DÉCLARATION
Mesdames, Citoyens,
Nous sommes un groupe d’hommes et de femmes indépendants des partis, qui veulent qu’on traite sérieusement des affaires de la France.
Notre but est d’écarter de notre pays les deux périls qui le menacent : h lextfême gauche, la révolution et l’asservissement par une puissance étrangère ; à droite, l’àvenlür© autoritaire.
Pour faire reculer lun et Y autre, la prochaine Assemblée doit enfin donner à la Nation les réalités qujelle souhaite, au lieu de la vaine agitation des partis.
La France veut :
— une défense efficace contre les dangers de l’intérieur et de l’étranger ;
— un régime de concorde sociale et de prospérité économique, qui exige la restauration de l’autorité de lEtat et le fonlionnement régulier des services publics ;
— une politique ardente do justice et de fraternité, donnant aide et protection eflk caces à tous les déshérités, notamment aux victimes de l’âge, de la maladie, de la guerre et de l’inflation ;
— un effort continu de progrès social, auquel nous ne voulons pas d’autre limite qtié l'intérêt même des travailleurs ;
des salaires qui assurehi là vie fàhïiliale, sàHs être devbrës par la faiusse des prix et l'inflation ;
— une solution rapide de la crise du logement, notamment par un immense et immédiat effort de construction ;
— une réforme profonde des nationalisations ;
— une gestion plus saine et plus efficace de la Sécurité sociale ;
— des économies massives dans les services publics ;
— une refonte totale du système fiscal, délivrant le pays des tarifs absurdes, des inquisitions vexatoires et des incsessantes g déclarations » ;
— un Etat honnête, qui redonne confiance en sa parole et s’interdise à jamais le coup des billets de 5.000 francs, la spoliation des actionnaires des entreprises nationalisées ou la violation de Tun quelconque de ses engagements 5
- — la stabilité de la monnaie ;
— la faculté pour les Français dé choisir librement leurs élus, grâce aune loi électorale qui ne permette pas aux partis de les choisir pour eux ;
— le redressement des graves erreurs de la Constitution de 1946 ;
— la réconciliation des Français notamment par la réparation des injustices et des iniquités commises ;
— le respect de toutes les libertés et plus spécialement de la liberté effective de renseignement, complément nécessaire de la liberté de conscience et de pensée.
Rien de tout cela n’est possible saiis un Gouvernement stable, fort et courageux, sans une administration compétente et honnête.
Les Indépendants vous donneront ce gouvernement et cette administration parce qu’ils sont des hommes de bon sens, non des hommès de parti.
\oyez notre passé. Ions nous avons acquis notre expérience dans les réalités du gouvernement, de l'administration ou de la profession.
Voter Indépendant, c'est voter :
— contre l'impuissance de la coalition des partis,
~ contre la bureaucratie trac assi ère,
— contre rincompétenee,
— contre le désordre.
— contre la trahison,
— contre l’aventure,
— pour la liberté, pour la République, pour la France.
Louis ROLLIN
Avocat.ft la Cour d’appel. — Député de Paris depuis 1919.
Ministre de La Marine; marchande, octobre 1929 à janvier 1931.
Ministre du Commerce et de Tin dustrie, janvier 1931 à janvier 1932.
Ministre du Commerce et de l'industrie et des P. T. T., janvier 1932 à juin 1932.
Ministre deg Colonies; octobre 1934 à fêvrfef î 930;
Délégué titulaire de la France à la S. D. N. (1931). — Ÿi Ce président de la Chambre des Députés, 1938. Ministre du Commerce, mars 1940 à mai 1940. — Ministre des Colonies, mai 1940 au 16 juin 1940. Fondateur ; de l'Œuvre des Pupilles de la Marine marchande, du Étalon de la France d'outre-mer, de l'Ordre national du Mérite maritime.
Membre du Conseil supérieur de ^Administration pénitentiaire.
Président du Comité extra-parlementaire d'étude et d’action du Commerce français.
Officier de la Légion d'honneur. Crois; de guerre*
dS
Jacques BU EF F
Membre de l' In s lit ut, — Sou s -gouverneur honoraire de k Banque de France,
Président de la Commission interalliée des réparations.
Inspecteur général des Finances, — Ancien directeur du Mouvement général des fonds.
Ancien Conseiller d’Etat,
Ancien président de 1a Délégation économique et financière de la Mission militaire pour les affaires
allemandes (novembre 1944);
Ancien conseiller économique du Commandant en chef en Allemagne (1945)*
Délégué à la Commission des réparations à Moscou (1945),
Délégué adjoint aux deux premières assemblées des Nations Unies*
Ancien professeur à l’Institnt de statistique de ['Université de Paris et à l’Ecole libre des sciences politiques Président du Conseil international de la philosophie et des sciences humaines à 1 U, N. E, S* C, 0, Président da la Société d'économie politique*
Vice- président du Comité interparlementaire du Commerce,
Commandeur de la Légion d’honneur, — Croix de guerre.
Ancien élève de l’Ecole polytechnique et de l’Ecole libre dos sciences politiques,
Dr Maueice MONSÀINGEON
Ancien président général de la Ligue des familles nombreuses de B rance.
Chevalier de la Légion d’honneur.
Capitaine Roger SAUVAGE
de l’escadrille Normandie*Niemen*
Troisième as de 1a guerre 1939-1945, 16 victoires officielles.
Officier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre (12 palmes)* — Médaille militaire*
Grande médaille d’Or de rAéroClub de France,
Pierre LAJOTTE
Ancien instituteur public de la ville de Paris*
Administrateur civil au Ministère de l’Agriculture.
Jean TAVEL
Commercant, — Trésorier de L’Union fraternelle des ïdesséa de guerre- Chevalier de la Légion d’honneur* — Croix de guerre*
Rene ROY Aveugle de guerre (1917),
Ancien major de l’E cole polytechnique* — Inspecteur général des Ponts ci Chaussées,
Chargé des transports urbains de la région parisienne,
M™ DURAND-SINOIR
Veuve de guerre, — Assistante sociale*
Conseillère du travail, — Chevalier de la Légion d'honneur,
Paul MORANNE
Avocat à la Cour d’appel.
Président de TUnion des jeunes avocats,
Jean LEJEUNE
Agent de maîtrise. — Sous-lîeutenant de réserve d’aviation.
Croix de guerre.
Liste du Rassemblement des gauches républicaines et du Groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables.
Citoyennes, citoyens,
dictature! 7 jüm’ ^ ’ RépubIiqUef Car la nation ne veut *& le désordre, ni la
Ni aventure, ni révolution,
gramme HaSSembWlU des Sauches républicaines a, dès l'origine, revendiqué ce pro-
1,1 eMa^iberté!'^1'6 draPea“’ l°n! P‘rtis ** <-J« ■« P-.
P PT leur fera Cünilance’ car3e n’oublie pas qu’après la tentative h7 T ]10” parfe qm/pa;vl"t au p0L1V0ir Ct ne sut Pas gouverner, il fallut recher* de Gouvernement1!^ “ d« *««*« républicaines, des hommes
leur ^77^ QUâ "raîW! advenu Si ces ^«s, soucieux de
désordmT p0hÜgue> S eUlent dyrobés’ laissant champ libre aux écarts d'un équipage en
Le bon sens légendaire du peuple français a déjà mesuré ce risque. Entre les destruceurs de part! pns et les constructeurs traditionnels, il saura choisir. ïl évitera la formation deux groupes violemment hostiles, dont le heurt permanent entraînerait la guerre civile
lances^ ^ lntdneUre dépend de la force des Partis moyens qui font barrage aux vio-
Sans doute faut-il redresser l’ordre républicain partout où il a été faussé, lJans 1 économie, d'abord. Là aussi notre formule est : liberté.
L Etat n’a pas à abandonner son domaine, mais les créations du temps de guerre doivent progressivement disparaître dans la paix enfin revenue. En temps de paix, l’économie générale ne connaît essor que par la libre émulation des initiatives. Les secteurs nationalisés ne doivent pas etre étendus. Ils ne doivent bénéficier d’aucun privilège. La nationalisation, parfois imposée, a le vice des monopoles qui, n’ayant pas besoin d’effort, négligent les leçons de la sagesse et la recherche du progrès.
Le secteur privé concurrentiel, gardera sa place. C’est la condition essentielle d’une lutte elficace contre la hausse des prix do revient qui ruine salariés, retraités, artisans classes moyennes, le petit commerce et les économiquement faibles pour l’unique profit des spéculateurs internationaux.
finn Partisans de Ia Pr°P«cté individuelle, nous ne repions pas une législa¬
tion de fraternité humaine qui fut la création de la République, mais nous avons cette^con-
S°CmleS’11 faUt Vdller * l6Ur jUStC aPP3*ca^on s®»» jamais
De même pour la securité sociale ; il n’est pas question d’y porter atteinte Mais il
saire 'l 6 T ^ 7*7 ^ “ COntrôîe sévèro Pour limiter au minimum néces
™U,i,T “ Pr"1S"n’6°1’ 16 ““l * '* * le pouvoir d’.ch.t des ,r.i
I ““ j0Ur p,reil le proLlên’e * le fonction publique
. lai don essorer . ses servi leurs l'indépendant» el la dignité. Mais il doit se réduire. H
ï|6 parviendra à concilier ces impératifs d apparence contradictoire qu en diminuant, notamment par extinction, le nombre des emplois publics, peut-être aussi en relevant l’âge des retraites, comme les statistiques enseignent que s’élèvent les courbes de la durée de la vie.
Le problème de l'habitat est sans doute le plus angoissant. Il ne saurait être résolu que par l’institution d’ime politique de crédit qui encourage la construction et 1 entretien sans aboutir à la hausse verticale du prix des loyers.
Mais, au premier rang des réformes nécessaires, il convient naturellement d inscrire la refonte de notre régime fiscal. Le plus insupportable n’est pas celui qui rend le plus, c’est Celui qui multiplie les tracasseries et l’incertitude, sans persuader les assujettis que la charge soit égale à tous. Il convient de simplifier les textes. Il conviendrait surtout d’égaliser les budgets, d’en fixer les prévisions sur plusieurs exercices pour éviter au contribuable la surprise des efforts variables qu'on exigera de lui.
Il faut soumettre aux juridictions de droit commun le contentieux fiscal.
Un climat de justice et de confiance n'est-il pas le meilleur encouragement 4 ja pn> duction et l'essor de la production n'est -il pas un facteur indispensable de la stabilité rponétaire ?
On n'obtient la confiance qu'en offrant le spectacle d’une gestion rigpureq^e, Mais nos méthodes sont telles que le secteur privé n'en tolérerait aucune. Un particulier base ses dépenses sur ses possibilités, pans la comptabilité publique, c'est le contraire. Autrefois, ce travers éfait corrigé parla prudence des deux Assemblées*
Il faut y revenir. Deux nécessités s'imposent : la réforme de la loi électorale et des règlements intérieurs, aussitôt le début de la prochaine législature-
Nous n'hésitons pas à ajouter :
Refonte de la Constitution, elle-même, dans un souci d'équilibre et dans le cadre d’un régime qu'on a décrié sans justice, mais à qui les Français ne laisseront pas toucher.
Pour la défense nationale,
Pour la liberté républicaine,
Pour une structure économique moderne,
Votez Rassemblement des gauches républicaines.
V* de MQRQ-GIAFFRRRI Pierre LEFAURICHON Charles GQUTRY Michel Roger WEIL Camille- Eugène CARAT Mlle Marie-Louise VERRIER Jean-Louis SIMON-JUQUÏN HenrI'Epîvionp DIJON A rm ande TH PRET Pierre BARRÈRE
SEINE
(2 e Secteur.)
Liste du R. P. F* .
Liste cTLLR.R. et antifasciste.
Listp du R. G. R- et du Parti républicain radical et radical socialiste , *
Liste d -Union des indépendants et des Républicains nationaux (P.R.L.
Indépendants, U. R, IX). . .
Liste du Parti socialiste (S. F.
Liste du K- P . . . .
Liste d’Unite nationale et des indépendants républicains .
Liste du R. P. F...' . .
M. Louis Pasteur Vallery Radot (R, P. F.) M. Pierre Ferri (R. P, F.)
M. Ktarcel Cachin (C.)
Mme Jeannette Vermeersch (C.)
M. Bernard Lafay (R. S.)
M. Pierre de Léptar^ (apparenté îf. S.)
M. Joseph Devais (apparenté R.I.)
M. Daniel Mayer (S. F. LO.)
M. Robert Lecourt (M.R.P.)
M. Jacques Isorni (C.R.A.P.Ç.)
M. René Moatti (R. P. F.)
Rassemblement du peuple français.
Pour la Fr&ncç, pour la République. . .
J'en appelle à vous !
Françaises, Français I
La route de la France longe l'abîme. Mais ses guides chancellent à chaque pas. C'est assez 1 Pour conduire la nation, il faut un Etat juste et fort.
A l'intérieur, se déploie l'entreprise communiste. Qr, le régime des partis est impuissant à Ja liquider. En pgse permanent^, il ne fait rigp pour réformer la condition
ouvrière dont l'injustice peuple le camp séparât j§te. Il ne peut gndjgucr rinflatÎPR qui crée Tahus, ja misère. Ij laisse jes agents des Soviets préparer chez nous l'invasion. Ppur que la France retrouve son âme, il faut refaire l'unité nationale*
A Lexténpqr, se jjressq la menape soviétique. Mais notre déffpgp natipnaîe est, comme le reste, à T abandon* Il eu de même de Tuai té de J1 Europe libre. cgRe incon¬
sistance* nos alliés atlantiques n'envisagent pas, en cas d'invasion s de cppyrir fffiçgpGmfpfc
le territoire du vieux continent. Ils sont portés à limiter T effort à la défense de quelques môles : Angleterre, Espagne, « réduit breton », Cependant, nos gouvernants leur livrent les bases du Maroc et mettent nos forces sous le commandement de leurs chefs sans garantie ni contrepartie. Ainsi, la nation risque d'être un jour, envahie par ses adversaires, dominée par ses alliés, démolie par tout le monde. Il faut mettre la France debout î
Mais voici qu’en dépit des retards et des truquages, 3e peuple va parler. Trois systèmes s’offrent à lui.
D'un côté : les communistes. Ceux-là veulent trancher les problèmes en jetant la France aux Soviets !
D'un autre côté : les partis. Ceux-là veulent conserver le régime qui brûle les cartes de la France*
Entre ces deux extrêmes : la masse des Français qui se rassemblent pour le salut. Ceux-là veulent libérer la République, pour qu’elle mette nos affaires en ordre et rende au pays sa chance.
J’en appelle à vous tous, Français, Françaises ! Aujourd'hui devant la menace, comme hier dans le drame de la guerre, il faut, pour le salut de la France, 3e rassemblement du peuple français.
Charles de GAULLE
El ec tri ces, électeurs,
A l'appel du général de Gaulle, les conseillers municipaux soussignés vous demandent de voter pour la liste du Rassemblement du peuple français qui se présente à vos suffrages* A titre personnel, M. Le Provost de Launay, ancien président du conseil municipal, représentant de Paris depuis près de trente ans, premier élu de Paris aux dernières élections municipales, insiste tout particulièrement,
M, Le Provoet de Launay, conseiller municipal de Paris, ancien président du conseil municipal.
Mme Alexandre Debray, conseiller municipal des 1Q% 2*, 3» et arrondissements, vice-président du conseil municipal 1947-194S.
Mme Bécourt-Foch, conseiller municipal des 16e et 17* arrondissements, vice- président du conseil général
îm-im.
Àmédée Broussel, conseiller municipal des 16' et 17* arrondi ssementa, rapporteur général du budget de la Préfecture de police.
Docteur Pierre Devraigne, conseiller municipal des 16* et 17* arrondissements, vice-président du conseil municipal 194S-Î949,
Paul Faber, conseiller municipal des 16e et 17* arrondissements, vice-président du conseil municipal 1949-
Roger Frauchet, conseiller municipal des l*r. 2% 8* et 9* arrondissements, président de la G* commission du conseil municipal,
Maurice Kaoma, conseiller municipal des lflr, 2®, et 9* arrondissements, président de la commission de la police,
Georges Morin, conseiller municipal des 1**, 2®, S* et 9“ arrondissements, président de la commission du budget du Conseil général de la Seine.
Mme Thierry d'Argenlïeu, conseiller municipal du 18* arrondissement, membre du bureau du conseil municipal.
Elcctrlces, électeurs,
Au nombre de 255.000, soit 60 0/0 des électeurs du secteur, vous avez voté, lors des dernières élections municipales pour les listes du Rassemblement du peuple français^,
La majorité R. P, F* du Conseil municipal de Paris a répondu à votre confiance. Dimanche 17 juin ne dispersez pas vos voix sur des listes dont les élus, par leur petit nombre, n’auront aucune influence déterminante au Parlement,
Contre le syndicat des sortants ; contre la faillite des partis du gouvernement;
Votez efficace, Votez comme aux élections municipales, pour la liste du Rassemblement du peuple français *
Professeur PASTEUR VALLERY RADOT
Gra&d officier de la Légion d’honneur, ~ Croix de guerre 1914-1918, — De r Académie française.
De l'Académie de médecine, — Membre du comité de direction du B, P. F,
Pierre FERRI
Crou de guerre 1939-1945. — Courtier en valeurs mobilières.
Vice-président du Conseil municipal de Paris, ~~ Conseiller général de la Seine, — Conseiller national R, P, F,
René MOATTI
Chevalier de la Légion d'honneur. — Croix de guerre 1939-1945, — Avocat à la Cour de Paris, Conseiller municipal de Paris, — Conseiller général de la Seine, — Conseiller national R, P, F.
PONCHARDIER Dominique
Compagnon de la Libération, — Officier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre 1939-1 945.
Homme de lettres, — Délégué régional du R, P. F,
Jacques FER ON
Directeur commercial, — Vice-président du Conseil municipal de Paris, — Ctnseiïlcr général de la Seine» Président de la commission du commerce et de l’industrie,
Mme Jacqueline MEUNIER Présidente do la section féminine des patronages de la Seine,
Mme Louise GOüRLEUX
Membre de T Un ion nationale des femmes, — Membre de l’Association générale des familles*
Raymond CÂPILLGN Conseil juridique,
François LEMAIRE
Docteur en médecine»
René FAYSSAT
Officier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre 1914-1918 (5 citations).
Avocat à la Cour de Paris, — Docteur en droit,
Henri JOUY
Croix de guerre 1914-1918, — Evadé de la guerre, — Avocat à la Cour de Paris,
Conseiller municipal de Paris. — Conseiller général de la Seine,
Liste d’Union Républicaine, Résistante et Ântifaciste
Poub Un dépendance nationale, U Pain, la Liberté et la r Paix.
présentée par
' Le Parti Communiste Français *
Marcel CAC H IN
Professeur de philosophie. — Membre du Bureau politique, — Directeur de V H umàftitè.
Député sortant.
Jeannette VÊRMEERSC1Î
Ouvrière du textile. — Membre du Bureau politique. — Député sortant.
Gaston AüGUET
Inspecteur des Contributions indirectes. — Membre du Comité central.
Ancien Président du Conseil général de la Seine. Vice-Président de P Assemblée Nationale.
Pierre DÀix
Ecrivain, — Déporté à Mauthausen. — Rédacteur en chef de Ce Soir.
Albert OUZOULÏÂS
Employé. — Colonel André de TEtat-Major National desF.T.P.F. — Conseiller municipal de Paris.
Germaine BÀRJÛN
Entpleièè. — Dëpbrtée h kavensbruct. — Conseiller municipal do Paris,
Maurice ENSERGUEÎX
Inspecteur adjoint des P. T. T, — Maire adjoint révoqué du l*r Arrondissement.
Lucienne MÀZELIN
Employée, — * Conseiller municipal, de Paris*
Jean BRÀRD Cheminot révoqué,
Jéan BRAUN
Employé. — Maire adjoint révoqué du 2a Arrondissement.
Justine MÀYEUR
Infirmière des képitaux, — Mâïre adjointe dit iS* Arrondissement:
Electrices, Electeurs du 2e secteur,
Le 17 juin, vous aurez à choisir entre la Paix et ïa guerre, la démocratie et le fascisme.
Les communistes choisissent la Démocratie, les communistes choisissent la Paix. C’est ce que Jacques Dodos, secrétaire du Parti Communiste Français, a exprimé dans son discours prononcé le 17 mai au Vélodrome d’Hiver en déclarant :
a Le Parti Communiste se déclare prêt à travailler en accord avec les Français de toutes
opinions et de toutes croyances, en vne de promouvoir une politique permettant de créer les conditions de la constitution d'un gouvernement décidé à arrêter la marche h l’abîme.
« Le Parti Communiste se déclare prêt, soit à collaborer à un tel gouvernement, soit à le soutenir à la seule condition qu’il se fixe pour tâche essentielle de tout mettre en œuvre pour appliquer une politique fondée sur les principes ci-après :
« 1* Conclusion entre les 5 grandes puissances d’un pacte de paix ouvert à tontes les nations ;
« 2° Dénonciation des accords qui aliènent l'indépendance nationale et départ des occupants américains du territoire français ;
« Conclusion d'un traité de paix avec une Allemagne démilitarisée, unifiée, démocratique et pacifique ;
4° Conclusion de la paix au Viêt-Nam, rapatriement du corps expéditionnaire et retour des troupes françaises envoyées en Corée ;
« 5® Vote d'une loi interdisant la propagande de guerre ;
<{ 6° Interdiction de l'arme atomique et de toutes autres armes de destruction massive ;
« 7° Réduction progressive et contrôlée des forces armées et des armements ;
et 8° Affectation des sommes économisées du fait de la réduction des forces armées et des armements, au développement économique du pays, à la satisfaction des besoins sociaux du peuple, à l'amélioration des conditions d'existence des niasses laborieuses des villes et des campagnes ;
« 9° Protection des libertés démocratiques contre toutes les entreprises des factieux, »
La paix assurée, c'est la possibilité d’augmenter les salaires, traitements et retraites et de garantir le pouvoir d'achat des travailleurs par l'application de l'échelle mobile*
C'est la possibilité, par exemple, d'agrandir l'école de la rue Dussoubs, celle de la rue Portalès, celle de la rue FoyaLier, celle de la rue Championne!, de construire des écoles rue Erckmann-Chatrian, rue de Moscou, rue BufFault, rue de Longcliamp.
G'est la possibilité de construire des groupes d'habitation à loyer modéré, rue Félicien- David, boulevard Murat, impasse Massonnet, etc.
C est la possibilité de créer ou d'aménager des foyers pour les vieux rue Jouvenel, rue Duc*
C'est la possibilité de réparer les immeubles sinistrés d’Auteufi, du Point-du-Jour, des rues Eéliard, des Poissonniers et de la Chapelle.
C'est la possibilité de reconstruire l'hôpital Ambroîse-Paré, de créer des crèches et centres de protection maternelle et infantile dans le 2® et le 9e arrondissements, de créer un centre médico-social dans le 18® arrondissement.
La paix assurée, c'est la possibilité d’éviter'des impôts supplémentaires. D'ailleurs les candidats de la liste d'Unïon Républicaine, Résistante et Antifasciste prennent rengagement de ne pas voter d'impôts nouveaux s'ils sont élus.
En réduisant de 450 milliards les dépenses militaires et de police, en cessant la guerre au Viêt-Nam et en rapatriant le corps expéditionnaire, en frappant d’une taxe exceptionnelle les superprofîts des sociétés capitalistes, tout en allégeant les impôts frappant les petits et moyens contribuables, on peut équilibrer le budget de la France, on peut promouvoir une politique de prospérité nationale dans l'indépendance nationale retrouvée.
Electrices, Electeurs, îe 17 juin, vous ne pouvez pas être neutres, car être neutres, ce serait laisser passer !e fascisme et la guerre*
Electrices, Electeurs, le 17 juin, vous ne pouvez pas voter pour les listes des partis de majorité gouvernementale et leur politique de misère et de guerre*
Vous ne pouvez pas voter pour les listes M.R*P* , S.F.LO,, Radicales et Rassemblement des Gauches, P-R*L* et Indépendants qui font la courte échelle au R, P, F* et à de Gaulle*
Vous lie pouvez pas voter pour la liste R. P. F. car ce serait voter pour le fascisme, donc pour la guerre,
Electrices, Electeurs, vous qui voulez maintenir la Paix, vous qui voulez reconquérir l’indépendance nationale, vous qui aspirez au mieux-être et à la liberté, nous ne pouvez pas vous abstenir.
Vous qui voulez voter pour la Paix, pour la Démocratie, pour la France, vous ne pouvez pas faire autrement que de voter pour la Liste d’Union Républicaine, Résistante et Antifasciste, présentée par le Parti Communiste Français !
Pour la liste de :
Marcel CACHIN Jeannette VERMEERSCH Gaston AUGUET Pierre DAIX Albert OUZOULIAS Germaine BARJON
Maurice ENSERGUE1X Lucienne MAZELIN Jean BRARD
Jean BRAUN Justine MAYEUR
Liste d’Union
présentée par le
Rassemblement des gauches républicaines et le Parti républicain radical
et radical-socialiste.
Docteur Bernard LAFAY
Conseiller municipal de Paris. — Sénateur de la Seine Président do la Commission de la Famille et de la Santé publique du Conseil de la République Commandeup de la Légion d’honneur. — Croix de guerre. — 46 ans.
Pierre de LÉOTARD
Commissairo de sociétés. — Diplômé de l’Ecole libre des Sciences politiques Interné par les Allemands (1943-1944). — Directeur politique de la Réconciliation française Membre du Bureau national et Délégué à la Propagande du R. G. R. — 42 ans.
Georges COPIGNEAUX
Officier de la Légion d’honneur. — Ancien combattant 1914-1918 et 1939-1945. — Ingénieur Ancien Conseiller municipal de Paris. — Ancien Conseiller général de la Seine Républicain socialiste. — 57 ans.
Marianne VERGER
Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre 1939-1915 Conseiller de l’Union française. — Ancien membre de l’Assemblée Consultative Membre du Bureau national du R. G. R. — Mère do famille. — 46 ans.
Jean- J. STEFANELLY
Artisan Radio-électricien. — Membre du Conseil Economique Président de la Confédération générale do l’Artisanat français Membre du Conseil National des classes moyennes. — 45 ans.
Pierre-E. BUFFETAUD
Directeur de société. — Diplômé de l’Ecole des Hautes Etudes commerciales. — 43 ans.
Robert TENGER
Chevâlïsr do la Légion dEotm&ur. — Avocat h la Cour d’appel de Paria Professeur à PEcole nationale d'administration (1951 — Promotion «je m Giraudoux » )
Radical Indépendant. — 47 a us.
René MARCHAND
Officier de la Légion d'honneur. — Croix do guerre 1914-1918 et 19394945 Ancien prisonnier de guerre. — Administrateur. — Ancien Conseiller municipal do Paria Ancien Conseiller général de la Seine. — Réconciliation française. — 53 ans.
Gaston RÏCHARD
Chevalier de la Légion d’honneur, — Croix do guerre. — Commerçant,
Membre de la Chambre de Commerce de Paris Vice-Président du Comité de l'Alimentation parisienne, ^ 5(3 ans.
Ange RO N A VIT A
Médaillé militaire, — Croix de guerre, — Engagé volontaire 19144918 Mutilé de guerre. -** Receveur buraliste. — 56 ans.
Etienne GOULON
Croix do guerre, — Docteur en Droit Diplômé de l’Ecole libre des Sciences politiques. — 41 ans.
Le Rassemblement des gauches républicaines et le Parti républicain radical et radical-
sodalisle appellent tous les Electeurs et Electrices du 2e secteur à faire triompher
ce programme.
Le R. G, R, souscrit tout d’abord à l'essentiel des tâches qui s'imposent an pays :
— Activer la reconstruction et résoudre la crise du logement ;
— Accroître la production et le niveau de vie ;
— Assurer la paix par la Défense nationale.
Négliger Tune quelconque de ces obligations, c'est tracer la voie au communisme par le chemin de l’invasion ou de l'intérieur.
Le R. G. R, demande une pleine utilisation des ressources de la Nation, c'est-à-dire le colmatage immédiat de toutes les dépenses inutiles.
Le R. G, R, propose :
— L'arrêt total des nationalisations et la liquidation du dirigisme,
— Une réforme profonde du secteur nationalisé : l'obligation de l'équilibrer, l’indépendance et la responsabilité de son administration, sa dépolitisation.
~ Une réforme profonde de la Sécurité sociale, en vue de la rendre moins coûteuse et plus humaine. La restitution et la jouissance pour les* travailleurs de toutes les charges sociales jusqu’ici appliquées, au-delà des quarante heures, aux primes de rendement et aux salaires proportionnels.
— Une refonte complète de la fiscalité : simplification de l’impôt indirect ; abaissement du taux de l'impôt direct et son annulation pour la partie du bénéfice qui s’investit dans les entreprises; aménagement des tranches de fini pot général sur le revenu.
— La suppression des droits de succession, assurant la pérennité de la propriété.
— Une politique scolaire d’esprit large, rétablissant la dignité de la fonction d'éducateur et permettant à tous les parents de donner à leurs enfants l’éducation de leur choix, dont le but essentiel est de former des Français,
- - - Le respect des droits des anciens combattants, veuves de guerre et victimes de la
guerre5 notamment par la généralisation du «rapport constant » des retraites et pensions.
~ Une retraite décente, et non une aumône, aux travailleurs âgés. Une aide substantielle aux économiquement faibles.
— Le renforcement du service social, en vue de venir en aide aux mères de familles et aux foyers atteints par la maladie ou le chômage.
— L’allégement des charges fiscales frappant trop lourdement les célibataires, et particulièrement les femmes seules.
— Une éducation sportive plus poussée, pour la santé et l'épanouissement de la jeunesse,
-™ Le R, G, R. rejette le capitalisme d’Etat. Il proclame son attachement au droit de propriété, au maintien de la libre entreprise qui, de l’artisanat à la petite et moyenne entreprise, assure toutes les étapes à ceux qui veulent se libérer du salariat pour accéder à 3a propriété,
— Le R, G, R, condamne les formes politiques du syndicalisme, qui aboutissent à une intolérable confusion des pouvoirs. Mais il donne tout son appui à un syndicalisme constructif, et désire l’associer intimement à la vie de la nation,
— Le R, G. R. demande que la fonction publique soit assurée dans des conditions de dignité et d’indépendance, la détachant des vicissitudes de la politique et qu’une rémunération suffisante et une retraite décente soient garanties par l’élimination d’un néo-fonctionnarisme de circonstance.
— Sur le plan politique, le R. G. R. entend rendre au pays le libre choix de ses élus par le retour au scrutin d’arrondissement, réinstaller le Sénat dans ses prérogatives essentielles, rétablir le décret de clôture, modifier la procédure d’investiture du Président du Conseil.
— Le R. G, R. maintiendra la présence de la France partout où elle a apporté l'essentiel de sa civilisation, il veut associer entièrement les peuples de l’ Union française à son renouveau économique,
— Enfin, l’Europe reste pour nous une certitude comme une espérance. Nous multiplierons toutes les initiatives pour aboutir à son unité, Nous dénonçons le communisme comme la plus abominable des escroqueries et la mise au service d’un impérialisme de toute la générosité d’une classe de travailleurs.