C-e que j’ai fait à la Chambre
Au lendemain des élections de 1932, nous n’étions que 10 élus communistes. Nous avons cependant voulu suivre tous les problèmes. Je crois avoir le droit de dire que nous J avons réussi grâce à la division du travail.
Chacun de nous en a pris une partie. El j ai été naturellement chargé du travail agricole.
De plus :
1° Comme membre de la Commission des finances, j'ai en 1932 et J 933 représenté notre parti clans tous les débats budgétaires : traitements et salaires, retraites, pensions, etc* \ ^ ^
2° En 1934 et 1935, j'ai participé aux discussions intéressant les anciens com-
b a tlan ts ,
3<> A plusieurs reprises, j’ai trailé les questions du petit et du moyen commerce, de l’artisanat, etc.
Au total environ 130 interventions plus ou moins importantes, h la tribune, en quatre armées. Vous trouverez par la suite, sur ressentie! de ces interventions des explications détaillées.
Durant toute la législature, j'ai appartenu sans cesse à trois commissions : boissons, agriculture, finances, jusqu’au début de 1934, boissons, agriculture, Staviskv, en 1934, 1935,
En H ei, comme représentant du parti communiste, j’ai régulièrement participé aux délibérations de la délégation des gauches de la Chambre des Députés.
Ce que j'ai fait en dehors de la Chambre :
Militant du parti communiste, membre de son GomiLé central, j ai assisté en juillet et août 1935 au Congrès mondial de l’internationale communiste, et j'ai profité de mon séjour en Union soviétique pour procéder à une étude de la collectivisation dans les campagnes, en partie dans des régions que j’avais déjà visitées eu 1927.
Dans les journées de février 1934, puis dans les assemblées de masse, j'ai collaboré, avec l'ensemble de mon parti, à la politique qui devait permettre de repousser les assauts de la sauvagerie réactionnaire et fasciste par l’union d'abord, le Front populaire ensuite.
En janvier dernier, j'ai rapporté sur la crise agricole devant le Congrès national du parti communiste, à Villeurbanne.
Chaque année, j'ai pris une part active à la propagande générale du parti' communiste.
Militant paysan, président de 3a Confédération générale des paysans-travailleurs, directeur de la « Voix paysanne », je me suis employé sans relâche à réaliser Punité des paysans dans l’action pour la défense de l'agriculture.
Au cours de très nombreux meetings, j'ai appelé les paysans à l' union et à l'action dans les Landes, les Alpes-Maritimes, en Bretagne, dans l'Ailier, la Seine-ei-Marne, la Charente, la Dordogne, la Gironde, le Gers, la Corrèze, l’indre, le Loir-et-Cher, la Sarthe, le Nord, dans d'autres départements encore.
Pour ne citer qu'un exemple des témoignages de confiance qui me sont parvenus de toutes les régions de la France, voici un extrait d'une lettre signée par Je représentant des viticulteurs et pépiniéristes de Maine-et-Loire (janvier 1935).
« Vous êtes le seul qui nous ayez défendus à laChambre. Continuez la lutte, Monsieur Renaud Jean. Tous nos députés du Centre-Ouest sont aux abois , »
Enfin, en accord avec mon parti, j'ai essayé de provoquer la tenue du Congrès national des paysans de France sans distinction d’opinions, de tendances, d'organisation.
Ce que j'ai fait dans l’arrondissement de Marmande :
Par 180 réunions publiques données en quatre années dans T arrondissement de Marmande, j'ai informé le corps électoral de mes actes politiques. En même temps, je me mettais à la disposition de tous, amis ou adversaires, pour la défense des causes justes et des intérêts légitimes.
Dura nî ces quaLre années, j'ai reçu vingt mille lettres, j’ai répondu à toutes, avec le maximum de précision, dans le délai le plus bref.
Un jour par mois, le premier samedi, je me suis tenu en permanence à Mar mande, à la disposition des personnes qui voulaient me parler*
JTai fait tout ce qui dépendait de moi — chacun gardant ses opinions politiques — pour établir une collaboration régulière entre le député de l'arrondissement de Marmande et les différentes organisations ou les représentants qualifiés des diverses catégories de travailleurs : avec la Fédération des planteurs de tabac, les syndicats ouvriers et paysans, les maires dos communes frappées par les inondations ou par d’autres calamités, les présidents des coopératives de stockage des blés, la Fédération des chasseurs, les industriels et commerçants de la chaussure, etc.
Vous trouverez ci-dessous des précisions sur mon action à propos de certains problèmes particuliers :
Pour les territoriaux du 130e :
Voici des extraits de la lettre que m a adressée M. Calabés, au nom des territoriaux du 3e bataillon du 130e ;
« Saint-fjayrami, le 5 octocrâ 1935.
« Monsieur le Député,
« Je vous accuse réception de la lettre de M. le Ministre des Pensions que vous ave? bien voulu me communiquer. Je vous remercie profondément d’avoir su attirer sur mes anciens soldats, . . l’attention du Ministre,
« Au cours des cinq années qu’a duré notre lu lie, j'ai dû fournir rapports sur rapports dans les différents congrès de la région et auprès des services de la Guerre qui ne voulaient jamais reconnaître leur erreur 1
« Dans le département du Lot, on a déjà fêté la bonne nouvelle* * ,
« En Lot-et-Garonne, nous étudions aussi une réunion des 130e à laquelle nous vous prierons d’assister* * * »
La défense de l’industrie et du commerce de la chaussure contre l’entreprise Bata :
Au cours du débat à la Chambre sur cette question, notre camarade Monjauvis, député de Paris, s’associa, au nom du groupe communiste, à l’interdiction d’ouvrir de nouvelles fabriques ou de nouveaux magasins de chaussures. Mais la date fixée pour l’entrée en vigueur de la loi {19 février) ne préservait pas l’industrie et le commerce de la chaussure du Marmandais. Avisé par le représentant de leur organisation, j’informai immédiatement de la situation le Ministre du Commerce* Bientôt une modification apportée au texte par le Sénat (entrée en vigueur le 1er janvier) écartait le danger.
Cantonniers et journaliers de la route :
Au Conseil général de Lot-et-Garonne, j’ai, en toutes circonstances, défendu les travailleurs de la route.
J’ai ôté constamment à leur disposition, pour appuyer leurs revendications. La lettre suivante, parmi beaucoup d’autres, en fait foi.
« Monsieur le Député,
« Agen, le 29 décembre 1935.
« J’ai l'honneur de vous accuser réception de votre lettre du 25 novembre 1935, me signalant que des retards seraient apportés dans le payement des salaires dus aux cantonniers ou ouvriers auxiliaires du département.
H je fais dès maintenant, procéder à ime enquête dont je ne manquerai pas de vous tenir informé du résultat*
« Veuillez agréer, etc . . *
« Le Préfet. »
Assurés sociaux et victimes de la guerre :
Les assurances sociales qui, améliorées, mieux gérées, constitueraient pour les travailleurs la garantie contre les , risques de l'existence : maladie, infirmité, chômage, vieillesse, etc., sont devenues trop fréquemment une cause de tracas ci de mécontentement.
J’ai fait tout ce que j’ai pu pour aider les assurés et j’ai eu la satisfaction d’obtenir le règlement en leur faveur de centaines de contestations qui traînaient depuis des mois, parfois depuis plus d’une année.
Lai apporté le meme soin à la défense des droits des diverses catégories de victimes de la guerre*
Pour les locataires :
Sur la demande du Syndicat des locataires, je suis intervenu auprès du Ministre compétent — ainsi que dans les discussions du Conseil général — contre le retour au droit commun à Marmande et dans un certain nombre d’autres localités* L’efficacité de mes interventions m’a valu des attaques de la part des représentants de la propriété bâtie*
Pour Félectrifîcaiion des campagnes :
J5ai effectué de nombreuses démarches en faveur des communes ou syndicats de communes en instance d’électrification.
Voici des passages d'une lettre du Ministre des Tra\ aux publics reçue h la suite de Tune de ces démarches :
<? Paria, le 3 juin 1033.
Monsieur le Député et cher Collègue,
« , , . J ai Vhonneur de vous faire connaître que les difficultés rencontrées lors de rinslruclion de la demande de concession présentée au Syndicat intercommunal de Marmande par la Société énergie électrique du Sud Ouest, provenaient principalement du fait que l’article 3 du cahier des charges soumis à l’examen du contrôle avait une rédaction jugée indadmissible par celui-ci. . ,
« Mais au cours d’une conférence qui s’est tenue le 14 avril, sous la présidence de M. le Préfet de Lot-et-Garonne, un accord est intervenu au sujet d’une rédaction nouvelle qui réserve entièrement des droits du syndicat et lui donne, par suite, satisfaction, , * »
Avec les travailleurs de la manufacture de Tonneins.
Le Syndicat des ouvriers et ouvrières de la manufacture de Tonneins sait avec quel empressement j’ai toujours répondu à ses appels* Je ne citerai qu’un seul résultat de cette étroite et fraternelle collaboration*
« Paris, le 0 mal 1 035*
<L Monsieur le Député,
« En réponse à votre lettre du 29 avril dernier, M, Milan, président de la Caisse autonome, actuellement en voyage, me prie de vous faire connaître qua le Comité technique* * , a ajourné le projet de mise en chômage du personnel des manufactures le samedi matin*
« Veuillez agréer, etc*
Le Secrétaire. #
Le chômage Les lois sociales :
En collaboration avec les syndicats ouvriers de Marmonde, je suis intervenu, en 1933,. auprès du Ministre du Travail pour la mise en acLivité de la Caisse de chômage.
D'autre part, à de multiples reprises, j’ai signalé à l'inspecteur du travail les infractions aux lois sociales : journée de huit heures, mesures d1 hygiène et de sécurité, allocations familiales, , «
Pour les chasseurs :
Le Président de la Fédération départementales des chasseurs a bien voulu reconnaître l'efficacité de mon action en faveur des chasseurs. Voici un passage de l'une de se& lettres ;
<* Agen, le 23 mars 1^30.
Mon cher Député,
« Le secrétaire de la Fédération m’apporte votre bonne lettre du 20 courant par laquelle vous m'informez de l'heureux résultat que tous les chasseurs de Lot-et-Garonne pourront enregistrer avec plaisir,
(t Je vais préparer un article pour la presse et une circulaire. J'en ferai une spéciale pour l’arrondissement de Mar mande, car je tiens essentiellement à ce que les chasseurs de cet arrondissement sachent la part considérable de dévouement que vous avez apportée pour l'abrogation du décret-loi portant augmentation du permis de chasse*
« Je vous remercie encore une fois, mon cher député, de tout ce que vous avez fait pour nos camarades chasseurs.
« Veuillez agréer, etc.
ft Le Président ; G. Dupouy. »
Contre les inondations :
J'indique, d’autre part, quelle a été mon action générale à propos de ce gravé problème, La lettre ci-dessous constitue la conclusion de nombreuses démarches auprès du Ministre des Travaux publies :
« Paris, le 5 octobre 1935,
Monsieur le Député et cher Collègue,
« Vous avez bien voulu appeler spécialement mon attention sur la question de la reconstitution des digues de la Garonne, dans la région de Marmande, à la suite des inondations de mars 1935.
« J’ai l'honneur de vous informer que, sur mon intervention, le projet de reconsti tution des digues de la Garonne a été retenu par la Commission des grands travaux contre le chômage, étant entendu qu'un tiers de la dépense serait supporté par les
intéressés.
« Veuillez agréer, etc., .
« Le Ministre : Laurent Eyxac. »
Pour les coopératives de stockage des blés ;
Les cultivateurs connaissent les services que leur ont rendus les coopératives de stockage. Je veux ici rendre hommage aux dirigeants de ces organismes, qui, pour 3a plupart cultivateurs comme les adhérents t se sont imposé une lourde tâche s'ajoutant au labeur écrasant de leur profession.
J'ai fait tout ce que j’ai pu pour les aider.
Je rappellerai simplement que c’est grâce à mon intervention auprès du Ministre de l'Agriculture, que dix-huit d’entre elles — je ne parle que de celles de ^arrondissement de Marmande — obtinrent, le 15 février 1934, f autorisation de stockage, malgré leurs demandes tardives.
Je vous ai donné quelques exemples de mon activité en faveur de notre arrondissement, Pour être complet, je devrais ajouter de nombreuses démarches- ou interventions à propos : du fonctionnement des divers services publics {chemins de Fer, autobus, eicT), du maintien de la ligne de Marmande à r Mont-de-Marsan, des retards subis par les règlements des allocations aux %de limes des calamités, de décès de fillettes à l’hospice de Marmande, des accidents répétés survenus au Pont-de-Bayle, d’une subvention due, sur le reliquat des crédits de 1930, à la Société des sauveteurs de Tonneins, de la défense de l’échange du blé contre du pain, de la lutte contre le doryphore, de la résistance aux saisies, de la défense des petits transporteurs contre les puissantes sociétés et les iniques projets de coordination que celles-ci cherchent à imposer,
T ra v aille u v s ch F a rro n d is s e m e n t" d e M arm a n d e ,
Je vous aï représentés à la Chambre de 1920 à 1928, et de 1932 à 1930. Durant ces douze années, j’ai employé tout mon temps, toutes mes forces à vous défendre.
Mes adversaires les plus acharnés reconnaissent que j’ai rempli mon mandat honnêtement, proprement. Ils n’ont plus conlre moi qu’un argument :
— Quel dommage qu’il soit communiste !
Oui, et si c’était possible, plus que jamais ! Je croyais depuis que j’ai l’âge d’homme, que l’organisation capitaliste ne donnerait désormais à Phumanftë que la crise et la guerre.- J’ai appris qu’elle peut nous donner aussi la sauvagerie et l’esclavage fascistes.
C'est ma Fierté de conserver à 50 ans mes idées de vingt ans et de lutter pour elles avec le même enthousiasme avec la même foi î C’est ma fierté aussi, d’avoir participé avec mon parti, à la constitution du Front populaire contre le fascisme, pour le pain, pour la liberté, pour la paix I
Vive l’arrondissement de Marmande 1
Vive le Front populaire 1
Vive la République ouvrière et paysanne de France !
R Eis a un JEAN
Candidat du parti communiste.
Adhérent au Front populaire.
Circonscription de NERAG.
M. Pall COU RR EN T
(Groupe républicain radical el radical-socialiste.
Elu pour la lIC fois le 29 avril 1928. - Réélu les 8 mai 1932 et 3 mai 1936.
Mes chers Compatriotes,
J’ai l'honneur de solliciter le renouvellement démon mandat.
Le Ier juin 1932, immédiatement après les dernières élections législatives, le parti radical-socialiste prenait le pouvoir. La situation financière que lui laissaient les ministères Laval et Tardieu, était angoissante : au Trésor, une encaisse de 170 millions à peine ; et, aux budgets, un excédent des dépenses sur les recelles de plus de 14 milliards.
Les ministères radicaux qui se sont alors succédé et que j’ai toujours soutenus de mes votes, se sont efforcés de faire œuvre positive. Ils ont, en moins de dix-huit mois, réduit de 8 milliards 300 millions les dépenses de l’Etat. Parmi les mesures par eux prises, se trouvait une réduction de 5 et. de 10 0/0 sur toutes les dépenses, sauf sur celles de la défense nationale, du petit personnel, ainsi qu’une diminution des budgets des offices, et 1 institution d’un jury spécial chargé de reviser les marchés de guerre (lois des 1er mars et 31 mai 1933).
Petits employés, mutilés, veuves de guerre, ascendants et anciens combattants, étaient épargnés» Il ne leur étaient rien demandé.
C'est alors que la haute finance, soucieuse de conserver ses privilèges menacés et soucieuse aussi de ne pas contribuer à là seconde phase du redressement du pays, afin d en laisser les charges aux classes moyennes et aux classes laborieuses* poursuivit le i en vei sentent do régime* Mettant à profit le malaise économique qui venait de s'abattre sur notre pays* et un scandale financier qui venait d etre découvert, elle fit entreprendre pai la guindé presse parisienne de droiie, toute à sa solde* une violente campagne contre le Parlement et, par conséquent* contre le suffrage dont il est issu.
Elle ne disait pas que la crise économique* née de la guerre, avait déjà saisi sur toutes les autres nations et que nul n’en était responsable. Elle ne disait pas,- non plus, que les faits du scandale remontaient à 1927 ; qu’ils avaient été perpétrés, depuis celte date, sous les gouvernements Tardieu et Laval ; que ceux-ci avaient laissé faire, et que c est un ministère radical qui, en 1933. en avaient ordonné les premières poursuites.
Cette campagne, ainsi menée de mauvaise foi, et dont le caractère diffamatoire et mensonger a été officiellement établi depuis, nous conduisit à l’émeute du 6 février 1934, savamment orchestrée avec le concours des ligues factieuses, qui poursuivent 1 établissement d'une dictature*
A partir de ce moment et jusqu’au jour où le Ministère Sarraut a été constitué, les Banques ont imposé leur volonté. Tout le monde sait qu elles acceptent ou refusent de sous^ crire les bons du Trésor* selon que les gouvernements leur plaisent ou leur déplaisent* et que, plus que tous les autres, la Banque de France agit ainsi.
En mai 1935, M» de Wendel, régent de la Banque de France* Président du Comité des Forges, sommait* dans un congrès de son parti, M* Flandîn, alors Président du Conseil des Ministres* de poursuivre la déflation en réduisant les coupons des rentiers, ainsi que le pouvoir d’achat des classes loborieuses* et de frapper les anciens combattants, M. Fl andin, ayant, d’abord* voulu résister à cette pression* la Banque de France (qui n avait pas hésité à prêter 125 millions à un spéculateur avéré comme Oustrie), refusa à l'Etat le réescompte
ta bon. du Trésor, ot exiges que M. M. demandât I» pM» pouvoir,, Ce.t-â-dire lo,
"“fti' îÉllÏÏaFÎ.»T12‘0oo"lr,i»t'd= demander à la Chambra ce» plains pou- Le - ' n) ' ' ' * , ; Banane de France. La Chambre dans un sursaut dm-
dépandlta" "f3a°o=ordc°r cas plains pouvoirs, .1 1. KM. Flaud.n lut renversé.
a ne ie cite, parmi tant d autres .
j« taSinld reçu un rappel snpplém.nUir. de 21 .7® franc.
‘ flS, ,ui touchait une retraite * -"»»• »"
les décrets-lois, à47.5jO iranr.s et a reçu un i tippe ^ ^ retraito de 17 567 francs, reçoit
Une veuve de capitaine de vaisseau, qui touchait une aujourd’hui 24.909 francs par an, et a touche aa r.pp«l < le 1 .3 * *3 fr ««• f
Une pension de trésorier payeur général est passée de 41 .079 soit une augmentation de 8.805 francs.
Tandis que :
La retraite d’un éclusier, qui était, avant les décrets-lois, ^8.445 francs, a e e rcc
1 T. 179 franc, avec un rever.oment par cet éo u.ior de 5/. ™n . dù rem-
Un ancien fadeur a vu réduire sa retraite de 8.409 lianes
k°“'u,l4vL'rdT[.ote»r a vu ramanor a» retrait, d. 2.008 franc» à 1.757 franc» at .11.
*d4U,;fdT.'tapllaé"aid'a. Finance», ratraiiéa avant 1.» déor.t.-loi. â 5.803 franc» n.
tt&ïïtiïBSS. * d“l“ " I
suivantes d’assainissement et de justice *
1° Suppression du Conseil des ^)f^eul détient 800 000 3s d’actions,
nommé par les 200 plus gros actionnaires, t l . comDûsée des représentants
La remplacement de oe oon.eil, par une commise, on .«f “J ta grande» force»
du pouvoir législatif, du pouvoir exécutif, a,n». que de. ™Pr'”'"tf",S g ‘ - i / fpav,ni M rie r activité industrielle, commerciale et agricole , organisées du travail et de la Bseal, u'au point de vue de
2° Contrôle des banques par 1 Ltat, tant au point ne
la protection de l’épargne; taxation équitable des
*• * tout, réperou». ion »ur le» de ohelnnage, de
monopoles de fait exerces par les socie . > col„'idérables et actuellement insuiiisam-
métallurgie lourde, etc, dont les bénéfices sont considérables,
ment frappés par l'impôt ; , - . . ^néral sur les revenus
4, Progresâion plus élevée de le m.jorat.o. du mljors.
supérieurs à 85,000 francs car ces revenus, à partir de ce c , l
tiori dTm(jit absolument déri, cire (90 fr.ne, II» suustr.ir, 1
5» Contrôle des sorties des capitaux, qui nont d autre que
1 impôt; . » „ fipetinées à la défense nationale, que le?
6" Nationalisation de la fabrication des armes destine
grandes usines font payer par l’Etat,: en réalisant sur lui des bénéfices qui s'élèvent parfois jusqu'à plus de 300 0/0 ;
/ Par voie de conséquence, abrogation des décrets-lois rrqu.i imposent aux consommateurs des privations dont- sont aussi victimes notre commerce et notre industrie.
Mais ce redressement financier ne peut se faire que dans l’ordre et dans la paix, qui seuîsj redonnent la confiance*
Et l’on ne saurait trop s’élever contre les ligues factieuses, fauteurs de guerre oivile, qui, par leurs attentats et leurs manifestations belliqueuses, jettent le trouble dans le pays’ aggravent la crise, paralysent -les affaires, éloignent -de chez nous les touristes,. sources de bénéfices commerciaux, et donnent à l’étranger l’impression, dmne, France divisée; et. la tentation de lui faire la guerre*
La France, pays de liberté, a toujours toléré les manifestations pacifiques et la défense de toutes les opinions par la parole et par la plume;. mais elle ne saurait permettre à qui
que ce soit, de chercher à imposer ses idées par la violence, et, parfois, par des attentats criminels. '
J’ai voté la dissolution des ligues factieuses, qui doivent être désarmées.
Mes ch ors Concitoyens/
Au point de vue économique et social,! mes , votes et mon action parlementaire oui toujours tendu à la défense des intérêts qui m’ont été confiés*
J ai voté toutes les mesures contre le chômage, qui doit être vigoureuse me ni combattu, et je suis partisan de la création d’une caisse nationale de chômage.
Pour le commerce :
J’ai voté la suppression de la taxe- sur- le chiffre d’affaires, et son remplacement par une taxe unique à la production. Je suis signataire d’une proposition de loi émise en ce sen* {J. O. Documents parlementaires, p. 740). Je suis signataire d’une proposition de loi tendant à dispenser les petits commerçants du forfait obligatoire en m'a tière d'impôts- sur les bénéfices industriels et' commerciaux et à les antoriser à être soumis.au régime de l’imposition, d après les bénéfices réels (</.' O., Documents parlementaires, p; 282, .N» 4677. Séance du 12 février 1935)." J’ai Voté dans ce sens f 30 décembre1 1935).
J ai soutenu, par une intervention- à la Chambre au cours de la séance du 6 mars 1934, notre petit commerce contre la concurrence1 étrangère (J. O., 7 mars< 1934, p. 796).
J’ai signé une proposition de résolution N» 6878, tendant à abroger le décret-loi du 19 avril 1.934 sur la coordination du rail et de la route.
Pour l’agriculture :
Question du blé. — J’ai interpellé le Gouvernement le 10 novembre 1932 U O 11 novembre 1932. p. 2988); le l«juin 1934, (./, O., 2 juin 1934, p. 1355). J’avais déposé! U y a trois mois environ, une autre demande d'interpellation, mais celle-ci n’a pu être appe ee, 1 ordre du jour de la Chambre n’en ayant pas donné le temps (J. 0„ 6 mars 1936, p. 2587).
J’ai pris part à de^ nombreuses discussions, notamment le 27 décembre 1932 (7. 0., 28 décembre 1932, p. 3715) et le 5 décembre 1933 {J. O., 6 décembre. 1933, p. 4393).
J’ai présenté et soutenu plusieurs amendements ; l’un, le 7 avril 1933. Cet amendement a été voté et est passé dans la loi U. O.,- 8 avril 1933, p. 1972) ;, un second, le 23 juin 1933. I a ele voté et est passé dans la loi (J. O., 24 juin 1933, p. 3109) ; un troisième,, pour la déclaration obligatoire de récoltes. Get amendement- a obtenu 190 voix contre; 390 (J. O., 24 juin 1933, p. 3048 et 3057) ; un quatrième, le 5: décembre 3933, il a été voté par la Chambre {J. O., 6 décembre 1933, pp. 4491 et 4498).
Le 10 mars 1934, sur les échanges, j’ai demandé l'exonération de la taxe de 3 francs
ai- quintal do blé pour trois quintaux échangés par personne, contre du pain dans les famille de producteurs. Cet amendement a été voté et est passé dans la loi [J. O., 11 mars 1934,
Toujours sur la question du blé, j’ai déposé plusieurs propositions de loi, notamment le 25 octobre 1932 (N* 690) ; le 9 février 1933 (N° 1384) ; le 28 février 1934 (N° 3143).
' Toutes ces propositions de loi contiennent la suppression de l’admission temporaire des blés que j’ai toujours demandée, car j’estime que l’admission temporaire est génératrice de toutes les fraudes, et la principale cause dont souffrent les agriculteurs. J’ai demandé cette suppression dans un amendement {N° 15, 15 juin 1933) et je l’ai votée <1 1 décembre 1934). Elle a été repoussée, mais elle doit être poursuivie.
Question du vin. — Pour la défense de notre, viticulture, j'ai déposé une proposition de résolution tendant à modifier les décrets sur le blocage et la distillation obligatoire des vins delà récolte 1935 {,/. O., 7 décembre 1935, N° 5886). Par une question au Ministre des Finances, j’ai fait préciser certains points concernant l’arrachage des vignes [J. O.i
,7 février 1936). . . ,
Je viens d’obtenir du Ministre de l’Agriculture que, pour la vente des vins de la recolle
des sept cantons de notre circonscription électorale (Nérac, Lavardac, Mézin, Francesoas, Houeillès, Damazan et Casteljaloux) on tolère l’abaissement d’un demi-degré (8 degrés au lien de 8 1/2).
Question du bétail. — J'ai fait de nombreuses démarches auprès des Ministres qui se sent succédé pour attirer l’attenLion du Gouvernement sur la mévente du bétail. Nous venons d’obtenir pour le Lot-et-Garonne un premier crédit de 400.000 France pour Lâchât par l’Etat d’animaux en mauvais état.
Question du tabac. — J’ai soutenu, à la tribune de la Chambre, les intérêts des planteurs de tabac, le 14 avril 1933 (J. O., 15 avril 1933, p. 2298).
J’ai assisté aux congrès nationaux (les planteurs à Souillac et à Bordeaux, où j ai pris
la. parole. ...
Calamités et sinistres agricoles. — Tous les ans, à la suite des sinistres Agricoles, je suis intervenu au Ministère de l’hiLérieur pour faire accorder des secours d’extrême urgence aux sinistrés les plus malheureux, et j’ai déposé pour les indemnités, de. «ombreuses propositions de loi {notamment les 16 juillet 1932, 5 mars 1935, 28 novembre 1935; nw 5u0, 48.;7et 5618).
Question de la résine. — La misère des Landes n’a jamais cessé d’attirer mon attention. J’ai pris da .parole à la tribune de la Chambre dans l'intérêt des résiniers (J. O., H novembre 1932, p. 2988), J’ai souienu un amendement, en suite duquel une somme de 12 . millions (soit 25 fr. par barrique) leur a été distribuée par 1 Etat {J. O., 7 juillet 1933, p. 3658). J’ai demandé et obtenu ensuite pour eux, du conseil général de Lot-et-Garonne, une indemnité complémentaire de 5 francs par barrique.
Enfin, le 28 mars 1935, je faisais voler par la Chambre, un amendement au .résultat duquel un crédit annuel de 10 millions a éLé affecté à la revalorisation de la résiné et de ses
sons-produits (*/. O., 29 mars 1935, p. 1397),
Question du liège. — Je suis intervenu personnellement auprès du Ministre du Cornmerce, toules les fois que cela m’a été demandé, dans l’intérêt de l’industrie bouohonmere ,
Question de la chasse. — Tout le monde sait les efforts que j’ai faits, pour obtenir la tolérance de notre chasse aux alouettes.
A la Chambre des Députés, au cours de la séance du 21 février 1 934, j e me surélevé contre l’augmentation du prix du permis de chasse ( J . Ü,} 22 février 1934, p* 577).
Cette augmentation doit être supprimée.
Le groupe parlementaire auquel j’appartiens a adopté et soutenu une proposition de loi tendant à ia création d’une caisse des pensions de guerre pour les victimes et les anciens combattants.
J'ai pris à la tribune, la défense des pupilles de la nation (J* 7 avril 1933, p. IJld),
celle de nos écoles primaires supérieures et des élèves (/. üv5 avril 1933, pp. 181b et 1617).
J’ai dejfosé deux propositions de loi intéressant ; Tune Ses habitations à bon marché (22 février 1934, n° 309 J) et l'autre les exclus des assurances sociales pour qui j'ai été l'un des premiers à demander la réparation de l'oubli dont ils ont été l’objet (15 février 1934T n° 2996).
Elecleu rsf
Ayant toujours été partisan des économies, j ai pendant toute cette législature,. fait partie de ia Commission des comptes définitifs et des économies, dont mes collègues m'ont fait l’ honneur de me nommer premier vice-président.
Au cours de la discussion du budget de 1933, je me suis élevé contre certains gapülages que j’ai signalés à la Chambre et au Gouvernement (/. O,, 9 avril 1933, p, 2080) ,
Mes chers Concitoyens,
J’ai tenu, par ce long exposé, a vous rendre compte de mon mandat; et j’estime qu’il me suffit d'ajouter que, si vous me renouvelez votre confiance, ce sera dans le même esprit que je dirigerai mon action.
Mais toutes les questions sont dominées par celle de la paix,
La France a toujours voulu, et toujours recherché la paix. Elle a été l’âme de la Société des Nations qui, quoi que certains puissent dire, a déjà rendu, dans le monde, des services à la cause du rapprochement des peuples,
La France a toujours cherché à établir le* régime de la sécurité collective, basée sur le droit et la foi des traités.
Les pactes qu’elle a signés Font toujours été dans le but d'affirmer cette sécurité et de consolider la] paix.
ed es^ ainsi du pacte franco -soviétique comme de tous les autres pactes. Il a été ratifié (par la presque unanimité de la Chambre et du Sénat; il a été signé par M. Laval, l’homme des ligues; et comme le disent même les journaux républicains modérés : « il est surprenant, il est surtout regrettable que certains faisant déborder leurs passions partisanes hors du cadre de la politique intérieure, s'associent au sabotage de la défense nationale, en déclenchant contre ce pacte, une campagne susceptible de faire le jeu de l'Allemagne ».
En dépit des obstahles, soucieuse à la fois de conserver sa grandeur, sa dignité, et d’assurer la paix, ia France doit poursuivre inlassablement son œuvre.
Si cette oeuvre de paix est, aujourd'hui menacée, les événements nous prouvent que cette menace vient d'un pays de dictature.
C'est pour combattre la dictature que les ligues factieuses rêvent d'instaurer en France, que, dans le pays tout entier, tous les partis républicains, tout en conservant chacun son programme (et je conserve le mien qui est le programme radical-socialiste), ont décidé de constituer un bloc pour barrer îa route aux ennemis du suffrage universel et de nos libertés.
C'est d'ailleurs, dans cet esprit que le groupe le plus impor tant du Sénat « la gauche démocratique ». vient de lancer un appel par lequel il invite tous les électeurs à voter contre les candidats des ligues fascistes.
Cet appel de la gauche démocratique de la Haute Assemblée est la réponse la plus éloquente qui puisse être faite à ceux qui, de mauvaise foi, veulent faire passer pour des révolutionnaires dangereux les défenseurs de l’ordre et du suffrage universel.
Vive l'arrondissement de Nérac!
Vive la République démocratique et sociale!
Paul COURRENT
Maire de Nérac, — Conseiller général.
Député sortant.
Circonscription de VILLENEUVE- SUR-LOT.
M. Robert de LA MA RE- MORA (Groupe de l’Mance des républicains de gauche et des radicaux indépendant)
Elu pour la 1 10 fois le 26 novembre 1933. — Réélu le 3 mai 1936,
Mes chers compatriotes,
U va y avoir trente mois, dans un beau témoignage d’estime, de sympathie et de confiance, vous mW désigné pour représenter notre arrondissement à h Chambre des
DéPjÏ' conscience de n'avoir point démérité et d’avoir, scrupuleusement etioyalement,
défendu les intérêts de notre région eL ceux de notre pays.
Je viens vous rendre compte de mon activité et vous présenter mon programme
d’avenir.
L’action et le programme d'achon agricole.
Elu sur un programme de défense agricole et économique, désigné par la plupart des groupements professionnels agricoles, j’ai apporté une attention particulière à la situation douloureuse des populations rurales. Je me suis tenu en contact étroit et permanen avec la représentation professionnelle de l'arrondissement. J ai sollicite ses avis et .
se, la loi du 24 décembre 1934, tendant à réaliser l’assainissement du marché du
blé. J’ai pensé qu’elle pouvait permettre, par l’application des mesures de résorption qu elle prévoyait, de revenir à une situation saine du marché ; elle se réalisé aujourd hui.
• Je n’ai pas voté la loi du 24 décembre 1934, tendant 6 l’assainissement du marche du vin Elle coi tenait deux dispositions que je jugeais néfastes aux intérêts des producteurs du Vüleneuvois et peu profitables à l’intérêt général de la viticulture. Elle instituait une distillation obligatoire et un blocage sans abattement à la base; surtout, elle interdisait, smon, pour l’instant, légalement, du moins en fait, la livraison à la consommation de vins issus de
cépages du terroir : Herbemont, Othello, Noah, etc. . .
j’ai voté la loi du 16 avril 1935 tendant à l’organisation du marche de la viande. Elle a permis de réaliser par l’achat direct à l’éleveur du bétail en mauvais état général, un assainissement réel du marché. - -,
J’ai enfin, et je n’en tire aucun mérite - c’était un strict et élémentaire devoir de justice et d’humanité — voté toutes les lois tendant à la réduction des baux a ferme et a un
nouvel aménagement des déliés agricoles. ^ ,
En plein accord avec le comice agricole de rarroncîmement, j ai cherche et réussi a obtenir un abaissement d’un demi degré du degré minimum des vins de l’arrondissemen c e Villeneuve-sur-Lot,
J’ai pu obtenir aussi d’importants crédits pour l’électrification des campagnes.
Voilà ce que j’ai fait ; voici ce que je pense faire.
Le blé :
A. — Je ne suis pas l'adversaire déterminé d’un office professionnel, mais d’un office professionnel et non rî’EtaL Je crois cependant que sa réalisation sgi a longue et a Je suis, en attendant, partisan de la liberté du commerce, mais, condition e^sen ie e, un marché incontestablement assaini.
f vcc? ^îT'pro^f rion^o^ir'ole^el ^cï **0n *». « Caisse du
l’achat' direct s^He inarchT'aidera l'^ré^ul^V C1frna£‘,slner u" stock de sécurité qui, par Cette opération de régulàrièklion esi‘ absolument néSIi Pédant la durée d’une campagne.
biissernent de silos coopérai ifs contt^iN TvecT ^ P''°feSsio11 orë^éc, un plan d'éta-
mci Heure 'répartition des offres sur le marché' et suHouHe f" ' ^ ! ^ P”™*11™1 petits producteurs* * ? .Juan cernent sj nécessaire aux
p™‘“PP™er ,0“l • "»■* ». i-r**. I«j {m,
ralion indispensable île h'qmïlë’ju paî'.11' COn““rS ou 'l’allribution de primes, l'amélio- Le vin ;
Pour le vin,, je suis partisan :
obligatoire avec abattement^ ÏL^ieT nu ’d ^7 d° bloca£e et de distillation
(décret- loi du 30 juillet 1935) ; ’ est actuellement pratiqué, de 200 hectos
Fe.£^ la- libération de,
veille^ libre des ^ *~*!«1*
du vin par Po ^
ration de vin à la troupe, etc..; ' e pnx du repas, l'augmentation de la
— Du retour au vinage libre ;
G. Z n,“ ■"«•ures cP arrachage faeullatif ■
pression des ebsnrdes ** * ** • ™is del»™P-
annuelle après consultation. obligatoire '«™»
H- - D. 1. réduction des droits de circula, ion et d’e, ^
Le bétail :
Pour le bétail, je m'appliquerai à faire réaliser ;
ro^ché; annUd fUn!mai,X Cn mauvais fi^t général pour l'assainissement du
tubefcul^e ^aPP]iCati0n immédi8te de la Ioi * 7 juillet 1933 sur la prophylaxie de la
marquage obligatoire des béte^ aj7 n rréaTposili v J ^ ^ ^ alliniaux ‘«hereuleux et le,
, eaglp°S,ÜVenlent a« épreuves de tuberculination,.
bruits et primeurs ;
JC ^liêne P°t,r n0tre région maraîchère, la nécessité »
•r »«. d^ “ ÏÎS^Îiiœr * f*™’ - nécessaire,
dCWft Stre ^'PP^mée, une majoration équivalente à k vî0"’ * traficS mettables,
au» droits di importation; ; q Vcllent' 3a la valeur de cette taxe étant appliquée
1 nUel ]L" Pt ^ fiC5 t'’anSP0rtS des Prim™rs et autres fruits et légumes.
Mesures diverses :
Parmi diverses mesures qui me paraissent se rattacher à l'économie agricole, je cite :
À. — L’aménagement de la loi sur le warrantage agricole pour permettre un fonctionnement plus souple et plus pratique et l’escompte automatique des warrants agricoles ;
B. — L'octroi, en période de crise, de facilités de remboursement aux emprunteurs de prêts agricoles ;
G* — Le retour au régime de l'exonération de Pessence agricole ;
D. L'abolition du régime actuel de secours en cas de calamités agricoles, facteur d'injustices et d’inégalités, et son remplacement par l'assurance obligatoire des risques agricoles ;
E, — La consultation, obligatoire et non plus facultative, de l’assemblée permanente des présidents des chambres d’agriculture et des sections intéressées du Conseil national économique, avant rétablissement de tout projet de loi de défense agricole,
IL ~ Le problème industriel , commercial et social.
Si je me suis toujours attaché au problème vital de F agriculture nationale qui conditionne pour une grande part l’activité industrielle et commerciale et a toujours de profondes répercussions sur le problème ouvrier, je n’ai jamais perdu de vue les graves et non moins légitimes soucis des industriels, des commerçants, des ouvriers qui, eux aussi, ont été obligés de subir de si lourds sacrifices.
Le chômage, plaie profonde, plaie douloureuse, retient toute mon attention ; la dignité de la vie matérielle de l’ouvrier, comme la dignité de sa vie morale exigent que Ton poursuive activement sa résorption.
Je m'efforcerai de faire aboutir des mesures simples pouvant apporter au moins un soulagement certain, telles que :
À. — Création d’une caisse du travail alimentée par toutes les subventions accordées par l’Etat aux collectivités, et par la part d’impôt (22 0/0) que TEtat perçoit sur les travaux, entreprises communales, départementales et d*Elat ;
B* — Cette caisse du travail servirait à gager un emprunt du « Travail » qui permettrait d’entreprendre de grands travaux tels que routes, chemins, électrification, écoles, dispensaires, etc,
G. — Ces travaux seront exécuLés dans toutes les régions où le chômage sévit, et non uniquement dans la région parisienne.
Pour les artisans ; la stricte application des lois votées en leur faveur, notamment en ce qui concerne les chambres de méliers, le crédit artisanal et l'organisation de l'apprentissage.
Pour les fonctionnaires et travailleurs publics des services publics : l’aménagement des décrets-lois tendant à les rendre plus équitables, l’établissement d’un statut définissant leurs droits et leurs devoirs dans f intérêt de la collectivité.
Pour le commerce : f allégement des charges fiscales permettant f abaisse ment des prix de revient, une protection douanière équitable en faveur des produits métropolitains et coloniaux, une politique de stabilisation des monnaies.
Pour les travailleurs ; Ja lutte contre les fléaux sociaux, la protection de la santé publique, le développement de la mutualité, et l’amélioration de la loi sur les assurances sociales, l’encouragement aux familles nombreuses.
Pour les anciens combattants : le respect des engagements pris en leur faveur, révision des pensions abusives en se gardant de tout arbitraire, et la mise en œuvre de la caisse des pensions que j’ai voté.
Pour les contribuables : l’équilibre sincère et réel du budget, le maintien de la stabilité du franc.