LE MINISTRE DES PENSIONS
Maire de Cabre rets»
Commandeur do la Légion d^honneur. — Croli dû guerre. Ministre des Pensions*
Député sortant.
Républicain de gauche.
7 avril mm.
Mes chers Concitoyens,
Nous voici parvenus au moment où les élus du suffrage universel doivent se représenter devant leurs électeurs et solliciter à nouveau leur confiance.
Dès le début de l’année j’avais pris toutes mes dispositions pour entreprendre dans notre vaste arrondissement une campagne aussi large et aussi complète que celle que j avais menée en 1932, époque à laquelle les électeurs de Cahors me firent pour la première fo»
l’honneur de m’envoyer siéger au Parlement.
Voici deux mois, j'ai été appelé par la confiance de M, le Président de la République et de M. le Président du Conseil, à prendre place aux Conseils du Gouvernement, dans un Cabinet de conciliation républicaine comprenant des hommes qui, bien qu appartenant a divers groupes, sont animés d’un égal souci de défendre l'intérêt national, les finances
publiques, Tordre et la sécurité intérieure el extérieure.
Cet honneur qui, dépassant ma personne, rejaillit sur T arrondissement tout entier > m’impose naturellement une très lourde tâche ci de graves responsabilités.
Je dirige, en effet, ainsi que vous le savez, un important Département ministériel, sur lequel repose, en même temps que l’administration d’un énorme budget, la nefense i« droits des anciens combattants et victimes de la guerre ; d'autre part, je dois participer aux réunions du Gouvernement au sein desquelles sont débattues toutes les grandes affaires de l’Etat et dont les délibérations présentent dans les circonstances actuelles, et surtout depuis le coup de. force allemand, une particulière gravité, puisqu’aussi bien nous avons pour pre-
mier devoir d'assurer le maintien de la paix.
Dans ces conditions, je ne puis évidemment songer à négliger les impérieux devoirs
que m'imposent mes fonctions ; vous ne comprendriez certainement pas que la voix de votre représentant ne puisse se faire entendre, aussi souvent qu'il sera nécessaire, au sein des Conseils du Gouvernement.
Je ne pourrai donc pas mener une campagne aussi complète et aussi large que je l’avais prévu et souhaité; je viens très simplement m’en excuser auprès de vous, sûr d’avance que vous me comprendrez et que vous approuverez ma volonté de faire passer les intérêts généraux du pays avant mes préoccupations personnelles, même les plus légitimes.
Ceci ne veut d’ailleurs pas dire que je songe un seul instant à me dérober au devoir qui m’incombe de rendre compte de mon mandat et de m’expliquer sur mon programme politique.
Je compte bien au cours des semaines qui vont suivre demeurer à Cahors aussi longtemps et aussi souvent que mes devoirs de membre du Gouvernement m’en laisseront la possibilité; je ne négligerai aucune occasion d’exposer aussi largement que possible les idées qui sont les miennes et qui n ont d’ailleurs jamais varié depuis le début de ma carrière politique.
Avant de clore cette lettre amicale qui s’adresse aussi bien à mes amis politiques qu’à ceux dont les idées s’opposent aux miennes, permeüez-moi de vous indiquer d’un molle résultat de 1 examen de conscience auquel je me suis livré en cette fin de législature.
Je crois sincèrement et du fond du cœur n’avoir jamais manqué au serment solennel par lequel je me suis, voici quatre ans, engagé vïs-à-vis de l'arrondissement de Cahors,
Je crois avoir scrupuleusement rempli mon mandat de député avec le double souci de défendre les inlérets supérieurs de la patrie et de la République en même temps que les intérêts légitimes de notre arrondissement et de nos communes.
Je crois n avoir ménagé ni mon temps, ni ma peine et avoir travaillé à plein collier avec comme seule limiLe celle de mes forces.
Oans la ptofession de foi que je vous ai adressée en avril 1932, je prenais rengagement d être le député des paysans et travailleurs républicains et partisans de la paix ; je crois avoir tenu parole et n avoir néglige aucune possibilité de suivre le programme que j’avais tracé à mon activité.
Va\ détail nous reprendrons ensemble, le moment venu, la liste des réalisations auxquelles j’ai pu parvenir, notamment dans le domaine agricole.
Mais pour l'instant une préoccupation domine évidemment toutes les autres; celle du maintien définitif de la paix dans le respect des droits de la France, au sein d’une Europe qm, il faut bien le dire, n’a pas retrouvé son équilibre depuis la fin de la guerre.
il tant pour cette grande tache des hommes lucides et de sang froid qui, aux heures où tioils sommes, sachent se dégager des préoccupations êLroiles de parti et qui fondent leur action, non sur des formules, mais sur des réalités,
C est sur votre confiance que je veux ni appuyer entièrement pour remplir mon devoir, lequel se résume en quelque mots :
Pour la patrie 1 Pour la République l Pour la paix I
R ex é B ESS E
Député fcOrUnL
Circonscription de FIGEAG.
M, Anatole de MON 7A G (Groupe de HJnïon socialiste ot républicaine.
Elu pour la lra fois le 7 novembre 1909. ~ Réélu les 24 avril 1910, 26 avril 1914, 20 octobre 1929, 8 mai 1932 el 3 niai 1936.
Citoyens,
Elu député de Figeac en 1929, réélu en 1932, je reste à la disposition de ceux qui m'ont fait par deux fois confiance.
On m'accuse, paraît-il, d’avoir beaucoup d’obligés. Je regrette de ne pas en avoir davantage et je me Halle de n’avoir jamais, au cours de ces sept années ni au long de mon activité d’homme public, répondu à l’ingratitude par des représailles, aux appels e a justice ou de la misère par de l’ingérence. Celle certitude me donne, en toutes c.rconstances, la force nécessaire pour affronter les dénigrements et les calomnies.
Représentant d’un département dont le centime est de faible produit, j’ai certes sollicite et obtenu le concours du budget national en vue de réaliser un programme d’outillage des campagnes que j avais, comme président du conseil général, établi en aecoro avec mes collègues et dont l’essentiel est, en effet, réalisé : à savoir l’achèvement de notre réseau routier l’ouverture de 1.000 kilomètres de routes rurales dans le seul arrondissement de Figeac,’ la mise en circulation quotidienne de 47 lignes d’autobus départementaux, I organisation d’un réseau de poste-omnibus rurale qui comprend 26 lignes, l'électrification rura e qui dans la portion achevée de 1932 à 1935, dessert 70 0/0 des usagers, l’établissement du téléphone dans toutes les communes et, petit îi petit, dans la p.u part des sections communes ou des hameaux, avec automatique rural dès 1937. Telle est l’œuvre accomplie dans un département dont le centime vaut 20.000 francs. Je défie qu’on fasse plus avec « peu et j’accepte le reproche d’avoir utilisé mon crédit personnel au Gouvernement ou au Parlement pour que soit possible un si important effort dans un cadre aussi restreint, au travers d’une crise dont les conséquences ont perturbé les marches, accablé 1 exlStence des
personnes et bouleversé pour un temps les opinions. , . ,
Surpris par celte meme crise, beaucoup parmi vous ont cru quelle était spéciale a l’agriculture. Ils n’ont pas aperçu l’élroile et constante solidarité qui, à la aisse comme d’ailleurs à la hausse, lient unies .toutes les matières premières. Ils avaient souhait que le Parlement fit miracle, alors qu’il n’existe pas de contrainte efficace sur es prix l. echec de la loi du minimum sur les blés exigée par le Syndicat des producteurs de ble, les justes protestations des régions déficitaires en blé contre les réglementations -t 'e*a *°ns imposées au bénéfice de douze départements excédentaires, l antinomie intere s e petits viticulteurs de notre pays et la viticulture du Languedoc repiésentée par a . démontre au surplus le vice des systèmes d étatisme économique et justifient no ic
de restituer la liberté à la production. .
Au cours de la 15* Législature, le Parlement, soucieux de réduire le poids des charges publiques, a ramené le budget de 57 milliards (chiffre de 1932) aux cn\ irons de 0 mr la . Ce faisant, il a évité une immédiate dévaluation du franc qui, à diverses reprises ut une menace Qu’ainsi pratiquée à doses massives depuis août et octobre 193 , a e 4 d,‘
dépassé la mesure de son efficacité, cela ne semble plus discutable. Plus de dellation . lout
le possible pour écarter à nouveau la dévaluation ! La hausse, qui se manifeste depuis janvier sur les prix de gros, et donc sur les produits agricoles, doit être favorisée et consolidée par une politique monétaire dont M. Poincaré à donné l’exemple en août 1926 et dont la bienfaisance a été annihilée par l’excès d’une ruineuse fiscalité.
On ne saurait protéger les produits si ce n’est par une politique financière et monétaire que 1 Etat doit pratiquer librement, c’est-à-dire en libérant sa décision du contrôle oppressif des grandes coalitions d’intérêts. La Banque de France est la Banque de la France, non point 1 organe d’une résistance capitaliste qu’il conviendrait de briser, si elle tentait de s’opposer aux claires volontés du pays. El. dans cet ordre de pensée, aucune mesure ne me parait excessive, si elle tend à rendre au peuple les pouvoirs réels dont il s’est laissé dessaissir,
ar contre, j estime nécessaire d’assurer la protection du producteur et delà famille agricoles. Celte protection, la loi de mars 1931 dont je fus l’auteur et qui exonère les petites successions rurales en ligne directe, lui a donné une formule juridique et législative que je veux transposer dans le domaine de l'impôt foncier. Je juge équitable et indispensable d exonerer de 1 impôt foncier le propriétaire qui exploite lui-même et avec l’a-ide des siens ou de ses proches la terre dont il est possesseur : ccLte terre ne constitue pas un capital mais simplement un instrument de Lravail, digne par .suite de celle exonération que les législations réservent à l'outil du travailleur.
Dans le meme esprit, j entends réclamer la péréquation des allocations aux familles nombreuses, autrement dit l’égalité entre les charges de famille, quelle que soit la qualité du coel de i ami lie, fonctionnaires ou non*
Je n ai jamais admisse n’admets point qu’on oppose les agriculteurs aux commerçants, ni tous ensemble aux fonctionnaires. Spécialement, je rappelle ce qu’a été poulie commerce a crise dont voici le dénouement, la progression des faillites et des liquidations judiciaires, en dépit des reducüons de pourcentage sur l’impôt des bénéfices industriels et commerciaux de la généralisation, encore incomplète d’ailleurs, de la taxe unique et du rétablissement des commissions consultatives pour la fixation de bénéfices industriels et commerciaux. L’œuvre de simplification fiscale et d’allègement fiscal doit être poursuivie; je a poursuivrai en accord avec les représentants qualifiés de notre {commerce et de notre
Quant aux fonctionnaires, je tiens pour urgent le vole du statut des retraites, élaboré par moi en 1933 avec la collaboration du syndicat des P. T. T. et qui fait l’objet d’un projet de lo. dont les principes doivenL entrer dans notre législation si l’on veut faire à la jeunesse une jus e place dans la cité par des mises à la retraite avant l’âge aujourd’hui fixé pour les dilferentes catégories d'emplois.
Dans une démocratie organisée, il ne suffit pas d’assurer à chaque citoyen le droit à la
vie par Je droit au travail; il convient encore de le protéger, lui et sa famille, contre les risques et les maux.
Je me prononce donc à nouveau pour l’extension de la loi des assurances sociales, pour n réparation des dommages causés aux exclus par une législation trop étroite, pour la simp ihcation de la loi dont la régionalisation des services ne saurait constituer qu'une lape Décentraliser, réduire le formalisme, hâter le payement des prestation et la liquidation des pensions,’ mettre en somme la loi à la portée de tous et de chacun, la rendre plus simp e et plus harmonieuse, tel me paraît devoir être le sens des ajustements successifs qu il convient d'apporter à la réforme entreprise.
Bécii que 1 exercice d on mandat législatif ait pour objet la défense des grands intérêts nationaux, je ne me refuse à aucune explication sur les problèmes relatifs à l'aménagement de notre vie collective :
1 Ayant collaboré a la suppression de la taxe à la mouture pour la petite meunerie, je
travaillerai à la disparition de ce qui subsiste encore d’une réglementation délestée : acquits, licence et bons ;
2° Ayant, dès 1926, travaillé à rabaissement du prix de l'électricité que les décrets récents ont pour nos usagers des 89 communes récemment électrifiées, réduits de 40 0/0, je compte passer prochainement accord pour abolir la prime fixe et alléger les contrats ;
3° La coordination des transports routiers, édictée par le décret du 19 avril 1934, ne saurait s 6 réaliser qu’en laissant se développer l’industrie des peLils transporteurs locaux, auxiliaires du cultivateur ou de f éleveur les jours de foire et en assurant, d autre part, un exact équilibre des charges entre tous les transporteurs routiers, C'esL ainsi que j'entends exiger l’application, ou au besoin, la rectification du décret d’avril 1934.
C’est, de la même façon que le conseil général du Lot entend sauvegarder les droits et intérêts d’uoe catégorie de travailleurs à laquelle — on voudra bien en convenir — il a largement ouvert les voies de f activité départementale ;
i° Soucieux d’assurer un plus ample développement des transports routiers et plus généralement des camions ou automobiles, je considère comme mesure d'urgence la détaxe defessence, s’agissant d?un produit qui, de plus en plus, sera de commune nécessité et clans le prix duquel l’impôt entre pour plus de 75 0/0 ;
5° Défenseur, depuis tantôt vingt-cinq ans des planteurs de tabac, auteur de la loi de 1913 qui continue de régir leur condition, je m’attacherai, demain comme hier, au maintien des prix de série en faisant mienne la revendication des planteurs de Nijkerk, telle qu’elle est Formulée parla Fédération des planteurs du Lot dans sa dernière assemblée du ilf avril ;
6° Enfin, je reste lié par des engagements auxquels je ne me suis jamais dérobé, à l'Association des anciens combattants non pensionnés, devenue Fédération des anciens combattants du front et m'efforcerai d’obtenir le bénéfice de la rétroactivité pour le vote du 17 mars qui leur a rendu les 3 0/0 et les 10 0/0 indûment prélevés sur leur retraite.
Citoyen Sj
Je pense avoir dans le passé servi votre cause* Je me crois capable de la servir encore.
J'ai toujours défendu les liberté publiques. Je me crois capable de les défendre encore*
J’ai toujours travaillé aux ouvrages avancés de la République* Je me crois capable d’y travailler encore.
Mais Ü y a péril de paix et je tiens que dans le temps prochain, la politique extérieure de la France dominera sa politique intérieure* Sachez donc que mon principal souci sera tourné vers ce péril de la paix et que je me fais honneur de prendre pour mot d’ordre ces trois mots inscrits dans l’ordre du jourfigeacois du 29 mars : peuple, patrie et paix*
A. dh MONZÎE
Député sortant*
Maire de €ahors« — Président du conseil générai.
Ancien Ministre.
Candidat républicain socialiste.
Circonscription de GOURDON,
M. Louis- J MALVY (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)
Kl u pour îa lrr: fois le 6 mai 1906. — Réélu les 24 avril 1910, 26 avril 1914, 11 mai 1924 22 avril 1928, mai 1932 et 26 avril 1936,
Mes chers Conciioyens,
l'ort de la confiance que vous m'avez, depuis trente ans, constamment témoignée, fort de la conscience du devoir accompli, je me présente à nouveau à vos libres suffrages.
- aucuns, jugeant que j’ai assez donné de mon dévouement à la démocratie, mais ne trouvant ne» au cours de ma carrière politique, qui puisse révéler de ma part un oubli que conque de la tradition républicaine dans laquelle je suis né et ai toujours vécu sc sont ingéniés à monter contre moi une misérable cabale : au lieu de confronter, en une lutte courtoise, programme et idées, ils ravalent la politique au niveau d’une querelle personnelle
Le 26 avril, vous aurez à juger ces hommes et leurs procédés
Mais vous aurez surtout à dire si la violence et la haine, dont mes adversaires se sont institues les apôtres au nom de la barbare doctrine germanique de la lutte de classes doivcnf. passer avant tout sentiment nation ah 1
V ous aurez à dire si, aux heures difficiles que traverse le pays, assailli à la fois par la ense économique et financière eL les préoccupations venues de l’extérieur, il n’y a pas place pour mstaurer dans !e cadre de la Nation et sous l’égide de la légalité républicaine, une pohtique de réalisations positives qui se substitue à une besogne vaine et stérile de batailles
Nous sommes à une époque grave où le devoir national se confond avec le devoir répu-
Æk.Ï.1iPgf qUi' °0m,"e 6™'“|S ™, ne séparent pas la
C’est pour obéir à ce devoir que je n’ai pas voulu, durant la dernière législature, m’associer u ceux qui, en provoquant dix crises ministérielles successives, ont mené le pays à eux doigts de la faillite et dont les partisans me combattent avec une implacable âpreté
budaétai ePÎ la ht V° de™lr ^ ï*] ^ de toutes mes forces contre le cruel déficit
S T’ , 7n(*Uer°Ute " et la évaluation du franc qui eussent jeté nos campagnes dans la misère et la ruine, J
anS’ Pré*ident de la Commission des finances de la Chambre, mon unique a etc de sauver les finances de mon pays, de défendre la monnaie nationale et d’aider par hult° dans cette tache tous les ministères dont ce fut le principal objectif et où comptaient au surplus des représentants autorisés de mon parti
, . .J° le ferai7ncore si c’était a refaire et je persisterai, dans la Chambre de demain à guidei ma conduite sur les intérêts supérieurs du pays.
Je continuerai, pour le surpi défense des populations rurales.
Les agriculteurs, aussi bien,
ns, a me consacrer, avec une fraternelle sollicitude, à la savent quels onl été mes efforts pour améliorer leur situa-
tion î ils n'ont pas oublié tout ce que j'ai réalisé pour la vicmalité, les chemins ruraux, l'électrification des campagnes, les adductions d’eau : je m’emploierai à développer ce programme et m’attacherai principalement à la revalorisation des produits de la terre et, encore, malgré les plus odieuses critiques, je persisterai à obtenir l’aide de l’Etat pour les agriculteurs victimes des orages et des intempéries.
Les planteurs de tabac se souviennent de l'attention que j’ai réservée à leurs revendications, telles que l’accroissement des superficies accordées à cette culture et le maintient des prix : pour eux encore je poursuivrai mon action.
Pour les agriculteurs comme pour les commerçants, je chercherai en outre à amener une détente fiscale que, seules, peuvent permettre la restauration financière et la reprise des affaires liées, l’une et l’autre, au maintien de la paix sociale.
Je n’ai pas négligé aussi les anciens combattants et mutilés de guerre et me félicite d’avoir provoqué le vote instituant la Caisse des pensions dont le fonctionnement prochain supprimera les prélèvements qui les ont atteints.
Ai-je besoin de déclarer à tous ceux qui m’ont vu à l’oeuvre que; demain comme lu <&rT je servirai les intérêts des laborieuses populations du Lot?
Mais la situation financière et les affaires extérieures domineront, dès ses premiers pas? les travaux de la nouvelle législature.
Gomme moi, mes chers Concitoyens, vous avez suivi l’évolution, de la crise fkra&cière et les sursauts auxquels a été soumise la paix internationale.
Sûr de répondre à vos préoccupations, je m’attacherai à lutter contre le déficit par toutes mesures propres à stimuler l’activité productrice du pays, notamment par de grands travaux afîectés, comme je l’ai déjà préconisé, non seulement aux villes atteintes par le chômage, mais encore, pour une large part, à tous les besoins de la vie rurale.
Fidèle, malgré tous les manquements de l’Allemagne à la parole donnée^ à la politique de coopération européenne dont Aristide Briand a tracé la voie, je reste, avec bvous,. pro* fondement attaché à la paix des peuples, non à une paix fragmentaire et temporaire, »msà une paix indivisible et durable.
Pour obtenir cette paix qui nous est si chère, nous ne nous refuserons à aucune négociation où nous seraient données des garanties formelles sur le respect des contrats.
Mais j’estime qu’on ne peut négocier utilement que dans la sécurité et c’est pour cela que je place au premier plan la défense nationale : seule, en vérité, une nation forte et jwo~ tégée peut imposer et garantir la paix tandis que s’exposent aux pires aventures les peuples désarmés.
Gomme vous, je veux une France libre, digne, heureuse et forte qui reste pour ï© monde un exemple vivant de démocratie républicaine.
Mes chers Concitoyens, j’ai confiance en votre sagesse, eo votre raison.
J'attends avec sérénité votre décision.
Vive la République I
Lo v is- J e an M À L V Y
Maire de SouiUac.
Conseiller général.
Ancien Ministre.
Président de la Commission des financer de la Cliambre* Député sortant.