‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales de 1936 (volume 2)Chapitre 87 sur 186 · MAINE-ET-LOIRE · texte numérisé non relu

MAINE-ET-LOIRE

circonscription cT AN GERS.

M. Emile PERREIN (Groupe républicain radical et radical-socialiste.)

Elu pour la P* fois le 8 mai 1932. — Réélu le 3 mai 1936,

Mes chers Concitoyens,

iJar votre discipline et votre foi républicaine, vous m aviez confie, il y a quatre ans, & une imposante majorité, 1 honneur de représenter au Parlement la première circonsciptîoŒi d’Angers.

Depuis 1032, ious mes concitoyens ont été à même de connaître et, je l’espère, -le m’accorder leur estime*

Je me suis efforcé, en toutes circonstances, sans jamais chercher une réclame personnelle, de remplir mon mandat avec conscience et probité, mettant, par mes nombreuses interventions à la Chambre et auprès du Gouvernement, au service de vos intérêts légitimes et tout particulièrement de ceux des humbles, des petits, des déshérites de la vie, les connaissances que j’avais acquises au cours de mes années de travail et d’études.

Personne ne peut me dénier d’être reste au prix d’un dur labeur, un parlementaire assidu h sa tâche, probe, consciencieux, désintéressé et dévoué de tout cœur à la démocratie.

La politique o a pas été pour moi un métier. Je n’en ai jamais retiré le moindre profil personnel.

Artisans :

Vous êtes les éléments les plus sûrs de l’équilibre économique et social de notre pays*

V os justes revendications ont été l’objet de mes constantes préoccupations. J ’ai toujours suivi de très près vos travaux et vos congrès (Roanne et Angers 1935) ; j’ai défendu et fait triompher toutes les mesures de nature a alléger vos charges (lettre de remerciements de Confédération de 1 artisanat français pour mon intervention à la Chambre, du 27 ÿâo— vier 1934). J’ai accepté, tout récemment, le cahier de revendications de votre association*

Commerçants ;

J a* adhéré, dès sa formation, au groupe parlementaire de défense du commerce ù Chambre; de toutes mes forces, j’ai contribué h la réalisation de vœux que vous appelle^

notamment de la suppression aussi complète que possible de l’impôt sur le chiffre d’affaires et son remplacement par la taxe unique, réforme aujourd'hui partiellement réalisée (mais qui demande encore certains aménagements, en particulier dans la fabrication des huiles), révision des loyers à un taux équitable, délais accordés aux débiteurs de bonne foi, en raison de la crise, modification juste de la patente, action de défense contre les grands trusts qui cherchaient à abattre, en le ruinant, le commerce des particuliers, mesures de dégrèvement vis à-vis du pelil commerce (loi du 10 décembre 1933). Toute action générale qui m’a valu, en date du 30 mars 1936, une lettre de remerciements de la Confédération générale des groupements des petits et moyens commerçants, petits et moyens industriels de France et des colonies*

En toutes circonstances, j ai examiné et soutenu les demandes qui m avaient été adressées par vos organisations électives, par vos syndicats, par vos groupements professionnels, Pour les voyageurs de commerce, qui sont les vrais animateurs des affaires, je suis intervenu à la Chambre, le 22 décembre 1933,

Agriculteurs :

Vous constituez l’une des forces essentielles de notre pays, La baisse des produits agricoles s’est traduite par la réduction du pouvoir d’achat des cultivateurs et la vie économique s’en est ressentie, Les causes de cette crise sont multiples, mais V une des principales est la politique de déflation des prix à la production, politique imposée par certaines puissances d’argent au service de trafiquants internationaux.

La crise agricole s’est encore aggravée du fait de 1 importation massive de produits étrangers, au cours de farinée 1931-1932, sous le Ministère Tardieu. On peut dire que J9M a été l’année terrible de la terre et qu’un redressement à cette lamentable situation n’a pu se faire que récemment, grâce à l’action du Parti radical — grâce aux lois Queuille, Ministre de l’Agriculture, l’un des membres de notre grand parti républicain, qui ont permis la revalorisation du prix du blé, la revalorisation du prix du vin, l’organisation de la production, en luttant contre la fraude et les spéculateurs.

Il faut au pays une politique de protection agricole, de réduction du prix de revient, d’augmentation de la consommation, d'encouragement à la polyculture, de réduction des frais de transports et de crëdiL agricole.

Je me suis associé aux efforts pour l'électrification des campagnes et la première tranche de travaux va être mise incessamment en exécution. Je suis en contact constant avec nos maraîchers, qui ont sî grand besoin d’être soutenus et défendus à l’étranger et même tn France : loi Trémintin, à laquelle j’ai personnellement contribué, permettant aux mandataires, approvisionneurs , producteurs de légumes, de lutter contre le privilège des commissionnaires des Halles, qui reconnaissent d'ailleurs, eux-mêmes être dans 1 impossibilité de vendre la totalité des expéditions. J'appartiens également au groupe floral de la Chambre, et diverses mesures ont été préconisées pour la défense de nos horticulteurs et pépiniéristes.

J'ai obtenu à titre d’acompte et de premiers secours, les sommes nécessaires pour les inondés.

Agriculteurs, toutes vos suggestions trouveront en moi un défenseur sincère.

Ouvriers et mineurs ;

Pas un instant au cours de cette Législature, je n ai perdu de vue vos difficultés. À maintes reprises, j’ai pris votre défense au Parlement pour atténuer vos souffrances el remédier à la crise de chômage (intervention à la Chambre le 29 novembre 1934, lutte contre le chômage, reclassement de la main-d’œuvre, règle du non-cumul des avantages de la lus. des assurances sociales et de la loi sur les accidents du travail).

Membre de la Commission des mines, j'ai efficacement contribué à améliorer votre retraite et â assurer votre sécurité dans le travail (intervention à la Chambre de 28 mars 1933).

Je me suis associé aux dispositions légales concernant des avantages aux familles nomforeuses, et j'ai été nommé rapporteur et défenseur du projet de loi M en dès-France sur l'égalité des subventions aux pères de famille nombreuses» J 'ai voté les plans d’outillage national et les mesures concernant les constructions de maisons d’habitation et de loyers moyens pour donner du travail au peuple laborieux, pour lutter contre le taudis et la misère, en améliorant l'hygiène sociale (loi du 27 juillet 1934); nomme rapporteur du projet de loi n* 0283 tendant à poursuivre la lutte contre le taudis et à encourager l’initiative privée en matière de construction d'habitations à bon marché *

Membre de la Commission d’assurance et de prévoyance sociales, j ai participé à l’élaboration d'un texte visant le bénéfice des allocations aux vieux travailleurs exclus des assu rances sociales» J ai été ra‘p porteur du projet de loi sur Raide aux locataires chômeurs et cette question fait l'objet du projet sur le fonds national du chômage dont doivent bénéficier elles chômeurs artisans et les chômeurs intellectuels et artistes que la crise a si gravement éprouvés»

Mon programme :

1° Création de maisons du peuple, développement des œuvres dites de jardins ouvriers, organisation des loisirs, particulièrement ceux de la jeunesse par P usage rationnel des sports, sans oublier le renouveau de la vie artistique et intellectuelle ;

2° Amélioration et perfectionnement de la loi de IS98 sur les accidents du travail ;

3° Introduction progressive de la semaine de quarante heures en incorporant les couve niions collectives de travail ;

4° Juste salaire ou salaire minimum pour tous ;

5” Grands travaux d’utilité publique en vue d’absorber le chômage»

Petits fonctionnaires :

Je me suis opposé à toutes les mesures qui présentaient à votre égard, comme à celui dles petits commerçants et contribuables, des petits retraités, de tous ceux qui ont besoin d’an minimum vital, un caractère inhumain, D'autres questions seront à réformer; le retard à l'avancement, la suppression de la pension de réversion.

Anciens combattants :

Je -suis l’un des vôtres : j’ai toujours associé dans mon cœur l’amour des victimes de la .guerre et celui de la République* De toutes mes forces, j’ai lutté contre les décrets-loi, qui diminuaient les droits de ceux qui n’avaient pas marchandé au pays leurs vies ou leurs membres» Voles des 28 et 29 novembre 1935* Rapport à la Commission des pensions du 26 février 1936 sur ïa non- ratification du décret du 16 juillet 1936* distinguant les nontitulaires de la carte de combattant et les titulaires de la carte pour les suppléments temporai res de pensions* Intervention à la Chambre en faveur du coefficient d’aide aux grands mutilés (séance à la Chambre du 30 juin 1931)*

Vous m’avez assuré a maintes reprises de voire sympathie : dans Ta venir comme dans le passé, vous pouvez compter sur moi*

Angevins :

La défense de vos intérêts a été pour moi un souci constant. J’ai porté tous mes efforts auprès du Ministre compétent pour l'achèvement de la Poste, pour sa couverture en ardoises, produit local, pour son embellissement sculptural qui devait occuper un plus grand nombre d artistes et d’ouvriers angevins» J’ai pu également obtenir une subvention pour nos concerts populaires et pour l'auditorium angevin, subvention dont ont bénéficié nos artistes locaux, *ï dignes d'intérêt. Jamais, quelles que puissent être ses opinions, je nTai refusé mon concours à un de mes concitoyens pour une juste cause.

Au point de vue extérieur :

Dans une Europe angoissée, il importe pour notre pays de conserver son calme et» dignité - reconnaissons, avec fierté, que la France a gardé son sang-froid car elle a pour elle la force du droit et celui do la raison. Nous réprouvons toutes les excitations chauvines q», sous de misérables prétextes de politique intérieure, seraient de dresser les uns contre autres partisans ou adversaires de la politique extérieure du Gouvernement et de son i mis i .

P'"hLa prix est un idéal auquel aspirent tous les humains. Mais, après les luttes du passé et l'horrible guerre de 1914-1918, la réalisation de l'idée généreuse de fa société des nation* est apparue aux yeux du monde comme un moyen de conserver la pmc. Celle ulee est lu nôtre! Mais, en contact avec la vie internationale, il est juste de considérer qui faut eu rajeunir les lois et peut-être limiter son objet à l’Europe dont Ta pacification serait déjà im

* m m Le* b ut" d eTa "d i p 1 orna l i e allemande est de diviser les anciens alliés et le* nations assemblées à Genève, et le pacifisme du chancelier Hitler peut être comparé à une ruse de guerre. L’Allemagne veut avoir les mains libres pendant vingt-cinq ans pour envahir 1 Autriche a Tchécoslovaquie ou les plaines de l'Ukraine. Elle veut réaliser 1 Anschiuss total, ma-s noua devons nous souvenir de l'écrasement de T Autriche à Sadowa, qui a préparé la défaite .

Sedan. La paix ne peut avoir de durée limitée.

La France a proposé un plan constructif. Il faut résoudre au plus tôt le problème colonial italo-élhiopien ; considérer notre accord avec la Petite- Entente et assurer le pacte franco-soviétique, préparé par M. L. Barthou ri signé par M. Laval, en le completan par un règlement susceptible de résoudre le problème des dettes par des accords favorables

notre commerce et notre industrie* , ■

Les conflits armés ont toujours pour excuses profondes des désordres economique». L’Europe traverse une crise exceptionnelle, à laquelle s'ajoute une crise morale, le fascisme

exaltant le nationalisme. . , ^

L’idée de Briand, de réunir les peuples en une Confédération economique européenne-

idée si violemment critiquée par les nationaux - nous apparaît aujourd hui comme d une

Ur5eïl ap^arlienL en définitive, à l’ensemble de toutes les puissances de conjurer la cri» « appliquant le principe de Genève de la sécurité collective : proclamer avec orce et ne te te que toutes les nations se dresseraient contre l’agresseur éventuel, telle est l idre qa> dégage des événements et qui peut préserver l’Europe d’une nouvelle ca as iop ic

Enfin, j’ai accepté et voté les mesures de proteeLion et de defense nationale - sc « des J 5 juin 1934, 30 juin 1934, . 15 décembre 1934, 25 mars 1935,- 18 décembre 1934,

' ^ ^Désormais; il faut choisir entre une politique d’isolement et de course aux ^menls, en dehors de la société des nations, et une politique de paix fondée surri an^ie .p g* le respect mutuel des traités ou pactes, par une organisation mieux adaptée de la sécurité

collective des nations pacifiques. . mAnc

A tous les républicains et à tous ceux qui veulent éloigner le fascisme qui mène

l’Europe à la misère, à tous ceux qui veulent lutter sans défaillance sans subir celle rnystique de la fatalité, contre tous les bénéficiaires scandaleux de la course funeste aux armeront* je vous demande de vous unir, de vous grouper sur mon nom.

Au point de vue intérieur :

Une fiscalité moins compliquée, une simplification de l'impôt, une détente fiscal. Po.r les petits, un contrôle rigoureux du marché financier pour la protection de 1 épargné, réforme du crédit et, en particulier, de 1 organisation de la Banque de

Un pouvoir exécutif, à l’abri de toute surprise du pouvoir legislatif une téfo™e travail parlementaire, le contrôle du vole et la représentation proportionnelle, que j ai vote.

au scrutin public à la tribune, les 3, 13, 18 février 1936. La réduction du nombre des députés que j'ai votée le 12 mars 1936*

Un Gouvernement républicain respectueux de la liberté de conscience et de toutes conceptions religieuses ou philosophiques, mais attaché à l’esprit de laïcité, forme intelligente de la tolérance, décidé à défendre énergiquement le régime contre les ligues factieuses et tous les éléments susceptibles de mener à la guerre, civile, à soutenir scs écoles et ses institutions contre ses détracteurs, à aider l’agriculteur et à le libérer des règlements qui V écrasent et le laissent trop souvent sans force contre les trafiquants internationaux à associer la représentation du monde du travail à l’élaboration des lois, à lutter enfin, contre la criminalité grandissante*

Mes chers Concitoyens,

Telles sont, sur les grandes questions qui, par-dessus Loutes les autres préoccupations, me paraissent devoir actuellement retenir l’attention du Parlement, les principes donL je ne ^uis ici que fournir une énumération rapide*

Mais n'ai-je pas, au cours de lu dernière Législature, donné la preuve de ma volonté de mettre en application ces principes, lorsque je suis intervenu sur les questions touchant aux intérêts spéciaux à notre région, comme dans les débats portant sur les grands problèmes auxquels est lié l'avenir du pays ?

C’est avec la même impartialité et, la même ardeur au travail que je voudrais poursuivre ma lâche*

L’honneur de vous représenter s’accompagne plus que jamais de la nécesskéd’agir.

Si Je fais de ia politique mesquine qui rabaisse le rôle de l’homme public à l’attaque ou à la défense dans de vaines querelles de personnes et de clan j'estime, par contre, qu’il est indispensable de savoir prendre des responsabilités et de ne pas se vouer à l’inaction en prétendant s’abstraire de toute préférence doctrinale et de toute adhésion à un idéal.

Ma doctrine est celle sur laquelle s est fondé et doit progresser le régime démoeralique.

Mon idéal est tout entier vers la liberté et vers la paix* Je me résumerai eu proclamant avec vous : pour l’homme, du travail et du pain ; pour le citoyen, la liberté; pour le pays, l'ordre et la paix.

Vive la ïre circonscription d'Angers toujours républicaine!

Emile PE K HEIN

Député sortant.

Avocat à la Cour d'appel.

Croit de guerre.

Chevalier de la Légion d’honneur.

Conseiller municipal d'Angers.

Membre tics Commissions d’assurance et do prévoyance sociales, des mines, des pensions*

Membre de plusieurs groupes de défense de la Chambre : artisans, mutilés du travail, des produits du sous-sol, groupe floral, des maraîchers et exportateurs, des retraites, des députés anciens combattants.

2e circonscription d’ ANGE RS.

M, Amdrk GOINTRbAU (Cioupe dés Républicains indépendants et d'action sociale.)

Elu pour la 1 re fois le S mai 1932* — Réélu le 26 avril 1936.

Mes chers Concitoyens,

« y a quatre ans, vous m’avez fait l’honneur de me choisir comme représentant de la

^ Cl Vousavez voulu non seulement m’accorder une confiance dont je sens tout le p«x: mais aussi approuver le programme d’union, de travail et de réforme que je vous ai alors soumis J’ai travaillé de toutes mes forces à sa réalisation, sans hésitation m faiblesse.

«®mme hier je lui serai fidèle, car sur tous ses points il reste d’une singulière actuaire

Je vous ai dit la nécessité de l’apaisement entre Français dans le cadre de nos instituas républicaines, pour la défense du patrimoine national et de nos chères libertés.

VTque jamais, en face des graves menaces extérieures, l’union de tous les bons

C,l°Tvous^ ^caks, la protection de l’épargne, la politique de

««s économies, le statut des anciens combattants devaient retenir 1 attention du Parlement.

g Au point de vue économique, vous savez combien je sms dévoué a la cause des mlere agricoles, qui préoccupent la plupart d’entre vous et sont un des meilleurs éléments de la

?r0SjÎ 'reste' plus que jamais fidèle à la défense de la viticulture, de l’élevage, de la production, aussMuen qu’à celle du petit commerce, de la petite industrie et à la protection

jÎr«uivi avec une constante attention, vous le savez aussi, cette question des bouilleurs de cru, qui n’est d’ailleurs que la simple manifestation de la liberté que je réclame

P°U1 nantie domaine social, je pense, aujourd’hui comme hier, que doivent être vigoureusement poursuivis l’amélioration du sorL des travailleurs, l’aide aux familles nombreuses, protection de l’enfance, l’encouragement aux œuvres de prévoyance et de “u^ah "

j’ai toujours témoigné d’une, sympathie agissante à 1 egard des œuvres et des groupe ment s de tous genres : sociétés sportives, sociétés boulistes, œuvres de jeunesse, groupements de pompiers, unions musicales, comités des fêles, etc., à tout ce qui sert, en un mot l'esprit de camaraderie et de solidarité eu même temps que 1 organisation des loisirs et d u

înidisp ensable détente professionnelle. . , , fi„

Aux heures graves que nous vivons, le problème de la sécurité eL de 1 intégrité du

territoire doit être l’objet de nos préoccupations à tous. Tous, nous avons a Sueir® horreur et nous pensons que rien ne doit être négligé pour éviter son retour sans atteinte

38 d A^intT^ue local, je vis trop en contact permanent avec vous pour ignorer quoi que ce soit de vos préoccupations ou de vos désirs, qu’ils se rapportent à la grave fiction du blé et aux dangers de l’admission temporaire, à celle de la vigne à la mire naviga à l’entretien des levées, à l’assèchement de la vallée de l’Authmn, a la protection de cultures maraîchères et à la protection du chanvre et des grains, pour ne citer que principales.

Voihi ce que je vous ai dit il y a quatre années-

.J'ai la fierté d’affirmer que mes votes 'ont toujours été conformes à mes promesses et à vos intérêts, que je ne sépare pas des intérêts du pays.

Je suis intervenu au Parlement, J au cours de la législature, dans toutes les questions graves, pour une solution répondant à vos besoins.

Vous savez dans quelles conditionne Gouvernement à dû avoir recours à des aménagements fiscaux. Pour parer aux difficultés financières intérieures menaçantes, il fallait arir vite et énergiquement dans la voie des compressions. Le salut du pays était à ce prix^et 1 esprit de devoir et de sacrifice arrêtait les préférences individuelles. Mais ces mesures d exception ne doivent durer qu’un temps. Une fois la situation rétablie, les dispositions prises doivent être revues et humanisées. Ce sera l’œuvre de la prochaine législature. Si oiacun doit, dans la mesure de ses moyens, accomplir son devoir fiscal, l'impôt ne doit jamais être une source de vexation ou d'inégalité.

Dans le domaine politique, je réclame, avec la réforme électorale, la représentation proportionnelle indispensable au bon équilibre économique du pays. Dès maintenant, je n’ai jamais manque, à l’occasion de tous débats économiques, de prendre l’avis des orsainsa mns qualifiées ; chambre d'agriculture, chambre de commerce, associations agricoles et viticoles de Maine-et-Loire. Je resterai fidèle à cette collaboration dans l’avenir-.

Mes chers Concitoyens,

Les difficultés extérieures du moment n’ont que trop tendance à s'aggraver du fait de nos divisions intérieures.

Les enfants de notre belle terre d’Anjou, épris de travail et de liberté, irréductibles aussi bien sur le terrain de la liberté de conscience que sur celui du droit de propriété mrs de leurs traditions, savent le danger que conslitue pour leurs idées et leurs principes a menace du hront populaire, groupant sous les plis du drapeau rouge et à l’ombre de la laucdle et du marteau communistes, socialistes internationaux et leurs alliés radicaux-

S O C I i| il 5 S *

Nous entendons barrer la route a la révolution.

Mes chers Concitoyens,

Vous me connaissez. Vous savez que je ne suis inféodé à aucun parti et que je suis fier de mon indépendance. Vous savez aussi que nul n'a jamais fait en vain appel à mon appui on a ma bonne volonté; Demain, comme hier, ma porte vous sera largement ouverte et mon dévouement assure. Les témoignages de confiance et de sympathie que vous n’avez cessé de me donner, le profond attachement que je vous porte, dictent mon devoir :

l rayai lier plus que jamais et de l ou tes mes forces à la réalisation de vos aspirations, au maintien de là paix intérieure comme de la paix extérieure, indispensables l’une et

1 autre a la grandeur du pays, dans !a liberté, pour l’avènement d’une ère de fraternité, de pi ogres socia l et de prospérité.

Vive l'Anjou i Vive la France I Vive la ^République !

André COINTHEAl

Vice-Président du Conseil générai de Maîne-et-lrôi*.

Chevalier de la Légion dMionneur.

Croix de guerre.

Membre des Commissions des boissons, du

et de l'aéronautique à lu Chambre des Dépotés*

Député sortant.

Candidat républicain indépendant

Circonscription de BAUGE,

M. Gaston MOREAU

iGrcmpe de l’AUhiafte des rêp^’Wkâins de gauche et dea Radicaux indépendants.) Elu pour la 1' 1 fois te 3 mai 1936,

Les républicains indépendants du Baugeois, réunis à Baugé le 5 avril dernier, ont acclamé ma candidature aux élections législatives prochaines ; candidature que j avais accepté de po®er en réponse aux sollicitations d’un grand nombre de mes concitoyens.

Angevin de naissance, petit-fils de cultivateurs, ma vie s’est écoulée dans le Baugeois où je suis depuis trente ans. C’est vous dire que je suis particulièrement place pour bien connaître votre vie et vos besoins, que vous soyez agriculteurs, commerçants, artisans ou

^Ancien combattant, honoré d’une citation, j’ai été mobilisé sur le front du 7 août 1014

à ramîslice, , ,

Conseiller municipal de Baugé, j’ai reçu de mes concitoyens un gage précieux de leur

sympathie et de leur confiance lorsqu’ils m’ont élu maire au mois de mai 1935.

Dans l’ordre politique :

Bien que Je n'aie pour ainsi dire jamais fuit de politique, ceux qui me connaissent savent que je suis profondément attaché à nos instituions démocratiques et îépublicaincs et que je suis fermement résolu à les défendre contre toute dictature et contre tout, fascisme

qu’ils soient d’extrême droite ou d’extrême gauche.

Ils savent également que j’ai toujours considéré qu’une politique militante ne permet pas de bonne et saine administration, lorsqu'il s’agit d’étudier les problèmes économiques. Contestant à toute coterie le privilège du républicanisme, j’entends rester indépendant,

absolument indépendant. , . , ,

Défenseur résolu du Pays, delà propriété individuelle et de nos libertés, je n admets aucune composition avec les partis ayant pour programme l’internationale, le collectivisme et étatisme, c'est-à-dire les communistes, les socialistes et leurs alliés les ra icauxsocialistes.

Dans l’ordre intérieur :

D ésiste beaucoup trop de partis politiques. J’entends n’êUe le candidat d’aucun d eux, pour être celui de tous, sur le plan d’une large et sincère concentration républicaine.

Les méthodes de travail parlementaires doivent être réformées : il y a trop de temps perdu et pas assez de travail personnel.

L’instabilité gouvernementale est cause de désordre et de ruine.

La réforme de l’Etat appelle la restauration des principes d'autorité et de responsabilité ainsi que la séparation réelle des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire.

Dans L'ordre financier :

Le Parlement a cLé institué pour contrôler les dépenses et les réduire au strict minimum, non pour gaspiller l’argent des producteurs cl des travailleurs.

IL faut ramener Le Parlement k ce rôle de contrôleur.

Pour cela, j estime qu en dehors de l'initiative du Gouvernement, aucune proposition de dépenses n’est recevable sans le vote, par les deux Chambres, d’une recette correspondante

Une réforme complète de notre système fiscal est indispensable. Je demanderai l’égalité pour tous devant l’impôt.

Je m’élève contre le programme des politiciens du Front commun pour qui la dette publique n’est jamais assez élevée et qui se ruent coude à coude vers l’or déposé à la Banque de France, or qui est la caution des billets de banque.

Je lutterai pour la défense du franc: son instabilité prive la Nation de la sécurité économique el financière qui lui est nécessaire*

Dans Tordre économique :

Je m’emploierai à toujours soutenir les justes revendications de nos populations agricoles si durement touchées, une équitable rémunération aux travailleurs de la terre est indispensable ainsi que le contrôle des importations et exportations des divers produits dela culture*

E,es commerçants et artisans doivent cire protégés contre les spéculateurs qui ^ chargent de réaliser les doctrines socialistes selon lesquelles ils ont'perdu en tant que classe jusqu’au droit d’exister* * r

Les rapports des employeurs et des employés doivent rece%oir des aménagement étudiés et réalisés en dehors de toute passion politique pour assurer à tous le droit au pain et à la vie, les intérêts des uns et des autres étant solidaires et dépendants de la prospérité économique du Pays.

J’esLime que les groupements corporatifs doivent être consultés pour l'établissement des projets de loi : l’avis de la Chambre d’agriculture ainsi que ceux de la Fédération des associations agricoles ; celui de la Chambre de commerce ainsi que ceux des Chambres artisanales, devront prévaloir - en dehors de toute considération politique - dans JVlmfc de tels projets*

Au point de vue social :

Je demanderai la révision de la loi sur les assurances sociales : assurances facultatives pour les agriculteurs, réduction du taux des cotisations aux besoins réels des caisses' gestion de ces assurances sociales dans le cadre de la mutualité.

L épargne doit être défendue et l’esprit d’épargne encouragé.

Ce travailleur doit être soutenu; l’Etat doit lui garantir les risques de la vie, lui assurer la paix et la sécurité dans Tavenir comme dans le présent.

Ces anciens combattants onL déjà trouvé en moi un ardent défenseur de leurs droite «Æ

chèrement acqu.s : toutes les victimes de la guerre peuvent compter sur mon concours te plus absolu.

J entends défendre notre coin d’Anjou avec énergie et vigilance. En contact suivi avec ous les élus, mon action tendra à l’amélioration et au développement de nos moyens de transports, chemins de fer, lignes d’autobus, relations postales, etc.

Tous les problèmes locaux seront l’objet de mon attention et je m’attacherai à leur solution dans I intérêt de tous. —

Comme tous mes camarades, anciens combattants, j’ai trop souffert pour ne pas concentrer toutes mes forces contre celte chose abominable qu’est la guerre.

- our éviter que notre chère France ne soit à nouveau envahie, pour ne plus revoir les es ruines, la misere, il nous faut la garantie et la sécurité des traités.

. . / "T"* d.v Paj'S récIanle une France forte est respectée. Une Société des Nation» régénérée doit faciliter la politique de confiance et de rapprochement entre les peuples

e roite collaboration des forces économiques de l’Etat est indispensable à la repris® de sa prospérité. 1 r

Le Gouvernement et les Chambres doivent au Pays une gestion sage et bannir toutes les improvisations hâtives.

Je vous l’ai déjà dit, ma vie se passe an milieu de vous, à Bauge ; je serai heureux de recevoir toutes vos suggestions.

Le 26 avril, vous allez avoir à choisir entre deux politiques :

1° Ou pour le Front commun avec toutes ses horreurs : révolution, étatisation, mono pôles, suppression de la propriété individuelle et de nos libertés républicaines. Vous connaissez le programme des communistes et de leurs alliés les socialistes et radicauxsocialistes : l’admettre, c'est accepter l'isolement de la France, « Dictature rouge venue de l’étranger, de ce communisme destructeur qui marquerait par la violence et l'émeute, la fin de nos libertés, dans la plus odieuse des dictatures. »

2° Ou pour un parti de Tordre, groupant tous les Français ayant pour doctrine commune, le culte delà Patrie, et qui, sans discuter le régime et ses lois, ont accepté et demeurent fidèles à l'idéal des fondateurs de la République et se refusent absolument à toute alliance avec les partisans de l'Internationale et de la politique révolutionnaire.

Avec la plus grande confiance, en vrais et bons républicains, vous voterez contre le nouveau cartel (plus dangereux que les précédents), qui vous ramènerait immédiatement aux heures les plus graves de 1926 et de 1031, à la chute verticale du franc et è la faillite.

Vous écarterez le péril révolutionnaire.

Vous assurerez votre propre défense en concentrant vos voix sur ma candidaturef acclamée par les républicains indépendants de notre circonscription.

Avec discipline, vous voterez pour une politique d'union, de concorde et de travail, contre la guerre.

Vive le Baugeois républicain I Vive la France républicaine !

Gaston MOREAU

Avoué. — Docteur on droit,

Croi* de guerre.

Maire de Baugé.

Candidat républicain indépendant.

lre circonscription de CHOLET.

M. François ne PO LIGNA G (Groupe des républicain a indépendants et d'action sociale.)

Elu pour la 11C fois le 22 avril 1928. — Réélu les Ier mai 1932 et 26 avril 1936.

Messieurs et chers Concitoyens,

A Theure grave où je sollicite le renouvellement de la confiance que vous m avez déjà accordée, je fais appel à tous ceux qui placent au-dessus de toute considération Tatnour sacré de la patrie et le souci de la probité publique,

11 faut que la France, déjà sauvée par les sacrifices des anciens combattants, ait une politique extérieure indépendante et ferme, exclusivement inspirée par le souci du maintien de la paix dans la sécurité des frontières et la sauvegarde de sa dignité.

Pour }' parvenir, il faut, tout en continuant à développer l'organisation de la sécurité collective, compter avant tout sur la force de noire armée et le perfectionnement de nos fortifications.

Mais les forces naturelles ne suffisent pas.

La force morale, qui repose sur Lun ion de tous les Français, est tout aussi nécessaire. Aussi, plus que jamais, je demeure partisan résolu de la concorde républicaine et de Lumen nationale, qui, à toutes les heures de crise, ont sauvé la France du péril*

Je suis partisan d'une politique qui facilitera l'union de tous les bons citoyens et sauvegardera toutes les libertés publiques, et notamment la liberté de conscience et la liberté d'enseignement, et qui 's ''efforcera de briser les forces occultes qui ont, pour son malheur, tant de fois pesé sur les destinées du pays.

D'une politique qui améliorera le sort des travailleurs, et spécialement de ceux qui ont des charges de famille, cL qui respecte les droits sacrés des anciens combattants,

La réforme de l’Etat, si impatiemment attendue et si souvent promise, doit être enfin réalisée, Cfest à cette Oeuvre urgente que la nouvelle Chambre devra consacrer ses premiers efforts. Tl faut à la France un Gouvernement stable et fort qui, dans le respect des libertés républicaines, dirige avec autorité et continuité les affaires du pays.

C’est pourquoi il faut octroyer au Président du Conseil le droit de dissoudre les Chambres, d’accord avec le Président de la République, pour affermir la stabilité ministérielle,

Àu Gouvernement seul devra appartenir l’initiative en matière de dépenses* Il n'y a pas d’autre moyen pour mettre un frein au déficit budgétaire.

Je suis partisan d'une réforme électorale qui affranchira les électeurs et les élus des marchandages avilissants du scrutin d'arrondissement à deux tours.

D'une réforme administrative indispensable pour simplifier une organisation vieillie. Pour sortir de la crise que traversent l'agriculture, le commerce et l'industrie, il me parait nécessaire que soit créée une organisation de l'activité nationale, prenant pour base la profession, le métier ou la corporation. Cette organisation étudiera tout ce qui touche à une même profession ; elle maintiendra la collaboration des classes, la propriété individuelle et T héritage et s'opposera à la doctrine sociale- communiste.

Des assemblées professionnelles nationales de l'agriculture, du commerce et de l’industrie devront être ainsi créées a côté du Parlement, qui devra avoir ses effectifs réduits. Aucune loi concernant l'agriculture, aucune loi concernant le commerce et l'industrie ne pourrait être votée par les Chambres si Lune de ces assemblées professionnelles ne la propose, ne l’approuve ou n’en accepte la modification.

toutes ces mesures cependant seraient inefficaces si nous ne luttions pas contre l’immoralité qui s est introduite même dans les sphères les plus hautes de notre France.

Réprouvant les luttes fratricides ( je continuerai à faire appel, dans F ordre et la discipline, à l'union de tous les patriotes et de tous les hommes d’ordre pour lutter contre le chômage, assurer la reprise de la vie économique et développer, dans l’intérêt des travailleurs, la politique familiale que Commandent impérieusement la justice sociale et l’avenir du pa3's.

Républicain soucieux de sauver la liberté des institutions, patriotes décidés à maintenir la paix dans la sauvegarde de l’honneur national,

C'est k vous tous que je fais appel.

Vous mesurerez à la gravité de l'heure 1 importance de votre vote.

Votre tout dévoué,

François m POLIGNAG

Maire de la Jiimeïlière.

Cou Gifler gén é ral d c M ai ïïe-e l- 1 o î ro .

Député sortant.

Candidat républicain dTimon nationale et eeci&lÊ*

2e circonscription de G HO LUT.

M. le marquis de SAINT- PKRN (Groupe de 1& fédération républicaine de France.)

Elu pour la Fe fois le 3 mai 1936,

Messieurs les Électeurs,

Dans toute la France^ le 26 avril, les électeurs auront à nommer des députés. Pendant quatre ans, le sort de notre pays dépendra des choix qui vont être faits* C'est dire l’impoiv tance du voie que vous allez émettre*

Il m’a semblé qu’il vous fallait un homme de chez vous, a^ant des intérêts communs aux vôtres, partageant vos sentiments, connu de vous dans le passé comme dans le présent, à qui vous pouvez facilement recourir, possédant des connaissances juridiques, ayant acquis au Conseil général la pratique des affaires administratives, et voilà pourquoi je suis candidat.

Si vous me faites l’honneur de faire de moi votre député, je m'efforcerai de faire prévaloir une politique d'ordre public et de sécurité nationale*

Désireux d’éviter la guerre, j’esLime que la meilleure garantie de la paix est le respect réciproque des traités et l’inviolabilité des frontières.

Indépendant de tout parti politique, je place au-dessus de la lutte des factions le bien de la patrie*

Catholique, je demande que la législation respecte nos croyances et que la liberté d'enseignement soit complète, la gratuité étant assurée par la répartition proportionnelle scolaire au primaire et par des bourses au secondaire dans rétablissement choisi par les parents.

La crise a atteint ^agriculture, le commerce et l’industrie. Si nous protégeons l’agriculture, nous redonnerons aux ruraux les ressources qui alimenteront le commerce et permettront à l’industrie de prospérer.

Empêcher par des droits de douane l’introduction en France des produits agricoles étrangers, supprimer Tad mission temporaire des céréales, réduire les contingentements, fermer la Bourse de commerce pour les marchés à terme du blé, sont des mesures à prendre d’urgence.

Les lois sur le blé et sur le vin sont à reviser. Elles obligent à des déclarations vexatoires et portent atteinte au droit de propriété.

Je m’engage à prendre l’avis de la Chambre d’agriculture et des Fédérations agricoles et viticoles du département sur les projets de loi ayant un caractère agricole.

Je prendrai de même l’avis des Chambres de commerce, des Chambres syndicales ouvrières et artisanales sur les projets qui les intéressent*

Le sort des artisans et des petits transporteurs sur route m’intéresse tout particulièrement, Ennemi de tous les monopoles qui ne sont pas indispensables à la sûreté de 1 Etat, je ne voudrais pas en voir établir de nouveaux à leurs dépens,

11 importe d’ailleurs d’organiser les professions, de leur permettre d acquérir les moyens de se charger, sous le contrôle de l’Etat, de la gestion des institutions sociales*

Persuadé que la famille est la base de la société, je réclame une politique familiale*

La réduction des dépenses budgétaires est nécessaire, mais le Parlement ne doit pas fuir les responsabilités en donnant pleins pouvoirs au Gouvernement pour les réaliser. L'humanisation de plusieurs décrets-lois concernant les mutilés et les victimes de la guerres'impose.

L’impôt de 10 0/0 sur les rentes françaises eu violation de la promesse faite parles. Gouvernements successifs de ne jamais établir de taxes sur les emprunts de l’Etat, doit également disparaître.

La diminution des droits de succession, la réduction de i’irnpôt sur les bénéfices commerciaux, de la taxe sur je chiffre d’affaires et de l’impôt sur les transports, aideront à lutter contre la vie chère, puisqu’elles permettront au commerce d’abaisser les prix de toutes les marchandises.

Comment, direz-vous, équilibrer le budget si les recettes sont aussi fortement atteintes ?

En faisant une guerre sans merci à tous les gaspillages, en supprimant les sinécures] en interdisant les cumuls de fonctions publiques, en enlevant à la Chambre des Députés (initiative en matière de dépenses, en simplifiant les formalités administratives.

H faut maintenir à notre franc sa stabilité et sa valeur, défendre l’épargne contre les abus de J a spéculation.

La protection du travail national et la lutte contre le chômage seront rendus plus faciles par la limitation ou même la suppression de la main-d’œuvre étrangère.

I ne réforme de l’Etat peut se réaliser sans changement essentiel à la Constitution 11 suffira.!, pour donner plus d’autorité ou pouvoir exécutif, de donner au Président de la République le droit de dissolution sans l’avis conforme du Sénat,

Quant h la réforme électorale, elle pourrait aboutir à la réduction du nombre des députés, à l’établissement du vote obligatoire, du vote familial et du vote dos femmes.

La vie parlementaire serait assainie par l’interdiction du vote par mandataire, par

* obl,Satlon d assister aux séances et par la rétribution des élus sous forme de jetons de présence, J

Le contact du député avec ses électeurs est indispensable. Si je suis votre élu je viendrai aux foires toutes les fois que le travail parlementaire ne me retiendra pas à Paris et, par 1 intermédiaire de correspondants locaux, vous pourrez me faire parvenir sans délai vos désirs on vos demandes de renseignements.

Croyez je vous prie, Messieurs les Electeurs, à mon entier dévouement,

Marquis Henri ce SA1NT-PERN Candidat agricole indépendant,

Circonscription de B AU MUR.

M. R o beïit dk CRANDMAISON (Groupe tics Républicains indépendants et d action sociale-)

Elu pour la llû fois le 1 ! juin 1933. - Réélu le 26 avril 1936.

Mes chers Electeurs,

Le 11 juin 1933, par 12.182 voix et une majorité de près de 5.099 voix, sur mon honorabb adversaire, vous me dormiez le mandai de continuer l'œuvre accomplie, pendant quarante ans, par mon père, à qui, sans interruption, vous aviez maintenu votre confiance et

votre affection. .

Durant ces trois années, qui ont suivi onze ans do travail au Conseil général* dont je vous ai donné le détail on 1933, ai-je démérité de vous? Je ne le crois pas, ayant conscience, en toutes circonstances, de m’être occupé tout à la fois des intérêts généraux, professionnels et particuliers qui m'étaient confiés.

Ainsi que vous pourrez le constater par le compte rendu complet de mon mandat que je vous fais parvenir, l’agriculture, base de la vie économique nationale, ainsi que le commerce, l’industrie et l’artisanat, qui en dépendent, ont élé l'objet continuel de tou les mes

préoccupations* ,

Dans les çircoasUnces graves traversées par. le pays dans ces derniers temps, cL qu il traverse encore, je mets la politique au second plan, sans rien renier de mes idées, mais en faisant appel à l’union de tous, en vue du maintien de la paix intérieure et extérieure, et du

travail dans la sécurité et la dignité de notre pays.

Je vous répéterai, comme il y a trois ans, que notre chère France, en présence de diilicultés inouïes, uniques dans l’Histoire, a dû faire face aux nécessités nées de la guerre. Elle a dû prendre presque complètement à son compte ce qui aurait dû être paye par 1 Allemagne tb-biMce de mauvaise Toi, qui, malgré ses engagements et nos concessions à l’esprit de paix, annoitc plus que jamais sa volonté de ne pas faire honneur à sa signature et fait

prouve à nouveau d'un esprit singulièrement belliqueux et inquiétant, qui nous a oblige,

dans l’intérêt de la paix, à prendre de nécessaires mais coûteuses mesures de sécurité. Aujourd'hui comme hier, avec vous je veux :

1° E 'exercice de toutes les libertés compatibles avec la morale et l’ordre public, sans

exclusion contre qui que ce soit; .

2* Une France pacifique, mais forte, prête à défendre son territoire, décidée à faire

prévaloir ses droits reconnus par les traités et à rester maîtresse de ses destinées. Pai üsan de la paix dans la sécurité, et membre de l’Union interparlementaire de la paix par 1 arbitrage, je soutiendrai toute action dans ce sens du Gouvernement de mon pa^s, notamment lorsqu’il s’appuyera sur des nations non susceptibles de faillir à leurs engagements et de trahir leurs alliés, ce qui fut le cas, hélas ! de la Russie soviétique ,

3° Le retour aux anciens impôts réels, sans inquisition ni vexation, et la suppression de la multiplicité des déclarations compliquées auxquelles les commerçants sont assujettis :

4° La transformation de la taxe sur le chiffre d’affaires en un impôt n’ayant pas ses inconvénients ci sc basant sur les vœux émis par 1 Union syndicale des nommei çanls délai lanU ;

5 La révision des coefficients de 1 impôt sur les bénéfices agricoles qui, dans certains cas, absorbent Lout le bénéfice que le cultivateur retire de son dur labeur;

6" Toutes mesures destinées à encourager la constitution de la petite propriété rurale et urbaine ;

7° l' ne impulsion plus grande donnée à renseignement agricole et industriel et à l’artisanat dans les villes et dans les campagnes, où il est l’utile auxiliaire de l’agriculture ;

8“ La défense des libertés rurales, et notamment celle des bouilleurs de cru, dont je me suis toujours beaucoup occupé, tant au Parlement qu’au Conseil généra! ;

9° Toutes mesures propres à faire baisser le coût de la vie par l’amélioration de l’outillage national et des moyens de transport. Plus que jamais, je suis persuadé que la prospérité du pays dépend de la prospérité de l’agriculture, les cultivateurs étant les consommateurs par excellence de la production industrielle et artisanale. Aussi, faut-il leur permettre, par des mesures appropriées, de vendre les blés, les vins et les autres produits à des prix raisonnables que légitiment leurs efforts.

lin dehors des droits de douane et des contingentements frappant les produits agricoles venant de l’étranger, la revalorisation de ces produits devra surtout être obtenue par la diminution des impôts, taxes et droits de toutes sortes qui les frappent, et des prix exagérés de transport par voie ferrée, ce qui augmenterait le pouvoir d’achat des consommateurs.

Le Saumurois étant une région essentiellement agricole, il faut que le cultivateur puisse se procurer ce dont il a besoin pour exploiter sa terre, à des prix en rapport avec ceux auxquels il vend ses produits. Il ne faut pas que nous voyions des petits cultivateurs abandonner J fl terre faute de pouvoir y vivre;

10° La réalisation d’économies dans certains services des administrations centrales, la i éc nation du nombre des députés et des sénateurs, la diminution de l'indemnité parlement aiF^ si leurs déjà réduitej juste en principe, mais qui doit être ramenée à un taux plus con forme à la situation financière ;

H 0 Le travail parlementaire organisé de telle iaçon que les membres du Parlement soient dans 1 obligation d’être présents à toutes les séances où sont discutées les lois ;

LT’ La réorganisation et la mise en état de notre système routier et de notre réseau de voies terrées. L’aide aux communes pour l'entretien de leurs chemins ruraux doit être intensifiée Le maintien de la liberté du travail pour Tes petits transporteurs de voyageurs et de marchandises ;

13° La remise en état du plan d’eau de la Loire et l'aménagement de certains cours eau secondaires, afin d éviter des inondations désastreuses;

14° Des modifications à de nombreux décrets-lois, parfois injustes, ainsi qu’aux obligâtions militaires lorsque la situation extérieure îe permettra;

f > La protection de l’épargne contre les forbans qui l’exploitent sans scrupules ■

H>" L accession de tous aux bienfaits de l’enseignement à tous les degrés, mais par une sélection ne lançant pas inconsidérément des jeunes gens dans les carrières libérale déjà encombrées : il ne faut pas qu’en possession de diplômes on meure de faim I

Dans toutes les circonstances intéressant l’agriculture, l’industrie, le commerce et l’arisanat dont les interets doivent être également défendus par les élus de la nation je solliciterai très volontiers l’avis des chambres d’ agriculture, de commerce et de métiers et des représentants des professions organisées.

Je m associerai dans la mesure des ressources mises à notre disposition par la nation à toutes les lois soc.ales concernant les travailleurs de toutes catégories. En promettant plus qu on ne peut donner, c’est agir malhonnêtement vis à-vis des intéressés.

Estimant que la famille doit être à la base de. la reconstitution de notre pays, je voterai ou es mesures favorables aux familles nombreuses, auxquelles je me suis toujours intéressé, tant a 1 assemblée départementale qu’à la Chambre des Députés, et dont dépend t’avenir du pays et c est ainsi que je demanderai que les allocations, qui sont accordées aux enfants des fonctionnaires, le soient également pour les enfants de tous les travailleurs.

Je continuerai à manifester toute sollicitude envers les oeuvres de mutualité, si florissantes en Anjou, et auxquelles F Etat devrait très largement faire appel pour la réalisation des grandes œuvres de prévoyance et en particulier pour la mise au point de la loi sur les assurances sociales, dont l'application aurait dû leur être confiée, L/ assurance doit devenir Facultative.

Je rn’at tacherai à favoriser toutes les sociétés sportives qui, en préparant la jeunesse à remplir le cas échéant le devoir patriotique, faciliteront l'allègement des charges militaires et nous feront une race forte et vigoureuse.

Comme mon père Ta fait au cours de sa longue carrière, je continuerai, comme je Fai toujours fait, à visiter chaque armée toutes I<es communes de F arrondissement, pour recevoir les réclamations, les conseils et les demandes de tous les intéressés.

C’est donc sur un programme, non de promesses, comme hélas î cela se voit trop souvent, mais de réalisations possibles que je me présente à vos suffrages !

Ma bonne volonté ne Fera jamais défaut à mes électeurs, et je m'occuperai, comme par le passé, de tous ceux qui s’adresseront à moi, sans tenir compte de leurs opinions. On connaît ses amis : à eux Ja fidélité eL Faffeetion, mais un élu se doit a tous, sans exception.

Mes chers Electeurs, si vous croyez que j’ai fait tout mon possible dans Faccomplissemeni du mandat que vous m’avez donné il y a trois ans^ vous m'apporterez vos suffrages. Sinon , vous n 'hésiterez pas à confier vos intérêts à celui que vous considérerez comme ie plus apte à vous défendre et le plus digne de vous représenter 1

Vive l'arrondissement de Saumur !

Vive la France !

Vive la République l

Vive la Paix \

Robert de GRANDMAÏSO?s

Docteur en droit.

Cou sel 1 1 er générai ,

Secrétaire du Conseil .général.

Député sortant rééligible.

Candidat républicain démocrate de défense agricole de redressement commercial et artisanal et de progrès social.

J'ai Tintent ion, au cours de la période électorale, de passer dans toutes les communes de l'arrondissement de Saumur, pour m'entretenir avec vous de ce qui vous intéresse*

— Je ne répondrai à aucune attaque qui pourrait être dirigée contre moi. Vous me connaissez assez pour ne pas vous laisser influencer,

— De plus, je mt prends la responsabilité que des affiches et imprimés signés de mon nom.

— J ai adressé ma profession de foi et des bulletins à tous les électeurs inscrits sur les listes officielles. Je prie ceux qui n'en auraient pas reçu de bien vouloir m’excuser et m'en aviser, des"erreurs pouvant toujours se produire dans un travail aussi considérable.

— Le scrutin sera ouvert le dimanche 20 avril, de 8 heures à 18 heures (heure légale). C est dans Ja mût du 18 au 19 avril que 1 heure d'été doit être rétablie.

Le nombre des emplacements spéciaux réservés pour l'affichage électoral dans chaque commune étant maintenant fixé par un règlement administratif, je prie les habitants ^£3 agglomérations, dans lesquelles mes affiches n'auraient pas pu être placées en vertu de ce règlement, de bien vouloir m’en excuser.

Circonscription de SEGRÉ.

M . A h bert B L A N G B O I N

{Groupe du part! de la Jeune République*)

Elu pour la 1™ fois le 27 octobre 1935* — Réélu le 26 avril 1936*

Electeurs,

Le pays va être appelé à se prononcer, le 26 avril prochain, au milieu des plus inquiétantes préoccupations d'ordre extérieur.

S'il ne convient pas de céder à un sentiment de panique, il faut cependant prendre conscience de la gravité que les événements internationaux confèrent au scrutin : la paix en sera l'enjeu.

Pour ïa paix :

Certains préconisent l'isolement de la France en face de 1 Allemagne hitlérienne*

La France, sans doute, ne doit rien négliger pour assurer, par elle- même, dans la plus large mesure, sa sécurité, mais cela ne peut suffire, car un peuple de 40 millions d habitants ne peut demeurer seul, en face d'une nation de 67 millions d^habitants, dont la mauvaise foi vient d'être démontrée par le geste du chancelier Hitler*

Il est donc indispensable de rester fidèle à la politique traditionnelle de notre pays, celle de la sécurité collective, car l'intérêt, de la France et de la paix réside dans le maintien de nos amitiés et de nos alliances.

Pour l’union des Français :

Pour assurer la paix à l'extérieur, il est nécessaire de réaliser, au préalable, 1 union des Français et de faire cesser les querelles violentes qui surexcitent les esprits et créent une atmosphère de guerre civile*

La guerre civile serait la porte ouverte à la guerre étrangère* C'est pourquoi je réclamerai inlassablement la dissolution et le désarmement de toutes les ligues factieuses et ne cesserai de me déclarer partisan d’une politique de large réconciliation, autour d'un programme positif de réformes*

Pour la réforme de l'Etat :

Ennemi de toute violence, je demande que soient apportées, dans Tordre et la paix intérieure, des réformes profondes à la Constitution de 1875* Les institutions parlementaires, gouvernementales et administratives doivent être rénovées, la stabilité ministérielle assurée, et la démocratie économique obtenue par l'organisation des professions et la représentation de toutes les forces vives de la Nation*

Pour lutter contre la crise ;

La réforme de l’Etat contribuera grandement à rendre, à l’économie française, son activité, mais s'il convient de discipliner T économie par l’organe et sous le contrôle clés

chambres professionnelles, il est non moins nécessaire de revenir, dans une large mesure, à un régime de liberté en supprimant les réglementations maladroites et abusives, les vexations importunes, qui n’ont eu pour résultat que de freiner l’essor économique

du pays.

Contre la crise agricole :

L'agriculture domine la vie de la Nation. 11 importe donc de revaloriser dans le plus bref délai les produits agricoles, en mettant fin à la politique de déflation, en renforçant la protection douanière, en supprimant l’admission temporaire des céréales, etc.

D’autres réformes sont nécessaires. Citons, entre autres, l’indemnité de plus-value au fermier sortant, le développement du crédit agricole ; je m’attacherai, enfin, à rendre plus opérantes les mesures concernant le moratoire des dettes agricoles et la suspension des ventes et saisies.

Contre la crise commerciale et artisanale ;

Les petits industriels et commerçants doivent être efficacement protégés contre la concurrence abusive et frauduleuse des magasins à prix uniques et des sociétés à succursales multiples.

Je m’engage à demander la réforme fiscale dans le cadre de la justice, de 1 egahte et at F économie* celle-ci étant réalisée par une large réforme administrative.

Au point, de vue artisanal, je continuerai à travailler, en accord étroit, avec la Confébé' ration générale de Tartisanat français et à soutenir ses justes revendications.

Contre le chômage :

Le chômage est la plaie profonde de la société moderne. Pour le supprimer, il est urgent de mettre en œuvre un vaste plan de grands travaux comprenant 1 électrification des collectivités et des écarts, ainsi que la réfection des routes et chemins ruraux qui se trouvent souvent dans un état lamentable.

Pour une politique familiale;

Ja défendrai une politique familiale, basée sur Végalite de toutes les familles françaises dans les avantages accordés aux familles nombreuses.

Pour la sauvegarde des droits des anciens combattants :

Ma sollicitude leur est entièrement acquise et je me prononce de la manière la plus formelle :

1* Pour le rétablissement intégral des droits des anciens combattants et des victimes de la guerre ;

2a Pour la création d'une caisse dépensions, gérée par la Caisse d’amortissement, qm permettra de garantir le payement intégral de la retraite du combattant et des pensions.

Tel est le programme que je m’engage à soutenir à la Chambre su liaison constante avec les associations professionnelles et groupements qualifiés de 1 arrondissement et ou département, si vous me faites l'honneur de me maintenir votre confiance,

La défense de la République ;

Fermement attaché h nos institutions républicaines parce que j estime que seul ic régime actuel peut garantir le libre exercice de toutes nos libertés, je me déclare I enneru*

irréductible de toutes les dictatures d'où qu'elles viennent : dictature d'extrême droite ou dictature d extrême gauche, personnifiées dans cet arrondissement par deux de mes adversaires politiques qui, tous les deux, poursuivent le même but, chacun au bénéfice de sou propre parti*

Vive l’arrondissement de Segré I Vive la France ’ Vive la République î

Albert BLANCHOIN

Membre de la Commission de r Agriculture,

Membre du Groupe de défense du petit commerce* Membre du Groupe de défense de l'artisanat»

Député sortant.

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