LOZÈRE
Circonscription de FLORAC.
M, Charles POMARET (Groupe de VUnion socialiste et républicaine*)
Elu pour la irB fois le 29 avril 1928, Réélu les mai 1932 et 26 avril 1936.
Citoyens,
Mes chers Compatriotes,
Pour la troisième fois je me présente à vos libres suffrages.
Nous nous connaissons depuis huit ans. En 1928, vous m avez fait vôtre*
Pendant deux législatures, jTaî gardé avec vous un contact étroit. Mes manières, mon visage vous sont familiers comme vos visages et vos gestes me sont familiers. Nous savons qui nous sommes. Nous nous comprenons sans faire de longs discours*
Politiquement, je suis uniquement le député de mes électeurs républicains, et je n ai jamais transigé avec les principes essentiels auxquels je suis attaché.
Localement je suis le député de tous, amis ou adversaires, républicains ou non, La fermeté de mes convictions autorise ma tolérance et me permet, dans mon arrondissement, de nr occuper de tout et de tous sans que personne en prenne ombrage,
Mes principes, je les rappelle. Ils sont inclus en trois mots dans le serment que j ai prêté sans réserve, en adhérant au Rassemblement républicain que j'avais toujours préconisé* Ce serment promet au peuple de France, le pain, la liberté, la paix.
Le pain :
Le pain pour tous, jeunes et vieux. Pour les vieux, un régime toujours en progrès, de lois sociales, d’assistance et d'assurance* Pour les jeunes, du travail. Vous savez combien la question de la jeunesse sans emploi a requis mes soins dans ces dernières années, La lutte contre le chômage par l’exécution de grands travaux publics, de travaux communaux subventionnés par l’Etat, ou de travaux dans les chantiers forestiers {j'ai la satisfaction, à cet égard7 de constater qu’en Lozère, à l'heure actuelle, tout vrai chômeur peut trouver du travail sur les chantiers), la reprise du recrutement normal des emplois publics (facteurs, cantonniers, douaniers, gardiens de prison, etc*) doivent permettre à bref delai de donner
du travail à nos jeunes gens et à nos jeunes hommes. Si cela ne suffit pas, il faudra se décider a la nationalisation des moyens importants de production, afin que l'Etat, gérant du marché du travail, puisse assurer du travail à tous,
La liberté :
Liberté publique d'abord, la République est un régime de tolérance et de pensée libre. Mais la liberté ne doit pas dégénérer en licence* Les républicains ne sauraient admettre plus longtemps les agissements des ligues factieuses et armées, qui troublent V ordre dans la rue, et l’ordre social. Une loi récente permet au Gouvernement de mettre à la raison ces ligues factieuses où la matraque et le revolver servent de doctrine* 11 a déjà été fait usage de cette loi, il y a deux mois. Nous saurons l'appliquer à tous.
Liberté, cela veut dire aussi restauration du seul pouvoir légal, le pouvoir politique* Il faut que cesse en France la dictature occulte mais forte du pouvoir de l’argent. Qu’il s’agisse de la Banque de France dont les régents oublient trop volontiers qu elle doit être la Banque de la France, ou des grandes agences d’information qui déforment l’opinion publique, ou des deux cents familles qui ont concentré dans leurs mains la grande production industrielle ou l'activité bancaire, il faut ramener â la raison les détenteurs arbitraires d’un pouvoir occulte qui est inadmissible*
La paix :
C’est le bien suprême, celui qui vaut que Von fasse, pour le conserver, quelques sacrifices matériels et d’amour-propre.
La paix est fragile ; la guerre rôde autour des Français* Pour éviter la guerre, la France, tout en maintenant le pacte franco-soviétique qui nous donne des garanties de sécurité, doit rechercher, coûte que coûte, une entente avec son voisin immédiat : l'Allemagne, Tant que cette entente ne sera pas réalisée, il n’y aura pas de paix en Europe. La course aux armements, qui vide notre Trésor et qui retient nos enfants trop longtemps au service militaire, se poursuivra, sans merci, pour le seul profit des munîtionoaires et de leur singulière Internatiouale* Seule la paix organisée nous permettra le retour au service militaire d’un an et chassera l’angoisse de nos cœurs*
Le pain, la Liberté, la paix. J’ajoute à cela le maintien des lois laïques, le développement de l’école publique, la tolérance religieuse là plus large, le respect de toutes les convictions, l’amnistie la plus complète pour tous les délits d’opinion. Ce sont les idées qui ont toujours eu mon adhésion et mon appui,
Au point de vue financier, je réclame la suppression de la politique de déflation qui appauvrit le citoyen, diminue son pouvoir d’achat et tarit une fiscalité qui est fondée surtout sur L’activité économique du pays; je réclame la diminution des impôts de consommation / trop lourds pour les travailleurs, la révision de l’impôt foncier dont les cotes sont devenues insupportables pour la plupart de nos compatriotes, l'institution d’une fiscalité qui, selon le mot fameux qu’on a, à tort, tourné naguère en ridicule, puisse prendre la matière imposable là où elle est*
L’équilibre du budget de l’Etat ne doit pas se faire sur le dos de ceux qui le servent ou qui font défendu, À cet égasd, les droits des victimes de la guerre doivent être respectés* La chasse aux abus est utile, mais elle né doit pas se transformer en spoliation et en déni de justice*
Au point de vue agricole, il faut à tout prix obtenir la revalorisation des produits ou en tout cas réduire très sensiblement le décalage entre Le prix de vente de ces produits et le
• d'achat des denrées et objets dont nous avons besoin. Ce qui importe à l'agriculteur, ce n’est pas tant le prix en soi' des denrées qu’il produit et vend, que la question de savoir si avec le montant de sa vente, il peut acheter ce C|in lui est nécessaire et conserver, ceci fad un profit appréciable qui le rémunère de ses efforts. La revalorisation des produits du sol sera aisément atteinte par une politique sage de protection douanière. Les porcs allemands, Je- châtaignes italiennes, les cocons italiens les fromages suisses ne doivent franchir nos frontières qu’aulant que nos produits s’écoulent d’abord sur le marché intérieur, à un prix satisfaisant. Si par ailleurs le Gouvernement pourchasse les intermédiaires spéculateurs et poursuit une politique de baisse des tarifs de chemins de fer et de liberté des transports, la revalorisation de nos produits n’entraînera pas, au contraire, une hausse du prix de la vie
dans les villes et les faubourgs. . , .
Le crédit agricole, largement octroyé, doit permettre à nos petits propriétaires de « durer » au travers de la crise, sans prendre Rengagements trop lourds, et aussi d’améliorer
leur production-
Au point de vue local, vous connaissez mon action. Elle fut inlassable et méthodique. Des chemins, des écoles, des fontaines, de la lumière, des téléphones, voilà ce dont notre arrondissement manquait au premier chef. Beaucoup a été fait. H reste pas mal à faire J'ai sans cesse dans l’esprit la liste des projets qu’il faut encore réaliser. Ils le seront.
Electrification :
1° Electrification des trois communes du Causse Méjean (Saint- Pierre -des- 1 ripiers, Hures, La Parade) ;
2° Electrification de La Salle-PruneL et Saint-Julien-d Arpaon ;
3» Ecarts du Syndicat des Gorges du Tarn, et notamment électrification de certains
centres importants tels que La Figuière ; .
4» Ecarts des trois syndicats cévenols, des Çévenncs, de la Vallée Française et de
Vebron ;
5* Electrification de Gatuzières et des écarts de Meyrucis ;
6» Electrification de Saint-Martin-de-Lansuscle et de Saint-Martin-de-Boubaux, injustement laissés de côté lors de l’électrification initiale et dont la réalisation soulève d’énormes difficultés financières et pratiques, que nous entendons surmonter ;
7® Alimentation de secours des réseaux cévenols, soit par Sainte-Cécile- d Andorge, soit
par Florac ;
Electrification des écarts de Florac,
Tous ces projets sont prêts ou sur le point de l’être : avec un peu de bonne volonté de tous, ils seront exécutés à assez bref délai*
Chemins :
Nul mieux que moi ne connaît les besoins à satisfaire. Dès maintenant, et pour les années immédiates, il reste à réaliser les projets suivants, que j’énumère par cantons, et sans ordre de préférence*
Canton de Florac :
lspagnac (Paros); Saint-Laurent-de-Trèves (Vernagues). Etude des projets de Tardonnenche et Montméjean.
Canton de SamLGerniain-de-Calberte :
Saint-Etienne-Vallée Française (Droubies ; Saint-Martin-de-Boubaux (fin du désenclavement et quartiers du bas de la commune ; Colle t-de-Dèze (Le Castanet) , Saint-Privat e
ValJongues (Soulatges); Saint-Mari in -de-Lansuscle (Les Abrits) ; étude de la rectification des Mazes et de la rectification de la route nationale à la Brouzarède.
Canton de Barre ;
Bassurels (chef-lieu) ; Saint-Julien-d’Arpaon (L’Hermet); Le Pompidou (Montredon) ; Sainte-Croix-Vallée-Française (de la Cale à Molezon).
Canton du Pont-de-Mpnlvert ;
Pont-de-Montvert (Grîzae et Rieumal) ; Fraissinet-de-Lozère (La Brousse) ; Vïalas (Nojaret).
Canton de Sahite-Eniniie :
Quézac (chef-lien) ; Montbrun (chemin du Causse) ; Sain t-Chély-du -Tarn (pont d’IIauterives),
Canton du Massegros :
Sain t-G eorges-de- Lé véj ac (Soulages),
Canton de Meyrueis :
Hures (chef-lieu).
Cette liste peut être incomplète, et si une lacune s’y est glissée, elle sera facile à combler.
J’ajoute que certains chemins vicinaux comme celui de Cassagnas (chef-lieu) devront être incorporés dans la voirie départementale*
Le prolongement de l’autobus de Saint-Germain-de-Calberte à Saint-Martin-de-Lansuscle devra être obtenu*
Eau potable :
Les projets communaux de Gatuzières, Saint-Germain-de Cal ber te, Saint-Etienne- V allée- Fnjirijçaise, Sain le- fournie, sont déjà subventionnés ; ceux de Bédouès, La Salle- Prune t, t raissmet-de-F ourques le seront bientôt* J'appuierai aussi le projet d'égouts de la ville de FJorae.
Constructions scolaires :
Le programme en cours comprend les projets (dont cerlains déjà subventionnés! de Blajoux ; Saint-Privat-de-Vallongue (Soulatges); Saint-Germain-de-Calberle (chef-lieu et hameaux); ColleL-de Dèze ; Gabriac; Le Recoux (Tensonnieu) ; Sa int-Frézal-de- Ven talon.
1 ou tes ces reformes, toutes ces améliorations ne peuvent être réalisées qu’avec la collaboration étroite des conseillers généraux et des maires, A cet égard, il m’est agréable de déclarer que leur collaboration confiante ne m’a jamais fait défaut.
D’autres questions continueront à retenir mon attention et à stimuler ma vigilance.
Reprise de la loi Loucheur, dont le fonctionnement est en fait arrêté depuis 1933. tau Le de crédits*
Augmentation du pourcentage des allocations aux parents de militaires soutiens de famille. Le pourcentage, uniforme en France de 12 0/0, est ridiculement petit pour notre departement*
Allocation du traitement légal aux médaillés militaires avec traitement qui, depuis nlusieurs années, attendent vainement te vote d’une loi, qui est en panne au Sénat,
1 ~ Assouplissement des règles et dos méthodes du génie rural pour la construction de nos
chemins agricoles et de nos fontaines. Certes, le contrôle est nécessaire et l'Etal ne peut accorder son appui financier qu’à des travaux sérieusement faits, mais une trop grande sévérité amènerait, dans un pays comme le nôtre, à nous priver complètement de 1 aide de
PFtat ï r
‘ Suppression immédiate des règles stupides de la coordination des transports dans ta
Lozère. Nos populations sont excédées par ce régime de tracasseries imbéciles et contrâmes au bon sens qui les privent de moyens de transports pour se rendre aux foires et marches. L’expérience a été désastreuse. Il faut y renoncer et revenir à la liberté. ■
Augmentation des bourses d’entretien aux enfants des hameaux éloignés des écoles Ces bourses^oiit tombées au chiffre ridicule de 100 ou 150 francs par an. On n’a pas le droit de 3e moquer ainsi du inonde et, comme auteur de cette réforme en 1930, je proteste avec
indignation contre la caricature qu'on en a faite.
Maintien des écoles de hameaux. On sait à cet égard, les batailles que j ai livrées et que i’ai remportées ; malgré les difficultés des temps, je continuerai à me battre pour le maintien de nos petites écoles, et pour l’ouverture d’écoles nécessaires (Rabiers, Malbosc, Marouls..,; Développement du tourisme, source d’activité et de profit.
Amélioration du régime de la chasse et de la pêche.
Chers compatriotes, vous m’excuserez si, au cours de cette campagne électorale brèvo, je n’ai pas le temps de vous voir tous et de visiter tous vos villages. Si vous ne me voyez pas, vous ne m’accuserez pas, je le sais, de paresse et de négligence. Ce message, si mcomp e . nu’il soit, vous apportera du moins le témoignage de mon attachement. ^
Je vous demande de voter en masse pour voire député sortant, le 26 avril prochain. J’ose vous demander de vous déranger pour moi comme je me dérange pour vous, c laque fois que c’est nécessaire et que cela vous fait plaisir. Ce calme et la facilité de cette campagne électorale ne doivent pas engendrer l’indifférence et l’absence. Le 26 avn , vo ez pour l’homme, que vous connaissez bien, qui n’a pas ménagé son temps et sa peine pour vous., pour l'arrondissement et pour ïa République.
Vive F arrondissement de Florac î Vive la République des travailleurs î
Charles POMARE!
Député sortant.
Maire du Pont doMontvert.
Ancien Sous-Secrétaire d’Etat*
Maître des requêtes honoraire au Conseil d’EtaU Avocat à la Cour d’appel de Paris.
Chevalier de la Légion d’honneur*
Candidat de FUnion socialiste républicain a et du Rassemblement républicain*
Circonscription de MARVE JQLS*
M . Ernest de FR à MON D (Groupé de la Fédération républicaine de France.)
Élu pour la 1™ fois 3e 2 avril 1933. — Réélu le 26 avril 1936,
Mes chers Concitoyens,
Au terme d’une législature que la multiplicité des groupements et la carence d’une majorité de cartel des gauches, élue en 1932, ont frappée de stérilité* il convient d’apporter aux citoyens désireux de voir leur grand pays reprendre dans le monde la place que commande son destin quelques idées claires et simples, un programme précis de revendications réalisatrices.
La vie économique du pays est menacée; la paix est en péril; la conscience française est obscurcie.
Il faut refaire de la prospérité et du bien Jlre, conditionner au moins la securité du travail, assurer son emploi et sa rémunération légitime, supprimer le chômage, rendre à 3a jeunesse l'espérance et la vie,
il faut sauver la paix.
Il faut opérer le redressement de la conscience publique.
Tous les Français doivent, en cette heure si grave, où personne n’a le droit de désespérer, mais où sont cependant dangereusement menacés, dans l'affaiblissement progressif de nos institutions, 3a sécurité de la France, l’ordre républicain, la liberté et la vie même des citoyens, accomplir avec disciplina leur grand devoir civique.
Ils doivent voter pour un programme capable d’ assurer, dans un esprit de réconciliation nationale, de respect des principes et des libertés républicaines, îe relèvement du pays et la création d'an ordre français rajeuni*
Politique extérieure et de défense nationale :
Avant tout, la paix du monde doit être garantie, La France reste fidèle à l’es prit de la S. D. N. Elle entend collaborer a l’organisation de la sécurité collective et poursuivre l' oeuvre de conciliation indispensable au maintien de la paix.
Mais elle se refuse à être dupe. Elle est décidée à assurer sa défense au point de vue moral comme an point de vue matériel ; elle ne peut rien refuser des sacrifices nécessaires à cette défense et, ne voulant négliger avec aucun peuple l'occasion d'ententes sincères et durables, elle doit maintenir et renforcer ses amitiés traditionnelles et ses alliances.
Politique intérieure :
Réforme de l'Etat et des pouvoirs publics :
La République française, pour grandir et prospérer dans l’ordre et la paix sociale, réclame :
Un gouvernement doté d’autorité et de stabilité sous le contrôle des Assemblées, ellesmêmes assujetties à un règlement de travail rénové;
Une réforme du régime électoral comportant le vote des femmes et le vote familial;
Un pouvoir judiciaire indépendant, une justice impartiale égale pour tous el que le législateur doit s’appliquer à rendre plus rapide et moins onéreuse ;
Une administration moderne et disciplinée.
Politique économique et financière :
Le retour i la confiance, qui, seul, peut assurer la reprise des affaires, exige :
A, — Dans le domaine financier :
1° L’équilibre sincère et réel du budget;
■2° Le mai u tien de la stabilité du franc ;
3° Une réforme de la fiscalité, allégement et clarification ;
4° Suppression de l'initiative parlementaire en matière de dépenses;
5* L'abaissement du loyer de l’argent.
B. Dans le domaine économique :
1° La défense de la production, notamment de la production agricole, afin d’obtenir une revalorisation stable des produits de la terre ;
2° Le développement des échanges ;
3° La mise en vaîeur de notre empire colonial ;
î° La protection de l’épargne ;
5° Une politique compréhensive du tourisme;
go Une révision complète des projets sur la coordination des transports par route et voies ferrées ;
7° Une collaboration étroite entre les organisations professionnelles et les pouvoirs publics par le moyen du Comité national économique;
8° La lutte contre, les coalitions excessives d’intérêts et la défense des activités individuelles.
Réformes et progrès social :
La politique hardie de réformes et de progrès social est la condition du maintien de la paix, de la concorde et de la réconciliation nationale entre les citoyens, aujourd’hui profondément divisés. Sur le triple plan individuel, familial et professionnel, chaque citoyen doit pouvoir trouver la possibilité d’accéder, dans le respect de l exercice de ses libres initiatives, à une situation qui satisfasse les exigences de justice humaine.
A. — Sur le plan individuel.
Nous réclamons donc :
1° La protection et l’améhoration de la condition des travailleurs intellectuels et manuels;.
2° Des facilités de travail et de crédit lui permettant d’accéder à la propriété par l’épargne.
B. — Sur le plan familial.
L’aide et l'encouragement, dans Légalité de traitement, aux familles nombreuses : le maintien des droits primordiaux et imprescriptibles de la famille sur 1 éducation de 1 enfant par le respect de la liberté de conscience, de la liberté d association, de la liberté d enseignement, liberté entre toutes imprescriptible et sacrée, de la stricte neutralité scolaire.
O* - — Sur le plan professionnel.
Nous réclamons :
TJn statut de la profession, la protection de la main-d'œuvre et des entreprises nationales , l’application loyale et réciproque du contrat de travail, le respect du droit syndical, L’aménagement des dettes concilié avec le respect des contrats dans l’intérêt commun des débiteurs et des créanciers, f extension des facultés de crédit , une politique des transports capable de répondre à toutes les possibilités de développement de l’activité économique,
1° Pour les jeunes :
Pour remédier au chômage particulièrement douloureux pour les jeunes, légitimement impatients d’utiliser leurs forces, une réforme de renseignement à tous les degrés en vue d’adapter l’instruction aux exigences du recrutement professionnel en tenant compte des besoins régionaux, La prolongation de la scolarité, T orientation professionnelle, un enseignement technique adapté aux besoins, la suppression des cumuls, une meilleure organisation des offices de propagande et de placement métropolitains et coloniaux doivent permettre aux jeunes générations de retrouver la confiance en Pa venir ;
2° Pour les agriculteurs :
a) Une politique généra1 e agricole ayant pour but de combattre la désertion des campagnes et de restaurer le pouvoir d’achat des populations par la revalorisation des produits du sol tout on les libérant des contraintes vexatoires d*une législation étatisie;
h) Le retour aussi prochain que possible à la liberté du commerce des blés et la suppression des formalités administratives paperassières auxquelles sont soumis les agriculteurs ;
c) Une protection douanière équitable ;
d) Des mesures réduisant l’écart excessif entre les prix payés à la production et les prix perçus à la consommation.
3° Pour les artisans :
La stricte application des lois votées en leur faveur, notamment en ce qui concerne les chambres de métiers, le crédit. artisanal et ^organisation de l’apprentissage;
4° Pour les industriels et commerçants :
L’allégement des charges fiscales permettant rabaissement des prix de revient ; Légalité dans la concurrence par la suppression des privilèges fiscaux ;
Une protection douanière équitable assurant de préférence aux industries métropolitaines et coloniale® le bénéfice du marché intérieur ;
Une révision de nos accords commerciaux les préservant contre la concurrence déloyale sous toutes ses formes et leur assurant des débouchés sur les marchés extérieurs ;
Une politique tendant à la stabilisation générale des monnaies et à la libre circulation des capitaux de façon ci assurer, en outre, le rapatriement rapide des avoirs français à l’étranger ;
Une organisation rationnelle de notre représentation commerciale et de notre propagande à l’étranger ;
5° Pour les fonctionnaires et les travailleurs des services publics :
L'aménagement des décrets-lois de manière à les rendre plus équitables; Rétablissement, après consultation des intéressés, d’un statut des fonctionnaires définissant leurs droits et leurs devoirs dans l’intérêt de la collectivité ;
i)° Pour l’ensemble des travailleurs :
a) La lutte contre les fléaux sociaux, particulièrement pour l'amélioration du logement et la destruction des taudis ;
h) Par des encouragements donnés aux communes, départements et groupements miblics ou privés pour leur permettre d’entreprendre des travaux productifs et urgents ;
<e) La protection de la santé publique par un programme d’éducation physique rationnel, l’encouragement de la pratique des sports, l’organisation des loisirs et des colonies de
4) Le développement de la mutualité et l’ améliorât! on de la loi sur les assurances sociales, particulièrement en ce qui concerne les retraites et l'abaissement du taux des coti-
salions ; . , „ , . * v
Toutes mesures propres à lutter contre le chômage, qui doit être objet d un con-
frôle vigilant*
Enfin j sur le plan de reconnaissance nationale, pour les anciens combattants .
Respect des engagements pris en leur faveur ; révision des pensions abusives en se lardant de tout arbitraire ;
Gestion des pensions et avantages acquis aux anciens combattants par un organisme autonome doté de ressources lui permettant de ne pas constituer une charge pour le
^Tel m’apparaît, au seuil de la période décisive de la consultation nationale, le cahier êes revendications à formuler et des réalisations à promouvoir*
Hostile au Rassemblement du front populaire, coalition électorale d’éléments inconciliables, dont le triomphe conduirait nécessairement à la révolution, à la dictature, a ^aggravation des menaces extérieures qui pèsent lourdement sur l’Europe.
Je suis fermement convaincu que le plan de réformes indispensables au redressement «Su pays ne peut se réaliser que dans un esprit de réconciliation nationale.
Mes chers Compatriotes,
Je fais appel à votre conscience et à voire bon sens* ,
Vous affirmerez avec moi « que la France de la Marseillaise et du drapeau tricolore 4SI résolue à persévérer dans la voie de l’ordre et du progrès et à maintenir sou unité et sa ferce, qui sont garants de la paix du monde ».
Vive la France )
Vive la République !
Vive la Lozère 1
Docteur un FRAMOND
Député sortant.
Ancien combattant#
Chevalier de la Légion dMiotmeur* — Croix de guerre. Candidat républicain, national et social*
Elu
Circonscription de MENDE.
M. Edouard BOUSQUET
(Groupe de la Fédération républicaine de France.) pour la 1* fois Je mai 1932. - Réélu le 26 avril ]93fi.
Mes chers Electeurs*
Agriculteurs et Paysans,
A la suite de mes interventions à la tribune de la Chambre i’ui „„ i
=#SpSi SSIEiF-
:seSS£iîr“^rK^
de certaines ^’crTi^delnttér^e 2* C' reU'" avaîeùl' été commises dans l’attribution
culture et à la suite I ’ Ji *S ln,prvenu (|ans la discussion du budget de l’Atr.-i-
*.jz VùJTJLzriïr'*" ,mm*. u Mi»“- 1— «a faii^ un©
^ ,on“’ ci - ~~ *“• -
vole "les rnë.»^ tenant”1 donnér^u^S de T' “d ^ ^ ^
rémunération. P ‘ durs lravaux une juste et équitable
lï T THf l’éiectrilïcalion de,
rurale. ’ de ^tepsmn du réseau téléphonique et de la poste
uvriers.
i. æ î,:0™ r ’i',r r: r*6 -* —»■ p»» u do
i. suite <i, „ sa? a“ “ rres * 10 i,iu* ‘u-c, .t, »
■*- d. ri^a^4TJï%iErW frf - M r * * *»-
nombreux chemins et chantiers. ' V,cina •’ P°111' Ja création de
Commerçants et industriels,
Le Ministère Paul-Boncour voulait majorer toutes les contributions et taxes qui pèsent si lourdement sur vos affaires. Par mon vole contre ce projet, j’ai contribué à k chute de ce Ministère; j’ai voté les amendements Pkfd et Blaisot proposant en votre faveur des allégements fiscaux : il n a pas dépendu de moi qu’ils ne deviennent la loi. J ai pris part à k discussion de f amendement Patenôtrc-Desnoyers tendant à introduire dans la Commission supérieure des économies, quatre contribuables désignés par l'Assemblée des présidents des Chambres de commerce.
Jki soutenu de toute mon énergie, auprès des divers Ministères et administrations, les demandes ou vœux émis par votre Chambre de commerce.
Petits rentiers,
Je me suis élevé contre la véritable escroquerie commise à votre égard par le Gouvernement, lorsqu'il a procédé à la conversion des rentes.
Anciens combattants, veuves de guerre, victimes de la grande tourmente,
Hi, à un moment donné, il nous a fallu vous demander un dernier sacrifice, à k fin de ki législature, estimant que ce sacrifice avait porté ses fruits dans 1 économie du pays el qu’il n'y avait pas lieu de le continuer plus longtemps, j'ai pu, par une proposition de loi, demander l'abrogation du décret-loi vous concernant. J’ai eu la joie de voir ceLte proposition prise en considération par le groupe des députés anciens combattants qui, s'unissant à moi, a fait auprès de la Chambre et du Ministre, les démarches nécessaires qui ont abouti à l7 abrogation de ce décret.
Devant la menace qui depuis longtemps nous guette, je me suis associé à toutes les mesures prises pour notre défense nationale et notre sécurité dans le cadre des traités et de la Société dos Nations, soutenant constamment les Gouvernements d’ordre qui ont voulu la France grande et forte.
L'heure est grave.
Du résultat qui va sortir des urnes, peuvent naître les pires difficultés* Je connais trop le clair bon sens de nos populations lozériennes pour douter un seul instant qu'elles veuillent faire le jeu des hommes de désordre et de révolution qui se présentent à elles sous des visages camouflés et les diverses étiquettes du. Front commun.
Famille, patrie, religion seraient les victimes d'une mauvaise élection, et la révolution, comme l’ennemi, gronderaient à nos portes. L'exemple de l'Espagne est là pour nous servir de leçon 1
Lozériens,
Vous ne voudrez pas cela ; vous ne laisserez toucher ni à votre foi, ni à votre pays. Vous me connaissez ; mon passé répond de l’avenir. J’ai toujours été sur la brèche le fidèle défenseur de vos droits et de vos libertés. Demain, comme hier, je continuerai à mettre à votre service et à la défense de vos intérêts tout ce que j’ai d’activité, d'énergie et de dévouement.
Docteur Edouard BOUSQUET
Officier de la. Légion d- honneur.
Croix de guerre.
Conseiller général de la Lozère,
Député sortant.
Candidat républicain d’union nationale et de défense pays au ne.