ARDENNES
1™ circonscription de MÉZIÈRES»
M* Maurice VOIRÏN (Gr o up e a o cisll s te ■ )
Élu pour la lTe fois le 8 ruai 1932, — Réélu le 3 mai 1936»
^ (Voir le programme du Parti socialiste S. F» !» O., p. 3»)
Citoyens ,
Si ce m'est une fierté d'avoir été à nouveau désigné comme candidat du Parti socialiste dans [notre circonscription* ce m'est une fierté plus grande encore que de pouvoir me djre que j’ai répondu à la confiance qui me fut accordée voici quatre ans»
Par de fréquents contacts* par mes pei manences* vous avez été témoin de mon action parlementaire qui, s'inspirant toujours de la pensée socialiste* n’a eu en vue que î intérêt des travailleurs, l'avenir de la République et l'affermissement de la paix.
Si à nouveau vous me donnez votre confiance, c’est, sous le même idéal que je combattrai, c'est dans le même esprit que j'apporterai mon effort à la lourde tâche qui attend le Parlement»
Avec le Parti socialiste, je continuerai à défendre la République, Les ligues factieuses relèvent la fêle, elles continuent à s'organiser pour essayer de contrarier la volonté populaire; impitoyablement, dans certaines usines* les Croix de feu refusent du travail à qui n'adhère pas à leur groupement, ils organisent, dans certaines villes, un service d'espionnage qui ressemble aux procédés hitlériens, La République, si elle doit assurer la totale liberté de pensée, ne peut admettre cette menace constante contre le régime : son premier devoir est l'application rigoureuse des lois votées en vue de la dissolution des ligues para* militaires.
Je défendrai la République contre ses autres adversaires : les puissances d'argent» Ce sont elles qui gouvernent le pays, qui imposent leurs volontés aux gouvernements et elles étranglent sans pitié tout Ministère qui lente de leur résister» La presse est à leur solde.
Il faut en finir avec cette parade de démocratie 1
La banque, la haute finance doivent être jugulées et c'est en vue de l'intérêt de tous qu’elles doivent exercer leur activité. Le socialisme a toujours combattu leurs monstrueux privilèges et luttera pour obtenir la nationalisation du crédit.
Et cela permettra d'entreprendre enfin la lutte efficace contre la crise.
Si tant de prolétaires sont réduits à la vie misérable, si le petit commerçant voit son chiffre d'affaires bien réduit, si le petit et le moyen industriel ne peut travailler que dans
l' insécurité, si tant de faillites se produisent, si le travailleur de la terre a vu le prix de ses produits devenir si faible, c'est parce que rien de sérieux n'a été entrepris. Au contraire, sous La pression des banques, les gouvernements 'dits d'union nationale ont pratiqué une dangereuse politique de déflation massive qui en diminuant la capacité d’achat a réduit îe volume des échanges et fait soutfrir tout le monde*
Le Parti socialiste a toujours dénonce celle politique; en demandant l’abrogation des néfastes décrets-lois, l'institution d’un fonds national de chômage, un programme de grands travaux d’intérêt général, la semaine de quarante heures, il demeure fidèle à la doctrine républicaine et à l'intérêt général des travailleurs*
C’est une vaste politique de vie économique qu’il faut entreprendre*
La France est un pays encore fertile en ressources et riche en honnête travail; mettre en valeur les premières et redonner de l’activité au second, voilà le but immédiat du socialisme* Ainsi, se rouvriront les usines, diminuera le nombre des chômeurs, se construiront des maisons, se revaloriseront les produits de la terre.
Et l'argent? diront nos adversaires. Nous répondrons : Il faut que cesse la fraude de l’impôt; et pour qu’elle cesse, il faut une simplification du système actuel ; il faut lui substituer un système plus clair, plus simple, qui ne permettra à aucun d’y échapper. Même avec notre système actuel, si tous ceux qui doivent payer, payaient, la contribution de chacun pourrait être diminuée*
Des économies? Oui, sur les monstrueux cumuls que les décrets-lois ont supprimés pour certains petits, mais pas pour les gros* Oui, par le contrôle des fournitures de défense nationale. Les marchés de munitions, d habillement, etc,, sont de véritables scandales. La nationalisation des fournitures de guerre procurerait des économies énormes sans nuire à ta défense du pays*
Le socialLme a proposé tout cota, il combattra encore pour y parvenir.
Le com b ut pour la paix est l’âme même du socialisme. Ce que nous voulons ; avec Jaurès nous pensons qu’il n’est pas vrai que l'humain lé soit perpétue! îemeut condamnée à tuer : et ce qui nous a flige à l’heure actuelle et ce contre quoi nous luttons, c’est do sentir que l i lée de la gusrre est encoie trop acceptée avec éaignation, avec passivité*
& Due solennelle promesse a été laite aux 1.500.000 morts de France* Nous enfendons la tenir. Comment? Par ta politique d 'a Ilia ace -q comme le veulent certains nationalistes? Nous savons ou elle conduit. 1914 nous l a enseigné.
f Par la politique d'isolement et d’armements outra aciers, comme le veulent d’ardents su per patriotes? Outre que la période de 1910 à 19 1 4 nous fa surabondamment prouvé, est il logique et sage de penser qu'une telle politique s’applique à un pays comme le nôtre à faible natalité et à population réduite?
Par nue politique de conversations?. Distinguons! s’il s’agit de conversations discrètes ou sécrétés, comme Ta tenté un ancien chef de gouvernement que la volonté républicaine animée par Ee socialisme a chassé récemment du pouvoir. Non ! S’il s’agit, comme le veulent nos plus ardents nationalistes et farouches chauvins, de conversations eu tête à tête avec nos voi-ins de 1 Est* san^ souci des paroles données. Non I
Mais, comme l’a toujours demandé le Parti socialiste, par des conversations générales dans le cadre de la Société des Nations, par rétablissement d’un pacte général d’assistance mutuels de sécurité collective, et par une convention de désarmement général ei simultané.
Ce furent toujours là nos propositions concrètes que l'on a méconnues, dénaturées ou raillées*
Toutes les autres politiques ont fait faillite et ceux qui n’ont pas eu confiance dans la grande idée de paix internationale et ne se sont pas appuyés sur les peuples assoiffés de paix* m iis plutôt sur les marchands de canons, fauteurs de guerre et de fascisme, font- vivre le monde dans uner angoisse continuelle.
Nous, nous proclamons que pour unir à la fois l'amour du pays, l’amour de la paix et l’amour de l'humanité, il faut appliquer nos méthodes : les seules qui, à l’heure actuelle, demeurent et permettent tout espoir.
Certes, nous n'oublions pas — et l'histoire de ces derniers mois 1* attesté — que toute dictature est un danger de guerre. Et nous sommes fidèles à notre idéal, logiques avec nousmêmes quand nous combattons contre le pouvoir personnel et contre la guerre*
Gela, citoyen, c’est la tâche urgente.
Suivant les circonstances, raccompagneront ou la suivront les tâches suivantes :
Révision en vue de la nationalisation de la convention des chemins de fer qui coûtent quatre milliards par an à l'Etat.
Coordination des transports qui n'exproprie pas sans compensation les petits transporteurs et ne crée pas un nouveau monopole au prolit des grandes firmes automobiles.
Protection de l'épargne par une législation sévère pour les aigrefins des banques.
Nationalisation des assurances privées qui constituent, à l’intérieur de l’Etat, un Etat à la puissance antidémocratique dangereuse pour le régime.
Nationalisation des grandes compagnies maritimes dont la gestion est un défi au bon sens et un incessant appel an budget de J a Nation.
Lutte comre les grands trusteurs de matières premières par la création d'offices et le développement des coopératives.
Si les régimes de dictature ont accoté à leur nom le qualificatif de socialiste, si les groupements antirépublicains ont, chez nous, déclaré qu’eux aussi voulaient la lutte contre le capitalisme, c’est qu'ils ont senti la grande poussée de justice sociale qui anime les peuples*
Mais alors qu'ils la subissent par peur ou l’acceptent par calcul, nous, depuis longtemps, en avons fait notre foi, notre idéal, cherchant chaque jour à en réaliser une parcelle en vue de la vraie République, la République, du travail.
Nous continuerons Je continuerai.
Attaché à la prospérité de notre petite région, au salut du pays et du régime, à la sauvegarde de la paix, avec mon parti, j- apporterai mon effort à ceLte tâche hardie, mais nécessaire, pour laquelle je vous demande le renouvellement de la confiance qu’il y a quatre ans vous m’avez prodiguée*
Je vous le demande avec la netteté qui toujours a caractérisé ma vie politique, sous l'égide de mon parLi qui toujours combat loyalement, son drapeau largement déployé.
Trois candidats me sont opposés.
Deux combattent avec leur programme nettement exposé ; le candidat communiste et le candidat des jeunesses patriotes.
Les radicaux sincères, fidèles à l'esprit de Pelletan, de Combes, de Boisson, les démocrates fervents, les républicains sincères, qui pensent que l'équivoque et la confusion sont à l’origine de la situation actuelle, qui ne veulent plus se contenter de formules habilement balancées, contentant les uns et les autres, mais trahissant les deux à la fois, doivent se demander pourquoi la candidature radicale fut si tardive, pour quelles raisons les partis modérés n'ont pas de candidat, ils doivent se rappeler que le candidat se réclamant de 1 étiquette radicale fut l'élu de toutes les droites, contre les gauches, lors de son élection au Conseil général.
Ls ont le droit de se rappeler que le Parti radical, qui aujourd'hui a donné son adhésion au Rassemblement populaire de défense républicaine, s'est jadis honoré en disant : v ^ous quelque forme que ce soit, on ne pactise pas avec la réaction »,
Avant tout de la clarté, de la netteté !
Citoyen, j’ai confiance dans votre verdict, et je vous adresse l'expression de mes meilleurs sentiments*
Maurice VOIR IN Maire de Motion.
Conseiller général. — Dépoté sortant*
Candidat socialiste.
2e Circonscription de MÊZLERES.
M\ Pierre LARËRPE (Groupe communiste.)
Elu pour la V* fois le 3 mai 1936.)
(Voir le programme du parti communistej p, 16.
Travailleurs ardennais !
Du travail et du pain *
Dans nos Ardennes où la crise sévit si i4go u re usera en il y a lieu d’entreprendire ées travaux: susceptibles, d’une part, de faire œuvre d’utilité populaire et de donner du travail aux milliers de chômeurs.
Jusqu’ici rien ou presque rieji n’a été fait*
Les finances communales ne permettent pas dans la grande majorité des cas d’entreprendre des dépenses de ce genre* Quant à T Administration préfectorale elle fut endessous de tout ce que Ton. peut imaginer.
Le préfet Proleau, chassé aujourd’hui de notre département, s’est beaucoup plus préoccupé d’obéir aux ordres des fascistes du Journal des Ardennes t et poursuivre de sa vindicte les fonctionnai res* ies élus rèpabliûàms et communistes- que d’engager une action efficace contre la crise.
Les communistes ont lutté courageusement contre la tyrannie de ce préfet t véritable ennemi du peuple. Àaajo urd’imi qu’il est chassé; la lutte continue sur le programme suivant :
[•;: i,f Adduction d’eau potable dans toutes les communes qui en sont dépourvues où n’en
disposent pas en suffisance ;
2° Constructions d’écoles partout où le besoin s?en fait sentir ;
3a Construction de maisons d'habitations pour les travailleurs, Trop souvent obligés de loger dans des taudis insalubres, foyers de tuberculose ;
4° Construction d’un sanatorium ;
5° Aménagement des routes.
Les travaux d'urbanisme sont d’une nécessité absolument incontestable. Ils auraient l’avantage non seulement d’être d’une grande utilité populaire, mais ils redonneraient un renouveau d’activité économique à l'industrie et au commerce local.
Les briqueteries, les carrières seraient les premières à embaucher de la main-d’œuvre . Naturelle meut, nous entendons que le nécessaire soit fait pour que non seulement les commandes ne soient pas orientées ailleurs, mais qu’au lieu d’employer des produits résiduaires des hauts fourneaux de de Wendel (le croix de feu n° 13) ou fasse vivre l’industrie ardennaise.
Nous entendons également que les travailleurs embauchés soient payés au tarif syndical.
Nos adversaires ne vont pas manquer de nous objecter que notre programme cens-
tructif est irréalisable parce que la situation financière du département ne permet aucune dépense de ce genre,
A cela nous répondrons catégoriquement que nos Ardennes ont été jusqu'ici totalement délaissées, et n’ont bénéficie en rien de ce qui fut prévu pour lutter contre le chômage*
Enfin j avec notre programme financier, proposant un prélèvement extraordinaire et progressif sur les grosses fortunes à partir d’un demi-million, l'Etat sera susceptible de récupérer la somme de vingt milliards de francs,
La révision des gros dommages de guerre permettrait à son tour de récupérer des milliards dans nos régions où les gros industriels et exploiteurs ont scandaleusement majoré leurs « factures ».
En voilà de l'argent. Faisons rendre gorge aux tripoteurs, aux gros capitalistes, nous pourrons financer le programme constructif que nous présentons.
Nous pourrons également dans une beaucoup plus large mesure venir en aide à ceux qui sont plongés dans la misère par F aggravation de la crise économique.
Nous avons obtenu la révision du Fonds départemental de chômage. Quelques améliorations sont à enregistrer.
Mais ce n’est pas suffisant.
Nous voulons créer rassurance-chômage, aux frais exclusifs de l’Etat et des patrons.
De véritables assurances sociales et non une escroquerie sociale comme celles que nous subissons actuellement.
L abrogation des décrets-lois qui non seulement portent atteinte aux intérêts des travailleurs, anciens combattants, victimes de la guerre, mais aussi des crédits plus larges pour les œuvres sociales, pour la protection de l'enfance, des vieillards, des malades, des infirmes, des indigents.
Le nombre croissant des décès dépassant de beaucoup le nombre des naissances surtout dans les localités frappées par la crise, justifie pleinement notre programme revendicatif. Il faut sauver la race ardennaise en danger.
Notre municipalité communiste de Nouzonville s’est intéressée à cette question, voici un tableau édifiant qui démontre clairement le danger de la dépopulation.
Statistique des naissances.
Année 1925. , . . . * * 147 naissances.
Plus la crise continue, plus le nombre de naissances diminue, naturellement cela s’explique du fait que les travailleurs dans la misère ne veulent pas mettre des enfants au monde pour en faire des malheureux.
Par contre, le nombre des décès augmente dans des proportions inquiétantes, mais uniquement chez la population laborieuse.
Statistique des décès.
Année 1928P
Ouvriers . . . . . , . 15 20 27 == 6'2
Classes moyennes. . . . . 0 i 6 —
Riches . . . . . . . . , 4 , # . . . 0 1 I I — 12
Total
IS
Année 1930,
Ouvriers . * . * * * . .
Total . . . . . . .
Année 10® 2,
Classes moyennes, * , , . . . . . .
Total . . .
Année 1935,
Classes moyennes , * *
Total .
On remarquera, sauf pour Tannée 1035 où le nombre des décès est en baisse, le grand «danger qui menace notre pays.
Il faut donner aux communes la possibilité de combattre la misère. Nouzonviile s'est déjà applique à enrayer la mortalité, surtout chez les enfants, elle y a réussi, ainsi que l’indique le tableau, mais il reste à faire beaucoup pour les vieillards que le régime capitaliste pousse au tombeau*
Pour sauver le pays de la misère. Pour sauver la vie des travailleurs.
Votez communiste*
Pour la Liberté et la Paix ,
Les communistes ardennais se dressent de toutes leurs forces contre tous les générateurs de guerre et en premier lieu contre le fascisme.
Le fascisme c’est la dictature du capital financier, e’est les droits de Phomme et du citoyen foulés aux pieds*
Dans les Ardennes du vieux J, -B, Clément, les fascistes complices de Hitler sont des plus arrogants. Ils trouvent aux différents échelons de la magistrature des complicités scandaleuses.
Nous sommes cependant parvenus dans une certaine mesure à mettre ces provocateurs, ces fauteurs de désordre, au pas dans notre département, mais le danger est trop grand pour nous endormir sur nos lauriers.
C'est pourquoi nous exigeons ;
Le désarmement et la dissolution des ligues fascistes ;
L'arrestation immédiate de leurs chefs;
La révocation des fonctionnaires et policiers provocateurs complices de T ex-. préfet Proteau ;
Le respect du droit syndical;
La défense de l'école laïque*
Sauver la Liberté, vaincre les ennemis du Peuple, c'est lutter contre la guerre, car tous les agents du fascisme sont les complices de Hitler.
Nous, communistes ardennais, nous voulons éviter ce fléau h notre pays, à notre département si cruellement meurtri am cours de la dernière guerre.
C*est pourquoi nous travaillons à l’union de la nation française contre les deux cents familles qui conduisent notre pays à la catastrophe^ l'isolent des autres nations et veulent ïe livrer à l'Allemagne hitlérienne.
Gela le peuple français ne le tolérera pasÿ il saura faire front aux tyrans de l'intérieur comme à ceux de l’extérieur*
Avec les communistes il exigera :
La défense de l’armée républicaine, la révocation des officiers fascistes et la démocratisation des cadres;
La défense des soldats, une meilleure nourriture, des soins lorsqu’ils sont malades, la cessation des brimades, des allocations militaires à leur famille dans le besoin.
Les communistes défendent les soldats* Déjà à Y occasion des dernières manœuvres, ils ont démontré ce qu'ils étaient capables de faire dans ce domaine*
A Nouzooville, les officiers de î état major qui avaient de sérieuses inquiétudes sur ce qu’il pourrait advenir dans cette cité rouge, ont dû reconnaître que les éléments fascistes de y armée lenr avaient menti en leur présentant les communistes comme tles fauteurs de désordre*
C’est à Nouzonville, la cité rouge, que les soldats ont été le mieux reçus, et où la muni* cipalilé communiste a fait lé plus de sacrifices pour que nos camarades soldats ne soient pas trop malheureux pendant ces manœuvres militaires.
Nous défendons le peuple français contre tous ses ennemis, nous voulons le débarrasser de tous ses exploiteurs et parasites du gros capital financier, nous n’admettons pas que leurs alliés, les exploiteurs du peuple allemand envahissent encore une fois noire territoire et viennent ici chez nous imposer le régime d'Hitler.
Travailleurs ardennais, voilà un bref aperçu de notre programme électoral. Il ne s’agit ici que de ce qui est immédiatement réalisable tout de suite.
Avec toute notre franchise habituelle,, nous affirmons une fois de plus que notre pays ne sera vraiment fort, libre et pibspère que lorsque sera instaurée la République française des Soviets.
Mais il faut agir tout de suite, nous sommes des* réalisateurs, nous voulons avec ce que nous’ avons présentement sous la main, faire quelque chose pour sauver de la misère profonde le peuple français.
C’est pourquoi nous vous soumettons ces revendications. Certains, sommes-nous, qu elles correspondent à vos aspirations.
Pour les faire aboutir, nous travaillons de toutes nos forces sans rien néghger de l’aide que peuvent nous apporter des alliés toujours possibles.
Ce qui nous guide, c'est l’intérêt du peuple français qui veut le travail, la liberté et la paix, c’est pourquoi nous tendons fraternellement la main à tous ceux qui veulent éviter au paysrla misère, le fascisme et la guerre.
Dans cette campagne électorale, nous entendons renforcer encore davantage F union de tous les Français et des partis du Front populaire. Jamais dans nos controverses nous ne nous départirons de cette ligne de conduite.
Notre devise est celle-ci :
Paix entre nous,
Guerre aux tyrans.
Les tyrans, les ennemis du Peuple français ce sont les deux cents familles, les exploiteurs et les parasites du capital. Ce sont leurs mercenaires, leurs candidats, Les fascistes
français complices de Mussolini et Hitler. C’est contre ceux-là que nous luttons et qu’avec F union du peuple nous saurons vaincre.
Vive le Front populaire du travail, de la liberté ei de la paix !
Vive le parti communiste 1
Vive la République française des Soviets !
Pierre LAREPPE
Mouleur syndiqué.
Secrétaire de la Région communiste ardeu nuise* Maire de KouûonvïUe.
Circonscription de RETHEL.
M. Ferdinand LEDGUX
(Groupe .républicain radical et radical-socialiste.)
Elu pour la P6 fois le 30 mars 1930. — Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 193b.
Mon cher compatriote,
J’ai l’honneur de venir, à nouveau, solliciter votre suffrage* Si je suis élu, je continuerai à voter un budget en équilibre. La stabilité du franc est nécessaire au relèvement du pays.
Je voterai la réforme de l'Etat : interdiction au Parlement d'engager des dépenses sans ressources correspondantes* L’instabilité ministérielle est nuisible aux intérêts du pays*
Pour éviter les chutes répétés des Ministères, je demanderai que la vie de la Chambre soit liée à celle du Gouvernement, et qu'en cas de conflit, il y ait dissoIulion.de la Chambre et que l'on retourne devant les électeurs.
J'ai signé un projet de résolution, que je m’efforcerai de faire voter, rétablissant l'égalité entre tous les citoyens par l'attribution à tous les chefs de famille, sous une lorme ou sous une autre, d’avantages équivalents aux indemnités, pour charges de famille, touchées par les employés de l'Etat*
Considérant que les secours de chômage ne peuvent guérir le mal, je demanderai que des travaux soient engagés par les collectivités avec le concours de l’Etat, pour donner du travail aux chômeurs.
Mon parti a demandé F humanisation des décrets-lois. Je défendrai les petits rentiers, les petits retraités, les petits fonctionnaires qui ne doivent pas être*touchés, Par contre, je demanderai que l'on soit très sévère pour les grosses retraites, les soldes et traitements exagérés qui ruinent notre budget.
Je défendrai les ouvriers agricoles qui sont lésés dans les assurances sociales et dans leurs salaires également les artisans.
Je demanderai qu'en cas de maladie, les assurés ne soient pas obligés d'avancer les frais pharmaceutiques et médicaux, ce qu'ils ne peuvent faire bien souvent. Il faut donner aux travailleurs des possibilités d'achat, la sou s- consommation est un des facteurs de la crise.
Je continuerai, à la Commission des douanes, à défendre les cultivateurs. Nous avons obtenu des délais pour ceux qui, gênés par la crise, ont été obligés de contracter des emprunts.
Pour éviter les battages massifs à la moisson, des prêts seront accordes aux cultivateurs sur récoltes en granges ou en m eu "es.
Les formalités du crédit agrico'e doivent être simplifiées. Les prix des transports des engrais et des produits agricoles sont trop élevés. Souvent ils sont plus chers que la valeur de la marchandise transportée. Le prix de la betterave doit être fixé sur la moyenne du prix du sucre pendant toute l’année et non sur trois mois.
Le prix du blé ne doit pasêlre inférieur à 100 francs par quintal. Un carburant national exonéré de droits doit être mis à la disposition des cultivateurs. Le prix de l'essence touriste doit être le même dans toute la France ; actuellement, il y a des différences qui vont jusqu’à 50 centimes le litre, suivant que l’on se trouve dans un grand centre ou à la campagne.
Le prix de l’électricité est prohibitif dans les villages.
Les communications téléphoniques sont trop onéreuses.
L’armée et la marine doivent s’approvisionner exclusivement en France.
L’instruction gratuite au 2e degré ne profite pas aux ruraux ; des concours doivent être organisés pour permettre aux enfants des campagnes d’entrer dans les lycées et écoles primaires supérieures, etc., sans employer le système des bourses qui prête à discussion.
La production coloniale doit être orientée de telle façon qu’elle ne vienne pas concurrencer celle de la métropole. 11 faut continuer à défendre nos producteurs à l’aide des droits de douane.
Une partie de ces droits devra être versée dans ane caisse autonome mise à la disposition des chambres d’agriculture. Une révision des prix des engrais s'impose.
Un conseil économique dans lequel doivent figurer les différentes corporations doit siéger à côté du Parlement. Il aura voix consultative, le Parlement étant l'arbitre.
Dans ces conditions, les intérêts de l'industrie, du commerce, de l'agriculture ci de la classe ouvrière seront présentés par des organismes compétents et documentés.
Ï1 faut également défendre les commerçants, ce sont eux les plus gros imposés; de leur existence dépend la prospérité de notre budget.
Il faut défendre les droits des anciens combattants, des mutilés et des victimes de la guerre. Il faut s’occuper activement des mutilés du travail et des vieux travailleurs qui, bien souvent, sont dans la misère.
11 faut penser aux jeunes, à ceux qui ne trouvent pas de situation, à cette jeunesse vibrante qui a droit à sa place dans la société, car c'est elle qui fait et fera la force de notre pays.
Je suis contre tous les cumuls, — Ma tâche me sera facilitée par les nombreuses relations que je me suis créées depuis que je suis députe.
La situation extérieure est angoissante, il faut que la France soit forte.
Je continuerai à voter les crédits de la défense nationale, non pour la guerre, mais pour l’éviter.
Je resterai toujours dans les limites de la Déclaration des droits de l'homme. L’ordre et le respect des lois républicaines sont à la base de mon programme. La liberté, pour exister, a besoin d’être codifiée.
Je défendrai la liberté individuelle, la liberté de conscience, le respect des croyances et des philosophies ; la liberté de croire, de penser et de s’exprimer.
Je désire ardemment une France républicaine, forte, généreuse, unie à 1 intérieur ; désirant, à l'extérieur, la réconciliation des peuples et 1 adhésion de toutes les puissances à la Société des Nations.
Une France qui peut travailler dans la tranquillité* que seule peut procurer la sécurité.
Une France au génie rayonnant dans le monde et qui n'a qu’un seul désir : éviter les horreurs de îa guerre au peuple français.
Une France qui ne sera jamais agressive et qui, dans l'honneur, dans le droit et le respect des traités, proclame hautement ce qu'elle veut : c'est la paix.
Vive la France î
Vive la République !
Vive rarrondissement.de Rethel 1
Ferdinand LFDQUX
Maire de Château-Pomen.
Vlce-Rrésidônt du Conseil général des Ardennes.
Député sortant.
Candidat du parti républicain radical et radical-socialiste*
Circonscription de HO G ROI *
Mv Pierre VIÉNQT
(Groupe de l'Union socialiste et républicaine,)
Élu pour la lre fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936,
Mes chers Concitoyens,
Vous me connaissez.
Je vous ai rendu compte toutes les semaines de mon mandat dans des articles répandus dans tout l'arrondissement et où je me suis expliqué sur tous mes votes à la Chambre et sur toutes les grandes questions qui nous préoccupent.
Depuis un mois, dans mes conférences et dans un journal adressé à tous les électeurs, je me suis exprimé avec une franchise totale.
Vous savez tout ce que j'ai fait aussi bien pour la défense des idées au nom desquelles vous m'avez élu eirl932 que pour la défense de notre arrondissement.
Je vous suis resté fidèle comme je suis resté fidèle à mon programme et à mes convictions.
C'est la raison — et j’en suis fier — de F effort acharné que la réaction mène dans notre arrondissement.
Mais au moment où, dans toute la France, un rassemblement populaire d une force sans précédent va porter à la Chambre une majorité d'hommes de gauche, enfin unis, quel que soit leur parti, je sais que l'arrondissement de Rocroi ne se reniera pas,
■ Je m’adresse eu toute confiance à votre honnêteté politique.
La défense des travailleurs :
Je ne dresserai pas ici la liste des réformes que je sais nécessaires pour chaque catégorie de citoyens,,
Tous m’ont toujours trouvé prêt aies entendre et à les défendre sans jamais perdre de vue l'intérêt général.
Vis-à-vis d eux, mon passé répond de moi.
J'ai été et je reste l'homme des traçai lie tirs, ceux des champs comme ceux de ï -usine de l1 ardoisière, des fonctions .publiques, du commerce ou de l’arLisanat*
C’est d’abord les plus modestes et les plus malheureux que j’ai toujours défendus, soit dans leur travail, soit dans leurs «petites retraites ; et .c’est aussi mes camarades anciens combattants et mutilés.
Si vous me renouvelez votre confiance, ce sera ma .règle de demain, comme c’était ma itègleidüiier.
A Fi ns tant si .grave où nous nous trouvons, trois préoccupations essentielles dominent la décision que va prendre le suffrage universel :
Sauver la République. Lutter contre la crise. Préserver la paix.
Sauver la République :
Il s’agit de savoir, d’abord, si la France sauvera sa liberté.
Le 6 février 1934, une émeute fasciste a pu assurer, sous les apparences d’une fausse a union », la revanche de la réaction sur la volonté populaire.
Un danger fasciste est né dans notre pays en même temps qu’un redoutable danger de guerre civile, car la violence appelle la violence.
De toutes mes forces, j’ai lutté contre cette défaillance de la loi républicaine et j’en ai dénoncé les périls dès le premier jour.
Depuis quatre mois, le Gouvernement Sarraut, que j'ai fidèlement soutenu de mes votes, a opéré un premier redressement.
Demain, des mesures décisives devront être prises.
La volonté librement exprimée par le suffrage universel ne saurait être tenue en échec par les menaces de la violence.
Pour la paix entre les Français et pour la liberté, la dissolution des ligues fascistes s’impose*
Mais la déTense républicaine exige un autre effort.
Notre démocratie ne se sauvera qu’en se réformant elle-même.
En face des féodaux modernes, le Gouvernement doit être fort, et, pour être fort, doit être stable.
Tl faut, tout en maintenant le contrôle que le peuple, par ses élus, doit pouvoir exercer sur l’Etat, qu’un terme soit mis aux chutes incessantes des Ministères.
Pour sauver la liberté, il nous faut une démocratie modernej adapté aux tâches nouvelles qu’elle a à remplir.
Lutter contre la crise :
La France se débat dans la crise économique. D’année en année, la misère s’aggrave. Cultivateurs, herbagers, ouvriers d’usine, artisans, commerçants, tous sont également frappés.
Cependant d’énormes richesses, d’énormes quantités de produits divers — industriels ou agricoles — sont là, prêts à être vendus, et leur abondance pourrait satisfaire les besoins de tous.
Que so passe-t-il ?
Notre système économique a accru la production, mais n’assure plus la distribution des richesses.
La crise est une crise de sous-consommation due à la diminution du pouvoir d’achat des masses (salaires, traitements, bénéfices agricoles ou commerciaux).
Dans notre régime économique actuel, l’abondance en arrive ainsi à créer la misère.
A cette situation révoltante, quels remèdes?
Des réformes profondes portant sur la structure meme du système économique devront mettre fin à' l’incohérence et à l’anarchie de la production. Prétendre ne rien famé, comme le veulent nos partis de droite, c’est ouvrir la porte a la violence.
Mais en dehors des réformes fondamentales qui supprimeraient les causes du mal, une
série de mesures immédiates s’imposent.
1/efïort lait par les gouvernements de réaction sociale (déguises en gouvernements fausse « union ») pour combler le déficit budgétaire par une politique de « super-deflation » n’a fait qu’aggraver le déficit lui-même en aggravant la crise économique qui en est la
CBUbU néfaste et injuste politique des décrets-lois a eu pour résultat de diminuer la consommation en détruisant le pouvoir d’achat des masses, par la baisse générale des sa aires ouvriers et des prix agricoles*
il faut rompre avec ces erreurs* , e
Comme dans tous les pays qui ont entamé avec courage la lutte contre la crise, il tant
tout faire pour rendre aux masses laborieuses la possibilité d'acheter.
11 faut lutter pour la revalorisation des produits agricoles et pour 1 organisation des marches du blé, de ia viande et du lait, avec le concours des associations agricoles. La crise ne sera vaincue dans l’ensemble du pays que quand les cultivateurs auront retrouve c es
prix rémunérateurs. j »
Il faut lutter contre le chômage et la baisse des salaires par une politique d e granc s travaux, par une réduction internationale des heures de travail sans réduction de sa aires et dans noire région, par la limitation de la main-d’œuvre frontalière. , .
Il fauL briser la résistance d’une minorité de privilégiés qui tiennent ! Mat républicain sous leur férule et s’opposent à toute politique de progrès social et économique
II faut. conLre la dictature occulte de quelques grands intérêts prives, rétablir la smive-
raine lé de rintérêt général.
Sauver la paix ;
Le monde marche à la guerre. * . ,
Nos partis de réaction nationaliste s’y résignent. Ils préconisent 1 abandon de tou effort d’organisation de la paix et prêchent lé retour pur et simple aux pratiques d ou est sortie la dernière guerre,
Ils ne comprennent pas que leur politique nous conduit à l’isolement en face d Hitler et que la course aux armements constitue le pire danger pour notre sécurité, étant donne les ressources en hommes et en outillage de notre adversaire éventuel. , , .
Les Gouvernements Doumergue et Laval nous ont engagés dans cette voie donfje n ai cessé, à la Commission des affaires étrangères et du haut de la tribune de la Chambre, de
dénoncer les périls. . . *
En reniant les principes de la paix organisée voulue par Briand, au lieu de maintenir
fermement le devoir d’assistance mutuelle contre l’agresseur lors du conflit lUdo-eLhiopien,
ils ont facilité le coup de force hitlérien. .
Les sanctions économiques, dont nous avions refusé l’application efficace contre l'Italie, n'ont pu être obtenues des autres pays vis-à-vis de l’ Allemagne.
La preuve est faite, hélas! des néfastes conséquences que l’abandon de la politique traditionnelle de la France à Genève a entraînées pour la paix et pour notre sécurité.
Pour demain, la paix ne sera sauvée que par un redressement vigoureux.
Déjà le Gouvernement Parraut, tirant le meilleur parti possible d’une situation qui n’était pas son fait, a ratifié le pacte franco-russe et a obtenu l’ouverture de conversations franco-anglaises qui dresseront, devant les entreprises de violence, le banage tut appuyé par la force.
A l'abri de ce barrage et en accord avec les nations qui veulent Fermement la paix.
nous devrons, demain, engager hardiment îa grande et équitable négociation d’où sortira un nouvel ordre européen et un apaisement qu'il faut à tout prix rechercher.
Le a Plan de Paix » déposé par le Gouvernement français à Genève nous servira de
base*
Nous ne pouvons avoir confiance dans l'Allemagne. Mais il nous faudra* bon gré, mal gré, chercher avec elle un terrain d entente* Ce ne sera possible que si nous obtenons les garanties collectives qui nous permettront de travailler à la limitation des armements et à la paix économique sans lesquelles iJ ne peut y avoir de sécurité dans Je monde*
Ancien délégué de la France à Genève où j'ai fait accepter le projet de contrôle international des armements préparé par nos experts diplomatiques et militaires en \ue d'une limita lion des armements, je continuerai, si vous me faites confiance, mon action inlassable pour îa paix.
Ancien combattant et mutilé de guerre, représentant d’une région frontière, je sais que je répondrai ainsi aux plus graves préoccupations de mes camarades anciens combattants aussi bien que de toute la population de notre arrondissement.
Le programme que je viens de développer est celui qui m'a toujours guidé et qui me guidera demain si vous me renouvelez mon mandat*
C’est celui du parti de l'Union socialiste et républicaine, auquel j Appartiens et qui a regroupé, sous la présidence de Paul-Boncour, trois groupes parlementaires, dont j'ai moimême préparé la fusion*
11 fournira à PUnion des gauches triomphante les bases de cette rénovation nationale que réclame le pays*
Pour moi, lort de mon expérience de député sortant, je sais qu'il correspond à la fois à l'intérêt général du pays et aux intérêts si divers de notre arrondissement.
Vous savez, par la manière dont j’ai rempli mon mandat, que le travail ne me fait pas
peur.
Si vous nie renouvelez votre confiance, je continuerai à vous défendre demain avec la même énergie et le même dévouement.
Vive l'arrondissement de Kocroi !
Vive la France 1
Vive la République démocratique et sociale î
Pierre VIÉNOT
H Député sortant.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Croix de guerre.
Mutilé de guerre*
Ancien Délégué de la France à la Société dea Nations,
Circonscription de S BD AN *
M* Gabriel DELATTRE
(Groupe républicain radical et* rad irai -sodaM etc}
Élu pour la ir<s 'fôis le 3 mai 1936,
Mers chers Compatriotes,
Ardennais de cœur, Ardennais de race* Ardennais d'origine, je viens solliciter vos suffrage s. Maintenant vous me connaissez. Voici mon programme :
Laïcité, c’est-à-dire liberté de conscience ;
Ceux qui , la veillé du scrutin, au cours de ï1 élection* partielle, avaient écrit qu-ef étais contre la religion, n’avaient cherché qu’à me retirer des voix catholiques. Si la manœuvre recommence, vous saurez la déjouer.
Maintien des libertés religieuses, maintien de toutes les autres libertés
Donc, maintien du régime républicain qui est, soit ouvertement soit sourdement at toqué.
Contre les méthodes fascistes ou fascisantes, contre leurs complices plus ou moins camouflés.
Pas de dictature tjuelle qu’elle soit et d’où qu’elle vienne i
Ordre dans la République :
Chaque Français pour moi est un frère et je souhaite la réconciliation entre tous les Français, mais cette réconciliation doit se faire autour de la République, La réconciliation de la classe ouvrière, de la classe paysanne et de la majorité de celle bourgeoisie restée fidèle à ses traditions de travail et d’honnêteté, doit se faire.
Anciens combattants :
Les droits de mes frères d'armes sont pour moi sacrés (création de la ^Caisse des pensions de guerre).
L'agriculture doit être protégée et défendue :
Le coût de la production est trop élevé, les produits de la te rrej:loï vente Ire revalorises*
Toules^les mesures énergiques contre le chômage :
Notamment la prolongation de la scolarité et la diminution des heures de travail, la suppression des gros cumuls, la relève des anciens) du travail pour la jeunesse, du pain assuré pour la vieillesse).
Equipement de nos camfpagnea.ardennaises :
Eau, électricité, routes, transports.
Intense développement touristique de la région, abrogation des décrets-lois qui frappent les petites gens et ajustement des autres ;
Déjà mon ami Campinchi, vice-président du parti radical, a arraché au Gouvernement, le jour même où la Chambre se séparait, une amélioration indiscutable au sort des petits retraités.
Les 500.000 vieux serviteurs de l'Etat peuvent compter sur moi.
Réorganisation du crédit :
Développement du crédit agricole, du crédit artisanal, du crédit commercial.
Stabilité de la monnaie :
Des méthodes plus simples, un travail plus rapide, un esprit plus moderne, voilà ce qui doit pénétrer de toute urgence dans l'Eldt.
Lois impitoyables contre les corrupteurs et les corrompus.
Allégement des impôts trop lourds eu considération de la crise économique.
Lutte contre les trusts :
Par eux,. la loi de Lo lire et d<e la demande est. brisée. Ils sont responsables du désordre économique. A titre d'exemple, il faut savoir que le trust de l'énergie (électricité, eaux, gaz, houille, pétrule) fait payer de I fr. 50 à 5 francs un kilowatt à ‘électricité dont le coût de revient doit osciller entre 5 et 15 centimes.
Sait-on que la grande meunerie, par la spéculation sur les cours du blé, a soustrait aux Cultivateurs un bénéfice annuel de 40 francs par quintal ?
Tous les trusts, par leurs banques et leur presse, sont maîtres de l'Etat. Tant que ces monopoles privés seront épargnés, i! y aura en France ni réorganisation économique, ni liberté politique.
Nationalisation des fabrications d’armes î
Il ne faut pas que la guerre soit pour les uns une affaire, pour les autres un martyr.
Toutes ces réformes uaines et profondes sont réalisables, 11 iT est point besoin pour celà dé faire une 'révolution.
Gom p renez-moi bien ; je reste partisan de la propriété individuelle. Il n'y a que cer tain es formes monopolisées qui!' faut dét ru i re ,
Je suis avec le Tiers- Etat uni aux prolétaires, autrement dît avec le Front populaire, non pas pour faire faire à celui-ci mue révolution, mais pour empêcher qu’on en fasse une contre lui, c'est-à-dire pour empêcher que passe le fascisme et pour détruire Tasser vissement de T argent-roi.
La paix :
Il n’y a pas d'autre formule que Tassisbance mutuelle pour donner à ïa France sa sécurité et la paix. Il ne faut pas que la France soit seule, il faut qu Hitler sc trouve en f ace. d'n ne force organisée : ^Allemand ne redoute que la force.
A L'heure. actuelle, la France ne doit pas -être isolée, ni désarmée. Je prends rengagement, devant le corps électoral, de voler les crédits militaires jugés indispensables à la défense, du terri toi re na tioo al.
Telles sont les idées essentielles qui m'animent.
En m'efforçant de les réaliser, ce sera bien servir l’arrondissement de Sedan, bien servir la vraie démocratie et la paix, bien servir la b rance.
Qae tous les républicains fassent leur devoir et la République vivra !
Vive la France î Vive la République î Vive !a paix !
Gabriel DELATTRE Avocat à la Cour»
A u ci en combattant — Croix de guerre»
Circonscription de VOUZIERS.
M, Jules CQURTEHOUSJ
Elu pour la lrefois le 11 mai 1924. — Réélu les 29 avril 1928, tormai 1932 et 26 avril 1936.
Mes chers concitoyens,
Dans les circonstances difficiles que nous traversons, je n ai pas cru me dérober à runanimë et pressant appel qui me fut adressé par mes anciens et bons amis de toujours réunis à Vouziers, a la date si troublante du 7 mars dernier, sous la présidence de M* Henri Rouyer, conseiller général, me demandant de tenir une fois encore le drapeau républicain aux prochaines élections législatives dans l1 arrondissement de Vouziers.
Qui je suis? Vous le savez» Vous me connaissez. Je serai toujours pour vous l'ami, l1 en faut du Chesne-Populeux aux deux mains largement ouvertes pour vous accueillir, avec le même cœur, le même souci de vous être utile à tous, la meme volonté tenace de bien servir et défendre la France et la République*
En me présentant à vos libres suffrages, au lieu et place de promesses que l’on ne puisse tenir, je commence par vous apporter des actes»
Chacun de vous recevra le résumé succinct de ma modeste et persévérante action. Ce sera pour îui la plus précieuse des garanties, la meilleure des professions de foi.
Je’ vous dois néanmoins de plus amples détails.
Le redoutable honneur de vous représenter au Parlement comporte pour ceux qui prennent leur tache à cœur une mission souvent délicate et dïfïîcil eP
Homme de travail, de conciliation et de paix, sans cesse penché sur le sort de ceux qui peinent, de ceux qui souffrent, de ceux qui sont aux prises avec les difficultés et témoignent parfois un mécontentement justifié que je comprends et partage avec eux, j’ai éprouvé au cours de cette législature une déception bien cruelle qui trouve son origine dans les conséquences du désaccord permanent survenu entre les dirigeants des divers partis, de tous les partis.
Au Heu d’une collaboration vraiment elïective, durable, utile, féconde qui aurait dû s'instituer dès 1932 pour répondre à votre légitime espoir en vue de ranimer la vie écono-
mi que du pays, d’essayer de nous sortir du chaos, de la misère grandissante qui — si nous n’y prenons garde — finira par atteindre tout le monde, la rivalité, l'intransigeance des uns et des autres nous a acheminés vers une série de crises discréditant le régime, le metlant en péril diminuant la France aux yeux de l'étranger et nous obligeant en dernier ressort à subir des mesures qualifiées de r ressement, mais fort impopulaires.
A l'application elles n'ont pas donné le résultat escompté; certaines d’entre elles se sont révélées hâtives, mal étudiées, injustes, inhumaines, prélevant parfois une dîme sur la misère, appelant une rectification immédiate.
Bans le même temps et dans tous les domaines : agricole, commercial, industriel, artisanal, ouvrier, la crise économique poursuivait ses ravages. Le mécontentement grandissait ; des difficultés intérieures et extérieures également redoutables sont venues compliquer la situation et nous situent en face d’une lâche bien rude à accomplir pour demain.
Par devoir je demeure sur la brèche, vous offrant ma collaboration loyale, sincère, dévouée pour le redressement qui s'impose.
Le problème est de savoir comment en sortir 1 Quelle solution? La dictature? La révolution ?
Sans compromissions d’aucune sorte ; en toute indépendance, j’entends être catégorique et net; je réponds : ni F une, ni l'autre î
Ce serait commettre un crime affreux de nous opposer les uns aux autres, de dresser les Français les uns contre les autres aux heures quasi angoissantes où nous vivons.
La France républicaine et démocratique, éprise de liberté, a donné de magnifiques exemples de rapide et vigoureux redressement. Demeurons confiants dans ses destinées.
Elle possède dans son peuple de précieuses énergies. En les rapprochant, en les coordonnant de 1914 à 1918, elle a trouvé son salut. Les hommes de notre génération ne peuvent oublier la sévère et douloureuse leçon du passé.
Nous voulons donc très ardemment la paix. La paix à l'intérieur dans 1 ordre républicain et. pour la défense de nos libertés. La paix extérieure dans Fordre international par l’assistance mutuelle, la sécurité collective dans le cadre d'une Société des Nations élargie, fortifiée, qui devrait comprendre Loutes les nations, posséder les moyens de faire respecter ses sentences, niais en comptant aussi et surtout sur nous mêmes. Les récents événements me dorment raison d’avoir prévu, consenti et voté les ressources nécessaires a notre délense nationale, pour assurer la protection de nos frontières, la sécurité du pays et préserver nos chères Ardennes contre îe retour de F affreuse catastrophe.
L’apaisement général obtenu, réformons et améliorons nos méthodes ; travaillons courageusement à ranimer l'activité économique du pays si douloureusement atteint par une crise prolongée qui ruine notre agriculture, arrête les transactions commerciales, provoque la détresse de l’artisanat, le chômage dans les entreprises et dans 1 industrie, la misère dans les classes laborieuses, désespère notre jeunesse inquiète de son avenir et affecte profondément les recettes budgétaires de F Etat* t
Encourager et protéger notre agriculture, s’efforcer de mettre la production, en harmonie avec les besoins de la consommation, financer la récolte, échelonner les ventes, réglementer, surveiller, contrôler les importations, créer la Caisse de compensation, rétablir F équilibre entre tes prix d'achat et les prix de vente à l'agriculture.
Lutter contre îe chômage et la misère sous toutes ses formes; protéger la main-d œuvre française; mettre en œuvre des travaux d'utilité publique; réaliser sur ce point les projets que j'ai moi-même déposés pour la région du Nord-Est : voies navigables, assaiiushemenl de vallées, adduction d'eau, électrification des communes délaissées, des hameaux, des écarts chemins ruraux, routes et ponts.
Défendre le petit et le moyen commerce, la petite et moyenne industrie, nos petits et moyens moulins.
Protéger, encourager, défendre l'artisanat, les travailleurs manuels et intellectuels les petits rentiers, la protection et la défense de notre enseignement public, de nos écoles tech-
niques, profession nelliB ; 1- a venir de notre jeunesse fera toujours l’objet de mes constantes préoccupations.
Développer le crédit agricole, le crédit artisanal, le crédit commercial. Permettre. aux débiteurs de bonne foi de reprendre leur activité iprafesioimelle.
Poursuivre la réforme fiscale , la réforme du cinllre d'allaires que j'ai proposée, partiellement obtenue sur certaines denrées de première' nécessité et contribuer à réduire au maximum Técar t entre les prix a la production et ceux à la consommation.
Aux manifestations monétaires qui dressent les l1 Etats les uns contre les autres, qui transportent le chômage d]une nation dans léaulre et n1 aboutit qu’à la misère, nous devons rechercher la stabilisation générale des monnaies.
Réprimer le gaspillage des deniers publics et supprimer toutes dépenses inutiles pour obtenir le rigoureux équilibre du budget. Exiger que chaque citoyen accomplisse son devoir* le devoir fiscal comme tous autres devoirs; les charges seraient immédiatement allégées et équitablement réparties* Protéger l'épargne, réprimer des scandales, la justice égale pour tous.
Améliorer les lois d'assistance et d'hygiène, en particulier celle des assurances sociales, soutenir les familles nombreuses, les mutilés du travail, les. vieux travailleurs non pensionnés.
Créer la Caisse des pensions de guerre* qui sauvegardera dans, leur intégrité des. droits acquis. Réparer immédiatement les injustices commises au nom de certains décrets. Faciliter l'avancement; proroger les-délais et faculté d’admission en faveur de nombreux jeunes gens trop tôt frappés par les conditions d’age.
De même qu'il y a quatre ans, sous la double, garantie de ma <fûi démocratique et de mon passé de travail, je vous soumets mon programme qui se résume :
Au maintien de la paix dans la sécurité avec toutes les obligations que comporte la défense nationale.
Au maintien de la paix intérieure dans l’ordre républicain en mettant une fois pour toutes un terme définitif à la lutte entre citoyens d'une même patrie.
Au respect de la propriété individuelle, gage de sécurité, d'indépendance, de liberté* d'initiative et de prospérité du citoyen.
Au maintien et à la protection de la famille, foyer des traditions morales et civiques de la société.
Au maintien et au respect de la liberté de conscience, condition meme delà tolérance réciproque et d'une laïcité bien comprise.
Au maintien des libertés poliriques et au respect des lois fondamentales de la république.
Au maintien d'uu junte équilibre économique, condition même de Fharmonie et du progrès d’un pays prospère.
Au respect de la justice que nous voulons égale pour tous.
A la défense contre les abus fiscaux, contre tous les abus, contre les trusts qui sont à la source du mécontentement général.
À l'améliorai ion du sort de tous les travailleurs des champs ou des villes*
Solidarité de la nation devant la crise, la misère et le chômage.
Il y a quatre ans, je vous écrivais qu'opposé et également distant des extrêmes, j'entendaîs grouper avec moi tous les républicains,
Tl y a deux mois, sur le terrain professionnel, je renouvelais une déclaration identique, h hostiles à toutes violence d'où qu’elle vienne, nous ne touchons ni de près, ni de loin, à aucune des organisations qui préparent le combat entre les citoyens d'une même profession ou d’une même patrie.
u Partis mi s du labeur paisible, fécond, dignement rémunéré, noos faisons confiance à votre sagesse, à votre prudence, à votre bon sens* à votre clair jugement, pour nous dire au
seîn de notre bel arrondissement, sous un soleil qui luit pour tout le monde, il y a encore place pour des hommes de concîîiaîon qui, dans le calme et dans la paix, entendent réclamer pour vous, pour vos familles, le droit au travail et à la vie, sur ce soi sacré, bouleversé, meurtri, qu’avec vous tous nous avons contribué à défendre et à remettre en valeur- »
Aujourd’hui, à une heure où la France etla République semblent si milita némert menacées, je vous tiens le même langage, je donne le même signal de rassemblement aux républicains*
Ni dictature 1* * , Ni révolution î
Suppression immédiate de toutes les formations cle combat entre Français I
Vive la France !
Vive la République ï
Vive la Paix*
Jules COURTEHOUX
Cultivateur, maire de, Tanna) .
Ancien combattant, blessé et gazé de guerre*
Chevalier de la Légion d’honneur, Groin de guerre avec pal me?»
Président d'honneur de la Société départementale d'agriculture et de la Fédération dos syndicats d'élevage des Ardennes,
Membre de la Chambre d’agri culture*
Vice- Président de la Commission des régions libérées.
Secrétaire de la Commission d’agriculture.
AR1EGE
Circonscription de FOIX<
Mi Alexandre RàUZ^V (Groupe socialiste.)
Elu pour la lrt fois le 29 avril 1928. — Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936.
^Voir le programme du Parti socialiste S. F. 1. 0., page 3.)
Mes chers Concitoyens î
Investi de la confiance unanime de mon Parti, je sollicite à nouveau vos suffrages |
Pendant huit ans, j’ai eu l’honneur de représenter l'arrondissement de Foix a a Chambre des Députés.. J’ai considéré l'exercice de ce mandat comme 1 expression la plu haute du dévouement et du sacrifice. J'ai trouvé dans la satisfaction de ma conscience et clans le dévouement de mes amis, ma plus grande récompense. J a, puisé dans « ^ause à laquelle je me suis consacré et qui est celle du peuple, la loi qui surmonte les difficultés et
1 Croyant à la puissance d’attraction de notre doctrine, à la véracité de ses dogmes, a a nécessité pratique de son programme, j’ai rejeté les méthodes de démagogie comme indignes et vaines. Je me suis toujours tenu au-dessus des mesqu.nes querelles de clochers ou de personnes, me faisant un devoir d’obliger tous ceux qui pensaient avoir besoin de moi. Je n’ai jamais eu le souci de mes intérêts personnels que j’ai toujours sacrifies d® ,be’ V ’
Vous avez pu suivre le développement de mon activité parleme.ta.re. Mandaté par mon parti, je suis fréquemment intervenu à la tribune de la Chambre notamment dans les questions iociole. et les questions agricoles. J’ai souligné à mon tour les di.ficu t de nos éleveurs, opposant à la carence des gouvernements et de leurs majorités, les solutions que
Au cours de la campagne éîeclorale, j’ai donné des réunions publiques et contradictoires dans les 141 communes de l’arrondissement de Foix. J’ai expose notre je vous ai mis en garde contre nos adversaires, qui, n’en doutez pas, son aussi
Contre le pseudo-candidat radical-socialiste, qui vous a donné la mesure de sa d»£« . en 1932 et qui au cours de cette campagne a ofiert le pénible spectacle de 1 improb.te
politique.
Citoyens 1
Celle consultation revêt une importance capitale.
Il y a, à l’heure actuelle, des problèmes angoissants sur lesquels vous cvez
— Ii53 —
prononcer sans équivoque. Il importe d'écarter du Parlement les saxons et les traîtres, afin qu’une majorité de gauche puisse clairement se dégager.
Il faut défendre les libertés démocratiques contre le fascisme et rétablir la souveraineté populaire.
Nous plaçons au premier plan de nos préoccupations, la lutte contre la crise économique et contre Insécurité du travail.
Pour pallier l'anarchie de la production, nous réclamons la constitution d’offices nationaux du blé, du vin, du sucre ; nous* demandons la restitution à l’Etat des monopoles capitalistes : mines, assurances, grandes industries métallurgiques, chimiques, électriques, transports, pétroles, établissements de crédit -
Nous condamnons la politique néfaste des décrets-lois et de la déflation. Nous affirmons que le remède à la crise, outre l'aménagement rationnel de la production, doit se trouver dans un relèvement de la capacité générale d’achat, dans une stimulation de l’économie rehaussant peu à peu la consommation jusqu'au niveau de la production normale.
Pour enrayer le chômage, nous demandons l'exécution dJun vaste plan d’outillage national.
Nous dénonçons une fois de plus l’iniquité de notre fiscalité que nous voulons simplifier, coordonner, alléger, en abattant notre vieux système fiscal pléthorique, propice à la fraude et vexatoire,
Il faut préserver la Paix. Vous connaissez notre formule : elle est devenue la véritable doctrine internationale* Nous sommes pour l'organisation juridique de la Paix, l’arbitrage obligatoire, T assistance mutuelle, le respect des décisions de la Société des Nations,
Respectueux de la liberté de pensée, nous sommes profondément attachés au statut laïque.
Comme par le passé, ma sollicitude ira aux agriculteurs, dont j'ai défendu les intérêts au cours de multiples interventions à la Chambre. Ils sauront situer les responsabilités et n’oublieront pas que les gouvernements et les majorités qui ont dirigé ce pays, les ont délibérément sacrifiés.
Citoyens I
Le 26 avril, vous allez faire oeuvre de souveraineté ; je souhaite que vous vous déterminiez en toute liberté d'esprit* Je vous mets en garde contre les calomnies, les manœuvres de la dernière Heure, les contre-vérités que des adversaires aux abois ne manqueront pas de déverser sur nos hommes et sur noi~e Parti
Vous êtes prévenus*
En présence d'un concurrent disqualifié, nous avons la double mission de représenter notre Parti et de grouper autour de lui tous les républicains qui voient l'avenir de la démocratie dans une politique hardie et sans équivoque.
Je vous fais confiance*
Alexandbi RAUZY,
Circonscription de PAMIERS.
M. Daniel SOULA (Groupe socialiste,)
Elu pour la iTe fois le 3 mai 1936,
Voir le programme du Parti socialiste S. F. I. 0. p. 3.)
Citoyens, chers amis,
Le Parti socialiste m*a fait Thonneur de me désigner comme candidat dans ce bel arrondissement de Pamiers. Loin des questions de personnes, des divisions intestines dont nous avons autour de nous de trop vivants exemples, j'ai mené ma campagne, accueilli toujours par des auditoires sympathiques et enlhousiasles. Aussi est-ce avec entière confiance que j'attends le résultat- de la consultation du 26 avril, l.a mauvaise foi, les manœuvres tortueuses de quelques adversaires, ne peuvent plus empêcher le socialisme de remporter une victoire éclatante dans notre arrondissement foncièrement républicain.
Citoyens,
Vous avez à juger une politique passée ! Vous allez choisir celle de l’a venir ! Vous direz bien haut que la volonté populaire ne veut pas s'incliner devant la Bastille moderne des forces d'argent.
Nous voulons vivre du fruit de notre travail, dans la paix et la liberté. Et c’est pour les capitalistes du Lié, du vïnt des engrais, du fer, du pétrole, de l'électricité, des assurances, des Banques, des transports, des marchands de canons, véritables détrousseurs de la propriété, que Ton sacrifie une grande part des salaires.
Dans nn but facile à déterminer, nos adversaires dénaturent bien souvent notre doc* tri ne. Le socialisme ne veut pas toucher à la petite propriété, fruit du travail personnel qui inexploité personne. C’est là chose jugée! Mais il rendra à la collectivité la propriété capitaliste qui vit et s'enfle démesurément des profils injustes prélevés sur le travail par quelque 200 familles privilégiées,
Pelits propriétaires, fermiers* métayers, ouvriers, commerçants, petits rentiers, retraitée* anciens combattants^ n’oubliez pas qu’on vous a sacrifiés, tandis qu'on favorisait uo afflux de milliards vers les coffres-forts des grands féodaux.
Chers amis,
Dans l’intérêt de notre France que nous voulons toujours plus belle ei plus douce pour tous, vous direz ce que vous pensez des décrets-lois, de la déflation qui a fait faillite, de cette politique stupide qui a aggravé la crise économique au lieu de la guérir, La déflation a été voulue par la grosse industrie et la haute banque servies par la scandaleuse vénalité de la grande presse.
On a diminué les maigres crédits pour les familles nombreuses, les vieillards, la santé publique, les déshérités, F agriculture ; c’est là l'œuvre de Tunion nationale Le socialisme
tient tout prêts des projets de loi qui lutteront efficacement contre le chômage, la crise, la misère, la guerre.
N oubliez pas que les [ligues factieuses sont plus arrogantes que jamais et que la politique extérieure inspire des soucis sérieux à notre peuple. Contre ces dangers, dresser vous I Par un vote massif, le 26 avril, vous ferez se terrer réaction et fascisme
Jeunes d’Ariège, vous avez certainement compris les élans de mon cœur et vous voterez pour le socialisme généreux. Quant à vous, les anciens, vous voudrez suivre et guider Tarcleur de vos fils,
A politique nouvelle, des partis et des hommes nouveaux !
Pour une véritable République démocratique et sociale l
Daniel SOULA
Candidat du Parti socialiste S. T. L 0*
Secrétaire fédéral^ de TAriè^e. i
Circonscription de SAINT-GIRONS.
M. François GâMEL (Groupe socialiste.)
Elu pour la 1" fois le 3 mai 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S, F, L O, p. 3.)
Mes chers concitoyens ’
Désigné par le parti socialiste (S. F,. I. 0.) pour conduire la bataille législative dans l'arrondissement de Saint-Girons, je fais appel à vos libres suffrages.
Grâce à vous, à la discipline de nos camarades, à l’action des jeunes, au dévouement des aînés, à la puissante poussée de nos idées, le siège perdu en 1932 doit être reconquirtle haute lutte par notre parti.
Les événements politiques, économiques et sociaux dont vous avez apprécié la gravité, ont largement démonLré la faillite des vieilles méthodes et fait apparaître l’urgenle nécessité de changer de systèmes. —
Le paaü socialiste, aussi éloigné d’une démagogie décevante que de l'utopie négative, espère que, seule, l’abolition des privilèges capitalistes, apanage de 200 famille#, pourra
permettre aux classes laborieuses, forces vives de la nation, de conquérir leur droit au travail et à la vie. - — —
Au cours de maintes réunions publiques, j’ai pu mesurer l’intérêt que nos populations ur aines et rurales attachaient à l’exposé de nos doctrines. Elles doivent nous permettre de es appliquer au Gouvernement en nous donnant leur bulletin de vote.
Citoyens I
Le 2ti avril se jouera en France le sort delà République et de la paix.
De la majorité parlementaire qui se dégagera du scrutin dépendra l’orientation de notre politique intérieure et extérieure,.
Agriculteurs, vous accorderez vos suffrages au candidat du parti LSDcîaîi^te, Fils de paysan comme vous, ami des .cultivateurs dont il est issu.
Travailleurs, voue voterez. pour le candidat du parti qui défend vos légitimes revendications.
Petits commerçants -.et industriels, accablés sous Te poids d’impôts qui vous ruinent, souvenez- vous que le parti socialiste vous a toujours soutenus.
Camarades anciens combattants, je crois pouvoir compter sur vous. Vous savez que vous pourrez toujours compter 'sur mon activité ict sur mon dé vouement. Mon passé se porte garant de Fa venir.
Victimes des décrets-lois, Accordez en masse vos suffrages au parti qui, les ayant toujours combattus, attend l'hèure de les abroger.
Républicains, démocrates, socialistes, à Faction dès le premier tour, pour donner à notre parti l'honneur de rporter de drapeau du Front populaire au deuxième tour de scrutin !
Seule une majorité hardie -décidée à agir fermement, résolument, contre les oligarchies financières des grands magnats de l'industrie, du commerce, de ^agriculture, dirigés par le Comité des forges des marchands de canons exerçant sur le peuple une dictature de fait, seule une majorité de gauche pourra éviter le cataclysme économique dû au chômage, au marasme commercial, à la mévente de tous les produits de la terre, à la misère des jeunes générations privées de travail ; seule une majorité à sens international pourra éviter une nouvelle guerre l
Pour barrer la route aux hitlériens de France, faut des hommes résolus, des républicains indéfectibles, des démocrates ardents.
Par son essencejmême, par son action, par ses aspirations depuis longtemps affirmées, le parti socialiste prétend mériter toute la confiance populaire.
Nous attendons, avec sérénité, la décision souveraine du suffrage universel qui assurera le triomphe définitif de notre grand parti l
Vive Farrondissement de Saint-Girons I
Vive la République sociale !
François G AM RL
Directeur d’école.
Ancien combattant.
Chevalier de -la Légion dthnnnnur^crok dn guerre.
Candidat da parU sodeditte TL F, L O.,
A CBE
Circonscription d’ARCIS SUR AUBE — NOGENT SUR-SEINE.
M. Emile BRACHARD (Group© républicain radical et radical-sociatisto.)
Elu pour la lre lois le B mai 1932. — Réélu le 3 mai 1930.
Mes chers Concitoyens,
J’ai, dans les communes de la circonscription, rendu compte du mandat qui m'a été confié , il y Et quatre ans, et jTai exposé comment j’ai exercé mon activité parlementaire dans k défense des intérêts agricoles et de ceux de tous les travailleurs en général.
. Organisation durable du marché du blé :
En dehors de l’étatisme (Office du blé) et du corporatisme (solution agraire), je reste partisan de 1 organisation professionnelle en liaison permanente avec le Parlement et le Gouvernement, de façon à permettre la stabilité fies cours par' la résorption des excédents, dès le début de la campagne; le stockage coopératif ; la vente échelonnée.
L'organisation que j’ai contribué à créer dans le département de F Aube, avec mes collègues députés sortants, 55 coopératives de stockage, report des isolés à la Fédération, financement par la Banque de France, a été non seulement apprécié dans la circonscription que je représente, mais au dehors (voir discours du Ministre de F Agriculture du 27 lévrier 1936, — Approbation de l’Association des producteurs de blé. 6 mars 1936 et 20 mars 1936, — L'Action agricole, nn du 16 mars 1930. — Le Fermier , etc.).
Gest cette organisation, nécessaire à la tenue des prix, et seule efficace contre les manœuvres de la spéculation, que j’entends comoléter dans le département.
Commerçants et artisans ;
Secértaire du Bloc du petit commerce et du groupe parlemeninirc de la démocratie économique, j’ai défendu les petits commerçants, petits industriels, façonniers, artisan^, et les associations nationales de ces organismes ont bien voulu me témoigner officiellement leur satisfaction pour avoir notamment obtenu :
Le retour au forfait facultatif;
Le retrait de la circulaire qui pré tondait imposer les artisans a .la tiscali! é comme rclaie ; je leur ai fait rendre leur situation autonome : la loi de 19'23> ta charte des artisans (séance du 26 mars 1935, Journal officiel du 27, p, 1334)*
J’ai travaillé à établir les propositions de loi ci*dessous pour ne parler que des plus récentes :
Crédit mutuel commercial (proposition de loi nD 6716).
L'apprentissage artisanal (votée par la Chambre le 12 mars 1936).
La défense de ^artisanat de la chaussure»
Toutes les questions intéressant les ouvriers et les commerçants ont été suivies par moi avec la plus vigilante attention à la Commission du travail de la Chambre dont je suis secrétaire depuis quatre ans,
JTai voté toutes les lois de protection du commerce et de l'artisanat.
J'ai collaboré à la réduction des importations allemandes de bonneterie pour aider ainsi notre industrie locale»
La ss e des pensions :
Je reste partisan, avec les associations unanimes des anciens combattants, de la Caisse des pensions qui, seule, permettra le rétablissement des anciens combattants dana leurs droits antérieurs*
Nous allons pouvoir bientôt obtenir — nous le pensons du mains — la carte du combattant pour les anciens travailleurs du 47“ régiment territorial d’infanterie.
Les petits propriétaires :
Je suis intervenu en leur faveur, en dernier lieu à la séance de la Chambre du 19 mars 1936 pour défendre leurs droits dans le calcul de la valeur locative*
Les permissions agricoles :
Je les ai fait rétablir de droit (séance du 21 janvier 1936),
Les familles nombreuses :
Je suis père de famille nombreuse. Tout a été fait ou voté par moi pour les familles nombreuses, qu'on ne saurait trop, dans un pays à faible natalité comme la France, encourager et soutenir.
J'ai fait attribuer aux soldats mariés pères de famille les mêmes avantages, dans la nouvelle loi militaire, qu’aux aînés ou soldats de familles nombreuses»
La défense des cheminots :
Le décret-loi du 19 avril, concernant les retraites des cheminots, est celui qui a été le plus profondément modifié» Votre député peut dire, avec fierté, que c est à lui que vous le devez»
J ai obtenu, en dehors d'avantages substantiels pour les vieux travailleurs du rail, des abattements, spéciaux aux cheminots, qui sont revenus de 10, puis de 6 0/0 à des prélèvements de 5, 4 et 3 0/0 sur leurs pensions de retraite, pendant que, simultanément, je faisais aboutir cette grande revendication professionnelle ; la péréquation,
La Fédération nationale des cheminots retraités m7a remercié et publiquement félicité, lors de plusieurs congrès, et récemment par une délibération du conseil d'administration unanime ; de très nombreux groupes de province m’envoient des délibérations m'exprimant leur reconnaissance ; à la Chambre, le 19 mars 1936, après mon intervention pour le vote do projet de loi adoptant toutes mes propositions, successivement, ont reconnu les bienfaits de ta réforme plusieurs orateurs de tous les partis, y compris M. Midol, député communiste et ancien cheminot»
Les révoqués. — C'est moi qui ai fait introduire, dans la loi d’amnistie de 1933, un texte portant réintégration obligatoire des cheminots révoqués.
Le vote de celle loi a été le point de départ des accords de 1933 entre les réseaux et le Ministre de Pépoque, M. Paganon,
Les réintégra Lions ont eu lien.
Les compagnies ont continué à ergoter sur le cas des « licenciés ï, non affiliés au moment de leur révocation. Nous avons lutté, sans répit.
J’ai pu obtenir que les réintégrations des licenciés, anciens combattants, commencent. C’est fait, et j ai l'assurance que très prochainement, des réintégrations auront lieu sur le réseau de l'Est, Le Ministre, M. Camille Chau temps, me Pu fait connaître par écrit.
Je continue à poursuivre mes efforts pour améliorer les conditions dans lesquelles les révoqués, non réintégrables à cause de leur âge, pourront bénéficier d'une retraite proportionnelle, Beaucoup ont déjà profité de ce que j’ai pu obtenir pour eux comme retraite proportionnelle,
J’aî conscience d'avoir rempli mon devoir à l’égard des cheminots ; je me suis toujours imprégné de leur esprit corporatif, dévoué à l'intérêt public, dont mon père a été P un des modestes, mais utiles et consciencieux serviteurs.
Les résultats obtenus. — Ces résultats, c’est le président de la Fédération nationale des retraités des chemins de fer, M. Dîfon, qui s’est chargé de les constater.
Voici en quels termes i! s’exprimait ;
« Par Paction parlementaire de M, Brachard et de celle de la Fédération qui travaillait en plein accord avec le député de NogenL-Arcis, ont été successivement obtenus les résultats suivants :
w Les retraités cheminots échappent complètement aux décrets LavaL
€ Le 31 octobre J 935, iis obtiennent :
«f Réduction de l’abattement sur les retraites de 6 à 5 0/0.
« Les bonifications pour cinquantièmes sont rétablies.
« L’autorisation du cumul des petites pensions est portée à 8.000 francs. a Le t9 mars 1936, une nouvelle étape est franchie sur la voie des améliorations à apporter au décret 4oi du 19 avril J 934.
a Le Gouvernement a déposé sur le bureau de la Chambre, le 17 mars courant, un projet de loi portant modification du régime des retraites des agents des grands réseaux de chemins de fer d’intérêt général.
a Ce projet, approuvé par la Commission des travaux publics le 18 mars, a été adopté par la Chambre des Députés le 19 mars et par le Sénat le 20 mars. Nous en donnons le texte ci-après :
« Celle loi a pour effet : 1° de réduire V abattement de 5 0/0 à 3 0/0 pour les pensions calculées sur une moyenne de traitements ne dépassant pas 14,500 francs, et de 5 0/0 à 4 0/0 pour les pensions calculées sur une moyenne de traitements compris entre 14.500 et 17.000 francs ; 5° de supprimer le a butoir », c’est à-dire d’accorder la péréquation effective sans restriction aux agents retraités avant 1930 et auxquels 1s réduction de l’abattement pouvait apporter une légère amélioration de leur pension antérieure au 1er avril 1934,
f< Au cours de la discussion du projet de loi, nous avons eu la satisfaction de voir tout le monde se rallier à notre façon de voir, celle que nous avons soutenue depuis la parution du décret-loi du 19 avril : s'efforcer d’obtenir des améliorations successives dont puissent bénéficier immédiatement les cheminots retraités âgés èt ayant les plus petites pensions.
« Je suis certain d être ^interprète de tous les intéressés en adressant, au nom de la fédération nationale, nos sincères remerciements à M* Albert Sarraut, Président du
Conseil ; à M, Camille Chau temps, Ministre des: Travaux publics; aux parlementaires qui nous ont soutenu dans notre action et en particulier à M. Brachard qui, depuis toujours, s1 est montré notre dévoué défenseur et qui s’est dépensé sans compter pour taire aboutir en temps utile ce nouveau train d améliorations.
« Nous devons compter sur ces défenseurs pour continuer notre action.
« En ce qui me concerne personnellement, j'aurai eu la satisfaction, pendant mon passage à la présidence de la Fédération, de voir enfin aboutir cette irritante question de la péréquation*
«. Une autre décision importante vient d’être prise par le Parlement après; entente avec le Gouvernement, , c'est l’abrogatian du néia&te décret, du 1.5 juillet interdisant, pour
les. veuves, le cumul dîune pension personnelle et d une pensioii.de réversion.
«... Ucs veuves intéressées vont, donc recevoir leurs deux pensions comme par le passé*
(Exirai l de la circulaire n° Ou Humanisation et péréquation xto la Fédération nationale dea retraité# des chanûuû d*if«r; françals^SiSj rue Polouceau? ^ariâj 18*,)
La crise Financière ;
On pourra vous faire des déclarations solennelles ou des discours à perte de vue sur la crise ünaiicière,
L’état lin a licier du pays — comme celui des autres pays du monde — est la résultante d’une crise universelle qui provient des perturbations économiques profondes nées de la guerre*
11 faut mettre de F ordre dans le chaos de la production* Il faut organiser le travail, afin qu’il y en ait pour tous* Tant que les contribuables de ce pays auront, de par la crise mondiale, leurs ressources diminuées* il est bien évident que la rentrée des impôts s en
ressentira
Je ne pense qu’il y ait, de par le monde, actuellement* un homme capable de résoudre cette crise financière tant que subsistera la crise économique;
Ce qu'il faut, c’est régler la cadence et l'importance de la production, en même temps que la distribution des richesses produites* afin que ne meurent pinède faim des hommes et des femmes dans un monde qui produit de tout en trop grande abondance*
Les décrets-lois :
je continue à répéter que cette question est essentiellement politique* Quand une majorité n'a pas su garder le pouvoir^ elle est mal fondée à reprocher ee qui s est passé
ensuite*
Si la majorité nouvelle est décidée vraiment à abroger les décrets-lois, dans ce qu’ils ont de nuisible à l'économie générale du pays, j *y suis pour ma part entièrement résolu.
Il y a longtemps que je considère qu'il est absurde de prétendre relever l’économie du pays et enrichir un pays si, d'abord, on a appauvri chacun de ses citoyens,
La politique intérieure î
La République a failli être renversée le 6 février* Contre les fauteurs de coup d’Etat, contre tes aventures du fascisme, contre les j entreprises des factieux qui sont toujours appuyés par les oligarchies bancaires ou financières, par les puissants trusts économiques* par l'internationale des munUio niiaires* tous les républicains qui ont au coeur 1 amour ardent de la démocratie ont su w rassembler et doivent tester unis. ;
La défense républicaine étant assurée, c’est à la grande tâche de ré or ganisation économique que doivent s'attacher le Parlement et le Gouvernement, car le rétablissement de 3a sécurité de chacun dans la tranquillité du lendemain et la rentrée en possession ‘d’un salaire normal est le meilleur agent de la lutte contre les troubles sociaux et le fascisme*
La politique étrangère :
La législature qui prend fin a su, dans des circonstances souvent délicates et inquiétantes, préserver la paix.
Maintenant encore, le Gouvernement de M. Sarrau t, qui devrait être appuyé par toute la nation, est engagé dans des négociations di EHciles et graves de conséquences. ïl faut, autour de la France, un réseau puissant d’amitiés et d’appuis sincères et efficaces ; il est nécessaire que le bloc des nations pacifiques soit formé autour de la France, pour éviter à notre pays d’être exposé à devenir une proie tentante ; ïl faut en un mot développer la politique de la S. O* N., le jeu des pactes régionaux d'assistance mutuelle, et la sauvegarde de 3a paix indivisible par le jeu automatique de la sécurité collective,
À ce prix, seulement, le continent européen peut connaître la paix.
Il va de soi que notre pays ne doit négliger aucun effort personnel pour sa sauvegarde * j’ai toujours voté tous les crédits demandés pour la défense nationale,
Mes chers concitoyens,
Je vous ai exposé très simplement les idées qui ont guidé et qui guideront encore mon action parlementaire.
Si elles correspondent aux vôtres, je vous demande de vous grouper nombreux autour de votre parlementaire pour appuyer et rendre plus féconds encore les efforts quTii continuera h fournir ;
Pour la défense des intérêts collectifs de notre circonscription ;
Pour la protection du régime républicain et ia sauvegarde des libertés démocratiques ;
Pour l'organisation professionnelle agricole et du travail en général ;
Pour la préservation de la paix !
Vive la République démocratique et sociale !
Emile RRÀCHARD
Député sortant.
Ci r co n ser iptioa de B A R.-SUR - AUBE — B AR- St T R- SEINE «
M , Maurice ROBERT (Groupe réptibÜe^R radical et radicaA-e<>tfiaiï*Ujf
Elu pour la P fois le 29 avril 1928. — Réélu les -1er mai 1932. si 3 mai 1936.
Mes cli ers Concitoyens,
Depuis huit années, j -ai le grand honneur d’être votre représentant h la Chambre des Députés. C’est dès le premier tour de sciuitiin que vous ai avezj il y a quatre ans, renouvelé mon mandat.
C’est avec la plus, entière conb an en que je me représente devant voua,, car j'ai conscience de n’avoir pas démérité, d’avoir toujours été votre mandataire fidèle dont l’unique * préoccupation a été de servir T intérêt général, de servir la République, de servir le pays et de tenir les engagements pris. *
Je me suis tenu constammeni-en contact avec mes électeurs et j ai voulu, au cours de cette campagne électorale, procéder avec vous à un complet et loyal échange de vues sur tous les problèmes si délicats qui, aussi bien en matière extérieure quen politique intérieure, devront, demain, retenir Inattention du Parlement.
Je vous ai montré comment, au point de vue de vos intérêts immédiats, je comprenais la défense de l’agriculture, de la viticulture, du commerce, de l’artisanat; comment, au point de vue social, j’entendais demeurer l ardent défenseur des travailleurs de la ville et des champs.
L’accueil que vous nvaveE réservé est tel que je suis ïfâr d^avoar été compris: de vous.
Et c’est du fond do emur que je voue dissma reconnaissaiice pour les - multiples témoignages d'approbation que j’ai recueil lis* devons.
Tel j’ai été dans le passé, tel je serai demain : je demeurerai um assidu ; je travaillerai.
Vous savez combien, au cours de ces dfeux dernières législatures, j^ai voulu etre un représentant actif. Brièvement, je veux rappeler quelle a été mon action .
J’ai fait partie de la Commission de renseignement et des beaux-arts dont je suis le premier vice-président, de la Commission des boissons dont je suis secrétaire, de la Commission de la marine et de l'air, du Groupe de défense de 1 agriculture et de la démocratie rurale.
J'appartiens, en outre, à d'autres groupements qui secondent 1 activité parlementaire . Groupe de défense du petit commerce, Groupe des médaillés du travail, des secrétaires de mairie, des vieux travailleurs de l'Etat, des artisans, etc.
J’ai eu I1 honneur d’être nommé, par le Ministre de IT Agriculture, membre de la commission interministérielle de la viticulture, par le Ministre des Pensions, membre du comité interministériel des pensions de guerre, et par le Ministre de 1 Education nationale, membre du Comité d’attribution des bourses pour l’enseignement supérieur, membre de la commission de la Champagne délimitée, défenseur au Conseil général, comme h la Chambre * de l’Aube en Champagne.
De plus, è l'unanimité des membres, j’ai été désigné par le Syndicat général des bouilleurs de cru, comme membre de son conseil général.
Au sujet d’un grand nombre de questions relatives a ^agriculture, à la viticulture, à renseignement, je suis intervenu à la tribune de la Chambre,
D'importants rapports me furent confiés* J’ai eu la satisfaction de les voir tous acceptés et, en majorité, leurs conclusions furent votées par la Chambre des Députés et certaines -d’entre elles parle Sénat.
J'ai dénoncé, à la tribune plusieurs abus administratifs, j’ai demandé la suppression de l'admission temporaire et ai joint mes elForts pour la défense du marché du blé, tant en séance publique que dans le Group© de défense de l'agriculture et de la démocratie rurale. Je ne rappellerai pas ici, en détail, mes interventions au sujet de 1 organisation et du payement rapide des allocations de solidarité aux cultivateurs et vignerons atteints par les calamités atmosphériques, l’attribution de la médaille du combattant volontaire que j'ai proposée et qui a été votée, l'accession des mutilés du travail aux emplois réservés et qui fut votée par les Commissions du travail et des pensions, l’organisation des écoles géminées exposée par mes soins et votée par les deux Chambres, la suppression de la fabrication du mousseux en Champagne délimitée, rapportée également par nies soins et volée par les deux Chambres* Je ne rappellerai pas plus en détail mon action en faveur des bouilleurs de cru et les améliorations modestes, en attendant le retour à la loi de 1906, que j’ai pu obtenir. A la séance du 19 juin 1934, le Ministre des Finances a déclaré que les articles premier et 2 de mon rapport seraient acceptés par le Gouvernement. À la rentrée prochaine, la Chambre sera appelée à voter un rapport adopté à l’ unanimité et oû5 dans un texte législatif, l'expression « méthode champenoise >y est remplacée par u fermentation naturelle en bouteille » et où l’inscription à l’encre rouge d’imprimerie est rendue obi ig a Loire , sur les bouteilles de mousseux, du lieu de fabrication*
Au cours de ma eampagne électorale, j’ai donné, au sujet de toutes ces interventions, les détails nécessaires.
Je ne rappellerai pas plus. q.ue= j’ai pu obtenir de la Chambre le vote de la nomination des instituteurs par les inspecteurs d’académie au lieu de leur nomination par les Préfets*
Je ne parlerai pas ici de mon action en ce qui concerne la taba culture, l'aide que j’ai apportée aux communes sur divers points (adduction d'eau, rétablissement de recettes buralistes, etc,).
Dans les circonstances économiques actuelles, je me tournerai sans cesse vers les besoins de f agriculture, de la viticulture, de l'artisanat, du petit commerce, sources de la vitalité de nos régions. Il serait superflu que je répète ici ce que j’ai dit au cours de ma campagne électorale, surtout en ce qui concerne le marché du blé.
Si j’ai la satisfaction du devoir accompli, j’ai aussi la satisfaction d’avoir reçu h récompense de mes eiïorts :
En 1932, j’ai été réélu député au/l" tour de scrutin ;
En 1934, j’ai été réélu conseiller général des Riceys, au 1er tour de scrutin ;
Eu 1,935, j’ai été élu pour la première fois conseiller municipal de Bar-sur-Seine, au lour de scrutin ;
A la Chambre des Députés, mes collègues m’ont élu deux fois premier secrétaire*
Voilà pour le passé.
Je me garderai de vous faire des promesses, m&a actes répondent pour moi, et je veux me borner à une déclaration générale:
Ardent républicain, j’entends ne pas laisser toucher aux conquêtes de la démocratie et je défendrai le régime parlementaire, sauvegarde de nos libertés, contre- tou tes les tentatives des factieux.
Au point de vuo. extérieur, je demeure lidète à la politique de rapprochement de tous les peuples, Républicains, nous avons mis notre confiance et notre espoir dans] a Société des Nations qui doit organiser la sécurité collective- Nous voulons encore croire J qu’elle
pourra utilement remplir la noble tâche qui lui est assignée. Tout doit être tenté pour supprimer le crime qu’est la guerre. J’entends, quant à moi, êt:e Tardent serviteur de la paix. Je suis du terroir. Vous connaissez mes origines, ma vie, mes sentiments. Je ne puis que vous répéter ce que je vous ai dit en 1928 et 1932 s la députation a été pour moi l'occasion de servir, du même cœur, le Pays et la République.
Si, comme je Tespère, vous me faites à nouveau confiance, je continuerai. Je reste fidèle à mon idéal de justice sociale et de fraternité, qui est certainement le vôtre.
Vive la République laïque, démocratique et sociale !
Vivent les Deux-Rars !
Maurice ROBERT Député sortant.
Ancien premier secrétaire de la CfcuMïibns,
Conseiller général defl Riceyfi,
Conseiller municipal tic Bar-suir-Seine,
Membre du Comice agricole
des Sociétés d'agriculture de Bar-sur- Aube et Bur-sur-Semè*
1IC circonscription de TROYES,
M . ReniS: PLARD
(Groupe du E’arti de Vüaïtê prolétarienne-)
Elu poor la lre fuis le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936.
Au* électeurs de la !re circonscription de Troyes !
Le 8 mai 1932, vous m’avez accordé 9.701 voix et vous ave?- fait de moi voire député. Apres quatre années d exercice de ce mandat, je me présente à nouveau à vos Biifhages Vous aller pouvoir me juger d’après mes actes.
Je confie k voire examen et mes interventions et mes voies -
Paysans, ouvriers, commerçants, Foifct ion na ires, j’ai eu le souci constant de demeurer fidèle aux engagements pris devant vous et envers vous \
“ j ai confiance dans votre verdict I
René PLARD
Avocat.
Maire de Troyrs, Conseillai* général.
Programme du Rassemblement Populaire
Revendications politiques.
L — Défense de la liberté :
1° Amnistie générale ;
2° Contre les ligues fascistes :
a) Désarmement et dissolution effective des formations paramilitaires, conformément à la loi ; ,
b) Mise en vigueur des dispositions légales eu cas de provocation au meurtre ou d’attentat à la sûreté de 1 Etat ;
3» Assainissement de la vie publique, notamment par les incompatibilités parlemenlaires.
4° La pressa *
,0 Abrogation des lois scélérates et des décrets-lois restreignant la liberté d’opinion ;
b) Réforme de la presse par l’adoption de mesures législatives :
1° Qui permettent la répression efficace de la diffamation eL du chantage ;
2“ Qui puissent assurer aux journaux des moyens normaux d existence, qui les obligent à rendre publique l’origine de leurs ressources, qui mettent fin aux monopoles privés de la publicité commerciale et aux scandales de la publicité financière, et qui empêchent enfin la constitution de trusts de presse ;
c) Organisation des émissions radiophoniques d’Etat en vue d’assurer l’exactitude des informations et l’égalité des organisations politiques et sociales devant le micro.
5° Libertés syndicales :
a) Application et respect du droit syndical pour tous ;
h) Respect du droit des Femmes au travail,
0° 1/ecoie et la liberté de conscience :
a) Assurer la vie de l’école publique, non seulement par les crédits necessaires, mais par des réformes telles que la prolongation de la scolarité jusqu’à M ans eL la mise en pratique, dans l’enseignement du second degré, d'une sélection indispensable comme complément de la gratuité ;
b) Garantir à tous, élèves et maîtres, la pleine liberté de conscience, notamment par le respect de la neutralité scolaire, de la laïcité et des droits civiques du corps enseignant.
7° Les territoires coloniaux :
Constitution d’une Commission d’enquête par’emen taire sur la situation politique, économique et morale dans les territoires français d’outre-mer, notamment dans 1 Afrique française du Nord el r Indochine.