La refonte de la loi des assurances sociales afin que soit garanti aux travailleurs le droit au repos à 60 ans ou à un âge moindre pour les industries dangereuses ou insalubres ;
La prolongation de la scolarité et l'interdiction du travail pour les enfants dans fin dustrie et le commerce jusqu'à f âge de 15 ans ;
La mise en train d’un vaste plan de travaux publics comprenant notamment la cons^ traction d'écoles, d’hôpitaux, de sanatoria, d'habitations à bon marché.
Pour soulager les misères les plus ejuelles causées par la crise, le Parti socialiste réclame ;
La création immédiate d’un fonds national de chômage, véritable service national de iecours à tous les chômeurs, quelle que soit leur résidence ;
L'institution d'un système d’assurance-chômage compris dans un système général d'assurances publiques et gagé par la nationalisation du monopole privé des assurances;
Le moratoire des loyers avec indemnisation des petits propriétaires, grâce à une caisse de compensation ;
L'organisation de la lutte contre tous les fléaux sociaux ; tuberculose, cancer, syphilis etc*, etc*
L'amélioration des conditions de travail et d’existence des ouvriers ainsi obtenue aura immédiatement pour effet d’assurer des clients aux petits commerçants et aux artisans.
Par surcroît, le Parti socialiste réclame pour eux ;
La révision des cessions de fonds ;
La révision des baux ;
La propriété commerciale.
Pour les cultivateurs qui souffrent aussi de l'insuffisance des salaires et des traitements des populations consommatrices des produits agricoles, le Parti socialiste qui veut les protéger contre les exploiteurs et les spéculateurs réclame les mesures suivantes :
Institution des offices publics du blé et des engrais chimiques ;
Le moratoire des deLles ;
La révision de la loi sur les fermages ;
La propriété culturale et la plus-value accordées au fermier sortant.
L assurance contre les risques agricoles comprise dans le service public des assurances nationalisées.
Pour libérer producteurs, commerçants, paysans de l'oppression fiscale qui pèse sur eux :
Le Parti socialiste réclame le remplacement des 140 ou 150 impôts et taxes existants
par :
t° Le produit des nationalisations ;
2& Un impôt sur le revenu global avec taux plus élevés et progressifs pour les gros revenus consacrés ?au superflu ou à-la capitalisation;
3° Des mesures sévères contre la fraude fiscale qui fait perdre à LEtat, chaque année, &u dire de M. Piétri, républicain modéré et ancien Ministre des finances, plusieurs milliards,]
L ensemble de cette fiscalité simple, claire, équitable, serait atténuée pour les contribuables :
1° Par la répression des gaspillages dans les grandes administrations ;]
2° Par la diminution des charges des budgets de la ^Guerre, de la Marine et de l’Àir obtenue ;g ra oe à la ^nationalisation des fabrications privées des armes de guerre et par une politique internationale de réduction progressive et générale des armements.
Il faut réparer les injustices commises au détriment des anciens combattants, des fonç* tioiuiaires, des (cheminots, des retraités, des vieux travailleurs 'et de leurs familles,
^ Aussi, le Parti socialist exclame- t-i 1 : gggjp
Ltabrogatimv des décrets-lois iniques qui .ont réduit traitement s, pensions, retraites, allocations d’assistance*
Pour rétablir l’ordre dans la production et restituer à la collectivité le profit de* Mv grands monopoles capitalistes : ggg
Le Parti eocïaliatie réclame la nationalisation des grands monopoles capitalistes ; mines,
assurances privées, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, chemins de fer, pétroles, banques, à commencer par la Banque de France,
Tous ces monopoles privés exploités par une petite minorité capitaliste, à son profit exclusif, sont aussi un danger pour la République et pour la paix,
La collectivité nationale doit reprendre ses monopoles pour les gérer dans l'intérêt de tous et pour permettre à la République de prendre la tête d une politique de paix hardie entre les peuples.
Pour faciliter la grande tâche de réformes profondes et de paix qui incombe à h Répu* blique, le Parti socialiste réclame :
Le désarmement et la dissolution des ligues paramilitaires du fascisme ;
Le contrôle des ressources de la presse ;
La défense énergique de la laïcité*
Et pour que la France ne voie plus se dresser contre elle, sur la route de la paix, les puissances métallurgiques et financières qui manœuvrent toujours pour opposer les peuples les uns aux autres, le Parti socialiste réclame :
La suppression de la fabrication et du commerce privés des armes et leur nationalisation.
Telles sont les principales revendications que présente le Parti socialiste.
Dans votre intérêt, pour qu'un grand effort législatif soit fait contre la crise économique, la misère et pour l'organisation internationale de la paix, vous vous servirez de votre bulletin de vote pour porter le Parti socialiste au^Pouvoir.
Vous voterez pour le citoyen Dupré,
Vive la République des travailleurs I Vive le socialisme libérateur î
LA COMMISSION ÉLECTORALE DU PARTI SOCIALISTE
9e circonscriptioe de LILLE.
M. Léon MARESCAUX
(Groupe de la gauche démocratique et radical indépendante,) Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.
En mai 1935, à une forte majorité, vous avez donné votre approbation à un accord réalisé par runanimité des partis républicains.
Sans aucune défaillance, dans le même ordre serré, ces mêmes partis m'ont désigné comme candidat unique, chargé de défendre les intérêts de la 9e circonscription.
Les raisons qui ont motivé cette candidature unique sont claires :
Les heures graves que nous traversons ne permettent ni la division, ni Faction isolée. L’ordre nouveau qui se prépare, tant au point de vue extérieur que dans le domaine économique, exige la présence au Parlement d'hommes rompus aux affaires,
J ai accepté le mandat, qui m’a été confié par les partis républicains de ïa 9e circonscription, de poui suivre cette politique d’union et d’action.
Mon programme est simple et précis.
Au point de vue politique, rester fermement attaché à la République et à ses institutions.
Au point de vue social, améliorer le sort des travailleurs, assurer l’avenir des jeunes, du repos aux vieux, la paix pour tous.
Au point de vue économique, favoriser la reprise des affaires et ramener dans notre circonscription la prospérité indispensable au bonheur général.
Electeurs,
J’ai largement exposé ce programme dans mes réunions ; il me suffira d’en signaler les points principaux.
Je ne crois pas devoir m’étendre beaucoup sur la politique pure ; d’autres soucis plus graves et plus urgents doivent retenir notre vigilance ;
Respect et soumission au Gouvernement de la République que l'immense majorité des français ne met meme plus en discussion ; maintien des libertés qu elle nous a données et dont le bienfait ressort plus clairement que jamais en face de dictatures autoritaires et menaçantes.
Parce que tout est perfectible, des améliorations sont demandées par l’opinion : réforme parlementaire, qui comporte la diminution du nombre des députés et Fin compatibilité du mandat avec la profession d’avocat ou les fonctions u 'administrateurs de sociétés* — Réforme judiciaire qui garantit 1 indépendance du pouvoir exécutif* — Réforme électorale enfin, avec représen! a lion des minorités et voie familial, toutes modifications qui n’ont d’autre but que de confirmer la stabilité du régime et de l'autorité.*.
Développement de 1 école publique, qui n’exclut pas la liberté de renseignement, — ** Respect sacré des opinions et des consciences. — Droit de réunion pour tous, si l’ordre et les institutions républicaines ne sont point menacées.
La paix extérieure enfin, garantie par tous les moyens, dans la dignité et la réconcilia' tion nationale.
Il faut de toute nécessité lu lier contre cette plaie sociale qu'on appelle le chômage, par toutes Les mesures appropriées, en dehors des grands travaux à exécuter.
Prolongement de la scolarité, retour de la mère au t’oser, réduction des heures de IravaiU — Protection de la main-d’œuvre nationale, — Orientation professionnelle et centres de rééducation, organisés dans les usines, avec l'appui des fonds de chômage.
Suppression des cumuls et institution d’une retraite pour la vieillesse, ce qui permettra de donner du travail aux jeunes, 11 n’est pas d’ailleurs de question plus angoissante que d’assurer l’avenir de notre magnifique jeunesse, à laquelle vont toutes nos sympathies. Aucun effort ne doit être négligé pour lui trouver des emplois, lui procurer du travail et empêcher ainsi qu'elle se laisse embrigader dans les formations révolutionnaires. Sauver notre jeunesse, c’est sauver Jes destinées de la patrie !
Pour ceux qui travaillent, extension des lois sociales et d’assistance, aux artisans et commerçants. — Amélioration des salaires qui doivent être suffisants pour assurer la subsistance du travailleur et de sa famille.
Les médaillés du travail et les vieux travailleurs doivent être l’objet de la sollicitude constante des Pouvoirs publics,
Il est possible que la situation financière ait rendu momentanément nécessaires les sacrifices imposés par les décrets-lois aux combattants, pensionnés de guerre, retraités et fonctionnaires, Ces sacrifices ne sauraient être définitifs et la promesse récente faite par Le Ministre des Finances « d’humaniser » ces décrets ne peut manquer d’être tenue.
Il faut rétablir et accroître les avantages consentis aux familles nombreuses qui garantissent la perpétuité de la nation.
Les droits que les anciens combattants ont sur nous n’ont rien perdu de leur caractère sacré. Ils doivent être reconnus; et les revendications des anciens combattants concernant les emplois réservés et les veuves remariées doivent recevoir satisfaction. L’étude d une caisse de pension et la révision de ces pensions doivent être poursuivies dans un esprit d'équité. Les pensions de guerre ne sauraient être considérées comme des revenus imposables.
Les petits retraités doivent voir amender une mesure générale trop dure pour eux.
Les reversements imposés à certains pensionnés hospitalisés par exemple, ne sauraient continuer.
Les dispositions relatives à -Ja réversibilité de la pension aux veuves de fonctionnaires seront abrogées.
Le retard a l’avancement de ces derniers doit être rectifié,
La protection du petit commerce est sur le point d’être réalisée par la réglementation des magasins à prix unique. Il restera à parer à certaines situations inquiétantes, dues, ù Tourcoing notamment, à la proximité delà frontière.
Le maximum d’imposition qui peut être demandé aux contribuables est atteint et même dépassé. Si la déflation budgétaire n’est plus possible, le contrôle des offices et leur suppression éventuelle, la répression des abus et des fraudes doivent être poursuivis, afin d assurer l’équilibre du budget, sans charges nouvelles et pour éviter une deuxième dévaluation du franc, 11 ne pourrait plus être envisagé, par exemple, de toucher à l’épargnant qui doit être protégé, au petit rentier si durement frappé déjti par la dévaluation de 1928, la conversion de 1932 et les 10 0/0 de retenue supplémentaire, appliquée par les derniers décrets-lois sur les revenus des valeurs mobilières.
La bonne marche de t 'usine etl le" bien-être de l’otrmer sont inséparables. Tourcoing doit les trois quarts de soit activité industrielle au commerce extérieur. Iï faut donc lutter contre les- entraves apportées aux échanges internationaux, contingentements, protection exagérée, dévaluation et instabilité du franc.
La prospérité de l'agriculture est indispensable à l'ordre public. Elle doit être garantie par tous les moyens. Economie générale mieux appropriée, répression des abus de l'admission temporaire, réglementation des marchés a terme, révision des baux à. ferme et indemnités culturales. Abaissement du prix des engrais et revalorisation des produits, qui augmentera, au profit de l’industrie, le pouvoir d achat des agriculteurs.
Électeurs,
Il serait dangereux, quand les bataillons ennemis attendent, l’arme au pied, avant de poursuivre leur marche en avant, de dresser Je pays en deux blocs et de risquer là guerre Civile, avant de tomber dans la guerre étrangère. Les termes front national, front républicain, front commun ne doivent dépasser ni la frontière, nî la période électorale. II ny a qu’une seule France qui veut vivre et prospérer.
Elle n’y réussira que si elle repousse résolument les doctrines et les méthodes révolutionnaires qui ne peuvent mener qu a la ruine.
Patrons et ouvriers, agriculteurs,
Vieux travailleurs qui avez amassé quelques sous, petits rentiers, petits propriétaires et vous, peLits commerçants que le Populaire du 20 décembre 1932, organe officiel du parti socialiste, appelait élégamment des « parasites sociaux coûteux à la collectivité », vous êtes fixés sur l’avenir qui vous aLlend si vous votez socialo-communiste.
La crise, sous quelque point de vue qu’on l’envisage : politique, économique ou social, ne se résoudra que dans l’ordre, en dehors de la violence.
II vous appartient de choisir,
D un côte, le trouble, le désordre, la misère.
De l’autre, la certitude d’une reprise, le retour lent, mais certain, à la prospérité et au bonheur.
Pour y atteindre, l’union et la discipline, qui seules font la force et assurent le succès.
Électeurs,
Tous en rangs serrés derrière vos chefs politiques et la bonne cause, la vôtre, triomphera.
Vivent Tourcoing et ses cantons 3
Vive la, France !
Vive la République 3
Léon MARESGAUX
Officier de îa. Légion d’honneuiv Adjoint au maire de Tourcoing.
Vtce-Pirêfiident de la Commission des hospices.
Vice-Président de la Chambre de Commerce.
Conseiller du Commerce extérieur de la France.
Ancien commerçant.
10* circonscription de LILLE.
M. Gilbert DECLERCQ
(Groupe communiste.)
Élu pour la lr0 fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti communiste français, p, 16.)
1" circonscription de VALENCIENNES.
M. Lucien RAUX (Groupe communiste.)
Élu pour la lre fois le 3 mai 1936*
Pour la troisième fois, le parti communiste présente aux électeurs de la Ir® circonscription le camarade Lucien Baux, maire d’Onnalng, conseiller d'arrondissement.
Né le 18 janvier 1897, à Fresnes-sur*!’ Escaut, notre candidat fut embauché à Ja fosse Lagrange, à 12 ans 1/2, dès l’obtention de son certificat d’étude* et y travaille durant neuf années.
Lucien Baux est honorablement connu non seulement dans notre circonscription, mais^ aussi dans tout notre arrondissement* Par des réunions qu'il donna par centaines à travers toutes les communes, soit pour son parti, soit pour son syndicat ou encore sur la question coopérative, et cela au cours de ces quinze dernières années, L. Raux eut l'occasion de se faire connaître et apprécier de fous et chacun sait l’ardeur et la compétence avec lesquelles il expose le programme de ses organisations et ses idées.
D’autre part, c’est par milliers que se comptent les services qu'il a rendus pendant quinze ans aux uns et aux autres, grâce à ses connaissances approfondies des lois sociales.
Et, chaque jour, son autorité croît encore par les renseignements qu’il donne aussi bien aux habitants du canton de Condé que celui de Valenciennes-Est dont il est l’élu.
Lucien Raux est le symbole de fidélité et d'attachement à son parti qu’il a, pour un& large part, contribué à édifier dans notre arrondissement, au lendemain de la scission, en janvier 192L
Son passé élogieux est, pour les électeurs, une garantie de sa sincérité pour Lavènir, car le nom de Baux est. étroitement lié à toute l’histoire du mouvement ouvrier dans notre arrondissement dans ces seize dernières années.
Que ce soit pour la défense des salaires des mineurs ou autres ouvriers, que ce soit pour la question de la lutte du peuple contre l'impôt inique sur les salaires ou la taxe civique ou encore contre la guerre au Maroc* entre autre, Lucien Baux y a pris une part des plus actives,
En [922, avec l’aide des camarades, il fonde la section syndicale unitaire des mineurs de Fresnes- Tri eu et Escautpont ; il en devient le secrétaire et représente ainsi près de 300 membres et, malgré son travail à la mine, malgré son action militante, il étudie la comptabilité commerciale pendant trois années et obtint son certificat de teneur de livres.
En juin 1924, il est désigné, à [unanimité des mineurs unitaires de L arrondissement, au poste de secrétaire général à Denain, Pendant cinq années, il occupe cette fonction à la satisfaction des milliers de mineurs qu’il représente* Par son travail ardu et intelligent, par ses qualités d'organisateur et de propagandiste, par l’exemple du dévouement dont il fait preuve, il développe considérablement son syndicat en même temps qu’il acquiert une haute autorité dans le monde minier,
il convient de souligner que la sympathie dont il est l’objet des mineurs est surtout due à son action de toujours en faveur de la reconstitution de Limité syndicale aujourd’hui réalisée*
En 1929, les mineurs de la fosse Cuvïnot en font leur délégué à la sécurité et l’hygiène. Sa lutte contre la puissante Compagnie des mines d’Anzin pour Lamélîoration des conditions de vie et de travail de ses camarades continue sur le lieu du puits, mais les actionnaires, qui voient en Baux un danger pour leurs coffres-forts, attendent l’occasion de se défaire d’un homme gênant. Ils veulent leur revanche* Cette occasion leur est offerte au mois d’août 1929, date à laquelle L. Baux entraîna ses camarades de Cuvinot à la grève contre la guerre qui, déjà, menaçait* Elle le fait arrêter pour soi-disant entrave à la liberté du travail et les tribunaux le condamne arbitrairement à trois mois de prison et 50 francs d’amende et cette condamnation, entraînant la déchéance de ses droits civiques, la Compagnie d’Anzin a donc son désir exaucé, qui était de le voir hors de la mine. Cependant, L, Baux est amnistié en 1931 et est à nouveau élu délégué mineur en 1932, puis réélu en 1935, avec des majorités énormes.
En 1934, les électeurs du canton de Valenciennés-Est l’envoient siéger au Conseil d’arrondissement et, là encore, avec ses collègues communistes, il défend ardemment les intérêts des ouvriers, des petits commerçants, des artisans, des cultivateurs et des fonctionnaires, des soldats ; en un mot, il prend la défense de toutes les victimes de la crise dans tous les domaines*
Élu maire d?ûhnaing en janvier 1935, réélu en mai suivant, Lucien Baux préside aux destinées de sa commune avec l’intelligence et les compétences administratives que nul ne songe à contester, même parmi ses adversaires. Sous sa présidence, la municipalité d’Onnaing a déjà réalisé beaucoup de choses à plusieurs égards, notamment au point de vue assistance, et cela malgré la situation de ses finances* Ces réalisations sont, d’ailleurs, appréciées favorablement non seulement par ses administrés, mais aussi par les localités environnantes, qui n’hésitent pas, le cas échéant, à .faire appel à ses * connaissances* d’où le secret de sa grande autorité.
Ouvrier Lui-même, Lucien Raux est mieux placé que quiconque pour comprendre les besoins des travailleurs de Lindustrie et de la terre, des fonctionnaires et des petits commerçants avec lesquels il est, du reste* en contact journalier. Mieux placé et, par conséquent le mieux à même d’assurer la défense de leurs intérêts. Dans le pays et. à La Chambre, notre camarade saura se montrer digne de votre confiance en luttant de toutes ses forces avec son parti: pour l’amélioration de votre -situation. Et, par des comptes rendus publics de. son mandat législatif quTl fera périodiquement dans notre circonscription, vous aurez la possibilité de juger de son action et de rester en liaison avec lui.
Ouvriers manuels et du cerveau, petits commerçants ,et cultivateurs, fonctionnaires, artisans et petits. rentiers, vous- voterez en masse pour le camarade Lucien Raux, candidat des travailleurs et du parti communiste.
Voué en ferez voLre représentant au Parlement*
Pour votre pain, pour vos libertés, pour la paix, en avant !
Sans hésitation et sans abstention, votez-en masse pour :
Lucien RAUX
Délégué mineur.
Maire d’Ounaing, — Conseiller d^rrondissenaent.
Pour le Comité de circonscription et les municipalités ;
E. Gohnette,
Maire de Quarouble,
E. Blois,
Maire de Vieux-Condé.
À. Mascabt, G. Postiaux, G » Sturbois, Adjoints au Maire dTJnuaÉ tig.