PYRÉNÉES (BASSES
Liste d’Union républicaine . . M. Pierre de Chevigné (M,R,P/),
M. Guy Petit {C.R. A.P.S.),
Liste d'Union des Français indépendants, . , . , * . . M. Georges Loustaunau-Lacau (Fr. ïnd.).
Liste du R. P. F. * , . , . , M. Joseph de Monsabert {R, P .F.).
Liste d'U.R.R. et antifasciste. M. Albert Moi a (C.).
Liste du R. G. R. et du Parti radical et
radical socialiste. » . . , . . M. René Gassagne (R. S .).
Liste cTUriion républicaine.
Rattachée au « Mouvement républicain populaire a, l Ta Union des Indépendants, des Paysans et des Républicains nationaux » et au « Grou pâment national de défense des libertés professionnelles et des contribuables ».
Apparentée à la liste d'U mon des Français indépendants ,
Electric es et Electeurs basques et béarnais ,
L'objet de la dernière circulaire de la campagne électorale est de permettre à chaque liste de faire le point à la fin du débat qui les a opposées devant les électeurs.
C'est donc ce que nous allons nous efforcer de faire en nous en tenant à la règle absolue qui fut toujours la nôtre au cours de cette campagne comme des précédentes : l'objectivité vis-à-vis des idées et la courtoisie vis-à-vis des adversaires, dont nous n'avons jamais mis et ne mettrons jamais les personnes en cause.
Cinq listes se présentent en même temps que la nôtre aux suffrages des électeurs des B as ses -Py r én é es *
De la liste communiste nous ne dirons qu’une chose : elle reconnaît être la liste de la dictature étrangère. Ses hommes, sur toutes les questions, prennent parti contre les intérêts de la France, Cela nous suffit pour que nous affirmions que, dans le futur comme dans îe passé, nous nous opposerons de toutes nos forces et dans tous les domaines aux hommes de Moscou.
La liste socialiste, bien qu'elle tente de le camoufler, n’en est pas moins marxiste. Ses hommes voteraient demain comme hier pour l'étatisme et îe dirigisme intégral : le Congrès socialiste vient d'ailleurs de proposer la nationalisation de l'industrie métallurgique et de l'industrie chimique. Enfin, sur le plan spirituel, nous ne pouvons oublier l’attitude intransigeante et sectaire des socialistes tout au long de la dernière législature.
Les radicaux-socialistes ont adopté ce qu’ils estiment être la plus opportuniste des attitudes : ils critiquent et promettent.
Peut-être oublient-ils trop facilement que si tout ne va pas parfaitement bien ils n’ont guère le droit de le reprocher aux autres. Depuis plus de quatre ans ils ont été constamment au pouvoir. Ils ont occupé presque tout le temps la Présidence du Conseil (MM. André Marie t Pleven, Queuille). C'esL a des Ministres radicaux que nous devons :
— l'impôt de solidarité sur le capital (M. Pleven, Ministre du général de Gaulle) ;
— réchange des billets de 5.000 francs (M. René Mayer) ;
— le prélèvement exceptionnel (M* René Mayer) ;
— le maintien de P inquisition fiscale des brigades polyvalentes (M, Edgar Faure).
Peut-être oublient-ils aussi que le groupe radical a voté avec ensemble les nationalisations qu’aucun député sortant de notre liste n’a votéés.
Ils déguisent à peine leur hostilité contre la sécurité sociale : malgré ses imperfections et ses abus (que nous dénonçons et nous efforçons de supprimer), nous l’estimons une œuvre de justice et de protection prouvant aux travailleurs de France que la République ne se désintéresse pas d’eux et que ce n’est pas de Moscou quhls doivent attendre l’amélioration de leur sort.
Nous estimons qu’il n’est pas sérieux, pour un parti qui se dit de gouvernement, de critiquer à Pau ce qu’il a fait à Paris et de promettre à Pau ce qu’il sait ne pouvoir tenir k Paris,
Nous ne parlerons pas de la liste des Français indépendants de M. Loustaunau-Lacau, avec laquelle nous sommes apparentés. Elle s’est fixé un objectif limité et cherche plus à affirmer une fidélité respectable qu3à proposer un programme de Gouvernement.
Le R, P. F. a parcouru le département en attaquant surtout non le communisme^ qui pour jui n’est pas l’ennemi n° 1, mais les députés modérés. Il est vrai que ce rassemblement, qui s’amenuise d’ailleurs de plus en plus, a besoin du communisme et que pour lui l’ennemi est au centre. Curieuse façon de réconcilier les Français en repoussant tous ceux qui ont œuvré au redressement, lent et pénible sans doute, niais certain, de la France. «Le mépris de 1er » est une attitude, il n’est pas üu moyen de rapprochement.
Son programme, comme celui de tous les partis basés fetir le pouvoir personnel, est avant tout négatif. On critique tout, mais on se garde bien de proposer des solutions précises.
Est- ce une solution précise, en effet, que l’allocation capital-travail, formule lancée par le R . P. F. mais qu’il s’est bien gardé de définir, le peu qu’il en a dit ayant d'ailleurs été fort mal accueilli par lés syndicats, tant patronaux qu’ouvriers.
Nous préférons^ quant à ntuis, le salaire proportionnel dont des essais heureux ont déjà été faits dans notre région et qüi perihet d’âssocieC les ouvriers, d’une façon plus pratique, au sort de l'entreprise.
La mise eh œuvre d’un statut social est chose grave et nous nous étonnons de voir traiter à la légère un problème aussi complexe, dont Les résonances humaines méritent plus d 'attention et de respect.
Est-ce une solution au problème scolaire que l’allocation éducation, jamais définie elle non plus, et dont ie principe, qui sépare l’instruction de ^éducation en laissant i'ins traction k l’Etat seul, est formellement condamné par la hiérarchie catholique.
Gomment ne pas être inquiet devant l’attitude des élus R, P, F, qui, tant au Parlement que dans de nombreuses municipalités (Brest, Angers, Saint-Etienne, Versailles, Le Mans, Rennes, etc.) ont marqué que le statut scolaire n’était pour eux qu’un problème & secondaire >É
Peut-on oublier ia déclaration de M. Gapitant, Ministre de l’Education nationale du général de Gaiille, à la tribune de l’Assemblée Nationale; le 15 mars 1946 :
ce La liberté de l’enseignement, dans mon esprit et dans l'esprit de mes amis, ne s'accompagne nullement du droit à subvention, car le droit à subvention et notamment les
formules telles que le bon scolaire ou la proportionnelle scolaire, présentent à nos yeux ce grand danger qu'elles signifieraient la dislocation du service public de renseignement, c'est-à-dire, la négation d'un des devoirs qui s'imposent à l'Etat ». (Extrait d'uné intervention de M* Ca pi tant, /. O. du 16 mars 1946*. p* 828).
II ne nous semble donc pas que notre département puisse s'engager derrière le R . P. F. Nous ne le lui souhaitons pas. Toutes les expériences analogues, dans tous les pays, ont toujours fini dans la guerre civile ou la guerre étrangère et ont toujours coûté cher aux nations et aux hommes* Nous ne croyons pas que les Basques et les Béarnais choisiron f aventure*
Nous eussions préféré ne pas dire un seul mot de nos adversaires, ce qui a été jusqu'à présent notre règle constante. Mais les attaques concentriques dirigées contre nous, qui ont constitué pour certaines listes leur seul programme, nous ont obligés, pour une fois, à faire exception avec les mises au point ci-dessus. Nous n'y reviendrons plus.
Nous vous avons déjà précisé dans une première circulaire les principaux points de notre programme. Nous vous prions de la lire avec attention car nous avons essayé d éviter les phrases creuses composées de grands mots qui ne veulent rien dire, les critiques stériles, les invectives sonores, la phraséologie vide dont le seul but est de flatter l'électeur pour mieux piper sa voix*
Nous ne reviendrons donc pas sur ce que vous avez déjà lu.
Nous nous bornerons à vous assurer que nous continuerons à pratiquer une politique de sagesse et de courage. Ce n'est pas toujours là une politique facile à défendre contre les démagogues, qu'ils soient d'extrême-droite ou d'extrême- gauche, mais nous estimons que c'est la seule politique que votre confiance, toujours accordée jusqu'ici, nous fait un devoir de suivre*
Toiis les hommes de notre liste se sont dévoués pour leurs communes et leurs cantons* Ceux au milieu desquels ils vivent, c'est-à-dire ceux qui les connaissent le mieux, leur ont déjà confié la défense de leurs intérêts locaux et notre liste est la seule dont tous les membres exercent actuellement des mandats municipaux et départementaux importants* Ge sera pour vous le gage que, déjà avertis des intérêts et des besoins de notre département, ils sauront au Parlement les défendre avec efficacité.
L'enjeu des élections du 17 juin est sérieux. Votez donc sérieusement, c'est-à-dire utilement. N'éparpillez pas vos voix, Blocquez-les sur la liste d? Union Chevigné- Petit,
Souvenez-vous que toute voix égarée sur une liste de division, en affaiblissant la liste d'Union, la seule qui peut et doit obtenir la majorité absolue, contribuera à faire élire, en ramenant la proportionnelle, un et peut-être deux communistes.
Souvenez-vous aussi que le panachage aura le même résultat. II vous suffira de voir qui le recommande pour comprendre à qui il servira. Votez donc liste entière.
Votre union et votre discipline peuvent assurer la victoire d'une politique d'apaisement, ,de relèvement et de paix, commencée dans des circonstances difficiles pendant la dernière législature.
Cette victoire peut être la plus totale que notre département ait jamais connue*
Elle est entre yoa mains,
Pieehe ue CHEVIGNÉ
Commandeur de la Légion d’honneur. — Compagnon de la Libération*
Gouverneur général honoraire dee Colonies. — Maire d’Âhîtain. — Conseiller général de Sauveterre-de-Béarn *
Député sortant.
Guy PETIT
Maire de Biarritz , — Député sortant.
Jean ERRECART
Àg ri culteur-E Jt ploi tan t » — Président cantonal de la C .G.A , — ¥ice-Syndic du Pays de Mïxe*
Maire d’Orègue. — Conseiller général de Saint-Palais* — Député sortant»
Jean-Louis TINÀUD
Croix de guerre 1939-1945* — Vice-Président du Comité du commerce français* — Conseiller municipal et Conseiller général de Pau* — Député sortant*
Pierre ABADIE
Chevalier de la Légion d’honneur* — Croix de guerre 1939-1945* — Cultivateur-Exploitant» Conseiller municipal et Conseiller général d’Oloron*
Jean BIATARANA
Croix do guerre 1939-1945* — Conseiller municipal de Bayonne, — Sénateur des Basses-Pyrénées*
Union des français indépendants
rattachée au Rassemblement des groupes républicains et des indépendants français, apparentée d P Union républicaine.
Electeurs des Basses-Pyrénées,
Nous avons l'honneur de vous demander vos suffrages.
Nous sommes de vrais Français' d'abord, ensuite des Basques ou dès Béarnais de vieille souche dont rattachement profond à leur sol natal et la fidelité à ses traditions sont connues de vous tous.
Nous sommes aussi des hommes écœurés comme vous par le désordre tragique dans lequel les députés sortants abandonnent les affaires de la France,
Des hommes qui savent ce qu'ils veulent et qui proposent des solutions simples et humaines en dehors des théories funestes, pour organiser îa vie sociale de notre République,
La Chambre qui s'en va a fait perdre des centaines de milliards de salaires aux employés, ouvriers et paysans en se refusant à ajuster en temps voulu ces salaires sur la montée des prix* Elle a saboté ia défense nationale, entretenu le drame des deux France en persécutant un vieillard, truqué les élections et traqué les contribuables pour avouer finalement une faillite de 800 milliards* Jamais on n'en vit de pareille ! C'est la raison pour laquelle, le 25 mai à Pau, nous avons torpillé la monstrueuse alliance du syndicat des sortants*
Voici ce que nous voulons :
— Une défense efficace du territoire et de notre espace aérien, sinon la France est perdue ;
— La liquidation de la cinquième colonne communiste, sinon nous aurons la guerre et nous serons poignardés dans le dos ;
— L’amnistie politique totale et d'abord la révision du procès du maréchal Pétain :
y— La stabilisation du franc seul moyemde sauver le pouvoir d'achat des masses ;
L'échelle mobile des salaires aussi longtemps que le franc demeurera flottant ;
— L'élévation du niveau de vie du paysan car c'est lui qui travaille le plus et qui est te moins aidé*
Et surtout nous voulons tout de suite :
Une révolution fiscale, condition première de tout relèvement social et économique. Il s'agit de renverser ce tyran local : le contrôleur, et d'en finir avec une inquisition et un système de taxation également odieux. Assez de brimades et de persécutions î ! ï Plus d'impôt personnel, mais l'impôt anonyme automatique avec la ristourne familiale.
Travaillant avec des spécialistes éminents, en accord avec l'Association des contribuables et le syndicat dissident des contributions, nous possédons les éléments nécessaires de cette réforme capitale qui changera la face du pays.
Pour la faire triompher, aidez-nous, suivez- nous, votez pour nous.
Enfin, nous considérons le combat pour renseignement libre comme le symbole de la défense des valeurs spirituelles du monde occidental si gravement menacé par le matérialisme destructeur* L'Etat doit aider financièrement l'école libre en respectant la proportionnelle scolaire.
Basques j Béarnais, écartez sans hésitation l'aventure. Pendant cinq ans, ce pays a subi le souffle mortel de la haine. Ceux qui l'ont divisé ne sont pas qualifiés pour unir.
Votez pour une République propre que peuvent seuls construire maintenant les indépendants :
LOUSTAUNAU-LÀCAU, Mme YBARNEGARAY, LARRIEU, RIBETGN, JOUBERT, CASTEIG.
Rassemblement du Peuple français.
Citoyennes, citoyens,
L'habileté de nos adversaires, actuellement, est d'égarer l'opinion sur des points de détail qui, si leur intérêt n'est pas niable, sont dominés aujourd'hui par des problèmes d'une importance autrement considérable.
Ils espèrent, ainsi, détourner l'attention et faire oublier l'immensité des fautes commises par ia majorité de l’Assemblée Nationale défunte dont faisaient partie MM. de Ghevigné, Petit, Errecart et Tinaud.
Quelles sont les questions qui dépassent toutes les autres actuellement?
1° 2.100 milliards ont été dépensés pour la Défense nationale et la France, menacée par l'expansionnisme communiste, n'a pas d'armée pour se protéger contre une invasion qui serait plus terrible que celle de 1940.
2<> Dans notre pays, qui produit plus qu'en 1938, on vit plus mal qu'il y a treize ans.
C'est à ces deux choses capitales, d'abord, qu'il faut remédier ; tout le reste apparaît comme bien secondaire, quand on songe aux périls qu'une situation pareille peut engendrer.
À qui est-clie due?
Aux politiciens qui ont gaspillé ou peut-être même détourné de leur destination îes crédits prévus pour l'organisation de la défense nationale.
Aux mêmes politiciens qui ont également gaspillé Jes milliards par centaines, par déma-
gogie, à entretenir des services entiers complètement inutiles, à créer des emplois en surnombre, à combler les déficits d’entreprises mal gérées par T Etat.
Cette politique insensée a entraîné la perception d’impôts écrasants auxquels s’ajoutent d’innombrables taxes et surtaxes qui seront encore augmentées par ces nouvelles mesures que vient de décider l’ Assemblée Nationale.
Ainsi, dans un pays où les choses abondent, on a créé la vie chère, et ce n’est pas le producteur qui en profite puisque le prix à la consommation, si élevé que l’acheteur doit se restreindre, est dû à l’accumulation, à tous les étages, des divers impôts et taxes exigés par le fisc.
Cette situation paradoxale et pénible, où les travailleurs de tout ordre, quel que soit leur effort, n’ont plus le bien-être auquel ils ont droit, vous la devez à la majorité de l’Assemblée Nationale qui, pendant quatre ans, gavant les uns aux dépens des autres, a imposé au pays des charges qui ont déséquilibré le pouvoir d’achat.
Il est temps do revenir à îa sagesse et de ne plus se laisser égarer par ceux qui, pour dissimuler leurs fautes, essaient d’attirer l’attention sur des problèmes dont l’intérêt passe bien après celui-ci ;
Améliorer le sort du peuple français tout entier et faipe qu’il se «ente, enfin* en sécurité.
Balayez, impitoyablement, les députés sortants de la majorité qui nous ont conduits où nous sommes. Les de Chevigné, Petit, Erreeart, Tinaud ont fait partie de celte majorité ; ils ont donc leur large part de responsabilité
Les mauvais ouvriers, on les renvoie.
Et, par un changement de majorité, nous obtiendrons enfin qqe le programme étudié, dressé par le Rassemblement du peuple français, soit appliqué ;
— des économies ;
— des compressions budgétaires ;
— la suppression des abus.
Des centaines de milliards peuvent être récupérés chaque année, ce qui donnera des possibilités nouvelles.
Par les économies, nous aurons les sommes nécessaires pour reconstituer uojbre défense nationale.
Par les compressions budgétaires, nous allégerons les charges des producteurs, des commerçants, de tous les contribuables.
Ainsi se rétablira l’équilibre entre les prix et le pouvoir d’achat, seule condition qui puisse éviter le désastre des troubles sociaux.
Si la même majorité se retrouvait à l’Assemblée Nationale, elle commettrait les mêmes fautes et, en cinq ans de plus, la dictature des partis conduirait cette fois irrémédiablement la nation il sa ruine.
De Gaulle vous appelle à redresser le pays comme ü vous appela, le 18 juin 1940, à l’espérance.
Le programme du rassemblement du peuple français, patiemment étudié depuis trois ans et mis au point par les meilleurs techniciens, assurera ce redressement.
Votez R. P. F. !
candidats.
Appel du général de Monsabert au$ anciens combat tant s des deux guerres .
En décidant de me présenter aux élections devant les graves conjonctures de l'heure, c'est à vous que j’avais pensé, dès l'abord, mes chers compagnons d armes de toutes nos luttes*
A Vous les soldats de la Marne et dé Verdun qu'un immense élan avait porté jusqu'au triomphe à travers une guerre de géants.
À vous combattants pour c( Thon rieur du drapeau » au cours d’une défaite que vous n'avez pas méritée mais que nos luttes politiques avaient rendue inévitable par l'oubli des garanties nécessaires tant matérielles que morales.
A vous les soldats, surgis de la conscience nationale évadés de France, combattants volontaires qui avez concouru avec la vieille et immortelle armée française d'Afrique à la libération de la patrie,
A vous qui avez porté et couvert la paix française sur toute l’étendue de TUnion française.
À vous, enfin, glorieux soldats d'Indochine qui payez de votre sang les fautes accumulées par une politique de faiblesse et d’abandon imposée par l'impuissance de Gouvernements prisonniers des partis*
G est à vous que je m adresse aujourd'hui au-dessus des formules partisanes. A vous dont le père Clemenceau disait en les opposant aux hommes politiques : « Ils ont des droits sur nous 1 n
Des droits que les polititiens vous ont toujours empêché d’exercer et dont le plus sacré était justement, depuis 1918, de veiller sur l'impossibilité de « revoir cela )>,
Ht vous avez ^ revu cela » et vous le reverrez encore si Ton n'écoute les voix profondes qui montent de vos cœurs comme des cendres de vos camarades couchés % dessus le sol à la face de Dieu »,
Elles réclament, ces voix :
Un état soucieux et capable dé sau vegarder nos libertés ;
Une défense nationale susceptible d'imposer le respect des peuples de proie ;
Un redressement de l'âme française dans cette unanimité que préfigurait déjà votre union du front \
Nous avons tous, dans de tels moments, un imprescriptible devoir à remplir, et je ne me sentirais pas digne d'avoir été le compagnon de vos misères et de vos gloires, et d'être devenu l’un de vos chefs si je ne me lançais aujourd'hui avec toute ma foi et toute mon énergie dans une lutte décisive pour le salut du pays.
Vive la France I
Françaises et Français du pays basque et du Béarn,
Monsabert*
On fait courir, en se cachant, des bruits mensongers. On insinue que le R. P. F, aurait fait échouer la tentative d'apparentement général contre le communisme.
Ce n'est pas Vrai, Dès responsabilités sont établies par les faits suivants, dont j affirme la vérité :
J'ai pris l’initiative, approuvée par tous mes colistiers, de réunir les listes anticommunistes à Pau, le vendredi 26 mai, en vue d’un apparentement général sans conditions d'aucune sorte, dans Tunique but d'éliminer le représentant de Moscou* f
Cet accord, après échange de vues* fut entièrement réalisé. Nous échangeâmes nos paroles, M* de Ghevigné pour Je M.R*P,f M* Gasteig pour la liste Loustaunau-Lacau, M, Fortain pour les radicaux, M, Etchevers et moi-même pour le R*F*F. C'était donc définitif.
M aïs, alors que l’accord était sans conditions autres que la lutte contre le communisme, ce qui était la seule façon de le réaliser entre partis dont les doctrines s’opposent sur de nombreux points, M. Loustaunau-Lacau survint* il désavoua son colistier M* Gasteig et prétendit exiger des radicaux, avant toute entente, des engagements politiques ; à ma grande surprise, M* de Ghevigné, qui venait de se prononcer en sens contraire, se joignit à M. Loustaunau-Lacau. Les radicaux, naturellement, refusèrent d’accepter* Ainsi, l’accord était détruit*
La parole d'honneur est, pour moi, une chose sacrée* Pétais lié par la mienne ; je m'étais engagé, comme tous, à n’accepter qu’un apparentement général et je ne pouvais être délié de cet engagement qu’avec l'assentiment de tous les contractants. Ce ne fut pas le cas.y'
J 'affirme ces faits sous la foi do serment* Vous jugerez.
Général m MQNSABERT,
Grand-Croix de la Légion d'honneur.
Un scandale a ïàire cesser*
La retraite des vieux,*. L'aumône qu’on leur fait, si parcimonieusement et avec tant de restriction, est une honte pour une nation qui se dit civilisée.
11 faut donner aux vieux de quoi vivre décemment.
Nous nous y emploierons de tout cœur*
Pêcheurs I
Nos gaves, si riches en truites, autrefois, se dépeuplent*
C’est une question d’argent pour payer des gardes supplémentaires et pour alevins de repeuplement*
L'Etat, qui encaisse de grosses Sommes par la vente des cartes-permis de en ristourner la plus grande partie aux sociétés de pêche*
C’est la jusiice et nous l’exigerons*
Chasseurs î
Nous connaissons parfaitement l’importance et l'intérêt du beau sport que vous aimez et lions déplorons, comme vous -mêmes, la disparition progressive du gibier* 11 faut y porter remède.
L'activité de vos sociétés et de vos fédérations est entravée par le manque de ressources* 11 est essentiel que celles-ci soient augmentées. La ristourne actuellement accordée sur le prix du permis est insuffisante ; il n’est pas admissible que l’Etat fasse un gros bénéfice sur le produit de la Vente des permis. Nous exigerons que la ristourne faite aux fédérations de chasseurs soit au moins doublée, ce qui permettra enfin à chacune de nos sociétés d'effectuer un repeuplement profitable.
Sur le plan international, il est indispensable que des accords soient passés pour protéger le gibier de passage ; nous nous y emploierons activement*
En liaison avec la Fédération des Basses-Pyrénées et avec chacune de vos sociétés, nous ferons ensemble du bon travail*
acheter des pêche, doit
Liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste
pour l'indépendance nationale* le pain* la liberté et la paix
présentée par le
Parti communiste français.
(Même texte que celui publié pour le département de l'Aube, p . 68.)
Albert MGRA,
Ouvrier métallurgiste» — Député sortant Ancien combattant 14-18, — Croix de guerre française et belge.
Evadé dos bagnes vichy asoia. — Combattant de la Résistance,
Henriette 5ÉGUET,
Institutrice. — Membre du Conseil national de l’Union des Femmes françaises»
René BIDGUZE,
Inspecteur-adjoint des Contributions indirectes, — Secrétaire fédéral du Parti communiste,
Jean LAJÜURNADE,
Linotypiste. — Conseiller municipal de Biarritz. — Déporté à Oranïenbourg»
Georges FROUTÉ,
Cultivateur, — Ancien prisonnier de guerre évadé.
Membre de la Commission consultative départementale des preneurs de beaux ruraux,
Etienne MARTIN*
Ouvrier métallurgiste. — Conseiller municipal d'Oloron, — Ancien dirigeant de* F. F. T, -F, T, P. F,
Vote/ pour la liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste, afin de contribuer à créer les conditions qui permettront l'avènement d'un Gouvernement véritablement v français, dTun Gouvernement de liberté et de paix.
Vive la République !
Vive la France i Vive la Paix I
Liste du Rassemblement des gauches républicaines et du Parti radical et radicaUsocialisfe»
Aux électrices et aux électeurs des Basses -Pyrénées,
La législature qui s'achève a sombré dans le désordre, dans Tim puissance et dans le discrédit.
Sous l’étreinte dramatique des plus graves difficultés intérieures et internationales, vous al lez être appelés dans quelques jours à désigner vos députés et ce sont eux désormais qui tiendront dans leurs mains le destin de la France,
En déposant votre bulletin dans fume, vous allez accomplir, dans les graves circonstances que le pays traverse, un acte dont l’importance capitale ne peut pas vous échapper.
Nous vous invitons à en mesurer les conséquences dans la caïme et sereine indépendance de votre pensée, car c'est de voire choix que dépendra le salut ou la condamnation de la république et de la patrie.
La situation économique et financière,
La France est plongée dans l'instabilité, dans ie déséquilibre et dans Tin quiétude.
Le prix de la vie, qui avait semblé récemment se stabiliser, a repris sa marche ascendante.
Les salaires sont généralement insuffisants pour assurer aux travailleurs une existence décente et exempte de risques ' leur relèvement nominal a cependant été inefficace et le demeurera tant que leur marge d'augmentation sera absorbée sinon dépassée par la montée consécutive des prix. Il n'existe qu’un remède à ce déséquilibre, c'est l1 accroisse ment de la production*
Mais encore faut-il pour cela que les agriculteurs, les industriels, les commerçants, les membres des professions libérales ne soient pas écrasés par les impôts et les charges sociales qui augmentent de jour en jour et qui stérilisent les meilleures volontés.
La fiscalité dévorante finit par tuer l’entreprise et par abolir l’esprit d'initiative et le goût du travail.
À cette situation angoissante, il n ’y a qu’un remède : la réalisation par l’Etat des économies qu’il ne cesse de promettre et qu’il ne réalise jamais.
Il faut non seulement mettre un terme h l’augmentation pléthorique du nombre des fonctionnaires, mais encore ie diminuer dans de fortes proportions en réformant la structure administrative du pays et en dotant les collectivités locales d’une autonomie plus large qui leur réservera une liberté accrue dans la gestion de leurs propres affaires.
Il faut re viser dans leur principe et au moins dans leur statut actuel certaines nationalisations dont les bilans déficitaires se traduisent par une augmentation des impôts ; il est inadmissible que la plupart des entreprises aujourd’hui nationalisées ne puissent pas équilibrer leurs budgets par leurs propres ressources alors que les organismes privés qui les exploitaient autrefois y parvenaient par leurs seuls moyens,- il faut restreindre le secteur nationalisé ou au moins en interdire l'extension, garantir l’indépendance totale de gestion de leurs conseils d'administration qui devront être détachés-de tous rapports avec la politique, leur imposer ^équilibre de leur budget par la compression de leurs dépenses et revenir progressivement à un statut du personnel analogue à celui de l’industrie privée,
La Sécurité sociale doit être maintenue dans son principe, cor elle correspond à une amélioration du sort des travailleurs à laquelle nous souscrivons pleinement, mais certaines de ses modalités qui sont parmi les plus onéreuses devront être révisées, notamment la prise en charge des petits risques ; une plus large part devra être laissée à la mutualité dans toutes les formes de la gestion.
Les allocations familiales doivent être aussi maintenues, car le salut du pays est entre les mains des familles nombreuses, mais, tout comme pour la Sécurité sociale, il est indispensable d’opérer dans le personnel de sérieuses compressions qui permettront de diminuer les frais de gestion et en même temps de réaliser runification des allocations familiales à la ville et à la campagne, car il est inadmissible que les agriculteurs ne bénéficient pas à cet égard des mêmes avantages que les citadins.
Nous nous pencherons avec une attention particulière sur le sort de l'agriculture française qui est le fondement et l'armature du pays. Tout au long de son histoire, c'est sur les masses paysannes que la F rance s’est appuyée pour assurer ie développement harmonieux de son destin et de son redressement après les revers qu'elle a subis.
Nous entendons maintenir dans son intégrité le principe de la propriété individuelle rurale auquel les lois sur le métayage et le fermage ont porté la plus grave atteinte dont les partis qui en ont été les instigateurs gardent la responsabilité,
L’Etat doit s’appliquer à encourager l’exploitation privée au lieu de s’acharner à la
détruire par des méthodes inspirées du collectivisme* en réservant à la main-d'œuvre agricole les mêmes avantages qu'à celle de l'industrie et du commerce, en subventionnant largement l1 électrification et les adductions d’eau dans les campagnes* l'habitat rural, et en aidant à l'amélioration des chemins vicinaux et ruraux*
Il faut enfin que cesse le scandale des pratiques budgétaires auxquelles l’Assemblée Nationale nous a habitués, celle notamment des douzièmes provisoires qui* chaque année* par la carence des législateurs, s'étagent sur plusieurs mois et qui entraînent le déséquilibre inéluctable des finances publiques*
Il faut avoir le courage^ d’établir des budgets loyaux et sincères et non pas s'attacher à découvrir des artifices pour cacher la vérité, tl faut essentiellement et avant tout arriver à desserrer l’étreinte fiscale, qui d’années en années, plonge le pays dans l'asphyxie et le conduit à la ruine*
Il faut certes poursuivre et réprimer la fraude, mais il faut comprendre aussi que la cause de la fraude est l'exagération de l'impôt comme aussi sa mauvaise utilisation et sa mauvaise répartition.
Par des économies massives* mais réalisées autrement qu'en paroles, l'Etat pourra alléger la charge des contribuables comme il pourra aussi revigorer l'activité productrice de chacun et assurer une meilleure rentrée des impôts par une réorganisation du système fiscal qui doit être mieux adaptée aux circonstances économiques présentes*
Une telle politique provoquerait automatiquement l'augmentation des investissements privés, stimulerait la production et permettrait à l’épargne de se reconstituer et d'alimenter ainsi les emprunts destinés aux réalisations d'équipement à long terme.
En résumé : sur le plan économique, nous sommes pour la liberté contre le dirigisme* pour l'entreprise privée contre l'ingérence envahissante de FElat, pour la propriété individuelle contre le collectivisme qui abolit l'initiative et réduit l'individu à l’état de rouage anonyme.
Sur le plan financier, nous sommes pour l'ordre et la loyauté contre la gabegie et le mensonge, pour les économies et la refonte des impôts contre la dilapidation des deniers publics et l’inquisition fiscale,
La situation fiscale.
Elle est angoissante : les salaires des travailleurs sont insuffisants pour leur assurer des conditions de vie honorables ; les classes moyennes sont réduites à la misère et en voie de disparition ; les petits retraités ont à peine la possibilité de subsister misérablement. Mais à quoi sert d'augmenter les salaires et les retraites si, par suite de l'instabilité monétaire, du désordre des affaires de TEtat et du désarroi dans lequel so trouvent les entreprises privées, les prix montent encore plus, vite?
Il faut certes assurer un minimum vital aux classes déshéritées, mais le bienfait n’en sera définitivement acquis que lorsque l’ordre et l'équilibre seront rétablis sur le plan économique et financier par les mesures que nous avons préconisées plus haut.
C'est et ce n'est que par les réformes nécessaires dans ce domaine que l’amélioration du sort des classes laborieuses sera réalisée ; toute autre mesure n’est qu'un palliatif impuissant et une duperie*
La situation internationale.
Nous proclamons solennellement notre volonté d’assurer la paix. La France est trop humaine et a trop souffert des guerres qui l’ont ravagée pour nourrir une autre pensée qui serait sacrilège et pour refuser détendre la main à toutes les autres nations qui sont inspirées de la meme volonté pacifique.
Nous sommes comme vous tous, angoissés par la cassure do monde en deux blocs qui s'affrontent et, parce que nous sommes également éloignés de tous les desseins de supré-
matie et de tous les impérialismes idéologiques ou économiques, notre volonté obstinée tendra par tous les moyens au rapprochement et à la réconciliation des peuples.
Mais nous n'avons pas le droit, pour autant, de fermer les yeux à la réalité etd’ignorer que, pour le malheur du monde, des risques de conflit rôdent sur tous les horizons.
Aussi affirmons-nous que, dans l’état actuel d’insécurité internationale, le premier devoir est d’assurer la sauvegarde de la patrie avec laide de nos alliés occidentaux dans le cadre du Pacte atlantique qui n’est et ne sera qu’un instrument de paix par le respect et par la crainte que seule la force peut inspirer.
Nous sommes fondamentalement opposés à la politique d’expansion -soviétique qui vise à la domination du monde pour le triomphe d’une idéologie dont la victoire signifierait la mort de la liberté.
Notre souci de paix et en même temps de défense nationale s’étend à toute l’Union française.
La guerre sévit en Indochine par la volonté agressive d'une puissance étrangère ; nous saluons avec un respect et une reconnaissance infinis les héros qui sur ces terres lointaines, défendent une partie du patrimoine national et nous appelons de tous nos vœux la fin de ces hostilités.
Mais, sans méconnaître ni vouloir contrarier les justes aspirations vers l’indépendance des peuples amis à qui nous avons apporté les bienfaits de notre civilisation, nous entendons, jusqu’à ce que notre tâche éducatrice y soit accomplie, maintenir notre présence et notre prestige sur ces territoires qui ne sont que le prolongement de la France, contre des agressions fomentées par l’étranger sous le couvert d’un faux nationalisme et de trompeuses idéologies.
La loi électorale.
^ Nous proclamons hautement notre réprobation du système électoral actuel qu une Assemblée expirante a imposé à la nation contre sa volonté par crainte d affronter le verdict simple et clair du peuple français. Le Parti radical a toujours été et demeure invinciblement attaché au scrutin d’arrondissement à deux tours qui seul permet à l’électeur de choisir son élu dans la plénitude de sa liberté et de son discernement et qui seul eut permis de dégager à l’Assemblée Nationale une majorité stable, indépendante de la tutelle tyrannique des partis.
La loi actuelle n’aboutit en fait, dans la plupart des cas, qu'au maintien du principe de la représentation proportionnelle dont la législature qui s’achève a suffisamment démontré la nocivité.
Les partis qui, par leurs manœuvres et leurs conjonctions inavouables, ont imposé la loi que nous subissons, en garderont devant le corps électoral l’exclusive responsabilité. J
La nouvelle Assemblée devra jeter bas la loi actuelle et rétablir le scrutin uninominal à deux tours dans le cadre de l’arrondissement, comme aussi sur un plan plus vaste et plus élevé, elle devra poursuivre la révision de la Constitution pour permettre un meilleur fonctionnement du régime parlementaire, rétablir le Sénat dans ses anciennes prérogatives et aussi renforcer dans un but d’ordre et de plus grande autorité, le pouvoir exécutif dévolu au Président de la République.
La question scolaire.
Nous pensons que dans la situation angoissante où se trouve le paysetdans 1 alternative où il est placé par la conjoncture actuelle d’opérer son redressement ou de consommer sa ruine, cette question n’offre qu’un intérêt secondaire et mineur.
Nous ne l’aurions pas soulevée, en présence de la gravité du problème social, économique et financier et des menaces extérieures qui pèsent sur la France, si certains ne s’apprêtaient à l’utiliser comme une arme électorale malgré son caractère subalterne*
Nous n’avons donc aucune hésitation à proclamer que nous sommes fidèles au principe de lu laïcité étendue dans le sens noble du terme et dégagée des équivoques qui ont pu I1 obscurcir ; nous sommes persuadés que son maintien assurera à chacun, dans un esprit de large tolérance et de stricte neutralité, le plein exercice de la liberté dans le respect intangible de toutes les croyances confessionnelles ou philosophiques ; nous sommes tout aussi respectueux de la pleine liberté d’enseignement dont le monopole ne saurait appartenir à T Etat. Nous ne nous laissons guider dans ce domaine par aucun sectarisme ni aucune incompréhension, mais nous répétons qu’il serait criminel d'introduire dans le pays, dans un but bassement électoral, un nouveau ferment de division et de discorde à l'heure où tous les Français doivent s'unir devant le péril pour la sauvegarde de la patrie.
Nous vous avons exposé avec une entière loyauté les points essentiels de notre programme ,
Il se résume :
Dans un attachement indéfectible aux institutions républicaines et au régime parlementaire et dans la répudiation solennelle du pouvoir personnel dTun homme comme de la dictature d’un parti.
Dans la volonté d'assurer le redressement delà situation économique et financière par le plein exercice de la liberté contre le dirigisme de l'Etat,
Dans la volonté de réaliser l'amélioration du sort de la classe ouvrière et des classes moyennes qui est lié à celui de l'économie générale du pays.
Dans le souci primordial d’assurer la sécurité et l'indépendance de la nation, contre les tentatives d'agression ou d’asservissement d'où qu’elles viennent,
La République est inséparable de la liberté et de la patrie.
Nous promettons de les servir pour assurer la pérennité de la France,
Les candidats ;
René CÀSSàGNE, Marcel FORTàIN, Docteur Maurice DELAY, Arnaud ETGHART, Docteur Marcel DH ERS, Henri LâFUYADE,