‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 52 sur 186 · Suppression de F ad mission temporaire · texte numérisé non relu

Suppression de F ad mission temporaire

5. Interpellation sur l'ordre du jour de rébellion voté par le congrès de la grande meunerie»

Cet ensemble de doctrines qui s’applique à toutes les questions agricoles a constitué le programme que j'ai soutenu; c'est ce même programme que je continuerai à soutenir.

A ces mesures j’ajoute l’assurance contre la grêle, telle qu’elle est conçue par nos organisations agricoles.

Camille CATALAN.

Circonscriptioii de CONDOM- LEGTOURE,

M. Louis DUBOSC

(Groupe socialiste.)

Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.

(Voir le programme du Parti socialiste S. F. L 0,, p. 3.)

Electeurs 5

Le Parti socialiste S. F* ï. 0. vous demande de voter pour son candidat Louis Dubosc*

Le Parti socialiste S. F. I, 0. a un programme nets précis, qui vous a été exposé au cours des 160 réunions tenues dans la circonscription et au cours desquelles vous avez déclaré ; « Nous en avons assez d’être les éternelles victimes. Nous en avons assez des promesses jamais réalisées.

Il faut que ça change l

Vous avez reconnu que tous les partis vous avaient trompés.

L'heure est venue d'essayer îe nôtre.

Votez pour notre candidat Louis Du base.

C'est un enfant du peuple. Fils el petit-fils de paysan, dirigeant une petite propriété, il connaît les besoins des petits agriculteurs etsaura défendre leurs intérêts mieux que quiconque. C’est un réalisateur ; il a fondé l’Union des eoopérateurs ouvriers et paysans du canton

de Condom,

C’est un militant socialiste et syndicaliste* républicain et a nti- fasciste, n a adhéré au programme du Front populaire*

Sa candidature doit rallier les bulletins de tous les travailleurs de la circonscription. Votez socialiste ! Votez pour Louis Dubosc.

Dans voire intérêt*

Dans l’intérêt de la France républicaine*

Dans l'intérêt de la paix intérieure et extérieure,

Tous aux urnes.

Vive la République, laïque* démocratique, sociale !

Louis DURGSG

Candidat sodaîiate S. P. I- O.

Membre de la C, A. F,

Président de l’IMon des coopërateurs ouvriers et paysans. Secrétaire générât du Comité de Front populaire de Coud xru

Circonscription de MIRANJML

M. Paul SAINT MARTIN

{Groupe socialiste,}

Élu pour la lr* fois le 3 mai 1936,

(Voir le programme du parti socialiste S, F, I. O., p. 3 )

Désigné à l'unanimité par le congrès socialiste de } arrondissement de Mi rende* je me présente avec la plus entière confiance à vos libres suffrages.

Vous trouverez au verso le programme électoral du grand parti profondément républicain dont je me réclame.

Candidat dans une circonscription essentiellement agricole, j’es'ime que le rôle de votre élu est de défendre énergiquement l’agriculture.

Un député doit sc tenir en contact avec le corps électoral. Ne se montrer aux électeurs qu'à la veille d'une élection est une pratique contraire aux principes de la démocratie.

Candidat pour la première fois* j’ai fait un gros eifort pour donner des réunions publiques dans la presque totalité des communes*

Si je sms votre élu je m'engage à donner chaque année dans les chefs-lieux de canton des réunions publiques pour rendre compte de mon mandat et prendre l’avis de tous les électeurs, *

Un mandai politique doit être pris au sérieux, ou il ne faut pas l’accepter.

Ue député dans son action et ses voles à la Chambre doit rester tddcle au fprofframme qu ii a développé devant le corps électoral.

Il ne suffit pas de se déclarer partisan d’une doctrine et de se réclamer d’un programme • il est indispcnsaMe d# repousser toute compromission avec ceux qui les combat Lent

Si non, on n’est pas sincère. On veut satisfaire deux fractions de l’opinion et par consé queut de quelque maniéré qu’on explique son attitude, on en trompe évidemment une.

Le candidat socialiste se refuse à cette pratique.

Un programme clair, une altitude loyale, des votes; sincères:, telle? sera notre rède constante, m *

Anciens combattants, agriculteurs, commerçants, artisans, retraités, employés, travaiteurs de tous ordres, victimes de la politique de déflation consacrée par les décrets-lois le socialisme veut vous défendre et vous appelle.

Selon la formule de notre grand Jaurès :

Sans jamais violenter personne, le bien du peuple est notre unique but, la volonté du peuple est notre unique règle.

Vive la République. démocratique et sociale !

Paul SAINT-MARTIN

Secrétaire général de ïa Fédération socialiste du Gers,

M. Gabriel LAPAYE (Groupe de TUnioti socialiste et républicaine.)

Elu pour la JFe fois le 29 avril 1928. - — Réélu les mai 1932 et 3 mai 1936,

Chers concitoyens,

C’est avec confiance que, pour la troisième fois, je fais appel à vos libres suffrages.

En 1932, j'ai indiqué, dans ma profession de foi, comme un devoir impérieux pour les partis républicains, descendre en commun les responsabilités du pouvoir.

Les exigences des uns, la faiblesse et la timidité des autres, ont empêché que soit réa™* lisée cette espérance du suffrage universel.

Si, aujourd'hui, c’est sous l’égide du parti socialiste de France et de l’union socialiste et républicaine que je me présente, c'est que je me suis refusé, avec mes amis, de m'associer à une politique qui devait nous conduire au 6 février 1934, et près de la perte du régime républicain .

Le 24 octobre 1933, solidaire de notre regretté ami Pierre Renaudel, je me refusais à voter avec la droite contre le premier gouvernement Daladier, Ce gouvernement apportait quelques réformes utiles aux classes laborieuses et à F intérêt supérieur du pays- II préparait le contrôle de la fabrication privée des armes, afin d'éviter que le sang des uns ne servit à d’autres en leur permettant d'édifier des fortunes scandaleuses. Il acceptait de Fixer, pour l’ensemble des travailleurs, le salaire minimum, et il commençait à mettre sur pied^ un vaste programme d'outillage national, profitable aux communes rurales.

Ce programme aurait dû permettre l1 union de tous les républicains et de tous les socialistes, Certains ne Font pas compris, Le^sulFrage universel jugera.

J’ai la conviction profonde d'avoir toujours accompli mon devoir en républicain, en français et en socialiste. Mon activité, j'en ai Je témoignage par des lettres individuelles ou eollectives, a toujours été dirigée dans le sens de la justice et de l'intérêt général.

Dans l’ordre intérieur, j'ai pris ma part dans la défense des libertés républicaines, et dans l’application de mesures qui ont permis à notre pays d'éviter Fère de la violence et de h guerre civile.

Dans le domaine agricole, je me suis associé, et j'ai parfois pris des initiatives, en vue d une action utile pour la défense des intérêts des petits propriétaires, des métayers, des ouvriers agricoles.

Dans l’ordre économique, mon activité a été dirigée vers une méthode nouvelle, qui, si elle était appliquée, devrait nous sortir de l’anarchie actuelle, et sauver de la misère qui les menace, agriculteurs, commerçants, industriels et artisans.

Duos 1 ordre fiscal, ma protestation s'est Tait, entendre contre une fiscalité lourde pour les moyens et. petits contribuables, légère pour les grosses fortunes.

Ancien combattant, partisan de la défense nationale, je n7ai jamais négligé la sécurité du pays, co même temps qu'avec notre parti, nous essayons de donner à notre politique extérieure, I empreinte de notre volonté pacifiste.

Dans la délense des intérêts de notre région, dans mes rapports avec mes électeurs, je suis fier de m entendre reprocher d’avoir trop fait le commissionnaire ; je ne regrette nullement d avoir toujours répondu à l’appel, parfois émouvant, qui m'était adressé. Je regrette simplement, malgré mes efforts, de n’avoir pu toujours réussir.

Ce i appel serait incomplet si je ne soulignais pas notre courage d’avoir accepté de participer à un gouvernement soutenu par les républicains, les démocrates et les socialistes. Grâce a nos amis, on a pu sauver le régime républicain menacé, réparer certaines injustices commises par les décretsdcis, consolider la paix par une politique basée sur le respect de la loi internationale*

Cette politique a permis à notre pays de voir se resserrer, autour de lui, des amitiés précieuses qui lui permettent de regarder r avenir avec confiance.

Ce rappel du passé me conduit à vous dire mon programme d’avenir*

tour arracher le pays à la misère et lui éviter la dictature et la guerre civile, antichambre de la guerre étrangère, il faut aller au gouvernement, pour accomplir avec courage une œuvre de jalut public,

L œuvre immédiate de la législature qui va commencer sera de vaincre la crise. Pour cela , il faut assurer VI n dépendance de l'Eta t. Cette liberté, il lob tiendra par une réforme du statut de la Banque de France, qui devra devenir, réellement, la Banque de^la France, Ainsi libéré, Je gouvernement devra organiser une politique de crédit, susceptible d'apportei a l agriculture, au commerce, à l'industrie, à l'artisanat, une aide efficace.

Dans !e maintien des libertés républicaines, il faut accroître ^autorité du Conseil national économique, composé de représentants qualifiés de la profession organisée. Le Parlement, organe indiscutable de la souveraineté nationale, doit accepter que les lois économiques soient préparées par des hommes dont l’expérience a été forgée aux difficultés de la vie,

Fn ce qui concerne la politique extérieure, il faut, tout en défendant les intérêts du pa y ■ > s i\ a la cause sacrée de la paix, et pour ccla> se déclarer prêts à une conférence internationale, qui devra examiner ïe statut de 1 Europe et du monde, et envisager une réglementation de la répartition des matières premières. Cette politique ne peut que servir leg intérêts économiques de notre région. Il permet aussi d'éviter la guerre et de consolider la paix.

Voilà l'œuvre qui s'impose demain.

Donner, à tous, la possibilité de vivre en travaillant dans la paix et dans la lîberLé. Pour ma part, comme dans le passé, je ne faillirai pas à cette tâche; ni les attaques à la fois ridicules et odieuses, ni les calomnies ne me feront détourner de mon chemin. C’est avec fidélité que j'ai servi les intérêts qui m’étaient confiés. C’est avec confiance que celui qui

•e considère non seulement comme votre élu, mais aussi comme votre ami , attend votre verdict

Vive l’arrondissement de Bazas I

Vive la République sociale !

Vive la paix I

Gabriel LA FA VE

Dépuré sortant.

Conseiller mun îdpil de Bordeaux.

AdrtiîijîstrfttPür de* hospices.

Sçcroiaîre du goupe parlemeniaire dç* ninion socialiste et républicaine.

Circonscription de BLAYE*

M Emile G ELUE

* (Group û de la gauche démocratique et radicale indépendante,}

El □ pour la lre fois le 22 avril 1928, — Réélu les leT mai 1 932 et 26 avril 1930.

Mes chers Concitoyens,

Pour la troisième fois, je viens solliciter vos suffrages.

Au cours de huit années de collaboration amicale, nous avons pir. mu tellement nous connaître et nous apprécier* Fort de votre confiance, je n'ai pas cessé un seul instant de soutenir vos intérêts, généraux et particuliers; sûrs de mon dévouement* vous n'avez jamais manqué de m'encourager dans la délicate et parfois difficile mission que vouèlm 'aviez confiée*

C'est cette mission que je viens vous demander de me renouveler, non point par une ambition personnelle ou un sentiment de vanité qui répugnent à mon caractère, mais parce que j'estime qu'il est des circonstances, des moments où personne rda le droit de se dérober à son devoir, à quelque échelon que ce soit des classes sociales — encore moins le droit d'abandonner, à la veille d'une bataille décisive, ses amis d'hier et ses amis d'aujourd’hui*

Je n'ai plus besoin de me présenter à vous. Mes idées vous sont connues* En des professions de foi antérieures, je les ai longuement et netLcments exposées ; je les ai loyalement développées dans mes conférences passées, dans mes réunions dernières.

Mon programme, s'il se modifie nécessairement suivant le cours des événements — soit que certains problèmes d'hier soient résolus, soit que de nouvelles questions viennent s'inscrire h l'ordre du jour politique, social ou national — mon programme ne saurait s'écarter des grands principes qui lui ont constamment servi de base et de raison d’être. Ce sont ces nouvelles questions que je viens, aujourd’hui, mes chers Concitoyens, vous soumettre dans leurs grandes lignes, et dont la solution, conforme à vos intérêts et a ceux du pays sera l’objet de toute l'activité que vous me connaissez*

Paix ou guerre ;

U n’est qu'un gage de paix sérieux pour l’Europe : c’est une entente, une collaboration efficaces entre l’Angleterre, l'Italie et la France. Tant que ces trois nations demeurèrent indéfectible ment unies, l'Allemagne, tenue en respect, iTo^a pas bouger*

Mais ces derniers mois, au lieu de chercher h raffermir ce bloc, notre diplomatie s'orienta vers une autre politique, celle de L'alliance russe*

Il n'était cependant pas permis d’ignorer que l’Angleterre et lTlalie voyaient d’un œil anxieux ce changement de front*

Quant à l'Allemagne, sachant que le pacte franco-soviétique ne nous apportait aucune force nouvelle j elle saisit la fissure que la ratification de ce pacte avait créée dans l'amitié italo-anglo-française, pour agir*** Elle occupa militairement la Rhénanie et celte occupation fit naître, chacun le sait, un indéniable danger de guerre*

Je m’honore donc d’avoir voté contre ce pacte franco-soviétique qui, en changeant 1 orientation de notre système de politique extérieure, risque de nous précipiter ves les pires aventures*

El le mot de paix qui était encore, en 1932, le mot de ralliement des peuples et servait de point final à ma profession de foi, se voit actuellement accouplé avec le mot de guerre, qui a fait sa hideuse apparition et jette l’angoisse sur Je monde entier

Est-il besoin de vous dire, mes chers Concitoyens, que tous mes efforts, que toutes mes orces tendront a sauvegarder, avec l'honneur de la France, la paix tant désirée de tous et a repousser la catastrophe que déchaînerait sur l’Europe entière un conflit armé, dans leouel sombreraient et notre civilisation et toutes ces jeunes générations d'après-guerre celles

dont les peres ont vu l’affreuse tourmente et ont donné leurs vies pour protéger leurs foyers et satlver leurs enfants !

Assez de £< politique » :

U pojliquc partisane, qui a coûté tant de déboires, meparaitdevoirMtre’définiüvement abandonnée, surtout dans les circonstances actuelles. Les républicains doivent comprendre que d autres tâches s’imposent à eux, et qu’une des plus urgentes est la réconciliation us les républicains, animés du véritable esprit démocratique, contre les démagogues du ron opu aire. L arrivée au pouvoir de cette formation politique serait le signal des plus graves événements d ordre extérieur, sans parler du désordre et de l’anarchie qui, à l’intérieur, s installeraient arac IuL -

„ ^ Plus que jamais la France républicaine a besoin d’un Gouvernement fort, conscient des responsabilités qui lui incombent, aussi éloigné de l’hésitation stérile que de l’audace

Xtr^U118 T d’"“ G— incohérent de voir se dresser, JZ décisions Ile l T’ CGS °rga0!satl0ns nées du trouble des esprits et de l’incertitude des

nue „ V ï T ps q Ue Celfe période Prenne f(n et Je* agitations, tant de droite que de gauche, doivent cesser au plus tôt. Les attentats contre les personnes ne doivent nas

roùve eu • f^6 t0IT qUe leS mal)ifeslalions au cours desquelles on voit acclamer le drapeau Français ^ 0161 ° C r'lpCilU lr co ore’ sous les P*1S duquel sont glorieusement tombés tant de

Nous De pou .ons pas admettre que certains groupements se dressent devant l’Etat et " .t'8CU °r dV*c 1,1 ?UI* J® P,ed d’égalité. Nous ne pouvons admettre que des foneüonet,r°'|t g/eVe ~ et llous avons’ malheureusement, dans l’arrondisse- I es fon t cy ’• exeniple de fonctionnaires venus de l’extérieur qui revendiquent ce droit.

Nation 1 UnC miSSi0“ P1US haUle 61 P,US noWea remplir* ^rviteurs de la , °!Venl 8 serv,r Pasaoimémeut, en retour de quoi leurs intérêts doivent être

garantis et sauvegardés par l’Etat. eire

Les anciens combattants ;

oublié COnibsU""Ü' 0,11 4 ““ P1»"» privilégiée dina la Nation. Qui pourrait

Oubli»- le, .mt-eneei, .erv.ee, qu'ils „„t couseuti» avec quelle ardeur patriotique et quel - gener eux, a la defense de notre sol, de nos foyers et de nos libertés !

ncien combattant moi-même, engagé volontaire pour la durée de la guerre j’ai toujours défendu les légitimes revendications de mes camarades. J

ir J1*1'0", dU front’.hoji:mes d’action du Maroc ou d’ailleurs, tous ont fait leur devoir, et je me suis toujours ellorce de réparer les injustices qui ont pu les atteindre.

Nos finances :

promtseTou'ilVa -!1Si,5lalUre V ^ ie Cartel deS Saucbes> malgré les mirifiques voL d’un T " T Clem'^ S’CSt aVélé ’mpuissant à obtenir de sa majorité le

gressé ZuLtST , PlüS’ *“ pabli<I- «Jore pro-

SLtiln H " n qUe °S reCeUeS aCCUSajem «‘ie importante diminution. D’où praf,iaue rur„^f leCOl,nr sans cesse a l’emprunt. Les conséquences de celte déplorable praUque furent une augmentation considérable de la dette publique, que la minorité

impuissante vit passer de 286 milliards en 1932 à 334 milliards en 1935 — non compris les chemins de fer.

Ce sera une des Lâches les plus urgentes de la prochaine Législature de terminer l'équilibre budgétaire déjà réalisé en partie parles Ministères Dqumergpe et Laval, et de stimuler les rentrées d’impôts par une réduction importante de la fiscalité, réduction favorable à une reprise des affaires et qui pourrait être génératrice de plus-values par l'augmentation du volume de la matière imposable.

Il est grand temps de libérer le commerce et ^agriculture de certaines charges qui rétouffenl.

Pour les jeunes :

Les jeunes sont, aujourd'hui, parmi les plus nombreuses victimes du chômage Intellectuels on travailleurs manuels, ils se débattent dans une situation de plus en plus difficile. SI la vieillesse est éminemment digne de notre respect et de notre sollicitude, la jeunesse a certes, elle aussi, le droit de vivre, et ce droit, aujourd'hui, ne lui est pas suffisamment reconnu.

Il y a donc actuellement une crise très sérieuse de la jeunesse. Tout en préconisant eL poursuivant les fins et moyens qui pourront donner du travail à tous les Français, je me pencherai avec une bienveillance toute particulière sur ce problème capital pour la jeune France, recherchant les solutions à la fois hardies et sages, durables sans doute, mais d’application immédiate, car il est des cas où la temporisation n’est plus permise*

Je lutterai donc contre certains états de fait qui sont à la hase de cette pénible situation, notamment contre V engorgement des carrières administratives, le chômage où qu’il sévisse, contre les cumuls publics ou privés, pour le petit commerce et l’artisanat écrasés par les trusts.

Les familles nombreuses :

Le législateur s’est préoccupé des avantages qu'il convient, en toute justice, d’accorder aux familles nombreuses. Elles jouissent déjà d'appréciables et légitimes avantages qui méritent d’être mieux connus, tels que les allocations nationales, réduction d’impôts, attribution de bourses, trousseaux et dégrèvements dans les établissements nationaux de bienfaisance, enseignement, réduction sur les frais de voyage, exonération de la taxe sur les domestiques, taxe successorale, droit de mutation par décès, réduction sur les donations, insaisissabilité du mobilier des familles nombreuses et nécessiteuses, pension aux enfants d'une victime d'un accident du travail, etc.

Et faut encore parfaire ces avantages et faire disparaître certaines inégalités, notamment la différence d indemnités accordées aux pères de familles nombreuses suivant qu'ils sont fonctionnaires ou non* il y a là une anomalie que je m’efforcerai de faire cesser*

Lumière partout :

Ainsi que je vous l'avais laissé entendre et promis en 1928 et en 1932, la question de l’électrffication est, aujourd'hui, à peu près résolue.

Non seulement les grandes lignes électriques ont été établies et fonctionnent normalement, mais les lignes secondaires, désignées sous le nom d* « écarts apportent, de plus en plus nombreuses, la gaîté de la lumière jusqu’aux coins les plus reculés de nos campagnes*

Les erreurs et les lenteurs administratives du début se font de plus en plus rares et si n eût été la raison financière, le programme tout entier de l'électrification serait, à l’heure actuel le, réalisé.

Le Syndicat d'électrification du JBTayais, que préside, avec tant d'autorité, M. Chasseloup, a droit à toute notre reconnaissance, et j'ai été heureux d’avoir pu, dans le passé,

comme je le ferai dans L’avenir, soutenir et faire aboutir ses revendications. Je continuerai donc, s'il est nécessaire, à veiller sur cette question, essentielle dans l’organisation du bienêtre et du confort de nos belles campagnes.

Le tourisme :

Le tourisme doit être, pour notre pays, une source de richesses. Aucun autre n’ offre à l’étranger une variété do sites, une abondance de curiosités, une profusion de chefs-d’œuvre de toute sorte, un art culinaire pareils aux nôtres.

Sur ce terrain-là encore, devra se manifester Faction gouvernementale. Il appartient aux Pouvoirs oublies, en elFet, d’avoir un programme du tourisme el de seconder, mieux qu’ils ne l'ont fait jusqu’ici, les syndicats d’initiative qui se sont multipliés dans toutes nos régions et qui ont, je suis heureux de le déclarer, une vision si nette des multiples aspects que revêt le problème touristique et une compréhension si avertie des nombreux intérêts qu'il est légitime de respecter.

Comprenant que le chef-lieu dJun arrondissement comme Blaye, si pittoresque, si riant, d’un aspect si particulier ne pouvait se passer d’un tel organisme animateur, quelques hommes d’action ont constitué récemment un Syndicat d’initiative qui, a peine né, a déjà fait parler de lui et a reçu dernièrement, en une imposante solennité, le bapLême de la Fédération girondine.

Nul doute que, joignant leurs efforts intelligents, le jeune Syndicat d’initiative de Blaye, présidé par M. Pouferrié, dont l’activité est bien connue, et îe vieux Syndicat de Bourg, qui, sous l’impulsion de son président dévoué M* Lucas, a fait ses preuves et a produit des résultats féconds, nos deux organismes blayais ne réussissent à drainer et retenir chez nous une nombreuse clientèle touristique qui, si nous savons faire, nous demeurera fidèle.

Vous pouvez, dans cet ordre d’idées, compter sur moi. Déjà, j’ai fait à Paris, par radiodiffusion et sur la prière de F Office national du tourisme, des conférences sur la séduction touristique du Blayais, et, au même titre, j’ai constamment travaillé à défendre contre le vandalisme de certaines administrations, nos richesses artistiques ou naturelles. En défen d anima petite patrie blayaise, j ai conscience de défendre aussi la grande, dont l’inégalable patrimoine doit rester inviolé.

Nos routes et chemins ;

Lumière et belles routes... Charme et joie de nos riantes campagnes, bien-être et confort du paysan français,

À notre époque d’intense circulation et de tourisme, la qualité eL Feutre lien des routes ne saurait dépendre ni de leur importance ni de leur classification. Il est des petits chemins dont ! utilité pratique cl dont Fa tirait rustique valent autant que la majesté de nos grandes voies nationales. Toutes les routes de France doivent être l’objet des mêmes soins, des mêmes traitements, de la même sollicitude.

Vous voudrez bien reconnaître que je n ai pas failli, depuis 1932, à ma promesse, et que, nonobstant les difficultés financières et l’obligation de ménager les deniers publics, notre réseau routier n’a cessé de s’améliorer, qu’il soit d’Etat, de département ou de commune.

Le programme vicinal est, assurément. F un des plus importants de notre activité générale, et son développement est, pour ainsi dire, d’application continue. Je me suis employé déjà a Fes: tension et à 1 aménagement de notre réseau local, qui continuera, vous n’en doutez pas, à faire l’objet de mon attention toute spéciale.

Bail et roule :

Les décrets de coordination du rail et de la route sont loin d’avoir donné les résultats qu en attendaient lettre auteurs, fis n'ont apporté aucune diminution de déficit dans Fexploi-

tation des réseaux. Par contre, ils pç&seuteii£ de ^graves inconvénients pour les transporteurs dont ils ont en partie ruiné l'industrie.

Ce résultat est inadmissible*

Il y a urgence à modifier très profondément une r êgl g nneii talion qui porte une telle atteinte à la liberté du travail, de donner aux Comités techniques départementaux une souplesse dont ds sont actuellement dépourvus et de leur enlever une rigidité dont la stricte application conduit le plus souVent aux injustices et aux abus.

En liaison étroite, depuis sa fondation, avec le Syndicat des transporteurs, je m'enployerai activement à rétablir un état de choses qui ne porte plus atteinte aux légitimes intérêts des transporteurs*

La défense du vin ;

La question du vin demeure l’une des plus angoissantes de toutes pour notre département et notre arrondissement. Il m'est impossible de la traiter, dans une profession de foi, avec toute l’ampleur qu’elle mérite.

J en ai donc lait un chapitre séparé, que vous trouverez annexé à ma profession.

Je vous demande de le lire avec attention. Vous y verrez les efforts que j’ai faits, les luttes que j’ai soutenues, les résultats que j’ai obtenus dans la défense de notre produit blayaif, qui est aussi un produit national et qui doit continuer à servir, à l’étranger, d’ambassadeur à la France.

tels sont, rapidement exposés en leurs grandes lignes, mes idées et mon programme.

G est la, comme en 1928, comme en 1932, mon idéal démocratique et républicain que je m efforcerai de réaliser à la lois dans notre grande eL dans notre petite patrie, où s’allient si intimement et si noblement le culte des antiques traditions et la floraison des jeunes

Blayais de race et de naissance, les yeux fixés à la fois sur les intérêts du présent et les espoirs de l’avenir, je continuerai demain, comme je le faisais hier, à garder avec vous Je contact permanent, écoutant vo3 inspirations, accueillant vos suggestions, recueillant vos conseils, me penchant sur vos désirs, vos besoins, et mettant à les satisfaire toute mon energie et tout mon cœur.

Associés dans une communauté d idées, liés par nos senti me nis et nos aspirations semblables, nous poursuivrons ensemble, en nous efforçant de la perfectionner, l’œuvré entreprise depuis plus de huit années par un des vôtres. Son importance, son étendue, sa complexité, ne sauraient nous surprendre. Elle n’est au-dessus ni de nos forces, ni de nos cœurs .

Elu par une majorité fidèle, je n’en serai pas moins le député de tous, vous conviant fous a faire triompher un programme de courageux progrès démocratique en même temps que de raison nationale qui peut se synthétiser en quelques formules maîtresses que je vous demande de méditer et d’adopter :J

Protection et sauvegarde de 1T agriculture ;

Politique financière sage et prévoyante ;

Mesures réduisant l écart excessif entre les prix payés h la production et les prix perçus a la consommation ;

Stricte application des lois votées en faveur des artisans;

Développement de la mutualité et amélioration de la loi sur les assurances sociales ;

toutes mesures propres à JutLer contre le chômage qui doit être l'objet d’un contrôle vigilant ;

Politique sociale et humanitaire ;

Dégrèvement du travail et protection de répargne

Constitution d un ou tillage national moderne:

Politique de paix, eofin5 dans la dignité et dains 1 ‘ lno&«iie-«i'rv i^^ale«n«n-4 :ek>ig,.i3É 0- des aban~ c ons et ces faiblesses que des violences et clés folles équipées, attentive à ne pas nous laisser

entraîner, sous des prétextes purement politiciens, dans des aventures ou des conflits oir nous n1 avons que faire.

Si vous partagez, mes chers Concitoyens, ma manière de voir, loyalement exposée, vous me suivrez dans cette voie réalisatrice pour reprendre, demain, te bon combat que noua avons commencé et mené ensemble et qui nous a valu nombre de succès et de victoires*

Vous connaissez ces succès et ces victoires.

Je ne vous avais rien promis que je n’eusse pu tenir. Je ne vous promets, aujourd’hui, rien d'impossible ; je laisse les charlatans débiter leur orviétan sur la place publique.

Je ne vous demande que de travailler avec moi pour des idées pratiques, dont la réalisation ne peut apporter à notre belle patrie, la grande et la petite, que bienfait, apaisement et guérison*

Vive la France î Vive la République !

Emile GELLIE

républicain de gauche.

Décoré de la cvcii de guerre.

Chevalier de la Légion d’honneur,

Vice-Pré sident de la Commission de l'armée. Vice-Président do la Commission des boissons et du Groupe do défense viticole, Vice-Président du Comité directeur de propagande en faveur du vin.

Membre de la Commission interministérielle de viticulture.

Maire de Plassac.

Député sortant.

Candidat de concentration républicaine.

lre circonscription de BORDEAUX*

M* Antoine-Georges GAYREL

(Groupe de la Gauche indépendante,)

Elu pour la trc fois le I î mai 1924, — Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936,

Cher Concitoyen,

Je viens auprès de vous, solliciter le renouvellement de mon mandat*

Depuis quatorze ans? comme conseiller général, maire du Bouscat, député, vous avez appris à me connaître* De nombreux liens d'affection se sont noués entre nous,

Fai, au cours de cette législature qui s’acheve, assumé sans crainte mes responsabilités. Ne recherchantfpas les positions faciles ee de tout repos, mais décidant selon ma conscience et selon la véritable défense de vos intérêts légitimes, j'ai agi,

À l’inversejd' 'autres, et malgré les vicissitudes de la vie politique, je suis toujours resté fidèle à la lre circonscription de Bordeaux,

Ai-je le droit d'attendre de vous la meme fidélité?

,1e le pense et je le crois.

Depuis deux ans, la confiance que les électeurs m’ont renouvelée à l'occasion des élections cantonales et communales, a largement compensé la campagne de calomnie dont j’ai été l'objet de la part de certains.

Avec impatience, j’attends l’occasion de cette consultation politique, pour avoir la confirmation d'un accord dont je suis certain.

Action locale :

Bordeaux et sa banlieue soutirent plus particulièrement de la crise.

Son commerce, son port, sont atteints par la réduction des importations et des exportations.

Son négoce de vins est réduit.

Sa capacité industrielle menacée,

11 ne peut trouver des éléments de prospérité que dansune politique de rationnel échangisme, fondée sur une saine coopération économique internationale où les questions vimcoles, syvicoles, commerciales auront leur solution par la révision dos problèmes douaniers et des contingentements,

CVsL aussi dans une plus étroite collaboration métropolitaine et coloniale que doit se rechercher une reprise de ses affaires*

Ma sollicitude s’est toujours penchée sur ces problèmes qu'intéressent les travailleurs et l'activité générale dont ils vivent.

Vous connaissez mon œuvre. Je n y insisterai pas.

Demain il faut encore agir.

Il faut assurer à notre production locale des débouches nouveaux, développer not<e trafic maritime, aérien et colonial#

Redonner à notre activité industrielle, par la décentralisation des industries de l’a via tion, un essor qu’elle a perdu.

Faire de Bordeaux un port franc.

Protéger la culture m a raî ch è rencontre les excès d’une concurrence étrangère*

Puis-je évoquer que dans ces domaines, j'ai tenté et réussi, ce qui vaut plus qu’un programme,

La volonté des hommes se juge mieux à leur passé qu’à leurs promesses*

C’est parce que je vous fais juge du mien que j’ai confiance en votre verdict.

Surmonter la crise :

Sans doute, le sort de notre économie locale est liée au sort de notre économie natïo^ nale, et la tâche de demain sera, sur ce point, des plus urgentes,

La crise entraîne avec elle son cortège de misères et de déchéances.

D’autres pays placés dans des conditions générales infiniment plus défavorables Vont surmontée.

Le nôtre le pourra, s’il sait se libérer de l’omnipotence de certaines forces économiques et bancaires trop souvent dressées contre l’autorite de 1 Etat et I intérêt general.

Le Gouvernement de demain doit retrouver sa fonction d'arbitre indépendant el libre pour subordonner les intérêts privés à 1 intérêt collectif*

La politique de super- déflation a échoué.

L’équilibre financier est fonction de la reprise de noire activité,

La sécurité de notre monnaie, solidaire du réveil économique*

11 est indispensable d aboutir à la simplification de notre système d'impôts et à son établissement sur des bases de justice et de contrôle*

Mais ce problème financier et fiscal est dominé par la stimulation de notre économie* Ce qu’il faut donc avant tout, c’est surmonter la crise.

Défendre la République :

Parmi les questmns qui se posent à la conscience des hommes, à la veille de celte consu J talion,, il en est une politique*

:i faut maintenir nos libertés républicaines et assurer le développement de notre aumocraUe,

Notre régime doit donner la preuve qu’il peut et qu’il doit, mieux que tout autre salisfaire aux lâches que lui imposent les difficultés de l’heure.

Notre pays n’a pas le goût des dictatures.

i! peut à nouveau devenir le guide des peuples de bonne volonté

Mais pour cela s’imposera demain, plus que jamais, ee sens des responsabilités qui doit conduire les partis ayant la majorité au pouvoir.

Tout serait vain si les républicains retombaient dans les erreurs d'hier.

Les classes laborieuses et le pays ne seront servis que dans la mesure où leurs représen- (anls seront capables d une action gouvernementale commune et énergique.

Sauver la paix ;

La situation extérieure reste plus angoissante que jamais.

Impunément l'Allemagne hitlérienne a pu rompre les accords basés sur le droit et la morale internationale. la

Son crime n’a pas seulement été commis contre la France mais contre la paix.

est par la sécurité collective et l’assistance mutuelle que doit être garantie la Iranqui! île des peuples. - °

La guerre horrible et condamnable doit être écartée des perspectives humaines

• , Sai7S(méC°nna,Lre leYlécessiLés de «<«> Propre sécurité, la France doit en appeler aux

ssp: *- ,'<s,ii,éde‘ **■> 9,18 -«» «*» jrjï

restef mé',ard Z g°UVe“ntS de dictature, la démocratie doit être assez ferme pour générosTlé ^ 8 ^ P° lllqUe extérieLtre dans le FesPect sa tradition d’équité et de

Agir :

«Ül “lîr' " "*• !,irecliv“ «***• * - U», ^ k 9™° ■* ^ «*• r—f i9 ,u9 p,r

Il faut :

dicuité ouvrière ^et i*Cr ' 'Z ^ .cifolt au lrava,i dans un monde où le chômage avilit la oigune ouvrière et augmente sa misère,

â ra ^ P°Ur Sa(i8faire l6S -Pilons désintéressées de la jeunesse et lui garantir son droit

TEtat^1' P°l5r qUB S 0XerCe en faveur'dcs travailleurs la solidarité humaine et l'aide de

VL Z™ r'T' rTCtt 7 eilgagemenlS i,ris les anciens combattants,

'h; Z,r I d f"' T °i,S et deS deVOirS des a»ents des services publics,

prix unique » * commerce menacé par l’extension des magasins dits « à

^notre produetionRtr°UV8r' ma^r^ ^es reP^ements nationaux, les débouchés nécessaires à

commf>PT7^SUitUer à Ut,e économ;'e anarchique, impuissante à assurer la sécurité du imerce et de 1 industrie, une économie organisée et contrôlée.

Agir pour courber les égoïsmes particuliers devant l'intérêt- général.

Agir pour une meilleure répartition du crédit.

Agir pour que le monde du travail organisé participe par les conseils économiques à l'organisa ti o n p r o fess i o n n el 1 e .

Agir pour corriger Fi m puissance politique par l’adaptation de nos institutions aux nécessités modernes*

Agir pour la moralisation stricte de la vie publique.

Agir pour assurer l’ordre républicain et la protection de nos libertés.

Agir pour que vive la paix indivisible dans je respect des droits légitimes de la France et des autres nations.

Agir pour que s'accomplisse le destin d’un peuple et d'un pays qui ne veulent pas disparaître.

Cette volonté d’action devra être le but essentiel de la majorité de demain.

Proclamer la nécessité des réformes ne suffit point.

11 faut vouloir et savoir les faire.

Les ayant faites il faut vouloir s'en servir.

Sans cette volonté de réalisation toutes les discussions seront vaines.

Citoyens, ouvriers, employés, dockers, inscrits maritimes, fonctionnaires, anciens combattants, commerçants, républicains, hommes de bonne volonté, c'est a cette œuvre que je vous convie en votant pour moi.

Toujours attaché à notre idéal, avec vous, j’ai lutté hier, avec vous je vaincrai demain* Vive la première circonscription de Bordeaux !

Antoine CAYREL

Déptj té. — Maire lIti Bouscat,

Conseiller général.

2e circonscription de BORDEAUX.

M. Jean-Fernand AUDEGUIL

{Groupe socialiste.)

Elu pour la ln fois le 3 mai 1936.

(Voir le programme du Parti socialiste S, F. I* 0,, p, 3).

Citoyens,

Le sort de ïa France et celui de la République vont se jouer aux élections prochaines* Le Parti socialiste S. F. I. 0, conscient de ses responsabilités, pénétré de la gravité de 1 heure présente, pose sa candidature au pouvoir et s’offre à vous :

1° Pour restaurer l’activité économique du Pays ;

2° Pour sauver les libertés traditionnelles de la République ;

3° Pour écarter les dangers de guerre que le fascisme et la finance font peser sur la France, l'Europe, le monde entier.

Son programme le voici ;

I, — Revendications d'ordre économique,

J. — Restauration de la capacité d’achat supprimée ou réduite par la crise, le chômage et la politique de déflation :

La lutte contre le chômage, contre la mévente des produits du sol, contre le marasme des affaires, constitue une obligation nationale.

Nous réclamons :

i° Pour la classe ouvrière :

L’institution de l’assurance chômage, grâce au retour à la Nation du monopole prive des assurances;

La semaine de quarante heures, sans réduction de salaire ,

L’appel des jeunes au travail par l’établissement d’un régime de retraites suffisantes

pour les vieux travailleurs ; , + *

La mise en chantier des grands travaux publics à caractère productif, en associât* a

l'effort de l'Etat et des collectivités, l'effort de l'épargne locale;

2° Pour la classe paysanne ;

La création d un Office national du blé, du vin, des engrais, afin de revaloriser les produits de la terre et briser la spéculation triomphante de la loi ;

3q Pour les petits commerçants, industriels, artisans :

La révision des baux, des billets de fonds de commerce ,

La propriété commerciale intégrale, ,

Pour tous, en attendant l'abolition complète et aussi rapide que possible de toutes es injustices que les décrets-lois comportent, suppression immédiate des mesures frappant les catégories les plus touchées dans leur condition d'existence par ces décrets,

2. — Contre le pillage de l’épargne. — Pour une meilleure organisation du crédit î

La crise ne vient pas d’un manque véritable de crédit, mais d’une utilisation arbitraire

et incohérente du crédit.

La Nation est au service de l'argent; il faut mettre l’argent au service de la Nation par

la nationalisation du crédit. .

Faire de k « Banque de France », aujourd’hui banque privée, la «Banque de la

France » par \

La suppression du Conseil des liégeois ;

L'élargissement du pouvoir du Gouverneur ; ,

La transformation du capital en obligations qui garantiront les intérêts aes petits

porteurs; , .

Nationaliser les industries de base (mines, industries métallurgiques, chimiques, électriques, transports, etc.) qui constituent les nouvelles bastilles de la féodalité economique moderne,

3* — Assainissement financier :

Révision efficace des marchés de guerre, ;

Répression des gaspillages dans les administrations civiles et militaires.

institution de la Caisse des pensions de guerre.

Réforme démocratique du vieux système d'impôt, propice à la fraude, accablant pour la consommation, vexatoire pour la production elle commerce, et comportant :

la création des ressources par des mesures atteignant les grosses fortunes;

la réorganisation de l'impôt successoral, de l’impôt sur les revenus, sans forfait, la suppression de la fraude sur les valeurs mobilières, par la mise en vigueur de la carte d’identité fiscale ;

le contrôle des sorties de capitaux et la répression sévère de leur évasion allant jusqu’à la confiscation des biens dissimulés à F étranger ou de leur contre-valeur en France,

IL — Revendications d'ordre politique,

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