‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 75 sur 186 · LOIRE (HAUTE · texte numérisé non relu

LOIRE (HAUTE

Circonscription de RR1GUDE,

M. Maurice THIOLAS (Groupe socialiste.)

Élu pour la lte fois le 9 avril 1933. — Réélu le 26 avril 1936.

(Voir le programme du Parti socialiste S.F.I.O, p. 3.)

Citoyen et cher Compatriote,

Désigné par l’unanimité des membres de la Fédération socialiste de la piaule-Loire à laquelle j’appartiens, désigné par les divers comités cantonaux et locaux repub mains < c l’Union des gauches et du Rassemblement populaire, désigné parles divers Partis républicains et notamment par les Comités radicaux-socialistes, je sollicite le renouvellement de

mon mandat* A rr

Vous me connaissez. Enfant du peuple et enfant du pays, je suis des vôtres. Toute mon

existence s’est écoulée dans cel arrondissement où je suis né, que je n’ai jamais quille et dont je connais tous les villages, comme je sais les divers besoins.

Elu en 1933, en remplacement du regretté citoyen Fayolle, j ai consacre depuis trois ans mon activité de tous les instants à vous servir du mieux que je l’ai pu, malgré les difficultés de la crise générale et la présence au pouvoir de Gouvernements trop souvent aux ordres des 200 familles qui gouvernent et exploitent 40 millions de producteurs et de trava illeurs français.

Je n'ai jamais pris un jour de congé, suivi tous les travaux parlementaires, pris mes responsabilités dans tous mes votes, intervenu à la tribune chaque lois que cela m a paru nécessaire pour vous défendre.

Je me suis tenu en contact avec vous. Vous avez pu me rencontrer les samedis a Brioude ou de passage dans vos communes. Je n’ai refusé un service aux collectivites locales non plus qu’à l’un quelconque de mes concitoyens, qu’il soit un ami politique ou un adversaire* Je ne me suis pas enrichi de mon mandat.* «Tai dépensé mon temps comme mes modestes ressources à vous servir et à vous être utile*

Mes opinions politiques :

Vous les connaissez. Je suis socialiste parce que je suis l’ami des humbles, des déshérités, de tous ceux qui travaillent. Je suis d’abord républicain, parce que je suis

attache aux libertés et que je conserve fidèlement la tradition de l’arrondissement d’avantgarde qui fut celui de Maigne, de Saint- Ferréol et de Fayolle.

Tous mes votes et touLes mes paroles ont été conformes à la ligne politique que je vous avais indiquée. Tolérant de toutes les opinions, je n’ai jamais manqué à la serviabilité et à la cordialité qui doivent commander aux relations entre les citoyens d'une même petite pairie.

Demain comme hier, je resterai i adversaire résolu de la dictature, rennemi du grand capitalisme international qui dépouille producteurs et épargnants, adversaire également de la guerre civile et de la guerre étrangère, consacrant mon activité à servir la République, la LranquilliLé et la justice sociale et la paix.

.1 ai exposé, aux cours des -réunions que j’ai données dans chacune de vos communes, parfois même de vos hameaux (comme cela est le devoir de tout candidat briguant un mandat), mon programme et rendu compte contradictoirement de mon action au Parlement.

Pour le paysan :

Ce que nous avons réalisé? Création de la caisse des calamités agricoles et il y a un mois financement par un crédit de 15 millions.

Refonte de la loi sur la tuberculose bovine. Délai de recours réduit de moitié; compétence du juge sur place évitant de coùl^ux déplacements et frais de justice.

Notre proposition d office du blé qui eut évité la crise ayant été sans cesse rejetée, j ai voté contre les deux lois du blé dont l’une entraîna fa mévente et l'autre la chute des cours. Depuis les quelques mois que j’approuve de mes votes la politique du blé, les epurs oui remonté de 58 francs aux environs de 100 francs. Ces cours seront maintenus. J’ai pu obtenir l’achat et le payement par l’Etat de tous les blés de la récolte 1933 dans notre arrondissement et une revalorisation très importante des lentilles du pays.

J’ai fait voter par le Parlement 58 millions, lesquels ont permis, par une ponction sur

le marché du bétail, d’arrêler l’effondrement des cours des bêtes sur pied et de les revaloriser.

J’ai fait voter des amendements qui sauvegardent la vente des laits et la vente des beurres qui eut été rendu impossible par les mesures qui avaient été proposées.

J ai empechc le vote des textes qui décidaient l’arrachage des vignes de producteurs directs ou d’hybrides et sauvegarder la vente de tous les vins de notre arrondissement. J’ai pu empêcher l’application de l’interdiction de la distillation de nos marcs de raisins.

Nous avons obtenu récemment une réduction importante du prix de transport pour les bois, une réduction du contingent des importations, la garantie de débouchés vers l’industrie papetiers et le bénéfice pour notre département des tarifs préférentiels précédemment concédés par les chemins de fer à d’autres régions.

Le reseau routier a été considérablement amélioré depuis trois ans. Il a été construit dans 1 arrondissement un nouveau réseau de roules nationales plus important que celui déjà existant. Des desenclavements de chefs-lieux de commune et de hameaux, des constructions de chemins vicinaux ou de grande communication sont réalisés, en cours ou en projet. Ils ont été ou seront subventionnés. Des adductions d’eau potable ont été subventionnées ou le seront. L électrification de notre réseau rural est en voie d’achèvemenl. Nous nous efforcerons d obtenir une réduction des tarifât de nationaliser l’énergie électrique, richesse naturelle. Des projets scolaires, réparations aux bâtiments communaux, agrandissements de cimetières devront, avec les chemins ruraux, bénéficier de subvenions, bonifications d’intereL ou aides d.verses de l’Etal, Création, dans le passé, de deux circuits de posLe automobile rurale avec voyageurs; prochaine création d'un nouveau circuit.

Pour l'école ;

Respectueux de toutes les croyances, je suis l’ami et le défenseur de l’école publique. juis intervenu a diveises reprises à la tribune en faveur de nos écoles de villages dont

certaines ont pu être rétablies et d’autres ne tarderont pas à l’être pour toute la durée des années scolaires. Je me suis élevé contre une réforme du recrutement de l’enseignement primaire contraire aux intérêts des familles des campagnes et qui eut écarté les enfants du peuple de la possibilité d’enseigner et aussi obtenu le maintien du college de Brioude,

Pour la classe ouvrière :

J’ai voté contre la déflation des salaires, contre les décrets-lois de misère.

Nous avons obtenu, pour les mineurs, la retraite à 5.500 francs, puis la réduction des conditions d’âge et de temps de mine. Nous allons aboutir k la proportionnelle, à la retraite a 6.000, à une augmentation des salaires des mineurs en activité par l’institution de droits sur les charbons étrangers et mazouts,

JJai défendu les cheminots contre la réduction de leurs traitements et de leurs retraites. Demain nous abrogerons les injustes décrets-lois* J'ai pu, avec -l’aide de mon ami Laurent Eynac, alors Ministre des Travaux publics, éviter la suppression des dépôts de Langeac et Sembadel, du trafic voyageur sur les lignes de Saint-Georges d’Aurac à Darsacet de Brîoude à Saint- Floue,

Pour les combattants :

Nous avons voté le statut des grands invalides, A la Commission des pensions, nous avons, avec Planche et mes amis, lutté pour le maintien des droits des victimes de ia guerre, contre les exclusions arbitraires de certaines unités du bénéfice de la carte du combattant, bataillé pour les paludéens, les gazés, les exclus, les vieilles classes, fait voter la carte du démobilisé, obtenu l’institution de la Caisse des pensions qui permettra, au premier novembre, de supprimer les retenues qui ont frappé les victimes de la guerre, alors que les profiteurs des marchés de guerre n’ëtaicnt pas inquiétés.

Conseil de la Fédération nationale des mutilés du travail, depuis plus de dix ans, nous avons pu obtenir le réajustement des rentes des mutilés d’avant 1927, Notre pression inlassable aboutira bientôt au vote par le Sénat du projet de refonte de la loi de 1898 qu’il retient depuis sept ans? et à l'assimilation des mutilés du travail aux mutilés de la guerre en ce qui concerne les emplois réservés.

Pour les commerçants ;

Je suis intervenu afin que certaines coopératives patronales soient astreintes aux mêmes impôts que nos petits et moyens commerçants. J’ai obtenu que Punanimité de la Chambre décide le Sénat à voter le retour au Jorfaifc facultatif en ce qui concerne les commerçants faisant moins de 300*000 francs de chiffre d’affaires, qu’ils soient taxés d’après leur déclaration et que la Commission de contrôle, désormais fixée à Brioude, soit en majorité composée de commerçants*

Nous voulons abolir l’impôt sur le chiffre d’ affaires, réduire le montant des impositions indirectes qui frappent le petit et moyen commerçant et industriel et provoquent la vie chère* Nous ferons payer les sociétés anonymes qui, pratiquement et par des bilans truqués, échappent trop souvent à l’impôt* Je poursuivrai mon action en faveur de la liberté des petits transporteurs si utiles à nos campagnes et menaces par le plan de coordination*

Pour les contribuables :

Nous réclamons une compression des dépenses, une révision des prix en ce qui concerne les achats de fournitures par l’Etat, la suppression des cumuls, la réduction des Irai tements des gros fonctionnaires et retraités qui, à la différence des petits, n’ont pas été touchés par les décrets-lois, la suppression de la paperasserie et des emplois inutiles, enfin

le contrôle des chemins de fer pour restreindre le déficit de plusieurs milliards qui pèse annuellement sur les contribuables* Nous voulons porter la hache dans les trois cents impôts actuels et un système clair de trois impôts à la production, à la dépense et sur les gros revenus afin d’alléger la charge des petits et moyens contribuables*

Pour les retraités et épargnants :

Nous abrogerons les décrets-lois qui ont frappé les petits retraités. Je suis intervenu pour la pro Lee Lion des épargnants contre les banquiers véreux , petits épargnants qui payent. Fimpôt en touchant leurs revenus modestes aux caisses provinciales, alors que les capita^ listes évadent leurs capitaux à Genève ou à Londres.

Contre le chômage :

Il faudra résoudre la crise du chômage en donnant des salaires contre du travail et cela par l'aménagement de nos provinces et de nos campagnes, supprimer les mesures qui font obstacle aux allocations d’assistance aux familles nombreuses, j’ai voté contre la réduction des crédits aux familles nombreuses*

Je suis intervenu en faveur du choix par les cultivateurs de P époque à laquelle ils accompliront leurs périodes de réserve, pour une nourriture plus saine et abondante à nos soldats, en faveur des permissions supplémentaires.

Il faudra trouver des débouchés à une jeunesse impatiente et désespérée qui a le droit de vivre et de fonder un foyer.

Pour ia paix civile :

J’ai fait voter, par la Chambre, le texte qui définit les formations de combat qui devront être dissoutes et qui réserve, au contraire, tous les droits aux associations politiques, philosophiques ou religieuses. Seule l’interdiction d'embrigader des hommes pour la guerre civile permettra de conserver dans notre pays l’ordre public et les libertés républicaines.

Pour la paix humaine :

J’ai proposé, à deux reprises, à la Chambre, la nationalisation de la fabrication privée des armes, afin d’enlever aux marchands de canons la tentation de provoquer des guerres pour l’écoulement de leur fabrication, d'approvisionner, comme cela se voit encore, TAllemagne hitlérienne en armement, pour garder à la Nation le contrcjle de ses moyens de défense. Je suis du nombre des 140 hommes politiques français « condamnés à mort » par M. Charles Maurras, provocateur royaliste, pour avoir signé l'appel h la conscience universelle pour la paix, le respect du pacte et de la sauvegarde de la Société des Nations. Grâce à notre initiative, nous avons évité, il y a six mois, la faillite de la Société de Genève et il y a un mois et demi l'isolement de la France en face de l'agression hitlérienne et, peut-être, ainsi, sauvé notre pays de l'invasion de la guerre et de la défaite*

Demain comme hier, c’est par la solidarité internationale, en conservant à la France 1 amitié des autres nattons, que nous garderons la paix.

Citoyen et cher compatriote,

\ ous direz, le 20 avril, si j’ai démérité, si j’ai déserté ma tâche ou si, au contraire, je fus votre mandataire loyal, honnête et laborieux.

J’attends votre verdict en toute confiance.

Ce que j ai fait, pour vous, hier, dans l'opposition, je le ferai demain bien plus effica— cernent au sein de la majorité qui gouvernera au nom du peuple de France et de par votre souveraine volonté.

Je serai toujours le défenseur de la République démocratique et sociale, des 107 communes de notre arrondissement de Rrioude, de tous nos foyers sans distinction et, plus que par de faciles promesses, je m'efforcerai par des réalités bienfaisantes, si je suis voire éluf de vous marquer ma reconnaissance en luttant encore et toujours pour la justice, pour la liberté, pour la paix E

M AunrcË T H t O LAS

Député sortant.

Membre du Conseil national social Ute SJ. L O# Candidat unique de l’union des Partis de gauche*

circonscription du PU Y.

M. Eugène PÉ SELLIER

(Groupe des Républicain* indépendants et d'action sociale,) Elu pour la F6 fois le 3 mai 1936.

Paix, — Prospérité :

Ces deux mots résument tout le programme qui s'impose aujourd'hui à tout représentant do peuple. Vous voterez pour celui, et celui-là seul, qui par sa compétence, son énergie, sa conscience sera le plus capable de le faire aboutir devant le Parlement.

La paix :

La paix extérieure est menacée par la folie de l'Allemagne qui vient dans un geste brutal de déchirer le traité de Locarno qu’elle avait librement signé.

Nous voulons, nous Français, la paix de toutes nos forces, mais il dépend de vous, de vous citoyens, de la garder.

Pour garder la paix, il nous faut de toute nécessité une France forte. Si dans les circonstances présentes nous refusions de voir, cette dure vérité, nous serions, nous, prochainement voués à îa boucherie des champs de bataille et nos enfants à l'esclavage.

Il faut ensuite, de toutes les forces de notre diplomatie resserrer les liens d’amitié qui nous unissent à ceux qui furent à nos côtés dans le malheur commun de la dernière guerre, développer au maximum la sécurité collective mais en nous gardant bien de ne fonder la paix que sur elle.

Voter pour des politiciens professionnels, pour des fumistes, pour des incapables, pour des hommes sans énergie, c’est trahir la paix.

Voter national, c'est voter pour la paix.

La paix intérieure :

L'audace de l1 Allemand s’accroît en fonction de nos divisions intérieures et des possibilités de guerre civile qu'ont fait peser longtemps sur nous les menaces de dictature du Parti communiste et du Front commun et qui ont provoqué dans bien des villes de Franco des conflits sanglants*

Celte menace a été momentanément écartée grâce à l’énergie des bons Français qui se sont unis dans des groupements nationaux et ont opposé leur volonté de paix et d’union à la volonté de guerre civile de Moscou et de ses alliés.

Voter uotional c’est voter pour la paix intérieure. — Dans la paix extérieure et intérieure bien gardées nous devons travailler de toutes nos forces au retour de la prospérité.

La prospérité nationale a pour base essentielle la prospérité agricole. - I.es paysans qui sont plus de la moitié de la population française constituent l'immense masse des consommateurs : de leur pouvoir d’achat dépend la prospérité du commerce et de rindustrie*

Le seul moyen de restaurer la prospérité économique du pays est de revaloriser les produits de la terre,

La prospérité paysanne :

Le malaise qui pese sur 1 agriculture n’est pas un malaise de culture mais un malaise commercial provoqué par rabaissement des prix.

Tout le problème de la prospérité agricole est dans la revalorisation des produits de la terre, et il n’est pas ailleurs.

Le meilleur député que vous pourrez avoir ne sera pas celui qui vous donnera des conseils pour travailler la terre, vous n’en avez nul besoin, ce sera celui qui sera capable d’imposer à nos gouvernants de prendre les décrets et au Parlement de voter les lois qui assureront les cours rémunérateurs de tous vos produits, en aménageant l’exportation et en protégeant leurs prix par des mesures de contrôle douanier, de contingentement et, s'il le faut, de blocage total des produits étrangers, en augmentant aussi la consommation intérieure.

Votez pour le candidat dont l’intérêt professionnel et l’intérêt administratif est lié au vôtre et qui sera capable de faire prévaloir sa volonté devant le Parlement.

La prospérité agricole ne pourra en outre se développer que par la protection des organisations syndicales et mutuelles paysannes que votre représentant devra s’attacher à aider de toute son activité.

Les spécialités régionales agricoles doivent être au plus haut point protégées. Grâce au bois de nos forêts (pins, sapins, épicéas), à nos orges de brasserie, à nos lentilles du Puy qui ont des qualités propres, nous pouvons soutenir une concurrence heureuse et rémunératrice avec les produits similaires, en ayant soin d'organiser une publicité habile.

La revalorisation des orges de brasserie ne s'obtiendra qu’en obtenant du Gouverne ment l’interdiction de l’emploi des graines crues dans la fabrication de la bière.

La revalorisation des cours des lentilles vertes du Puy ne s’obtiendra qu’en défendant 1 appellation d origine, en développant la consommation nationale par une publicité active, en protégeant notre produit local contre la concurrence étrangère, d’accord avec les orgairisations syndicales de producteurs,

La revalorisation de nos bois qui doivent redevenir une des richesses de notre régiou «'obtiendra par quelques mesures administratives, le développement de la consommation intérieure, en imposant notamment par décret aux compagnies distributrices d’électricité 1 emploi de poteaux en bois au lieu de poteaux en ciment (économie de 25 0/0 sur les frais d installation et plus grande sécurité contre le givre),

La dentelle du Puy et de Craponne peut retrouver une partie de sa vogue de jadis par entente avec les organismes qui guident la mode dans l’ameublement, le vêlement, la lingerie ; en protégeant notre dentelle main par des mesures législatives garantissant son origine et cela en liaison étroite avec les chambres syndicales*

Notre balance commerciale déficitaire avec d’étranger nous met en position favorable pour imposer à l’étranger l’abaissement des tarifs douaniers sur nos dentelles françaises.

La prospérité paysanne française ne peut exister et se développer que dans le cadre national. *

La France, terre de petites propriétés et de sol souvent ingrat , où le prix de revient du blét par exemple, est très souvent supérieur à celui des pays tels que le Canada, la Russie,

L Australie, ne peut nourrir son homme que par une protection douanière indispensable, Le blé étranger vaut 40 francs le quintal rendu Strasbourg. Voter international pour ceux qui sont de près ou de loin les alliés des S. F. L CL, c’est condamner 3e paysan et tout le peuple français a la misère,

La prospérité industrielle et commerciale sc rétablira :

1° En fonction delà prospérité agricole ;

2° Par l1 allégement des charges fiscales qui accablent la production française5 la paralysent, Ces charges sont les plus lourdes du monde.

Un effort tenace de nos amis vient d’aboutir à la suppression depuis Lan dernier de la patente proportionnelle sur les locaux d’habitation, véritable iniquité fiscale. Cet effort vient d’aboutir également à l’extension de la taxe unique sur quelques produits finis en remplacement de Lo lieuse taxe sur le chiffre d’affaires pour les conserves, les confiseries, etc, U faut de toute nécessité aboutir par un effort énergique et rapide à l’extension de la taxe unique à tous les produits finis ce qui exonérera de L'impôt sur le chiffre d’affaires la plupart des petits commerçants.

Une iniquité vient d'être votée au cours de la dernière législature, c’est le forfait obligatoire en matière de bénéfices commerciaux pour les petits commerçants, forfait qui les impose sur un bénéfice hypothétique calculé sur le chiffre d’affaires, même si ce bénéfice n’est pas réalisé L,.H II importe de faire cesser au plus tôt cette injustice criante»

La loi sur les assurances sociales doit être revisée par la suppression de la capitalisation des sommes affectées à l’assurance- vieillesse (réduction possible de 40 0/0 des versements).

Voter national c'est voter pour la protection de l’industrie et du commerce.

La prospérité ouvrière et artisanale est gravement atteinte par la crise actuelle et le mal du chômage pèse sur le pays.

Voter national c'esL protéger la main-d'œuvre française contre l’invasion delà maind’œuvre étrangère et des produits manufacturés de l’étranger.

L’ouverture des frontières douanières serait Lcffondrement de notre économie, intérieure et amènerait la ruine pour tous. Les peuples libre échangistes comme l’Egypte,, le Maroc sont envahis par la production japonaise : montres à 5 francs, bicyclettes à 50 francs, lampes électriques à 0 Jt. 50* et le Japon est en train de chasser le commerce anglais des propres colonies anglaises. Le Japon surpeuplé a une main-d’œuvre payée à des prix dérisoires : 3 francs par jour ; le Japonais se contentant d’une blouse pour vêtement, d’une natte pour dormir, d’une gamelle de riz pour manger L,, Voter national c’est protéger les salaires français eL permettre leur revalorisation, c’est sauvegarder les lois sociales relatives à la protection du travail.

La nation contre le Parlement :

Le peuple français vit actuellement dans l’inquiétude et dans le*dégoùt des institutions politiques. Pour redonner aux Français confiance en eux 'memes et en leur pays, il faut :

Assurer J a paix extérieure en écartant le danger allemand*

Assurer la paix intérieure en maintenant la liberté d’opinions, de réunions, si mal défendue au cours de ces dernières années.

Rendre les gouvernements et le Parlement responsables alors qu ils ne le sont plus : car l'instabilité ministérielle, les intrigues qui président à la formation des cabinets sous la dictature des sociétés secrètes5 les scandales parlementaires, les politiciens affairistes, le règne de la « République des camarades » ont justement écœuré la masse des bons

Il vous appartient, citoyens, de changer tout cela en votanL pour des hommes qui donneront des garanties que toute leur activité sera consacrée au bien général.

Citoyens vous voterez pour Pëbeîîier qui s’engage à déposer au Parlement un projet de loi pour exiger que les députés votent personnellement.

Pour exiger la suppression de l'initiative parlementaire en matière de dépense.

Pour obtenir la dissolution du Parlement et l'obligation d'élections nouvelles en cas de crise ministérielle provoquée à moins de deux ans de la crise précédente.

Pour prendre les mesures les plus rigoureuses afin d’assainir les mœurs parlementaires et soustraire les députés et sénateurs a l'influence des trusts, *de la finance et des affaires.

Promettre et tenir :

L électeur est si souvent trompé parles promesses faciles, qu’il en vient à douter de

tout S . .

Citoyens, no vous laissez pas prendre aux mots, aux promesses, aux mensonges, aux calomnies de nos adversaires.

Cenx qui promettent la lune sont des menteurs ou des fripons, vous voterez pour des hommes consciencieux, pour ceux-là seuls dont vous êLes assurés qu'ils tiendront parole parce qu'ils ont déjà tenu parole.

Dix mois d'activité administrative au Puy-en-Velay* — Il y a dix mois des élections legislatives et municipales ont eu lieu* Au cours delà campagne électorale, les engagements suivants ont été pris par M. Pébellier,

1^— Favoriser par Loue les moyens la vente et les cours des produits agricoles (la prospérité agricole étant à la base de toute prospérité nationale).

En conséquence :

P Le marché aux petits veaux de lait a été organisé ;

i9 Le marché aux veaux a été réglementé pour obtenir l'amélioration des ventes et la franchise des prix des bêtes ;

3" Les consignations de 10 francs pour les veaux et de 15 francs pour les porcs ont été, après de longs efïorts ramenées d’abord à 1 franc, cette consignation de 1 franc et le passedebout meme ont enfin été supprimés, permettant aux éleveurs de ne plus s’arrêter à 1 octroi et les libérant de toute taxe d’octroi et de toute entrave relativement aux porcs, veaux, bœufs, vaches, génisses, moutons, chèvres, chevreaux;

1 Le marché aux produits laitiers et de basse-cour (place du Plot) a été aménagé : ce qui facilite la circulation des acheteurs et active les transactions.

IL Améliorer l’éclairage, Passai ni ssement, la viabilité, l’agrément de cette ville.

En conséquence plusieurs kilomètres de rues ont été rechargées, des places sablées, plus de 30 lampes électriques posées, des captages d'eau restaurés, de nombreux égouts construits ou en instance d’installation.

IÎL — Nous avons assuré ïa liberté des citoyens alors que de nombreuses villes de h rance donnaient le spectacle écœurant de municipalités sectaires interdisant les réunions de partis politiques adverses et organisant même des contre-manifestations, provoquant des conflits et répandant du sang français.

La liberté de réunion et d’opinion a été assurée à tous au Puy et Tordre a toujours été maintenu.

IV. Nous avons assuré l 'égalité de tous les citoyens devant la loi et les règlements. ' égalité de tous les nécessiteux devant les libertés municipales et devant le budget de 1 assistance.

N jus avons défendu les finances municipales avec une entière indépendance en réglant nos travaux et nos achats par adjudication ou appels d'offres et en les confiant à celui qui

faisait les meilleurs prix. ,

Nous avons fait régner la justice en recrutant le personnel supérieur sans influence de recommandations ou de camaraderie, mais au concours et le personnel subalterne à mérite e^alet par priorité donnée aux pères de familles les plus nombreuses. b Nous avons fait régner la justice et la fraternité en traitant les enfanLs pauvres sur le pied d’égalité quelle que soit l’école qu’lis fréquentent ; en donnant des avantages égaux a toutes les œuvres ou manifestations scolaires, post- scolaires, sportives, etc*,* sans distinction de couleur 1...

Citoyens,

Nous avons promis d’alléger les impôts qui sont trop lourds aujourd'hui et avons, malgré les charges nouvelles d’assistance et d’arrérages d’emprunt, allégé le budget municipal et demandé 100.000 francs de moins à l’impôt.

Nous avons défendu avec la plus grande énergie et avec succès les usagers de l’électricité en obtenant au Puy la suppression du minimum de consommation pour les artisans eL petits usagers de la force motrice électrique. Puis un tarif dégressif sur le courant lumière avec réduction de 20 0/0 sur le prix du tarif pour une première tranche de consommation et une réduction de 40 0/0 sur le prix des tarifs pour une deuxième tranche.

Anciens combattants :

Vous ferez confiance h votre camarade qui défendra vos droits, mais d’accord avec vous, combattra les parasites, qui se servent de vous, el les pensions injustes.

Aux jeunes !

L'avenir se découvrejbien sombre pour les jeunes qui, malgré une adolescence active, se voient fermer l’accès de nombreux emplois.

Les jeunes seront protégés :

— par le développement de renseignement professionnel ;

— par l'interdiction des cumuls ;

— par l’ admission précoce à la retraite dans certains cas.

Les dettes russes :

Le bas de laine français est encombré de papier sans valeur représentant les économies de nos pères. Je m'engage à combaLtre tout avantage économique et financier accordé à la Russie sans contre-partie de compensation^pour les petits porteurs.

Citoyens I

Si vous voulez un député :

— qui s'acharne à garder la paix extérieure ;

■— qui impose la paix à l'intérieur entre Français ;

— qui travaille de toutes ses forces à faire renaître ia prospérité de notre pays ï

— qui développe et protège les spécialités agricoles et industrielles de notre région

(bois, orges, lentilles, etc.* dentelles) ;

— qui obtienne le vote de lois pour protéger l’agriculture, le commerce, l industrie et

la main-d’œuvre nationales ;

— qui obtienne F allégement des charges fiscales qui pèsent sur vous \

— qui fasse la guerre aux gaspillages, aux cumuls, aux injustices de toutes sortes;

qui obtienne des compagnies d’électricité un abaissement sensible des tarifs;

— qui lutte contre la vie chère ;

— qui fasse régner l’égalité et la justice ;

qui soit au milieu de vous, prêt à vous recevoir toujours et à vous aider ;

— qui vote la réduction du nombre dés députés ;

— qUi exige la publication des budgets de la Chambre (budget occulte, une partie allant à Sa Caisse des retraites parlementaires ;

— qui soit farouchement indépendant ;

™ qui veut la réconciliation nationale ;

— qui a tenu les engagements pris il y a dix mois devant les électeurs,

Si vous voulez un député qui Lienne parole.. *.

Votez tous au premier tour pour Eugène Pé bel lier*

Vi ve la France 1

Vive la lro circonscription du Puy I

Vive la République, qu’il faut faire juste et propre !

Eugène PÉBELL1ER

Ingénieur civil des mines,

Négociant.

Ancien combattant.

Croîs de guerre.

Maire du Puy.

Candidat de défense des intérêts agricoles, ouvriers et commerciaux.

Républicain indépendant d’Unîon nationale*

2e circonscription du PUY.

M. Paul A NT! FR {Groupe agraire indépendant )

Elu pour la 1™ fois le 3 mai 1936.

Mes chers Concitoyens,

Je me présente à vos suffrages comme républicain national, car j’estime qu'on ne peut dissocier la République de la patrie.

Né sous Tordre républicain, je ne conçois 'ni comme possible, ni comme souhaitable, un changement de régime. Une révolution de droite ou de gauche serait sanglante et la guerre civile nous conduirait infailliblement à la guerre étrangère. Changer le régime ? Il est une oeuvre moins fantaisiste et plus féconde. Dédaigneux des utopies, respectueux des conquêtes démocratiques, je prétends travailler à instaurer, malgré le déséquilibre' contemporain, une République honnête et forte, capable de conserver la paix et d'assurer la prospérité de tous les travailleurs.

Aussi bien est- ce pour cela que la Fédération républicaine du Plateau central mTa désigné comme candidat unique dans la circonscription du Puy, Je ne me présente pas

au nom d’un parti, maïs an nom de ce groupement qui unit, sans distinction, tous les rép u bl i ca i n s n a L io n a u x .

M'est-il permis d'évoquer ici, conscient des responsabilités qu'elles m'imposent, les traditions familiales où je suis lier de puiser mes raisons de « servir » ?

Je suis des vôtres. Je suis né au Puy. Mon père fut votre député ; longtemps membre du Conseil général, il s'affirma dans les deux Assemblées le défenseur des victimes de la guerre et des familles nombreuses. Pendant vingt-huit ans, il fut conseiller municipal et maire de la commune de Laussonne où je Lai remplacé ; avocat, bâtonnier de l'Ordre, il a tenu au barreau du Puy une place importante. II fut le défenseur ardent et dévoué de nos libertés religieuses à l'époque des Inventaires et de la spoliation des Congrégations* Certains, peut-être, ne l'ont pas oublié. Mon grand-père, maire du Mon as Lier, dut à ses opinions républicaines d etre révoqué au 16 mai de ses fonctions de juge de paix. Mon arrière grand -père ‘fui, durant un demi- siècle, maire de Laussonne et conseiller d'arrondissement. Mon grand-père maternel préféra briser sa carrière de magistrat plutôt que d'appliquer contre les congrégations religieuses les décrets de 1880* Mes deux frères aines s'engagèrent à 17 ans durant la grande guerre : Fun fut tué, l'autre grièvement, blessé.

Pendant près de deux siècles, sans interruption, les miens ont donné Fexempîe de ïa fidélité à leur foi, à leur patrie, au sol natal* Je me dois de les continuer et ils sont mes garants.

Le jour ou mon âge le leur a permis, mes compatriotes de Laussonne m'ont r onirné conseiller municipal et maire. Aux élections suivantes, élu sans concurrent, sous le signe de l'union, mes administrés m’ont renouvelé leur confiance que je me suis efforcé de mériter.

En me désignant, les membres du Congrès de la Fédération républicaine ont apprécié qu’il était souhaitable de mettre les jeunes à même de poursuivre un rôle efficace. Les jeunes, et non pas les sceptiques et les désabusés* . . ceux qui, d'emblée* se sont donnés à un idéal, qui ont pris leurs responsabilités et se sont jetés dans la lutte au lieu de se dérober au devoir social, ceux qui, forgés par une longue ascendance, ont, comme d instinct, le sens du service civique* 11 importe d'apporter un esprit nouveau et ferme parmi les incohérences d'une polïlicaillerie désemparée, parmi les profiteurs d’un parlementarisme asservi à trop de scandales, comme font montré d’écœurants et récents exemples.

Je n'ai jamais caché mes convictions religieuses et sociales et mon ambition serait de réaliser, dans la circonscription comme dans ma commune, Tunion de tous les braves gens pour la défense des intérêts moraux et matériels du pays.

Ce que je viens de vous dire, mes antécédents et ma bonne volonté vous fixent déjà, me semble 4- il, sur mon programme. Je n'aime ni les phrases pompeuses, ni les longs discours qui caractérisent un Parlement en décadence. Vos représentants doivent être des réalisateurs, non des politiciens bavards * il faut vouloir et. agir et non palabrer.

Au premier plan de mon programme, je place le maintien de la paix si chèrement acquise et troublée par la menace brutale d'une nation qui ne voit dans les traités que des chiffons de papier. Il faut que la France soit capable d’assurer la défense du territoire par une politique extérieure énergique et. par l'organisation de la défense nationale* Mais ici, point d’équivoque : il ne s'agit pas de préparer de coûteuses victoires ; il s agit de rendre impossible la guerre* Dans chacune de nos communes, trop de noms sont gravés sur la pierre des monuments aux morts. Camarades de mon âge, relisez souvent ces noms familiers, et dites- vous bien que si’ rien ne change en France, bientôt d'autres noms — les nôtres viendront s'ajouter aux leurs.

Au sujet des armements, je demande que 1 Etat se réserve le monopole absolu de toutes les fabrications pour endiguer les honteuses et criminelles spéculations de la haute finance, ce qui n'implique pas que je sois partisan des monopoles, bien au contraire*

Mais nous n’aboutirons k rien sans une République capable de gouverner. Ce dont nous mourons, c'est du manque de probité et de conscience. Nous voulons une République honnête où soient châtiés - — non protégés — les voleurs, les trafiquants, tous les forbans de l'épargne, tous les Stavisky, petits ou grands*

En vue de cet effort, il faut une France forte et unie, un Gouvernement capable de s’imposer. Donnons-lui Ja possibilité d’être l’arbitre absolu dans le conflit de l'intérêt général et des intérêts particuliers : c’est son rôle,

La Constitution qui nous régit est périmée ; réformons-Ja et sachons rajeunir nos institutions pour les adapter au cadre de la vie moderne.

Renforcement de l’exécutif , institution du référendum, réforme électorale, indépendance delà justice, obligation pour les députés de voter personnellement, suppression de 1’injliati-ve parlementaire en matière de dépenses, organisation de la profession dans le cadre corporatif, voila, à mon sens, quelques réformes parmi les plus urgentes.

Quelle autorité peut avoir un Parlement qui érige Lin cohérence en système de Gouvernement et abat, comme celui qui vient de disparaître, onze Ministères en quatre ans ! Nous voulons être gouvernés — Exigeons la stabilité ministérielle ; en cas de conflit entre la Chambre et le Gouvernement : dissolution de la Chambre et arbitrage du pays*

Maire d’une commune essentiellement agricole, agriculteur moi- même, vivant au milieu des agriculteurs et connu d’eux, je n'ignore rien de leurs revendications et je m’emploierai de toutes mes forces à les faire aboutir*

La prospérité rurale est la condition essentielle du bien-être général. Plus que jamais, l’agriculture a besoin d’être défendue* Les produits du sol et ceux de l’élevage sont dévalorisés sans profit pour les consommateurs, et tandis que diminuent les bénéfices de F exploita lion, les frais de culture augmentent* 11 est indispensable d’assurer à ] 'agriculture une légitime rémunération de son travail, de fortifier la propriété individuelle, d’encourager l'attachement des travailleurs à leur sol, de lutter contre le dépeuplement des campagnes et l’exode rural en y rendant la vie moins austère*

11 importe d’alléger les charges fiscales ; elles pèsent trop lourdement sur une terre qui ne peut se dissimuler ; il faut adopter un régime successoral favorisant la (erre ; il faut développer les institutions de mutualité, de coopération, de syndicat et de crédit agricole destinées à aider le cultivateur dans son exploitation, ses achats, son crédit; donner de larges subventions pour T entretien des chemins, l’électricité, les adductions d’eau, diminuer les frais de transport, allouer des indemnités sérieuses et sagement réparties aux victimes des intempéries*

Faciliter l’exportation aussi bien industrielle qu’agricole est un des éléments essentiels de mon programme* Nous ne saurions cependant admettre que la production agricole continue à être sacrifiée sur le terrain de la protection douanière et dans les négociations commerciales avec les autres pays. Notre marché national est inondé de produits agricoles étrangers et nous sommes dans l'im possibilité absolue de consommer et d’exporter nos propres produits. L’agriculture sert de monnaie d’échange dans les négociations, La même anomalie se rencontre sur le plan colonial ; au lieu d’harmooiser la production en vue d’une efficace collaboration entre la métropole et nos possessions lointaines, on se heurte à la pire des concurrences qui crée partout J a misère.

L’agriculture est un terrain facile pour les profiteurs. Gomment expliquer, sinon par ïa spéculation, l'injustifiable variation des cours ? Nous sommes gouvernés, sous le couvert de nos lois, par une oligarchie financière extrêmement puissante, dirigée le plus souvent par des individus sans patrie qui, maniant des capitaux internationaux, jouent avec la fortune du pays, en vue de leur intérêt exclusif. Le pire, c est que, face à ces scandaleux excès, la loi impuissante demeure silencieuse ; les grands organismes financiers sont en liaison avec les Pouvoirs publics; parfois même iis savent les asservir i une trop nombreuse presse est à la merci des puissances d’argent. Voilà la tare la plus douloureuse de notre économie moderne ; il est vital pour nous de nous en libérer.

La prospérité du commerce est en fonction directe de celle de l’agriculture*

Des charges écrasantes pèsent sur nos petits commerçants* Il importe d’y obvier par une meilleure adaptation et une diminution des impôts, la suppression des injustices et des tracasseries fiscales et celle de l’impôt sur le chiffre d’affaires* Une iniquité a été votée au

cours de la dernière Législature : le forfait obligatoire en matière de bénéfices commerciaux.

IW telle iniustice doit cesser. v

Tl faut garantir les travailleurs par des lois sociales améliorées contre les risques d accents maladie, chômage, et protéger l’artisanat. Il est essentiel de défendre la maind’œuvre française contre l’invasion de la main-d’œuvre étrangère et des produits manufacture 5 do . ]a érité générale du pays, je veillerai aussi à la défense des

intérêts particuliers de notre région, à l’amélioration de nos voies de communient, on et de notre tourisme, à la protection de notre industrie de la dentelle et de nos produit, locaux :

b0%nfant’ de" famille nombreuse, partisan de toutes initiatives susceptibles de protéger le foyer et la natalité, je m’efforcerai d’obtenir les avantages légitimes que sont en droit Attendre, en stricte justice, les chefs de famille. Toutes les familles nombreuses sont mter estantes, au même Litre ; inutile de créer des catégories : une égalé répartition de. ; a locations s’impose. Dans cet effort de justice je me mettrai en rapport avec les associations qui

ont cris à charge de défendre la famille française.

Je défendrai de toute mon énergie et de tout mon cœur les légitimés revendications des

victimes de la guerre, de ceux envers qui la nation a contracte une dette sacree. les anciens combattants, blessés, mutilés, les veuves, les orphelins, es prisonniers de g^erre îes ascendants. Au surplus, ce programme, que je liens à faire aboutir, ne sera réalise que par l’union la plus étroite entre la génération du feu et celle de 1 apres-guerre.

Partisan des libertés de pensée, de réunion et de conscience respectueux de la religion et de ses ministres, je soutiendrai les libertés religieuses, la liberté d enseignemen qui garantit aux parents le droit d’élever leurs enfants à l’école de leur choix, le respect consciences brimées par les lois sectaires de 1901 et l90îi.

' ' Je considère comme indigne d’un pays libre que des mesures d’exception pnventeeux

qui portent l’habit religieux — dont beaucoup ont versé leur sang pour la patiie de-

droits qui doivent être reconnus à tous les Français.

La législature qui s’achève n’a pas contribué au renom du F arlement.

Abandonnons cet esprit ancien. Venons-en à l’espnt nouveau qui caractérisé ma candidature, car les mêmes erreurs nous conduiraient aux memes dangers.

J’espère que nul ne m’en voudra de la franchise de mes déclarations Ennemi de toute haine et de toute discorde, opposé à toute politique sectaire, je fais aPP^ans commun de la grande et de la petite patrie, pour le relèvement national aux xotes de t u ceux qui souhaitent, dans un esprit de patriotique union, voir la République donner a la France la paix, la prospérité, le progrès social.

Mon désir et ma volonté sont d’en être le bon serviteur.

Vive la France I Vive la République !

Vive Ta 2e circonscription du Puy !

Paul AFSilbK

Agriculteur*

Maire de Latissonue.

Candidat républicain national et de défense agricole.

Si j’ai l’honneur d’être votre élu, je prends l’engagement de me troux er a des jou déterminés à ma permanence du Puy et à me mettre en contact pérmd.quement dans to« les cantons avec les municipalités et les électeurs pour leur rendre compte de mon mandat el recevoir leurs réclamations.

Circonscription d'YSSINGËAUX,

M. Augustin MIC H HL (Grappe do la Fédération républicaine do France.)

Elu pour la lrt? foi* le 8 mai 1932* — Réélu le 26 avril 1930*

Mes cli ers Compatriotes,

Une lutte pénible avait divisé notre, arrondissement il y a quatre ans* Au lendemain j ai considéré comme un devoir sacré d’on oublier les rancœurs et, de tous mes eflorts, fai voulu ramener 1 union eti amitié entre les anciens adversaires.

Je voudrais ardemment y avoir réussi,

L est que I union, entre nous tous Français, s'impose impérieusement,

La crise a aigri tous nos concitoyens, f.e paysan vend mal ses produits; l'artisan, ouvrier connaissent le chômage; Industriel, te commerçant, par la diminution des afïaires,. sont plus lourdement accablés par le fisc ; le pensionné, le retraité, le fonctionnaire sont frappés de réductions pénibles*

Tous aspirent à la fin de leurs misères. La solution n'apparaît point aisée. Certains ’a veulent chercher dans des mesures extrêmes. Ils tendent l'oreille aux mauvais conseillers. Dans le désarroi général, les propositions les plus fantaisistes, les plus révolutionnaires, les plus ridicules deviennent tentantes.

Au robuste bon sens de mes compatriotes, comme il y a quatre ans, je voudrais apporter un programme de sagesse et de raison.

Pendant ces quatre années, je suis resté scrupuleusement fidèle, par tous mes votes, à ce programme que je vous avais soumis et qui s’csl imposé, sous la pression des événements,

peu ant les tiê\es d union nationale, à une majorité obligée d’avouer ses erreurs et son impuissance.

La restauration financière :

. 1 ‘es efï°1>La< foutes les initiatives de la prochaine législature seront, à f 'intérieur,

implacablement dominés par le problème financier.

Il ne comporte, ù mon sens, quunc solution : l'Etat doit strictement équilibrer se» tapeuses sur ses recettes. Parlé seulement un Gouvernement inspire confiance. Et il faut t n or inspirer confiance. A cette seule condition l’épargnant accorde son crédit ; à cette seule condition l’argent, qui s’abrite au fond du bas de laine - il y a ainsi près de

U milliards — se risquera à des entreprises, à des transactions et ranimera la vie economique*

U preuve en est maintenant administrée. Sous un Gouvernement sage, la rente monte, le loyer de 1 argent baisse, l’or vient à la Banque de France. Si ce Gouvernement cède à la démagogie, le contraire se produit.

L inflation, l’attribution de nouveaux monopoles à l’Etat sont des solutions folles.

La paix sociale :

0 ne 'eux point la lutte des classes, mais la collaboration fraternelle do tous le» citoyens. Il est criminel de dresser les uns contre les autres les habitants d’un même pays.

De généreuses lois sociales* sagement étudiées, doivent soutenir cl aider les plus faibles,

L'Etat doit encourager et défendre la propriété et T épargne, apaiser les conflits, maintenir Tordre et la liberté du travail, s'occuper des jeunes, écouter leurs aspirations, leur désir. de travail, favoriser leurs sports.

La liberté de penser, de croire, de pratiquer, la liberté d'enseignement doit être absolue.

Mon action au Parlement :

Président du groupe de défense paysanne du Plateau Central, j ai lutté aprement pour la revalorisation des produits agricoles de chez nous et notamment des bêtes d'élevage cl des produits laitiers.

Aidé par notre vaillant président, AL Edouard Néron, nous sommes arrivés, au groupe forestier, à des résultats qui seront bientôt tangibles pour les bois de papeterie notamment.

Fondateur du groupe de défense de la soierie, j ai obtenu des sanctions contre 1 importation frauduleuse de tissus pour cravates; j ai lutté pour les tarifs d entrée en T rance du fd de soie artificielle. En accord avec les tisseurs avisés et dévoués de l'arrondissement, nous avons — en vain hélas — - essayé de réaliser Ten tente industrielle qui eut, a coup sûr, relevé les prix de façon.

Qu’il s'agisse de notre agriculture, de nos bois, de la protection de nos passementiers, de nos tisseurs, de nos dentelles, je continuerai à veiller avec soin sur ces éléments de la richesse de noire arrondissement.

Pour éloigner la guerre :

La situation extérieure est particulièrement angoissante.

Tous nous voulons la paix.

La guerre nous fait horreur. Nous l’avons vécue et nous ne voulons pas que nos ids la revoient.

Mais il ne suffit pas de vouloir la paix. U faut 1 imposer. Les événements nous prouvent, hélas, qu'il est vain pour cela de compter sur les autres. La démonstration en csl faite : nous n'imposerons la paix que si nous sommes unis et loris. Lyautey la dit .

« Montrons notre force pour n’avoir pas à nous en servir ».

Soyons armés, soyons fortifiés et nous aurons pour nous des alliances efficaces ci fidèles, des pactes et des traités qu'on ne déchirera point.

Pères de famille qui avons fait la guerre dans l'espoir que nos fils ne la voient jamais, mères angoissées, conscrits inquiets, vous pensez, n’esl-ce pas ? qu un père de six enfants, dont trois fils partiraient « immédiatement et sans délai » doit être plus sincère quand il dit : « À bas la guerre » que ceux qui tracent ces mots sur un chiffon rouge un jour de défile...

L’union, seul moyen de saint :

Mes chers Concitoyens,

La législature qui s'achève a cté particulièrement décevante.

Elle a soulevé les critiques les plus violentes. La responsabilité de ce qui a été fait ou ce qui ne Ta pas été incombe a la seule majorité. Celte majorité était de Front populaire

J’ai la fierté d’avoir appartenu à une minorité qui, avec une énergie farouche, s’est efforcée de limiter les dégâts, qui a révélé les scandales et n y a point trempé certes, qui a imposé à une majorité incapable des Ministères d'union nationale.

J’ai voté pour ces Ministères Doumergue et Laval où tous les partis étaient représentés Je i'ai fait parce que j’ai vu dans cette seule union nationale le salut de notre pays dans les heures difficiles quTiI a vécues.

Hors de cette union de tous les Français, croyez-moi, ii n y a pas de salut possible de notre pays dans les heures peut-être encore plus difficiles qu'il va vivre.

Vive la République !

Vive notre circonscription d’Yssingeaux î

À ugüsti n M I C HËL

Député sortant.

Avocat. — Docteur en droit.

Maire dTasiugeaus* — Conseiller général.

Président du groupe parlementaire de défense paysanne du Plateau Centrai, Membre de la Commission du commerce et. de l'industrie

et de la Commission de la législation civile et criminelle.

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