LOIR-ET-CHER
lrc circonscription de BLOIS-
M. Emile LAURENS (Groupe républicain radical et radical-socialiste,)
Élu pour la lre fois le 31 mars 1935- — Réélu le 3 mai 1936*
Mes chers concitoyens,
Il y a un an, à pareille époque, j’avais pour la première fois l’honneur de solliciter vos suffrages.
La situation que j’avais consenti à affronter, au nom du Parti républicain, était particulièrement difficile. Il s’agissait de remplacer à la Chambre des Députés mon éminent ami Camille Chautemps dont l’élection au Sénat laissait un grand vide dans la lre circonscription. Contre le candidat honoré de son amitié, ses implacables adversaires, maintenant confondus, menaient une campagne violente et passionnée.
Ils avaient fait appel à un agitateur que ses outrances avaient rendu célèbre et qui, il faut le reconnaître, était parvenu à jeter le trouble dans bien des esprits. A la faveur de la crise agricole, alors dans sa pleine acuité, il réussissait à dissimuler habilement ses buts \ politiques anti-républicains sous le masque facile de la démagogie agraire.
En face d’une si dangereuse propagande, je venais k vous très modestement: encore peu connu à la campagne, j'invoquais devant vous mes origines paysannes, 1 humble famille de dix enfants dont j’étais issu ; j’évoquais pour beaucoup d'entre vous les souffrances de la guerre supportées en commun ; je rappelais enfin que pendant vingt-cinq ans, au collège de Blois et à l’École d’agriculture d’hiver, je m'étais consacré avec dévouement et affection à féducation de vos enfants.
Au point de vue général, je m’efforçais de faire comprendre aux agriculteurs que 1 agitation stérile et la discorde civile, prêchées par mon concurrent, seraient néfastes à leurs intérêts et je faisais ardemment appel à tous les républicains pour briser une’ redoutable coalition fomentée par tous les ennemis de la liberté.
En dépit des énormes moyens de propagande, de pression et d’argent déployés contre moi, vous m'avez entendu, vous m’avez fait confiance, contre le représentant de toutes les forces de réaction de ce pays, au simple militant local que j'étais, à 1 homme séiieux qui habitait au milieu de vous depuis de longues années et vous avait déjà donné les preuves de son désintéressement civique. C’est ainsi que, le 31 mars 1 935, par le nombre important de 8,628 suffrages, vous avez fait de moi le député de notre circonscription.
Mon action parlementaire':
Cette grande victoire républicaine, remportée par vous sur mon nom et qui a eu dans tout le pays un heureux retentissement, me créait envers vous un devoir de gratitude auquel je suis demeuré fidèle. Depuis un an, je me suis efforcé de remplir de mon mieux, avec toute ma conscience, le mandat dont vous m’aviez honoré et aujourd'hui, après cette première épreuve, je viens me soumettre de nouveau à votre libre jugement,
.fe le Tais en toute confiance, car jTai la fierté de pouvoir affirmer que jvai pleinement respecté tous mes engagements envers vous.
A titre personnel, j’ai continué, comme je le faisais déjà aux côtes de Camille Chautemps, à rendre service à tous, recevant tous ceux qui pouvaient avoir besoin de moi, me rendant le plus souvent possible dans nos communes, me mêlant à ia vie locale et pénétrant peu à peu l'âme de notre laborieuse population.
De même j’ai défendu avec toute mon énergie les intérêts commerciaux et agricoles de ^arrondissement en plein accord avec les associations professionnelles, estimant que la prospérité du pays ne peut pas naître des divisions politiques que certains tentent d'introduire dans les milieux ruraux, mais seulement de la loyale collaboration des représentants des producteurs avec les élus et les pouvoirs publics.
Enfin, dans l'ordre politique, je suis demeuré constamment fidèle aux décisions du grand parti au 110m duquel je m’étais présenté à vos suffrages,
L 'ce v v re lécj islat ive .
Politique financière ;
Lorsque je suis arrivé à la Chambre, la situation politique était infiniment confuse et difficile. En dépit des efforts répétés d’économie des gouvernements successifs, le déficit du budget renaissait sans fin du fait de la réduction des recettes provoquée par PaggravaLion de la crise economique et i! se doublait d une crise de trésorerie. La sécurité monétaire du pays était menacée, 1 instabilité ministérielle recommençait, le trouble était dans les esprits.
Dans ces graves circonstances, avec la grande majorité de la Chambre, je n’ai pas cru possible de refuser mon concours à l’effort de redressement tenté parle Gouvernement. Mais je nie suis personnellement et activement associe à toutes les démarches entreprises par le groupe radical pour « humaniser » aussitôt que possible les décrets-lois et améliorer îa condition des petits fonctionnaires, des cheminots, des modestes retraités, de toutes les catégories les plus humbles et les plus dignes de la sollicitude publique. En menant cette action en leur faveur, j ai conscience d avoir plus efficacement servi leur cause qu'en prenant une attitude d intransigeance qui n aurait abouti, pour eux, à aucun résultat pratique, La plupart d’entre eux me connaissent assez, au reste, pour savoir que je n’ai été inspiré que par le souci de leur véritable intérêt.
C’est qu'çn. effet, mes chers concitoyens, il ne faut pas perdre de vue la nécessité d é\ iler les manipulations monétaires qui no peuvent profiter qu’aux spéculateurs et qui seraient pour les classes laborieuses une cause de ruine.
Politique économique :
L est dans le meme but de protéger le travail national contre les abus de toutes natures par lesquels on 1 exploite que je me sais déjà attaché et que je m’attacherai encore dans 1 avenir, si vous me faites l honneur de me réélire, à toutes les mesures destinées à libérer les producteurs, paysans, ouvriers, artisans, commerçants, industriels, des entraves et de la tutelle que fait peser sur eux un injuste régime économique et social qui permet à quelques privilégiés de conserver ou d accroître d excessifs profils au milieu de la détresse générale.
Déjà le 1 ar le ment vient de voter la réorganisation du Conseil national économique
depuis longtemps réclamée par les républicains : Désormais la profession organisée dirigera elle^même la production avec compétence par ses représentants qualifiés, et réalisera les ententes et les conciliations nécessaires sous le contrôle de l'État souverain, qui doit arbitrer, en dernière analyse, les conflits du -travail au nom de l'intérêt collectif.
A l’abri de ce régime nouveau et fécond, il sera possible de discipliner la production, de l'accroître, de réduire le poids des charges diverses qui pèsent sur elle et de lui retrouver des débouchés au dehors, en même temps que de résorber le chômage et de rendre à une jeunesse inquiète le légitime espoir d'une activité nouvelle. Détente fiscale, abaissement du taux de l'intérêt, réorganisation des transports, grands travaux publics portant la vie dans les campagnes, réduction de la durée du travail, tels sont quelques-uns des aspects de cette grande oeuvre de redressement économique et de progrès social.
Politique agricole :
Déjà , par la méthode que je préconisais Fan dernier, de la collaboration entre les associations agricoles et les pouvoirs publics, nous avons pu obtenir, au profit des cultivateurs une incontestable amélioration de la crise qui les accablait. Les marchés de la plupart des denrées, en particulier ceux du blé et du vin, ont été partiellement assainis. Grâce aux mesures prises pour l’écoulement du stock excédentaire et à l’heureux essor de la coopération agricole, le quintal de blé qui était tombé à 50 francs au début de la campagne s'est élevé à près de 100 francs. De même, par le blocage et la distillation, le cours des vins est passé en quelques mors de 4 francs à 7 fr. 75 le degré. Enfin, les dettes rurales, qui pesaient si lourdement sur tant de cultivateurs, notamment sur les plus jeunes, viennent d'être aménagées par une loi dont les bienfaits se feront prochainement sentir.
Certes, on ne peut pas dire que la crise agricole soit définitivement résolue, mais on est en droit néanmoins d’affirmer que les agriculteurs de notre arrondissement ont eu raison d’écarLer les prêcheurs de révoltes stériles eide faire confiance à l’union, seule féconde, de leurs associations avec les élus parlemenïaires, pour une action de salut menée en commun dans la concorde sociale. Voire député sortant est fondé, en soulignant les résultats déjà obtenus, à vous demander de lui faire confiance pour l'avenir et de poursuivre, avec lui, en pleine cordialité, l'œuvre commencée.
Dans tous les domaines, défense du petit commerce si lourdement frappé, de l’artisanaf, dont le travail de qualité a une portée si hautement sociale, des retraités, des anciens combattants, dont les droits légitimés doivent être respectés, il importe de poursuivre désormais avec une vigueur accrue la lutte contre le chômage et la misère, la résurrection de la production nationale et d assurer à notre peuple le droit au travail et à la vie.
Cette tâche économique est la meilleure garantie de la paix sociale, car les propagandes de révolte par lesquelles on s’efforce de dresser les Français les uns contre les autres seraient bien vite sans objet, si elles ne trouvaient plus do misère à exploiter. GTest en effet une des tristesses de notre époque de voir remettre en cause, à la faveur de l’irritation des esprits, le principe même des institutions de liberté.
Au cours de l'année parlementaire qui vient de s’écouler, ce fut une de nos préoccupations constantes de veiller au maintien de l'ordre public. Pour la première fois depuis la fondation de la République, nous avons vu des hommes se rassembler, non plus pour défendre librement des doctrines, mais pour organiser des formations militaires, armer les citoyens, leur prêcher la haine et le mépris de la démocratie et de ses chefs, les inviter k monter à 1 assaut du régime pour le remplacera l’instar des dictatures étrangères, par on ne
sait quel régime d autorité contraire à tous les sentiments eL à toutes les traditions de notre pays.
Devant de telles menaces, je n'ai jamais hésité, comme j'en avais pris l'engagement devant vous, à réclamer le maintien énergique de la paix civique, le désarmement et la dis-
solution de toutes les ligues qui font appel à la violence. Si je reste votre élu, vous pouvez compter sur moi pour demeurer fidèle à celte pensée et demander au Gouvernement d en finir avec les trublions et d'assurer sans délai le triomphe du droit républicain sur les menaces du fascisme et de la réaction
C'est du péril que faisait courir à la liberté cet intolérable déchaînement des passions partisanes, qu'est né ce rassemblement populaire qui unit dans des manifestations communes tous les partis de gauche et qu'il importe de définir avec clarté pour répondre à des polémiques malveillantes et éviter des malentendus.
Il ^ s’agit, pour aucun parti , d’aliéner sa liberté t chacun présente ses candidats et défend contre les autres sa propre doctrine, mais au second tour de scrutin, en face du bloc nationaliste, selon les traditions anciennes de la discipline républicaine, les gauches s’unissent à leur tour autour du candidat le plus favorise, et rassemblent tous ceux qui veulent défendre la République et la liberté, contre ceux qui rêvent de les détruire. C'est dans cet esprit que pour ma part, représentant loyalement dans l'élection, comme Tannée dernière, le parti républicain radical et radical-socialiste, je souhaite ardemment de grouper autour de moi tous les sincères républicains pour le salut et le progrès de la démocratie.
Politique extérieure :
Mais il serait vain de donner au peuple le pain et la liberté, si 1 on ne pouvait en même temps lui assurer le bien supérieur à tous qu'est la paix et si Ton ne pouvait garantir contre la menace étrangère la sécurité de nos foyers. Sur ce point encore Tannée parlemen taire que je viens de vivre a été fertile en émotions et en angoisses. La guerre italo-éthiopicnne, le pacte franco-soviétique et la violation par l’ Allemagne de la zone démilitarisée du Rhin ont posé de redoutables problèmes dont la solution pèsera longtemps sur l'avenir de la France et de l'Europe. *
Alors que îa politique étrangère devait être conduite dans une atmosphère de concorde nationale, elle a été trop souvent obscurcie par les passions partisanes. Au lieu de songer aux seuls intérêts de la France, trop d’hommes commettent la faute de se déterminer d’après la sympathie ou l'aversion que leur inspirent les hommes ou les partis qui dirigent d'autres nations.
Il importe que notre peuple conserve son sang-froid et aide notre Gouvernement, qui remplit tout son devoir envers la Patrie et envers la paix, à tirer d’une situation délicate !e maximum de sécurité pour notre pays.
Pour moi j j'ai défendu par mes votes — et j’y reste fidèle — la politique française traditionnelle de l'organisation de la sécurité collective dans cadre de la S. D. N.
D'aucuns nous prêchent T entente avec T Allemagne, Cette entente serait, certes, hautetement désirable, nul n’en doute. Mais il est permis de juger le moment inopportun de négocier sous la menace avec un dictateur qui prétend imposer sa loi au lendemain d'une violation cynique des traités librement consentis par lui. Si Hitler souhaite sincèrement la paix, comment refuserait-il d'en causer à Genève, avec toutes les nations pacifiques et sous leur commun contrôle?
Qu'on le veuille ou non, la paix en Europe est indivisible etelle ne peut se fonder, avec la puissance de notre propre défense nationale, qu'il ne faut pas affaiblir, que sur des pactes collectifs d'assistance mutuelle contre toute agression, sur une limitation réciproque des armements et sur un rapprochement économique. Tel est le but du plan de paix que notre Gouvernement vient d'offrir aux méditations des autres puissances comme une contribution de la raison française à l'instauration d'un ordre nouveau entre tous les peuples pacifiques.
Conclusion :
Ainsi, mes eher.s concitoyens, je viens de vous rendre compte en détail de mon activité parlementaire depuis que vous m'avez fait l'honneur de m'élire et de vous exposer « chemin faisant » mon programme d'avenir. Get entretien familier à été long, mais vous me le par-
partout, accueil, vous se
înnnere/ car i'ai voulu qu’il lut complet et sincère. Vous êtes maintenant à même de me ■Zr et de du e si j’ai répondu par mes actes à votre attente et si je suis toujours vos veux du mandat que vous m’avez fait 1 honneur de me confier. ^ ^
Wès les visites que je viens de laine dans toutes vos communes, ou j ai reçu,
' même de ceux qui ne pensent pas comme moi, le plus courtois et le plus cordial pai Jieu de croire que l’harmonie subsiste entre nous et que la majorité d entre
rend compte que je me suis efforcé de vous représenter avec activité, avec conscience, et
iver désintéressement. .
Si vous confirmez ce jugement dimanche prochain par vos suffrages, vous pouvez etre
assurés que je continuerai à me consacrer de toutes mes forces à la représentation de notre belle circonscription, à la défense des droits et des légitimes intérêts de tous ceux qui tiavaillent au service passionné de la France, de la démocratie et de la paix.
Vive la lre circonscription de Blois !
Vive la France républicaine, laïque, démocratique et sociale !
Émile LAURENS Député sortant.
Soc ré taire général de la fédération radicale dé Loiret -Cher. Candidat d'union des républicains-
2S circonscription do HLQI8*
M. R o beht M A U G E II
Elu pour 1a tr0 fois le 8 mai 1932. — Réélu le 26 avril 1936.
(Voir le programme du parti socialiste S. F. I. 0.,p. 3.)
Mes chers concitoyens, mes chers amis,
Je viens solliciter de vous le renouvellement de mon mandat que, depuis quatre ans, je
tiens de votre confiance. , .
Le souci constant que j’ai eu de répondre à cette confiance par mes actes la fidélité
aussi dont vous m’avez donné tant de témoignages éclatants, me dispenseront de ongues
déclarations. , , , * *
Tout jeune, je suis entré dans la vie publique et, partout où vous m avez placé, je cr
avoir bien servi les intérêts dont j’ai eu la charge*
Vous m'avez vu à l’œuvre depuis de longues années comme maire de Contres ma ville
natale, comme conseiller général, comme député. Vous avez pu, depuis le début de ma vlc politique, suivre au jour le jour, les manifestations d’une activité que je n ai jamais cesse de
consacrer au bien public et à mes compatriotes. . .1T
J’ai défendu vos intérêts collectifs et personnels comme député et comme couse, lier général ; je les ai défendus avec une énergie farouche, de meme que les intérêts e vos communes et de vos cantons.
Mais, par dessous tout, j'ai conscience d'avoir bien servi l'intérêt général de la France el 1 intérêt supérieur de la République que je place au-dessus de tout.
Je viens, en faisant une tournée de conférences dans notre ci réinscription, d’éprouver le réconfort d'une douce satisfaction :
Tous les conseillers généraux, les conseillers d’arrondissement, les maires, les militants et tous les républicains ont bien voulu se trouver à mes côtés ; ils m’ont fait le grand honneur de rendre hommage a ce que j'avais fait, et en particulier pour la viticulture de notre région.
Quel grand réconfort pour Te lu de la démocratie que je suis.
Le peuple des Côtes du Cher et du Val de Loire est véritablement admirable et je le remercie de sa confiance, de son affection et de sa reconnaissance.
Aujourd’hui, en venant solliciter le renouvellement du mandat que vous m'avez confié, je puis dire et affirmer que je me suis efforcé, durant la législature qui s’achève, de suivre la roule que je me suis tracée en 1932.
Ceux qui m'ont vu à Fœuvre savent que n'y ai jamais failli.
Etre représentant du peuple n'est pas un titre honorifique, c'est une tâche vaste et accablante si on veut la prendre à cœur comme je m'y suis efforcé.
A celte constance dans la tache essentielle d’un élu, j’ai voulu ajouter le respect d'une obligation que comportent les suffrages qui m'ont désigné : la loyauté de l'attitude politique.
A cet égard, je crois pouvoir me rendre cette justice que je n'ai pas démenti l’attente des républicains.
Appartenant à un parti de gauche, élu par une majorité de gauche, j'ai observé non seulement la rectitude d'une conscience profondément attachée à ses convictions démocratiques, mais encore le vœu même de ceux qui m'ont investi.
Secrétaire de la Commission de l'agriculture de la Chambre, j'ai soutenu de mes votes, en toutes occasions, les propositions favorables aux agriculteurs.
Membre de l’importante Commission interministérielle de la viticulture, j'ai pris une part active aux discussions des lois de 1933 et de décembre 1934. Sur se terrain de la défense de la viticulture, comme sur les autres, on n'a pas une seule défaillance à me reprocher.
A la tribune de la Chambre, qui ne m'a pas été plus difficile à affronter que tout autre, j’ai été, vignerons, votre porte-parole et votre défenseur.
J ai dit, quand il l'a fallu, les vérités qu'il fallait.
Je connais vos intérêts parce que c'est auprès de vous que je m'en suis informé.
Pendant quatre ans, vous m'avez vu chez vous, dans vos communes, accomplissant ma lâche tranquillement st simplement.
Et je puis dire qu’il n est pas une commune, pas un hameau, où je ne compte des amitiés solides, qu'il n’est pas un homme, fût-il mon pire ennemi, à qui mon concours ait été refusé.
Pas un appel qui m'ait laissé indifférent.
Pas une cause juste qui n’ait êLé défendue.
J ai rendu compte de mon mandat, chaque année et dans chaque commune, comme je l'avais promis.
Mon programme ,
Domaine international :
Préserver la, paix par l’application loyale du pacte de la SociéLé des Nations et par l’initiative du Gouvernement français pour reprendre les travaux de la Conférence de Genève et faire aboutir l’idée chère de notre compatriote et ami Paul-Boncour r la sécurité et l’arbi- (rage par la Société des Nations ;
Nationalisation des fabrications privées des armes.
Protection de l'épargne :
Pour préserver la souveraineté de l’Ftat démocratique contre les usurpations politiques du grand capital, il faut ; nationaliser la Banque de France, les établissements de crédit et les grandes industries monopolisées ; assurances privées, transports, engrais, pétrole, c'està-dire protéger le producteur et le consommateur contre les consortiums de finance, de grand négoce et de haute industrie, ainsi que la petite épargne, abandonnée au pillage des écumeurs et des manieurs d'argent
Anciens combattants :
La loi créant la carte du combattant a créé de nombreuses injustices dont :
Exclusion de la carte du combattant aux vieilles classes des unités du train des équipages, formations territoriales du génie, bataillons de travailleurs dont un certain nombre sont encore exclus.
Défense des libertés républicaines :
Il faut défendre les libertés démocratiques contre le fascisme et rétablir la souveraineté populaire, c’est-à-dire le désarmement et la dissolution des ligues paramilitaires, fauteurs de trouble, de désordre et de guerre civile.
Travaux ;
Assurer du Lravail à ceux qui ne disposent que de leur travail pour vivre, par l'entreprise de grands travaux : élargissement des routes et chaussées, construction d’écoles, sanatoriums, etc.
Du travail aux chômeurs.
Des débouchés aux agriculteurs et viticulteurs.
Des clients aux producteurs et commerçants.
La sécurité aux épargnants.
La garantie du lendemain à tous.
Citoyens, mes chers amis,
Je connais cette circonscription qui m a vu naître et dans laquelle j al toujours vécu.
J osé affirmer, que mieux que quiconque, tout m y attache et m y rattache . ma famille, mes amis et tous mes souvenirs aussi.
Je connais ses besoins et je la servirai demain avec l'expérience acquise, comme je Fai servie hier de tout mon cœur et do toute mon énergie.
Quand, durant quatre années, on a apporté au service du peuple le meilleur de soimême.
Quand on a conscience d'avoir en toute heure et en tout lieu, défendu sa cause.
Quand on sent autour de soi l’émouvante aileetion de ses amis et le respect de ses adversaires de bonne foi, on ne redoute pas, on ne quémande pas les suffrages du peuple.
Le peuple est juge, le peuple est libre et le peuple est juste aussi.
Toutefois, trompé par une presse qui souvent déshonore l'intelligence et défie 1 honnêteté et la bonne fol, l'on peut craindre que la vérité lui échappe parfois.
M es amis,
Je veux enfin conclure,
La situation dans notre circonscription est très nette, vous le savez.
D'un côté, les hommes de l'avenir, les républicains, les radicaux et les socialistos fraternellement unis, guidés par le sentiment de la justice, tous dévoués pour le meme idéaL
De l’autre côté, les hommes du passé, les hobereau,., la réaction et le fascisme avec leurs égoïsmes, leurs méthodes de hlulf et de violence 3 e
Rouges contre blancs, telle est une fols de plus la caractéristique de cette bataille Battre la reaction la plus blanche et la plus Heurdelysée, tel est, amis républicains
radicaux et socialistes, notre mot d'ordre. punncains,
Rn 1932, dans la 2e circonscription, la réaction a été battue
sera ïralée !née’ ^ SeU,emeDt ^ ^ le tour de scrutin elle
Lisez, citoyens, dans le calme de votre foyer, cc que vous écrit un homme qui peut se uc votre ami, qui fut simple et reste simple, qui n’a d’autre ambition que de loir les loyers de ceux qui travaillent plus heureux et aussi les mères moins inquiètes.
Robert MAUGER Député sortant.
M-Jire de Contres-. — Conseiller général.
Vice -Président du BIcc cia petit commerce,
Secrétaire rie la. Commission de l'agriculture de la Chambre. Membre de la Commission interministérielle de la viticulture. Candidat des gauches et de tous les vrais républicains.
Circonscription de ROMORANTIN.
M. Kléber BEA U G RAM)
(Groupe *ocîa liste.)
Elu pour la fois ]e 3 mai 1936.
(Voir le programme du Parti socialiste S. F. I. O,
Il faut prendre le pouvoir.
en gendré° pou Mes "cfa sses* 1 a ^ ^ l” pIUS frag‘que9 ausPices- La crise économique
"fen rnger iïpf::t 1,ïae? racent.ies iiheriés ^ lz:
volonté de sauver la paix et U liberté d^hommeï”' ^ V‘'leS ** ^ ChampS’ manifeste sa
II ne faut pas oue^ceüo 6 .ramporte.ra lea 26 avnl et 3 mai prochains une grande victoire. H faut que U coalition MeT* TV*™ endcmain’ et Pour ceIa i] faut prendre le pouvoir, mentale qui assurera „en 1 d“ Pfrtf de gauche devienne une coalition gouverne-
populaire. “ P ^ q"a 3113 3 f°rCe et la 8labilité d™ Gouvernement de Front
le pou v^pVtou i o u ^ ^ SOCiall.ste d a™ir tout sacrifié à l’ambition de prendre les privilèges des oli ** p m qi! 1 110 Participerait qu’à un gouvernement décidé à briser privilèges de. olls-arch,e. ,u. prtl8v.nl 1. travail de, hommes, chaque année.
25 a 30 milliards. Aujourd'hui, cette condition est remplie. Trois grands partis ont établi et signé en collaboration avec de grandes organisations ouvrières, un programme qui brisera 3es puissances d'argent, 11 reste à le réaliser.
Or, on ne réalise qu’au pouvoir. Sans doute le Front populaire victorieux verra-t-il se dresser contre lui toutes les forces de conservation sociale. Les banques déclencheront la panique financière, les Croix de Feu tenteront peut-être un coup de force. Pour faire face au danger, il faudra s'appuyer sur les masses travailleuses organisées dans leurs partis et leurs syndicats. Mais il importe aussi de saisir les leviers, de commande pour réaliser la volonté du suffrage universel en utilisant les forces coercitives de T Etat,
Le devoir d’aller au pouvoir est d’autant plus impérieux que le Front populaire n’a pas le droit d’échouer, La démocratie joue cette année sa dernière carte.
En 1934, quand les ligues eurent mis en échec le pouvoir universel, elles confièrent le pouvoir à M. Doumergue, M, Doumergue, derrière qui se dissimulaient Tardieu et Laval, a esquissé une tentative de révision constitutionnelle qui mettait en danger la démocratie, 11 n’a pas osé la poursuivre.
Aujourd’hui, la situation a changé. Le capitalisme, accule à la ruine et à la faillite, ïThésitera pas à jeter bas son masque de démocratie. Si le Front populaire ne prend pas le pouvoir, le pire fascisme s’y installera. Et le fascisme ce n’est pas seulement l’insuffisant colonel de la Rocque, derrière lui se profile l’ombre ministre de M. André Tardieu, l'homme des pires aventures qui, en quittant le Parlement, a écrit qu’il se réservait pour une autre tâche.
11 faut donc occuper le pouvoir pour le soustraire au fascisme et aussi pour y assurer Tceuvre de transformation sociale qui, en supprimant la crise, lui barrera définitivement la route.
Mais il est évident que cette tâche réclamera des forces neuves capables d exécuter sans faiblesse les volontés du suffrage universel. Si les radicaux vont seuls au pouvoir, nous pourrions tout redouter de leur isolement.
Le Parti socialisLe prend donc ses responsabilités. R réclame le pouvoir. 11 réclame, dans un gouvernement de Front populaire, sa part du pouvoir pour en être l'animateur. Son influence dépendra du nombre de ses députés et par conséquent du nombre de ses électeurs.
O est pourquoi :
Si vous voulez la victoire électorale du Front populaire ;
Si vous voulez surtout que ne recommencent pas les tristes expériences de 1926 et de 1934 ;
Si vous voulez qu’un gouvernement de Front populaire sauve la paix, le pain, la liberté ;
Si vous voulez que le fascisme qui apporte avec lui T esclavage, la misère et la guerre ne passe pas en France ;
11 faut voter socialiste î
Ce que fera le Parti socialiste*