HERAULT
lre circonscription de BÉZIERS.
M. Auguste ALBERTINI (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)
Elu pour la I™ fois le 26 avril 1936,
Cito yen sf
Nous présentons à vos suffrages la candidature du citoyen Albertini, ancien combaUart, blessé, décoré de la croix de guerre, maire de Béliers, conseiïle^général de l'HérwilÛ- “
Albertini appartient au peuple dont il a toutes les vertus et auquel il a vou? toute sa vie. »
A l’Ecole pratique où son enseignement est fécond, à la mairie de Béziers, qu’il administre avec un esprit aussi avisé que tolérant, au Conseil général de l'Hérault où ses interventions ont toujouis fait autorité, partout Albertini avec son caractère énergique et loyal a fait ses preuves, 7
Le programme d Albertini est celui du parti radical-socialiste.
il a pour but :
L’amélioration de la’ condition humaine qu’il veut réaliser avec la collaboration des fermes républicains partisans de l’ordre, de la réforme de l’autorité de la nation, républicains qui acceptent, sans réserves, la participation au pouvoir et les responsabilités gouver¬
nes réalisations des réformes sociales, si hardies soient-elles, qui seront pour notre pandidat un souc, de chaque instant. Elles nécessitent cependant, au préalable, une réforme de Etat et des méthodes parlementaires en vue d’assurer plus de stabilité ministérielle.
Citoyens,
Les vieux dont le sort doit être adouci ;
Les exclus, à qui il faut étendre le bénéfice des assurances sociales ■
Les anciens combattants qu’il faut définitivement doter de la Caisse des pensions- Les mutilés du travail, qui doivent être assimilés aux mutilés de guerre ;
Les sports qu'il faut encourager dans l'intérêt de la race ;
La jeunesse qui a besoin de travail et de débouchés ;
familles nombreuses, source vitale de la France, à qui il est nécessaire d'assurer une aide matérielle et morale ;
Tous, trouveront avec Albertini un défenseur résolu et opiniâtre.
La viticulture et le commerce, dont les intérêts sont étroitement liés, seront l’objet de la sollicitude constante de notre candidat.
Contre :
La dictature du prolétariat.
Le collectivisme avec la socialisation des moyens d'échange et de production.
Le désarmement isolé de la France,
La Révolution sociale génératrice de misère et de fascisme.
L'office du vin chimérique.
Les aventures financières.
Pour :
La défense des libertés républicaines.
Le maintien delà propriété individuelle.
Une France forte et pacifique.
Des réformes améliorant sans cesse le sort des travailleurs.
La défense efficace de la viticulture,
La protection du franc et de F épargne.
Vous voterez dès le premier tour pour Auguste Albertini,
Vive la République !
Auguste ALBERTINI.
2e circonscription de BÉZIERS.
M. Fernakd ROUCAYRGL
(Groupe socialistes)
Elu pour la l,e fois le 3 mai 1936,
(Voir le programme du Parti socialiste S* F. I. 0,3< p. 3.)
Aux: Electeurs î
La censure partielle et parfois totale des journaux régionaux nous oblige à compléter notre campagne par affiches.
Le Petit méridional noos a avertis dès le début qu’il se réservait le droit de censurer nos articles. Il en a usé en tronquant de nombreux communiqués, et il vient d’en abuser en n’insërant pas du tout les précisions que nous voulions publier sur Pét range document qui constitue l’accord entre M, Félix et des « délégués » communistes.
Nous rassurons d’abord les militants de la classe ouvrière émus à la lecture de cet * accord singulier. Nous ne rendons pas les ouvriers communistes responsables d’un com-
promis passé entre M. Félix et des « délégués » donL le public ne connaît même pas Les noms.
Ce compromis est d'ailleurs en contradiction avec les décisions prises par le Parti communiste dans son congrès de Villeurbanne. Mais le contrat passé entre Félix et X communiste, n'est qu’une manœuvre électorale dont les buts sont tellement clairs, qu ils crèvent les veux ;
1 o Permettre à M. Félix d'abord et, par contre-coup à M. Claparède, d’esquiver les questions gênantes sur leur attitude à l'égard du Front populaire.
2° Provoquer entre socialistes et communistes une polémique dont les adversaires compteraient les coups aux dépens des travailleurs.
Cotte manœuvre ne réussira pas 3
Et MM. Félix et Claparède n’esquiveront rien du tout I
Le journal l'Eclair a, à maintes reprises, interdit aux candidats qui voudraient bénéficier de ses voix de se rallier au Front populaire. MM. Félix et Claparède, qui se disputent les voix de la réaction, se sont soumis à ees conditions. Leur posture était intenable lorsque les « délégués * leur ont apporté ce secours inattendu.
Mais plus que jamais nous les sommerons de s’expliquer !
Plus que jamais les électeurs devront nous aider dans celte tâche de netteté politique, et demander, a M. l'élix et a M. Claparède, non seulement leur position à l’égard du programme et du Gouvernement du Front populaire, mais encore des explications très claires sur les votes de M. Félix et des radicaux de droite auxquels s’apparente M. Claparède :
Id novembre 11)34. Confiance à Flandin : radicaux réactionnaires, pour, Félix s'abstient ;
16 novembre 1934. — Amputation des droits des familles nombreuses : radicaux réactionnaires pour, Félix s'abstient ;
décembre 1934. — Ratification des décrets-lois Douoiergue : radicaux réactionnaires pour, Félix s’abstient. ;
Il décembre 1934. — Refus d'escompte des traites agricoles par la Banque de France : radicaux réactionnaires, pour, Félix s’abstient ;
7 juin 1935. — Pleins pouvoirs à Laval: radicaux réactionnaires, pour, Félix s'abstient.
Faut-il que ce soit au nom d’un parti de travailleurs qu’on essaie de sauver de tels hommes ?
Quant à la polémique fratricide espérée, que les candidats embarrassés et la réaction y renoncent. Les travailleurs resteront unis.
Le Congrès socialiste de Boulogne a fait de l'adhésion au programme du Front populau-e, la règle de ses désistements au second tour. - Le Congrès communiste de Villeurbanne a pris les mêmes décisions.
Les citoyens Daladier et Cudeuet, chefs des Partis radical et Camille-Pellelan, ont fait d identiques appels !
Enfin, a Béziers même, le camarade communiste Verdier a fait le 3 avril à la Maison dn peuple, une déclaration nette sur le Front populaire.
Qui fera comprendre aux électeurs qu’il seraiL défendu de parler du Front populaire,
etqu d faudra se désister éventuellement pour les candidats qui s’en réclameront publiquement?
Qui fera croire aux électeurs que ies partis de gauche ont élaboré un programme de
r ront populaire pour ne pas en faire demain le programme de leur Gouvernement de coalition ?
• Pu sse iClIi tîo.maîra ne s y trompe pas, Elle attaque sans cesse le Front populaire
et le candidat socialiste Roucayrol dans cette circonscription.
Que les républicains lie s© laissent pas égarer par des diversions équivoques ! Travailleurs ! restons unis comme nous Tétions au lendemain dn 6 février, et dans les jours i où c'èst noire candidat Roucayrol que vous avez trouvé à vos côtés, quels qifen soient les risques,
La situation est claire :
MM* Félix et Claparède se sont faits les candidats de la droite.
Républicains ! Votez à gauche : Votez Roueayrol !
RÜUCAYROL.
3e circonscription de BÉZIERS.
M* Edouard RARTHE (Groupe de r Uni on socialiste et républicaine.)
Elu pour la ire fois le 24 avril 19t;0i — Réélu lés 26 avril 1914, 16 novembre 1919, il mai 1924, 22 avril 1928, lfirmai 1932 et 26 avril 1936.
Citoyens,
Investi à nouveau de la cou fiancer des* délégués- des groupements républicains et socialistes de la 3e circonscription [réunis- à Ûlargues, et de la quasi^ unanimité des élus cantonaux et municipaux do la circonscription ^ je sollicite à nouveau vos - s c tirage».
Républicains et socialistes.
Fidèle à mon idéal de toujours, qui puise ses principes dans renseignement du grand Français Jean Jaurès, je me présente à nouveau devant vous*
On n’a pu sérieusement me reprocher mes votes parce qu’ils ont été en tous points conformes aux engagements précis, pris en 1932, devant le corps électoral*
J’affirme, comme je le faisais il y a quatre ans, que seule une politique sociale réaliste basée sur une féconde union des gauches peut donner à la République sa stabilité et aux masses laborieuses les réformes sociales que nous avons l’impérieux devoir de réaliser*
La participation de l'élan socialiste à un Gouvernement foncièrement républicain peut seule sauver nos libertés civiques et syndicales menacées*
Cette politique réformiste fut ma pensée de toujours.
Elle guidera mon action de demain !
Travailleurs,
J’ai toujours défendu vos droits et vos intérêts moraux et matériels*
Pûs seulement dans mes discours et par mes votes, mais aussi par mon action journalière*
Dressé contre la politique de délia Lion qui, en créant la misère dans les foyers des travaillèurs, en diminuant’ les^salaires, anémie lès -forces vives du pays, et, par contre-coup, ruine les commerçants et les producteurs*
J'ai demandé une politique constructive, conforme au plan qui a sauvé la Belgique, et qui doit sauver notre pays*
«Fai combattu le chômage sous toutes ses formes, aussi bien par mes votes dans les Assemblées délibérantes, mes initiatives, par mon action personnelle, donnant tout mon concours aux organisations syndicales, j'ai lutté de toute mon ardeur contre ce fléau social.
Anciens combattants et mutilés,
J'ai toujours défendu vos aspira lions } j’ai en toutes circonstances approuvé vos résolutions, et je les ai défendues sur tous les terrains.
Partisan résolu de la paix mondiale, j’ai également appuyé Faction pacifique que veulent voir triompher tous les Français adversaires résolus du militarisme hitlérien menaçant.
Agriculteurs et vignerons,
J'ai donné le meilleur de moi-même à la défende de vos légitimes intérêts.
En touLes circonstances, j'ai abouti à solidariser les intérêts de tous les producteurs en apportant mon attention sur révolution d’un admirable artisanat agricole qui demande très justement le droit de vie.
Qu'il s'agisse des éleveurs de nos montagnes, des producteurs de fruits de nos vallées ou des vignerons, à tous j’ai donné mon concours.
Au milieu de l'anarchie économique déterminée par la surproduction constatée dans toutes les branches de l'activité-, j’ai lutté, sous le couvert de la discipline collective, pour défendre le monde viticole sans jamais perdre de vue les intérêts légitimes de la consommation et du commerce.
J'ai pu, au milieu d'une opposition farouche et dans une atmosphère de panique générale, assurer l'amélioration des cours*
Malgré 102 millions de- ressources, alors que la consommation taxée n’est que d’environ 50 millions d'hectolitres, j’ai pu, par une opération d’assainissement combinée à l’application de Partie le 8, relever les cours de 3 fr. 50 le degré à 7 fr, 50 le degré.
Je continuerai cet effort, persuadé qu’il me permettra de sauver notre pays en conduisant a son but normal la revalorisation du prix du vin*
Commerçants et consommateurs,
Je n’ignore pas combien est également grande votre détresse.
Ce sont les charges fiscales et le prix excessif des transports qui pèsent sur vous, qui créent le conflit entre la consommation et la production*
Les taxes fiscales, les frais de transports, les divers impôts iniques qui grèvent les produits agricoles, doivent être aménagés ou supprimés* Je saurai poursuivre ces modifications et les imposer dans l'intérêt du pays tout entier.
Industriels,
Vous ne pouvez ignorer Faction féconde et préventive que je n’ai cessé de mener parallèlement à la défense de notre agriculture régionale, qu'il s'agisse du centre industriel de Bédarieux, de l'activité de notre bassin minier et, eu général, de toutes les initiatives créatrices d'activité. J’ai toujours considère que l’autorité que je tiens du corps électoral devait, sans aucune hésitation, servir à la défense de vos intérêts qui se confondent avec les intérêts commerciaux et ouvriers de notre région*
Vous êtes appelés à me juger 1
Je crois, en toute circonstance, avoir défendu, sur tous les terrains, mes compatriotes.
Demain élu,
Je continuerai à consacrer toute mon activité à l'organisation de notre vie communale, à la défense pratique et opérante des travailleurs, à celle des légitimes intérêts de notre région- J'ai la volonté de l'accélérer sur tous les terrains, pour en augmenter la valeur économique et la prospérité.
Vive la République démocatique et sociale 1
Edouard BâRTHE
Député sortant.
Conseiller général.
Président du Groupe viticole et de la Commission des boissons.
Circonscription de LODÈVE,
M. Vincent RADIE
[Groupe républicain radical et radical-socialiste,) Elu pour la lr* fois le 3 mai 1936-
Citoyens,
J'ai accepté la candidature que 35'0 délégués républicains, radicaux et radicaux-socialistes, parmi lesquels la presque totalité des maires de l'arrondissement, mont offerte unanimement.
Les circonstances font que je prends part, tardivement, à la bataille, mais les républicains de [arrondissement ont le sentiment que celte candidature répond aux besoins et aux intérêts du pays.
Je n'ai pas le temps de me rendre dans toutes les communes, et je nVen excuse très sincèrement auprès de la population. Mais il faut qu'on sache que, fidèlement attaché aux institutions républicaines, je suis partisan d'une République propre dans l'ordre et la liberté.
Au conseil général, j'ai défendu de toute mon énergie les revendications légitimes des viticulteurs. Je combattrai les vins de sucre, les piquettes, les vins de ddlusionet étrangers* Hostile k l’Office du vin, si nuisible aux intérêts de notre région, qui produit des vins de qualité, je continuerai à me rallier à toutes les mesures eiiicaces, telles que la distillation-
Je m'engage à rester îe gardien vigilant des intérêts de la classe ouvrière dans 1 industrie du textile A cetLe heure de crise économique où toutes les régions s'eiloreent de d cl en dre âprement leurs industries locales, je serai auprès des représentants autorisés le porte-parole fidèle de vos intérêts.
Je n’oublie pas non plus que la région minière de la vallée de 1 Orb traverse une crise grave et pénible à laquelle, par mon actiun dévouée et tenace, j essaierai de remédier,
La population du Plateau dont le labeur si âpre et si meriloii e impose ta sollicitude des Pouvoirs publics, trouvera en moi, un défenseur de tous les instants.
J’ai firme ma gratitude infinie aux anciens combattants et aux victimes de la guerre, dont le sacrifice nous impose des devoirs qui resteront pour moi les plus sacrés.
Comme je l’ai montré au conseil général, les modestes et fidèles serviteurs de l’Etat auront en moi un ami sûr et dévoué.
Je f -rai tous mes efforts pour améliorer le sort des ouvriers, victimes irresponsables du chômage, pour la lutte duquel rien ne sera négligé.
A 1* heure où Je péril extérieur nous menace, je demeure confiant dans le destin de la patrie, qui doit rester forte, disciplinée et garantie par la sécurité collective.
ha France est avide de paix, et tout ce qui sera possible de faire pour son maintien s'imposera à moi, comme la plus impérieuse de mes obligations.
J'attends avec confiance votre décision, puisque nous sommes en pleine communion de pensées et de sentiments pour
Maintenir la République i Sauver la viticulture î Et défendre la paix 1
Vincent BADIE.
tre circonscription de MONTPELLIER.
M. Paul BOULET
(Groupe du Parti de la Jeune République.)
Elu pour la lre fois le 3 mai 1936.
Citoyens,
Candidat de la Jeune République, j'ai pour programme : démocratie et paix.
Démocratie politique :
I rofondémerit attaché à la république, je me déclare ennemi de toute dictature. Je veux pour1 mon 'pays une république propre, libérée des puissances d’argent et de corruption, un suffrage universel vrai (représentation proportion elle et vole des femmes), un régime respectueux de toutes les libertés, y compris la liberté de toutes les consciences.
Démocratie économique et sociale :
T n homme politique ne peut pas. tout connaître ; il doit sans -cesse rester en contact avec les hommes du. métier. La collaboration de plus en plus étroite des pouvoirs politiques avec les associations. professionnelles et les .syndicats est nécessaire pour résoudre le grand problème économique actuel : équilibrer la production et la consommation, réorganiser l’économie du pays tout entier, tout en respectant les droits, naturels de chaque région.
IN oüc région est naturellement viticole : le devoir de ses .parlementaires est de ? sauver le Midi viticole.
Je ne suis pas viticulteur, mais, je veux, en union avec les associations professionnelles qualifiées, continuer 1 action commencée tant que président de 1/ associât ion des maires de F arrondissement et me dévouer à la cause des viticulteurs.
Sans relâche, nous devons nous attaquer aux ennemis de la viticulture méridionale; c'est-à-dire :
Lutter contre la spéculation qui fausse les meilleures lois. Les récentes mesures, dont les premiers résultats sont indéniables, ne seront efficaces que si la spéculation et la fraude n’en annulent pas les effets, et si un aménagement des dettes règle rapidement d'angoissantes situations. Elles ne doivent pas faire perdre de vue les solutions définitives :
Augmenter la consommation en diminuant les charges qui écrasent le vin en développant la propagande et ouvrant des marchés extérieurs, en augmentant ie pouvoir d’achat des masses.
Combattre la surproduction dont notre région n'est pas responsable, par la suppression des vins artificiels et la révision des problèmes de Y Algérie et du Centre dans un rsens plus équitable.
Pas d’arrachage obligatoire, pas de destruction des richesses naturelles de. nos régions, alors que tout n’a pas été mis en oeuvre pour supprimer les causes de la crise.
Dans cette réorganisation économique, je ne perdrai jamais de vue le sort du travailleur*
Le rôle du travail doit être d'assurer le bien-être el la liberté au monde du travail, c'est-à-dire à tous les travailleurs, ceux des vüles et ceux des champs, artisans, commerçants, employés, fonctionnaires, artistes ou intellectuels.
Une société juste doit lutter contre le chômage. Elle doit aussi assurer des conditions normales d'existence aux familles nombreuses, aux vieillards, infirmes et malades (collaboration des pouvoirs publics et de 3a mutualité), assurer les droits intangibles des victimes de la guerre, donner aux enfants de toute condition une instruction accessible à tous les degrés.
Cette rénovation économique et sociale, je la veux dans la paix civile et la légalité.
Une politique de la santé publique s'impose pour lutter contre les fléaux sociaux :
L'exemple du ‘taudis m'a montré tous les obstacles que rencontre un maire décidé pourtant à sa destruction (difficultés financières et tutelle administrative qui paralyse les communes) ; sans bruit et avec ténacité, notre municipalité prépare de prochaines réalisations, mais les solutions doivent être nationales, surtout s'il s'agit des petites communes si négligées.
La santé publique exige encore l'encouragement des sports et de la culture physique,
La moralité publique doit aussi être énergiquement défendue.
Les réformes sociales restent illusoires tant qu’elles ne sont pas garanties par une paix durable.
le veux la sécurité de mon pays, et reste persuadé qu'elle réside dans une sécurité collective assurée par une Société des Nations véritable. Il est, en outre, urgent de prendre des mesures efficaces contre l'internationale des armements.
Enfin, la Jeune république demande le développement des relations internationales et le respect de toutes les forces intellectuelles et morales capables de désarmer les haines*
Paul BOULET
Professeur agrégé à la Faculté de médecine de Montpellier.
Blessé et prisonnier de guerre*
Chevalier de la Légion idlhonnenr. — Croix de guerre.
Maire de Montpellier.
2e circonscription de MONTPELLIER.
M. Moisi-: MA ,1 U H KL
(Groupe socialiste.)
Eli! pour la première (ois le 3 mai 1936.
(Voir Je programme du parti socialiste S. F, I, O, p. 3.)
Citoyens ,
Le Parti socialiste S- F. I. 0. appelle le corps électoral de la 2e circonscription de Montpellier à ratifier le choix de ma candidature.
Il vous invite ainsi à rendre hommage h Faction inlassable d'un modeste travailleur manuel, uniquement inspiré par îa nécessité matérielle et morale des classes laborieuses.
Militait socialiste depuis que j'ai atteint l’âge d'homme, je dénonce le régime social injuste, imposé à la masse des hommes, par une minorité de parasites eapitaiistes qui détient les sources de richesse du pays et fait peser sur les travailleurs la Domination cruelle de T argent.
Aussi le bilan d*un tel régime est il effroyable.
Le chômage exclut du travail des millions de travailleurs qui ne demandent qu'à vivre dignement de leur labeur.
Les produits de l'industrie et de la terre ne trouvent pas d’acquéreurs, s'accumulent ou sont détruits.
Les charges Fiscales sont iniquement réparties.
Les économies des petites gens sont dilapidées par des associations légales de malfaiteurs.
La dette publique s accroît d’année en année (l’augmentation depuis 1932 s'élève à 70 milliards, dont 40 milliards à la charge de Doumergue, Flahdin, Laval,)
La course aux armements est devenue la folie à la mode,
La volonté de paix clamée par les travailleurs reste sans écho. Le récent coup de force hiltérien vient ajouter aux angoisses du peuple pacifisLe,
G est la cupidité et ^immoralité des profiteurs de l'armement et des tueries mondiales qui dicte ses lois.
Moïse MAJÜREL
Ouvrier manuel.
Maire do Castelnau- le*Lez.
3* circonscription de MONTPELLIER,
M. Lucien SALETTE (Groupe socialiste.)
Elujpour la l"> fois le fi avril 1930. - Réélu les 1er mai 1932 el 3 mai 193ti.
(Voir le programme du parti socialiste S. F, J. O., p. 3.)
ILLE-ET-VIJLAINE
Circonscription de FOUGÈRES.
M. Etienne LE POULLEN (Groupe de la Fédération républicaine de France.)
Elu pour la lrp Fois le 9 avril 1933. — Réélu le 26 avril 1936.
Vous m’avez honoré de voire confiance le 9 avril 1933 en m’envoyant siéger au Parlement par une imposante majorité. Il est de votre devoir, avant de me renouveler un mandat qui semble lourd de responsabilités devant les événements que nous traversons, de juger ma conduite politique et les résultats d’un travail que je me suis plu à dépenser pour la défense des intérêts de Larron dissemejat de Fougères, Je n'ai renié, à la Chambre des Députés, aucun des engagements que j'avais pris vis-à-vis de vous. Mon programme politique, économique et social, je n’y ai pas failli, tous mes votes en témoignent.
J'ai conscience d'avoir rempli, honnêtement et fidèlement, mon mandat ; je puis me présenter aujourd'hui devant vous sans rougir. Je n’ai rien à laisser dans l'ombre de ma vie et de mon travail parlementaires. Dans la période de crise que nous traversons, j’ai défendu le mieux qu'il m'a été possible les intérêts de F Agriculture et des industries fougeraises : le granit et la chaussure. J’aifuiLtoutcc qui était en mon pouvoir pourla défense du commerce et de l'artisanat. J'ai toujours estimé qu'en agissant ainsi, je défendais le salaire et le bienêtre de l’ouvrier, qui sont en fonctions de la prospérité de l’ agriculture et de l'industrie.
Candidat d'union républicaine, je fais appel à tous les hommes résolus à rompre avec certaines habitudes politiciennes périmées, qui menacent à la fois le pays et le régime représentatif auquel je demeure fermement attaché.
Je suis toujours partisan de la réduction du nombre des députés, de l'institution de la représentation proportionnelle intégrale des partis, de l’obligation du vote personnel des parlementaires sur les questions politiques et économiques importantes et déjà suppression du droit d'initiative en matière de dépenses budgétaires. Je désire que le droit de dissolution, prévu par la Constitution, soit appliqué chaque fois qu'un conflit grave viendra à s'élever entre Gouvernement et Parlement et exigera F arbitrage du pays.
Attaché à la liberté religieuse et à la liberté de l'enseignement, je demande que des facilités d'instruction soient accordées aux Familles françaises. Cet avantage serait réservé aux parents n'ayant pas de revenus suffisants pour subvenir aux dépenses d'une instruction donnée à leurs enfants méritants et pour laquelle ils seraient libres de faire choix de I établissement qui leur conviendrait.
Je préconise ;
Une réforme administrative, permettant l’amélioration et la modernisation des services publics. Cette diminution des charges de l’Etat pourra seule permettre l'abandon des mesures exceptionnelles de prélèvement sur les retraités.
Une réforme fiscale impatiemment attendue par l'économie nationale, fondée sur la simplification et rabaissement du taux de certains impôts abusifs, facilitant la reconstitution de l’épargne et la transmission du patrimoine familial.
Les anciens combattants, mes camarades, savent que je défendrai leurs droits; qu’en moi ils auront toujours un représentant soucieux de la dette que le pays a contractée envers eux.
Mes chers Concitoyens,
Nous vivons des heures où il n’est plus permis de ruser avec la vérité, ni d’admettre des équivoques alliées apparentes* de Fôrdwou complices de la révolution. Les événements extérieurs, économiques, financiers et sociaux, exigent l’union loyale de tous les républicains.
Je m’adresse à ceux qui, opposes à toute dictature, désirent le maintien des libertés chères au cœur de tous les Français.
Je fais appel à tous ceux qui veulent, dans le respect de la Constitution, un Gouvernement répondant aux espoirs do 1 a France qui travaille, indépendant par son autorité et par sa durée. Cette stabilité lui permettra, au-dessus des passions et des combinaisons des professionnels de la politique, d’exercer son pouvoir pour le plus grand bien du pays.
U affirmera ainsi le prestige de la France, maintiendra nos alliances et tous les moyens d'assurer la paix.
Vive la France I
Vive la République !
E, LE POULLEN
Député d'il le el-Vi 1 aï n e .
Maire de Do mpïerre-du -Chenil il.
Conseiller général du canton and de Fougères.
Président du Syndicat d'électrifkatiou dé la- région de Fougères;
Administrateur dé la Caisse déparç*nci
Circonscription de MONTFORT.
M* Alphonse BARROT (^appartient a aucun groupe.)
Elu pour la fois le 29 avril 1928. — Réélu les mai 1932 et 26 avril 1936.
Chers électeurs,
Fai deux lois vous- avez* bien voulu m honorer de votre confiance, je vous en remercie ; e est pourquoi, mon mandat expiré, je viens j our la troisième fois> à nouveau solliciter vos suffrages.
Voua ayant promis' de rester libre et indépendant pendant le mandat que vous m'avea confié^ je crois avoir rempli mon devoir et ma promesse, car je ne me suis inscrit à aucun
groupe politique à la Chambre, ce qui prouve mon entière indépendance» Je vous assure une fois de plus que tel j'ai été dans le passé* tel je demeurerai dans l’avenir.
Né clans notre bel arrondissement de MontforL où tant de liens m’attachent* élevé dans le travail* connaissant mieux que certains théoriciens vos besoins, vos soucis et vos préoccupations, mon seul but a toujours été de me consacrer entièrement à défendre vos justes revendications. Demeurant dans une des communes de la circonscription, c est avec le plus grand plaisir que j'ai toujours reçu les nombreuses personnes qui sont venues me consulter» C'est aussi en toute cordialité que je me suis intéressé aux demandes que vous m’avez faites sans famé aucunement allusion aux idées politiques, car, partisan résolu de la liberté de conscience, j’ai toujours respecté les idées de chacun et continuerai, comme par le passé* à suivre cette ligne de conduite.
Je me suis egalement attaché à conserver l'importance du chef-lieu de notre circonscription, tant en favorisant sou essor commercial qu’en obtenant le maintien de son tribunal .
À l’heure actuelle où les événements se précipitent, plus que jamais je serai respectueux du bien transmis par la famille ou acquis par le travail et l’économie»
Comme je l’avais indiqué dans ma précédente profession de foi, vous connaissez toute la sollicitude que j’ai envers les agriculteurs, Je me suis toujours intéressé à cette question primordiale, l'agriculture, car il est prouvé plus que jamais que quand l'agriculture marche tout marche» . . et que la prospérité de la terre est à la base de la vie économique du pays* C'est en effet de cette prospérité que dépend celle de toutes les branches industrielles et commerciales. Je suis donc de ceux qui veulent assurer et maintenir cette prospérité en sauvegardant les produits agricoles par des mesures douanières appropriées; c'est le seul moyen efficace de parvenir au but recherché.
C'est pourquoi j'ai voté contre l'importation de blé et de viande étrangère, contre Ladmission temporaire des blés, et toujours pour la sauvegarde des produits du cultivateur et cl u sol français.
Ayant voté la retraite du combattant au cours de ma première législature, on ne saurait mettre en doute ma sollicitude et mon dévouement à l'égard des anciens combattants, ainsi que la part active que j’ai toujours prise pour arriver à une plus juste répartition de la carte du combattant, sans exclure la reconnaissance qui est due à certaines formations territoriales du front trop oubliées.
Je me suis toujours efforcé de faire réduire le taux du chiffre d'affaires vraiment abusif par ces temps de crise économique, A la suite d’une de mes dernières interventions (voir J. 0, du 26 mars 1935', j'ai réussi à empêcher que cette taxe ne soit appliquée aux artisans* Le texte de mon intervention a d’ailleurs été reproduit par le Journal de défense artisanale de Bretagne »
Je suis également intervenu à différentes reprises pour la construction et l'amélioration des chemins ruraux* ainsi que pour l’électrification des campagnes. Depuis l’année 1928, date à laquelle j'ai l'honneur d'appartenir au Parlement, vous avez pu constater la quantité de chemins ruraux construits ou en voie de construction. La tâche n’est pas terminée, et je m’efforcerai de la mener à bien, si vous voulez encore* une troisième fois, m'honorer de votre confiance.
Alors que de fortes dépenses sont consacrées pour l'embellissement des grandes cités, j'ai songé à nos campagnes. C'est pourquoi j’ai demandé plusieurs fois d'augmenter les crédits et subventions destinés à des travaux d’hygiène rurale : aménagement d’étables et de leurs dépendances, etc»
Je suis aussi intervenu à différentes reprises pour obtenir l’exonération de la taxe applicable aux essences et gasoils* employés pour les moteurs agricoles ou pour des petites industries, car j'estime que ces moteurs qui ne portent aucun préjudice aux routes, puisqu’ils ne circulent pas, ne doivent pas subir les augmentations imposées aux moteurs automobiles» (Séances des 10 décembre 1933 et 3 décembre 1934.)
L’application de la loi sur les assurances sociales, dont j'ai toujours été l’adversaire
dans sa forme actuelle, est devenue obligatoire pour F agriculture. Je ni '.opposerai à la rigueur de son application et à ses effets rétroactifs, c'est-à-dire aux versements qui deviendraient obligatoires depuis la promulgation de cette loi.
Enfin, j’ai toujours voulu faire mienne une politique d'économies, sans toutefois nuire aux intérêts vitaux du pays et aux œuvres de solidarité qui nous sont chères à tous*
Je lie saurai m'étendre longuement sur les questions de politique extérieure* Qu’il me suffise de rappeler seulement que j'ai toujours voté sans hésitation les crédits demandés pour la défense nationale, notamment pour rétablissement des fortifications de nos frontières.
Partisan d'une politique de paix et de concorde, tant à l'intérieur qu’à l'extérieur, conscient du devoir accompli, je ne vous ferai point de promesses impossibles à réaliser. Vous me connaissez tous. Demain comme hier, mes actes et mon travail seront les surs garants de la sincérité de mes affirmations.
C’est dans cet état d’esprit que je viens à nouveau solliciter vos suffrages et vous demander de voter le 26 avril, en Loote indépendance, pour celui qui sera toujours votre défenseur et n’a pour toute devise que :
Le droit et la justice pour tous!
Vive la Franc© I
Vive la République!
Alphonse BARBOT
Député sortant»
Républicain indépendant.
Ancien c om battant
Circonscription de REDON.
tM. Georges BREF
(ATappartienL à aucun groupe.)
Élu pour la lve fois le 11 mai 1924, — Réélu les 22 avili 1928, 1" mai 1932
et 26 avril 1936*
Mes chers Concitoyens et Amis,
Vous avez tous, n’est-ce pas, le sentiment de l'importance de l’acte que vous allez accomplir ?
Le bulletin que les électeurs déposeront dans l’urne le 26 avril va fixer définitivement noire sort ; le dénouement d'une des situations les plus graves que la France ait connues ne saurai! désormais tarder; l'heure des échéances est arrivée; vous tenez votre avenir entre vos mains*
Le Front populaire vous guette pour vous asservir à sa loi.
Le Front populaire, c'est l’alliance avec les communistes de tous les partis d'extrême gauche, qui n’ont pas hésité à mettre leur main dans la main sanglante des Soviets*
Le Front populaire, e est la lutte de classes, c'est la haine triomphante, c’est la guerre civile déchaînée, c'est la chute irrémédiate de noire monnaie* C'est la ruine et la misère*
Et le Front populaire, c'est aussi la guerre étrangère que la Russie des Soviets idhési* ferait pas a provoquer pour déclencher la révolution mondiale en faisant jouer le néfaste
pacte franco-soviétique exigé par les communistes et voté récemment par une majorité inconsciente ou criminelle.
Vous repousserez avec horreur une telle politique en volant contre M, Leparoux, candidat du Front populaire.
En m’accordant votre suffrage, vous voterez pour Tunion de tous les Français qui veulent vivre dans une République pacifique, libre, propre et honnête.
Vous voterez pour la restauration de notre situation financière par la suppression de tous les emplois inutiles, des assurances sociales obligatoires, de l'étatisme ruineux et tracasser.
Vous voterez pour la revalorisation des produits agricoles par la diminution des impôts écrasants qui tuent le commerce et empêchent l'agriculteur de se procurer à bon compte les marchandises dont il a besoin.
Et c’est pour la paix que vous voterez aussi en votant pour l’union des Français, car si la France veut avoir des alliés, dont elle h plus besoin que jamais, elle ne doit pas donner au monde le spectacle d’un pays déchiré par des querelles intérieures et à la veille peut-être d’une révolution, 6i celle-ci venait, par malheur, à éclater, il ne peut faire de doute que l'Allemagne en profiterait immédiatement pour envahir et essayer d’anéantir notre pays.
Je vous demande de vous prononcer :
Pour la fraternité, contre la haine 1
Pour l’ordre financier, contre le gaspillage !
Pour l’ordre intérieur, contre la révolution!
Pour la paix, contre la guerre I
Mes chers Amis,
La plupart d’entre vous me connaissent ; ils savent que ce n'est ni par ambition, ni par intérêt que je sollicite le renouvellement du mandat que vous m’avez confié*
N’en déplaise à ceux qui n’ont à leur disposition d’autre arme que la calomnie, j’ai le sentiment d’avoir bien servi les intérêts généraux de mon pays et d’avoir témoigné, à mes électeurs, un dévouement de tous les instants.
Cette fraternité à laquelle je vous convie, je l’ai pratiquée sans relâche en ne refusant jamais mon appui cordial à tous ceux qui faisaient appel à mon concours,
Est-ü utile de rappeler que, par mes interventions auprès des pouvoirs publics, j’ai pu obtenir, dans un grand nombre de communes, les subventions nécessaires à la construction des chemins ruraux indispensables à nos campagnes ?
Les anciens combattants, qui m’ont vu assister, à leurs cotés, à toutes celles de leurs manifestations auxquelles j’ai été convié, savent qu’ils ont trouvé en moi un inlassable défenseur de leurs légitimes revendications.
En vous invitant, dans les heures angoissantes que nous vivons, à vous grouper plus nombreux que jamais autour de mon nom, je ne vous dis pas, malgré toutes les injures et toutes les calomnies dont j’ai été l’objet : « Mes chers amis, défendez-moi », mais pleinement conscient des périls qui nous menacent, je vous crie : te Contre le Front populaire, défendez-vous ! »
Vive l’arrondissement de Redon 1
Georges BRET
Docteur en droit.
Député sortant*
Candidat républicain.
lre circonscription de RENNES,
M. EtibI§îe PINÀULT
(Groupe démocrate populaire,)
Elu pour la lre fois le 6 mai 1906, — Réélu les 29 avril 1928, 8 mai 1932 et 3 mai J 936.
M es chers concitoyens,
j’ai lT honneur de vous demander le renouvellement du mandat que je tiens de vous, en vous exprimant mon désir de continuer à vous être utile par mon dévouement.
Mon dernier mandat a vu une période difficile, dans une Chambre où la majorité ne pouvait se fixer, ou dea divergences profondes se sont manifestées entre des partis qui s’étaient alliés pendant les élections* Un groupement se portant tantôt vers un Ministère, tantôt vers un autre, a provoqué une instabilité ministérielle dont le pays a souffert,
li faudrait que de la nouvelle Chambre se dégage une concentrât1 oo républicaine d'hommes sages et modérés s’élevant au- dessus d’une politique de parti et donnant au pays la confiance dont il a tant besoin,
La situation actuellement est grave par suite de la crise économique, financière, politique, morale En outre les inquiétudes que cause la situation extérieure, pèsent gravement sur le pays, qui a plus que jamais besoin de calme et d'union.
Tous, vous connaissez mes sentiments*
Mon programme n’a jamais varié.
Au point de vue extérieur, j'ai toujours aspiré à fortifier une organisation de paix et de sécurité entre les pays, avec des ententes douanières et des aménagements dans le sens d'une Fédération continentale, seule capable d'empêcher la guerre, ruine et mort des nations.
Au point de vue intérieur, je préconise l’organisation de la profession, les grands travaux pour lutter contre le chômage.
Je suis l'adversaire de l'inflation. L’amélioration de la situation financière doit, être obtenue par la décentralisation; le régionalisme, la réforme des impôts directs et indirects. Estimant, d’une part, que la famille constitue la cellule maîtresse des peuples, que de la famille dépend leur existence même, que, d’autre part, il est de la plus élémentaire justice d’aider les bons citoyens qui, malgré les difficultés de toute nature qui les harcèlent, n’hésitent pas à prendre la charge de familles nombreuses, je déclare adhérer de tout cœur au programme de la fédération des familles nombreuses de France et je continuerai comme par le passé, à voter toutes les lois qui tendront à aider les pères de famille et à leur donner la place à laquelle ils ont droit dans la nation.
Je suis partisan de la liberté de l'enseignement, du scrutinljde liste avec représentation proportionnelle, en faveur duquel j’ai voté, du vote obligatoire, du referendum.
Pendant les dernières législatures je me suis associé aux propositions de loi concernant les allocations familiales, les chambres d’agriculture et l’aide aux chômeurs par la constitution d’une Caisse nationale de fonds de chômage.
Je suis intervenu personnellement à la Chambre dans les discussions relatives aux baux à ferme et au chômage.
A la Commission du travail, où j’ai été souvent rapporteur, on a bien voulu me confier les propositions de loi concernant les coopératives ouvrières, les statuts des employés, ceux des voyageurs de commerce, ainsi que l’étude de questions juridiques*
Je réponds ainsi aux injustes critiques d’adversaires de parti pris, qui y ajoutent des réflexions contre les personnes, tout à fait inutiles, entrant dans une voie dans laquelle je ne les suivrai pas.
Mes intérêLs pourraient me retenir définitivement dans mon pays ou j ai des attaches de famille, mais ce n’est pas dans une période aussi grave que je dois me dérober volontairement à des devoirs qne je remplis avec conscience et pour lesquels je m’emploie avec
JOie'je sens toute la responsabilité de ce mandat, comme vous devez ressentir la respoiwabililé de voire vole.