ϑAIX ET PROCHES ORDRE ET LIBERTE
' Union des indépendants et des républicains nationaux.
(P.R.L.f Indépendants, U. R.D.)
Français et Françaises,
Depuis cinq ans vous êtes brimés, traqués dans vos biens, dans vos libertés. Vous assistez, impuissants, au désordre des finances publiques, à Letton d rement de la monnaie, à la ruine de votre épargne, à la misère de vos vieux, à l’ ascension vertigineuse des impôts, du prix de la vie.
Dans le même temps la sécurité nationale n’est pas assurée. Elle ne peut l’être qu’avec le concours de forces alliées, mais étrangères. À l’extérieur, sur l’échiquier des forces mondiales, la France va à une politique d’abandon.
Misère et déchéance., voilà le bilan d’une législature dont la fin précoce est en réalité une fuite devant les conséquences de ses folies 3 C’est la faillite du régime des partis qu’une loi électorale absurde veut vous imposer de nouveau.
A tout ce la vous avez assisté impuissants. Mais vous avez aujourd’hui un bulletin de vote, II faut vous en servir.
Dans la France entière, les hommes qui ont su conserver leur indépendance sont unis. Avec eux, comme eux, mie équipe se présente à vous, conduite par deux députés sortants qui, dans la minorité, n’ont cessé de lutter contre ce* excès.
Avec la majorité nouvelle qui, n'en doutons pas, sortira des urnes, cette équipe poursuivra ;
— Le rétablissement de l’ordre et du bon sens dans tous les domaines, car c'est le désordre qui est à l'origine de vos malheurs.
Il faut eu finir avec tous les parasites de l’Etat, les déficits des entreprises nationalisées, de îa sécurité sociale, avec la frénésie des impôts, avec la fausse monnaie, qui ruine l'épargnant, le commerçant injustement accusé de créer la vie chère.
Il faut que l'Etat vive selon ses moyens et cesse de nous ruiner par ses désordres.
“ La reconstitution d'une armée digne de ce nom pour que la France retrouve sécurité et indépendance.
Ainsi, nous pourrons pratiquer, dans la paix, une politique de fermeté et redresser l'incohérence et la basse démagogie de notre politique dans l’ Union française, dotée d'une constitution absurbe.
~ Enfin si, chemin faisant, nous rencontrons en travers de la route du relèvement national les hommes de Moscou il faudra les renvoyer à Moscou.
Ceux qui veulent rendre le bien-être à nos travailleurs et refaire l'unité nationale doivent chasser ces mauvais bergers. C'est plus facile à faire qu'on ne pense.
Voilà les besognes les plus urgentes.
Nous voulons aussi :
— ; que l’Etat cesse de s'ingérer dans tous les domaines, qu'il laisse vivre la libre entreprise, l'initiative privée, que les abus du dirigisme, de la paperasserie, que tous les esclavages qui nous sont imposés, prennent fin ;
— que nos libertés soient respectées, que celle de l'enseignement soit assurée, non point en paroles mais en réalité ;
— que nos économiquement faibles, nos vieillards, nos innombrables victimes des deux guerres, soient aidés, que 1a famille soit maintenue, que les mères de familles soient respectées, aidées ;
■ — que notre jeunesse qui s'avance à rangs pressés trouve sa large place dans la nation, soit encouragée dans ses études, sa formation technique, la pratique des sports ;
— que l'épargne, fondement de la richesse passée de la France, soit défendue ;
— que les Français conservent le fruit de leur travail au lieu de le voir confisquer par un Etat vorace.
Tout cela est possible, tout cela est facile dans notre belle France remise en ordre, telle que l'avaient bâtie nos pères avant les destructions de législateurs incapables et sectaires et retrouvant sa force dantan par la réconciliation et l'union de tous ses fils.
Avec votre confiance nous entreprendrons cette tâche.
Vive la France !
Vive la République !
Nos candidats ;
Joseph DENAIS
Député sortant. — Vice- Président de la Commission des finances. ,
Président de la Caisse des dépôts et consignations.
Robert BETOLÂUD
Député sortant: — Ancien ministre. — Avocat à la Cour. — Chevalier de la Légion d’honneur.
Croix de guerre 19304945* — Médaille de îa Résistance.
Stanislas SIGË
Maire du 1GÙ arrondissement. — Capitaine de frégate de réserve. — Officier de la Légion d’honneur.
Croix de guerro 1914-1918 et 1939-1945.
Eugène GUERRIER
Industriel. — Commandeur de la Légion d'honneur. — Professeur à l’Ecole des Sciences politiques. Membre de l’Académie des Sciences coloniales.
Mme Geneviève JàUDGIN-PROM
Représentante internationale des Mères de France. — Présidente dos Cercles français de liaison internationale du réseau de résistance « Combat *.
Robert GIEULES
Industriel. — Officier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre RH 44918 et 19444045.
Déporté résistant a Buchenwald et Dora.
Pierre BENOIST
Conseiller municipal de Paris, Gens ciller général de la Seine. — Président du Syndicat d initiative dAuleuil.
H. Léon BÉRAUD
Commerçant détaillant. — Ancien-combattant 1914-1918. — Président de la Chambre syndicale des quincailliers de France et d’outre-mer.
Edmond Z ED ET
"Ingénieur. — Ancien élève de l’Ecole polytechnique. — Officier de la Légion d’honneur*
Mme COR NU-THÉNARD
Assistante sociale et infirmière diplômée d’Etat*
Médaille de la Résistance des réseaux de Résistance C.A.D. et C.DiL.R*
Raymond AUDIBERT
Administrateur de sociétés. — Licencié eu droit. — Ancien élève do l’Ecole libre des Science» politiques.
Les activités de nos élus (1946-1951).
Joseph DENAIS
M* Joseph Denais est vice-président de la Commission des finances, président de la Conimissjpn de surveillance de la Caisse des dépôts ci consignations, membre de la Commission de l'épargne mobilière j il a suppléé le Ministre a la présidence de la Commission nationale des économies dont les propositions ont provoqué la suppression de 67 milliards de dépenses.
M, Joseph Denais, par son interpellation du 26 juillet 1946, a été l'initiateur de îa loi du 13 septembre 1916, reconnaissant la qualité d'économiquement faible* Il a proposé et, comme» rapporteur, fait voter les mesures en faveur des rentiers viagers (lois du 4inai 1948, du 25 mars et 8 août 1949), dont il a réclamé F extension (discours du 14 mars 1951). 11 a obtenu pour les anciens combattants mutualistes d importants allégements fiscaux*
M. Joseph Denais est intervenu dans tous les débats financiers pour réclamer de l'ordre dans la gestion des Affaires publiques (sou dernier discours est du 18 mai 1951). 11 a été l'inlassable défenseur de l'épargne ; il a obtenu, par une campagne tenace, la condamnation de la G.G.D.V.T. Il a maintes fois protesté contre les rigueurs du fisc, et i! a fait supprimer l’article 206 du décret du 9 décembre 1948, qui supprimait le recours aux tribunaux civils contre les exagérations de l'enregistrement* Il a combattu le prélèvement exceptionnel (prélèvement Mayer) , comme il avait, en 1945, combattu l'institution de Fini pot de solidarité.
Il a été le défenseur vigilant et dévoué des contribuables.
11 a proposé, dès janvier 1949, des mesures faisant obstacle à la spéculation sur les appartements, et le 14 mars 1949 exposé, dans un important discours, quelle devait être la politique du logement.
Il a défendu la liberté de la presse (voir sa dernière intervention du 29 mai), affirmé les droits de l'enseignement libre, condamné la politique de division des Français, les juridictions et les lois d'exception.
Parmi ses propositions et questions écrites (plusieurs centaines), mentionnons celles qui tendaient à exonérer les veuves de guerre des impôts frappant les célibataires, à accorder aux mutilés de guerre des réductions de tarifs sur les lignes aériennes, à instaurer une retraite pour les mères de famille.
Le 18 niai 1951, M. Joseph Denais a proposé et fait voler F élévation à deux parts (au lieu d'une part et demie} pour tout ménage légitime le quotient applicable au calcul de Pim pot général (taxe progressive).
Il a le premier déposé une proposition de loi pour supprimer les doits de succession en ligne directe et entre époux.
Robert BETOLAUD
Membre de la Commission des finances, M. Robert Betolaud est intervenu notamment pour s'opposer à Fextensîon des nationalisations (4 mars 1947); aux dispositions nouvelles obligeant les contribuables à payer Fimpôt sur l'impôt, au 5* quart de l'impôt de solidarité (23 juin 1947), au prélèvement exceptionnel (2 décembre 1947).
Défenseur de renseignement libre, il a pris part notamment aux débats sur la nationalisation des écoles des houillères (14 mai 1948),
Partisan d'une large amnistie, il a volé celle des grands invalides et des grands mutilés (17 novembre 1950).
M, Betolaud a été Ministre des Anciens combattants dans le premier Gouvernement de M* Queuiile (septembre 1948-novembre 1949).
Depuis son départ du Gouvernement, il n'a cessé de réclamer Ja remise en ordre des entreprises nationalisées et de la sécurité sociale (notamment au cours du débat budgétaire du 21 décembre 1949).
Membre de la ^Commission des affaires étrangères, il s'est préoccupé de -l'importante question du pétrole et, plus récemment de celle du Maroc.
C'est lui qui a obtenu du Gouvernement, qui Pavait d'abord refusé*, que la session de FO, N. U* en 1951 se tienne à Paris,
Il s'es opposé à la dépossession définitive des propriétaires d'entreprises de presse. Il a obtenu la majoration des allocations familiales des travailleurs indépendants (artisans et professions libérales) jusque-là refusée par le Gouvernement.
Il a pris une part très active aux débats sur la réforme électorale où, après avoir défendu un mode de scrutin qui assure la liberté des électeurs, il a consacré ses efforts à tenter d’éviter que la représentation proportionnelle fut maintenue dans le département de la Seine. Grâce ù loi, les électeurs parisiens auront droit, comme ceux du reste delà France, à des élections partielles*
Nos réunions publiques à 20 h, 30.
Lundi 4 juin 1951, — Préau des écoles, 7, rue Saint Ferdinand (17*); — Préau des écoles, 42, rue Dussuubs (2e) <
Mardi 5 juin 1951, — Salle Cadet» 21, rue Cadet (9*)» — Elysée- Mont martre, 72, boulevard Rocbechonard (lSa), Mercredi 6 juin 195 1* — Préau des écoles, 7, rue Ferdinand- Flocon (I8fl). — Préau des écoles, 4, rue Félix- Pêcaut (17 e).
Jeudi 7 juin 1951. — Préau des écoles, 20, rue de Musset (15e)* — Préau des écoles, 12, rue de la Bienfaisance (8P).
Vendredi 8 juin 1951. — * Préau des écoles, 07, rue Dam remuai (18*). — Préau des écoles, 18, rueAmpère (17e). Lundi 11 juin 1951. — * Préau des écoles, 62, rue Lepic (18®), ■ — Préau des écoles, 15, rue Truffault (17e)* Mardi 12 juin 1951* — Salle Wagram, 39, avenue Wagram (17e).
Mercredi 13 juin 1951. — A 18 b. 15, Préau des écoles, 3, rue de la Jussiéhne (2®)* — Préau des école», 55, rue Marx-Dorraoy (18®). — 16, rue Dautancourt (17*).
Jeudi 14 juin 1951. — Préau des écoles, 23, rue Boileau (16*). — Préau des écoles, 11, rue d’Argentenil (l*1). Vendredi 15 juin 1951. — Préau des écoles, 8, rue Chernovis (16e).
Parti socialiste S. F, I, O.
Citoyennes, Citoyens,
Vous avez déjà reçu, en une première ci rcul^ijce4 un résumé du programme d'action que le parti socialiste propose à votre assentiment, plus encore à votre action.
Aujourd'hui, notre tâche, plus limitée, a pour hui de vous donner quelques indications sur les hommes et sur les femmes que nous vous proposons pour appliquer ce programme*
Daniel MAYER
Ancien Ministre du Travail ;
Ancien membre du Conseil national de la Résistance;
Président du groupe des parlementaires résistants;
Chevalier de la Légion d’honneur, croix de guerre, rosette de la Résistance; est l’un des députés sortants de ce secteur*
Quelques précisions sur son action depuis sa dernière élection par vous aont-eües' nécessaires?
Ministre du Travail pour la première fois dans le Cabinet homogène présidé par Léon Rlum, en décembre 1946 ~ et qui a décrété la baisse autoritaire des prix, préparé les accords de Londres renforçant Puni té franco-anglaise nécessaire au maintien de la paix et à la sauvegarde des peuples libres — Daniel Mayer a fait voter la loi établissant les conventions collectives dans les rapports entre patron et salariés et créant la Commission supérieure chargée ultérieurement d'établir le budget type.
Ministre ensuite, durant deux ans et demi (de mai 1947 à octobre 1949), on lui doit ;
— l'institution de primes à la production, en vue d'assurer aux salariés une plus juste rémunération de leur travail;
— de nombreux ajustements du salaire minimum légal (12 décembre 1946 : 25 francs de l'heure; 1er octobre 1949 ; 50 fr. 50) ;
— - la suppression de l'impôt sur les salaires (septembre 1948) ;
— la liberté des salaires réclamée par Daniel Mayer qui a été, pour l'obtenir, jusqu’à démissionner du Gouvernement*
Dans le domaine de la Sécurité sociale, et outre la création d'une commission tripartite de simplification des textes, en vue de simplifier la loi, on lui doit les améliorations suivantes :
Pour les malades assurés sociaux \
— extension du bénéfice de l'assurance longue maladie aux assurés sociaux tombés malades avant le 1er janvier 1946;
™ revalorisation des indemnités journalières.
Pqïjr les mères de famille :
augmentation des primes d’allaitement et des bons de lait.
Pour les invalides :
— augmentation de la pension minimum, portée do 15.000 à 39.000 francs par an (plus de deux fois et demie) ;
— extension à tous les invalides de la majoration pour tierce personne, majoration portée de 9.000 à 120.000 francs par an (plus de treize fois),
Pour les vieux salariés :
— relèvement de 15.000 à 39,000 francs du minimum de la pension (plus de deux fois et demie) ;
— révision des pensions depuis le 1er janvier 1949 et augmentation de 34 0/0;
— allocation de 120.000 francs par an aux pensionnés ayant besoin de l'assurance d’une tierce personne ;
— bénéfice de l'assurance maladie aux vieux ayant droit à une rente des assurances sociales ;
— mesures en faveur des vieux salariés qui n'avaient pas versé de cotisations :
— ■ allocation aux mères de famille ayant élevé cinq enfants pendant neuf ans ;
— majoration de l'allocation aux vieux travailleurs salariés, portée dans la région parisienne do 18.000 à 42.000 francs (près de deux fois et demie)* et de l'allocation pour conjoint à charge âgé de 65 ans; portée de 4,000 h 19.500 francs (près de cinq fois).
Pour les vieux non salariés ;
— reconduction de l'allocation temporaire qui a été augmentée de 130 0/0 en dixhuit mois ;
“ organisation de P assurance vieillesse pour les artisans, les commerçants, les membres des professions libérales et les exploitants agricoles (loi du 17 janvier 1948).
Pour les cadres (qui étaient exclus des assurances sociales en raison dq leur salaire) : possibilité de versement rétroactif de leurs cotisations depuis 1930, leur donnant les mêmes droits à l'assurance vieillesse que s'ils avaient régulièrement cotisé.
Pour les accidentés du travail :
— fixation du salaire de rajustement des rentes à 180,000 francs (au lieu de 60.000), (trois fois plus) ;
ie salaire irréductible pour le calcul des nouvelles rentes est passé de 75.000 à
350 OOO francs (plus de quatre fois et demie) ;
‘ l’indemnité pour tierce personne est passée de 9.000 à 220.000 francs (près de vingt-
cinq fois)*
Pour les bénéficiaires des allocations familiales :
les allocations familiales ont doublé ;
— pour les allocataires travailleurs indépendants : adoption du principe de équivalence des prestations avec les salariés.
C’est également Daniel Mayer qui a étendu le bénéfice de la loi à de nouvelles categorie* de citoyens : fonctionnaires, étudiants, militaires, écrivains non salariés.
Revenu à son banc de député — où tous les députés résistants appartenant a tous es partis républicains l’ont désigné comme président de leur intergroupe, expression parlementaire du Comité d’action de la Résistance présidé par le général Cochet — Daniel Meyer a poursuivi le combat républicain.
On lui doit nolamment :
— un rapport sur les événements de Corée présenté devant la Commission des affaires
étrangères — dont il a présidé les travaux lors de îa seconde Assemblée constituante — tendant à organiser la sécurité collective contre 1 agression , ,
une importante documentation sociale recueillie au cours d un voyage élu es e
de propagande effectué dans les trois départements d’Afrique du Nord;
un rapport contre l’inclusion de Franco dans le Pacte Atlantique ;
un discours contre le réarmement allemand ; .
— un discours contre ^amnistie aux collaborateurs (ce qui n’exclut pas 1 indulgence
pour les plus jeunes ou les plus petits coupables) ; , ,
— d’avoir pris une part active do médiateur entre le Gouvernement et le comité de grève de îa R. A. T. P., tenant compte des revendications légitimes du personnel et des besoins qu’a la population parisienne de cet important service public.
Par ailleurs, il n’est guère de problèmes intéressant la vie du pays et plus particulièrement le sort de la population laborieuse ou la défense de la paix, sur lesquels, en de nombreux articles ou à la radio, Daniel Meyer n’ait pris spontanément et courageusement
P Enfin, au cours de voyages en Angleterre, en Autriche, en Belgique, aux Etats-Unis, en Israël, en Italie, au Maroc, en Sarre, en Suède, en Suisse, en Tunisie, ou sa qualité de Ministre ou de membre de la Commission des affaires étrangères conférait une grande importance à ses discours ou à ses conférences, Daniel Meyer - oubliant volontairement à l’étranger ses opinions propres pour n’êtrc plus que le messager de la France — a été l’utile ambassadeur de la pensée française et de 1 esprit parisien*
Marie-Louise PâYÉN
Officier des Forces françaises combattantes, résistante de première heure, membre du Réseau S. R. Alliance, membre de la Fédération nationale des déportés et internés de la Résistance, membre de l'Amicale des femmes déportées et internées de la Résistance, déléguée de l’A.DJ.R. au Comité du souvenir et des manifestations nationales, citation au corps d’armée, croix de guerre avec étoile de vermeil, médaillé de la Résistance, croix du combattant 1939-1945, médaille du déporté, réformée à 75 0/0 pour blessures reçues au cours des interrogatoires par la Gestapo.
Gaston GEVAUDÂN
Employé de banque syndiqué bien connu des travailleurs du 18e arrondissement, conseiller municipal, conseiller général de la Seine, rapporteur général du Budget, Président de la Commission des anciens combattants au Conseil général de la Seine, il met quotidiennement ses dons de finesse, de travail, de dévouement au service de la population du département, A pris la tête, en 1940, dans le 18ft arrondissement, du Mouvement de résistance Libération- Nord dont il est devenu Ton des responsables régionaux,
Charles COTTIN
Employé des P. T, T- Au service de la population du 16e et du iT arrondissements dont il est le conseiller municipal. Conseiller général de la Seine, a été élu syndic de ce Conseil. Toute son activité tend à améliorer la situation faite aux habitants des arrondissements qu'il représente à l1 Hôtel de Ville,
Lucien ANGOT
Sous- directeur commercial syndiqué. Ancien prisonnier de guerre fut, à son retour de captivité, membre du Comité directeur de ^Association des prisonniers de guerre de la Seine et du Mouvement national des prisonniers de guerre et déportés (17® section). Il démissionna de ces groupements à la suite de leur prise de position stalinienne. A rejoint rAssociation amicale des prisonniers de guerre. Est également membre de la Fédération ouvrière et paysanne des anciens combattants.
Claude F U ZI ER
Est le plus jeune de la liste, puisqu'il est né en 1924 dans le 18* arrondissement. Employé de presse, syndiqué, propagandiste infatigable, ancien secrétaire des Jeunesses socialistes de la Seine, c'est à lui que ses camarades ont confié la tâche d’organiser les groupes socialistes dans chaque entreprise de la région parisienne.
Paul ÏIXIER
Employé de la R. À, T, P,, syndiqué, délégué cantonal, membre de Libération- Nord, prit une part active à l'organisation clandestine delà Résistance contre l'occupant. Tout son temps est consacré au service de scs camarades de travail, Son éloquence naturelle fait de lui un des meilleurs orateurs populaires,
Louis BONNARD
Journaliste, homme de lettres, auteur, parmi quelque vingt-cinq volumes, de Les Républicains avaient raison, membre de l'Académie des poètes, licencié ès lettres, docteur en droit, laïc éprouvé, A su, comme avocat, mettre son talent au service des persécutés* Par de3 conférences en Belgique, en Allemagne, en Algérie, au Maroc, a défendu les idées de tolérance et de démocratie. Co-fondateur, eu 1941, du groupe de Résistance Patriam Mecuperare. Engagé volontaire en 1915, Croix de guerre 1914-1918, croix du combattant, croix du volontaire, croix du mérite franco-britannique, chevalier de la Légion d'honneur à titre militaire, croix de guerre avec palme, médaille de la Résistance*
Hector MÜRELOT
Avocat à la Cour d'appel de Paris, né à la Martinique, il est membre de PAssociation des anciens combattants et prisonniers de guerre antillais et guyannais, de la Solidarité
antillaise. Vice-président de l' Association France-Union française, membre du Cercle métropolitain de l'Empire français. Sa présence sur la liste marque la volonté du parti socialiste de créer une Union française concrète, vivante et fraternelle. Depuis les dernières élections, où il fut déjà candidat, Hector Morelot a fait croître l'activité du parti auquel il appartient depuis de nombreuses années.
Paquita CLÂUDË
Artiste dramatique, militante syndicaliste, s'attache à l’organisation professionnelle des artistes dramatiques et compte parmi les premiers fondateurs, en 1935, du Syndicat des artistes dramatiques, qui aboutît à la transformation syndicale de l’Union des artistes. Membre de la Commission nationale féminine, choisie par ses camarades pour défendre la condition de la femme et les droits de l'enfant. Membre clandestin de u Libération-Nord », membre de son Comité directeur, a combattu dans la Résistance, Citation de la Royal Air Force,
Georges TRIBERT
Ingénieur mécanicien. Durant l'occupation a organisé « Libération-Nord ». Ancien maire de Meudori, ancien vice-président des maires de la région parisienne. Ses connaissances administratives le désignent tout naturellement pour occuper une placé dans les assemblées délibérantes. Médaille de la Résistance, Croix de guerre 1§4CF1045.
Mouvement républicain populaire.
C’est un fait
Le 20 janvier 1946 le général de Gaulle abandonnait le pouvoir et y laissait les communistes. Nous les en avons écartés.
C’est un fait :
En 19461a pénurie était générale, l’électricité coupée deux jours par semaine, la France n’était que ruines.
Cependant les cartes de rationnement et les files d’attente ont disparu, mais elles subsistent encore dans un grand nombre de pays d'Europe (Angleterre et... derrière le rideau de fer).
C’est un fait ;
Le général de Gaulle déclarait le 24 avril 1947 (conférence de presse) : « La rénovation de la puissance économique sera uné œuvre extrêmement dure et qui s'étendra à la durée d'au moins une génération. » LVt-on oublié?
Cependant : « La France est en pleine convalescence » écrivait un journal Suisse le 8 mars 1950,
C’est un fait :
Si le Parti communiste ou le R. P. F. , remportait le 17 juin, ce serait la certitude de convulsions graves.
Entre lés deux extrêmes , H faut un arbitre fort.
C’est un fait :
Qu à la mystique communiste, on ne peut opposer valablement un simple barrage d'intérêts cachés sous des appellations variées (radicales, indépendantes ou autres), mais 3a force d’un idéal et d'une volonté de progrès social et moral*
C’est un fait :
Que seul le Mouvement républicain populaire peut être cet arbitre.
C’est un fait :
Que sur l’initiative ou avec la collaboration do Robert Recourt et José Dupuis ont été présentées des mesures concrètes pour :
— une mise en ordre de l’Etat, par les projets de réformes administratives, parlementaires, constitutionnelles, fiscales et le statut des entreprises nationalisées ;
— une nouvelle politique sociale par la participation plus étroite des salaires à l’augmentation de la production ;
— l’intégration des travailleurs à l'entreprise fiscalement encouragée par l’Etat ;
- — la justice scolaire ;
~ la suppression des inégalités en matière d’allocations familiales ;
— rétablissement d’un budget social pour aider plus substantiellement les vieillards et faire face aux besoins d’une jeunesse plus nombreuse.
Continuera-t-on à en entraver la réalisation ?
Qui donc, en dehors du Mouvement républicain populaire peut réaliser une synthèse de liberté et de progrès social ?
Robert Schuman, qui assure la paix en construisant l'Europe, vous dit :
« 11 faut éviter le péril mortel que ferait courir à la nation, à la paix civile et à la paix internationale, un succès des partis extrêmes qui affaiblirait la France en la déchirant. »
Georges Bidault, qui, avant d’être renversé le 21 juin 1950 par la collusion des extrêmes, assurait la stabilisation de la monnaie, vous dit :
« En votant pour la liste du Mouvement républicain populaire présentée par Robert Lecourt, vous placerez au-dessus de toute considération partisane le service de la patrie, de la liberté et de la paix. »
Votez pour la liste M. R. P.
Liste Rû&eüt LECOURT.
Comité de parrainage.
Geneviève d’Arcy, mère de famille, m fut ante familiale, — André Basset. Chartes Blondel, Conseiller d’Etat, — Alfred Bour, Conseiller de FUnion française. — Louis Bonté, mîlÎEanfc syndicaliste, grand mutilé de guerre, ancien député. — Guy Cluzeleau, Avocat à la Cour. — Pfcul Dovallée, cheminot, militant syndicaliste. — Docteur Fabre, vice-président du Syndicat national des gynécologues français. — Mlle lia Marbeau Ftinck
Brentano. — Alfred Jacobsou, Conseiller de TUnion française. — Philippe de Las Cases, Avocat k la Cour d’appel. Le Coq de Kerlàhd, grand croix de la Légion d honneur, membre du Conseil supérieur de la magistrature. — Charles Le Marchand, vire président de Y Association dos anciens élèves du Conservatoire. — Maurice Michel, ingénieur aux P. T. T, — André d'Ormesson, ambassadeur de France. — Pasteur La Gravière, Conseiller de PUnion française. — Louis Perrin, militant À. G. F. Administrateur d’immeubles. — Jean-Claude Pivert, Délégué national des jeunes aux nations européennes. — Joseph Puglïesi-Gonti, ingénieur. — Jacques Rodel, ingénieur (con serveur). — Docteur Carie Roederer, ancien président de la Société des médecins du S" arrondissement-, chirurgien de l’hôpital Saint-Michel. — Alain Saint Ogau, dessinateur humoriste. — Docteur Zelligor,
RECOURT Robert,
Député sortant. — Ancien Ministre. — Membre do la Commission scolaire. — Avocat à la Cour. Chevalier de la Légion dJhonneur. — Croix de guerre. — Rosette de la Résistance.
DUPUIS José,
Député sortant. — Secrétaire de l'Assemblée Nationale. — Licencié ès Lettres.
Professeur de cours complémentaire. — Chevalier de la Légion d'honneur* — Croix de guerre.
Médaille de la Résistance.
SCHWARTZ Jacques- Fernand,
Gouverneur militaire de Srasbourg à la libération. — Général de division du cadre de réserve.
. Grand officier de la Légion d'honneur. — Croix- de guerre (12 citations).
Médaille de la Résistance. — Grand mutilé de guerre.
DESSAINT Jean,
Licencié en Droit, — Diplômé E. S. P. — Militant syndicaliste et d’Association familiale.
DAUSSE Marcel,
Employé. — Ancien combattant,
GONIGHE Marie-Louise,
Professeur agrégée d’anglais.
RETIRER Etienne,
Secrétaire comptable. — Militant dissociation familiale.
JALLG1S Henri,
Commerçant,
WENGER Pierre,
Facteur des P, T, T, — Militant syndicaliste.
LE BRUN-KERIS Georges,
Conseiller de l'Union française. — JournalisLe.
GIUDICELLI Antoine,
Avocat à la Cour. — Chevalier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre 1914-1918,
Comment voter ?
Uutiliser le bulletin de vote M.R.P* joint à la première circulaire, ou ceux que vous trouverez dans les bureaux de vote.
Quels sont les droits de l’ électeur ?
L’électeur peut panacher, c’est-à-dire rayer un nom et le remplacer par le nom d’un candidat d’une autre liste; il peut indiquer sa préférence pour un candidat en mettant sur le bulletin une croix après le nom de ce candidat.
Nous VOUS DEMANDONS
de voter pour la liste M,R.P. intégrale, sans panachage.
liste cPUnité nationale et des Indépendants républicains.
<i*% 5e, 8® 9% 16% 17% 18® arrondissement)
Electeurs de la deuxième circonscription de la Seine,
Le 17 juin vous prendre?: une décision sans retour. Cette décision engage la destin du pays, celui de vos enfants.
En face de ceux qui vous apportent ou l’esc&avage ou îa permanence d’un système condamné, nous avons donné l’exemple que des Français, venus d’horizons divers, pouvaient se rassembler dans l'intérêt supérieur de notre patrie menacée,
— la discorde avec de Gaulle,
— la domination ru^se avec Thorez,
— le marais ou la houe, avec les survivants de la IIIe Force*
- Tels sont, en dehors de nous, les chemins qui vous sont offerts.
II vous appartient de choisir.
Sans esprit de vengeance, sans haine et sans crainte, ne songeant qu’à rassembler tous les véritables serviteurs du pays, nous mettons à votre disposition, dans l'intérêt de l’Etat et dans le vôtre, notre volonté inébranlable de servir.
Electeurs,
Vous forgerez vous-même vos propres lendemains. Dans la ruine ou la résurrection de la France, votre part de responsablité est inscrite.
Votre devoir est de répondre à l'appel de ceux qui, pour vaincre îes périls de l’heure, vous proposent de refaire l’unité nationale.
Les candidats :
Jacques ISORNI, Amiral Jean DECOUX, Odette MOREAU,
Pierre HENRY, André MOULIN 1ER, Joël SERIEYX,
Jean CORCOL, Michel MOREL, Jacques TINCQ,
Georges PALOUS, Pierre LE POÏTTEVIN
SEINE
(3e Secteur.) 11 DÉPUTÉS
Liste «LU , R * R . et antifasciste, . * , .
Liste du R, P, F, ,.*,,,** . ; . .
Liste du Parti socialiste S. F.I.O.
Liste du R, G. U, et des Républicains indépendants, , , . . . .
Liste du R J’tF . . . * .
Liste du M.R.P,, . . . . .
Liste LU. R, R, et antifasciste, .
Liste dTUnion des indépendants et des républicains nationaux . . .
M, Florimond Bonte (G,),
M . Georges Cogniot (G*).
M* Raymond Guyot (C,).
M. Christian Fouchet (R*P,F*).
M, Jean Grousseaud (R, P, F,).
M. André Le Troquer (S.F.I.O,)*
M, André Hugues (R. S,),
M. Jean-Louis Vigier (R. P. F.).
Mme Francine Lefebvre (MJL.P ), Mile Madeleine Martin (G,).
M, Pierre Guérard (R,L),
Liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste
pour V indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix
présentée par le
Parti communiste français*
{ Même texte que celui publié pour le département de V Aube , p * 68 <) Florimond BONTE
Député. — Journaliste. — Membre du Comité contrai du Parti communiste français.
Déporté on Algérie par les Vichys te s, — Membre de la Commission des affaires étrangères*
Georges CQGNïQT
Député. Professeur agrégé, — Membre du Comité central du Parti communiste français. Membre de la Commission des finances. — Ancien otage év^dô,
Raymond GUYOT Député. — Comptable.
Secrétaire de la Fédération de la Seine et membre du Bureau" politique du Parti communiste français. Membre de la Commission de la défense nationale, — Dirigeant de la Résistance en zone sud.
Madeleine MARZtN
Conseiller municipal de Paris» Institutrices — Condamnée à mort par le tribunal spécial en 1942» Membre de la Commission de renseignement, à rïlôtel de Ville de Paris.
A. TOU CI IARD
Député» — Ancien tourneur au métro* — Combattant do la guerre 1014-1918.
Déporté en Algérie par les Vichystos»
Membre de la Commission des anciens combattants et des pensions.
Raymond BOSSUS
Conseiller municipal de Ppm» — Ouvrier du batiment. — Prisonnier évadé.
L’un des dirigeants de ^insurrection parisienne.
Gabriel PI OR O
Profeaeur agrégé, — Ancien maire du 19e arrondissement, révoqué pour son action en faveur de la paix»
Militant de la Résistance.
Louise TRAVERS
Commerçante, arrêtée en 1942 pour son action dans !a Résistance, — Militante de la Résistance.
Claude L OIGNON
» Ouvrier métallurgiste» -- Militant de la Résistance»
Pierhi M-IÀLET
Employé* — Ancien maire du 3e arrondissement, révoqué pour son action en faveur de la paix.