‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 154 sur 186 · FERNAND -LAURE NT · texte numérisé non relu

FERNAND -LAURE NT

Député sortant.

2e circonscription du 16e arrondissement de PARIS.

M. Chaules he LASTEYRIE (Groupe de 1a Fédération républicaine de France.)

Élu pour la 1ia fois le 16 avril 1919* — Réélu les 29 avril 1928 et 26 avril 1936.

La législature qui se termine a donné au pays un spectacle lamentable de désarroi et d’impuissance*

Dominée par le Cartel des Gauches, elle aura, en quatre ans, renversé douze Ministères* Comment s'étonner qu'elle ait été incapable d’apporter aux questions angoissantes de l'heure présente les solutions nécessaires ?

En vain, M* Doumergue et M* Laval ont-ils lutté courageusement pour essayer d enrayer le mal ' dès que le danger a paru s'écarter^ le Cartel a rompu 1 Lnion nationale et a ressaisi les leviers de commande.

Aujourd’hui, de tontes parts, les difficultés s’accumulent* Qu il s agisse de la situation internationale, delà situation économique ou financière, partout se posent les problèmes les plus graves*

Il faut avoir le courage de dire la vérité au pays.

Ce u’eat pas par des palliatifs ou des demi-mesures qu'il sera possible de surmonter la crise qui nous étreint. C'est en ayafit la ferme volonté d'opposer à la démagogie qui ruine Je pays une politique constructive qui, seule, puisse assurer son redressement*

Politique extérieure :

La réoccupation militaire de la Rhénanie est une menace pour la paix du monde*

Le Gouvernement doit prendre avec sang-froid les mesures nécessaires pour assurer la sécurité de nos frontières et faire face aux exigences de la défense nationale.

11 doit, par son action diplomatique, resserrer nos amitiés et nos alliances, rétablir le front de Stresa, supprimer ce régime des sanctions qui risque de compromettre nos rapports avec T Italie.

Le pacte franco- soviétique, que je m’honore d'avoir combattu, est gros de danger. Les Soviets, qui se refusent à indemniser les malheureux porteurs de fonds russes, se servent de ce pacte, pour intensifier en France leur action révolutionnaire*

La politique française doit être indépendante et s’inspire.- uniquement des intérêts supérieurs du pays. Elle ne doit marcher à la remorque d'aucune autre puissance.

Politique intérieure :

Les événements de ces dernières années prouvent la nécessité impérieuse de réaliser la réforme de l’Etat*

H faut restaurer les principes d'ordre et d’autorité : soutenir les fonctionnaires méritants, mais réprimer les agissements des syndicats illégaux; — réaliser la réforme administrative; — améliorer nos mœurs politiques par la réforme électorale, le vote des femmes et le vote familial*

Il est urgent de réaliser la limitation de l’ initiative parlementaire, la réforme du règlement de la Chambre, Il conviendrait enfin d’accorder cm Gouvernement le droit de dissolution : ce serait le meilleur moyen de mettre un terme à l'instabilité ministérielle qui paralyse l’action du pouvoir exécutif.

Politique religieuse :

Respectueux de toutes les croyances, profondément attaché à la liberté de conscience, je suis partisan résolu de l'abrogation de toutes les lois d’exception. Je’Téèlame le retour au droit commun pour les congrégations religieuses et le rétablissement de la liberté d’enseignement.

Politique sociale :

Pour assurer la bonne harmonie des rapports entre employés et employeurs, il ■conviendrait d instaurer et de développer un système corporatif de collaboration sociale.

Dans la mesure de nos possibilités financières, les Pouvoirs publics doivent poursuivre l’amélioration du sort des ouvriers et employés : constructions de maisons à bon marché; — aide aux familles nombreuses ; — lutte contre la tuberculose et les fléaux sociaux ;

Partisan du principe des assurances sociales, je n'ai cessé de proies ter contre le caractère é ta Liste et bureaucratique de la législation actuelle. J'ai demande par diverses propositions de loi que la gestion des Assurances sociales fut confiée à la Mutualité et que l’assurance -maladie fût rendue facultative.

J’ai demandé également qu’une amnistie fût accordée aux infractions commises en matière d’assurances sociales. Si votre confiance nie ramène à la Chambre, je reprendrai ces propositions.

Le chômage. — L’anxiété de la jeunesse :

Le chômage qui éprouve si cruellement le monde des travailleurs doit être au premier plan de nos préoccupations.

Je réclame le renforcement du contrôle de la main-d'œuvre étrangère, un droit de priorité accordé aux ouvriers ou aux employés français.

Je réclame que des mesures soient prises pour éviter la désertion des campagnes et l’afflux vers les villes.

La jeunesse est cruellement éprouvée par l'encombrement de toutes les carrières. Le meilleur moyen de lui venir en aide, c'est de réorganiser l'apprentissage et renseignement technique, c’est d'exiger que tes Pouvoirs publics mettent fin à des cumuls Inadmissibles de traitements d’activité et de pensions de retraite.

Politique économique :

Pour remédier à la crise économique, les Pouvoirs publics doivent :

Alléger le commerce eL l'industrie, ainsi que les professions libérales, des charges écrasantes qui les paralysent,

Réal iser l'égal ité fiscale pour défendre la situation si difficile du petit commerce.

Faire baisser le loyer de l’argent et accorder aux intéressés les facilités de crédit nécessaires.

Négocier des traités de commerce permettant la reprise de nos exportations.

Favoriser le séjour en France des touristes étrangers qui constituent un facteur essentiel de notre activité économique.

L’Etat et la Ville de Paris ne doivent négliger aucun elïort pour que l’Exposition de 1937 soit un succès éclatant.

Politique financière c

Adversaire de la dévaluation qui imposerait des sacrifices intolérables au monde des travailleurs cl des épargnants, je suis partisan de réaliser — dès que les circonstances le permettront — la stabilisation internationale des monnaies.

Si, sur bien des points, les décrets-lois appellent des réserves, s ils doivent etre s humanisés », en cc qui concerne notamment les fonctionnaires mariés, les charges e famille, dans (ensemble, ils sont parvenus à éviter l’effondrement de notre monnaie

Mais, ne nous le dissimulons pas, seule, la reprise des affaires pourra assurer d une façon durable le rétablissement de nos finances : pour faciliter ce rétablissement, le législateur devra, d une part, apporter des réformes profondes dans la gestion des services publics, réprimer les abus et les cumuls, supprimer les services parasitaires comme es Offices ; d'autre part, il devra procéder à la réforme d’une fiscalité intolérable, mettre un terme aux excès de l'impôt personnel et de l’inquisition fiscale.

Gens de maison, concierges, chauffeurs,

demandent la salubrité de leurs logements, le bénéfice des lois sociales, la protection de la main-d'œuvre française. .Tè suis convaincu qu’il sera possible de faire aboutir leurs légitimés desiderata sans Iroqblcr ta bonne harmonie qui, dans l’immense majorité des cas, existe entre les employeurs et leur personnel.

Anciens combattants, pensionnés de guerre,

De lourds sacrifices leur ont été imposés par les décrets-lois ; ils les ont. acceptes avec une abnégation méritoire ; des que la situation financière sera rétablie, tous nos efforts tendront, a taire aboutir les revendications de leurs associations.

Mes chers Concitoyens,

Chacun d'entre vous se rend compte de la gravité de la situation actuelle.

C’est la crainte du front populaire qui détruit la confiance et paralyse la reprise des

T. (IlïTÊS

Le’ Front populaire représente l’alliance de la Maçonnerie et du bolchevisme. 11 constitue une menace pour la paix intérieure de notre pays, un péril pour sa sécurité oxtéruïuré

S’il venail à, triompher, il aurait tôt fait — comme en Espagne — de semer partout

lé désordre et r anarchie, ,

J’ai confiance dans te bon sens du peuple français ; il n’acceptera jamais d être asservi

aux ordres de Moscou, il saura déjouer les agissements du Front populaire.

Le devoir de tous les hommes de bonne volonté, c’est d’oublier leurs querelles de parti» et de collaborer d'un commun accord au relèvement du pays et au maintien de la paix.

Si vous voulez bien, pour la troisième fois, m’accorder vos suffrages, c’est celle politique d'union nationale que je m’efforcerai de faire triompher au Parlement.

Chaules de LASTfîTtîîB

Chevalier de la Légion d’honneur.

Député sortant.

Ancien Ministre.

Vice -Président de la. Fédération- -ré pu bficsine de France.

|fc circonscription du 17a arrondi s som© ni d© PAFdb.

M* Geohges SG A FINI (Groupe des indépendant républicain*.)

Élu pour la 1™ fois le 29 avril 1928. - Réélu les t« mai 193% et 29 avril 1936.

Cher Monsieur }

Vous m’avez donné voire confiance eu 1 928, vous me l’avez renouvelée en 1932.

Ainsi que je l’ai fait chaque année, je viens vous rendre compte du mandat que vous m’avez confié ; je le ferai brièvement et h grands traits.

tes partis, en tant qu’organisa lion politique, ne m’ont jamais, inspiré; grande confiance.

l’ai vu tour à tour au pouvoir les partis modérés, les partis de cartel ou les partis de concentration, et si parfois tes chutes de Ministère nous ont amené (et encore pas toujours) des Présidents du Conseil différents, la politique, au sens élevé du mol!, me semble restée

constamment absente et invariable dans sa carence. ’

I es grandes formules de gauche et de droite tonl les restants d uo vocabulaire use, anachronique et vide de substance Elles ne constituent que des placards électoraux dont chacun s’affuble au mieux de ses commodités. L’esprit n’y est plus et cela est bien naturel, tout a tellement changé depuis qu’elles ont été inventées... U n’y a qu’elles qm soient res-

tèes en marge de la vie. „ , . . . ... c m

Les hommes de ma génération font un effort pour atteindre a l objectivité. Sans s embarrasser des déformations du passé, iis considèrent la politique sous l angle national des intérêts de leur pays, de son statut économique, social et financer, ceci a t époque ou nous sommes, dans l’existence pratique et non au travers de ces doctrines qui n ont entre cl de commun que les démentis qui leur ont été infligés par les événements. .

II semble bien que la majeure partie des Français pense et raisonne, comme je 1 «ndique plus haut : cependant, cette tendance objective et sans aucun sectarisme na pas é.é et n est pas au pouvoir... C’est qu’entre elle et le pouvoir il y a le bloc cimente que constitue le syndicat des pontifes parmi lesquels il semble que la constitution «on écrite de la démocratie française exige que se recrutent les hommes du Gouvernement.

U p"2 J&l* <..« cet le tmt, MMh la partie antique, y a.,,

réduits • lo, erreurs ae ssrout relevés, que pour dég.ser le. grande., ligne» de con.lrurtion, Wfc*» qu' actuellement von» été. plu. préoecupé de IVeulr que de. analyM. du

passé.

G. SCAPÏNI.

Politique extérieure .

Dans l'ordre des préoccupations urgentes, la politique extérieur* tient la première P'aCDaus la politique extérieure, le problème de la paix et de la guerre - le. rapport»

Je vais m’efforcer de traiter l’ensemble en raccourci, et très objectivement. J

trouverez l1 expli cation de mon attitude et de mon action.

J'ai faii pour ce qui me concerne tout ce qui, humainement, était en mou pouvoir pour renseigner mon Gouvernement*

Je suis remonté aux sources; je suis allé en Allemagne, en Angleterre, en Italie, J’ai donné des indications précises donl les Gouvernements n’ont pas voulu se servir; je l’ai fait avec prudence, sans aucune publicité, mû uniquement par le sentiment qu’il était du deVoir de tout Français de ma génération de faire l’impossible pour tenter d’éviter h ce pays, qui a déjà tant souffert** l’horreur d’un autre conflit.

Four avoir une vue exacte de la situation extérieure, il convient d’abord de préciser certains points :

1. La politique extérieure d avant 1914 visait à rétablissement d’un équilibre des forces entre les diverses puissances de V Europe.

La guerre ayant démontré la précarité du système, les hommes d’après 1919 y ont renoncé,

2. L’idéologie de ces dix- se pl dernières années s est concentrée sur rétablissement d’un droit international et d’une Société des Nations dans le but d'élaborer un système de sécurité collective, soit par la conclusion de pactes, soit par le simple jeu des articles du covenant.

La conception était universelle. Elle reposait sur la foi eu la parole donnée et la valeur des signatures.

3* Pour ne prendre qu’un certain nombre de faits, les plus saillants, comme le conflit du Gltaco, la guerre sino-japonaise, le conflit italo-éthiopien, on est h même de constater que le système de la sécurité collective, reposant sur des données strictes et étendues de manière beaucoup trop générale, d’une part n’a pas pu jouer, et d’autre part risque d’engendrer dos dangers certains comme ceux, infiniment redoutables, qui placèrent la France dans une situation difficile entre ses deux alliés de la veille (F Italie et l’Angleterre). Mais le dernier événement - la dénonciation du traité de Locarno — oblige â faire nettement le point sans atnbage, non plus que sans illusions.

Du système des alliances d’avant guerre, il ne re.'te rien ou peu de chose; quanta 1 idéologie d après-guerre, trop théorique, conçue sous un aspect trop général, trop universel, elle ira pas résisté à l’épreuve; d’on il suit qu’il ne reste rien et que la France se doit de rechercher dans un cadre plus modeste rétablissement de la paix,

G est le problème de l’organisation de l’Europe; il est politique et économique, car il est certain que sl 1 Europe ne s’organise pas de telle manière que son économie représente quelque chose d’homogène, elle est vouée à s'effondrer par fractions.

La situation économique et financière des divers pays du continent est si inquiétante qu elle n est pas un des moindres éléments des appréhensions qui nous assaillent dans le moment présent quant à 1 éventualité d une guerre. La France a le devoir de s'attacher à cette construction, mais elle ne peut entreprendre utilement une telle tâche, d’accord avec la Grande-Bretagne, 1 Italie et la Petite Entente, que si d abord elle la conçoit nettement,, que si ensuite elle reste forte, capable d’assurer sa sécurité, et ne donne pas au monde le spectacle d’un pays profondément divisé.

Rapports franco-allemands :

Il no faut jamais perdre de vue que le fond du problème de la paix ou de la guerre en Europe repose sur la nature des relations franco-allemandes. J’ai toujours été de l’opinion que lorsque 1 Allemagne proclamait sa volonté de se rapprocher de la France, il fallait la mettre au pied du mur, lui demander de préciser le détail et l’étendue de toutes ses revendications, et je me suis élevé contre les divers Gouvernements qui se sont dérobés aux débats, notamment lorsque, en novembre et décembre 1933, une proposition nous fut transmise par 1 Angleterre; ce fut, a mon sens, une erreur capitale que de la repousser, par la

note du 17 avril 1934* sans ouvrir une discussion. Dans celte période à laquelle je faisallusion, la France jouissait d'une supériorité in contestable sur T Allemagne et nous pouvions êlre les maîtres du débat. Mais il est infiniment plus difficile d'entreprendre des conversations avec l'Allemagne pour autant que la France n’apparaît pas comme forte, je dirai même très forte*

Cependant, en admettant la solution théorique d’un système de sécurité européenne auquel l'Allemagne, par hypothèse, adhérerait, il serait absurde de croire à l'absolu de ce système. Les événements du moment ont fait apparaître à l’évidence qu’aucune signature quelle qu’elle soit — et qui engage soit les États envers la Société des Nations, soit les Etats entre eux ■— n'a de valeur réelle, et que si même les Gouvernements entendent faire honneur à la parole donnée, les opinions publiques, parfois, s'y opposent. C'est donc une altitude très prudente qu'il convient d’observer, ne perdant jamais de vue que la France doit, au premier chef, assurer elle meme la sauvegarde de son honneur, de son territoire et de sa liberté.

Ceci jusqu'au jour où, pur des efforts constants et inlassables, nous aurons réussi a faire triompher la notion élevée de morale internationale ; et cela n’esl pas encore réalisé si j'en juge par l'accueil qu’a reçu le mémorandum français du 8 avril 1936.

J’ai maintes fois reproché à la politique extérieure française de n'avoir ni vues d’ensemble, ni suite dans la conception ; c'est ainsi que, brusquement, on nous met en présence du pacte franco-soviétique dont on ne voit pas les avantages qu’il priait nous apporter, mais dont on mesure aisément les dangers qu’il risque de nous faire courir.

La défense nationale :

La politique extérieure d’un pays est toujours conditionnée par sa force matérielle : c'est ainsi que même dans l'hypothèse d'une sécurité collective, on ne peut prendre d’engagements que si l’on est à même de les tenir, et on ne peut les tenir que si l'organisation militaire le permet.

Dans le présent, il faut bien le dire, la conception militaire repose sur un principe essentiellement défensif et la mobilisation des troupes doit se foire à l'abri des fortifications Maginot dont la valeur est indéniable.

Par contre, en exécution des engagements pris par nous, nous sommes hors d’état, voire pour notre propre sécurité, d'opérer aucune intervention de police internationale. La démonstration en a été faite lors de la dénonciation du traite de Locarno, où, cependant, le traité lui -même le commandai L.

Sans insister sur ce point, il faut tout de même signaler que l'état-major général de l’armée a avoué ne pas être en mesure de suivre la politique extérieure affirmée par Sarrau t et confirmée par Flandin dans leurs discours respectifs. Les temps modernes et 1 état de l'Europe exigent un corps spécial motorisé, ou alors il ne faut pas parler de sécurité collective.

11 y a bien longtemps, î 'a vais prévu et aussi prévenu la Chambre que la loi d un au ne nous permettrait plus d’assumer les charges de la défense nationale au cours notamment des années 1935, 1936 et 1937.

Ge n’est pas sans amertume que, avec le recul, je me rends compte de la légèreté avec laquelle la Chambre traiLait ce grave sujet, et ceci parce que la thèse que je soutenais n était pas électorale et s'accommodait mal de la démagogie dont on a F habitude d abreuver le public* J'ai pris mes responsabilités; je ne le regrette pas.

11 est Lout aussi nécessaire d'unifier la défense nationale. Je ne cesserai de le répéter, car il est absurde d’avoir trois Ministères (la Guerre, la Marine et l'Air] dont chacun tire de son bord et travaille quasi sans liaison*

D'abord, les charges qui résultent pour la nation de la dispersion dans leflort sont très ourdes et ensuite techniquement, an lieu de n’avoir qu’une conception générale d une

défense nationale qui forme uo tout, il y a trois systèmes : celui de la Guerre, celui de la Marine et celui de l'Air,

Le moral d’une nation est évidemment un facteur essentiel , surtout pour un pays comme la France! En dehors des propagandes déprimantes qui s'exercent sur le publie, propagandes qu’il est urgent de réprimer, il est aussi indispensable que la-notion de défense nationale reste pure et représente le devoir majeur de tout citoyen.

Pour cela il faut contrôler les usines d’armement et, en cas de guerre, les réquisitionner (certaines mesures ont été (bailleurs amorcées dans ce sens) ; et il est nécessaire de prendre des dispositions pour la conclusion d'un accord sur P interdiction du commerce privé des armes.

Aviation :

Deux politiques ont été suivies :

La première, celle des prototypes; elle a multiplié les maisons d'aviation (plus de 58} de telle manière que chacune d’elles devenait in viable,

La seconde a suivi la ligne inverse; elle a eu pour résultat de placer toute l’industrie de l'aviation dans une situation intenable et voisine de la faillite, P ait pins grave : elle a quasi supprimé les bureaux d’études et les préparations de programme de telle manière que l'industrie aéronautique est maintenant exsangue et qu il faudrait près d'un an pour sortir des appareils dernier type.

La vraie politique est dans la moyenne ; elle consiste à dire que l'industrie de l’aviation ne peut être viable que par les commandes de l'Etat; il faut donc faire porter 1 effort sur une dizaine de maisons, comme en Angleterre, en Allemagne, en Italie, lesquelles maisons doivent constituer l'armature solide de l'industrie aéronautique française.

j'ajoute qu'il est absurde que les maisons d’aviation et les usines d’armements soient centralisées dans les alentours immédiats de Paris, ce qui expose, en temps de guerre, k des risques plus que redoutables.

J'ai soutenu cette thèse dans une interpellation à la Chambre en date du 29 janvier 1932.

11 m’apparaît que l'on commence à comprendre et que Ton s'aiguille dans celte voie,

La guerre moderne mettrait en cause la vie des vieillards, des femmes et des enfants tout autant que celle des soldats du front.

L'organisation de !a défense antiaérienne, sur l'état de laquelle il nous est si difficile d’avoir des renseignements précis, doit être intensifiée. Elle est à base de dépôts démasqués maintenus en bon état, d’abris souterrains et d'un plan d’évacuation des grands centres.

P o / i( i q ue h 1 1 é r ie u re .

Vous m’excuserez de n’user d’aucun des arguments qui font la gloire des campagnes électorales et servent de base à toutes les propagandes, maïs de me borner à vous parler honnêtement et. objectivement, comme cela se doit d’homme à homme.

La vie et F expérience invitent à la modestie . L’imprévu et la gravité des laits de noire époque rendraient presque ridicule l'énoncé d’un programme dans ses détails ; ce qu’il faut vous soumettre, ce sont les grandes lignes d’une action générale, Paxe d'une tendance politique,

La confiance que l’on a en un homme est un facteur personnel et si l’on connaît le cadre de son action, il est évident que l’on doit lui faire crédit pour le détail ; autrement, Je mandat parlementaire est sans signification.

J'ai toujours tenu au courant les électeurs de ma circonscription do mon activité parlementaire dans les problèmes qui se sont posés au cours de cette législature. Je n’en donnerai donc ici qu’un large résumé.

Là législature 1932-19$h

Deux mots de ses prémices politiques :

Gouvernement de cartel, dans l'incapacité d’exercer le pouvoir, le cartel étant une formule électorale, mais non une formation gouvernementale.

Des chutes successives de Ministères, qu’il est inutile de rappeler, une politique qui, en février 1934, nous a fait friser la révolution. Je ne relève que pour mémoire le rôle que j’ai ioué dans ces circonstances. H fui personnel et politique de par les interventions de la Chambre où (séance du 6 février 1934), je crois avoir été un de ceux qui ont le plus violemment attaqué et stigmatisé les actes du Gouvernement.

J’ai mené dans la presse (le Jour, le Quotidien, le Petit Bleu, l 'Express de l’Est) une campagne ardente pour la dissolution ; j’estimais que le sursaut qu’avait eu le pays devant les inqualifiables manœuvres politiques, la carence du contrôle administratif, l’unprobilé Généralisée, pouvait et devait être bienfaisant à la condition que l’opinion fût saisie immédiatement sous formes d’élections. J’ajoute qu'à dater du 6 février 1934,1a Chambre 1032- 1936 était hors d'état d'accomplir quoi que cc soit d’uLile.

Je crois encore avoir eu raison à l’époque et déplore de ne pas avoir été suivi. J’ai usé du seul moyen à ma disposition en invitant le Gouvernement de M. Doumergueà prononcer la dissolution de la Chambre; ma demande a été repoussée parce que, paraît-il, elle était

inconstitutionnelle. ,

La Chambre a continué de vivre cahin-caha; elle était dans 1 incapacité de faire face aux graves événements avec lesquels elle se trouvait aux prises. Les Gouvernements ne se sont plus signalés que par une sorte de carence commune, et le bilan de la législature s’est Lraduit par une augmentation de la dette de 75 milliards, ce qui la porte à 340 milliards, plus 80 milliards d’obligations de chemins de fer garanties par l’ElaL, auxquels viennent s’ajouter les dettes des départements et des communes et la dette flottante : cette dermere, rien que pour les bons du Trésor, à très court terme, atteignait 15 milliards et va en atteindre 21 très rapidement. Le nombre des chômeurs assistés dépasse 489 000 hommes... C’est assez dire que la Chambre s’est séparée sous le double signe de l’inquiétude financier* et des dangers extérieurs. En face de quoi il convient de ne pas commettre d’erreurs de jugement e° de bien se convaincre que tout est à rebâtir à l’intérieur comme en politique exténeu rô ,

Le choix des hommes susceptibles d’accomplir celte lâche reste le point le plus important, le facteur essentiel en est le relèvement moral du pays.

L’économie :

Le problème économique Louche à notre existence même.

Les Gouvernements, jusqu’ici, ont eu une politique bien définie. Se ralliant aux conclusions d’un éminent professeur, M. Rist, ils- ont imaginé que la crise disparaît. -a. t toute seuil , que l’équilibre se rétablirait. Par la défialion, ils ont entendu contribuer à accélérer

celte évolution* , ,

Il était nécessaire, je l’ai souvent proclamé, de procéder à des compressions everes des dépenses publiques, de ne pas voter de dépenses nouvelles. J’ai, pour ma part, suivi strictement ce programme ; mais, dans le même temps, il était indispensable d activer I économie : autrement le déficit budgétaire, malgré les quelques compressions, surtout de façades, qui ont été effectuées ne ferait que s’accuser, tandis que la crise s accentuerai .

Par ailleurs, les déflations étaient de façade, souvent inopérantes.

On ne saurait s’étonner de constater que les résultats de cette méthode n’ont pas répondu à 1 attente du Gouvernement. La statistique ci-dessous suthL à lct.ii ii c oqiiem ment ;

Moyenne 1034*

Juillet-août 1 035.

Moyenne 1935.

Janvier 1936

Indice prix de gros .

— prix de détail. .

Wagons chargés. ......

Chômeurs secourus . , . ,

J’ai interpelle le Ministère Flandin (Chambre des Députés, séance du 2 avril 1935,

J . 0 p. 1535) en lui soulignant que sa politique avait pour elFet d’élever le taux d’intérêt de l’argent, qu’elle était sans issue et constituait un grave danger pour la monnaie dès l’instant où les grandes réformes financière, administrative, sociale, économique n’étaient pas abordées courageusement de face... Hélas, l'intervention d’un homme ou de quelques v hommes s’est montrée sans grande efficacité, je ïe reconnais.

Le monde a évolué. La grande tourmente a profondément modifié sa structure. Au régime d’échanges internationaux qui a caractérisé le xix8 siècle et le début du xx% s’est substitué le nationalisme économique. L*ambition de tous les peuples est maintenant de vivre repliés sur eux-mêmes, comme une ville assiégée.

C’est un fait que nous pouvons peut-être regretter, mais avec lequel il faut compter.

Tour sortir de cette notion étroite dans laquelle le malheur des temps nous enferme, il faut aborder le problème de l’organisation économique du continent; il est d’ailleurs lié à rétablissement de la paix.

Nos débouchés à l'extérieur ont presque complètement disparu, les placements que l’épargne française avaient répartis entre les pays neufs sont anéantis. ïl nous faut nous organiser.

Organisation de la production et de la distribution des marchandises, emploi rationnel de la mai m d’œuvre et de la machine, le tout en fonctionnement d un intérêt général et non plus de quelques intérêts particuliers, tels sont les problèmes urgents qui se posent à nous, et que nous devons résoudre, coûte que coûte.

L’Etal doit-il s’en charger et imposer ses directives aux industriels et commerçants qui deviendraient en quelque sorte ses employés? Certainement non, à aucun prix, c’est là une solution que nous repoussons avec la plus grande énergie. Mais il faut que les intéressés comprennent et qu’ils s’organisent eux-mêmes. C’est la tâche des chambres de commerce, des chambres syndicales, des diverses branches de l’activité économique et des syndicats professionnels. J’ai proposé un texte jetant tes bases d'une organisation corporative (voir J, O. du 28 lévrier 1 935). Tache difficile et délicate â un point que peuvent seuls soupçonner ceux qui ont été dans la bataille, mais qu'il faut entreprendre et mener â bien. Sinon le communisme nous imposera inéluctablement ses solutions brutales et simplistes,*

Un des points essentiels de cette organisation économique est la répartition du crédit. Dans ce domaine, tout, ou presque tout, est à faire

L usage de plus en plus généralisé des chèques et virements, qui dispense de l’emploi du numéraire et des billets, a eu pour effet de concentrer dans les banques de dépôls des ressources considérables que celles-ci utilisent ou non, à leur gré, et suivant les besoins qui sont laissés à leur seule appréciation. Elles sont maîlresses du crédit. La Banque de France, qui avait été instituée à Torigine pour service cForgané régulateur du crédit, est sans action sur elles.

Il est bien certain qu'on n'a pas le droit de se désintéresser de la gestion de ce qui est devenu un véritable service public d'intérêt primordial, puisque ni le commerce, ni l’industrie, lie peuvent vivre sans crédit.

■l'ajoute que les banques ne remplissent plus leur rôle social de répartiteur de crédit, et quand elles le font, c’est avec de l’argent des déposants, à qui ellesTd arment un intérêt minime, et en prêtant cel argent â des taux excessifs qui vont maintenant de 8 à 1Ô 0/0.

Un organe central de coordination, puissamment outillé et constitué, doit orienter la politique des banques de dépôts dans un sens toujours conforme à l’intérêt général. Cet

ox^ane, que nos amis belges viennent do créer elles: eux, et qui existe dans de nombreux pays, ne doit pas Être une administration d’Etat ; c’est la Banque de France qui doit assumer cette nouvelle charge. Mais pour remplir effectivement son rôle, la Banque* de France étant réorganisée, le Conseil de régence, notamment, ne devra plus être composé presque exclusivement comme aujourd’hui, de banquiers et d’administrateurs de sociétés : toutes les branches de l’activité économique du pays y seront représentées ; le pctithxunmerce et la petite industrie par des hommes expérimentés ayant fait leur preuve. C’est à cette condition seulement qu’une organisation rationnelle du crédit, conçue en fonction de l’intérêt national, pourra être fondée.

La baisse du loyer de l’argent est un facteur essentiel du rétablissement de F équilibre économique et de la reprise des affaires.

Cette baisse ne pouvait être réalisée normalement que par la réduction|du déficit budgétaire conjugué avec la stimulation de la vie économique,

11 y avait avant guerre un taux d’intérêt légal de 5 0/0 et 6 0/0 civil et commercial qu’il faudra rétablir*

j’entends bien que la politique de ces dernières armées, Faccentuation du': déficit budgétaire, la thésaurisation ont rendu difficile la baisse du taux de l’argent* Aussi j’ai, pour ma part et dans la mesure de mes moyens, tenté d’obtenir /des divers Gouvernements l’adoption d’un plan d’en semble et l’abandon de ces mesures fragmentaires qui font souffrir certaines catégories sans rapporter de remède à la situation générale.

Epargne :

L'épargne est la base de tout notre système financier actuel.

à plusieurs reprises, tant par questions écrites qu’à la Commission des finances, je suis intervenu pour que nos malheureux porteurs de fonds brésiliens, russes, Ville de Tokio 1912, etc,, voient leurs droits reconnus.

Question complexe puisqu’elle ressort également du Ministère des Affaires étrangères et du Ministère du Commerce.

Par ailleurs, j’ai insisté pour une refonte com pl ète?de la loi de 1867 sur les sociétés et pour faire sortir des cartons du projet, de loi Lesaché qui y sommeillait.

Quelques points ont pu être acquis.

Mode de présentation des bilans, nomination des commissaires aux comptes, réglementation sur le démarchage et la profession de banquier.

Avant que l’épargne .se sente en sécurité, il y a encore beaucoup de chemin à parcourir.

je répète que dans cette brochure limitée, je ne puis qu’esquisser de grandes lignes ; s’il me fallait entrer dans le détail, ce sont des volumes qu’il serait nécessaire d’écrire J

Je tiens cependant, avant de terminer ce chapitre, à insister à nouveau sur la notion d’empire français qui doit inclure nos colonies,

J ai eu l’honneur de soutenir, au nom de la C om mission Jd es colonies, un rapport sur le projet, de loi tendant à réorganiser le marché de la viticulture (Chambre des Députés, séance du 28 juin 1933} et dans ce rapport j’avais fait valoir l’absurdité qu’il y avait de la part de la métropole à refouler les produits coloniaux dans le même temps qa elle achète a l'étranger ■; qu’à poursuivre cette politique nous risquions de perdre nos colonies. De même, en date du 13 avril 1933 (7* 0.t p. 2270), j’ai interpellé sur l’établissement par décret d’une taxe à l’importation des cafés, et encore (23 juin 1933) sur le riz d’Indochine* Je maintiens inlassablement que l’on s’obstiue à faire une politique fragmentaire où il n’y a pas de vue d ensemble. Cependant, l’organisa lion de l’empire français est chose faisable et j’y reste attaché.

Le petit commerce, la petite industrie.

Avant de poser la question des mesures à prendre pour la protection du petit commerce, il faut trancher un point de principe : est il, oui ou non, un rouage social important?

Je le crois très sincèrement et le montant des impôts qu'il paye suffit à ^attester. Par conséquent, il fauL lui permettre de vivre.

Quatre questions essentielles le préoccupent :

La propriété commerciale.

La révision des baux.

Les billets de fonds.

La concurrence des établissements à prix uniques.

Les trois premières sont partiellement réglées par une législation incomplète, mais tout de même amorcée. Il y aurait lieu de serrer le problème de plus près par le moyen d’un plafond fixé à la révision, par des bases plus solides aussi concernant le droit de reprise en matière de propriété commerciale et par une législation plus objective quant aux conditions dans lesquelles les réductions sur le montant des billets de fonds pourront être obtenues, ceci tenant compte du fait que, pour la plus grande partie, ces billets de fonds sont entre les mains d'intermédiaires qui les ont rachetés à vil prix.

Le quatrième point (prix uniques) a fait l’objet d’un texte qui, à l’exemple de la loi suisse, subordonne à l'autorisation gouvernementale l'ouverture de magasins à succursales multiples ou à prix uniques.

Ceci est une mesure temporaire.

A la vérité, il est difficile de trouver un texte qui concilie la liberté du commerce et ces mesures de suppression. Je crois plus simple de rechercher la solution vers un régime qui frapperait ces établissements des taxes normales chargeant le petit commerce pour la patente, mais appliqué à chaque rayon.

Il y a encore le problème du crédit, dont la situation a été exposée plus haut, qui intéresse si vivement et le petit commerce et la petite industrie.

Problème social.

Chômage :

En ce qui concerne le problème social et le chômage, ils sont étroitement liés à la solution du problème économique et seule l'organisation professionnelle aboutira à plus de justice sociale. Le jour où elle existera, quelque chose sera changé dans la République.

Au surplus, c'est de cette solution que dépendra l’avenir de la jeunesse.

Tout sera, tout est et reslera fonction de l’ordre économique nouveau.

On a vu à l'expérience que les mesures artificielles comme celles du type des assurances sociales (équitables et honnêtes dans leur principe), aboutissent à des résultats tels quhls ne donnent satisfaction ni aux assurés ni aux assurants. Nous avons obtenu quelques modifications du taux et de la perception des taxes, niais la contrainte de l’obligation rend la loi essentiellement impopulaire.

Il faut le dire, financièrement, la capitalisation des retraites donnera fatalement de sérieux déboires et V Etat sera obligé de se substituer à la caisse, La modification essentielle sera de remplacer la capitalisation par la répartition, la contrainte par la liberté, ceci à l’aide des moyens qu’offre la mutualité.

Tous ces remèdes improvisés, artificiels et aléatoires, qui ne reposent pas sur une économie solide ou sur un plan d'ensemble, sont voués au sort des ateliers nationaux de 1818. D’une part, ils sont onéreux, d’autre pari, ils demeurent inopérants, et en fin de compte ifs sont dangereux pour l'ordre social.

Par contre, il existe de grands travaux de première nécessité à réaliser, pouvant occuper un nombreux personnel pendant plusieurs années, comme les autostrades qui sont à peu près inexistantes^ alors que l’Allemagne eu compte sur une longueur de plus de 1.000 kilomètres.

Le chômage est la marque la plus certaine de la faillite d un système économiques voire d une société, hss honinies doivent être assures de pouvoir gagner leur vie par leur travail Leur salaire doit être honorai) le* 13 ans 1 organisation, corporative que je prévois plus haut et dont je reparlerai plus loin, le problème de la limitation des heures de travail se posera, ainsi que celui du salaire minimum,

A tout ceci s'ajoutent des vues de détail extrêmement importantes : la honte du taudis la carence devant le développement clés périls sociaux, la tuberculose, l'alcoolisme, sans parler des maladies de l’enfance, lesquelles ne sont guère à l'honneur de l’esprit qui devrait régner dans un pays comme le nôtre.

La fiscalité et le Conseil d'Etat économique :

Comme 1 organisation économique, l'organisation politique du pays doit se transformer, s’adapter aux conditions nouvelles qui se sont créées.

Elle ne l’a point fait.

L Etat, tel qu il s est constitué au début du xixfl siècle, était avant tout un gendarme et un juge Sa mission est de faire régner l’ordre à l’intérieur et de défendre le territoire contre les incursions de l’étranger. Là s’arrête son domaine, et c’est pour cette mission limitée qu'il a été conçu*

Mais l’Etat moderne n'a pu se contenter de ces attributions réduites, et surtout en madère économique; son rôle a grandi dans des proportions considérables en même temps qu'il perdait toute autorité*

Par son action positive, l’Etat oriente le commerce et l’industrie dans telle ou telle direction , il les protège contre des concurrences ruineuses ou, au contraire, pousse à leur destruction. Par le prélèvement fiscal, enfin, il agit d’une façon prépondérante sur le développement des entreprises, et la fortune même du pays.

Pour cela, est-il outillé et armé ?

Il serait vain de le prétendre*

Le I arlemcnt, par sa composition meme, ne peut que difficilement régler les problèmes economiques . il n a pas la possibilité de les étudier et de les résoudre en fonction d'un plan d ensemble ; il n est saisi que des projets formulés pour des intérêts particuliers agissants et soumis au contrôle de services administratifs généralement peu compétents*

Pour remédier à ces défauts, pour que 1 Etat fonctionne de nouveau à la satisfaction générale, il faut rendre le Parlement à la politique et constituer auprès de lui une sorte de -Conseil d’Etat économique*

De cet organisme nouveau, le Conseil national économique n’est eju'un embryon : son rôle étant simplement consultatif, il se livre surtout qu’à des travaux académiques, dont d'utilité pratique est assez restreinte.

Il tant renforcer le Conseil national économique en l’élargissant et en lui donnant certains pouvoirs qui obligent notamment le Parlement à ne voter de loi touchant l'activité économique qu’a près avis conforme dudit Conseil économique.

Mais 1 économie est extrêmement variée et ses problèmes sont différents suivant les régions* Pour régler les questions particulières, il faut créer, sous le contrôle du Conseil national, des conseils régionaux, eux aussi fortement constitués*

C est seulement par une organisation de cette nature que l’Etat sera mis à même de remplir la mission qui lui est dévolue*

Sous le contrôle du Parlement, les conseils économiques pourront exercer une influence fort utile en matière fiscale, notamment, car ils pourront mesurer l’incidence et les répercussions des taxes et indiquer les réformes nécessaires qui devront être opérées dans notre système d’impôts*

Celles-ci devront être importantes ; notre législation fiscale est certainement la plus disparate, la plus obscure et la plus inique qui ait jamais existé*

Eaile de pièces et de morceaux, sans lien entre eux, appliquée par des administrations

tatillonnes, jalouses de leur indépendance et admettant toutes les solutions différentes, la législation fiscale doit être rénovée»

II faut que Fan établisse un code fiscal clair et simple. Dans ce code, on devra définir de façon précise les opérations qu'il convient de taxer, ainsi que les droits et obligations des redevables, et fixer de maniéré uniforme le contentieux et les pénalités.

On en finira alors, une fois es code établi, avec l'invraisemblable cascade de taxes à laquelle une même opération peut être assujettie dans l’état actuel. On sera nécessairement conduit à supprimer ces poussières d'impôts qui ne rapportent rien parce que les frais de perception sont plus élevés que leur produit, mais qui, par contre, représentent une fiscalité tràcassîère. On pourra établir un petit nombre de grands impôts, faciles à percevoir, productifs, de tarif aussi modéré que possible, et qui n imposeront pas au contribuable des vexations inutiles et inopportunes.

Une taxe à la production remplaçant l'impôt sur le chiffre d’affaires, fixée à un taux convenable, et perçue sérieusement, rapporterait des sommes considérables et ceci, avec des frais de perception assez réduits*

Désordre de la gestion publique, réforme de la comptabilité :

Dans une exploitation ordinaire, pour gérer convenablement, il est indispensable de connaître exactement et à if importe quel moment, l’état des affaires, frais généraux, trésorerie, échéances, etc. Dans l’administration de la chose publique il en est do même, mais dans fie fait je ne sais rien de plus incohérent, de plus dénué de fondement que les chiffres qui sont lancés dans la circulation par les divers Ministres des Finances.

J ai proposé toute une réforme de la comptabilité qui permettrait aux contrôleurs que nous sommes de savoir exactement l’état -des finances publiques à n'importe quelle époque^ j’ajoute que par la suite, cette réforme a été partiellement réalisée.

Gérer à moindres frais :

Ceci doit être le but. La division administrative de la France en départements ne correspond plus à rien,

11 faudrait vingt grandes régions, un système administratif simplifié.

Je m’étais attaché particulièrement à réformer la gestion des monopoles qui rapporteraient plus à l’Etat, par l'impôt s’ils étaient entre les mains de l’industrie et du commerce privés.

J'avais tenu à connaître quels étaient les grands bénéficiaires des cumuls, je suis obligé de remarquer que la tâche est difficile. Des délégués spéciaux ont été envoyés à grand bruit dans toute la France poür rechercher et dénoncer les cumuls.

Cela était bien mutile, car tous les documents nécessaires à cette recherche peuvent être trouvés dans, tous les Ministères, à la condition qu'on veuille bien les communiquer, ce à quoi F Administration ne montre guère d’empressement.

Quels sont, en effet, les principaux bénéficiaires des cumuls les plus élevés ?

Ce sont tous de très hauts fonctionnaires qui appartiennent pour la plupart à l’Administration des finances.

Tout d’abord les directeurs de plusieurs Ministères, et surtout ceux des Finances arrivent à doubler et au delà, leur traitement. Four cela, il se font attribuer les postes d'administrateurs dans les sociétés où l’Etat, les mines de potasse d'Alsace, et différents offices, on L des intérêts. Ces postes né demandent aucun travail, quelques heures de présence chaque mois, et sont grassement payés.

Los trésoriers généraux, autres grands fonctionnaires des Finances, reçoivent des émoluments absolument scandaleux, et hors de toute proportion avec le travail qu’ils fournissent, et leur responsabilité qui, théoriquement très lourde, est en pratique presque nulle, l'Etal prenant 90 0/0 du risque à sa charge. On a vu des trésoriers généraux percevoir jusqu'à

500,000 francs par an, l’année delà conversion, car ils touchent des remises sur les émissions et conversions de valeurs du Trésor.

Hors du Ministère des Finances, on peut signaler les ingénieurs des ponts et chaussées, qui se font attribuer des compléments de traitement* souvent considérables, par les départements, les communes et les chambres de commerce.

Enfin, la plupart des préfets ne se contentent pas de leur traitement, cependant assez élevé : ils se font allouer des compléments importants par les Conseils généraux, sur les fonds départementaux

Vois à les raisons pour lesquelles rien n’a été fait en ce qui concerne les cumuls ; la haute Administration s’ y est opposée de la façon la plus formelle, car elle serait la première touchée, et durement, par la suppression de toutes ces indemnités et de ces allocations injustifiées.

Depuis des mois, je tente en vain d'obtenir communication des documents qui me permettraient de présenter un texte, je les ai fait réclamer par la Commission des finances, par celle des économies, je iTai jamais pu obtenir satisfaction.

La réforme de l'Etat,

Le système parlementaire ;

Cet exposé est déjà bien long et je m'en excuse auprès de mes lecteurs.

J ai dit dans le chapitre sur l'Etat 3a place que devrait occuper l'économique et la nécessité de créer un Conseil d’Etat économique. J'ai été de ceux (et j’y insiste) qui travaillèrent à la réforme de l’Etat et à celle du fonctionnement de la Chambre des Députés. J’aî défendu, il vous en souvient, la thèse du droit de dissolution directement entre les mains du Président de la République sans qu’il soit nécessaire de consulter le Sénat.

De meme je me suis élevé contre le droit d'initiative des députés en matière de dépenses et ai déposé un texte tendant à réduire à quatre cents le nombre des députés.

La France est un des rares pays qui n’ont pas cru devoir accorder le vote aux femmes. Pour ma part, je suis nettement partisan du vote des femmes dans le domaine municipal et dans le domaine législatif. Au surplus, il m'apparaît nécessaire d'établir le vote obligatoire pour tout citoyen français*

Je maintiens celle position.

Toutes les anomalies et les lacunes des Gouvernements et de la machine parlementaire ont été relevés dans divers ouvrages, dont notamment celui de M. André Tardieu. La multiplicité des sujets, le manque de méthode pour l’ordre des séances aboutissent à des résultats i n v ra i sembl a b 1 es *

Instruction publique* - — La famille et le relèvement moral de la nation :

Dans l'esprit d’un bon nombre de ceux qui la défendent, l’école unique représente le monopole de l'instruction au bénéfice de TEtat. Dans le fait, leur tendance repose sur le principe que l'enfant appartient à l’Etat, ma conception est que l'enfant appartient à la famille. Cest elle qui doit aVoir sur son orientation et sur son éducation la haute main; c’est là un privilège qu’elle paye de la somme des sacrifices consentis.

De plus, rien ne sera possible sans le relèvement du niveau moral de la nation, or il ne saurait y avoir de relèvement moral s'il ne repose sur des bases familiales.

La famille est et doit rester l'ossature d'une société bien comprise.

Détruire son esprit équivaudrait à l'anarchie.

La défendre, l’aider à se développer est une nécessité inéluctable*

Resserrer les liens qui unissent les enfants aux parents, c'est resserrer les liens entre les familles qui composent un pays.

J’ai demandé le maintien des bourses scolaires, leur plus large diffusion et la création

d'un office national des bourses. Ceci m’ayant été refusé , j'ai voté contre le monopole d’Etat de l'instruction.

Dans l'avenir immédiat, il faut s'orienter résolument vers le développement des écoles professionnelles, de telle manière qu’elles fassent renaître l’artisanat.

L'artisanat qui permet la recherche de la qualité et qui fut si longtemps la gloire et la prospérité de la France.

Scolarité et éducation physique :

Nous vivons dans un siècle où la formation intellectuelle ne doit pas s'effectuer au détriment de la formation physique.

Si l'école taudis n'existe pas dans notre circonscription, je me suis cependant élevé à plusieurs reprises contre les classes surpeuplées, les possibilités du corps* enseignant, si dévoué soi t-i I T ayant des limites.

Le développement du goût sportif a retenu mon attention. Je me suis heurté à de grosses difficultés de réalisations pratiques, la plupart des cours de nos écoles étant trop étriquées, les terrains trop éloignés des groupes scolaires.

Si Tétât sanitaire des enfants fréquentant les écoles est satisfaisant dans son ensemble, je dois reconnaître qu'un grand nombre échappe encore à la surveillance médicale*

Donner plus d'espace aux enfants pour s'ébattre pendant les heures récréatives, intensifier les centres de dépistage, créer la fiche médicale qui suivra l’enfant dans toutes les phases de son existence. Tels sont les buts que je me propose d’atteindre.

Anciens combattants :

Mes camarades de guerre me dispensent, j’en suis sûr, des formules rituelles par lesquelles un candidat les assure de son dévouement. Ils me connaissent suffisamment pour me faire confiance et je ne crois pas les avoir jamais déçus.

Leurs droîLs sont majeurs et doivent être respectés.

J’aî fait à leur sujet diverses interventions (voir notamment J. O. du 1 1 juillet 1932}.

Zone annexe de Paris :

Il serait injuste de ne pas dire icî, quoique la place nous soit limitée, deux mots de la zone.

1 ouïe une catégorie de citoyens j:juî viennent d'être reliés à Paris sont traités par l'Administration de façon cavalière. D’une part leur situation est instable et Ton se refuse à leur appliquer la loi ; ils sont condamnés à l’insécurité. Maintes fois je suis intervenu pour eux, c est ainsi que dernièrement, pour les marchands d'essence en particulier, la Ville avait institué (à la suite d’une sorte de vote escamoté contre lequel ont protesté notamment les conseillers municipaux de notre quartier), un texte spécial sur P essence qui touche très cruellement les zoniers.

Comme cette taxe iPélait applicable qu 'après approbation du Parlement, lorsque le projet est venu devant la Commission des finances à laquelle j^ai l'honneur d’appartenir, je m y suis opposé, je ne relève ce fait que pour indiquer combien il serait utile de régler une lois pour toutes ce problème du statut de la zone dans le même temps que celui de tous les impôts du département de la Seine de telle manière que l'on évite cette rivalité qui s'étend à toutes les branches de la l’activité entre la banlieue et Paris, Le problème est le même d ailleurs pour les marchands de volaille, la boucherie et tous les commerces qui payent à Paris une taxe non perçue en banlieue.

Par cette politique absurde, on dresse Paris contre la banlieue et la banlieue contre Paris.

Conclusion.

En rédigeant cet exposé, je vous avoue que, par moments, j'ai eu le vertige devant le nombre des sujets à traiter, leur complexité et leur multiplicité.

j’y ai trouvé la justification, du Conseil d’Etat économique dont il a été parlé plus haut, et dont j’ai demandé la création*

J’ai dû me borner à traiter l’essentiel, en quelque sorte le cadre.

Vous voudrez bien noter que, fidèle à ma préoccupation d’indépendance, je n’ai obéi k aucun souci politique, je suis resté strictement objectif*

En terminant, je prie tous ceux qui chercheront daus cette brochure des sujets qui n’y sont pas développés, de vouloir bien m’en excuser et de comprendre que, pour tout dire, il m’eût fallu écrire un ouvragé de la dimension d’un dictionnaire.

Laissez- moi achever en formulant un vœu : que chacun prenne conscience de son devoir social et je crois qu’ai ors le niveau moral de ce pays se relèvera et par là même le niveau parlementaire.

Je vous ai dépeint la situation telle qu elle est* Il est certain que nous vivons des temps sombres.

A l’extérieur, il nous faut bâtir la paix ; à l'intérieur, nous avons à reconstruire l’ordre, a instaurer la justice sociale^ à rénover l’Etat, à transformer Je régime économique, à veiller au salut de la jeunesse.

Tout cela ne cadre et ne peut cadrer avec le programme étroit des vieux partis politiques, partis qui ont déjà fait perdre un temps précieux à la nation en étant au Gouvernement et en ne gouvernant pas*

Il ne doit plus y avoir de place pour les luttes entre Français, la mission est trop haute el la tâche trop rude.

Ces élections décideront du sort du pays; nous avons tant tardé que maintenant l’échéance arrive et il ne reste que peu de temps pour y faire face*

Vous aurez â choisir des hommes, car cela est un problème d’hommes*

Votez en conscience pour celui que vous jugerez le plus digne, mais votez, car dans les circonstances présentes, nui n’a le droit de s’abstenir.

Georges SC AFIN I

Commandeur de la Légion d'honneur.

Médaille militaire et croii de guerre* Commandeur de la Couronne d'Italie.

Commandeur de l’Ordre de Saint- Sawa do Yougoslavie.

Officier de l'Ordre Léopold de Belgique.

Médaille militaire et croix de guerre belge 3.

Débuté sortant*

Membre de la Commission des finances.

Ancien secrétaire de la Commission des affaires étrangères T

2e circonscription du 17e arrondissement de PARIS.

M. J osEPii DENA1S,

(Groupe de la Fédération républicaine de France,)

K!o pour la l,e fois le 26 octobre 1911. — Réélu les 25 avril 1914, 22 avril 1928, Ie* mai J 93 '2 et v26 avril 1936*

Mes chers concitoyens,

La France nu-dessus des partis*

Les Français fraternellement unis,

La collaboration de tous pour la grandeur de la patrie, pour le bien- cire de tous ses enfants.

Tels sont mes vœux, tel sera l’objet constant de mes efforts au cours de la prochaine législature si vous me faites l'honneur de me conserver la confiance que vos libres suffrages m'ont, six fois déjà, accordée depuis 1908.

La France traverse un crise redoutable, au dehors et au dedans.

Au dehors,, une politique de confiance naïve et d'abandons imprudents, que j ai toujours combattue, nous a conduits au seuil de possibilités redoutables.

Nous ne maintiendrons îa paix que si nous avons la volonté d être forts.

Matériellement forts en consentant les sacrifices qu’exige la défense nationale, en n envisageant le désarmement que si T exemple nous en est donné préalablement et effectivement de l’autre côté du Rhin,

Moralement forts en ne nous épuisant pas dans des luttes intestines, en restaurant F amour du drapeau tricolore, en entourant notre armée d’affection et. de sollicitude, en réprimant comme un crime la propagande anlipatriotique où quelle s'exerce, à 1 école ou dans la presse.

Diplomatiquement forts en cultivant nos alliances et nos amitiés en ne mettant jamais la France à la remorque de qui que ce soit, puissances étrangères, internationales dominées et payées par des influences mytérieuses, ou trusts capitalistes indifférents a 1 idée de patrie.

Au dedans, nous sommes revenus hélas ! «au temps où, selon le mot de Paul Desclianel, les Français ne s'aimaient pas »*

Assez de luttes civiles! assez d’appels à la haine ! assez d agressions contre les hommes et contre les groupements qui sont animés de l'esprit Français ! La loi libérale, juste, également appliquée à tous — y compris les entrepreneurs de révolutions et les fauteuis de violences ■ — doit être la règle souveraine de la République.

La tragique soirée du 6 février 1934 est un avertissement qu aucun Gouvernement ne doit négliger.

Gomme le réclamait alors Paris tout entier, hormis les apaches : « La France veut vivre dans l’ honneur ci dans la propreté »,

J’ajouterai : « lit dans Tu n ion indispensable h notre redressement ».

Inutile de nous leurrer : 3a décadence, la ruine, la guerre civile et la guerre étrangère nous attendent si nous persévérons dans la politique de chaos et d'impuissance (ce sont les termes dont les socialistes la caractérisent) qui fui celle de la majorité tonnée au lendemain

do 8 mai ï 03 2 par ï es 400 élus du Frémi populaire (on l’appelait alors Cartel des gauchesV La minorité a fait ce qu'elle a pu, elle mêlait hélas ! que la minorité l

C'est 3a politique folle de la coalition socialiste et radical-socialiste qui porte la responsabilité de la crise dans tous les domaines,

La prochaine législature doit secouer le joug des formations politiciennes asservies à la direction de Moscou et à je ne sais quelles puissances occultes. Comme le disait un ancien chef du paru radical, Léon Bourgeois, dans sa profession de foi aux électeurs sénatoriaux delà Marne en 1924 : « Aucune alliance n'est possible ni avec les collectivistes, ni avec les communistes, ni avec aucun de ceux qui suppriment la propriété individuelle ou veulent placer les intérêts de classe au-dessus de la patrie elle-même ». Ceux-là ont témoigné leur mauvaise volonté et leur incapacité à opérer aucune des réformes qu’exige notre redressement.

En tête de ces réformes, je place la restauration de l'Etat ; en restituant au pouvoir exécutif son indépendance et son autorité, en rendant effective la mission de contrôle qui appartient au pouvoir législatif; en retirant à la Chambre (comme je l’ai proposé) l'initiative en matière de dépenses; en renfermant l'action de l'Etat dans son cadre normal qui exclut toutes activités parasitaires, industrielles ou commerciales, en appelant les professions organisées k collaborer à la préparation des lois; en protégeant les citoyens contre l'arbitraire grâce ù la promulgation dune Déclaration des droits et à Tirait lu lion d’une Cour suprême; en donnant un statut aux fonctionnaires et agents de l’Etat, civils et militaires,: en procédant à une réorganisation administrative profonde.

La réforme électorale n est pas moins nécessaire : représentation proportionnelle intégrale, diminution du nombre des députes, vole obligatoire, suffrage familial.

Contre la crise économique, contre le chômage, douloureux à tant de foyers, h tant de bonnes volontés d’hommes mûrs, mais aussi de jeunes gens, assez de paroles I La preuve est faite que l’Etat ny peut, en agissant directement, pas grand'cbosc. Dans l'Organisation économique comme dans l'organisation sociale, T Etat ne doit pas faire fi de l'initiative privée, mais au contraire l’encourager, l’appuyer et d'abord faire tomber les entraves dont U l'accable, réduire les charges sous lesquelles elle succombe.

Ce n’e.st pas en persévérant dans les errements actuels, ce n’est pas eu les aggravant comme le propose le Front populaire que le mal pourra être conjuré*

Le bilan est, hélas, éloquent. La France s’est appauvrie en quatre ans de 50 milIiarçU parla dépréciation des renies et fonds publies, de dizaines de milliards par celles d’autre* valeurs mobilières, de 40 milliards au moins par ^avilissement de la propriété immobilière. Les droits de succession révèlent que 40 0/0 au moins de la fortune française de J 913 ouï disparu, anéantis sans profit pour personne. Gomment nous étonner si toutes les entreprises périclitent et si leur malaise crée, développe, entretient le chômage?

L’épargne a été traquée sous toutes ses formes : il faut la restaurer et relever ainsi nos admirables * classes moyennes » haïes des hommes des IIe et IIIe Internationales, ma if indispensables k la vie morale et matérielle de Ja Nation, dont on a fait la force dans k passé dont elles peuvent assurer la grandeur et la prospérité dans l’avenir. Techniciens commerçants, petits industriels, ouvriers, artisans, employés, professionnels de toute categorie sont tous également menacés par le nivellement communiste.

Il est urgent que T œuvre de restauration des linanccs publiques, ruinées par le Car toi des gauches, soit poursuivie avec vigueur : équilibre budgétaire, suppression progressive des budgets annexes, offices, monopoles, comptes spéciaux de la trésorerie. Assez d’emprunte lourds au crédit public et} par une conséquence fatale, ruineux pour les parti eu lier? !

Des économies, la chasse impitoyable aux abus et cumuls : on trouvera là les ressources necessaires pour corriger ce qu’il y a d’inique dans les décrets lois frappant anciens combatifs, retraités, fonctionnaires, rentiers, épargnants.

Aussi la réforme de la fiscalité, injuste et arbilraire, vexatoire et inquisitoriale. C'e$ une œuvre à laquelle je suis passionnément attaché. L’exemple de l’hôtellerie, celui de 1 automobile montrent à quels excès peut se porter le fisc déchaîné!

Enfin, un statut équitable et définitif peur ïa propriété immobilière et la propriété commerciale, dont la solidarité est certaine et qui devraient être lTune et l'autre soustraites aux variations et aux incohérences d’une législation sans cesse remaniée*

Dans l’Etat mieux ordonné, le progrès social pourra être poursuivi avec méthode et

sans heurt.

La France, si elle aménageait et administrait mieux ses ressources et celles de ses colonies pourrait assurer ie bien-être h tous ses file — sous la seule condition de n être pas l’auberge de l'univers — Fasile où, sans un contrôle indispensable, se réfugient lès iudési rahTcs 4u monde entier. Les étrangers ne doivent pas prétendre êïre traités comme les enfants de ïa maison.

L’organisation professionnelle 11 "existe qu’à l’état embryonnaire* L’existence des vieux travailleurs, fussent-ils médaillés du travail, n’est pas assurée : il faut qu’elle le soit. La loi sur l’assistance obligatoire doit être remaniée et le régime des assurances sociales assoupli avec Te concours de la mutualité. L'institution des allocations familiales marque un progrès qui doit être poursuivi jusqu’à ce que l’aide aux familles nombreuses soit vraiment suffisante ©t permette notamment à la mère voulant se consacrer à ses enfants de demeurer dans son foyer, ce dont profiteront les chômeurs autant que la famille elle-même*

Due politique familiale est indis peu sable, par équité pour les pères et mères, par intérêt pour les enfants, espoir et force nécessaires de la patrie. Tout l’appui matériel indispensable tout Tappui moral, leur protection efficace contre les dangers de la rue, l’instruction général et la forma non professionnelle doivent être assurés, selon la volonté des parents*

Dans le même esprit je pour sur vrai la lutte que je mène depuis longtemps déjà contre Je taudis, pour la multiplication des logements populaires sains et peu coûteux. G’est d’une réalisation facile, sans écraser le budget de charges nouvelles, si F Etat veut bien stimuler et encourager F initiative privée. Ce serait en même temps rendre du pain à de très nombreux travailleurs, réaliser de larges économies sur le budget de la Sa nié publique et préparer â la France les générations vigoureuses dont l’effort sportif n’est malheureusement encouragé qn*avec urne regrettable parcimonie.

Fortifier les volontés, exalter les intelligences, permettre aux âmes de s’épanouir dans .ta p@ibï7 dans Lharmonie, dans la beauté.

Accorder à tous le bienfait de la liberté sous des formes les plus diverses — ii ber té de conscience et de pensée, liberté d’enseignement, liberté d’association, liberté des cultes, liberté de la presse — pourvu que la liberté ne soit pas déformée jusqu’à la licence*

Proscrire de notre législation foutes mesures d’exception, toutes dispositions vexatoires ïléckmer de l’Etat qu’il protège, qu’il favorise l'épanouissement de la personne bismaïrae*

Tek sont les desseins dont je poursuivrai la réalisation*

Je sak qu'ils s'opposent nettement aux aspirations du Front populaire* Gomme tous les régimes dictatoriaux — i bolchevisme, hitlérisme, fascisme — - le Fron t populaire est acquis à la doctrine de VEtat tolaîi taire qui transforme le citoyen en serf de la puissance publique anonyme et. irresponsable, investie d’une autorité sans limites sur sa personne et sur ses

hicras.

Précisément, je crois que les grandes luttes de demain mettront aux prises les défenseurs de Sa dignité et de la personne humaine et les partisans de l’asservissement des hommes à onc oligarchie de privilégiés prétendant incarner FElaL

Je me rangerai du côté des premiers, je combattrai les seconds de toute mon énergie* Voys qui me connaisses depuis plus d’un quart de siècle, mes chers concitoyens, vous «avez qtie je n\n jamais varié et que mes seules ambitions furent toujours de servir la France et la liberté en assurant la protection de vos intérêts légitimes*

Je ne changerai pas d’opinion ni d’attitude* Mes convictions nont pas plus faibli que mon ?rdeur à te défendre,

Je vous connais, vous aime et vous estime assez pour être assuré que les Batignoiîais

demeurent inébranlablement attachés à La République nationale, libérale, véritablement fraternelle. Je vous demande de l'affirmer une fois de plus, ie 26 avril, à une énenrsno majorité.

Veuille/, mes chers concitoyens, croire à mes sentiments dévoués,

Joseph DE N AÏS

Licencié cs-Ietlres. — Licencié en droit*

Diplômé des Etudes supérieures d'histoire et de géographie Ancien président du Comité du budget du Conseil mumicïpaL Membre de la Commission des finances*

Ancien présiden t de la. Com mission du Rè^msnl. Député dta Baügnollcs.

3e circonscription du 17° arrondissement de PARIS.

M . F r o spf h M O Q U 1 ÎT

(Groupe communiste.)

Elu pour la lre fois le 3 nuis 1936.

(Voir le programme du Parti communiste français, p, 16.)

Programme local.

Hygiène sociale :

Construction de nouvelles habitations réellement à bon marché, accessibles à tous itas ouvriers. Contre tout projet d'habitation à loyers dits modérés.

Abaissement sensible des loyers des habitation^ du terrain Gouin, sis avenue de CJîcIiy, près de la porte.

Aménagement de squares près des groupes d'habîtations à bon marché.

Installation de crèches municipales.

Aménagement et réfection tarit promise, de la zone, des rues eL impasses délabrées ci installation de l’éclairage.

Ecoles :

Bains-douches dans chaque école.

Gratuité des études surveillées et prise en charge des frais par le département. Chauffage central dans chaque école.

Amélioration de la nourriture dans les cantines scolaires.

Ouverture de vestiaires gratuits pour les enfants de chômeurs et les familles nombreuses.

Sportifs :

Création d'un parc de culture à la Porte Saint- Ouen, comportant un stade municipal

sous le contrôle des organisations sportives ; un jardin d’enfants ; salle de jeux couverte pour l'hiver ; bibliothèque ; salie de lecture.

Application du tarif municipal à la piscine Jonquière. Création de bains-douches municipaux*

Chômeurs :

Représentation du Comité de chômeurs , à titre consultatif* h la com mission paritaire locale.

Restaurant & prix réduit pour les chômeurs.

Distribution plus large des secours (bons de lait pour les enfants, de coiffeur, de douches, etc.).

Pécule do 100 francs aux jeunes chômeurs partant à V armée.

S u pp pression du bureau de pointage de la rue Lecomte.

Arrêt immédiat des poursuites, saisies, ventes, expulsions et vote par le Sénat de la foi sur V exonéra Lion des loyers.

Application de la circulaire votée par le Conseil généra!.

Transports :

Accélération du service métropolitain sur les lignes Porte-de-Saml-Ouen — Porte- de- Gïichy— Gare-Sa m l- Lazare.

Cadrans lumineux dans chaque wagon pour indiquer les trains venant de Saint- Lazare, comme sur la ligne Pont-Marie — Pré-Saint-Gervais — Villelte.

Etablissement d’une ligne dVutobus de la Porte-Saint-Ouen à la Porte-Maillot, par le rond -point M arcade t; la rue Legendre, rue JoufFroy, place Pereire, aucune communication ne desservant normalement le 17e et le bois de Boulogne.

Affirmez votre accord avec ce programme en votant communiste le 26 avril 1936.

Le candidat défendra le programme général du Parti et le programmé pour Paris.

PaosPER MOQUE®

Ve circonscription du- 43e arrondissement de PARIS.

M. René COLIN (Groupe communiste.)

Élu pour la tr<3 fois le 3 mai 1936.

(Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)

2° circonscription du 18’ arrondissement de PARIS.

M. Armand PILLOT (Groupe communiste.)

Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.

{Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)

3* circonscription du 18a arrondissement de PARIS,

M. Louis SELLIER

(Groupe du parti de l’Unité prolétarienne*)

Elu pour la lre fois le 8 mai 1932* — Fîéélu le 3 mai 1936.

Déclaration de Louis Sellier à la population laborieuse — manuelle, commerçante * intellectuelle — de la Goutte d'Or — Chapelle ,

Mes chers amis,

Nous continuons d’assister aux transformations morales, sociales, politiques et scientifiques les plus extraordinaires, qui s’opèrent dans la vie de tous les pays, de toutes les classes de îa société, transformations si profondes et parfois si rapides,, si tumultueuses, qu'on n'en mesure sans doute pas encore toute la portée*

C’est ce mouvement qu’il s’agit d’accompagner, de drainer et d’élargir dans le sens de révolu Lion de la France laborieuse vers un nouveau palier de civilisation.

C'est sur un tel plan que vous m'avez envoyé au Parlement en 1932, c’est sur ce même i>la« que j’ai conduit mon action à ta Chambre des Députés, et c’est sur la prolongation de celte action que je vous demande de nie renouveler votre délégation.

Rien, absolument rien — et l’ambition ou l'intérêt moins que Lout autre chose — ne me pousse à désirer rentrer à la Chambre sinon la conscience de pouvoir vous y représenter çt d?y prendre utilement les responsabilités n° 1, dans une période où la des! i née du pays laborieux sera fixée pour longtemps, en très bien ou en très mal, selon la capacité ou l’inaptitude de ses dirigeants, selon la fierté ou l'abandon de son opinion publique.

Nous sommes à une charnière d’bis Loire où la France oscillera dangereusement .

— entre la guerre ou la paix ;

— entre l’essor économique et social victorieux ou l’ effondrement ;

— entre la rénovation de son système politique par le peuple et pour 3e peuple , ou riuimiiiante mise au garde-à-vous devant la dictature issue des puissances d'argent;

— entre un système de production qui fera de la machine l'amie de l'homme, qui secondera et soulagera son effort ou la continuation du régime stupide d'appropriation capitaliste qui aboutit à faire de l'homme F esclave de la machine ;

— entre une organisation sociale qui respecte et développe la personnalité humaines ou Fencagemvnt et la termitière ;

— entre une conception du travail qui laisse l'homme juge de ^utilisation de ses loisirs et de l'agencement de sa vie intime, ou une mécanisation générale, qui conduise le troupeau des producteurs au travail, au restaurant, à l'abreuvoir, à la promenade, à la manifestation, au bureau de vote, etc, ;

— entre la primauté des valeurs morales dans FElat et la Nation, ou la loi die la jungle ;

— entre la restauration de l'esprit public et de la notion du devoir civique, ou îa désagrégation morale accélérée du corps social ;

— entre la mise en marche- arrière de sa destinée historique, ou son accession à un état supérieur et exemplaire d'organisation ;

— entre la mission ou la démission dans le monde.

I elles sont les alternatives devant lesquelles nous nous trouvons au moment où le corps électoral choisit ses hommes de tête.

Telles sont les données du problème politique au printemps 1930.

Elles commandent les solutions*

Àujourd hur comme en 1932, j'ai tenu à honneur de formuler clairement devant tous les quest ions posées par les événements.

Si vous croyez devoir me renvoyer à la Chambre, vous le ferez sur un mandat encore plus précis que le précédent*

Les voies du salut*..

N oubliez pas que la Républiques va jouer sa dernière carte, que le puissant rassemblement des forces de progrès et de liberté qui ne cesse de se développer dans le pays va envoyer a la Chambre une majorité massive et qu’il faudra des hommes d'expérience et de volonté, puissamment soutenus par 1 opinion, pour réaliser Je programme de la volonté populaire.

La dissolution des ligues factieuses, la suppression du browning, de la mitraillette et de la grenade eomme arguments politiques, ne seront pas une lin ; ce ne sera même pas un commencement, mais un simple hors-d'œuvre.

Le véritable désarmement sera celui des haines fratricides.

■ 0n ne 1 Obtiendra qu en mettant le régime à même de replacer du pain sur toutes les tables, de ramener la quiétude dans les centaines de milliers de foyers où elle a été rem- , placée parla désespérance; d’administrer à tous la justice sociale ; de rouvrir devant les tragiques impatiences de la jeunesse, les champs illimités de l'esprit d'entreprise; de sortir, en un mot, la France laborieuse de l'ornière où elle s’enlise ; de l'arracher aux mains criminelles de la petite bande de possédants qui s’enrichissent de ses détresses, et d’en refaire, pour tous les pays du monde, sur le plan de ^organisation économique et sociale, le haut exemple qu'elle fut, à la fin du xviiic siècle sur le plan de l'idéal politique*

Le moyen. , .

Quant au moyen à mettre en œuvre par La prochaine Chambre, la ligne générale en est* selon moi, la suivante ;

Réforme de la structure politique, économique et sociale du pays, en vue d’assurer

le passage victorieux de la ligne entre l'époque du lent travail à main d'homme et l'époque, brusquement surgie^ de la production mécanique vertigineuse ; autrement dit : entre la période de disette et la période d'abondance.

— Tout cela dans le cadre et le climat de la démocratie et des libertés publiques.

Mes efforts de la dernière législature h la Chambre, à la Gom mission de ta réforme de F Etat, mes propositions de loi, dont Ses grandes lignes sont rappelées plus loin, indiquent le sens dans lequel j’ai Fintention d’agir.

I! ne s’agit donc plus de promesses mais de réalisations,

Ainsi chacun saura-t-il exactement ce qu'il fait en votant pour ou contre moi.

Je crois avoir montré au cours de ma carrière politique que je tiens debout devant les responsabilités et que je suis capable d’affronter les pires désagréments pour marcher droit vers ce que je considère comme mon devoir.

Si ma façon de voir et de faire vous agrée, donnez-moi voire suffrage.

Vous pouvez compter sur moi pour veiller à ce que la volonté du peuple soit respectée et qu’elle ne sombre, au Parlement, ni dans la pusillanimité ni dans la surenchère.

Louis S ELU ER

Conseiller municipal de Parie.

CoüsejUe1 général d<- la Seine,

Députe sortant,

P la te- forme d'act io n .

Le programme que je vous propose est, sur tous les points, celui que je vou- ai soumis en sauf aspects de détail modifiés par les événements

Si vous croyez utile de me renvoyer à la Chambre, j'essaierai de prolonger et d'approfondir, sur chaque question, les sillons auxquels j'ai déjà travaillé; Fénumérahon spéciale constituerait donc une répétition.

Mats voici les points maîtres sur lesquels je sollicite votre délégation :

Réforme de FEtat :

— Fortifier T Etat, l'outiller constitutionnellement pour jouer son rôle d ns F ordre économique comme il le joue dans l'ordre politique ; lui perioctl re d 'harmoniser te rôle des grandes forces intellectuelles, morales, économiques et/ sociales, comme il harmonise — assez difficilement depuis l'intervention des ligues mobilisées et ai nu es — fart o des individus,

— Décréter les incompatibilités parlementaires qu’une suite de scandales n ont que trop indiqué comme indispensables,

— Atténuer la nocivité de certaines législatures non viables par des possibilités de dissolution et de referendum.

— Accroître F importance du travail des Commissions par la publicité de leurs travaux au Journal officiel et diminuer d’autant Femboufeillage et la vanité de nombre de discussions en séance publique.

— Imposer l'obligation élémentaire d’assortir de recettes correspondantes, loute proposition de dépenses.

— Etablir le scrutin de liste avec H. P. et vote dos femmes.

— Diminuer le nombre des députés, qui fait actuellement de la Chambre un champ defoire, et leur donner les moyens de vivre dans la dignité et l'indépendance.

Désarmement et dissolution effective des formations paramilitaires conformément à la loi.

III v

Rendre à la nation la souveraineté de sa propre vie économique.

Direction de l’économie, assurée par la collectivité nationale dans les formes constitutionnelles indiquées, chargée de faire prédominer toujours l’intérêt général et recevant immédiatement comme tâches principales :

Le contrôle du crédit :

La spécialisation des établissements en trois groupes distincts : les banques de dépôt et d’épargne ; les établissements de crédit et d’épargne; les organismes d'Etat: Banque de France, Crédit national immobilier, Caisse de dépôt et de crédits.

La Banque de France, cessant d assurer la domination des régents, c’est-à-dire des olî-» garchies sui la nation, devenant la Banque nationale de la b rance et assurant, au contrairer la primauté de l’intérêt public sur les féodalités financières.

— Le contrôle des industries essentielles à la vie nationale :

Industries de transport : compagnies de chemin de fer, de navigation, aéronautique»^

Industries d équipement : houillères, énergie électrique, pétrole, forêts, etc.

Industrie lourde : produits sidérurgiques, grosse construction mécanique, chantier» navals, industries chimiques.

— Trust, cartels, holdings.

Organisation de la paix :

Aux nationalismes économiques, qui se dressent partout et de plus en plus violemment les uns conti e les autres et qui constituent en réalité le fond des heurts présents, substitution d’une politique de coopération économique internationale en vue de :

— la répartition des manières premières essentielles : charbon, fer, cuivre, blé, laine, coton, pétrole, caoutchouc;

1 organisation de 1 écoulement des produits manufacturés sur les grands marchés du

monde ;

I arrêt de la course épuisante et dangereuse à !a concurrence sur le prix de revient, entre les différents pays, parla fixation internationale du temps de travail, du salaire, par categorie industrielle et des taux de transport par 1er, par air et par eau ;

la création d une monnaie internationale à cours constant.

A I exaspération des militarismes et des surarmements, substitution d’une politique d arbitrage et de désarmement progressif et simultané. (Pi ogrdmme de mai 1932.)

Santé publique :

Redresser la santé publique ;

— Santé morale et santé physique, en actionnant, avec toutes les forces de la Nation, les deux puissants leviers suivants :

— Organisation générale de l’éducation physique,

— Émulation vigoureuse et persévérante de la jeunesse sportive française.

— Destruction obligatoire du taudis, en des formes et des délais strictement déterminés et observés.

Ainsi outillée, modernisée et protégée dans ses organes vitaux de direction politique économique et sociale, la France laborieuse pourra :

Surmonter la crise et organiser l’abondance ;

Donner du travail au-x jeunes et des retraites aux vieux ;

Consolider et améliorer la République après l’avoir sauvée \

Maintenir et élargir les bases elles fondements de la paix.

Louis SELLIER

lr<l circonscription du 19e arrondissement de PARIS.

M. Auguste TOUCHARD

(Groupe communiste^

Elu pour la ÎM fois lo 3 mai 1936.

(Voir le programme du Parti communiste français, p. 16.)

Chers Concitoyens,

Le 26 avril prochain, vous aurez à élire un nouveau députe dans notre circonscription. Î1 n’est pas exagéré de dire que jamais consultation électorale n’a revêtu «ne pareille importance pour toute la population de notre pays. Jamais les électeurs n’auront eu davantage

besoin^de clarté pour se prononcer en pleine connaissance de cause.

t^f^Xes epjeux^de cette élection, sont en effet d’une extrême importance. Il s’agit :

de la défense des libertés démocratique? on de leur écrasement sous le talon de fer t u colonel-comte de la Rocque, descendant des émigrés de Coblence ;

de l’avenir du peuple laborieux de France ;

de la défense de la paix ou du champ laissé libre aux dictateurs fascistes, fauteurs de

guerre ;

— de la défense du pain des travailleurs, des salaires, traitements des fonctionnaires et -employés de services publics, des alTaires du petit commerce écrasé par la crise, la fiscalité de l'Etat et la concurrence des grands magasins et prisunics ;

— des interets des pensionnés, retraités, anciens combattants ou de leur spoliation définitive par de nouveaux décrets-lois et la dévaluation du franc.

Il s’agit en un mot :

— ou de la continuation, sous une forme aggravée, de la politique des : 200 familles qui ruinent notre belle terre de France ;

— ou de l'instauration d'une politique nouvelle, par le peuple et pour le peuple, qui fera une France libre, forte et heureuse.

Le candidat des ennemis du peuple dans notre circonscription laborieuse a pris le masque de « républicain- socialiste $ ; mais l'électeur avisé a déjà vu le bout de. l'oreille qui perce sous la peau,..

Fidèle à la courtoisie et à la correction qu'il a observées au cours de toute la campagne, le Parti communiste ne fera ni insulte, ni injure. Mais il appellera un chat... un chai.

J1 se contentera de dire la vérité en affirmant :

— que M. Masmbnteil est un gros industriel, affairiste connu, enrichi dans les travaux ■municipaux, exploiteur de ses ouvriers, et par conséquent, bien peu qualifié pour défendre les travailleurs, fonctionnaires et commerçants ;

— que l'origine de sa fortune remonte à la guerre et à l'immédiate après-guerre, guerre pendant laquelle il ne fut pas mobilisé, ce qui le rend bien peu qualifié pour en défendre les victimes et en éviter le retour;

— - que, maire de Chamberet (Corrèze) de 1929 à 1935, il y a donné toute la mesure de son incapacité à défendre les intérêts de la population laborieuse ; en effet, pendant son ^administration, les charges d’emprunts de celte commune s'élevèrent de 18.000 francs en 1929 à 1 .500.000 francs en 1935, les impôts de 27.879 fr. 58 à 84.717 fr. 98, et qu'il laissa -en 1935 un déficit de 28.000 francs dans le budget;

— qu'en conséquence, les électeurs de Chamberet le chassèrent de la mairie en mai 1935 par 498 voix contre 267 ; ceci au profit de la liste ouvrière et paysanne ;

— qu'il a l’investiture de M, Fiancctte, sénateur sur la liste Laval-les-décreLs-Ibis ;

— et que pour toutes ces raisons, l’investiture lui a été refusée par l'Union socialiste que dirigent MM. Paul-Boncour, Marcel Déat et Maurice Viollette, et par le Comité local -de l’Union socialiste (19e arrt).

Le devoir de loyauté républicaine et antifasciste des radicaux-socialistes, républicains-' ^socialistes, démocrates, sincères, antifascistes de toutes nuances, est donc évident.

Comment pourraient-ils voter pour M. MasmonLeil, l'homme des privilégiés, que patronne ce M. Fiancette, élu sénateur sur une liste qui s'opposait à celle de MM. Steeg et Mouuié, radicaux socialistes ; Hache! et, pu pis te ; Fleurot, républicain-socialiste;

Comment pourraient-ils oublier que ces sénateurs du Front populaire furent élus au premier tour grâce à la discipline parfaite de 355 délégués sénatoriaux communistes de la Seine ? qu’il en fut de même dans les scrutins législatifs de Montargis et de Compiègne ;

Comment pourraient -ils oublier le vibrant hommage que M. Daladier a rendu au Parti communiste, en disant que « les Communistes avaient sauvé la République » en février 1934 ?

Les comités radicaux-socialistes et de l'Union socialiste de Combat- Villelte, adhérents fidèles et loyaux au Front populaire du 19* et leur désintéressement qui s'est toujours opposé à l'utilisation électorale du Front populaire.

Nous sommes surs que tous, au coude â coude, ils sourdront pour faire échec 4 M. Masmonteil, candidat des ennemis du peuple.

Le plus fort parti du 19° c’est notre Parti communiste qui, en mai 1935, a recueilli a» premier tour 8.570 voix dans tout l’arrondissement, dont 5.038 voix dans les quartiers Combat et Villette, chilFres qu’aucun autre Parti n’a atteint ; ce qui en fait le Parti le plus qualifié, désigné par le corps électoral, pour battre le candidat .des 200 familles.

C'est le parti de l’antifascisme car c’est lui :

— qui, le 9 février 1934, a organisé la première manifestation populaire contre les ligues factieuses ;

— qui a œuvré inlassablement à la réalisation de Tunité d’action avec nos amis socialistes et a lancé le premier la formule magnifique du Rassemblement populaire pour le pain, la paix et 3a liberté (octobre 1934),

G est le parti de la paix car, seul, il a volé, en mars 1935, contre les accords de Rome, qui ont engendré la guerre Halo-éthiopienne,

Contre i union sacrée avec les 200 familles, il est le champion de la réconciliation, du peuple français et de 1 union de la Nation française contre ceux qui rançonnent et veulent asservir le pays*

Son influence grandissante dans toute la France s’exprime dans notre arrondissement par la sympathie qui l’entoure :

Ce sont les petits commerçants de Combat- Villette qui lui ont permis, par leur soutien matériel, d éditer la Voix Populaire^ qui contient tout son programme local ;

G est la population du Pont-de- Flandre qui manifeste son attachement à Jacques Grés a, son conseiller municipal, dont 1 activité à l/Hotel de Ville montre ce que peut et ce que sait faire un élu communiste,

Auguste Touchard est des vôtres car, ouvrier syndiqué, militant probe et dévoué, il a donné des preuves multiples de scs capacités :

— dans le Parti communiste,

— dans les Syndicats,

— au mouvement des anciens combattants,

— à la Fédération des locataires,

— dans la défense des familles nombreuses, des commerçants, artisans, travailleurs manuels et intellectuels, chômeurs, fonctionnaires, retraités, pensionnés*

Un programme pour aujourd’hui et pour demain.

Un candidat éprouvé et capable.

Voilà ce que nous offre notre Parti communiste.

Nos quartiers du Combat et de la Villette, aux riches traditions de luttes révolutionnaires et démocratiques, encore tout imprégnés du souvenir de la Commune immortelle^ demeureront fidèles à leur idéal de toujours.

Leur population laborieuse et éclairée saura faire le choix qui s’impose.

Pour les revendications d’aujourd’hui.

Pour le monde meilleur, rénové, de demain où le travail^ enfin libéré, sera maître.

Ils s affirmeront dès le premier tour sur le nom de

Auguste TOUCHARD

Candidat du Parti communiste.

Nous présentons ci-dessous le programme d'intérêt local, réligé par notre camarade Touchard, en collaboration avec le comité du rayon du 198.

Ce n'est pas un simple programme électoral, mais une véritable plate-forme de lutte pour toutes les revendications de la population laborieuse des quartiers du Combat et de la Yi dette.

Ces revendications j qui représentent un minimum, notre rayon communiste entend les défendre et les faire aboutir avec l'aide de tous les travailleurs,

T ra vaux . — U rba nisme . — V oi rie :

Constructions d’habitations à bon marché et large politique de construction dans tous les domaines avec le contrôle des usagers, particulièrement urgent dans le quartier de la Villette,

Démolition des ilôts insalubres et l'aménagement des locataires dans les locaux vacants et confortables en rapport avec leur capacité de payement.

Obtenir des Pouvoirs publics la disparition de l îlot s etendant du chemin des Carrières à la rue des Chaufourniers en passant par les passages des Fèurs-à- Chaux, Maslier et Puébla, cité Nortier et de meme pour celui des passages Dubois, du Sud, du Nord, Binder, etc.

En attendant, assainissement immédiat dès passages Dubois, du Sud, du Nord, Binderp des Fours- à~ Chaux, Kuszner, Puébla, Lauzin, Masüer, impasse du Puits, cité Nortier, passage de l’Epargne, passage Goix, rue Laloïs* Bouillon.

À remettre en état et réparer ces voies ainsi que celles dites privées.

Création d’un square place du Combat, pour que les bambins puissent jouer et prendre Pain sans danger avec .-protection de la mère et. de F enfance.

Démolition des .taudis en attendant les opéra-tionsr immobilières qui peuvent être longues* assainissement: immédiat de tous1 ces locaux, qui sont des loyers de tuberculose et autres mal ad i e s conta gi e u ses ;

Edification de bains douches municipaux à prix réduit, un seul établissement dans le quartier ne correspond pas aux besoins des habitants. Le haut quartier au-dessus des Buttes- Chaumont eu étant dépourvu^ la création d’un nouvel etablissement dans ce coin du. quartier serait très utile à la population ; il en est de même pour le quartier de la. Villette,

Eclairage plus conséquent des nombreuses voies citées déjà plus haut.

Habitations à bon marché :

Edification de services collectifs pour chaque groupe : lavoirs* buanderies, bainsdooebe&î parc .et crèches pour les petitspbibliothèquè&, salles de réunions communes,]

Infirmières diplômées-dans^ chaque immeuble.

Installation de minuteries dans chaque escalier, installation de la lumière dans les accès aux caves, et nettoyage de ces accès, visites, pour réparations à -effectuer. aux : chasses d'eau, robinets, etc., aux frais de F Office, réfection des logemeirts4ous les cîncRans.

Payement du loyer à terme échu et le jour, de l’échéance, suppression, du, payement des sommes réclamées! à-litre d'excédent d’eau.

Justification des-charges de toutes natures suppression du dépôt, de garantie et remr. boursemenL des sommes versées à ce titre.

Réduction d u prixrdes i loyers, exonération du loyer des, chômeurs et cessation immédiate des poursuites engagées contre eux et contre toutes les, victimesi de crise.

Reconnaissance des amicales^de locataires, et de leurs délégués^

Suppression des fumées et odeurs * malsaines,- au voisinage > des habitations à bon marché.

Révision des loyers dits- -moyens ou modérés, prix plus abordables avec même confort en tenant compte des ressources des locataires de ces immeubles.

Marché découvert ;

Création dVtn marché découvert et installation, de ce marché dans la rue de'Botzaris, entre la rue Fessants et 1 avenue ■Simon-Bolivar derrière les grilles dest Buttes-Ehaumoïili le quartier ne possédant que le marché couvert de l'avenue Secrétan et rue de Meaux; Réfection de ce marché, déplacement et modernisation des urinoirs attenant h celui-ci.

Divers :

Nous demandons :

L'agrandissement de la mairie du XIX8 ou construction d’une annexe à proximité de çelle-ci,

La mairie actuelle ne répond plus aux besoins de la population.

Les employés y travaillent dans des conditions déplorables, manquent d'air et d'hygiène, dans certains services.

Les salles de la maison commune à la libre disposition des organisations [ouvrières, politiques , syndicales* philosophiques, culturelles* et anciens combattant a titre gratuit, aucune exclusive contre telles ou telles organisations, les mêmes droit» pour toutes.

Création, d’un lavoir public municipal, d’une piscine municipale et une autre réservée aux jeunes sportifs ainsi qu’un stade.

Alignement de l’avenue Mathurin-Moiîeau, côté pair des habi tations à bon marché, coin rue des Chaufourniers, et de toute urgence* élargissement du trottoir et réglementation de la circulation pour, que ce carrefour dangereux soit plus accessible aux piétons.

Création de terrains de sport pour les jeunes ouvriers.

Construction d’un foyer de jeunes, bibliothèques, salles de jeux et, immédiatement, que le gymnase Jean-Jaurès, suivant les possibilités, soit à la disposition des jeunes chômeurs.

Œuvres. - — Assistance isociale et hygiène publique ;

L’insuffisance du budget concernant l’assistance publique est scandaleux, le budget de police augmente, celui de l’assistance publique, est constamment l’objet de compression et d’économie.

Les hôpitaux sont encombrés, la tuberculose pulmonaire voisine avec d'autres maladies, la contagion se développe avec rapidité. C’est un danger public permanent qui menace la population travailleuse, la nourriture des hospitalisés laisse à désirer, les frais de séjour grèvent lourdement les budgets ouvriers. On ne va pas à l'hôpital pour son plaisir, les travailleurs vont à l’hôpital parce qu’ils n'ont pas les possibilités de se soigner b domicile.

En 1913, une journée de maladie et d’hospitalisation était comptée 4 fr. 70,

En 1935, 42 et 44 francs, soit 9 fois^plus, des salaires ouvriers n’ ont pas augmenté :dans la même proportion.

Nous demandons :

L’instauration d’une échelle dégressive et progressive des frais d hospitalisation en rapport avec la situation pécuniaire des malades,

La tuberculose et le cancer provoquent à Paris 15.000 décès annuels, près de *0 0/0 de la mortalité générale.^

Le personnel hospitalier est compressé, il est surmené, plus de 2 . 000 employés ont été supprimés.

Dans ces conditions, les malades n’ont pas les soins désirables.

Nous demandons pour notre quartier l'extension des mesures de prophylaxie et d hygiène public, exode sans formalité bureaucratique des enfants débiles, pré- tuberculeux, etc. , développement des bains-douches gratuits, création d'un service d infirmières visiteuse

des consultations médicales gratuites, des dispensaires, des crèches, des soins à domicile, d'un service médical de nuit.

Création de postes de secours clans lefparcjdes Buttes Chaumont avec infirmières diplômées et matériel nécessaire de premier secours pour donner les premiers soins aux victimes d'accidents.

Ecoles. — Crèches. — Garderies :

Les écoles du XIXe arrondissement sont parmi les plus surchargées de Paris, le quartier du Combat n échappe pas à cette règle, le budget est notoirement insuffisant. Adversaires de renseignement de classe de la bourgeoisie, nous sommes au moins en droit d'exiger dans le régime actuel que Y école communale réservée aux enfants du peuple soit gaie, attrayante, d’une hygiène irréprochable et sans classes surchargées.

Les enfants sont destinés à y passer plusieurs années de leur croissance délicate, l'aération, l'éclairage, le chauffage, la désinfection, la propreté, les récréations y ont une importance de premier ordre et dans cet ordre d'idées, nous voulons obtenir :

Construction d'écoles dans le quartier avec les derniers perfectionnements techniques, agrandissement immédiat de l'école du 69, avenue Simon- Bolivar, celle-ci ne correspond plus aux besoins de la population scolaire ; chauffage central dans toutes les écoles, écoles en plein air pour les enfants débiles, escaliers de secours contre l'incendie, extérieurs dans toutes les écoles, meilleur éclairage électrique. Installation ou réfection du chauffage central dans toutes les écoles. Les écoles primaires supérieures de la Ville de Paris sont toutes éloignées de notre arrondissement. En attendant la création d'une école primaire supérieure plus proche, développement piogressif des cours complémentaires et des cours de travail manuel.

Gratuité de toutes les fournitures scolaires, cantines scolaires, cantines scolaires avec classes de garde, excursions instructives, gratuites pour les élèves.

Mise a la disposition du personnel enseignant d*un matériel moderne d’éducation, cinéma, appareils scientifiques, bains-douches, piscines scolaires, terrains de jeux, éducation et culture physique, surveillance médicale attentive.

Etablissement d'un service dentaire dans toutes les écoles.

Création de crèchesJeL garderies municipales gratuites sous le contrôle Jd'un conseil de parents.

Chômeurs ;

Dans notre arrondissement, 14.000 chômeurs. fLa]j bourgeoisie accorde des] aumônes avec parcimonie et d'une façon démagogique.

^^Nous exigeons pour les chômeurs de nos quartiers les revendications suivantes :

1° travaux d utilité ouvrière et application du tarif syndical dans ces chantiers, ainsi qu'aux chômeurs ayant trouvé du travail; , ;

2° Représentation à la commission paritaire de délégués chômeurs ;1

3' Assistance gratuite aux chômeurs et à leur famille, dispensaires, etc. :

4° Bons de lavoir gratuits ;

5° Distribution des vêtements et chaussures ;

6° Allocation journalière portée à 12 francs.

*7° Exonération des loyers et en attendant, arrêt des poursuites ;

Sa Intégralité du payement des primes de gaz et de^l' électricité en faveur des chômeurs, sans considération du non-payement de leur loyer 5

9e Incorporation du risque chômage partiel ou complet dans le cadre de la loi des assurances sociales ;

10° Pour les chômeurs pensionnés de guerre, abrogation de la circulaire préfectorale de janvier 1932 stipulant « qu’en matière de chômage, toute somme perçue par un chômeur à quelque titre que ce soit, doit entrer en ligne de compte jpour le calcul de l’allocation », il n j a pas plusieurs categories de chômeurs et 1 intégralité du secours de chômage est formelle et la pension ou retraite servie au titre de la loi du 31 mars 1919 ou autres lois ne doivent pas rentrer en ligne de compte pour l’attribution du secours de chômage. La pension de guerre ou retraite est servie pour réparer le préjudice causé par la guerre et ne peuvent être retranchés de l'indemnité.

11° Aucune radiation. Inscription de tout chômeur et chômeuse.

12° Transport gratuit des chômeurs par métro et T. G. R. P,

Transports :

Pour le métro :

Augmentation de la fréquence et du nombre des rames sur la ligne métropolitaine 7 et 7 bis (Pré Saint Gervais— Porte d’Ivry, Porte de la Ville Ite-Por te d’Ivry) aux heures creuses de la journée, les rames se succèdent actuellement de 12 en 15 minutes à partir de la station Louis-Blanc ; matériel augmenté, extension des quais.

Accélération des travaux qui vont etre entrepris pour la construction de la ligne métropoli taine \ dlette- Jaurès Porte de Pantin (lre urgence), Extension de cette ligne vers Pantin eL Bobigny (2e urgence).

Etablissement de sorties de secours dans toutes les stations.

Pour la T. C. PL P. :

Meme trafic à toutes les heures de la journée, cette augmentation de la fréquence doit etre recherchée dans le materiel augmenté en évilant toute trépidation et secousses.

Création de lignes nouvelles, le quartier en sera mieux desservi, et cela répond aux aspirations de la classe laborieuse.

Augmention immédiate du nombre de voitures, particulièrement aux heures d'alïluence sur les lignes d’autobus : N. BP, CE-26, 99, M, AV, AP, W, 5,

Construction d’abris ou auvents pour les voyageurs aux principaux carrefours.

Pour l’ensemble des transports, nous exigeons le remboursement des voyageurs pour toute panne supérieure à cinq minutes, cartes de. faveur pour les mutilés du travail, infirmes, femmes enceintes, etc*

Loyers :

Nous revendiquons pour tous les locataires la gratuité des colonnes d’électricité, du gaz et de I eau, ainsi que de tous les autres accessoires, compteurs, etc,

D accord avec la fédération des locataires de la région parisienne, nous demandons :

1 ° protection du foyer des chômeurs;

2° La suppression des poursuites contre eux;

3° ï /exonération de leur loyer ;

4Û La suppression définitive des paliers de 15 0/0;

u La réduction de loyers de 100 0/0 du- prix de 1914, réduction du loyer dans les immeubles neufs ;

6° La suppression de îa forclusion ;

La suppression du droit commun

Pour les commerçants :

ic> La réduction des loyers ‘à '20l>0/0 du prix de 1914;

2° La suppression dé la clause résolutoire ;

3° Le droit de renouvellement intégral ;

4° La révision des billets de fonds ;

5° La révision des baux*

Petits commerçants et artisans :

Le Parti communiste demande pour les petits commerçants et artisans :

La propriété commerciale intégrale. Droit de priorité pour le renouvellement du bail*

Indemnité correspondant au préjudice causé, quel que soi t le cas d’éviction.

La révision des billets de fonds, La révision du prix des baux.

La réforme fiscale. Suppression de toutes les taxes*

Exonération d'impôts pour tout commerçant ou artisan dont le bénéiiee ne dépasse pas 1 0 . 009 francs*

Arrêt des poursuites. Allocations de crise. Dégrèvements d’impôts et interdiction de ventes- saisies.

Allocation de chômage aux commerçants et artisans sans occupation, sans' travail et dont la situation pourra être établie par un certificat de leur organisation.

Le Parti communiste lutte avec acharnement chaque jour contre le capital financier, cause de la situation actuelle, tandis qu’il est des gens qui se souviennent des petits commerçants juste à la veille des élections pour mieux les tromper et subtiliser leur bulletin de vote*

Petits commerçants et artisans, unissez* vous autour de notre Parti*

2e; circonscription du 19* arrondissement de PARIS.

M. Jacques G ïVÉSÂ (Groupe communiste)

Élu pour la P* fois le 3 mai 1936*

(Voir le programme du parti communiste français, p, 16,)

l:r' circonscription du 20' arrondissement de PARIS.

M. Marcel BROUT (Groupe communiste.)

Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.

'Voir le programme du parti communiste français, p. 16.)

Programme de la circonscription Rellevilfe— Saint- Fargeau

Marcel Brout, dont la population de la circonscription fera son élu le 26 avril prochain^ appuiera les efforts des travailleurs et de leurs élus pour faire aboutir les revendications suivantes :

Hygiène et santé publique ;

Ce que veulent les communistes, c'est la possibilité pour tous, de se prémunir contre la maladie, de préserver la santé, la vie, c’est la possibililé pour tous des mêmes soins, des plus simples aux plus compliqués, des plus modestes aux plus nouveaux, aux plus modernes, aux plus coûteux* Ce qu’ils se refusent à admettre, c’est qu’il y ait devant la maladie des catégories d'individus, les uns ayant la possibilité de pouvoir bien et suffisamment se prémunir et sc soigner car ils onl de l’argent — ; les autres n’ayant droit qtdà un certain nombre, une certaine quablé de mesures, de préventions et de soins.

Nous demandons la construction de dispensaires dans nos quartiers ouvriers, la lutte énergique contre le taudis, la démolition des nombreux îlots insalubres, reconnus du reste par la Commission d'hygiène, existant dans les passages Deschamps, Ronce, de la rue Vilain, etc., la suppression des impasses, passages et ruelles étant en état d'insalubriLé ; lt construction d’un lavoir municipal, d’établissements de bains-douches pour le bas de Beïlevdle, des indemnités d'expulsion et de relogement des expulsés dans les nouvelles IL B, M. qui devront être édifiées aux lieux et places des immeubles démolis; la construction de véritables H* B. M, à loyer en rapport avec les immeubles démolis sur remplacement de ceux-ci et au -fur eL a mesure de leur démoli tien, et en utilisant les terrains appartenant à li ville de Paris,

Pour Saint- Pargeau, la conslruclion d’H, B, M* Dans le quartier, transformation en IL B, M. du projet de loyers moyens de la cite Pelîepdrt ; construction d’un lavoir et de bains-douches à proximité du groupe important du boulevard Mortier.

Pour la circonscription, aménagement d'espaces libres et de parcs.

Création de stades municipaux* Adoption de mesures permettant de hâter les mesures d assainissement, 1 installation du lout-à-l'égout ; aménagement de la zone et relogement des zomers dans des immeubles en rapport avec leurs ressources et dans le quartier. Mise et? viabilité de toutes les rues en mauvais état*

Transports :

Maintien des lignes d’autobus existantes ; augmentation de la fréquence pendant les heuies d affluence des lignes P* G., 26, et A. P.; prolongement du service autobus ouvrier:

retour à l'ancien itinéraire du B. M, 100; augmentation de la fréquence du A. P,; prolongement des lignes A* V. jusqu’à la porte Dorée avec facilité pour les enfants les jeudi et dimanche pour se rendre an Jardin zoologique ; construction ou agrandissement des abris aux sla Lions ; prolongement des lignes de métro.

Construction d'une nouvelle ligne de métro de la rue des Pyrénées à la porte de Vincennes ; électrification de la Petite Ceinture.

Enseignement :

Construction de groupes scolaires dans les deux quartiers, agrandissement et modernisation des écoles existantes; il faut en finir avec ces classes malsaines, surchargées qui mettent les instituteurs dans la presque impossibilité — malgré leur dévouement — de donner une instruction sérieuse aux trop nombreux élèves dont ils ont la charge; nécessité absolue d’améliorer l’hygiène et la salubrité dans îes classes pour préserver la santé et la vie des enfants.

Habitations :

Large politique de logement permettant la destruction des taudis et îlots insalubres ; révision de îa loi sur les loyers pour empêcher le retour au droit commun et assurer la protection des foyers des travailleurs.

Appui aux groupements de commerçants pour obtenir la révision des baux et la véritable propriété commerciale.

Exonération du loyer pour les chômeurs et indemnisation par P Etat des petits propriétaires victimes de la crise,

La défense du petit commerce :

Le parti communiste, défenseur ardent des intérêts du pedit eommerbe,. qui sorti étroitement liés à ceux de la population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux,, mais il défend feasembïe des revendications des petits commerçants. 11 demande l'arrêt de toutes poursuites contre les artisans et les petits commerçants frappés par ia crise.

La diminution des charges et la suppression de l'impôt inique qu'est b patente,.

Le retour à 0 ti\ 55 de la taxe sur le chiffre d'affaires pour les denrées périssables,

La révision des billets de fonds.

L'interdiction et la suppression des « Uni prix ».

En outre, le parti communiste qui réclame la suppression des quelque 150 (axes qui rendent le système fiscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur le revenu, a le souci de ne pas laisser imposer les commerçants sur la valeur hypothétique de leurs fonds de commerce, mais sur le revenu réel considérablement diminué par la crise, ce dont le fisc ne Lient pas compte actuellement.

Jeunesse :

Le parti communiste qui réclame la création de stades et de subventions pour l'organisation de gymnases municipaux a le souci de k santé et de l’avenir de la jeune: France.

Marcel Brout, dont toute la jeunesse fut une lutte continuelle pour le mieux-être des travailleurs sera pour les jeunes un défenseur dévoué, un interprète fidèle de leurs aspirations et de leurs revendications auprès des Pouvoirs publics pour imposer Légalité des droits pour les jeunes chômeurs, l'organisation d'écoles d’apprentissage, ht gratuité des cours, l'obligation scokïrc jusqu'à 15 ans avec indemnisation aux parents; la protection et la défense des jeunes soldats, etc.

Anciens coin ballants

Marcel Brout, qui a toujours défendu au cours de sa vie de militant eL depuis la guerre 1 intérêt des anciens combattants, qui a souffert de la guerre, est qualifié pour lutter en faveur des anciens combattants.

Nous demandons l'abrogation des décrets-lois qui ont diminué la pension et la retraite du combattant de 13 P/0 ; le respect de la loi sur la révision des pensions; pour l'indemnité aux anciens prisonniers de guerre ; pour le rétablissement de là présomption d’origine en laveur des apres guerre ; pour la création d’olfices et de foyers municipaux du combattant ; pour la révision des marches ei dommages de guerre.

Les lois sociales :

Nous demandons l’application intégrale des lois sociales et nous en réclamons l’amélioration et l élargissement; la simplification concernant les assurances sociales; la suppression du versement ouvrier; le payement intégral aux malades des frais médicaux et pharmaceutiques, appareils de prothèse et l’assurance-chômage.

Amélioration de la loi des accidents du travail.

Relèvement du taux des rentes et indemnités pour incapacités partielles, temporaires ou permanentes en faveur des accidentés, mutilés du travail ; simplification des formalités juridiques incombant aux blessés.

Chômage et grands travaux :

Le nombre des chômeurs est particulièrement important dans la circonscription il se chiffre à plus de 15.000 dans ie 20e.

L’ouverture de grands travaux que demande le parti communiste dans son programme general, se traduirait pour Belleville— Saint- Fargèau par l’entrée dans la production de nombreux sans-travail, ce qui ranimerait l’activité économique, diminuerait la misère et améliorerait la situation du commerce. Le plan de grands travaux pour la circonscription devrait comprendre la construction de dispensaires pour mener une lutte efficace contre la maladie; la construction de locaux scolaires, de stades, de gymnases, de piscines.

L’aménagement de squares et d’espaces libres ; les travaux d’assainissement et de viabilité ; la destruction des îlots insalubres ; l’aménagement de la-zone; la construction d’ILB.M.; la construction de lignes de métro,

11 est possible de trouver les fonds permettant l’ouverture rapide de ces travaux, mais en attendant, il est nécessaire que les chômeurs soient plus efficacement secourus. C*est pourquoi le parti communiste propose la création d’un fonds de chômage à la charge de 1 L ta t ; 1 augmentation des allocations aux familles de chômeurs; le droit à l'inscription pour t ou s ! es chÔTnetir s .

Finances ;

Pour tout cela, il fa ut de F arge n t ,

Le parti communiste, qui a proposé la réforme démocratique du prélèvement sur les grosses fortunes au-dessus rfe 500.000 francs, fournit le moyen de combler le déficit du budget de l’iitat sans porter -atteinte aux moyens d’existence de la population laborieuse.

Maroc! Brout, député de BelleviMe—Saint-Fargeau, défendra à la tribune de la Chambre et dans les Commissions parlementaires, une politique financière tendant à soulager la détresse du peuple, à obtenir l’abrogation des décrets-lois votés parla majorité de la Chambre de 1932 ot qui se sont traduits :

1 1 ar la réduction du traitement des fonctionnaires (instiluleuxs, employés communaux,

P, T. T, , cheminots, etc.);

2n Par la réduction particulièrement odieuse des secours d’assistance aux vieillards, aux assistés médicaux, etc. ;

3° Par la réduction de 13 0/0 des pensions des mutilés et de la retraite du combattant.

Il s’agit, en somme, de réparer le mal fait par la politique des décrets dois de M. Laval et la politique de déliât ion des Gouvernements de ces quatre dernières années, que le parti communiste n’accepta jamais d’appuyer et qu'il fut souvent seul â combattre.

C’est à cela que s’emploiera avec énergie, compétence et autorité Marcel Orout qui, le 26 avril, sera l'élu de la circonscription.

Votez Marcel RrouL

Pour le pain, la paix et la liberté !

Marcel RROUT

2e circonscription du 20e arrondissement de PARIS.

M. Adrien LàNGUMIER (Groupe communiste;)

Elu pour la Fç fois le 3 mai 1936.

(Voir le progamme du parti communiste français, p. 16,)

Programme de la circonscription Charonne - Père-Lachaise.

Adrien Langumier, dont la population de la circonscription fera son élu le 26 avril prochain, appuiera les efforts des travailleurs et de leurs élus pour faire aboutir les revendications ci-après :

Hygiène et santé publique :

Ce que veulent les communistes, c’est la possibilité pour tous de se prémunir contre !a maladie, de préserver la santé, la vie; c’est Ii possibilité pour tous des memes soins, des plus simples aux plus compliqués, des plus modestes aux plus nouveaux, aux plus modernes, aux plus coûteux. Ce qu’ils se refusent à admettre, c’est qu’il y ait, devant la maladie, des catégories d’individus, les uns ayant la possibilité de pouvoir bien et suffisamment se prémunir et se soigner — car ils ont de l’argent — les autres n’ayant droit qu’à un certain nombre, une certaine qualité de mesures de préventions et de soins.

Construction d’un dispensaire dans le quartier de Charonne 1.

Lutte énergique contre le taudis. Démolition des îlots insalubres des rues des Amandiers, Cendriers, Tlemcen, Panoyaux, Gasnier-Guy, impasse Milcent, passage des Mûriers, de lr Indre, rues Ramus, Lisfranc et chemin du Parc de Charonne (Père-Lachaise); rues des Haies, des Vignoles, impasse de l'Ile-de-France, sentier de la Pointe (Charonne 1), rues du Volga, des Maraîchers, des Grands-Champs et du passage des Rassemblements {Charonne 2).

Construction de véritables IL B. M* à loyers en rapport avec les immeubles démolis, sur 1’emplacement de ceux-ci et au fur et à mesure de leur démolition et aussi en utilisant les terrains appartenant à la Ville de Paris.

Création de lavoirs municipaux.

Aménagement d'espaces libres et de parcs.

Création de stades municipaux dans la circonscription*

Adoption de mesures permettant de hâter lesjtravaux d'assainissement, l’installation du tout-à-l'égout, l'aménagement de la zone et le relogement des zoniers dans des immeubles en rapport avec leurs ressources et dans le quartier.

Mise eu viabilité de toutes les rues en mauvais état.

Transports :

Maintien de toutes les lignes d'autobus existantes*

Rétablissement du B, L*

Passages plus fréquents du 101 et du P* G,

Prolongement de la ligne A* V. jusqu à la Porte Dorée pour permettre le transport des familles à proximité du bois de Vincennes, avec organisation de services spéciaux à prix réduit le jeudi et le dimanche, reclassement des sections dans l'intérêt des usagers.

Construction d'une nouvelle ligne de métro de la rue des Pyrénées à la Porte de Vincennes. Electrification de la Petite Ceinture*

Enseignement :

Construction de groupes scolaires dans les trois quartiers et agrandissement et modernisation des écoles existantes* Il faut en finir avec les classes surchargées qui mettent les instituteurs dans la presque impossibilité — malgré tout leur dévouement — de donner une instruction sérieuse aux trop nombreux élèves dont ils ont la charge*

Habitation :

Large politique du logement permettant la destruction des taudis et des dois insalubres* Révision de la loi sur les loyers pour empêcher le retour au droit commun et assurer la protection des foyers des travailleurs*

Appui aux groupements de commerçants pour obtenir la révision des baux et la véritable propriété commerciale.

Exonération du loyer pour les chômeurs et indemnisation par 1 Etat des peLits propriétaires victimes de la crise*

La défense du petit commerce :

Le parti communiste, défenseur ardent des intérêts du petit commerce, qui sont êlroilement liés à ceux de la population laborieuse, lutte non seulement pour la révision des baux, mais il défend l’ensemble des revendications des petits commerçants. Il demande :

L’arrêt de toutes poursuites contre les artisans et petits commerçants frappés par la

crise ; *

La diminution des charges et la suppression de 1 impôt inique qu est la patente,

Le retour à 0 fr. 55 de la taxe sur le chiffre d'affaires pour les denrées périssables;

La révision des billets de fonds;

L'interdiction et la suppression des « Uaiprix »,

En outre, le parti communiste qui réclame la suppression des quelque 150 taxes qui rendent le système fiscal incompréhensible et leur remplacement par un impôt progressif unique sur le revenu, a le souci de ne pas laisser imposer les commerçants sur la valeui. hypothécaire de leur fonds de commerce mais sur le revenu réel considérablement diminué par la crise, ce dont le fisc ne tient pas compte actuellement.

Jeunesse :

Le parti communiste, qui réclame la créa1 Lion de stades et êm subventions pour l'organisation de gymnases municipaux, a le souci de la santé et de lTa venir de la jeune France.

Adrien Langumier, dont toute la jeunesse fut une lutte continuelle pour 3e mieux-être des travailleurs, sera pour les jeunes un défenseur dévoué, un interprète fidèle de leurs aspirations et de leurs revendications auprès des Pouvoirs publics pour imposer :

L’égalité des droits pour les jeunes chômeurs ;

L organisation d’écoles d’apprentissage ;

L’obligation scolaire jusqu'à 15 ans avec indemnisation aux parents;

La protection et la défense des jeunes soldats, etc*

Anciens combattants :

Adrien Langumieæ., dont i m des frères est tombé dans la grande boucherie, est qualifié pour lutter en faveur des anciens combaiUtids :

Pour l'abrogation des décrets-lois qui ont diminue les pensions et la retraite du combattant de 13 0/0 ;

Pour la suppression de la loi sur la révision des pensions ;

Pour l'indemnité aux anciens prisonniers de guerre ;

Pour le rétablissement de la présomption d’origine en faveur des après guerre;

Pour la création d’offices et de foyers municipaux du combattant;

Pour J a révision des profits, marchés et dommages de .guerre;

Pour J a défense des mutilés du travail.

Chômage et grands travaux :

Le nombre des chômeurs est particulièrement important dans la circonscription. Dans ie 20û on en compte plus de 15.000*

L ouverture de grands travaux que demande le parti communiste dans son programme général se traduirait, pour Charonne-Père-Lachaise, par l’entrée dans la production de nombreux sans-travail, ce qui ramènerait l’activité économique, diminuerait la misère et améliorerait la situation du commerce*

Le plan de grands travaux pour la circonscription devrait comprendre :

La construction d’un dispensaire dans le quartier de Çharonne pour mener une luüe efficace contre 3a maladie ;

La construction de locaux scolaires/ de stades, de gymnases;

L’aménagement de squares et d espaces libres ;

Les travaux d assainissement et de viabilité, la destruction des îlots insalubres ; 1 aménagement de la zone; la construction d’H* B* M*

La construction d une ligne de métro rue des Pyrénées.

En attendant que les fonds permettant l’ouverture de ces travaux soient trouvés., il est nécessaire que les chômeurs soient plus efficacement secourus.

C’est pourquoi le parti communiste propose :

La création d’un fonds de chômage à la charge de l’Etat;

L augmentation des allocations aux familles de chômeurs ;

Le droit a I inscription pour tous les chômeurs*

Finances :

Pour tout cela, il faut de l’argent.

Ire parti communiste, qui a proposé la reforme démocratique du prélèvement sur les

grosses fortunes au-dessus de 500.000, fournit le moyen de combler le déficit du budget de F Etat sans porter atteinte aux moyens d1 existence de la population laborieuse.

Adrien Langumier, député de Charon ne- Père-Lachaise, défendra à la tribune de la Chambre une politique financière tendant à soulager la détresse du peuple, à obtenir l'abrogation des décrets-lois volés par la majorité de la Chambre de 1932 et qui se sont traduits :

1° Par la réduction du traitement des fonctionnaires, instituteurs, employés communaux, P. T. T., cheminots, etc.;

Par la réduction particulièrement odieuse des secoure d'assistance aux vieillards, aux assistés médicaux j

3° Par la réduction de 13 0/0 des pensions des mutilés et de la retraite du combattant.

Il s agit, en somme, de réparer le mal fait par la politique des décrets-lois de M. Laval et la politique de déflation des gouvernements de ces quatre dernières années que le parti communiste n'accepta jamais d'appuyer, qu'il fut souvent seul à condamner

C'est à cela que s’emploiera avec énergie, compétence et autorité Adrien Langumier qui, le 26 avril, sera F élu de la circonscription.

Votez Adrien Langumier,

Pour le pain, la paix, la liberté.

Adrien LANGUMIER.

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