‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 157 sur 244 · FRÉDÉRIC-DUPONT · texte numérisé non relu

FRÉDÉRIC-DUPONT

48 ans. Péputé de Paris sortant* — Avocat à la Cour d'appel*

Grbii de guerre 1939-1940 et Croix de guerre 1944 — Médaille de la Résistance,

ULVER, Henri

50 ans. — Conseiller général de la Seine. — Conseiller municipal dê Paris*

Rapporteur général du budget de la ville de Paris*

Engagé volontaire f\F„L, — Ancien chef du réseau Béarn* — Chevalier de la Légion d'honneur. Croix de guerre* — Officier de l’Ordre do la Résistance*

OLLIVÏERj Albert Journaliste* — Directeur du Rassemblement*

MARBQEUF, Auguste

Ouvrier d'Etat* — Membre du Conseil départemental R, P. F* de la Seine*

Croix de guerre 1939-19*5* — Médaille de la Résistance*

AILLÀUD, Charles

Docteur en médecine, — Licencié en droit.

Responsable R.P.F. du XIII* arrondissement.

JACQUEMIER, André

Commis principal d'agent de change*

Membre du Conseil départemental FLP.F* de la Seine* — Ancien combattant 1914-1918*

Croîs de guerre*

Mme MELOT

Femme de lettres. — Vice-Présidente du Conseil départemental R JL F. de la Seine.

Ancien membre du réseau Bourgogne*

Déportée politique à RévenébrUct* — Croix de guerre* — Médaille de ia Résistance*

LAPPERT, Pierre

Métallurgiste* — Vice-Président du Conseil départemental de la Seine*

Ancien combatte nt 19 1 H 918.

de PERRON, Alain

Avocat à la Cour* — Docteur en droit*

Membre du Conseil départemental R* P, F. de la Seine*

La France est menacée* Des forces redoutables s’affrontent dans le monde aujourd’hui. Notre pays doit contribuer à maintenir la paix, refuser d'être submergé par le flot soviétique. Pour cela il nous faut changer et il nous faut construire.

Que devons-nous changer?

Le désordre et la gabegie de l’Etat; la faiblesse gouvernementale qui, dans l’impossU bilité d’équilibrer le budget et d’obtenir la confiance des épargnants, entraîne par l’inflation qu’elle déclenche la montée constante des prix, c’est-à-dire la misère des salariés, des pensionnés et des économiquement faibles et écrase les producteurs sous l’impôt.

Nou3 devons mettre fin à l’antagonisme entre les classes; aux querelles également périmées de l’école libre, de l’amnistie ; à la menace que font peser sur la France et sur l'Union française, l’insuffisance de notre défense nationale et la dépendance qu’entraîne cette insuffisance vis-à-vis de nos alliés.

La réélection des partis, ce serait la continuation de cette impuissance et de cette division. Le péril communiste deviendrait alors insurmontable. Or, la victoire des séparatistes ferait de tous les Français les serfs de l’Etat. Ils devraient subir la tyrannie d’une bureaucratie économique et administrative. La dictature policière régnerait de Brest à Moscou. La guerre deviendrait alors inévitable, la guerre, c est-à-dire la destruction pai les bombes américaines, l’installation soviétique sur les côtes de France appelant automatiquement la meme parade que l’installation des Allemands sur ces memes côtes en 1943-1944. Notre civilisation s’enfoncerait dans la nuit.

Pour éviter cela, et sauver à la foi» la France et la République,- que devons^nous construire?

D'abord un Etat solide. Et pour cela, des institutions nouvelles, adoptées sans délai, doivent donner naissance à un Exécutif qui gouverne, contrôlé par le Parlement, mais distinct de lui, conformément au principe de la séparation des pouvoirs, base de la vraie démocratie républicaine.

Ainsi ét ainsi seulement, pourront être réalisées les économies massives nécessaires. Par là et par l’appel à l’épargne, enfin protégée, sera réalisé l’équilibre du budget, sans fiscalité excessive, condition indispensable dn la stabilité des prix, La stabilisation de la monnaie deviendra possible.

Cet Etat devra mettre la Nation en condition de se défendre contre tous les périls.

Contre le péri! extérieur, par une défense nationale rénovée adaptée aux besoins modernes, conjuguée avec les défenses voisines tout en observant l'autonomie politique nécessaire;

Contre le péril intérieur, qui vient de la lutte des classes, en réalisant l'apaisement social qu’apportera l'association entre le capital, les cadres et les travailleurs ; tous les producteurs doivent être intéressés aux bénéfices et au rendement de l'entreprise .

Pour que cette grande réforme puisse se développer dans le climat nécessaire, les syndicats devront être affranchis de la tyrannie des partis politiques.

Cette productivité renforcée servira à réaliser nos besoins essentiels : l'édification de logements neufs et la modernisation do la France.

À l’apaisement social doit correspondre l'apaisement spirituel. L’allocation- éducation et l'adoption des recommandations du Congrès de Toulouse mettront fin à la querelle de l’école libre. Une large amnistie votée sans délai est aussi une condition nécessaire de l'apaisement national.

C'est en s'appuyant sur cette France rassemblée, rénovée, apaisée et décidée que nous pourrons défendre l'indépendance nationale et l'intégrité de l'Union française.

C'est ainsi que nous pourrons unir l'Europe autour de la France pour îa consolidation de la paix par la mise en commun des ressources du continent. C'est ainsi que nous pourrons peser de tout notre poids dans l'alliance du monde libre. Alors la force montante des démocraties permettra d'assurer l1 apaisement international, l'élévation du niveau de vie de tous et le maintien de la liberté.

Pour réaliser cela, nous appelons le pays tout entier à s’unir autour du Rassemblement du peuple français et du général de Gaulle auquel nous devons déjà la libération de la France dans la victoire et la restauration de la République.

Liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste

pour Hn dépendance nationale, le pain, la liberté et la paix

présentée par le

Parti communiste français

(Même texte que celui publié pour te département de l'Aube , p. 68.)

And rk MARTY

Ingénieur-Mécanicien. — Député sortant, — Défenseur actif des ouvriers et techniciens de Taviation, des cheminots, des travailleurs de la métallurgie, de la jeunesse, des artisans et petits commerçants.

Secrétaire du Parti communiste français.

Maria RABAT É

Instltotrl». - Député sortant Défenseur actif des locataires, des femmes, de l’enfance,

ÙQB vieux, dos hospitalier».

Pierre ESTRADÈRE Ouvrier métallurgiste* — Ànctea déporté»

André HURAUX

Ouvrier métallurgiste. — - Ancien député* — Député sortant*

Henri WALLON

Professeur honoraire au Collège de France*

Simone RENARD

Ouvrière métallurgiste* — Emprisonnée spus recoupât ion*

Jeanne LÉVY

Professeur à la Faculté de Médecine. — Sanctionnée pour fait de grève,

Hrnhi GOURDEAUX

Postier* — Conseiller municipal de Paris* — Défenseur actif de TEcoIe publique* Membre de la Commission centrale de contrôle financier du Parti communiste français»

Robert PRAN COTTE

Artisan* — Conseiller municipal de Paris* — Défenseur actif des petits commerçants et Ri-tisans.

Louis HENRY

Ouvrier des autobus. — Un des animateurs de la grève victorieuse de la R, A* T, P*

Vive la République 1 Vive la Franco 1 Vive la Paix !

Le Parti socialiste (S, F, L O*) s'adresse à vous.,.

Citoyennes, Citoyens,

La République et les libertés démocratiques sont menacées par le néo-gaullisme et le bolchevisme stalinien*

Le paix est menacée par l'impérialisme soviétique*

Le parti socialiste défend les libertés comme il les a défendues en 1934. II veut les étendre en préparant un régime de justice sociale, comme il Ta fait pour les grandes réformes de Léon Blum en 1936*

Le parti socialiste défend la paix parce qu'il travaille à l'organisation de îa sécurité collective qui doit décourager l'agresseur et sauvegarder les indépendances nationales, parce qu'il est le seul partisan du désarmement général, simultané et contrôlé.

Contre le R. P* F., parti des généraux,

Contre le parti communiste, parti du général Staline,

Contre les partis réactionnaires, partis de défense des privilèges ej, des iïiégçdités sociales,

Votez pour îe parti socialiste.

Le parti socialiste n'a cessé depuis la libération de défendre les institutions démocratiques, H a sauvé vos libertés. Il a lutté pied à pied pour les revendications des travailleurs salariés et des fonctionnaires. Il a défendu la paix.

Mais, parti minoritaire, il n’a pu réaliser son propre programme. Il n’a pu accomplir l’œuvre qui a été accomplie dans les pays comme la Grande-Bretagne, la Suède, ïa Norvège, où le socialisme exerce seul le pouvoir.

En apportant vos suffrages au parti socialiste, vous lui donnez les moyens d’obtenir :

— l' échelle mobile du salaire garanti et des traitements ;

— le pré-salaire des étudiants ;

— la réforme fiscale ;

— la construction de logements, d’écoles, d’établissements de recherche scientifique \

— la nationalisation des hauts fourneaux, des aciéries des trusts et de l’industrie chimique ;

— f organisation de la communauté européenne dans la solidarité des nations démocratiques.

Démocrates, laïques, travailleurs ne dispersez pas vos suffrages à l’heure des périls. Les manœuvres de division font le jeu de vos adversaires, les gaullistes, les réactionnaires sociaux, les partisans du militarisme.

Que deviendrait la République, que deviendraient les organisations de la classe ouvrière si le parti socialiste était affaibli ?

Pas d’abstention, pas de division I

Faites le rassemblement de toutes les voix de gauche I

Votez pour la liste du parti socialiste S. F. I. Q,

Robert VERDIER Pierre GIRAUD Yvonne OLIVIER

Va :

Les candidats :

Mireille OSMIN ]VJa£ç:el GQLLfST Ernest LABROUSSE Eue ROUSSI N EAU

Lucien MENUET Henri MURRAY Pierre GRÀZIANî

Votez pour une démocratie socialiste !

Mouvement républicain populaire.

Liste Jean CAYEUX

Comité de parrainage .

André Ba&io, employé de banque, vice-p résident de Fentr'aidè dos vieux du VIF. — Philippe Bauer, directeur d'école libre* — Dr René Bénard, médecin des hôpitaux de Paria* — Charles Blondel, conseiller d’Etat, — Emile Coornaert, professeur au Collège de France. — Général Delmas, commandant de la V" région militaire A la Libération, conseiller de l'Union française. — Charles Flory, ancien sénateur. — Louis Gidaï, commerçant “ Marcel Griaule, professeur à la Sorbonne, conseiller de FUnîon française* — Robert d'Jîarcourt de FAcadémie française. — Alphonse Juge, questeur de l’Assemblée de f Union française, ancien délégué à l’Assemblée

Consultative provisoire d’Alger. — Le pasteur Emmanuel La Gravi ère, conseiller de l’Union française. — Mlle Solange Lamblîn, député, professeur au lycée Fénelon, — Robert de Larmînat, ancien président de i a Commission de ia famille au conseil municipal de Paris, ancien vice- président du conseil général de la Seine. — Raymond-Laurent, ancien président du conseil municipal de Paria. — André d’Ûrmesson, ambassadeur de France, — Jacques Rôdel, industriel. — André lîouaat, professeur à la Faculté de droit de Paris, — Jacques Sommier, avoué près le tribunal civil de la Seine. — DT Etienne de Véricourt, conseiller municipal de Paris, vice-président du conseil général de la Seine,

Ie Gomment voter?

Utiliser le bulletin de vote M. R. P. joint à la première circulaire, ou ceux que vous trouverez dans les bureaux de vote,

2° Quels sont les droits de l’électeur 7

L’électeur peut panacher, c’est-à-dire rayer un nom et le remplacer par le nom d’un candidat d’une autre liste : il peut indiquer sa préférence pour un candidat en mettant sur le bulletin une croix après le nom de ce candidat.

Nous VOUS DEMANDONS

De voter pour la liste M.R.P. intégrale, sans panachage,

CAYEUX Jean,

x Député sortant

Vice -président de la Commission de la famille, de la population et de la santé publique de UÀas emblée Nationale

Membre de la Com misai ou des affaires étrangères Ancien vice-président du Conseil municipal de Paris Docteur en droit

Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre, — Cinq enfants,

GAULTIER Je an -Patrice,

Avocat A la cour. — Ancien premier secrétaire de la Conférence des avocats Vice^présïdent de l'Association populaire d’art et culture. — Chevalier de la Légion d’honneur Militant familial. — Huit etfant»,

PRANGEY Hubert,

Conseiller municipal de Paris. - Conseiller général do la Seine Président de la Commission du commerce, de l'industrie, de i’artisanat et de l'approvisionnement du Conseil général de la Seine. — Vice-président de la Commission des transports et de VOfflce public d'habitations du département de la Seine. — Chef de comptabilité,

BORNE Étienne

Ancien élève de l’Ecole normale supérieure. — Agrégé de Puni ver si té Professeur de première supérieure au lycée Louîs-le-Grand. — Cinq enfanta.

VIVIER Marie-Louise,

Lïcèndée en droit. — Secrétaire sténo- dactylo,

RODER IG UE Pierre,

Agent des cadres.

LUCAS Pierre,

Agent de fabrication (imprimerie), — Croix.de guerre* Pupille de la nation. - Deux enfants.

WARIN Jean,

Commerçant. — Administrateur de îa Caisse dea écoles du 15* arrondissement. — Deux enfants.

NÂDAL Pierre,

Employé, Pupille do la nation. — Administrateur do la Caisse des écoles du le* arrondissement

Trois enfants,

RICHARD Jeax*

Cheminot,

Aux E LECTRICE S, AUX ELECTEURS,

Le 17 juin, vous accomplirez un acte grave. Vous désignerez les députés qui, pendant cinq ans, auront la charge des destinées du pays. Votre choix sera décisif pour la France, pour la République et pour la paix.

Votre choix est simple,..

Les uns vous suggèrent des solutions de facilité comme si vous aviez oublié le douloureux héritage que cette politique nous a laissé avant 1940 : un outîllago vieilli, 350.000 chômeurs, plus de tombes que de berceaux, et, pour finir, la honte et les souffrances de Pinvasion étrangère.

Les autres vous proposent comme remède le régime soviétique. Les communistes ont beau essayer de se parer de la paix et de la liberté, vous connaissez leur façon d’agir et leur but : coup de Prague, agression de Corée, suppression de toutes oppositions politiqnes et syndicales, persécutions religieuses.

A 1 opposé, on veut répondre à la brutalité par la violence. On vous dit, en se couvrant d. un grand nom . t( plus de parti, un homme à poigne » et on dresse immédiatement un autie parti plus exigeant que les autres ; ne voulant Punion que sous son égide, Ü est devenu le plus grand obstacle au véritable rassemblement des Français.

Une simple question : Connaissez-vous un régime autoritaire qui n’ait pas mal fini?

Contre la violence.

Vous le savez, les extrêmes s'appellent et se renforcent. Dans la réalité, ils aboutiraient au même résultat, c est-à-dire aux luttes entre Français, au désordre et à la misère, spectacle rebutant pour nos alliés, encourageant pour ceux qui nous guettent.

L union est plus que jamais nécessaire. Elle doit se réaliser entre hommes libres et non sur la sommation d’un seul.

Poim LE TRAVAIL RT LA PAIX.

Depuis cinq ans, un premier relèvement s’est accompli. Il ne s’est pas fait tout seul. Ceux qui, comme nous, ont travaillé sur le chantier, ont le droit d’en appeler au pavs pour demander des comptes à ceux qui ont préféré rester sur le bord de la route pour, systématiquement, critiquer et démolir. Gomment ceux qui, pendant cinq ans, ont refusé de s’as- , socier à l'équipement de nos mines, de nos barrages, de notre agriculture, pourraient-ils ’ demain construire le million de logements qui nous est nécessaire? Comment ceux qui, pendant cinq ans, se sont désintéressés du sort des familles et des travailleurs de la condition angoissante de jeunes ménages et des vieillards pourraient-ils, demain, défendre et améliorer les conquêtes sociales, poursuivre l'organisation effective de toutes les libertés, où la liberté do l’enseignement tient une place fondamentale ? Comment ceux qui ont refusé de soutenir l’organisation de l’Europe et le Plan Schuman pourraient-ils, demain, parler dans le monde le langage ferme et pacifique de la France ?

L’achèvement de la reconstruction, le progrès d’une justice sociale encore imparfaite, le développement de notre agriculture et de nos industries, l’allégement des charges des

commerçants et des artisans, la défense de k paix menacée n iront pas sans un grand effort. Défiez-vous de ceux qui promettent des miràelôs à bon marché : ils se vantent et vous trompent.

Rejetez, sous quelques étiquettes qu’ils se présentent : la démagogie, légoïsme, ia violence, voire la haine.

Entre les extrêmes, pour que T émeute ne gronde pas dans la rue, pour que l'œuvre de vigilance patriotique et de coopération internationale soit poursuivie, il faut un arbitre fort, au service d'un idéal et d’une volonté de progrès social et moral.

Le Mouvement républicain populaire sera grâce à vous cet arbitre.

En votant pour la liste M,R,P., vous affirmerez votre attachement à la liberté, à la justice, au progrès et à la paix.

Robert Schuman, qui assure la paix en construisant 1 Europe vous dit t

« Tl faut éviter le péril mortel que ferait courir à la nation, à la paix civile et à la paix internationale, un succès des partis extrêmes qui affaiblirait la France en la déchirant, »

Gorges Bidault qui, avant d'être renversé le 21 juin 1950 par la collusion des extrêmes, assurait, par votre effort, la stabilisation de îa monnaie et des prix, vous dit :

« En votant pour la liste du Mouvement républicain populaire présentée par Jean Cayeux, nous placerez au-dessus de toutes considérations partisanes le service de la patrie, de la liberté et de la paix. ï>

La France a besoin de tranquillité et d’ordre.

Vous voterez M,R.P,

Cette drul&ire ne peut servir pour voter. N'utilisez que les bulletins de vote.

Union des indépendants et des républicains nationaux*

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