‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 138 sur 186 · SARTHE · texte numérisé non relu

SARTHE

Circonscription de LA FLECHE.

M. Juaw MONÏIGN Y

(Groupe'-' dè la' gauche démocratîqûe et râdféàfe ‘indépendante.)

Élu pour la 1™ "fois le H' mm 1924: — Réélu les 29 avril' 1928, lej mai 1932

et 26 avril 1936,

Mes chers Concitoyens,

Arrivé au terme de mon mandat, j'ai accepté de solliciter à nouveau la lourde .responsabilité de vous représenter à la Chambre pendant une période qui peul-être singulièrement grave pour notre pays.

La paix ;

Eli effet, la paix européenne, depuis plusieurs mois, est menacée. Une politique exte* rieure de prudence, de v o lo il lé p ac ï fi q u e o b s L i né e e t. m i e ■ 1 a rg e u ni o n des: citoyens^ appuyéesur 1 amélioration incessante de la délense nationale, s'impose à nous Nous n'accepterons pas que soient compromis l'honneur du pays et les grands intérêts nationaux. Mais nous ne tolérerons pas non plus que la France soit entraînée dans la guerre pour des intérêts étrangers ou par des engagements internationaux imprudents qui dépassent les obligations déjà étendues résultant du Pacte de la Société des Nations,

Patriote et pacifiste, ancien combattant, père de famille partageant les angoisses de vos foyers, je lutterai jusqu'à 1 extrême limite de mes forces^ pour la paix dans là dignité, je barrerai la route à toute guerre qui ne nous serait pas imposée par le devoir sacré de défendre le sol national,

La politique intérieure :

La nécessité d établir un climat favorable à la reprise des affaires et au rétablissement définitif de nos finances demande plus que jamais cette large union des républicains que je recommandais déjà en 1930 et qui s'est avérée indispensable de 1934 à 1936, Aucune agitation tendant au renversement de nos libres institutions ne doit être tolérée, qu’elle soit inspirée par des arrières-pensées fascistes ou par la préparation d’une et dictature diu prolétariat », Il faut appliquer fermement aux factieux, quels qu'ils soient, la législation de défense républicaine dont j ai voté récemment le renforcement; mais nous sommes aussi contre toute complaisance vis-à-vis des deux partis socialistes marxistes qui pré-

parent la fusion des collectivistes et des communistes en un parti unique dont le programme comporte : la suppression de nos liberté^ celle tic la propriété privée; du commerce libre, remplacés par la mainmise de l Etat sur toute l'activité économique du pays et les biens des citoyens. « Ni fascisme, ni socialisme révolutionnaire ' », tel est îe mot d’ordre que je propose au grand rassemblement républicain qui triomphera, comme en 1932, dans notre arrondissement.

Dans une époque où s’impose la concorde républicaine; il faut éviter le retour des querelles religieuses ; je persiste à croire que seul peut obtenir ce; résultat un Etat laïque, c’est-à-dire neutre. vis-à-vis de toutes les croyances, garantissant à tous le plein exercice de là liberté de conscience, pratiquant avec libéralisme un sincère respect de touics les opinions.

Politique économique et financière :

La crise économique s’est durement et longuement appesantie sur le monde et sur la f rance ; un apaisement de la situation internationale, des élections qui donneraient confiance dans le maintien dm calmej intérieur, dans la stabilité gouvernementale et un fonctionnement sain du Parlement devraient favoriser promptement une reprise des affaires, qui s’est déjà manifestée dans les pays touchés avant le nôtre et dont l'effet améliorerait la situation de nos finances; Dès ces conditions réunies, il faudra procéder à une réduction massive des impôts et frais de transport pour imprimer un élan décisif au démarrage économique. Je lutterai contre les abus du grand capitalisme, ainsi que je l ai fait en prenant position contre le projet de loi sur les ententes professionnelles obligatoires soutenu par M. Flandin et qui offrait le danger d'étendre l’emprise des cartels et des trusts sur la vie économique.

ions mes soins continueront à aller à la défense des intérêts agricoles, commerciaux^ artisanaux, ouvriers,

Lo particulier, il faut tenacement poursuivre la revalorisation des produits agricoles jusqu à la restauration de l’équilibre entre les prix de vente, des produits de la terre et les charges qui pèsent sur nos agriculteurs.

Ceux-ci connaissent les efforts que j’ai déployés: pour eux du début à la fin de la dernière législature, fidèle à une méthode qui a fait ses preuves et qui était récemment approuvée par les représentants qualifiés des commerçants et industriels du département, je resterai en étroit contact avec vos municipalités, avec les représentants des intérêts professionnels pour la défense de tous les intérêts locaux.

Particulièrement attaché à ta défense des familles nombreuses, des anciens combattants, des déshérités de la vie, j’aurai la volonté de poursuivre le progrès démocratique et la justice sociale sans connaître d’autre frein que celui des possibilités de réalisation, notamment dans Tordre iinancier.

Les fonctionnaires, du fait des pouvoirs qu’ils détiennent, ont des devoirs qu’il faut, au besoin, leur rappeler ; ils ont aussi des intérêts légitimes dont j’entends être le libre défenseur.

La réforme de LEtat :

Mais l'expérience de douze années de vie parlementaire m*a donné' lin conviction que facoom plissement dès réformes nécessaires, J a continuité indispensable de l’action gouvernementale exigent Une réforme de T Etat républicain.

Je suis, notamment, partisan de la réduction du nombre des parlementaires^ de là remise en usage du droit de dissoudre la Chambre quand le chef de LEtat le jugera nécessaire, de l’institution du referendum, c’est-à-dire de consultations populaires porlanL. sur un problème déterminé quand un nombre suffisant d’électeurs le sollicite, de la , simplification, nécessaire de nos administrations.

Appel aux républicains :

J'ai la conviction qu’avec l’aide de tous les républicains, l’approbation du corps électoral ira, comme en 1932, à un Lel programme inspiré par l’intérêt général du pays et par l'esprit de mesure et de bon sens qui caractérise notre région. Je fais appel aux jeunes dont je connais les difficultés et auxquels Inorganisation économique et sociale de demain devra assurer la sécurité méritée par le travail.

En terminant, je formule les vœux suivants :

« Vive, heureux et prospère dans la paix intérieure et extérieure maintenue, notre cher- arrondissement î

« Vive la France !

« Vive la République ! »

J kan MONTfGNY

Républicain radical, — Députe sortant.

Conseiller général, — Maire de Chjmlenay* Président du Comice agricole do Mayct,

Officier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre.

Candidat d’union des républicains.

Circonscription de MÂMERS.

M. Bernard d'ÀïLLIÈRES [Groupe de la Fédération républicaine de France.)

Élu pour la fois le 26 avril 1936.

Mon cher concitoyen,

N’obéissant à aucune espèce d’ambition personnelle, je n’ai pas voulu me dérober au devoir qu’on me demandait de remplir dans un moment particulièrement tragique pour notre pays.

En 1932, comme en 1924, le Cartel des gauches a pris le pouvoir. Vous l’avez vu à l’oeuvre, vous êtes à même de le juger. Les gauches ont démontré pour la seconde fois, et avec quel éclat, cpie, capables de s’unir pour se faire élire, elles sont, par contre, incapables de tenir aucune de leurs promesses une fois au Gouvernement.

En 1932, comme en 1924, les divisions entre les radicaux et les socialistes ont provoqué une série de crises ministérielles (6 Gouvernements en vingt mois), l'anarchie à la tête de l’Etat, le mécontentement et le trouble dans le pays.

En 1932, comme en 1924, les radicaux, cédant à la démagogie soeialisLe, furent incapables d’équilibrer le budget et de le faire voter à temps, de réaliser les économies promises ;

25 milliards d'emprunts ;

Une conversion de rentes qui se solde par une perte de 18 milliards pour la petite épargne et par une centaine de millions de bénéfice pour les banques ;

4 milliards de déficit, tel était le bilan du Cartel en 1934,

lJes Gouvernements sans autorité et une majorité soumise à des influences occultes ont abandonné sans défense l’économie nationale à la spéculation de la finance internationale. Vous connaisses le résultat. Ce fut :

Pour l’ agriculture, dès juillet 1932, la crise sans précédent dont vous souffrez encore ;

Pour le commerce et l’industrie, écrasés de charges fiscales, une paralysie à peu près générale ;

Pour les ouvriers, le chômage total ou partiel, avec son cortège de misères et d’angoisses.

Et pendant ce temps :

Les pilleurs de 1 épargne du type Stavisky spéculaient sur la misère générale avec la complicité démontrée rie députés et même de Ministres, tous élus du Cartel des gauches.

Vis-à-vis de l’étranger, même faiblesse et même incapacité qui favorisent l'arrivée au pouvoir dé Hitler en Allemagne.

Les capitulations succédèrent aux capitulations : les droits de la France aux réparations, dette sacrée, ont été abandonnées a Lausanne sans contre-partie par M, Herriot, qui prétendait quand même nous faire payer l’ Amérique.

Ln résumé, la France, dépouillée des derniers bénéfices de la victoire, se trouvait en 1934 aussi menacée qu’en 1914, totalement isolée en Europe et l’œuvre de paix de la Société des Nations était gravement compromise*

En 1932, apres deux ans d'expériences désastreuses, le Cartel s’est effondré tragiquement et dut faire appel à ses adversaires pour réparer tant, bien que mal les conséquences de ses fautes. L'histoire se répétait et Ooumerguc, en 1934, joua le rôle de Poincaré en 1920.

Et maintenant, pour conserver ses mandats* ses sièges eL les places — toutes les places — le Cartel se reconstitue sous le nom de Front populaire.

Sans aucun souci des intérêts vitaux delà nation, les radicaux se sont mis à la remorque des communistes, agents en France des Soviets et vrais maîtres du Front populaire, dans le seul but de reprendre ïe pouvoir*

Si le front populaire est maître demain de la France, les communistes y feront la loi pour les Soviets* Les malheurs de 1924 et 1932 ne seraient rien comparés à ceux qu’ amènerait le Front populaire.

Le Front populaire, c'est Y aventure ;

Le front populaire, c’est la révolution ;

Le Front populaire, c’est la guerre.

Si vous voulez F ordre indispensable au travail et à la renaissance économique ;

Si vous voulez le progrès social ;

Si vous voulez sauver la paix,

Il faut barrer la route aux hommes du Front populaire*

L heure décisive est venue où, conscients de la gravité de la situation avouée par MM. Sarraut et Fl andin, chacun doit prendre ses responsabilités*

Je suis donc candidat*

Mes opinions n’ont pas varié depuis 1928 ; mon programme, le voici :

Ancien combattant, père de 7 enfants, sachant ce qu’ont enduré mes camarades combattant ë et mutilés et dévoué à tous leurs intérêts, je peux mieux que quiconque vous déclarer que je suis partisan d une politique de paix* Il s’agît, avec réalisme et sang-froid, écartant louL vain regret et tout esprit d’aventures, de veiller fermement a la sécurité de nos frontières. Nous ne pouvons plus que compter sur nous et sur les amitiés fidèles que nous saurons grouper.

Au point de vue financier, je veux :

Des économies réelles et utiles : il faut mettre fin à Fère des gaspillages ;

Une transformation des monopoles d'Etat, dont r exploitation est si onéreuse pour le Trésor ;

La suppression de toutes les mesures d’inquisition fiscale, de ;1 arbitraire et de l'ingérence de r Pilai ;

L’allégement des charges fiscales écrasantes qui tuent le commerce et ^industrie ;

L’abandon de la politique d’emprunt et le retour à celle d’amor iissement.

Au point de vue économique ;

D 1 a b o r d , défense de Ta gri c u 1 tu re .

Agriculteurs,

Depuis quatra ins, vous êtes les victimes des lois que le Parlement a votées, soi disant pour vous défendre. Le moins qu’on en puisse dire est que leur incohérence prouve Tin eapacité de ceux qui les ont faites.

Ecrasés sous un nombre incroyable de décrets, vous avez subi tous les contrôles et toutes les vexations et, -aujourd'hui encore, malgré le retour a une sobdisante liberté, l’Etat vous brime de toutes les façons.

Ce n’est pas cela que vous avez voulu .

Agriculteurs, vous êtes le nombre, vous êtes l’élément le plus solide de la nation. Sans vous, commerçants, artisans, ouvriers de nos campagnes et de nos petites villes ne peuvent pas vivre. De votre sort dépend le sort du pays tout entier.

On doit vous protéger et vous permettre de vivre. Vous ne demandez pas Fim possible, mais simplement que vos produits soient vendus au même coefficient que celui des marchandises que vous achetez,

La répression impitoyable de toutes les fraudes, la réglementation sévère de toutes les importations et de F admission temporaire, la baisse du prix des engrais et des transports doivent suffire à assurer à l’agriculteur le bien-être nécessaire.

\\ vous appartient d'exiger du Gouvernement les mesures utiles pour assurer la protection, dans la liberté, de votre famille et de votre mêLier. Unissez-vous pour imposer vos volontés, vous me trouverez toujours à vos côtés.

Le chômage, comme la crise économique, sont l’efiet de la baisse des produits du soi.

Pour mettre fin à la paralysie du commerce et au chômage ouvrier, il faut avant tout restituer le pouvoir d’achat aux agriculteurs, qui représentent 70 0/0 des consommateurs.

Au point de vue social, je veux :

La protection de la famille, particulièrement des familles .nombreuses ;

La sauvegarde de la propriété individuelle, légitime récompense du travail et condition indispensable, du progrès économique ;

La protection de l’épargne ;

La diffusion plus large de renseignement ;

L’amélioration du sort matériel et moral du travailleur.

Je suis le défenseur résolu de toutes les libertés,

La icforme de l’Etat est une de mes principales préoccupations.

Le Parlement s’est révélé incapable de travailler utilement ; il a renversé six Ministères en deux ans, onze en quatre ans, rendant ainsi tout programme impossible à réaliser.

Une réforme profonde s’impose d’urgence pour assurer la stabilité ministérielle et le travail honnête du Parlement.

Je sais partisan d'une diminution importante du nombre des députés, de la présence obligatoire, de la dissolution de la Chambre à' chaque chute de Ministère et de Finterdiclion pour les députés de proposer des dépenses.

L'inconcevable attitude du Parlement dans la discussion des lois, Fexemple déplorable de duplicité qu'il a donné lors des débats de la réforme électorale, le vote scandaleux de F augmentation du nombre des députés, le 12 mars dernier, a dressé contre lui Fopinion de tout le pays. Il Tan! que tout cela change.

Une Chambre responsable et disciplinée, un Gouvernement stable sont seuls capables de diriger utilement les affaires de la France,

Les élections du 20 avril présenteront un caractère d’exceptionnelle gravité. Les partis d'ordre et de déordre vont s’affronter, l'équivoque nTest plus permise et vous saurez la dissiper.

Il faut à la place des partis divisés un grand parti des hommes décidés à 1 aller contre la révolution pour le saint du pays et pour la paix.

C'est cette politique que je vous invite à faire triompher sur mon nom et que je m'engage à soutenir fidèlement et loyalement.

Vive la France I

Vive la République !

Bernard d'ÀILLIÈRES

Docteur on droit*

Médaillé militaire. — Croix de guerre,

Maire dT Ai [Hères.

Conseiller général de la Fresnaye, Président du Gomiee et des association? agricole? du canton de la Fresnaye.

Candidat de conccirt ration républicaine. i

lrs circonscription du MANS,

M . F: rançois S À U D U B R A Y {Groupe démocrate populaire,)

Elu pour la 1re fois le 27 février 1027. — Réélu le 3 mai 1926.

Mes chers concitoyens,

Sollicité par les groupes de FUnion républicaine de la Sarthe (Fédération républicaine, Alliance démocratique, Parti démocrate populaire), de poser ma candidature à l’élection du 26 avril, j'ai Fhonneur cleme présenter â vos suffrages.

lia prochaine consultation électorale présentera un caractère de gravité exceptionnelle en raison des difficultés que traverse notre pays,

Ces difficultés, vous les connaissez :

Au point de vue fin a acier ;

C’est le déficit installé de façon permanente dans notre budget ; une crise de trésorerie

cui? à tous moments, oblige l'Etat à recourir à des emprunts onéreux et menace la stabilÿé de notre monnaie; une dette intérieure atteignant 350 milliards et nécessitant une annuité de 20 milliards pour le seul service des intérêts et de la dette viagère.

Au point de vue économique :

C’est le chômage ? réduisant à une situation désespérée des centaines de milliers de travailleurs.

C’est la situation tragique de nos agriculteurs n’arrivant plus à écouler leurs produits ou les vendant trop souvent au-dessous du prix de revient; situation particulièrement grave pour les jeunes ménages ruraux, endettés, incapables de faire face k leurs engagements, menacés de saisie et n’arrivant plus à trouver dans l’exercice de leur profession les moyens d’existence auxquels ils ont légitimement droit.

C’est la situation angoissante du commerce, de L’industrie, de l’artisanat, accablés d’impôts, victimes de la concurrence effrénée de trusts puissants (magasins à prix uniques, camions bazars, etc.) ou de vendeurs sans scrupules échappant à toutes les charges qui les écrasent.

C’est l’inquiétude des anciens combattants dont les sacrifices risquent d’avoir ôté consentis en vain.

C'est la détresse poignante des jeunes qui ne trouvent plus à employer leurs forces vives.

C’est la misère des petits rentiers eL des petits propriétaires dont l'avoir diminué de jour en jour — risque de sombrer dans une nouvelle aventure financière.

Ces difficultés ont créé dans T opinion publique un état d’inquiétude profond.

Inquiétude aggravée par la constatation que le système parlementaire actuel, dominé par les passions politiques ou les intérêts particuliers, débordé par les événements et l’ampleur même des problèmes qui se posent devant lui, déconsidéré par des scandales financiers, s’est révélé incapable de se discipliner et d’apporter les solutions nécessaires.

Et voici qu’au cours des dernières semaines, Phorizon de notre politique extérieure s’est brusquement assombri.

Un tel état de choses j infiniment plus grave que toutes les discussions politiques autour desquelles survivent des passions périmées, appelle l’union des bonnes volontés pour instaurer les réformes indispensables afin d’assurer un meilleur fonctionnement de nos institutions parlementaires, renforcer l’autorité de l’Etat et améliorer notre situation économique.

Réforme de l’Etat :

Je suis partisan :

De la représentation proportionnelle intégrale ;

De l’ exercice normal du droit de dissolution ;

De l'institution du referendum populaire qui permettra au pays de faire connaître directement son avis ;

De la suppression de 50 0/0 du nombre des députés, les assemblées délibérantes trop nombreuses ne pouvant faire aucun travail utilisé ;

D'une réforme clés méthodes de travail qui mettra fin à l’instabilHé ministérielle et aux dépenses démagogique, par la suppression du droit pour les députés de proposer des dépenses.

Mais rien ne sera fait de durable, de sérieux, dans le sens de la réforme de L’Etat, tant qu’on n’aura pas compris îa nécessité d'intégrer, dans nos institutions1 politiques, les grandes forces économiques, professionnelles, familiales et sociales, qui forment la base même de nos activités.

C'est pourquoi je crois indispensable d'envisager la création — à côté des Chambres politiques — d’une chambre économique consultative dont l'actuel Conseil national économique est un commencement de réalisation.

Réformes administratives :

' Des réformes apparaissent non moins indispensables dans l’ordre administratif, il importe de rajeunir, de décentraliser et de simplifier notre Administration,

Réforme fiscale :

La fiscalité compliquée et tracasssière doit être réformée ; les charges trop lourdes qui paralysent la production eL les échanges doivent être allégées. Des mesures doivent être prises pour protéger la petite épargne scandaleusement pillée.

Réforme de renseignement :

Notre enseignement doit s'efforcer de développer au maximun les aptitudes des enfants les mieux doués, sans distinction de foi tune et tendre à la création des élites dont le besoin se fait sentir dans toutes les professions; iî sera utilement complété par une organisation rationnelle de l'apprentissage.

Cette réorganisation de notre enseignement doit cire envisagée dans le cadre de la liberté, du respect des consciences et à l’abri de toute propagande antinationale.

Réformes économiques :

La situation économique exige un vigoureux effort de redressement. 11 faut h la fois prendre les mesures immédiates qui permettront de résorBer Je chômage, ranimer notre activité et, clans îe même temps, aménager l'avenir en adaptant notre économie au progrès de la technique moderne.

Mesures immédiates :

Deux constatations de fait doivent nous guider dans l'action à entreprendre. La première est que notre pays est resté — fort heureusement d'ailleurs — un pays à prédominance agricole; nos agriculteurs représentent, pour le commerce et l’industrie nationales, le meilleur et le plus sur débouché. La seconde, c'est que la plupart des pays cherchent aujourd’hui i\ vivre en économie fermée, n'achetant à l’extérieur que le minimum indispensable. Que ce ne soiL pas un idéal, nous en serons volontiers d'accord, mais c’est un fait dont nous devons tenir compte.

Tirant la conclusion de ces diverses constatations, il apparaît indispensable de chercher à relever le pouvoir d'achat de nos agriculteurs, de les pro léger dans la vente de leurs produits trop souvent sacrifiés par des accords douaniers désastreux. Nous redonnerons, par là même, un clientèle à notre commerce et à notre industrie, aidant ainsi à une reprise économique générale.

La création d’un Ministère de l'Economie nationale, remplaçant les actuels Ministères du Commerce et de l'Agriculture, permettrait de cooi donner les efforts et faciliterait l'exportation de nos produits industriels ou agricoles, par une politique d’échange dont il apparaît bien que nous nous sommes trop longtemps désintéressés; le déficit constant de notre balance commerciale nous en fournit hélas ! la triste constatation.

Chômage

L'amélioration de la situa lion agricole contribuera à résorber une partie du chômage ; pour la solution de ce grave problème, il apparaît utile d'envisager de grands travaux*

Diverses mesures auraient pu apporter déj& une amélioration à noire situation : *

Protection de la main-d’œuvre nationale ;

Encouragement au retour de Ja mère au foyer. Nous avons 500.000 chômeurs dans un temps où plus d’un million de femmes — et nombre d’entre elles sont des mères de lamiJle — ont pris la place des hommes clans les usines. Une législation sociale avertie donnerait^ celles qui le désirent , et ne travaillent que par nécessité, la possibilité de se consacrer à leur rôle de mères de famille.

Au point de vue social - comme au point de vue moral •— le pays n'aurait quà y gagner .

Mesures d’avenir :

Mais l’ensemble de ces mesures ne saurait nous faire oublier que la crise économique a des causes profondes ; en particulier, qu'elle est née d’un manque d'adaptation de notre économie aux techniques modernes, aux transformations gigantesques survenues dans 1 omre de Ja production et qui aboutit a cette situation paradoxale i le monde regorge de richesses dans un temps où des millions d’êtres humains manquent du nécessaire.

La tâche s’impose de rechercher et de préparer les solutions à un tel état de choses.

Repoussant l’économie dirigée par Pétât incompétent — les différentes lois sur les blés nous ont fourni une occasion de le constater — nous rejetons également les solutions social o -communistes qui aboutissent à la destruction de la propriété individuelle, à la disparition du commerce et des classes moyennes, à la suppression des libertés auxquelles nous sommes profondément attachés, par l'instauration au moyen des u vacances i>, de la dictature d’une bureaucratie è la liste.

C’sst dans le cadre de l'organisai ion professionnelle qu'il est possible de trouver la solution*

Dans une société bien organisée, le droit à Ja vie — donc le droit au travail — — doit être accordé à tous et nous devons tendre vers une augmentation constante du pouvoir d’achat des masses qui permettra d’accroître leur bien-être.

Partisan résolu de la liberté dans tous les domaines, je crois indispensable d’organiser cette liberté et de reprimer les abus qu on pourrait commettre en son nom*

Au point de vue extérieur :

Nos efforts doivent tendre vers la paix par l'organisation de la sécurité collective. Mais, dans les circonstances graves que nous traversons, notre pays ne saurait amoindrir ses propres moyens de défense.

L Allemagne, après s être retirée de Ja Société des Nations, après avoir déchiré les clauses financières et militaires du traité do Versailles, a procédé à un réarmement intensif et vient de déchirer le pacte de Locarno,

Devant cette menace et dans l étal actuel de trouble européen, la France doit rester forte et unie , rien ne doit être négligé pour lui assurer la force matérielle et morale qui ne conditionne pas seulement sa sécurité, mais aussi la paix du monde.

tulles sont, mes chers concitoyens^ les idées qui me semblent devoir orienter notre vie politique et notre activité économique.

Il vous apparaîtra comme à moi qu i! est possible de réaliser Funion des Français sur un semblable programme,, au-dessus des partis politiques.

L rùssons-nous donc pour mettre fin à la politique des camarades, des sociétés secrètes, des puissances d argent, des combinaisons politico-financières. Travaillons â instaurer une république propre et honnête.

Ne confions pas nos destinées au Front populaire, à prédominance socialo-communiste. Nous nous exposerions à courir Je risque d^une tragique aventure se terminant par la guerre civile^ la révolution sociale et peut-être la guerre étrangère*

"Je Tais confiance aux électeurs de la lrB circonscription du Mans dont je connais la sagesse, le bon sens et l'amour du travail.

En s’affirmant sur mon nom le 26 avril, ils témoigneront une fois de plus de leur volonté de travailler dans la paix, la liberté, l'ordre et la justice sociale, au redressement de notre situation, à la prospérité et à la grandeur de notre beau pays.

Vive la République !

Vive la lr* circonscription du Mans E

F r an çoi s S A [J D U B R A Y .

Ancien dépu Lo de la Saillie.

Conseiller générai.

Industriel*

Crou de guerre.

Républicain démocrate.

Candidat. d'union républicaine.

2e circonscription du MANS.

M. Paul GO U SS U

(Groupe démocrate populaire.)

Elu pour la tre fois le 3 niai 1936;

Mes chers Concitoyens,

Sollicité par les groupes de T Union républicaine de la Sarthe et par de nombreux amis, maires, conseillers d’arrondissement ou conseillers généraux de la 2B circonscription du Mans, de poser ma candidature à l'élection du 26 avril, j’ai rhonnaurde me présentera vos suffrages,

La prochaine consultation électorale présentera un caractère de gravité exceptionnelle en raison des difficultés que traverse notre pays.

Ces difficultés, vous les connaissez :

Au point de vue financier :

C’est le déficit installé de façon permanente dans notre budget ; une crise oe trésorerie qui, à tous moments, oblige T Etat à recourir à des emprunts onéreux et menace la stabilité de notre monnaie ; une dette intérieure atteignant 350 milliards et nécessitant une annuité de 20 milliards pour le seul service des intérêts et de la dette viagère.

Au point de vue économique :

C’est le chômage, réduisant à une situation désespérée des centaines de -milliers de travailleurs*

C’est la situation tragique de nos agriculteurs n'arrivant plus à écouler leurs produits ou les vendant trop souvent au-dessous du prix de revient; situation particulièrement

grave pour les jeunes ménages ruraux, end e Liés, incapables de faire face à leurs engagements, menacés de saisie et n' arriva ni plus à trouver dans l’exercice de leur profession les moyens d existence auxquels ils ont légitimement droit.

C’est la situation angoissante du commerce, de l’industrie, de farüsanat, accablés d’impôts, victimes de la concurrence effrénée de trusts puissants (magasins h prix uniques, camions-bazars, etc.) ou de vendeurs sans scrupule échappant à louLes les charges qui les écrasent.

C'cbt r inquiétude des anciens combattants dont les sacrifices risquent d’avoir été consentis en vain.

C’est la détresse poignante des jeunes qui ne trouvent plus à employer leurs forces vives.

C’est la misère des petits rentiers et des petits propriétaires dont l’avoir — diminué de jour en jour risque de sombrer dans mie nouvelle aventure financière.

Ces difficultés ont créé dans 1* opinion publique un état d’in quiétude profond.

Inquiétude aggravée par la constatation que le système parlementaire actuel — dominé par les passions politiques ou les intérêts particuliers — débordé par les événements et l’ampleur même des problèmes qui se posent devant lui, déconsidéré par des scandales financiers, s est révélé incapable de se discipliner et d’apporter les solutions nécessaires.

Et voici qu’au cours des dernières semaines, l'horizon de notre politique extérieure s’est brusquement assombri,..

Un tel état de choses, infiniment plus grave que toutes les discussions politiques autour' desquelles survivent des passions périmées, appelle f union des lionnes volontés pour instaurer les réformes indispensables afin d’assurer un meilleur fonctionnement de nos institutions parlementaires, renforcer l'autorité de l'Etat et améliorer notre situation économique.

Réforme de l lilat :

Je suis partisan ;

De la représentation proportionnelle intégrale ;

De l’ exercice normal du droit de dissolution ;

De P Institution du referendum populaire qui permettra au pays de faire connaître directement son avis ;

De la suppression de 50 0/0 du nombre des députés, les assemblées délibérantes trop nombreuses ne pouvant faire aucun travail utilisé;

D’une réforme des méthodes de travail qui mettra Jin à l’instabilité ministérielle, aux dépenses démagogiques, et accélérera les travaux parlementaires.

Mais rien ne sera fait de durable, de sérieux, dans le sens de la réforme de l’Etat, tant qifon n1 aura pas compris la nécessité d’intégrer, dans nos institutions politiques, les grandes forces économiques professionnelles, familiales et sociales, qui forment la base même de nos activités.

C’est pourquoi je crois indispensable d’envisager la création — à côté des Chambres politiques — v d'une Chambre economique consultative dont factuel Conseil national économique est un commencement de réalisation.

Réformes administratives :

Des réformes apparaissent non moins indispensables dans l’ordre administratif. II imporfe de rajeunir, de décentraliser et de simplifier notre administration.

Réforme fiscale :

La fiscalité compliquée et tracassière doit être réformée ; les charges trop lourdes qui paralysent la production et les échanges doive r-t être allégées.

Réforme de renseignement :

Notre enseignement doit s’efforcer do développer an maximum les aptitudes des enfants les mieux doués, sans distinction de fortune, et tendre à la création des élites dont le besoin se fait sentir dans tonies les professions; il sera utilement complété par une organisation rationnelle de l’apprentissage.

Cette réorganisation de noire enseignement doit être envisagée dans le cadre de la liberté, le respect des consciences et à l'abri de toute propagande antinationale.

Réformes économiques :

La situation économique exige un vigoureux effort de redressement. Il Faut à la fois prendre les mesures immédiates qui permettront de résorber le chômage, ranimer notre activité et, dans le même temps, aménager V avenir en adaptant notre économie aux progrès de la technique moderne.

Mesures immédiates :

Deux cons ta la lions de fait doivent nous guider dans Faction à entreprendre. La première est que notre pays est resté — r fort heureusement d'ailleurs — un pays h prédominance agricole ; nos agriculteurs représentent, pour le commerce et l'industrie nationales, le meilleur et Je plus sûr débouché. La seconde, c'est que la plupart des pays cherchent aujourd'hui à vivre en économie fermée, n'achetant à l'extérieur que le minimum indis^ pensable, Que ce 11e soit pas un idéal, nous en serons volontiers d'accord, mais c'est un fait dont nous devons tenir compte*

Tirant la co iclüsion de ces diverses constatations, il apparaît indispensable de chercher à relever le pouvoir d'achat de nos agriculteurs, de les protéger dans la vente de leurs produits trop souvent sacrifiés par des accords douaniers désastreux. Nous redonnerons par la même une clientèle à notre commerce et à notre industrie, aidant ainsi 5 une reprise économique générale.

La création d'un Ministère de l’Economie nationale, remplaçant les actuels Ministères du Commerce et do l'Agriculture, penne lirait de coordonner les efforts et faciliterait l’exportation de nos produits industriels ou agricoles, par une politique d’échange dont il apparaît bien que nous nous sommes trop longtemps désintéressés ; le déficit constant de notre balance commerciale nous en fournit, hélas î la triste constatation.

Chômage :

L’amélioration de la situation agricole contribuera à résorber une partie du chômage ; pour la solution de ce grave problème, il apparaît uLile d'envisager de grands travaux.

Diverses mesures auraient pu apporter déjà une amélioration à noLre situation :

Protection de la main-d’œuvre nationale ;

EncouragemenL au retour de la mers au foyer. — Nous avons 500 000 chômeurs dans un temps où plus d'un million de femmes — et nombre d'entre elles sont des mères de famille — ont pris la place des hommes dans les usines. Une législation sociale avertie donnerait à celles qui le désirent, et ne travaillent que par nécessité, la possibilité de se consacrer à leur rôle de mères de famille.

Au point de vue social — comme au point de vue moral — le pays n'aurait qu'à y gagner.

Mesures d'avenir :

Mais l'ensemble de ces mesures ne saurait nous faire oublier que la crise économique a des causes profondes ; rn particulier, qu elle est née d'un manque d’adaptation de notre économie aux techniques modernes, aux transformations gigantesques survenues dans

l’ordre de la production et qui aboutît h cette situation paradoxale : le monde regorge de richesses dans un temps où des millions d’êtres humains manquent du nécessaire*

La tâche s'impose de rechercher et de préparer les solutions à un tel état de choses.

Repoussant V économie dirigée par l’Etat incompétent — les différentes lois sur les blés nous ont fourni une occassion nouvelle de le constater — nous rejetons également les solutions sociale -communistes qui aboutissent à la destruction de la propriété individueïle} à la disparition du commerce et des classes moyennes, k la suppression des libertés auxquelles nous sommes profondément attachés, par l'instauration, au moyen des « vacances de la légalité », de la dictature d’une bureaucratie ctatiste.

C'est dans le cadre de l’organisation professionnelle qu’il est possible de trouver la solution*

Dans une société bien organisée, le droit k la vie — donc, le droit au travail — * doit être accordé à tous et nous devons tendre vers une augmentation constante du pouvoir d achat des masses qui permettra d’accroître leur bien-être*

Partisan résolu de la liberté dans tous les domaines, je crois indispensable d’organiser cette liberté et de réprimer les abus qu’on pourrait commettre en son nom*

An point de vue extérieur :

Nos efforts doivent tendre vers la paix par l’organisation de la sécurité collective* Mais, dans les circonstances graves que nous traversons, notre pays ne saurait amoindrir ses propres moyens de défense,

L'Allemagne, après s’être retirée de la Société des Nations, apres avoir déchiré les clauses financières et militaires du traité de Versailles, a procédé à un réarmement intensif et vient de déchirer le pacte de Locarno*

Devant cette menace, et dans l’état actuel de trouble européen, la France doit rester forte et unie : rien ne doit être négligé pour lui assurer la force matérielle et morale qui ne conditionne pas seulement sa sécurité ( mais aussi la paix du monde.

Telles sont, mes chers concitoyens, les idées qui me semblent devoir orienter notre vie politique et notre activité économique*

11 vous apparaîtra comme à moi qu’il est possible de réaliser l’union des Français sur un semblable programme, au-dessus des partis politiques;

Unissons-nous donc pour mettre fin à la politique des camarades, des sociétés secrètes, des puissances d'argent, des combinaisons politico- financières. Travaillons à instaurer une République propre et honnête*

Ne confions pas nos destinées au Front populaire, à prédominance socialo-communiste. Nous nous exposerions à courir le risque d’une tragique aventure se terminant dans la guerre civile, la révolution sociale et peut-être la guerre étrangère.

Je fais confiance aux électeurs de la 2e circonscription du Mans dont je connais la sagesse, le bons sens et l'amour du travail*

Eu s’affirmant sur mon nom le 26 avril, ils témoigneront une fois de plus de leur volonté de travailler dans la paix, la liberté, Tordre et la justice sociale, au redressement de notre situation, à la prospérité et à la grandeur de notre beau pays*

Vive la République 1

Vive la 2e circonscription du Mans r

Paul GOUSSU

Co n sei 1 1 er d* ai rond i sse ment.

Commerçant*

Républicain démocrate*

Candidat d'union républicaine.

Circonscription de SAINT-CALAIS.

M. Tuéomoub KOMASTIN (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)

Élu pour la lre fois le 8 mai î 932. — Réélu le 3 mai 1936.

Citoyens,

Dans chacune des communes de la circonscription de Saint-Calais. j'ai exposé l’œuvre que j’ai accomplie au Parlement et dans l’arrondissement au cours de la législature 1932-1936.

D'accord avec les représentants cantonaux, conseillers. généraux, représentants et tous conseillers d'arrondissement, voici l’exposé des réformes et revendications que je me propose de défendre :

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