‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 40 sur 186 · DOUBS · texte numérisé non relu

DOUBS

Circonscription de BAUME-LES DAMES .

M. le marquis ctî MO ['STI Eli (Groupe des Ré pub I i eu i u 9 indépendants et d’action sociale.)

Elu pour la lro fois le 22 avril 1928. — Réélu les !lsr mai 1932 et 3 mai 1936.

Mes chers Concitoyens,

Pour ia quatrième fois, je viens, avec confiance, vous demander votre suffrage.

Elu par un arrondissement presque exclusivement agricole, mon premier devoir était de défendre la paysannerie comtoise.

Développement des coopératives de fromageries.

Extension du crédit agricole.

Création des assurances sociales agricoles.

Protection de l’élevage Montbéliard,

Voilà les quatre buts principaux de mon activité parmi vous. J’y ai pris des leçons qui m’ont permis d’intervenir utilement dans les commissions parlementaires et dans les commissions professionnelles en faveur des cultivateurs pour leur préparer l’indispensable statut corporatif, économique et législatif dont ils ont besoin pour rendre moins aléatoire leur pénible profession,

iout en cherchant à assurer ainsi la securité de vos foyers, je ne négligerai rien pour assurer la sécurité de nos frontières,

I our y parvenir, il faut, tout en continuant à développer, grâce au renforcement de la Société des Nations, 1 organisation de la securité collective, compter avant fout sur la force de notre armée et le perfectionnement de nos fortifications défensives encore incomplètes, même dans notre région.

Ainsi, de meme que j ai sanctionne par mes votes toutes les; dépenses nécessitées par la construction de la h ligne Maginot a, al abri de laquelle la France a pu, le 7 mars dernier, supporter avec calme la violation par T Allemagne du traité de Locarno, de même, je n’hésiterais pas à voter demain tous les crédits indispensables à la défense nationale.

Mais les forces matérielles ne suffisent pas*

Développer les forces morales, respecter les valeurs spirituelles est tout aussi nécessaire. Aussi, plus que jamais, je demeure le partisan résolu de la concorde républicaine et de ï union nationale qui, à toutes les heures de crise, ont sauvé la France du péril*

Plus les difficultés sont graves, plus s’impose la nécessité de réorganiser et de renforcer les institutions parlementaires.

C est à la réforme de FEtat que la nouvelle Chambre devra consacrer ses premiers efforts*

Réforme?; électorale qui affranchira les électeurs et les élus des combinaisons qui, dès le premier tour, préparent le& marchandages avilissants du deuxième tour.

Réforme administrative indispensable pour simplifier, dkccord8 avec les exécutants, les rouages d’une organisation vieillie.

Réforme législative, par k diminution du nombre des parlementaires et la diminution du nombre des séances de pure mise en scène.

Réforme financière pour assurer définitivement la défense du franc sens recourir à des dévaluations plus ou moins masquées dont les travailleurs manuels ef intellectuels supporterai e n fc tou t , l e poid s *

Réforme enfin dfun régime d’exception qui, tout en affirmant le principe républicain de la liberté d’enseignement, refuse légalité aux familles devant lès subsides de PEtafc, selon que l’école fréquentée par Les enfants est publique ou libre.

En face des régimes: de dictature qui veulent imposer leur loi à* l'Europe :

ïl faut à k France un Gouvernement stable et fort qui* dans le respect des libertés républicaines et des institutions parlementaires, dirige avec autorité et continuité les affaires du pays.

A ce gouvernement seul devra appartenir, comme en Angleterre, l'initiative en matière de dépenses, II n'y a pas d'autre moyen de mettre un frein au déficit budgétaire.

Cultivateurs, soucieux de retrouver l'équilibre du budget de votre exploitation j

Commerçants, ouvriers, désireux de retrouver les acheteurs agricoles qui vous font défaut ;

Républicains, décidés à défendre les institutions libres ; '

Patriotes, convaincus que la paix ne peut être maintenue que dans k sauvegarde de l'honneur national ;

C’est à vous que je fais appel.

Vive Ja République I Vive la Fiance î

Marquis pe MQUSTIER

Président du CtHmii général.

Député sortant.

ire circonscription de BESANÇON*

M* Louis BIÉTRIX

(Groupe des Indépendants d*Enion républicaine et nationale.)

Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936*

Mes chers Concitoyens,

Ma profession de foi ne sera pas la profession de foi banale, pleine de promesses toujours irréalisées* Rompons avec îa routine : l'époque que nous traversons est trop grave, et, pour éviter les pires catastrophes, ce ne sont pas des boniments qu’il faut, mais des mé~ Ihodes nouvelles et hardies.

Nous ne sortons pas de la crise et de graves dangers nous menacent, pourquoi? Parce que le régime parlementaire, tel que nous le pratiquons, est incapable d’assurer un gouvernement stable et fort, agissant avec fermeté et en tonte liberté.

L'impuissance du Parlement est manifeste : depuis la fondation de la IIP Républiquer nous sommes; au centième ministère* Combien de fbis*ne IVt-on pas répété : quelle est la maison de commerce, quelle est l’industrie qui résisterait à un changement de direction tous les six mois? Notre régime a créé l'instabilité ministérielle pour assouvir les appétits de tous les aspirants ministres* En face des autres nations dont les mêmes ministres assurent depuis de très longues années la marche des affaires qu’ils conduisent en conséquence avec compétence et autorité, la France présente le navrant spectacle de nos ministres toujours renversés sans pouvoir continuer une oeuvre à peine commencée; et l'équipe nouvelle, qui remplace l’autre, n’offre aucune garantie supplémentaire ; souvent les mêmes ministres n& font que changer de portefeuilles, apportant dans leurs nouvelles attributions leur incompétence notoire. Une pratique si absurde empêche toute œuvre utile : aucune réforme n’est réalisable; nous avons la plus vieille, la plus routinière, la plus chère de toutes les administrations de l’Europe, nous en convenons tous, le Parlement entier en est convaincu, mais* aucune modification nTesl apportée parce que les procédures constitutionnelles sont tellement compliquées qu’il faut renoncer à les employer; et quand it y a urgence, on ferme le Parlement, on procède par voie de décrets-lois, c’est la plus formelle condamnation du Parlement*

Aussi la première des réformes est celle de l’Etat lui* même.

La réforme de l’Etat par :

1° La réduction massive du nombre des députés et des sénateurs :

La France n’a pas le moyen de se payer le luxe de mille parlementaires qui ne font rien,. Un petit nombre travaillera beaucoup mieux ; exigeons d’eux un travail continu, effectif et consciencieux- Moins de politique et plus d’économique. Pas de votes par bottes, mais îe vole personnel et présence obligatoire aux séances*

2° La suppression de l'initiative des dépenses pour les députés comme pour les sénateurs*

Les Parlements avaient été créés autrefois pour contrôler les dépenses publiques et s'opposer au gaspillage des finances* Aujourd’hui, le Parlement fait le contraire, il gaspille à plaisir : par démagogie, par réclame personnelle, par camaraderie, [les députés proposent de continuelles dépenses et le Pays ne peut plus porter le poids trop lourd des impôts. Le Gouvernement seul doit proposer les dépenses, les députés doivent prendre la défense des contribuables tout en s’inspirant des interets supérieurs de la France qui leur sont confiés,

S* L'interdiction à tout parlementaire de faire partie de conseils d’administration do sociétés et de plaider*

Les abominables scandales que nous a valus la défunte législature n’ont que trop démontré combien est néfaste l'ingérence des parlementaires dans les sociétés ou dans l'administration de la Justice. Il faut enlever aux députés la tentation, à laquelle ils ne peuvent résister, de réaliser des fortunes au détriment de l’épargne publique : toute spéculation de? leur part est plus condamnable que de la part des autres citoyens.

4° La restauration de l’autorité dans l’Etat, en augmentant les pouvoirs du Président de la République abatssé par notre constitution au rôle de roi fainéant et en accordant au Président du Conseil le droit de dissoudre la Chambre des Députés lorsqu'elle se révèle — comme la dernière — ingouvernable et nuisible aux intérêts du Pays*

Cette réforme fondamentale de FEtat permettra d’opérer le redressement nécessaire’ tant au point de vue de la politique extérieure que de la politique intérieure*

Politique extérieure ;

Bien loin de diriger les événements, la France, mal gouvernée, les subit sans dignité et sans éloigner pourtant le spectre inquiétant d’une nouvelle guerre.

A la remorque de l’Angleterre, vigilante dans la sauvegarde de ses intérêts personnels, nous avons suivi une stupide politique de sanctions contre l’Italie, compromettant ainsi une amitié précieuse de nos anciens compagnons d'armes et un concours qui pourrait nous manquer le cas échéant ; politique d’autant plus invraisemblable qu’elle a entraîné le chômage, de 50.000 ouvriers français. 11 faut supprimer de suite les sanctions et consolider une alliance avec l’Italie.

Notre Gouvernement n’a su ni prévoir ni empêcher le geste brutal d’Hitler déchirant le traité de Locarno et ce qui subsistait du traité de Versailles. Notre politique de concessions successives envers l’Allemagne esl un encouragement à la violation des traités sans nous assurer en contre-partie la reconnaissance allemande en vue d'une entente désirable avec nos voisins de l’Est. Au gouvernement fort d’Hitler, il faut opposer un gouvernement fort et digne. C’est ainsi que d’égal à égal nous pourrons, tout en nous faisant respecter, rechercher les accords qui mettront fin à une rivalité funeste pour la paix. Mais pour arriver à ce but, la France doit être forte. « Une France désarmée n’est pas un exemple, mais une tentation « .

Quant au pacte soviétique, je m’en défie, n’ayant, et pour cause, aucune confiance dans les Soviets, qui ne cherchent que guerres et révolutions. Or, je ne me soucie pas de voir mon pays entraîné dans les pires aventures dans le but avoué ou caché de provoquer une révolution mondiale.

Notre politique doit être orientée vers une paix qui nous assure notre securité. Comme beaucoup de mes camarades, j’ai fait la guerre, j’en connais toutes les horreurs, je voudrais ne les revoir ]amais et que jamais nos enfants ne les connaissent. Pour assurer la paix, ne reculons devant aucun sacrifice, maintenons nos alliances, développons l’esprit de collaboration entre tous les peuples, efforçons-nous de faire de la Société des Nations un oiganisme plus vivant, mieux adapté au rôle magnifique qu’elle pourrait jouer.

Politique intérieure :

Nous avons traversé à l’intérieur des jours sombres au cours de cette lamentable législature qui s’en va. L’exaspération légitime née des scandales auxquels les membres du Gouvernement étaient mêlés a soulevé le peuple de Paris et, au 6 février 1934, des morts sont tombés sur la place de la Concorde. Depuis, des Français se dressent les uns contre les autres. Cet antagonisme doit cesser, mais que cessent d’abord les scandales et que se taisent ceux qui les ont provoqués. 11 faut inaugurer une politique de réconciliation nationale et de paix sociale. Plus de lois d’exception, la liberté pour tous dans le respect des droits de chacun.

Les grandes réformes nécessaires à la reprise des affaires imposent une refonte complète de notre organisation administrative : notre cadre administratif trop vieux, trop compliqué, ne répond plus aux exigences de la vie moderne, qui veut de la rapidité et de la clarté, La base de l’organisation moderne doit être la région, et non plus le département . la région devenue unité administrative, judiciaire, universitaire, économique. Dans le cidie de cette région doit fonctionner la représentation proportionnelle intégrale, avec vote familial et droit de vote pour les femmes majeures célibataires et les veuves.

Notre politique intérieure doit reposer sur trois principes : l’ordre, l’autorité, la liberté. Sans la coexistence de ces trois principes, nulle prospérité n’est possible ; ce n’est que par eux que la crise cessera, que la confiance renaîtra, que la vie économique reprendra, que le chômage sera vaincu.

Mais contre eux se dressent en France deux ennemis : le communisme et la franc-maçonnerie, qui se dissimulent tous deux sous le vocable trompeur de front populaire ou mieux Front révolutionnaire»

Le communisme, eTest la doctrine ^dissolvante qui régné à Moscou, doctrine de haine et de mine qui fait de tous des esclaves : plus de propriété individuelle, plus même de famille, c’est la masse anonyme réduite à la misère qui a déjà causé en Russie la mort do millions

d êtres humains par suite de famines inconnues depuis des siècles ; c’est la doctrine de régression qui ramène l’homme aux époques primitives de l’humanité. C’est la haine entre, les citoyens, ce sont les meurtres, les incendies, c’est toute une civilisation qui s’écroule, Qu on ne nous oppose pas les prétendues créations d’usines modernes que Moscou montre orgueilleusement aux pèlerins radicaux-socialistes, qui ne demandent qu’à être trompés, Pour reconstituer ces usines où les ouvriers sont soumis à un esclavage indiscutable, conw bien d'autres ont été tués, combien ont souffert,, combien sont morts dans le désespoir et la misère ?

Nous avons conquis la liberté, c’est, un bien précieuxujue nous ne nous laisserons pas ravir. *

Il n’y a pas si longtemps, M. Sarraut, l’actuel Président du Conseil, s’écriait dans un discours resté célèbre : « Le communisme, voilà l’ennemi ! ». Nous, reprenons cette déclamation. Mais pourquoi aujourd’hui M, Sarraut tend-il la main aux socialo-communistes? Par ordre de la franc-maçonnerie.

La franc* maçonnerie est la plus gigantesque entreprise montée conLre l’existence même de la France. Au fond des loges, où nul indiscret ne pénètre, s’organise méthodiquement la ruine de notre Pays et pour y parvenir la franc-maçonnerie recourt à la révolution comro umste. Bile a pris en main l’enseignement publie, qui n’est plus national ; elle a peuplé les écoles d’instituteurs communistes et francs-maçons, qui s’efforcent de contaminer la ieunessc ; elle a. mis la main sur l’administration de la France : trop de ministres ne sont que ses délégués à son œuvre de démolition. Car la franc-maçonnerie, c'est Fossature même du parti radical-socialiste.

Le parti radical-socialiste, qui se disait autrefois fier d’êtrq le grand parti républicain, a renié ses principes. Il est aujourd’hui le meilleur auxiliaire des révolutionnaires, et cela par unique intérêt électoral. Il ne recule pas devant cette monstrueuse alliance avec les partis d extrême gauche dans le seul espoir de se maintenir au pouvoir. 11 entend continuer — comme il l’a toujours fait - d’exploiter la République à son seul profit et à celui de ses amis , d a gavé les « militants » de places, de faveurs, de décorations, de sinécures : c’est le grand parti de l’assiette au beurre, incapable de se hausser à la hauteur de l’intérêt national ; quand, par sa politique insensée, il a mis le Pays au bord de l’abîme, il se résigne, bien à eonLre-cœur, à l’Union nationale, mais très décidé à frapper dans le dos à la première occasion les sauveurs de lq France, comme il l’a fait aux Présidents Poincaré, Doummrue

fit Ta tm I

Aujourd’hui que le parti radical se sent perdu, débordé à sa. gauche par les so.cialocommumstes, renié à sa droite par tant de radicaux honnêtes, restés profondément nationaux, il conclut à Moscou l’alliance avec le front révolutionnaire et Besançon a connu l’aveu de cette alliance au jour récent où, au Kursaal, M. Durand a donné l’accolade à MM. iNicod et Mmjoz Spectacle lamentable dont M. Durand devrait mugir, mais il obéissait à son m eret électoral comme il se soumettait humblement aux ordres comminatoires d.es loges.

l es c îei s Concitoyens, vous tous qui voulez une France libre* forte et prospère, vousvous dresserez contre la franc-maçonnerie et le socialo-communisme 1 Vous éviterez à notre Patrie le sort douloureux, de la malheureuse Espagne, qui ne connaît, qu’émeules,. vols, meurtres, grèves, misères depuis qu’un gouvernement de front populaire a ravi le pouvoir*

. Vo“9 vous ralIlerez au Programme de réconciliation nationale, de redressement ccononuque, de progrès social qui est le mien.

1 oui ixtirtr la toute à la révolution — qui serait suivie à très brève échéance tTime guerre étrangère - vous ferez masse pour le front national et républicain contre le front révolutionnaire.

Les problèmes économiques et questions sociales :

L économie mondiale, entièrement bouleversée depuis la guerre, est en plein désarroi- La b rance, en raison de ses richesses naturelles, fut touchée la dernière,, mais tout aussi cruellement. Le progrès industriel et scientifique aurait dû apporter dans, tous les foyers

bien-être et sécurité. Le commerce ci l’industrie, secondant Ta production, sont à même, en effet, de fournir toutes les choses nécessaires* Pourtant on manque ici de ce qui est en éxcÈs ailleurs. Le chômage sévît toujours avec son cortège de misères. Les causes de cette situation désastreuse sont nombreuses ; vous les connaissez bien : 3a guerre, rinslabilïté des prix, excès de production, sous^ consommation, manque de confiance* Tous les pays du monde font des efforts considérables pour sortir de la crise.

Equilibre du budget. — Défense du franc* — Réformes fiscales :

La France ne doit pas se laisser aller au découragement. Il Faut, par des actes réfléchis et des Mesures coordonnées, amplifier le mouvement de reprise qui s’ébauche chez nous, comme dans le monde entier. Mais des conditions nécessaires s’imposent : d’abord équilibre réel et sincère du budget, qui doit être obtenu par une compression judicieuse des dépenses. Dès que la confiance et la Stabilité renaîtront, le commerce se développera et des plus-values apparaîtront dans les rceeettes* Mais pour obtenir ce résultat, il faut définitivement écarter les solutions sociale- communistes qui dépouillent les épargnants, effraient les petits rentiers et favorisent la thésaurisation. Il faut défendre le franc, grand blessé de guerre, notre franc de quatre sous, et cesser d’avoir constamment recours aux emprunts qui sont pour lui autant de dangereuses saignées. Il faut, par contre, que le billet de la Banque de France reste en permanence convertible en or. C’est la seule façon de lui assurer une valeur réelle et stable, condition nécessaire des échanges commerciaux.

Pas de dévaluation qui Fait perdre aux petits épargnants leurs modestes économies et diminue leur pouvoir d’achat.

Pas d’itifiafion qui amoindrit la valeur du billet, fait hausser le coût de la vie et déséquilibre les budgets familiaux.

Tl est nécessaire de refondre notre système fiscal et de lui enlever son caractère inquisitorial et vexatoire qui brime l'industriel comme le petit commerçant. Le fisc paralyse Tes affaires par sa voracité. Certes, il est nécessaire de poursuivre la fraude fiscale, mais il ne faut pas la rendre trop tentante par T1 excès des formalités et des taux trop élevés. !LTimpôt excessif détruit la matière imposable. Poursuivez les capitaux, ils se cachent; inspirez leur confiance ; ils sortent de leur retraite, circulent et animent le commerce et l’industrie dont vivent l’ouvrier et remployé.

Agriculture **-* Commerce — Industrie :

Nous ne perdons pas de Vue la situation difficile dans laquelle se débat notre agriculture. 11 importe de freiner sérieusement la spéculation, qui cause à la fois la baisse des prix à la production et leur hausse k la consommation. Par des mesures qui assurent une juste rémunération aux travailleurs de la terre, et par d’autres avantages sérieux, il convient de favoriser l’enracinement de la famille agricole au sol de France.

S’il est nécessaire de protéger notre agriculture., nos industries et notre commerce par de justes tarifs douaniers, il ne faut pas oublier que les autres nations disposent envers nous de moyens identiques. C’est ainsi que les pays s’organisent pour vivre seuls dans leurs frontières, en vase clos, en autarchie, ce qui ne favorise ni un rapprochement entre les peuples, ni la paix que tout le monde désire ardemment.

Ce qu’il faut aujourd’hui, cfest une mise au point de la législation économique et sociale. Il est néceessaire de déterminer avec prudence les règles qui présideront à l'établissement des contrats industriels et commerciaux, de telle façon que la concur~ renee légitime en elle-même et nécessaire au progrès, ne s’exerce pas aux dépens des familles ouvrières* Â un travail honnête et consciencieux doit correspondre un juste salaire vital.

Assurances sociales — Mutiles du travail — Blessés de guerre :

Une législation sociale convenablement établie doit permettre à tous les travailleurs de se garantir contre les risques de l’existence.

La loi des assurances sociales doit, bien entendu, être maintenue et modifiée dans le cadre de la mutualité. Les imperfections qui sc sont montrées depuis sa mise en application, doivent être corrigées. Ses effets doivent se conjuguer, mieux encore aujourd'hui, à ceux de la loi de 1838 sur les accidents du travail, afin d’atténuer au maximum les désastres que les maladies et accidents causent dans les familles ouvrières.

Nous n'avons garde d'oublier nos camarades mutilés de guerre, auxquels nous tiennent des liens si serrés. Nous n’admettons pas que l’on touche aux droits sacrés que leur sang et leur mutilation leur ont acquis. Nous ne saurions tolérer cependant que des exploiteurs s’introduisent dans leurs rangs et détournent â leur profit une partie des avantages si difficiles à maintenir qui ne doivent être réservés qu'aux véritables invalides de guerre.

Par les caisses de compensation, il est nécessaire d'assurer un substantiel sursalaire familial à tous ceux qui ont le souci et la charge d'élever une famille.

Mais à l’heure présente, deux problèmes particulièrement urgents exigent des solutions efficaces et immédiates.

Le chômage — ** Les travailleurs étrangers ™ Travaux nationaux :

La question du chômage dont on parle depuis bien des années n'a pas encore reçu de solution réelle. Il est honteux pour un pays de n’avoir pas encore guéri cette plaie. Le régime des allocations de chômage n'est qu’un pis-aller qui ne doit être que temporaire. Des mesures efficaces cependant pourraient être rapidement appliquées, qui diminueraient considérablement le chômage. Tout d'abord, il serait équitable de réduire, à des justes proportions, le nombre des travailleurs etrangers en France. En tenant compte du nombre de nos nationaux, qui eux-mêmes travaillent h l’étranger, on évitera des mesures de représailles* Par ailleurs, il n'y a pas d'inconvénients à garder chez nous des spécialistes dont notre commerce et notre industrie ont besoin.

Mais l'invasion des étrangers n'est pas la seule cause du déséquilibre du marché du travail. Pendant la guerre, les femmes ont du remplacer à L'usine les hommes partis aux tranchées* Beaucoup d'entre elles ont continué de tenir leur emploi. Or, la place normale de la femme est au foyer, où sa présence est génératrice d'ordre, de bien-être et d’économie*

Enfin, depuis plusieurs années, divers programmes de grands travaux nationaux ont été établis. Leur exécution nécessitera l'emploi d’une main-d'œuvre importante qui diminuerait d’autant le nombre des sans travail, ne serait pas sensiblement plus coûteuse que les indemnités do chômage, et doterait notre pays d’un outillage économique, social et touristique qui lui est nécessaire. L’Italie, la Russie, J1 Allemagne nous ont depuis longtemps devancé. La France lardera* t-eîle longtemps encore à s’engager dans cette voie ?

Le problème de la jeunesse :

Mais à côté des chômeurs, nous sommes particulièrement sensibles à la situation anxieuse dans laquelle se débat la jeunesse. Le manque de travail, l’absence de situation empêche les jeunes de fonder un foyer, et les rend attentifs aux doctrines révolutionnaires dont ils espèrent, à tort, être les bénéficiaires* Il faut réserver aux jeunes les places auxquelles ifs ont droit. Des postes nouveaux se trouveront vacants le jour où l’on voudra réellement supprimer certains cumuls scandaleux, La mise en application de l'assurance vieillesse, complétée par un système permettant la mise à la retraite des vieux travailleurs, fournira aux jeunes gens de nouveaux débouchés pour exercer leur activité et gagner leur vie.

Education physique — Enseignement technique :

CeLte jeunesse est la France de demain. Il importe que cette génération soit forte moralement et physiquement. Nous exigeons pour elle des maîtres qui la forment dans

l’amour du pays et lui enseignent les vertus de notre raee. Nous demandons. pour elle une éducation physique et sportive qui lui donne un corps sain et vigoureux Nous voulons pour elle enfin, un enseignement technique bien équilibré qui en fasse des travailleurs

Habiles et instruits. ■ .

Toutes ces réalisations ne peuvent être obtenues que par la mise au point de nos

lois sociales trop vieilles et trop rigides pour un monde qui évolue à pas de géants.

Organisations professionnelles — Collaboration des classes :

Ges réformes seront préparées et appliquées par des organisations professionnelles* Gest dire que nous sommes partisans de la formule syndicale et corporative. Par la, nous entendons d'abord les associations des gens de même métier. Pour les ouvriers, comme pour les patrons, nous dépendons la liberté syndicale la plus large. Par là, nous entendons également que la représentation de tous les intérêts économiques soiPdfeetivement réalisée dans ces deux organismes nationaux qui se nomment le Conseil national économique et le Conseil supérieur du travail. Leur rôle, essentiellement consultatif, doit être d'éclairer et ;de, renseigner, sur ces questions spéciales, le Parlement a qui il appartient,, en .définitive, de coordonner les efforts et de. légiférer en connaissance de cause.

De plus, .la collaboration entre les classes est pour nous une nécessité abolue dictée par la compréhension des intérêts généraux du pays.

Ainsi nos conceptions économiques et sociales sont orientées vers le mieux-être de tous les citoyens , et diffèrent totalement des conceptions sociale -communistes qui poursuivent la lutte des classes, l'Etatisme totalitaire et rintcimationafisme outrantier. Ces méthodes, qui sont celles du Front commun, nous mènent droit à. la^ guerre civile et étrangère dont les prolétaires, en définitive, font toujours tous les frais. Votre. bon sens français dicte votre devoir électoral, vous n'y faillirez pas.

Mes chers concitoyens,

La législature qui vient dé finir a été une des plus Funestes pour le pays.

Elle a permis les pires scandales : l'épargne publique a été mise au pillage ; la confiance a1 fatalement disparu; la crise économique a? pris des proportions effroyables; les taillil.es se multiplient; le chômage se développe; nous avons connu presque la guerre civile ; Tes traités internationaux ont été déchirés ; la menace * extérieure devient inquiétante ; aucune réforme n’a été entreprise ; aucun travail sérieux n’a été fait, tel est le triste bilan de cette législature, la plus mauvaise, mais aussi la plus axée à gauche de la HP République.

Voilà où conduit la démagogie des partis de gauche!

C'est contre une telle politique que je m élève- et qu'avec moi s’élèvent tous les vrai- Français.

Je réclame d?abord :

La reforme de l'Etat :

Réduction massive du nombre des députés et des sénateurs.

Suppression de l'initiative de dépenses aux députés comme aux sénateurs.

Interdiction à tout parlementaire de faire partie de conseils d’administration de sociétés ou de plaider.

' Extension des pouvoirs du Président de la République et droit de dissolution accordé au Président du Conseil.

En politique extérieure, je demande :

Une politique de défense nationale et de paix*

La consolidation de nos alliances,

La suppression immédiate des sanctions contre l'Italie.

La recherche d'une formule de rapprochement franco-allemand pour obtenir une par durable.

La réorganisation de la Société des Nations dans un sens plus européen.

En politique intérieure :

La liberté pour tous : droit commun accordé à tous les citoyens sous le contrôle de l’Etat; suppression de toutes les lois d'exception.

Représentation proportionnelle intégrale avec le vote familial et droit de vote aux femmes majeures, célibataires ou veuves.

Large décentralisation : suppression de l'arrondissement et même du département par l'institution de régions moins nombreuses et moins ‘ coûteuses, Réforme administrative et judiciaire dans le cadre de la région.

En politique économique et sociale ;

Défense du franc par l’équilibre du budget sans dévaluation ni inflation.

Impulsion donnée au commerce et à l'industrie par l'allégement des charges fiscales*

Juste valorisation des produits agricoles qui encouragera le retour à la terre.

Solution réelle du problème du chômage par la limitation du nombre des travailleurs étrangers et l'exécution d'un programme coordonné de travaux nationaux pour favoriser toutes les activités industrielles.

Protection de tous les travaiîleu par l'amélioration des assurances sociales dans le cadre de la mutualité; le sursalaire familial, par une meilleure adaptation de la loi sur les accidents du travail en faveur de tous les mutilés du travail.

Défense des droits des anciens combattants, des victimes de la guerre et des anciens mobilisés.

Défense de la jeunesse par l’éducation physique, l'enseignement technique et par l'accession plus rapide à une situation permettant de vivre et de créer un foyer.

Entente des classes et collaboration patronale et ouvrière dans la formule syndicale et corporative.

Intervention du Conseil national économique et du Conseil supérieur du travail pour diriger, conseiller et pacifier e monde du travail.

Tel est mon programme. C’est, un programme constructif.

C’ed aussi un programme de paix extérieure et de paix intérieure.

Je veux la réconciliation des Français, je veux le progrès économique, je veux la paix sociale.

Je m adresse tout particulièrement aux ouvriers, aux humbles, aux déshérités, que je ^ isite chaque jour, à ceux qui constituent tonte la classe ouvrière, trahis par les radicaux égoïstes et dupés par les sôcialo-communistes. C’est pour eux que je lutte.

Grâce au concours de tous les bons Français, de tous les républicains nationaux, de tous les démocrates sincères, je remporterai, le 20 avril, une superbe victoire sur les soviets et la franc-maçonnerie.

Vi ve la France !

Vive la République !

Docteur Louis BIÉTRIX

Croix do guerre. — Ancien combattant.

Prisonnier de guerre* — Mutilé et réformé. Conseiller général de Besançon-Xord.

Candidat républicain national indépendant.

Elu pour la lre fois le 22 avril 1928,. — Réélu les Ier mai 1932 et 26 avril 1936,

Pour la troisième fois* je viens en toute confiance me présenter devant vous.

Depuis huit années, j'ai eu constamment le souci des intérêts nationaux et de nos intérêts régionaux. J'ai voulu être le représentant de tous sans me préoccuper de la nuance politique des conseils municipaux qui faisaient appel à moi peur leurs communes, ni de la couleur du bulletin des citoyens qui me confiaient des préoccupations personnelles.

J'ai donc toujours et partout, aussi bien dans ce département qu’à la Chambre, vécu et agi en pleine indépendance et en toute impartialité. C’est cette indépendance que je réclame aujourd'hui pour notre pays et que je mets à la base de mon programme.

Les circonstances internationales donnent à la politique extérieure le premier rang. Je ne suis pas de ceux qui dramatisent* Je crois cependant nécessaire de préciser que sans la mise en œuvre de certains principes nous risquons de courir aux pires aventures. Ces principes sont simples : la guerre n’a été gagnée que par des alliances ; la paix doit essayer de conserver les mêmes alliances, éventuellement de les étendre, tant que les généreux espoirs, mis dans la Société des Nations, nTa Liront pu être réalisés.

Mais, selon le proverbe comtois, nous ne devons, pour le moment, nous attendre qu'à nous-mêmes.

G'est dire que la ligne Maginot, pour laquelle j'ai voté les crédits nécessaires, doit être revue et complétée notamment pour la protection de notre région*

Le prestige de ïa France exige avant tout un Gouvernement fort, un Gouvernement stable, un Gouvernement qui gouverne. C'est seulement un Gouvernement vraiment digne de ce nom qui sera susceptible de rendre à notre nation non seulement son prestige* ce qui serait peu, mais surtout sa puissance. Depuis trop longtercq s la France suit et se soumet ; il lui appartient demain de prendre l'initiative et de diriger.

Mais il est impossible dobtenir un Gouvernement fort sans remédier à certaines faiblesses actuelles du régime, sans, d'autre pari, concentrer autour de quelques idées maîtresses îa défense des institutions et des intérêts économiques de notre pays.

CTest pourquoi je me déclare partisan d’une réforme électorale qui mette fin aux compromissions des partis et leur permette d'affirmer leur liberté d’action respective*

La représentation proportionnelle répond à ces directives. Elle présente un autre avantage ; la réduction du nombre des députés, mesure que j'ai toujours préconisée et que je continuerai à soutenir,

La réforme du Parlement serait incomplète si la réforme de l’Etat ne l’accompagnait

pas : l’établissement, après consultation des intéressés, d’un statut des fonctionnaires définissant leurs droits et leurs devoirs dans l’intérêt de la collectivité est tout à lait souhaitable.

Dans l'ordre économique, la défense de la monnaie s'impose, La dévaluation du iranc entraînerait les sacrifices les plus cruels pour la masse des travailleurs, des rentiers et de tous les épargnants.

Le budget doit être géré dans un souci d’équilibre pour Tendre possible la défense du franc contre les démagogues ou les spéculateurs .. internationaux,, qu.il laul pourchasser

sans rémission. m ..

En. outre, et par des accords opportuns* il faut s'efforcer d éviter, les inconvénients

susceptibles de résulter des fluctuations des différentes monnaies.

Mais un budget établi par le Pouvoir exécutif et dont celui-ci doit prendre à tous points de vue la responsabilité ne doit pas être constamment soumis à toute possibilité de surenchères. J’estime nécessaire de limiter les droits du Parlement en matière budgétaire, en supprimant tome initiative de sa part à l'égard des dépenses,

La fiscalité tient une large place dans la prépara tibn du biidgel : êllè est à la fois trop lourde et trop complexe. Une réforme des impôts, susceptible d'alléger la* 1 production, devra s'accompagner d- un certain nombre de simpliïreations qui rendenL le calcul des ; taxes compréhensible à tous. Ceci ne serait d'ailleurs qu’un acheminement vers k réforme* et rallègoment d’une quantité dkutres corn pheabron s* d’ordre administratif et quiconstitueni actuellement des dïfficdltés quotidiennes, notamment pour les maires èt les municipalités,

La France est une grande nation terrienne ; la moitié de sa population vit de 1 agriculture. Gomme président de l’Office agricole eL de la Société départementale d agriculture, j -a i tou jours es tirmb qu'il : fallait assure r à la a culiu ne des con d i ti o us d’ex is tenace ^ s u IfisA n tes parle ■souci de la ; valeur des produits de* la terre. Le ■ paysan doit être placé à -son i véritable rang dans la hiérarchie sociale : il n’a pas seulement le rdle essenü^

de la nation, il représente aussi dans son ensemble uje'-inaase de consommateurs - Quand ceux-ci ne possèdent plus de quoi acheter, le commerce et : l’inclus trie du pays risquent la ruine.

Le maintien des jeunes générations à la terre -se consolidera par 1 extension des re seaux électriques et téléphoniques, la multiplication des adductions d eau, 1 amélioration des chemins et voïes de communications, la coordination des transports: menée sans du j ustice et en respectant les droits acquis, l’aménagement j du crédit agneok-et l’accélération de/k délivrance des ressources qu il oftre.

Mais eerknues possibilités d oi vent aussi agrémenter la vie rurale.

Les bouilleurs de cru ont déjà reçu, grâce à mes efforts, la hbertéi à laquelle ils pouvaient prétendre : je continuerai à des défendre le cas échéant;

Les chasseurs et pêcheurs seront soutenus' par moi en complète liaisons avec : leurs représentants qualifiés.

Bien que représentant d’une circonscription particulièrement orientée ^vers' 1 agriculture, j'ai un égal souci desr intérêts de tous mes électeurs. Les industriels, les commerçants, les artisans souffrent cruellement : à l'intérieur, delà sous-consommation et de la thésaurisation; à l’extérieur, de la fermeture de nos marchés traditionnels. Le retour de la confiance leur apportera les moyens d’action nécessaires s’il s’accompagne d’une politique intelligente d'ententes économiques qui encourage la -production- au lietr de l'entraver. À celle ci devra s'adjoindre une extension du crédit populaire? et du crédit artisanal.

Je suis fermement décidé à prendre ou , à -soutenir les initiatives nécessaires pour assurer aux travailleurs de tous- ordres :1a juste rémunération de -leur labeur, de les élever par la collabora lion, au lieu de les entraîner à s’abaisser par l’excitation? néfaste de Jas ham# de classe.

Par ailleurs, pour remédier au chômage particulièrement douloureux pour les jeunes, une réforme de l’enseignement professionnel me paraît nécessaire, bile rendra aux généiations qui montent la fierté de leur travail et la sécurité de leur existence, en recréant, dans un prochain avenir, des ouvriers qualifiés et en supprimant ainsi une grande partie de la main-d’œuvre étrangère.

Ceci m’est une occasion de souligner que je suis d’accord avec les revendications des mutilés et invalides du travail et .que je trouve souhaitable une simplification des assurances sociales.

Qu'il s'agisse de cultivateurs, d'ouvriers ou de toutes autres catégories de citoyens, la famille doit être mise à l’honneur. Par la solidité indispensable de ses liens, elle représente la principale force morale ; par la sollicitude envers les enfants, elle accroît la puissance du pays. Elle doit disposer, pour elle et ses enfants, d’une liberté d’action et de conscience complète et d’un soutien matériel constant. L’entrée en jeu du vote familial augmentera encore son autorité. Les décrets-lois qui ont pu la frapper doivent être d’urgence revises.

Depuis : huit ans* j’ai constamment suivi les travaux des associations régionales d’anciens .combattants, d’anciens mobilisés et des victimes de la guerre, et je demeure aujourd’hui, comme par le passé, en complet accord avec elles.

J’estime que les dispositions des décrets-lois relatives aux mutilés et anciens combattants devront Être abolies : l’intervention d’une caisse autonome dotée de ressources spéciales facilitera, d’ailleurs, la révision de ces mesures temporaires et exceptionnelles.

Un programme aussi nettement constructif, n'est possible que par l’exerciee dune

ma irrité1 de Gouvernement.

Ceux qui rejoignent Je Front rpopolame,' à quelque ditre que ce- soit, ne peuvent eiilrer dans celle-ci, car le Front populaire est lui-même entre les mains du parti communiste, qui est son initiateur et son chef occulte. Ce dernier est dans la dépendance complété de l’étranger, qui lui impose les ordres des comités et des clubs.

Il appartient donc à tous les bous citoyens, fermement attachés aux principes essentiels de la doctrine républicaine, de réaliser le redressement nécessaire dans un esprit de

réconciliation nationale. .

L’union de tous ces hommes d’ordre affirmera que la France du drapeau tricolore est

décidée à maintenir sa force et son unité, garanties de la paix du monde. Celles-ci une fois nettement affirmées, la confiance reviendra, la vie reprendra. -

A ceux qui veulent me suivre dans cette voie, je crie ardemment : > En avant ». Se nous lamentons pas sur le passé, mais regardons résolument vers l’avenir : les faibles s'attardent au regret, les forts vont Vhvs 1 action 1

V i v e ■ > B e sa n ç en - G a m pa g ne ! Vive la nation î

Pierre J3à£J0O LJl N ^BiUG’ÎVliil

Député sortant.

Membre de la Go d mission tien alla ires étrangères. Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre* Candidat d’Ünion nationale républicaine.

Circonscription de MONTBÉLIARD,

M. François PEUGEOT

(Groupe de la Gauche démocratique et radicale indépendante.) Elu pour la iT> fois le 26 avril 1936.

Aux électeurs de l'arrondissement de Montbéliard !

CT est par devoir, et non par ambition, que j'ai répondu à l’appel des|républicains de cet arrondissement qui m ont fait le grand honneur de me confier la défense des libertés démocratiques contre les entreprises du « front socialo-communïste »,

Ceux qui m’ont sollicité ont pensé, avec raison, que mon nom et les traditions de*ma famille étaient le plus sür garant d?un ferme aLtachement aux idées républicaines et d*un entier dévouement aux intérêts régionaux,

C est dans cet esprit, qu en toute indépendance, je soumets à vos suffrages le programme ci -après :

Eu politique intérieure :

Dans les difficultés internes que traverse notre pays ; devant les menaces qui assaillent nos frontières, je considère comme indispensable à notre salut, la constitution au Parlement,, d une majorité homogène et massive ayant comme objectifs essentiels ; >

le maintien rigoureux de 1 ordre dans le respect des libertés de chacun.

réforme électorale assurant à la Nation souveraine le libre et complet exercice de son contrôle,

~ la réforme de l’Etat, l'amélioration de nos méthodes de travail parlementaire et administratives,

1 aménagement des décrets-lois dont certains ont créé des inégalités choquantes."] -

— le développement, dans le respect de la liberté de conscience, d'une politique de scolarité assurant à tous les enfants l’enseignement dû à leurs capacités.

Au poin t de vue économique :

Elevé à l’école du travail patient et" de l’effort continu, je suis l’adversaire résolu des solutions de violences et des expériences aventureuses. Voici dans cet ordre d’idées, mes préoccupations essentielles:

Maintien de la stabilité de notre monnaie»

— défense du marohé français, c’est-à-dire du commerce, de l’industrie, de l’agriculture,

contre 1 invasion des produits étrangers. “

— statut garantissant effectivement au travailleur français une vie matérielle décente et le respect de sa dignité.

— mise en application d'un programme de grands travaux permettant le plein rendeec t e nos richesses nationales et. de notre magnifique domaine colonial.

Au point de vue financier :

Le contribuable est écrase d'impôts et pourtant le budget a peine à s'équilibrer. Dès lors s'imposent les mesures suivantes :

— simplification de notre système fiscal,

— répartition équitable des charges et notamment des impôts de consommation qui grèvent lourdement les familles nombreuses.

— lutte contre la fraude sous toutes ses formes.

— équilibre sincère et rigoureux du budget ; limitation étroite des initiatives parlementaires en matière de dépenses.

— - protection de l’épargne. Réglementation des professions bancaires. Contrôle sévère des émissions publiques et privées.

Au point de vue social ;

Ma vie est intimement liée à celle des ouvriers qui sont pour moi des compagnons de travail : ils savent qu’en moi, ils trouveront toujours un défenseur actif et qualifié de leurs légitimes revendications, au premier rang desquelles :

— aménagement de la loi sur les assurances sociales,

— liberté absolue reconnue aux syndicats professionnels dont la collaboration est nécessaire pour réaliser l'accord entre le capital et le travail.

- — défense de l'artisanat, auxiliaire indispensable du commerce eide l'industrie,

- — développement de l'hygiène, lutte contre le taudis, générateur de fléaux sociaux. Extension du régime des 13. B, M.

— aide aux familles nombreuses : Dégrèvement, assistance aux femmes en couches, emplois réservés, vote familial,

— respect des droits sacrés des anciens combattants et victimes de la guerre,

— amélioration et perfectionnement de la législation ouvrière: contrats d'apprentissage, contrats collectifs de travail, congés, accidents du travail.

Dans le domaine agricole :

L’agriculture a traversé une crise sans précédent, dont elle commence à peine à se remettre. Sa situation est encore bien précaire, et des mesures s’imposent d'urgence pour redonner sa pleine valeur à celte force vive de la Nation.;

— développement des assurances et des coopératives agricoles.

— aménagement de l'amortissement des prêts ruraux et réorganisation du’ crédit agricole.

~ extension des pouvoirs des Chambres d'agriculture.

— adaptation des baux et marchés ruraux à la valeur des produits de la terre.

— lutte sévère contre lesjspéculateurs et certaines concurrences étrangères.

En politique extérieure :

Aucun souci n’est plus angoissant et plus pressant que d’écarter à jamais] le spectre ho rrifiantjde la guerre.

Pour cette œuvre de consolida tion’de la paix, il faut :

— le respect des signatures et des traités,

— la recherche d’une sécurité collective [reposant sur une Société des Nations torte et organisée.

- une politique de vigilance ci de fermeté par laquelle' nous nous imposerons à nos alliés et à nos. anciens ennemis.

Pour réaliser un tel programme, à une heure où la France est menacée de périls qui pourraient être mortels si nous nous abandonnions, je fais, appel, par delai les partis, a tous les citoyens décidés avec ’ttïoï à barrer la roule au « Front Gomma n i> et à Taire triompher sur mon nom, les libertés traditionnelles de notre pays contre les menaces de la dictature révolutionnaire.

Vive la France î ,

Vive la République !

François PEUGEOT Maire d’HérimoncOurt.

G i rco n scription de -PONT ARMER .

M , F ertî ano C L À U) D ET

(Groupe des républicains Indépendante et dation socriale.)

Élu pour la lre ibis le 26 avril 1.936.

Mes chers Concitoyens,

Le 8 mars dernier, le congrès de l’Union nationale républicaine de 1 arrondissement, réuni à Pontarlier, sous la présidence de M. Georges Pernot; récemment élu sénateur, m’a désigné comme candidat ou siège de député laissé ainsi vacant.

Fort de cette désignation et du patronage de celui qui vous a si dignement représentes au Palais-Bourbon pendant douze années, je me .présente à vos suffrages et sollicite Ihonneur de lui succéder*

Au lieu de vous adresser une longue professions de foi, je^nie propose seulement e resu mer, dans une courte déclaration, . les grandes .lignes- du programme que je m’efforcerai de réaliser, si vous voulez bien m’investir de votre confiance.

Mes opinions sont celles du grand parti: auquel: j’ai. l’honneur dl a p p a r tenir, 1 U oion

nationale républicaine. ^ ' ""[L®®

Enfant du. pays, profondément attaché aux montagnards du Haut-Douhs, au milieu desquels )'ai toujours vécu et dont je connais bien les besoins et les aspirations, je r ai d'autre ambition que de travailler au bien-être et à la prospérité de tous, et de remplir conbciencieusement le mandat que vous aurez bien voulu me confier.

Quant à mon programme, en voici les données essentielles :

Dans le domaine extérieur ;

Grandeur et sécurité de la France.

Respect des traités et des engagements pris.

Sauvegarde de la paix par le développement de la Société des NaLions, et surtout par le maintien et le renforcement de nos systèmes cie défense.

Et pour assurer cette paix, unité morale de la France qui est lasse des divisions stériles et des luttes de partis.

Dans le domaine intérieur ;

Paix sociale et réconciliation de tous les Français.

Respect de toutes les libertés, et notamment de la liberté de conscience et de h liberté d’enseignement.

Dans le domaine économique :

Reprise de l'activité agricole et industrielle assurée parle rétablissement de la confiance et la réduction des charges fiscales qui paralysent les affaires.

Protection des produits nationaux et régionaux, au premier rang desquels il faut placer les produits agricoles et les produits de la forêt française.

Extension du crédit agricole, spécialement en faveur des jeunes ménages désireux de rester à la terre.

Aide et encouragement aux collectivités.

Développement dn tourisme, richesse nationale et tout particulièrement régionale.

Dans le domaine social :

Imite énergique contre le chômage.

Développement et aménagement des lois d’assurance et d'assistance.

Respect absolu des droits des anciens combattants et victimes de la guerre.

Protection dn travailleur français.

Aide et encouragement aux familles nombreuses.

Dans le domaine politique et administratif :

Réforme de TEtat et de la Constitution,

Réduction du nombre des parlementaires.

Réforme électorale : institution du vote familial et adoption de la représentation proportion n elle.

Renforcement de l’autorité du pouvoir exécutif.

Simplification des rouages administratifs.

Dans le domaine financier :

Défense du franc.

Suppression de l'initiative parlementaire en matière de dépenses.

Suppression des dépenses improductives et démagogiques.

Défense des contribuables.

Aménagement de certains décrets-lois.

Sfr *

Je m'excuse, mes chers concitoyens, de ne pouvoir vous résumer que d’une façon succincte mon programme.

Ce que je tiens essentiellement à vous affirmer, c’est mon ardent désir de rester en contact étroit avec vous, et de défendre vos intérêts en toutes occasions.

C’ett parce que je vous sais gens de bon sens, honnêtes et loyaux, que je ne vous ferai pas de promesses fallacieuses.

Contre la guerre civile, la haine, la désunion,

Contre le Front populaire, je me dresserai toujours.

Pour la France, plus belle el plus prospère,

Pour la paix intérieure pi extérieure,

Pour le travail, la liberté et l'honneur,

Pour vous enfin, mes chers Concitoyens, si vous voulez bien me confier le mandat que j'ai l'honneur de solliciter de vos libres suffrages, je me dévouerai toujours sans compter.

Vive la France 1

Vive la République !

Vive l1 arrondissement de Pou Larder 1

Fernand GLÀUDET Maire de la Rivière.

Vîcc- Président du Syndicat derboia du Doubs et du Jura, Candidat de P Union nationale républicaine du Doubs.

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