‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 117 sur 186 · V. — Assainissement financier · texte numérisé non relu

V. — Assainissement financier

Création de la caisse des pensions de guerre*

Suppression totale des décrets-lois atteignant les anciens combattants et les petits fonctionnaires*

Réforme du système des impôts sur le revenu, majoration sur les revenus supérieurs à 75*000 francs.

Contrôle des sorties de capitaux, mesures sévères prises au sujet de leur évasion.

Suppression de la fraude sur les valeurs mobilières par la mise en vigueur de la carte d’identité fiscale.

Contrôle sévère des budgets des chemins de fer.

Re vend ica t ions soc ia les .

Développement des œuvres d'assistance*

Suppression des conseils cantonaux charges actuellement d’établir les listes d’assistance et retour de ce droit aux conseils municipaux, mieux placés que quiconque pour le faire en toute justice.

Retraites aux vieux ouvriers*

Re ve n é ica t io ns po lit iq u es .

I* — Défense de la liberté :

Incompatibilité parlementaire.

Application et respect du droit syndical pour tous.

L'école et la liberté de conscience' prolongation de la scolarité obligatoire jusqu'à 14 ans.

Réforme de la presse par l'adoption de mesures législatives qui permettent la répression efficace de la diffamation et du chantage, qui puissent, assurer aux journaux des moyens normaux d'existence, qui les obligent à rendre publique l’origine de leurs ressources, qui mettent fin aux monopoles privés de la publicité commerciale et aux scandales de la publicité financière et qui empêchent enfin la constitution de trust de presse.

IT. — Défense de la paix :

Appel de la collaboration du peuple pour le maintien et l'organisation de la paix.

Collaboration internationale dans le cadre de la Société des Nations pour la sécurité collective.

Effort incessant pour arriver à la paix désarmée.

Nationalisation des industries de -guerre et suppression du commerce privé des armes* Abolition de la diplomatie secrète*

Je ne puis, dans un programme forcément restreint, définir toute ma pensée, indiquer tous les projets que j’ai formés.

Je suis pour la paix du monde contre les fascismes criminels.

Je suis pour la liberté de tous, le progrès social.

Je suis pour la République contre la réaction.

Je fais appel à l’union de tous les républicains sincères et vous voterez tous pour l’ardent défenseur des institutions républicaines dont j’ai l'honneur de revendiquer îe titre. Je fais appel à la vieille et necessaire discipline républicaine.

Vive la République démocratique et sociale I Vive la 2e circonscription d’Arras !

Abel GÜIDET

Maire de Bapaume. — Conseiller d'arrondissement.

Chevalier de la Légion d'honneur.

Médailles militaires française et anglaise. — Crois de guerre,

5 citations. Il blessures.

Officier d'académie.

Délégué cantonal, Président des hospices de Bapaume. Président, do la Caisse d*épargne.

circonscription de BÉTHUNE.

M. Alphonse TELL IER

(Groupe socialiste.)

Elu pour la lTa fois le 29 avril J 928. — Réélu le 3 mai 1936.

(Voir le programme du Parti socialiste S. F. ï. ÛM p, 3.}

.Aux JBÏecteurs,

Chers concitoyens “

Le 26 avril prochain, les citoyens français seront appelés k élire leurs représentants à la Chambre des Députés.

Les sections socialistes de la lxe circonscription de Béthune m’ayant à nouveau, à l unanimité, désigné comme candidat du Parti, j ai l’honneur de -solliciter vos suffrages.

En 193 J, la différence des suffrages, au second tourç, 'entre M. Canda et moi, nia été que de 190 voix, L union de tous les partis de gauche pourra regagner, et au delà,, cette légère diffë: ence.

Les partis de gauche : républicains socialistes, radicaux socialistes, socialistes et communistes, se sont unis pour combattre la crise, conjurer la menace fasciste et assurer la paix.

Contre la déflation :

Dans la dernière législature, les divers Ministères qui se sont succédé ont pratiqué une politique de déflation, assez timide au début, mais violente après le 6 février 1934, ÿjon seulement les ouvriers et les fonctionnaires ont vu ïeur salaires diminués, mais M. Doumergue s’attaqua aux œuvres d1 assistance : suppression de l’encouragement national qui ne fut rétabli en partie qu’ après d'énergiques protestations, menaces contre les allocations de vieillards et incurables, atteinte portée aux droits acquis des mutilés, veuves de guerre et anciens combattants,

M. Laval aggrava encore cette funeste politique. Le Parti socialiste a toujours voté contre ces décrets-lois et, si je suis élu, je prendrai également position contre cette politique financière qui n’a fait qu'augmenter la misère et grossir considérablement le déficit du budget.

Fonds national de chômage :

Le Parti socialiste a toujours réclamé 1 institution d’un fonds national de chômage. Les travailleurs de toute la France sont frappés ou menacés par la crise et il n'est pas juste que les uns soient aidés alors que d’autres ne reçoivent aucun secours.

Ce fonds national de chômage, sous le contrôle des commissions communales, pourrait être alimenté par un prélèvement sur les gros revenus.

Contre le chômage :

Cependant les allocations de chômage sont un pis aller et il faut avant tout chercher à procurer du travail à ceux qui nJen ont pas.

À l’aide d'un emprunt, amortissable à très longue échéance, il faudra entreprendre de grands travaux : routes, canaux, hôpitaux, sanatoria, écoles, etc., travaux susceptibles d'occuper beaucoup de travailleurs*

Mutilés de travail,

11 y a lieu également d’apporter des améliorations très sérieuses à la situation des mutilés du travail, dont beaucoup, surtout ceux blessés après 1927, touchent des pensions dérisoires. Membre du groupe parlementaire des mutilés du travail de 1928 à 1932, j’y donnerai à nouveau mon adhésion si je suis élu.

Ouvriers mineurs,

Pour les ouvriers mineurs, le Parti socialiste a toujours réclamé la retraite à 6.000 francs et à 50 ans d’âge pour les ouvriers de toutes catégories* Il appuiera de toutes ses forces, au Parlement, les revendications présentées par l’organisation syndicale.

Si vous m'envoyez au Parlement, je voterai, avec les élus du Front populaire» des retraites à tous les vieux travailleurs qui ne peuvent bénéficier des assurances sociales, ceci afin que ces ouvriers, usés par le travail, puissent se reposer et laisser leurs emplois aux jeunes qui sont actuellement frappés par le chômage.

Je voterai toutes les conventions internationales pour la réduction des heures de travail* afin que tous les ouvriers puissent trouver un emploi.

Je voterai la prolongation de la scolarité jusqu'à 14 ans. Dans certains pays, la seoîarhé est prolongée jusqu’à 15 ans et il vaut mieux savoir les enfants à l’école que de les voir traîner dans les rues.

Je voterai l'abrogation du décret-loi qui a modifié le statut des Ecoles normales.

Cultivateurs,

Vous avez souffert et vous souffrez encore de la crise par la mévente de vos produits. Ge!a tient à la sous-consommation des familles frappées par le chômage et par la diminution des salaires*

Par une politique hardie de grands travaux et par le contrôle des grandes entreprises, un Gouvernement socialiste ou de Front populaire ; relèvera la situation matérielle de l'ensemble de la population et les cultivateurs seront les premiers à bénéficier de cette reprise de ï activité économique.

Le Gouvernement du Front populaire vous défendra contre les spéculateurs qui achetaient votre blé 70 Francs alors qu'ils vendaient la farine sur la base de ÎI5 francs ; il vous défendra également contre les prétentions scandaleuses des grands propriétaires fonciers, contre le trust des engrais et contre les agissements des grands sucriers.

Il développera le crédit agricole afin de vous permettre de traverser des périodesdifficiles sans être les victimes de la spéculation.

Commerçants,

En 1932, je vous disais que nous avions fait adopter, malgré le Gouvernement de M, Tardieu ? un abattement de 20 0/0 sur les bénéfices industriels et commerciaux, lorsque Ja femme du commerçant est occupée dans son établissement.

Cette disposition, qui fut supprimée par décret-loi et par M* Doumergue, devra cire rétablie. Je voterai également toute proposition de loi ayant pour but la révision des cessions de fonds et des baux, et garantissant la propriété commerciale.

Mutilés et anciens combattants,

Le Parti socialiste a toujours voté contre les décrets-lois qui sont venus rogner les maigres pensions que vous aviez pu obtenir.

Si je suis élu, je continuerai, avec tout mon Parti; à vous défendre et je voterai contre ces décrets-dois.

Programme politique :

Les ligues armées, ayant la prétention de se placer au dessus du suffrage universel et ayant comme but le renversement de la République, nous menacent chaque jour de déclencher la guerre civile. En prenant le pouvoir, le Front populaire devra dissoudre ces ligues soutenues par le grand capitalisme,

II devra egalement exercer un contrôle sévère sur les ressources des grands journaux d’information qui dénaturent souvent les faits et agissent pour défendre les privilèges des forces capitalistes dont ils sont la propriété.

Politique extérieure :

Je continuerai, avec mon Parti, la politique qui a été suivie par lui depuis la fin de la guerre : désarmement progressif, simultané et contrôlé de fouies les Nations ; pactes d'assistance mutuelle entre tous les peuples pour la défense du pays qui pourrait être attaqué ; forces aériennes et navales mises à la disposition de la Société des Nations.

\ olonté absolue de paix';”] es différends devant toujours se régler par l'arbitrage.

National i sa h on de la fabrication des armes et des munitions afin que des individus n'aient plu» intérêt à pousser les peuples vers la guerre.

Citoyens,

Sur le terrain économique et social, le Parti socialiste veut supprimer la dictature des deux cents familles les plus riches : celles qui nomment les régents de la Banque de France et administrent, toutes les grandes entreprises industrielles et commerciales : compagnies de

chemin de fer, navigation, banques, assurances,? métallurgies, électricité, minoteries, engrais, etc., et qui placent la défense de leurs privilèges avant le salut du pays.

Un seul de ces potentats est administrateur de 63 sociétés.

Le Parti socialiste veut maintenir la Paix et défendre nos libertés avec la République. 11 s'opposera de touLes ses forces à l’avènement d’un dictateur à la Hitler ou à la Mussolini, Si vous acceptez ce programme, vous m'accorderez votre confiance et, de mon côté, je m’efforcerai de la mériter.

Tous aux urnes le 26 avril prochain, pour la République démocratique et sociale !

Alphojnsb TELLIEB Maire de Lillers. — Ancien député.

2Ê circonscription de BÉTHUNE*

M. Paul SION (Groupe socialiste.)

Elu pour la lre fois le 3 mai J936.

(Voir le programme du parti socialiste S. F. 1, 0M p* 3.)

Citoyens électeurs,

Le 26 avril , vous devez élire un nouveau député.

En effet, notre ami Jacques Louart a décidé de prendre sa retraite et nous vous pie-

sentons, pour le remplacer, la candidature de notre camarade Paul Sion.

Celui-ci est bien connu de vous tous. 11 militait déjà dans nos organisations politiques et syndicales bien avant la guerre.

Rappelé à la mobilisation, en 1914, il a fait son devoir comme les autres, consciencieusement, sans forfanterie, sans vantardise. 11 fut, d’ailleurs, blessé deux fois dans les batailles

de Verdun. , i*

Lh tourmente apaisée, il reprit sa place dans les organisations ouvrières, pour lesquelles

il devint on militant actif et précieux. ,

Avec plusieurs camarades, la plupart ouvriers mineurs, comme lui, privés momentanément de l’exercice de leur profession par la dévastation des houillères, il contribua de toutes ses forces à regrouper les travailleurs occupés à la reconstitution. ,. . , ,

Dès la mise en route des travaux, les salaires, qui n’étaient pas telle ment éloignés du niveau de ceux d’avant guerre, se révélèrent nettement insuffisants eu égard du coût de la vie qui avait sensiblement augmenté. Avec nos regrettés Basly et Leclercq, Paul Sion fut l’un des artisans d une sentence arbitrale rendue par le Gouvernement, qui accordait une augmentation de 3 fr. 50 par jour, ainsi que des allocations familiales équivalentes a celles

servies aux ouvriers mineurs. .

Son action énergique avait été rapidement! remarquée par les travailleurs et ceux d

Montigny-eu-Gahelle, certains de tenir en lui un défenseur précieux, l’envoyèrent siéger au conseil municipal.

En 1922, il fut appelé aux fonctions de trésorier du Syndicat des mineurs du Pas-de- Calais et vint, peu de temps après, se fixer à Lens, où il fut élu conseiller municipal sur U liste socialiste, en 1935, ayanL récolté plus de 4.000 voix.

Trois ans plus tard, en 1928, après le décès de notre camarade regretté Emile Basly, i fut désigné pour porter le drapeau du parti socialiste aux élections pour le conseil général. Il obtint 7.044 voix contre 5.302 à ses deux concurrents réunis.

Fort de la confiance que les électeurs du canton lui avaient ainsi témoignée, il continua de travailler d arrache-pied, au sein de l’assemblée départementale, en faveur des classes laborieuses. Il fut réélu sans difficulté en-1931, puisqu’il obtint 2.650 voix de plus que son concurrent le plus favorisé.

Dans l’exercice de ses mandats successifs au conseil général, i! se fit remarquer par ses interventions judicieuses. Membre des principales commissions, il remplaça notre bon camarade Beltrémieux à la commission départementale, dont il devint le secrétaire un an plus tard*

Egalement membre de la commission d’appel en matière d’assistance, il s’attache avec âpreté a la défense des malheureux, auxquels les commissions cantonales refusent le bénéfice des lois sociales, et il remplit là un rôle extrêmement ingrat, car il s’y trouve continuellement opposé à une majorité composée d’éléments rétrogrades.

A chaque occasion, il ne manque pas d’élever de véhémentes protestations contre les restrictions qui sont imposées aux budgets d'assistance-

Il s est dressé avec énergie, au nom du groupe socialiste, contre la limitation du nombre des allocations militaires, le contingent des bénéficiaires étant fixé à 12 0/0 de celui des appelés. Cette position contribua certainement à rendre les décisions de la commission supérieure un peu plus libérales ; mais c’est encore manifestement insuffisant et il faut que

tous les élus socialistes poursuivent leur action pour aboutir à la suppression de toutes les inj ustices .

En 1932, toujours au nom du groupe socialiste, notre camarade Paul Sion s’attaoha à démontrer que le chômage était une véritable calamité publique et qu'il était normal que toutes bs collectivités apportent leur contribution pour aider les malheureux qui ne trouvent même plus la possibilité de louer leurs bras.

H fut encore à l’origine du vote des crédits spéciaux qui permettent, chaque hiver, de distribuer des vêtements chauds et des chaussures aux enfants malheureux.

Les anciens combattants ne doivent pas oublier que Paul Sion est des leurs et qu’ils peuvent aussi compter sur lui. Ils se rappelleront qu’au lendemain d’un congrès départemental, d’accord avec leur regretté ami et ardent défenseur Alexandre Mastin, il déposa et défendit avec énergie un vœu invitant les Chambres à voter la retraite du combattant.

Il s intéressa toujours, et d’une façon particulière, aux revendications de tous les travaille urs, manuels et intellectuels.

En accord avec notre camarade Raoul Evrard, député, il intervint en faveur des bale-

1ers, que leur situation spéciale prive d’un grand nombre d'avantages dont jouissent les autres corporations.

Il s intéressa aussi à la situation des. propriétaires victimes d’affaissements miniers et appuya énergiquement Faction de leur association en toutes occasions,

I our les victimes du travail, si nombreuses dans notre professien, surtout dans la cor¬

poration minière et toujours en plein accord avec les services du syndicat, il intervint à phaque session du conseil général : *

Soi! pour la refonte totale de la loi actuelle ;

Soit pour les admissions aux écotes de rééducation 5

Soit pour le rajustement des rentes et les allocations aux grands blessés,

II fut l’un des premiers satisfaits lorsqu’il apprit que la Chambre des Députés, dans sa

séance du 12 mars dernier, avait voté le projet étendant aux victimes d’accidents du travail survenus depuis le 9 janvier 1927, le bénéfice des lois du 15 août 1929 {Rajustement dos rentes sur la base de 8.000 fr.) et du 30 avril 193-1 {Allocation spéciale de 3.000 fr. aux grands invalides du travail). Il faut espérer que le Sénat ratifiera ces décisions dès la reprise des travaux parlementaires. Les vœux adoptés au conseil général du département ont contribué à ces résultats, bien mérités par les accidentés et victimes du travail.

Paul Sion s’est promis, maintenant, d’intervenir en faveur des orphelins exclus des avantages de la loi du 23 mars 1932 et non bénéficiaires des allocations familiales.

C'est sur sa demande que des secours furent alloués par rassemblée départementale aux victimes des catastrophes de Courcelles-les^Lens et d’Auchy-les-Mines.

Pour ce qui concerne plus spécialement les ouvriers mineurs, le fait que notre ami Sion est trésorier de leur syndicat implique qu i! prend part journellement à 1 action menée par V organisai ion pour améliorer leur sort.

Avec nos camarades Basly, Cadot, Maës, Louart, etc., il a contribué à l’amélioration constante du régime des retraites, qui ont passé successivement du taux de 880 francs en 1919 à 1.509 francs en 1920; 2.000 francs en 1923 ; 2.500 francs en 1925 ; 3.000 francs en 1926 ; 3.750 francs en 1927 ; 5.000 francs en 1929, pour atteindre 5.500 francs en 1933, cela pendant que d’autres se livraient à une démagogie insensée qui n’a jamais rien rapporté à la classe ouvrière.

Il convient d’y ajouter

La loi instituant la retraite-invalidité pour les travailleurs malades atteints d’une incapacité de 66 0/0 ;

Celles donnant le droit de vote aux retraités pour la Caisse autonome et pour les caisses de secours ;

Celles accordant aux orphelins une allocation mensuelle qui sera certainement relevée à brève échéance ;

Enfin, la dernière loi qui institue l’allocation temporaire de 5.500 francs par an pour les ouvriers comptant trente années de services miniers dont vingt au fond.

Citoyens électeurs !

Après vous avoir rappelé qui est notre candidat, nous voulons attirer votre attention sur la situation générale du pays.

Nous nous trouvons devant ce fait paradoxal qu’ alors qu’il y a surproduction, pléthore de toutes les denrées, de tous les produits de première nécessité, une giosse partie de* travailleurs se débat contre la misère et la faim.

Les producteurs eux-mêmes souffrent de cet état de choses, car ils ne trouvent plus le

placement de leurs marchandises.

Dey ateliers sont fermés, des entreprises sont arrêtées chaque jour et le nombre des chômeurs augmente continuellement.

Journellement aussi, des commerçants sont frappés parla faillite, malgré les louables efforts qu'ils produisent pour l’éviter.

Le parti socialiste, qui n’a jamais été au pouvoir, n’est pas responsable de cette situation. Il n’a pu, dans cet état cahoteux, que s’efforcer d’obtenir le maximum d améliorations, de soulagements pour ceux qui souffrent.

Le responsable, c’est le régime, qui, lui aussi, a fait faillite*

Pour mettre un terme à cette situation intolérable, il faut prendre, d urgence, des mesures énergiques.

Il faut, tout en donnant aux ouvriers des salaires qui leur permettent de vivre, diminuer les heures de travail.

11 faut entreprendre des grands travaux pour occuper les tans- emploi.

il faut décharger les collectivités du fardeau insupportable que constituent pour elles les allocations de chômage en créant un fonds national*

Il faut servir aux vieux travailleurs des pensions de retraite leur permettant de céder la place aux jeunes ouvriers inoccupés*

Il faut protéger les cultivateurs par l'institution d’offices publics pour la répartition des produits et par la révision de la loi sur les fermages.

il faut sauver les commerçants du marasme en relevant le pouvoir d’achat des travail* leurs j en révisant les baux et les cessions de fonds, en allégeant ie poids des contributions et en simplifiant le système des impositions

Il faut supprimer les décrets-lois instituant les prélèvements qui frappent les fonction* naires, les pensionnés, etc.

li faut créer la Caisse des pensions réclamée par les anciens combattants.

H faut supprimer la fabrication et le commerce privés des armes et organiser une paix solide et durable par des accords internationaux, tant économiques que politiques.

Il faut, enfin, assurer la paix à l'intérieur du pays, en désarmant les ligues et groupe* monts paramilitaires qui constituent une menace constante pour Tordre public et pour la liberté individuelle.

Electeurs î

Vous connaissez notre candidat et son programme»

Travailleur, enfant du peuple dont fl connaît tous les besoins, notre camarade vous donne toutes les garanties que vous êtes en droit d’exiger d’un représentant.

Vous voterez en masse, le 26 avril prochain, pour

Paul SÏON

Conseiller général.

Délégué cantonal*

Trésorier du Syndicat des mineurs du Pas-de-Calais,

Candidat du parti socialiste S. F* I. O,

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