‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 84 sur 186 · III. — Politique intérieure · texte numérisé non relu

III. — Politique intérieure

J'ai toujours eu Fhabitude d'être net et d'être clair. Je le serai surtout aujourd’hui parce que, plus que jamais, c’est un devoir de Fêtre, Je suis un républicain sincère; je le suis autant par mon tempérament que par mes goûts et mes convictions personnelles : mes actes Font prouvé* Mais je suis et je veux toujours être un républicain libéral, qm ne prononce d'exclusive contre personne et qui considère que la République est une maison ouverte à tous, sauf à ceux qui se réclament d’une dictature, soit fasciste* soit communiste,

La dictature est la pire des maux ; elle annihile l’individu en exaltant FEtat. Inhumaine, aliénait dans le sang et toujours finit dans Ja guerre. Je la repousse formellement et je m’opposerai toujours à la dictature politique d’un parti ou d’une classe, autant d’ailleurs qu a celle d’une congrégation économique ou celle d'une oligarchie financière et qu'à celle occulte, mais trop réelle, des loges maçonniques et des comités électoraux*

Résolument opposé à la politique de combat, dite des « deux blocs », je reste un partisan convaincu de la concentration républicaine et je suis prêt à donner ma voix à tout Gouvernement qui la pratiquerait ouvertement, correctement. Je n'y mettrai qu’une condition^ c'est que ce Gouvernement ne se trouve pas l’esclave du soutien socialiste ; qu’il puisse vivre sans lui, sinon avec lui.

Devant toutes les manoeuvres de division, devant toutes les excitations à la lutte des classes et à la haine, je proclame simplement, en face du péril de révolution intérieure, de révolution de gauche comme de révolution de droite, et en face du danger menaçant de la guerre, la nécessité d’une union fraternelle entre Français*

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