‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 64 sur 186 · LANDES · texte numérisé non relu

LANDES

Circonscription de DAX.

M, Jean-Robert LASSÀLLE (Groupe républicain radical et radical-socialiste,)

Elu pour la lre fois le ït mai 1924. — Réélu les 22 avril 1928. Ier mai 1932 et 3 mai 1936.

Chers Concitoyen sr

Elu pour la première fois député en 1924, au scrutin départemental, sur une liste radicale-socialiste qu'avait menée à la victoire Léo Bouyssou, hélas, trop 161 disparu , j'ai eu le très grand honneur, lors des consultations électorales de 1928 et 1932, d’être délégué par vous avec des majorités croissantes pour représenter au Parlement la première circons- * cription de Dax.

Dans le sentiment que je me suis toujours efforcé de demeurer on mandataire actif* fidèle et désintéressé, je viens, aujourd’hui encore, an nom de mou parti, soumettre ma candidature à vos libres suffrages*

Dominée par deux faits d’une importance historique, l’émeute du 6 février 1934 et la magnifique réaction du peuple français, travailleurs intellectuels et travailleurs manuels fraternellement unis dans leur résolution inébranlable de barrer la route au fascisme, la législature qui vient de se terminer est pleine d’enseignements qui dictent leur devoir aux élus de demain.

La politique de la déflation massive des dépenses a fait incontestablement faillite.

En période de dépression, économique* en effet, des solutions d’ordre exclusivement budgétaire ne sauraient constituer un remède efficace à la la crise des finances publiques.

Le vrai problème à l’heure présente est un problème de trésorerie. Sans doute i’organisalion d’un contrôle sérieux de la situation de fortune de chaque citoyen, permettant d'assurer la répression sévère de toutes les fraudes fiscales, la gestion par FEtai des activités qui bénéficient d’un monopole de fait, peuvent et doivent procurer des recettes supplémentaires qui ne sont pas négligeables*

Mais la limite des facultés contributives actuelles du pays est atteinte et même, pour certains de nos concitoyens, assurément dépassée.

Pour faire face aux charges de toute nature qui pèsent sur la collectivité, notamment pour assurer le service si lourd de la dette publique, couvrir les déficits considérables des chemins de fer, — conséquence d’une politique ferroviaire définitivement condamnée — répondre aux besoins impérieux de la défense nationale, une solution devient nécessaire et urgente : ranimer l’économie intérieure, intensifier la circulation des richesses parla mise

en œuvre d'un vaste plan d'outillage qui résorbera le chômage et procurera au budget de l’Etat , comme aux budgets départementaux et communaux les ressources qui leurs sont indispensables.

Les réserves si précieuses de l’épargne française permettent la réalisation de cette politique, Elle se caractérisera par la baisse du loyer de l'argent, poursuivie en vain par le Gouvernement de M. Flandin, et qui demeure cependant la condition essentielle de la reprise des a fia ires.

Pour atteindre ce but, il importe que les Pouvoirs publics parviennent enfin à libérer les détenteurs de capitaux de la tutelle intolérable et intéressée des oligarchies financières

En attendant, il faut se préoccuper d'adapter les charges d’intérêts des débiteurs des Caisses de crédit agricole, des Banques populaires et des Sociétés d’habitations à bon marché à la situation créée par la crise économique.

D'autre part, la refonte de notre régime fiscal devra être également poursuivie ; une participation plus équitable de la fortune acquise permettra l'allègement des impôts indirec ts*

Dans cet ordre d'idées, je suis partisan de la fixation d im taux différent pour là taxe sur les revenus du travail et sur les revenus du capital ; de la révision de 1 impôt sur les successions dégrevant les héritages en ligne directe et demandant par contre une contribution plus importante aux successions entre collatéraux éloignés et surtout entre étrangers; d'une réforme du régime fiscal de l'artisanat, ainsi que de l'établissement d un statu L plus favorable de F héritage rural.

Le programme du Parti radical-socialiste dont je suis le représentant vous est connu. Cependant je tiens à affirmer de nouveau que la laïcité intégrale de l’Etat et la neutralité de l’école sont et doivent demeurer le fondement intangible de la République.

Respectueux de la liberté de conscience, de la liberté de pensée et de croyance, de la liberté de pratiquer un culte ou de s’en abstenir, je veux maintenir le statut laïque de la Troisième République, assurer Légalité des enfants devant l'instruction et, par l'instauration complète et définitive de l'école unique, permettre l’accession des jeunes gens, suivant leur intelligence et leurs aptitudes et non d’après la fortune de leurs parents, à tous les degrés de renseignement secondaire, supérieur, technique ou professionnel,

La prospérité de l'agriculture est Fun des éléments essentiels de notre équilibre économique.

La politique de revalorisation des produits agricoles doit donc êLre obstinément poursuivie jusqu'à ce que les agriculteurs puissent retirer de leur dur labeur des moyens d’existence convenables. Représentant des Landes, j’aurai plus particulièrement le devoir d'assurer îa protection du bois, de la gemme, du maïs, des haricots, du vin, du blé et du bétail .

Il convient aussi d'encourager les coopératives, les syndicats, en vue d'une meilleure organisation du crédit agricole et des assurances, de mettre à la disposition des cultivateurs modestes, petits propriétaires, fermiers, métayers, les moyens techniques et les facilités commerciales qui sont encore l’apanage de la grande propriété terrienne*

Le devoir du Parlement au cours de la prochaine Législature sera de doter de crédits plus importants la Caisse des calamités agricoles, d’assurer la réduction des tarifs de transports, la diminution du prix des engrais par le contrôle des grandes firmes qui en ont actuellement le monopole. Nous aurons aussi à terminer l’électrification des campagnes, à favoriser renseignement et le crédit agricole, ainsi que l'accession des travailleurs à la propriété. Des subventions suffisantes devront être allouées aux communes pour permettre la réfection et le développement des chemins vicinaux ordinaires, des chemins ruraux et des chemins d'exploitation, œuvre si importante pour nos agriculteurs.

Enfin, je poursuivrai mon action pour obtenir le vote qui n'a pu être malheureusement acquis jusqu'ici de notre proposition de loi élaborée en accord avec la C. G. T. et portant réforme du statut du métayage*

Au point de vue économique, le redressement intérieur qui doit être assuré par la réalisation du plan d’outillage national risquerait de demeurer vain s'il n’était accompagne c une organisation rationnelle de la production suivant les programmes et sous le contrôle du ronseil national économique. Son succès suppose d’autre part une politique de rapprochement et de pacification extérieure. La lutte contre le chômage notamment nécessite la confusion d’accords internationaux réglementant le travail et portant exécution de grands

lraVar: noinfde vue social, je me déclare à nouveau profondément attaché au principe de la propriété individuelle, mais je m’élève contre les abus qui pourraient en faire contester la légitimité et contre l’exploitation du travail par le capitalisme " Partisan de l’évolution du salariat vers la coopération et la propriété, considérant que ce mode de rétribution du travail humain doit être dénoncé s. le salaire n est pas librement débattu et sérieusement garanti, je donne mon adhésion sans réserve au programme de la Confédération générale du travail, estimant en particulier qu il est nécessaire d assurer l’application inLégrale et l’amélioration de la loi sur les assurances sociales avec lapait.cipation effective de la mutualité, en la complétant par l’institution de 1 assurance-chômage

obligatoire, le respect absolu de la loi de huit heures, et par l’extention de toutes les lois

sociales aux travailleurs agricoles. ,

Nous avons le devoir de pratiquer une politique du logement assurant aux lamil es ouvrières et paysannes des conditions de v.e convenables. I! faut encourager et »vor,ser les familles nombreuses par la réduction des impôts qui les frappent et en les Imsant bémefic^r, dans tous les domaines, de mesures qui ne sont pas des faveurs, mais constituent la compensation équitable des charges qui pèsent sur elles. « , ,a c

A cet égard, je tiens à préciser qu’il importe d’accorder sans retard le bénéfice des allocations familiales à certaines catégories de travailleurs te|que * scieries volantes et les employés de commerce qu. en sont aujourd bu. injustement privé. .

Les mutilés et victimes de la guerre, les anciens combattants qui demeurent loujour les créanciers privilégiés de la nation, les fonctionnaires, les ehemmots d interet general comme d’intérêt local, qui ont droit à des traitements eu rapport avec le coût de la Me savent qu’ils peuvent compter sur mon action la plus énergique pour aider au redressement

des injustices dont ils ont été victimes. ... , . 1ï.i.1|,,. i„

Grâce aux efforts de leurs défenseurs, dans les derniers jours de la législature, retraités ont obtenu certaines améliorations mais la justice ne sera entièrement assurée aux anciens serviteurs de l’Etat que lorsque la péréquation intégrale sera enfin accori c

Les inscrits maritimes des Gaves et de l'Adour connaissent le texte que j fau. adopte récemment à la Chambre et qui, en rétablissant les anciennes limites de 1 mgenpUijn - «me abroge en fait les décrets-lois néfastes do 1926 qui avaient porté une à leurs intérêts et à leurs droits. Je leur donne de nouveau l'assurance que je demeurera toujours leur ami cL leur ardent défenseur.

La sauvegarde de notre paLrie est à mes yeux indispensable dans l’intérêt même de la civilisation ; il faut, dans ce but, assurer la défense nationale par une organisation rationnelle de toutes les forces du pays. ;j.j

Mais à l’heure présente, nous avons plus que jamais le devoir d affirmer notre pacifique et de poursuivre la politique soutenue et détendue avec tan de voyance et de courage par Aristide Briand, Edouard Herriot, Peul-Boncour. Le te politique seule, par l’organisation de la sécurité collective, nous paraît de nature a assurer la paix

les peu p les. . ■ - ■ i’ :

J’y demeurerai obstinément fidèle ayant la conviction profonde que la paix et - "

sible et qu’il est nécessaire, si on veut la maintenir, de fortifier la S.D.N. par la crealio

d'une armée internationale, et le plein développement des institutions d’arbitrage ainsi cjuo du Bureau international du Lravail.

La France se doit d’apporter un programme de limitation progressive simultanée et contrôlée des armements ; elle demeurera fidèle à sa mission historique de grande nation civilisatrice en offrant à tous les peuples des garanties de paix plus efficaces notamment par la suppression dans tous les pays de la fabrication et du commerce privé des armes, par l'internationalisation de l’aviation de guerre et l'internationalisation des lignes de chemins de for et de navigation pouvant être utilisées pour- la mobilisation et pour le transport des troupes,

Kn ce qui can cerne les intérêts régionaux :

J’ai obtenu de la Chambre l’abrogation du décret-loi qui avait porté à 74 francs le permis de chasse, la suppression des licences dans les forêts domaniales. Une réduction importante du nombre des permis a été ainsi évitée, et les communes ainsi que les sociétés de cbasse conserveront l’intégralité des dotations sur lesquelles elles comptaient. En ce qui concerne les. sociétés de chasse, je veillerai à l’inscription au budget de l’Agriculture de la totalité des crédits qui doivent leur être attribués en vertu de la législation en vigueur.

Le règlement d’administration publique prévu par la loi du 7 juillet 1933 sur la prophylaxie de la tuberculose des bovidés n est intervenu malgré nos protestations les plus vives qu’a près deux années. Ses rédacteurs ont montré leur ignorance complète du problème de la tuberculose bovine dans noire .région. 11 appartiendra aux élus d’obtenir immédiatement la ré format ion de ce texte qui n’apporte aucune aide effective aux teneurs de bovins. J’ai voté le crédit de iüO.OOO francs proposé au Conseil général par mon ami, M. Pierre Fully, pour la Fédération des consorces, et je suis de ceux qui pensent qu’en accord avec la Fédération et les Services vétérinaires, au moyen des crédits spéciaux alloués par le Parlement et grâce à la vaccination des jeunes animaux, nous pourront lutter avec succès contre la tuberculose des bovidés.

Comme par le passé, je veillerai au maintien des coutumes et des tolérances locales pour la chasse et la pêche. Comme par le passé également, je défendrai les intérêts de l’industrie et du commerce de la région ; bois, résineux, chaussures, et je m'attacherai au maintien des tarifications douanières actuellement en vigueur pour l’industrie bouchonmère dont la situation risquerait de devenir très précaire si ces tarifications étaient modifiées.

tel est le programme, mes chers Concitoyens, que je soumets à votre approbation.

Sa réalisation se heurtera, il ne faut pas nous le dissimuler, h la résistance obstinée du grand capitalisme que veulent maintenir pour la conservation de leurs privilèges, les féodaux modernes du la grande banque, de l’industrie, du commerce et de l’agriculture.

Le devoir de tous les démocrates est de se rassembler et de s’unir pour abattre définitivement le fascisme, restaurer l’autorité républicaine de l’Etat et préserver la paix.

Pour le pain, pour la paix et pour la liberté !

Vive la première circonscription rie Dax !

Vive la République laïque, démocratique et sociale !

J EATi- Robert LA SS ALLE Député sortant*

Chevalier de la Légion d'honneur.

Docteur en Droit,

Membre de la Commission des finances.

Conseiller municipal de Soustons.

Conseiller général des Landes.

Élu pour la lre fois le 19 janvier 1936. — Réélu le 3 mai 1936

Chers compatriotes,

Me yoiei revenu devant vous pour le scrutin du dimanche 26 avril prochain.

Je viens vous demander de me renouveler la confiance que vous m’avez témoignée si ardemment le 19 janvier 1936 au terme d’une élection et d’une campagne électorale destinées à pourvoir au remplacement de notre très regretté député Léo Bouyssou qui, durant trente années, avait représenté notre pays au Parlement et administré nos chères Landes avec tant de conviction et tant de dévouement,

9.225 voix ont fait de moi l’élu de la grande Lande et de la circonscription première de Mont-de-Marsan , en raison de mon passé de militant républicain d’avant-garde, en raison des modestes services que j'ai pu rendre au cours de trente années de vie politique, à la forêt landaise, à notre département et au pays même au titre d’ancien combattant,

Après une nouvelle tournée de village en village, de hameau en hameau, à travers cette forêt landaise où je suis né et dont je connais tous les chemins :

— - comme vous, résiniers,

— comme vous, muletiers,

bergers ou éleveurs, ouvriers de toutes conditions, petits commerçants ou industriels de nos villages,

J’aborde sans appréhension aucune le scrutin de dimanche. prochain* Partout, 1 accueil me fut cordial*

Les cent jours que j’ai passés à la Chambre me vaudront, malgré leur brièveté et en raison de mon attitude, une confiance encore plus entière et plus sûre*

Je vous avais promis de me conduire eu vaillant républicain et aussi en vaillant landais.

Je soumets tous mes votes à votre loyale appréciation, comme aussi toutes les démarches que j’ai faites en faveur de notre région* Vous y trouverez le témoignage même de la sincérité de mes déclarations, conformes, du reste, à un passé que vous connaissez* Depuis 1906, en effet, j’ai participé à toutes les luttes politiques, votant avec vous et prenant part dans vos rangs, travailleurs, à toutes les manifestations :

— en faveur de la République menacée ;

— en faveur de notre belle région forestière, frappée par la crise,

Au point de vue landais :

Je me suis associé à de nombreuses interventions dans le but de favoriser 1 écoulement

des produits résineux * tant de la térébenthine que des produits secs. De plus la savonnerie et les revêtements routiers seront demain parmi nos plus sûrs débouchés.

Pour les bois d'éclaircissage et de sciage, nous avons également travaillé à ranimer:

L'industrie de la caisse par la recherche suivie de débouchés extérieurs, en particuli er avec l'Espagne et nos colonies ;

L’industrie des poteaux de mine, par le maintien de nos marchés avec les mines anglaises, les mines françaises. Nous avons aussi protégé le pin des Landes contre les bois d’importation, dans son emploi dans la papeterie et tous les dérivés de îa cellulose.

Nous avons fait, enfin, de nombreuses démarches en faveur des tracteurs équipés ad gaz des forets, donnant nous memes l'exemple de leur emploi dans notre propre région.

Poursuivant sans cesse notre action de syndicalisme agricole, nous avons participé à des groupements agricoles d'achats d'engrais, et nous avons réclamé, encore tout récemment, rabaissement et la régularisation des prix de ces produits de première nécessité pour l'agriculteur.

Membre, à la Chambre, de l'importante Commission de la mutualité et de la prévoyance sociale, nous avons entamé l'étude de l'application dans sa formule la meilleure de la grande loi des assurances sociales étendue à tout le monde ouvrier comme à tout le monde agricole, pensant qu'il y avait là une lacune bien nécessaire à remplir. Nous avons aussi demandé à la Commission de l'agriculture la reprise de la loi Bpuyssou sur le statut du métayage, et le vote du statut des coopératives agricoles si indispensable à l'organisation de notre agriculture française et landaise en particulier.

Pour nos petits commerçants, entrepreneurs et industriels, nous nous sommes fait l’écho, avec nos collègues, de leurs doléances contre une fiscalité incohérente qui les frappe et qui, par répercussion, frappe aussi les consommateurs.

Persévérant dans notre effort d'organisation de notre circonscription, nous avons créé une Société de crédit immobilier qui continue son œuvre. Et nous avons projeté aussi la création à Mont-de-Marsan d'une Banque populaire, placée sous le contrôle du Ministère du Commerce, destinée à aider le petit commerçant, le petit industriel- le petit entrepreneur, dont les besoins sont de plus en plus pressants.

Enfin, après avoir voie l'humanisation de ces décrets-loïs si impopulaires, nous nous sommes préoccupés de nos camarades combattants, mutilés, ascendants, veuves de guerre et pupilles, et nous avons déposé, le 12 mars, un projet de loi tendant à supprimer à partir du lflf janvier 1937 le décret qui les frappe si injustement.

Sur la question si intéressante de la chasse, nous avons fait voter, comme solation d'attente, la diminution de 20 francs du prix du permis de chasse. Nous pensons, agissant, en liaison avec des sociétés et fédérations de chasseurs, arriver non seulement au repeuplement, mais aussi à une réglementation nouvelle du droit de chasse qui mettra ce sport et celte saine utilisation des loisirs à la portée de tous les citoyens.

Au point de vue politique :

Au cours de mes deux campagnes, je vous ai donné les termes précis et essentiels de mon programme politique.

Je n'ai rien à y changer.

Nous avons donné notre confiance au Ministère Sarraut :

__ sa vigilance républicaine,

. sa vigilance pour la paix,

ont rassemblé autour de lui tous les vaillants démocrates et républicains de la Chambre sans exception.

Je suivrai demain, si je suis voire élu, chers concitoyens, une politique claire et vigoureuse : pour la liberté, pour la paix, pour le pain.

Car nous voulons la paix à l'intérieur, la paix à b extérieur.

Nous voulons que les hommes travaillent et non point qu’ils se battent.

Nous voulons qu’ils reconstituent dans ce pays le vieux patrimoine entamé depuis la guerre par la spéculation illicite. Nous voulons rétablir la conscience du devoir et la valeur de l’honnêteté.

La Chambre de 1936 aura une grande tâche à remplir.

La situation financière,

La situation extérieure,

Les libertés menacées,

tracent des devoirs impérieux aux élus de demain.

Pour nous, fidèle a nos idées, fidèle h notre passé, nous serons toujours à notre poste de combattant républicain, pour défendre ardemment les libertés démocratiques, donner du pain aux travailleurs, du travail à la jeunesse et au monde la grande paix humaine.

Mes chers concitoyens,

Vous ne vous déjugerez point.

Après m’avoir brillamment désigné pour vous représenter le 19 janvier dernier, vous me ferez de nouveau confiance,

Et, réconforté par ce nouvel élan de sympathie, soyez persuadé que je saurai trouver la force et l’ardeur de défendre plus vaillamment que jamais :

Les Landes républicaines,

La République laïque? démocratique et sociale !

Docteur Robebt BEZOS

Candidat du parti radical-socialiste.

Maire de Brocas.

Vice-Président du Conseil général des Landes,

Engagé volontaire. Blessé dé guerre (5 citations). Chevalier de la Légion d’honneur au t!tre militaire. Président de la Fédération des Combattants républicains. Député sortant.

2D circonscription de MONT DE-MARSAN.

M. Antoine DU BON (Groupe do lUnion socialiste et républicaine.)

Eiu Pour 1" fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936.

Mes chers Concitoyens,

Le 26 avril prochain, vous avez à élire le député de la deuxième circonscription.

Ln 1932 vous m'avez confié le mandat de vous représenter au Parlement. Je m’étais Pfff.e,nte °0mme onnchdat indépendant du cartel des gauches, Dès le 8 mai 1932, je m’étais afhhe au groupe républicain socialiste créé par Aristide Briand et Paul Painlevé — puis en

J., a“ gr0L1‘pe de rUnlon socialiste et républicaine président Paul-Boncour) avec l’investiture duquel je me présente aujourd'hui..

Nous nous trouvons comme il y a* quatre ans menacés des mêmes dangers : fort de mon passe, ,je vous assure, à nouveau, de mon dévouement, avec le ralliement des forces démocratiques pour défendre et grandir la République, surmonter la crise, et sauver la paix intérieure et extérieure. 1

Notre groupe est prêt à prendre sa part des responsabilités gouvernementales, pour couper court aux entreprises des factieux, réformer l’Etat, redresser les mœurs politiques : A, lance bouleversee doit s organiser sur des rythmes nouveaux, afin de lui permettre d organiser i ordre républicain, la justice sociale, la justice et la progressivité fiscales.

Dans 1 ordre fiscal, et budgétaire, nous sommes partisans :

De 1 augmentation du taux de l’impôt général sur les gros revenus.

De la carte d’identité fiscale.

Du titre nominatif remplaçant les titres au porteur.

De 1 augmentation Jdes droits de successions pour les grosses successions, par elles!"01 des‘bantIues el de la "éation d’un impôt sur les bénéfices énormes réalisés

De la main mise de l’Etat sur la Banque de France.

De la mise lu sommeil de la Caisse autonome d'amortissement, üe m révision des marchés de guerre.

d ép e use a dm in tél rat i v es^ ’i,raSiJl!lage danS leS *dm»M.rtralions et de la compression des De la répression de 1 evasio^dès capitaux à l’étranger.

Du dégrèvement des impôts directs eL indirects frappant les petits prooriétaires artisans et commerçants et les classes laborieuses. P propriétaires.

Dans le domaine économique :

tous iis mïiS 1 M 1 mCÜrC en:"Ur p0Ur pr°té8'cr la Produ#« agricole, et revaloriser tous ses produits, blo, vin, maïs, bétail, bois, résine, etc.

SU! !a tul|>creuIose bovine, réformée, accordera des subventions plus élevées aux

mettre dC i î pour les indemniser d’abord, el eLuite, leur per¬

mettre d assainir et améliorer leurs étables défectueuses.

Les produits résineux et les bois doivent être revalorisés pour permettre aux sylviculteurs de vivre dignement.

Nous désirons lutter contre les trusts et les compagnies de chemins de fer pour obtenir la diminution du prix de l'électricité, des engrais et des tarifs de transport

Nous sommes partisans d’une caisse d’Etat pour assurer les agriculteurs contre la grêle, la gelée et la calamités atmosphériques.

Nous sommes partisans d’un programme de grands travaux (adduction d’eau potable, construction de chemins, élargissement de chemins, etc.) qui seront exécutés dans chaque commune de France pour remédier au chômage et ranimer F économie nationale.

Nous veillerons au respect des vieilles coutumes et tolérances locales en matière de chasse et de pêche.

Nous sommes toujours partisans du remplacement du permis de chasse par un impôt sur la poudre qui donnera satisfaction à la majorité de nos chasseurs landais.

Dans le domaine social i

Nous assurerons les lois d’assistance et de mutualité existantes. Nous porterons notre attention sur la révision de ia loi sur les assurances sociales, afin que les métayers et résiniers puissent en bénéficier au titre des assurés obligatoires.

Pour les vieillards ayant plus de 60 ans, je suis partisan d’une allocation annuelle de 360 francs qui leur serait accordée au Litre d’exclus des assurances sociales. Le bénéfice des soins médicaux et pharmaceutiques leur ■ sera ainsi assuré et les budgets communaux n auront plus h supporter les frais onéreux de l’assistance médicale gratuite.

Nous défendrons la petite propriété agricole par la diminution des frais de succession et par un large crédit qui devra être alloué par les caisses de crédit agricole.

Nous sommes partisans du salaire minimum pour tous les salariés; ce salaire minimum augmentera leur pouvoir d achat et favorisera de ce fait la revalorisation rapide de tous les produits agricoles*

Tous, ouvriers de villes et ouvriers des champs, sûrs de toute notre sollicitude, acquerront ainsi une puissance d’achat en parallèle avec les possibilités de production.

En matière d’enseignement. ;

Laïcité, égalité devant Fi instruction.

Laïcité, avec liberté absolue de conscience.

Egalité, avec gratuité complète dans tous les degrés, fournitures scolaires comprises.

Défense de la paix :

Collaboration étroite avec tous les pays du monde, qui comme nous, sont ennemis des boucheries humaines criminelles, stupides et inutiles, dans le cadre de la Société des Nations,

EIFort incessant pour passer de la paix armée à la paix désarmée, dans le système des pactes ouverts à tous les pays pacifistes.

Comme ancien combattant, en ce qui concerne toutes les victimes de la guerre 1 0 F 4 - 191 8, je m’engage à faire respecter leurs droits si chèrement acquis, par rétablissement d’une caisse de pensions qui permettra d abolir les néfastes décrets-lois avec leur 13 0/0 de retenue.

Electeurs républicains de la deuxième circonscription de Mont-de-Marsan, n’oubliez pas que Jaurès a dit : « Allez tous vers l’idéal, et comprenez le réel j> « et taisons du neuf pétri d’éternel ».

Pour assurer la marche du progrès, pour faire vivre sur le monde troublé l’idée de paix, placez votre confiance dans le programme de F Union socialiste cl républicaine»

Jamais plus de réaction. Evolution hardie et continue de chaque jour, pour surmonter la crise, pour entreprendre les réformes nécessaires, et pour sauver la paix.

Ce programme, vous le ferez triompher sur mon nom le 26 avril prochain*

Avec confiance j en rangs serrés, vous voterez tous pour la république du hardi progrès social, de la justice et de la progressivité fiscale, en criant comme moi :

Vive la République laïque, démocratique et sociale I

Antoine DU BON Député sortant*

Circonscription de SAINT- SE VER.

M* Pierre FULLY

(Groupe républicain radical et radical-socialiste.) Elu pour la Ve fois le 3 mai 1936*

Cher s Conc i t oy en s ,

Votre représentant à la Chambre des Députés depuis vingt-deux ans, mon éminent ami Pierre Deyris, ne sollicite pas le renouvellement de son mandat* II vous a donné, publiquement èt loyalement les motifs de sa décision dictés par des raisons de haute valeur morale.

À l'unanimité, la Fédération radicale-socialiste des Landes m'a désigné pour porter le drapeau de la République laïque, démocratique et sociale dans 3a bataille sévère qui est engagée.

Certes, je n'ignore pas la lourde responsabilité que j'assume en acceptant cet honneur*

Mais je considère que les hommes de ma génération surtout ne doivent pas déserter les postes de combat que leur assignent l'estime et la foi des militants républicains* Et c'est avec 'fierté que je réponds « présent td à leur appel.

Je ne suis, chez vous, ni pour vous, un étranger. J’habite le département depuis le 13 moi 1919, Dix-sept ans de collaboration administrative comme sous-préfet de Saint-Sever ou de Dax, avec Ions vos élus pourvus d'un mandat communal, départemental ou législatif, confèrent droit de cité* Quatre ans de miseres et de souffrances dans les unités combattantes, deux blessures graves sur les champs de bataille, m'autorisent, en outre, à revendiquer avec force ce droit de cité auprès de mes camarades anciens combattants et mutilés*

Comme beaucoup d entre eux, et, sans en tirer vanité, je suis parti aux frontières sans autre bien à défendre que le patrimoine intellectuel et moral du Pays* Quand on a fait oela, on n’est étranger nulle part en France*

Landais de cteur et d esprit, Landais d'adoption, conseiller général du canton de Montfort, je connais vos besoins et vos intérêts. Fils du peuple, je suis des vôtres.

Yoila pour quelles raisons et dans quelles conditions a été posée ma candidature radL cale-socialiste eL dans quels sentiments je sollicite vos libres suffrages*

Le programme radical- socialiste :

ijC l arti républicain radical-socialiste s est constitué sur les principes mêmes de la grande Révolution de 1789* Sa charte première fut la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen*

Il est l’héritier des Jacobins qui sauvèrent la Nation et fondèrent le première Republia ue R peut être lier de son long passé.

De par ses origines et sa doctrine, le Parti radical-socialiste est un parti populaire,

laïque, national et social, t . . ,

Parti populaire, parce qu’il ne veut reconnaître comme autorité que celle qui vient du

suffrage universel et qui se manifeste par le bulletin de vole.

~ Parti laïque, parce que la liberté de conscience est Pune des libertés individuelles les plus sacrées : s’il reconnaît toutes les croyances, U refuse de se laisser asservir par aucune

Parti national, parce que les radicaux sont pour la Nation unie, organisée et forte, De sont des patriotes et non des nationalistes, Iïssentiellemeiit pacifistes, ils travaillent à l’entente internationale des peuples, au règlement de tous les conflits par l’arbitrage, ce qui doit permettre le désarmement dans la sécurité g-arantie.

Parti social enfin, parce que son programme s’inspire du vrai socialisme français. Il se rattache à celui de Louis Blanc et de Proudhon, mais son socialisme n’admet pas le collectivisme absolu non plus que le communisme.

Les radicaux-socialistes restent attachés à l’idée de la propriété Individuelle parce qu ils considèrent que cette propriété est comme le prolongement de la personnalité humaine et ia meilleure garantie de l’indépendance des travailleurs.

Ils estiment néanmoins que le principe de la propriété privée suppose, dans son application des limites et une réglementation si l’on veut éviter les abus très graves du capila'lismc égoïste dont l’action tend, de plus en plus; à nuire à l’indépendance du pouvoir

républicain. , ,

C’est pourquoi le programme radical-socialiste admet 1 intervention de I lllat pour

rétablir l'équilibre social, pour assurer les droits des travailleurs, pour que la solidarité

s’exerce pleinement, pour que le prolétaire puisse accéder a la propriété.

A ces fins, les radicaux- social i s Les ont toujours défendu les libertés syndicales et 1 action

Corporative. .

Tel est l’idéal de ce grand parti qui doit diriger l’action publique ds tous ses élus cl qui

doit guider leur attitude en face des graves problèmes de l'heure présente République d’abord :

Depuis le 6 février 1934, la République a subi de rudes assauts.

Le pays s’est trouvé dans une situation pré-révolutionnaire.

Les ligues paramilitaires, importation en France des méthodes d’hitlérisme, préparaient ouvertement les grandes manœuvres de la guerre civile.

Mais, le peuple, dans sa souveraineté offensée, s’est dressé contre les factieux.

Le grand rassemblement populaire du 14 juillet a sonné, dans le calme et la dignité, le ralliement de toutes les classés laborieuses et travailleuses, auxquelles, dans un magnifique élan de solidarité, sont venues se joindre les forces d’une grande conscience républicaine réveillée.

Ainsi* toujours, à toutes les heures critiques de son histoire, aussi bien aux jours très lointains où les communes conquéraient leurs libertés contre la féodalité, que sous les révolutions successives, la bourgeoisie libérale et les masses laborieuses, ont fait cause commune pour la défense des libertés politiques et de la République.

Les ligues d’action française, en guerre ouverte contre le régime, ont été dissoutes-

Leur action est momentanément paralysée*

Mais, il reste encore dans ce pays de nombreux éléments factieux. On coupait leur organisation, leurs armements, leurs chefs : on a subi leurs provocations* L heure est venue de mettre un terme à cette campagne permanente de haine et d’excitation qui a déjà provoqué le conflit sanglant du 6 février, et de réduire à l’impuissance et au silence ces fauteurs de troubles et de guerre civile.

Solide dans les esprits ei dans loi cœurs, la République n'admet aucune sommation des partis de réaction.

Vieille terré de îa liberté, la France ne subira pas la loi fasciste.

Défense de la pai k :

Cette question domine tonies les autres. Les événements extérieurs la placent au premier rang des préoccupations gouvernementales.

Le pays veut la paix, mais dans la sécurité et 3a dignité.

La vraie sécurité nationale ne peut résider que dans la solidarité internationale, dans ïe cadre de la Société des Nations qui abrite les politiques pacifiques de 3a Grande-Bretagne, de l’U, R. S, S. cl de la Petite Entente.

L'action collective des peuples groupés dans la Société des Nations doit être organisée, de façon à empêcher ou à arrêter une guerre d'agression. C'est l'intérêt évident de toutes les na lions pacifistes.

Laisser détruire la Société des Natiorfs ou laisser sou pacte inappliqué, ceâ priver délibérément la France des appuis indispensables a sa défense, La loi internationale doit être respectée, de même que doit être respectée la doctrine de îa paix indivisible.

Fidèle à cette doctrine, qui est celle de mon parti, je suis pour le triomphe de la grande idée morale : la défense de la victime contre l’agresseur, par des pactes d'assistance mutuelle,

inspirée de celle des grands hommes d'Etat : Aristide Briand, Edouard Herriot, Paul- Boncour, cette politique est la seule à pouvoir établir la paix définitive entre les peuples*

LUe s oppose nettement à la conception des nationalistes attardés dans des formules périmées, comme par exemple, le système des alliances d'avant guerre, qui avaient pour but d établir en Europe un équilibre des forces par la course aux armements.

Rejetant cette conception de 3a vieille diplomatie, avec ses marchandages, ses pourboires et trames secrètes, ainsi que fia magistralement définie le Président Edouard Herriot, je suis, par contre, partisan d'un effort incessant pour passer de la paix armée h la paix désarmée, d'abord par une convention de limitation, puis par la réduction générale, simultanée et contrôlée des armements,

La France doit, reprendre sa noble mission de guider les peuples dans 3a voie du progrès et, notamment, de la paix comme au lemps d’Aristide Briand.

Rénovation économique, problème financier :

La crise économique pèse lourdement sur toutes les branches de l’activité nationale* Le pays traverse une difficile période de transformation économique.

Les problèmes les plus angoissants, les plus délicats et les plus urgents vont se poser demain devant la nouvelle Chambre ; une de ses préoccupations essentielles devr a être de remédier aux maux dont souffre la grande majorité des agriculteurs, des industriels et des commerçants.

Il incombe â notre Parti, émanation depuis si longtemps de îa volonté paysanne, de tout tenter pour être encore digne de représenter les populations rurales.

La situation économique actuelle appelle dans notre pays des réformes profondes de structure, Ud

Nous vivons encore sous le régime de la loi de l’offre et de la demande^ faussée dans son fonctionnement par l'action des puissances conservatrices,

11 est grand temps d'adapter des méthodes nouvelles à cette situation exceptionnelle d’anarchie économique.

Le Parti radical-socialiste et les partis de gauche pensent, qu'il faut entrer résolument dans la voie de l’économie dirigée.

Je suis partisan du renforcement de l1 autorité du Conseil national économique par une représentation plus large et plus judicieuse de scs membres, choisis dans les diverses

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branches de la production nationale. Il appartiendra à cet organisme de donner au Parlement et au Gouvernement ses avis éclairés et compétents sur toutes les questions se

rattachant à la situation économique du pays.

Des réformes profondes, immédiates, s’imposent pour briser les manœuvres des congrégations économiques qui n’ont pu se constituer que par l’entente occulte de la haute

Finance avec les magnats des industries-clefs et des oligarchies financières.

A cet égard, le statut de la Banque de France — société anonyme — doit être révisé

d'urgence. . ,

Les deux cents plus gros actionnaires. si dédaigneusement flétris pur le Président

Daladier, les deux cents familles ne doivent plus élire le Conseil de régence et dicter la loi économique et financière du pays. I„a Banque de France devenant la banque de la France devra désormais venir en aide à l’Etat d’une manière plus complète et plus loyaliste Une loi spéciale fixera les modalités du celte collaboration de notre Institut d'émission après avis du Conseil supérieur du crédit.

Ainsi seront brisées; toutes les dictatures économiques et évitées « les crises de confiance ».

Cette réforme du statut de la Banque de France conditionne toutes les autres mesures d'assainissement

L’agriculture doit être vigoureusement protégée et efficacement défendue. Lune des lâches du Gouvernement sera de revaloriser les produits agricoles caria prospérité de I agriculture est à J a base de la prospérité du pays.

Il conviendra, en outre, de réorganiser le crédit et de lutter victorieusement contre les écumeurs de r épargne. Un contrôle sévère du bilan des sociétés anonymes et des pouvoirs de leurs administrateurs s’impose sans délai.

Les [arils de transport, teux des grandes compagnies bénéficiaires des monopoles de fait pour la vente des engrais, de l’eau, du gaz, de l'électricité, etc., devront subir de sévères réductions.

Un Gouvernement démocratique aura demain le rude devoir de résorber le chômage en donnant une activité nouvelle à la vie industrielle cl commerciale par la mise en œuvre de grands travaux de toute nature, équitablement répartis dans le pays et judicieusement financés.

L'assainissement financier à pour condition essentielle l’équilibre des dépenses et des recettes. De là dépendent, en effet, le crédit public et aussi la saine monnaie*

Passé certaines limites, l'impôt n’est plus qu’un instrument de spoliation* Les impôts trop lourds sont une preuve certaine de démoralisation publique.

Notre régime fiscal doit être refondu : une contribution effective au redressement financier devra être demandée aux privilégiés de la fortune en réalisant Ta justice fiscale et n’exigeant plus des retraités, des petits fonctionnaires, dos anciens combattants et mutilés des sacrifices au-dersus de leurs moyens* Les droits des victimes de la guerre, instamment, devront être intégralement et immédiatement rétablis par la création de la Laisse autonome des pensions : la répression énergique de la fraude devra etre poursuivie, par tous les moyens el surtout par rétablissement de la carte d’identité fiscale*

Par une détente appropriée, nous voulons soulager la production d un excès de taxations, obtenir la réduction des charges qui pèsent sur le commerce, 1 industrie et I artisanal, réaliser l’augmenta lion du pouvoir d'achat des masses et lu mise en circulation des capitaux.

Questions régionales et locales :

Dans le cadre régional et local; j'estime qu’un gros effort doit être accompli pour créer et développer les coopératives, les syndicats et fonder une fédération des coopératives agricoles landaises* A notre époque de déséquilibre économique, Le salut esL dans le groupement et la coordination de toutes les activités productrices*

Le statut du métayage doit devenir demain une réalité. Le métayer doit avoir de plus

grandes possibilités d’accéder à k petite propriété : cette réforme que d'aucuns critiquent s accomplira sans heurt, dans la légalité. Il faut, en outre, que le méLayer bénéficie comme tous les autres travailleurs des lois sociales votées en leur faveur, notamment de la loi sur les accidents du travail et de k loi sur les assurances sociales,

Enfin; les questions de tuberculose bovine, de plantations de tabac, d’aménagement et de construction des voies de communication, le développement des adductions d’eau potable et des amenées d'eau agricole, Passai nissement des bourgs, le respect des tolérances ancestrales concernant la chasse et la pêche, retiendront toute mon attention.

Le Parti radical-socialiste et la démoccatie dont les destinées se confondent, doivent avant tout, s'ils veulent vivre, combattre la misère et compléter notre législation sociale* Tous leurs efforts doivent tendre à améliorer les conditions de travail et d’existence des travailleurs, ils doivent aide, protection et assistance aux faibles et aux déshérités.

Comment ne pas être préoccupé enfin de la situation angoissante où se débat, notre jeunesse? L'école de k République lui a enseigné la dignité du travail. Le travail doit devenir pour elle une réalité et il est (emps de créer des débouchés â son activité déhordan! g.

Cette action urgente, indispensable pour fortifier rattachement de la grande masse populaire adx formes démocratique sera la mienne si vous me faites l’honneur de m’accorder votre confiance.

Le message du radicalisme :

Tel est, chers Concitoyens, le programme que je soumets à vos hautes et libres consciences*

Porteur du message du radicalisme dans 1a circonscription de Sain LSe ver, je fais appel a tous les républicains et démocrates sincères, pour mener, à mes côtés, la lutte décisive contre les factieux et k réaction/ ~"v'

L’union des gauches a déjà sauvé la République au temps de Waldeck- Rousseau. Elle 1 a sauvee le 14 juillet dernier sous le signe symbolique du Rassemblement populaire*

Républicains et démocrates, unissez-vous autour de ce programme eL de ce drapeau pour restaurer l’autorité républicaine dei’Etat et hâter l’heure dos grandes réformes économiques et sociales.

Ici comme ailleurs, la lutte se déroule entre républicains et réactionnaires* Rouges contre blancs, suivant l'éternelle formule qui n’a jamais été aussi vraie et aussi nécessaire qu'aujourd'lmi.

J attends votre verdict avec confiance.

Contre la guerre et le facisme*

Pour le pain, k liberté et k paix î

Vive la circonscription de Saint-Sever !

Vive la République laïque, démocratique, sociale et pacifique !

Pi eu re FU LL Y Ancien préfet*

Conseiller général de Monlfort.

Vice-Président de la Fédération des combattants républicaine. Légion d’honneur. — Croix de . guerre.

Candidat républicain radicabsocialùste.

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