‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 152 sur 186 · Création de bureaux annexes porte d’Ivry · texte numérisé non relu

Création de bureaux annexes porte d’Ivry

Viabilité et éclairage. Voies publiques ;

I. — Opérations de viabilité. — Gare ; avenue Edison, rue Régnault, avenue Bout roux» rue Watt- Prolongée,

Salpétrière : rue Wattfeau.

H* — Réfection de chaussées* r- Gare : rues des Terres-au Curé, Albert, Ponsearme, Danois, Loiret, Chevaleret, Châ teau>des* Rentiers , carrefour Dormémy Danois*

Salpêtrière : Salpêtrière, Bruant, GifFard, Titien, Michel-Peter*

III, — Rues à éclairer électriquement, — Glisson, Chevaleret, Château des -R entiers t Gantagrei, Albert, Dessous-des-Berges, rues Watt, des Terrée* au- Curé,

IV, — Voies privées à intégrer dans le domaine de la Ville et à aménager aux frais des riverains fortunés en dégrevant ou en subventionnant les petits propriétaires :

Rues Pierre-Gourdeaux, du Ghef*d#ïa-Ville, les passages Chauvin, Ricaut, National, Bourgoin, CharJes-Bertheau.

Entretien des autres voies privées dans un état minimum de viabilité et d'hygiène*

V, — Immeubles et terrains à exproprier. — L'immeuble situé au n° 204 de la rue du Ghâteamdes-Rentiers*

André Marty a montré à maintes reprises en exposant son programme aux commerçants de la circonscription convoques par la Confédération du petit commerce et de l'artisanat sa parfaite connaissance des problèmes qui intéressent Les commerçants.

André Marty qui a acquis par sa compétence dans les questions économiques et financières, mie grande autorité, non seulement dans son parti, mais encore dans les autres partis du Front populaire et dans tous les milieux politiques, sera à la Chambre un défenseur intelligent et énergique des commerçants.

On peut compter sur lui pour exiger à ia Chambre :

L’arrêt immédiat de toutes les procédures de faillites, saisies, ventes, expulsions ;

Ifabrogalion des décrets-lois, taxe sur le chiffre d'affaires et forfait obligatoire ,

La suppression de la clause résolutoire dans tous les baux ;

La fixation des loyers commerciaux à 200 0/0 des prix de 1 9 1 4 ;

Le moratoire et diminution des impôts ;

La diminution du prix du gaz et de l 'électricité ;

Le droit h V allocation de chômage pour les artisans et petits commerçants ruinés et privés de leurs boutïquus.

L'extension à tous les hôteliers et petits propriétaires de province d'une allocation pour les locaux occupés par des chômeurs, etc, , etc.

Le choix des commerçants ne saurait faire de doute.

Les commerçants du 13É enverront à la Chambre^ le 26 avril, le citoyen André Marty sur lequel ils pourront compter pour la défense de leurs intérêts.

Commerçants, votez pour

André MARTY

Conseiller municipal du quartier de ta Gare, Ancien député de la Seine,

Candidat du parti communiste.

lr0 circonscription du 14e arrondissement de PARIS.

M. Noël PINELLÏ

(Groupe des Indépendants républicains,)

Elu pour la lre fois le 3 mai 1936,

Je n'ai aucun enthousiasme pour les « programmes » proprement dits, dans lesquels s'alignent une telle quantité de réformes, qu'une cinquantaine d'années au moins serait nécessaire pour essayer de les réaliser, et que le dépôt massif d’autant de propositions de loi cou vrirait à jamais de ridicule le nouveau député qui s'y hasarderait.

Cette habitude, presque rituelle* de la plupart des campagnes électorales, n'est qu’un des aspects de la déformation de notre vie politique moderne, de la démagogie grandissante ; c'est une des formes du mensonge continu que trop de Français exigent du candidat* et que

celui-ci se croit obligé-, sans enthousiasme, de donner aux électeurs, lesquels ne sont heureusement pas tous pareils.

Je n'y céderai pas, bien entendu, et je n ai à cela nul mérite*

Je me bornerai à indiquer dans quel esprit, si j étais elu>, je compterais excrcett mon mandat;

A . — Q 1 1 e s ti o ns co n s t i t u ti o tmell es et géi t é rai e s :

Il serait inutile de tenter quoi que ce soit, au Parlement, si, comme lors de la récente discussion sur la représentation proportionnelle, une majorité affirmée ne peut pas ou ne veut pas imposer sa volonté à une minorité de « combine ».

Ma première résolution sera donc, si les électeurs du Xl"V me font 1 honneur de m envoyer â la Chambre des Députés, d’agir toujours pour en modifier l’atmosphère et l'esprit. Il est indispensable que nous revenions le plus tôt possible à 1 esprit civique et à la tenue morale que nos Assemblées ont ‘connus dans le passé.

Je crois beaucoup plus à une nécessité de i réformer les mœurs: politiques qu'aux effets d3une simple révision do la Constitution* Mais je crois tout ; do meme a la nécessité de retoucher, en quelques points, notre mécanisme public.

Je suis partisan d'un système électoral qui, élargissant le champ de la consultation populaire; transporte toujours; la discussion du terrain des personnes à celui des idées, du domaine des intérêts particuliers à celui des intérêts généraux.

Jé suis partisan de la réduction du nombre des députés, du vote des femmes et du vote obligatoire. Des mesures devront être prises, par ailleurs, pour assurer, dans de meilleures conditions, une certaine stabilité ministérielle.

Les anciens combattants doivent avoir dans les conseils de la nation la place quii leur est légitimement due : c'est bien la moindre des choses, qn ils participent dans une mesure équitable à l'administration de ce quils ont sauvé, au prix de leur chair et de leur sang. Pour ne pas y revenir plus loin, j indique tout de suite qu ils doivent etre les derniers auxquels on puisse demander des sacrifices materiels particuliers : les mutilés, entre autres, méritaient de ne pas être frappés de la façon dont ils l'ont été*

B;. — Questions de politique intérieure :

Libre de toute attache politique, puisque je ne suis inscrit à aucun parti, je présente nettement ma candidature comme hostile à la notion de « front populaire », c esLà-dire à ce cartel des gauches élargi qui, mariant l eau et le feu, essaie d enrégimenter des radicaux patriotes avec des communistes, pour le seul bénéfice de ces derniers.

Le « front populaire » n'est né que de nos faiblesses et de nos divisions* et j! ne s est créé que sur la plus extraordinaire des tromperies : il prétend en effet voulon défendre contre d imaginaires dangers, le régime que personne ne menace* sauf lui, puisqu il prépare lentement la dictature des Soviets.

Au surplus, le Cartel des gauches lui-même a prouvé par deux fois qu’il ne pouvait pas gou verner la France plus de deux années sans la conduire aux bords de 1 abîme . apres les élections de 1924, le phénomène s’est passé en 1926; après celles de 1932* il s est passé

en 4934. ,

Chaque fois, on u-dù avoir recours k Y Union nationale pour tirer le pays d'affaire* Je suis de ceux qui n'ont aucune envie de voir se répéter, pour la troisième fois, la même expérience.

Républicain de famille, de traditions, de pensée et de sentiment, je veux une République dans laquelle les citoyens s'aiment et se respectent.

■ Respectueux moi-même de la loi, je suis contre tous les sectarismes* ou qu ils se trouvent; et je défendrai, comme je l’ai toujours fait, foutes les libertés ; liberté de pensec, liberté dercroyance, liberté de la presse, liberté de l'enseignement, liberté du travail, liberté d'association, liberté de réunion.

Persuadé que rien de bon ni de grand ne naît jamais de l'envie et de la haine, je suis pour la politique des bras ouverts contre la politique du poing fermé,

G. — Questions économiques et financières :

Je suis contre la gestion des entreprises par l’Etat ou par les collectivités secondaires; maïs je ne crois pas que, dans Je monde actuel, l'économie d’une nation puisse fonctionner avec équilibre, si l'Etat ne se penche pas sur les industries ou sur le commerce, n'étudie pas leurs besoins, ne les conseille pas et ii’harmonise pas leur activité avec les intérêts du monde du travail, lui-même mieux organisé.

L’ELai doit diriger de haut et ne pas gérer. Telle est, à mon avis, la formule qui. peut laisser toute sa place à ^initiative privée en évitant les désastres que peuvent causer des égoïsmes irraisonnés, fauteur de tant de désordres sociaux. Chaque fois que je me trouverai en face d’un capitalisme vidé de morale (car ce n'est, hélas, pas impunément, que l'on a tenté « d’éteindre les étoiles au ciel >>) on me verra dressé contre lui avec autant de vigueur que feu mettrai à défendre an contraire les entreprises saines et les bons patrons.

Je suis pour le respect des contrats et des situations acquises : .quand on dimlnaie brutalement les ressources d’un foyer, on ne sait pas quel trouble on peut y apporter. Aussi ahje attaqué, depuis deux ans, contre mes propres amis quelquefois, les mesures qui frappaient le personnel tde TJEtat et des collectivités : je crois avoir eu plus de mérite à dénoncer aan certain nombre de .décrets-lois particulièrement in justes, que certains de mes adversaires politiques iront cru en avoir à les approuver !

Je suis partisan du maintien du franc à sa valeur actuelle. Je crois fermement que Ton pe^t éviter la dévaluation, en dehors de toute dédation massive et néfaste, si, dans Tordre eL dans la paix, la France est bien administrée. Mais il ne m’est pas possible, évidemment, de dire que je me prononcerai toujours contre la dévaluation : les faute s de nos adversaires, s'ils ont le pouvoir, pourraient évidemment nous la rendre inévitable un jour. Ce que je veux dire, c'est que je ferai tout ce qui sera possible pour l'éviter et pour en préserver tous ceux quelle ruinerait irrémédiable ment.

La dévaluation ne peut d’ailleurs nous apporter le rétablissement définitif puisque nous l’avons déjà connue en 19^8 et que, malgré elle, nous sommes encore en difficultés.

Je veux que soit protégé le petit commerce, armature de la vie économique française. Lorsque tous nos commerces de détail auront fait faillite, que restera-t-il en France comme activité et comme affaires? Si le réseau de nos magasins, de nos boutiques, de notre artisanat s'étiole et dépérit, quel sera le sort du grand commerce ou de la grande industrie ? Je crois, par voie de conséquence, que dans une période comme la période actuelle, ou moins aussi dure que celle de la guerre, il ne faut point repousser la nécessité de lois d exception et de mesures temporaires : on ne peut pas prétendre qu’un organisme malade n'a pas besoin d’un régime particulier, différent du régime des périodes de santé. Mais je voudrais que cette législation spéciale fût mieux rattachée, comme elle peut et comme elle doit l'être, aux grands principes du droit français ; et que Ton se défendît mieux, au Parlement, contre les improvisations de séance, génératrices ensuite de difficultés inextricables et de véritables conflits sociaux.

D. — Questions sociales !

Nous avons énormément à faire, dans le domaine social, auquel je joins celui de l'enseignement, car îa nourriture de l’esprit n'est pas moins nécessaire que celle du corps, elle ne constitue pas moins une obligation de la collectivité envers chacun de ses membres.

La lutte contre la misère et contre l'ignorance devra être intensifiée : nos œuvres sociales devront être mul tipliées, et ce ne sera pas difficile si l’on veille à la bonne utilisation de crédits trop souvent dispersés au hasard ou mal employés ; un gros effort devra être fait en faveur de nos écoles, pour lesquelles quelques spécimens; peut-être trop luxueux, ne font que ressortir davantage la pauvreté du plus grand nombre*

La lutte contre le chômage devra être mieux organisée : dans la reprise économique qui se dessine, la routine administrative ne suffira plus pour obtenir les résultats de placement et d'adaptation désirables* Il faudra faire preuve d’initiative et d’imagination pour ressusciter la vie active de la France, Et que Ton ne me parle pas des « faux chômeurs qui ne veulent pas travailler », avant d'avoir trouvé du travail pour tous les vrais chômeurs qui ne demandent qu’à être occupés I Nous n’en sommes malheureusement pas là.

Nous devons faire pour la jeunesse qui veut s’établir, vivre, travailler et penser, l’effort indisp en sable ? par lequel nous assurerons d’ailleurs, en ces nouvelles énergies, les destinées futures de la France* Et l’Etat se doit de veiller aussi bien sur la vie des artistes, éternelle jeunesse de l’esprit français.

E* — Questions extérieures :

La France veut la paix.

Elle ne veut pas une politique qui lui vante sans cesse les beautés de la paix, mais qui ne la lui assure pas ; elle veut une politique qui, sans faire du pacifisme une profession sociale, lui garantisse qu’elle sera respectée par les autres peuples comme elle les respecte elle même.

Pour ce résultat, elle ne veut faire ni une politique anglaise, ni une politique allemande, ni une politique italienne, ni une politique russe : ouverte sans doute à tous les éléments d’action internationale qui lui viennent de l'étranger, elle exige une politique, avant toute autre chose, française* Il ne lui parait pas indispensable de se demander toujours qui elle va suivre ; elle a assez souvent conduit les autres peuples pour ne pas se mettre définitivement à leur remorque*

Des erreurs criminelles ont été faites, et la moindre n’est pas celle qui, nous éloignant de nos alliés fidèles, non seulement de f Italie, mais, ce qui est le comble, de l’Angleterre; donnant tous les prétextes à P Allemagne et nous aliénant le Japon, nous a jetés dans les bras à peu près exclusifs de la Russie des Soviets* Or, la Russie qui, en 1914, était limitrophe de TAllemagne, et tranquille du côté de l’Extrême-Orient, est séparée maintenant de la première par 300 kilomètres, par 40 millions de Polonais, et en lutte à peu près ouverte avec le Japon ! Un redressement de notre politique extérieure est indispensable et urgent. C’est sur le groupe Angleterre, France, Italie, donl le président Pierre Laval a tout fait pour maintenir les liens, en dépit de tant de difficultés momentanées ; c’est sur la barrière occidentale, dressée contre la violence de la barbarie, que doit reposer la paix de l’Europe.

Pour y jouer notre rôle, l’armée, la marine, l’aviation militaire doivent être maintenues en état, perfectionnées, et, en même temps, respectées* La pire condamnation du programme que vient de faire paraître le « front populaire »? c’est qu’il n’y est pas dit un seul mot delà défense nationale. Des hommes comme Jean Jaurès ne l’auraient pas toléré.

F. — Questions locales :

Le compte rendu de mandat municipal qu’a dressé le comité qui patronne ma candidature et que Tou trouvera plus loin, suffira à prouver aux électeurs du Montparnasse et de la Santé combien j’ai l’habitude de m’occuper des obligations que j’assume. Pour les électeurs du Petit-Montrouge, ils me connaissent, et me font prouvé il y a un an*

Je puis, très simplement, affirmer qu’aucun des problèmes locaux qui intéressent notre circonscription et qui peuvent toucher au Parlement (gare Montparnasse, Cité universitaire, création de lycées, accès de Paris, zone, etc.), ne me laissera indifférent*

Je tiens d’ailleurs, dans ce but, à ne pas perdre contact avec la population de nos quartiers, et à en prendre le moyen le plus simple : conserver le mandat municipal que j’ai sollicité pour six ans et pour lequel, en tout état de cause, je me suis engagé vis-à-vis de mes électeurs jusqu’en 1941.

Je n'ai aucun scrupule à le faire* du moment que le conseiller municipal qui est en même temps député, ne touche plus les indemnités de conseiller municipal et de conseiller général. 11 n’y a de cumul que pour le travail et cela ne m’effraie pas !

Et puis je compte, de toute mon énergie, défendre au Parlement, si Ton m’y envoie, les intérêts de Paris contre les exigences abusives que l’Etat impose à notre capitale. Pour FEtat, Paris est taillable et corvéable à merci : et Ton ne peut que le défendre mieux encore, à la Chambre des Députés, si l’on reste mêlé à sa vie municipale. C’est ce qu’ont d'ailleurs compris longtemps beaucoup de conseillers municipaux élus députés ; c’est ce qu’a compris Paris, qui a poussé cela encore plus loin, puisque aux dernières élections municipales, trois candidats, déjà députés, et qui n’étaient pas conseillers municipaux sortants, ont été envoyés par le peuple à l’Hôtel de Ville.

Il n’y a d’ailleurs aucune raison valable pour que Lyon, Marseille, Bordeaux, Lille, Reims, etc,, soient défendus à la Chambre des Députés par leurs maires et certains de leurs adjoints et que Paris n’y puisse pus faire entendre de la même façon la voix de sa municipalité.

Il m’est donc agréable d’assurer mes anciens électeurs que, s’ils m’envoyaient au Palais- Bourbon, absolument rien ne serait changé à notre contact actuel, à cette communion de pensée, de cœur et d’action tressée depuis sept ans dans la cordialité réciproque.

Il m’est agréable d’assurer ceux des deux autres quartiers que je les unirai, sans distinction, dans cette activité commune, et que, vivant au milieu de mes mandants, jlen élargirai, tout simplement, la famille.

C’est sur cetLe affirmation d’amitié fidèle, pour les uns comme pour les autres, que je veux, ne pouvant mieux dire, terminer l’exposé de l’esprit général dans lequel je leur demande de conclure avec moi, pour l’œuvre de demain, un contrat élargi.

2e circonscription du 14e arrondissement de PARIS

lre circonscription du 15e arrondissement de PARIS,

M. Bertrand d’ARÀMON (Groupe de la Fédération rôpubüûatne de France.)

Elu pour la U* fois le 17 juillet 1910. — Réélu les 29 avril 1928, lar mai 1932 et 3 mai 1936*

Mes chers Concitoyens,

En 1932, à une écrasante majorité, vous m'avez renouvelé votre confiance et votre volonté de me voir poursuivre à la Chambre une large politique d' Union Nationale,

La politique d’Union Nationale répond au vœu du pays :

C’est avec la fierté de n’avoir jamais manqué à cette mission, que je me représente aujourd’hui devant vous et que je viens, une fois de plus, solliciter vos suffrages.

Vous savez que, jamais, l'intérêt ou rambitiou ne m’ont fait briguer cet honneur. Ma préoccupation dominante fut toujours, en rendant service à mes concitoyens, surtout aux plus humbles, d’être utile à mon pays.

Et je ne crois pas qu’il puisse être plus utilement servi que par la pratique de ce large esprit d’union auquel vous êtes restés formellement attachés.

D’ailleurs, en aucune circonstance, ce devoir ne s’est plus impérieusement imposé si nous voulons éviter les dangers, plus que jamais menaçants, de la révolution et de la guerre* si nous voulons épargner la dure expérience des dictatures,

La carence du Parlement incombe au cartel qui n’a pas permis le maintien de l'union nationale :

L’opinion, je le sais, est arrivée à un rare degré d’exaspération et de colère, Elle veut sortir d’une situation qui, loin de s’éclaircir, lui paraît s’assombrir de plus en plus. Elle est prête â tout, plutôt que de supporter la carence d’un Parlement incapable de s’entendre d’abord, de gouverner ensuite.

Cette impossibilité d’entente du Parlement, qui provient de la trop grande multiplicité des partis, prouve l’absolue nécessité de faire enfin sortir de cette consultation électorale une majorité homogène, susceptible, par conséquent, d’assurer la force et la stabilité du Gouvernement.

Les députés de T Union Nationale n’ont pas été pins épargnés que les autres. Ils l’ont êî-é moins grâce à la mensongère et calomnieuse propagande de l’extrême gauche.

On oublie seulement que les élections de 1932 ont envoyé au Parlement une majorité d e gauche

Jamais les députés de l’Union Nationale n’ont gouverné. Jamais ils n’ont pu appliquer l’intégralité de leur généreux programme,

À chaque fois que l’Union s’est faite, le pays a copstatc un redressement de la situation. Jamais les députés nationaux n'ont manqué à ce devoir :

Mais, toujours, c’est à leur désintéressement et à leur patriotisme que Ton a fait appel dans les moments désespérés.

De 1932 à 1934, n’est- ce pas la mésentente des radicaux-socialistes et des socialistes qui a provoqué îa chute des gouvernements successifs, la stérilité parlementaire, la soirée tragique du 6 février ?

C'est M. Doumergue, aidé des nationaux, qui a redressé la situation.

Quelques mois plus tard, ce sera M. Laval qui demandera l’appui des députés nationaux pour sauver le pays de la faillite.

Il fallait choisir entre une politique de socialisation exigeant la nationalisation des banques, des industries privées, l’inflation entraînant ù sa suite la faillite, et une politique de déflation, sauvegarde du franc, garantissant aux fonctionnaires, aux peliLs rentiers, aux pensionnés militaires ou civils, le payement de leurs traitements, de leurs revenus ou de leurs coupons.

Si îa politique do déflation, pratiquée avec une trop grande dureté par les decrets -lois, s’est révélée dangereuse, anémiante, excessive et nous avons été les premiers à en réclamer 1 humanisation, elle a tout de meme évité les plus redoutables conséquences au pays.

On nous reproche parfois d avoir consenti l'abandon de nos pouvoirs entre les mains du Gouvernement . nous ne 1 avons fait que pour sauver le pays et parce que l’opposition des extrémistes rendait tout Gouvernement impossible.

Telles sont les responsabilités que mes collègues nationaux du Parlement ont assumées. Tel est leur crime. Je le revendique hautement devant vous.

E>t-ce a dire que nous, les « Nationaux », nous n’avons pas une idée plus large, plus compréhensive du pouvoir?

Les députes d Union Nationale sont contre une politique de gaspillage :

Nous sommes contre une politique de gaspillage, de dilapidation démagogique telle qu elle a été pratiquée par les partis de gauche et d’extrême gauche. Ceux-ci veulent prendre partout I argent là où il est, et partout ils le font fuir.

Contre une fiscalité désordonnée :

Nous sommes contre une fiscalité invraisemblable qui dévore h matière imposable.

Contre les monopoles qui acheminent la nation vers l'Etat socialiste :

Nous sommes contre cette politique socialiste de développement des monopoles et qui veut faire passer dans les mains de l’Etat ce qui doit rester dans h cadre de l’activité privée*

Contre les excès d'une politique de déliât ion :

Nous sommes aussi contre une politique intransigeante de déflation qui résorbe à la fois la capacité de production et celle de la consommation.

Contre les extrémistes ;

Nous sommes contre les extrémistes générateurs de désordres, de guerres civiles, de révolution.

Contre 1 idéologie de la IIIe Internationale qui conduit à la guerre :

Nous sommes contre une politique extérieure qui, substituant l’idéologie moscoutaire au souci de la sécurité nationale, nous conduit tout droit à la guerre, parce que la guerre sera le plus sur moyen de réaliser la révolution mondiale.

Pour une politique constructive adaptant l’Etat et la nation aux conditions nouvelles do leur évolution,

Pai contre, nous, les députés nationaux, nous sommes partisans ;

En politique générale :

D’un Gouvernement fort, capable ci assurer \ ordre dans les affaires, la paix dans la:

nation : la réforme de T Etat s impose ;

D’un statut des fonctionnaires fixant les droits et les devoirs ;

D'une large réforme administrative \

De la réduction du nombre des députés ;

Du vote de la H. P., seul scrutin qui assurera la représentation nationale ;

Du respect de toutes les libertés religieuses ;

De l'égalité de tous les citoyens devant la loi.

En politique sociale :

Partant du principe que l’Etat repose sur la famille et non la famille sur l’Etat, nous sommes partisans d’une protection active des droits de la famille française :

Par la défense des lois morales ;

Par le droit de contrôle des parents sur la formation de leurs enfants ;

Par la protection de [enfance et notamment par l'encouragement effectif apporté aux initiatives concernant les œuvres de maternité, les filles-mères, etc. ;

Par une politique du logement qui doit faciliter l'accession à la petite propriété, le développement des H. B. M. et la certitude des crédits pour ces constructions ,

Par l'extension des allocations familiales ;

Par le respect du patrimoine familial ;

Par le vote familial ;

Par le vote des femmes ;

Par la réalisation d'un large programme sportif susceptible d'assurer au pays une jeunesse forte, saine et solide ;

Par le développement de la scolarité ;

Par la protection des vieux travailleurs ;

Par les congés payés aüx employés et ouvriers après un minimum de présence dans l’Etablissement ;

Parla mutualisation des assurances sociales ;

Politique économique :

Pour ranimer l’activité économique du pays, nous sommes partisans d une politique économique qui tienne un juste milieu entre les excès du Hbéialisme et de 1 étatisme. Cette politique économique doit trouver sa parfaite expression dans l'organisation des professions groupées au sein d’un Conseil supérieur de l’économie. Qui mieux que les producteurs, les industriels, les commerçants, les artisans associés sont plus qualifiés pour fixer les rapports des prix, de la production, de la répartition et de la consommation?

Nous sommes partisans que l’on arrive également à fixer le prix social des produits, de manière à ce que les intérêts des producteurs et des travailleurs soient sauvegardés et que les salaires montent toujours parallèlement à l’ascension des prix de vente.

Nous entendons réaliser la défense du petit commerce :

t° Par sa protection contre la concurrence des magasins à prix unique, des économats, des coopératives ;

2° Par une politique intelligente eL efficace du crédit ;

3° Par une protection réelle de la propriété commerciale ;

4° Par le retour à l’activité privée des monopoles.

Pour ranimer l'économie intérieure et lutter efficacement contre le chômage, nous croyons indispensable de poursuivre le développement d’an vaste programme de travaux nationaux. Dans le même ordre d'idées, i! convient d'établir un large plan d outillage colonial et de développer entre la métropole et les colonies un vaste courant commercia *

Nous sommes partisans des ententes internationales pour renouer nos relations commerciales presque supprimées par les contingentements. Nous devrons toujours accorder un régime préférentiel aux nations qui nous achètent davantage.

Politique financière et budgétaire :

Nous réclamons :

1° L'équilibre budgétaire et vote du budget en temps utile ;

La déflation fiscale. Il faut réduire les taxes qui annihilent la matière imposable :

3* La reforme de la fiscalité et la poursuite sévère des abus ;

4J La compression des dépenses publiques ;

5° Le retour à l'impôt réel basé sur la fortune ;

(3° De larges facilités aux commerçants gênés pour le payement de leurs impôts arriérés ■

7* Le maintien du franc ;

8° 1 1 umanisation des decrets lois, notamment en ce qui concerne les retraites et les ménages des fonctionnaires.

Les anciens combattants :

U y a une catégorie de citoyens qui ont toujours été l’objet de notre sollicitude. Ce sont les maLilés, les anciens combattants, les familles des victimes de la guerre.

Nous avons toujours suivi les directives de la Confédération générale des victimes de la guerre.

Nous poursuivons nos efforts pour la réalisation de la Caisse des combattants qui doit garantir les droits acquis.

Politique extérieure :

Nous sommes .partisans de la sécurité de la France sous les auspices de la Société des Nations, mais appuyée d'abord sur notre force, sur une armée solide qui nous permettra de causer d’égal a égal.

Partisans de la paix, nous voulons le maintien du front entre les pays alliés et l'adaptation aux circonstances nouvelles des mesures d’équité susceptibles d'écarter les sources de conflit.

Mes chers concitoyens.

Voilà donc les idées directrices de mon activité passée, présente et future.

Elles ne s'inspirent que du souci de ramener V ordre dans notre pays, de prospérité dans les affaires, l'amélioration la plus grande du sort économique et social des producteurs et des travailleurs afin de sauvegarder, dans la fidélité aux contrats, la paix internationale.

D'autre part, le Front populaire se présente à vous sous le mirage trompeur de ses promesses fallacieuses.

Le Front populaire réalise la plus invraisemblable escroquerie politique.

Il n'est pas possible que les radicaux, partisans de la propriété, s'allient à ceux qui veulent la détruire, les socialistes et les communistes, et alors ils auraient dû le faire au cours de la législature.

Ou bien les uns et les autres mentent à leur programme ou bien ils se mentent les uns aux autres.

A la vérité, dans une telle formation, les éléments extrêmes doivent remporter.

Si le Front populaire est victorieux ;

C’est la fuite des capitaux ;

C'est la dévaluation jusqu'à la faillite totale ;

A tous les électeurs de N ecker- Grenelle,

La T circonscription de noire 15e arrondissement (ancienne banlieue rattachée à Paris en 1860) pourrait devenir un des plus beaux coins de Paris, habité par de nombreux fonctionnaires, employés, travailleurs de la métallurgie, du bâtiment, petits commerça fits: de toute une population travailleuse.

Au cours des élections législatives de 1936, nous voulons montrer ce que Y on peut faire de ce quartier auquel nous sommes attachés et que nous aimons comme un village natal.

C'est pourquoi notre parti communiste veut Lout faire pour que Paris soit la ville digne de sa renommée, de son passé, la ville de la lumière, de la gaieté et du confort.

Notre rayon du 15e et tout notre parti vous présentent comme candidat un militant que toute son activité et son dévouement inlassables pour la défense des intérêts des classes laborieuses désignent incontestablement à votre choix. Ce militant, c'est le camarade

Jules FOURRIER

Ce que veut le parti communiste (programme local).

Pour les chômeurs ;

Inscription pour tous les chômeurs.

Exonération des loyers.

Attribution de secours communaux pour eux et leurs familles.

Assistance médicale gratuite.

Gratuité de tous les services municipaux, dispensaires, douches, cantines scolaires, colonies de vacances.

Pointage des chômeurs dans chaque mairie (suppression des frais de déplacement)* Distribution de denrées et bons de charbon durant toute la période d'hiver (d'octobre à avril).

Ouverture de soupes populaires dans le quartier touLe l’année aux frais de PEtaL Ouverture de grands travaux d'utilité ouvrière et payement aux tarifs syndicaux.

San Lé :

Installation de postes téléphoniques « médecin- secours » plus utile que « policesecours »

Enfance :

Augmentation du personnel enseignant pour les classes surchargées de plus de 65 élèves.

Agrandissement et aménagement des écoles du quartier avec bains-douches dans chaque école.

Surveillance médicale.

Jeunes :

Aménagement du terrain d’aviation d'Issy-les-Moulineaux en parc des sports , avec piscine.

Construction d un immeuble pour la jeunesse du 15°, avec salle de cinéma, salles de jeux, salles de lecture et salle de réunion.

Petits commerçants :

Soutien contre les grandes firmes capitalistes.

Contre les U ni prix, Potin, Damoy.

Anciens combattants :

Création d’un office municipal des A* C,

Ouverture immédiate de travaux pour la 2e circonscription ;

Construction d habitations à bon marché dans Necker-Grenelle, sur Je terrain rue Mademoiselle, rue Croix-Nivert, mais a vec des loyers vraimenL bon marché sous le contrôle des locataires.

Agrandissement et aménagement de l'Hôpital Nocher (enfants malades), trop petit par suite du renforcement de la crise et de la misère.

Agrandissement et aménagement du dispensaire de la place du Commerce.

Construction d'une crèche angle de 3a rue de la Procession et rue de Vau girard* Construction de douches sur le terrain rue Cambronne.

Démolition des îlots insalubres avec construction sur remplacement de logements sains et aérés.

Aménagement des jardins place Cambronne pour les enfants*

Construction d’une école dans la circonscription*

Cette partie du programme local n’est pas un étalage de promesses démagogiques, mais un programme réalisable, établi par des travailleurs pour des travailleurs, et qu ils entendent réaliser aux frais de l’État en faisant payer les riches (les 200 familles qui volent le peuple français)*

Nous voulons faire de notre circonscription un quartier propre et lui donner une vie nouvelle dans ïa paix et dans la liberté.

Pour la République française des soviets, pour nos enfants, votez communiste sur le nom du camarade

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