SG
Les électrices et les électeurs ont au moins 21 ans, ils ne «eront pas des enfants qui cassent le jouet tout neuf et pleurent ensuite.
Ils sauveront la liberté, la République, leurs droits d’hommes libres et de bonne volonté.
Ils voteront républicain et à l’avant-garde de la République il y a le socialisme, espoir des travailleurs et sauveur de la paix du monde, par la justice sociale ! par la liberté ! par la solidarité des hommes et des peuples ! par la réconciliation de l’humanité !
Maurice DEIXONNE André RAUST Léopold RAYNAUD Louis LANET.
Listes apparentées : Parti républicain radical et radical-socialite. Mouvement républicain populaire.
"IPartî républicain radical et radical-socialiste# '
Citoyennes, citoyens,
Dans la crise grave -que traverse notre pays, aux points de vue budgétaire, économique et social — devant l’angoisse d’un monde où la paix est chaque jour menacée — il appartient au juge souverain de fixer, par le choix de ses élus, les directives de la politique intérieure et l’orientation de la politique extérieure qui doivent sauvegarder notre indépendance et assurer notre salut.
Contre l'opposition destructrice des Communistes et l’opposition stérile et purement négative du R. P. F., tendant à rendre impossible le fonctionnement normal de nos institutions républicaines (oppositions qui se rejoignent dans leurs idéologies totalitaires), la majorité gouvernementale, au milieu des écueils de toutes sortes, sans cesse renouvelés, a lutté courageusement :
— Pour la stabilisation de la monnaie ;
— Contre l’inflation dévorante ;
— Pour le maintien et le développement des conquêtes sociales ;
— Pour la paix extérieure.
Dans cette œuvre difficile et méritoire, le Parti radical-socialiste, par la sagesse et l’expérience de ses hommes de Gouvernement, qui ont su prendre leurs responsabilités *ux heures les plus critiques, a joué un rôle de premier plan.
Il n’a pas dépendu de lui que l'œuvre soit poussée plus avant, notamment, pour une plus efficace défense de la monnaie, pour la refonte de la fiscalité et pour un retour plus rapide à la liberté économique.
Quelle doit être l'œuvre de demain ?
Ne nous berçons point d’illusious et de faciles espérances.
La gravité du mal commande la sévérité des remèdes.
Il faut :
A l’intérieur :
Rendre à l’Etat l’autorité nécessaire à son fonctionnement normal, pour qu’il puisse remplir son rôle d’arbitre ;
Défendre la propriété individuelle, sapée dans ses fondements ;
Mettre de Tordre dans nos institutions politiques, économiques et sociales ;
Sauver ie franc, gardien de notre indépendance nationale et condition nécessaire de tout progrès social, par une politique d'économies ; par la suppression des gaspillages ; par la révision et la refonte du régime des nationalisations et de la Sécurité sociale dont la gestion est à reconsidérer, et qui ne doivent plus se soustraire au contrôle réel de T Etat ; par le vote de budgets sains et équilibrés ;
Supprimer les dernières contraintes du dirigisme pour restaurer la liberté économique complète ;
Refondre la fiscalité par la création d'impôts simples, substitués aux innombrables impôts et taxes dans lesquels le contribuable finit par ne plus se reconnaître,
Egaliser les charges fiscales.
Dans Tétât actuel de nos finances, alors que les menaces qui s'agitent derrière la a rideau de fer » obligent les Nations de l'Occident à un effort considérable d’armement, la multiplication des promesses serait pure démagogie et manifestation de mépris pour l'intelligence des électeurs. ^
Il est, cependant^ deux autres articles de notre programme que nous tenons à mettre en relief :
L'agriculture et la viticulture connaissent des jours mauvais.
Elles ont besoin .d’une organisation et d'une protection particulières.
Il faut leur donner les moyens techniques d'améliorer le rendement et créer pour elles des débouchés nouveaux.
Par ailleurs, nous devons mettre sur pied un vaste programme de construction de logements, avec larges facilités d'accession à la propriété du logement.
seulement se trouve la solution de la crise des loyers, et non point dans des lois de circonstance qui, tout en brimant le propriétaire, if assurent pas la sécurité du locataire*
11 faut supprimer le taudis français, à la campagne comme à la ville.
" Un problème spécial devra être résolu sans tarder : celui du mode d'élection de vos représentants à l'Assemblée Nationale.
Les Radicaux-Socialistes ont combattu vigoureusement la loi hybride, infiniment compliquée et antirationnelle applicable à cette élection.
Ils ne Vont acceptée, à la dernière minute, que comme pis -al 1er, pour éviter le plus grand mal de la proportionnelle pure, qui a permis au Parti communiste de saboter le travail parlementaire.
Le Parti radical-socialiste ne négligera aucun effort pour que soit adopté un scrutin m a j o r i ta ire à d eu x to u rs ./
Dans le même ordre d'idées, nous demandons la révision de la Constitution ; plus spécialement, nous voulons que le Sénat, pour le bon fonctionnement du régime, retrouve ses prérogatives et ses droits.
Sur le plan m la politique extérieure.
Ne hurlons pas « La Patrie i>, ne bêlons pas <L La Paix ».
Nous ne sommes pas de ceux qui proclament bruyamment un pacifisme verbal et dont toute la politique se traduit par un encouragement permanent aux menaces contre la paix.
Nous voulons la paix entre les peuples, comme nous voulons la paix sociale dans notre paya, sur la justice et par le droit.
Nous faisons confiance à l’organisation des peuples libres pour qu’une charte internationale dise le droit, et pour qu’une force collective en assure le respect.
Nous ne négligerons aucun effort pour contribuer, avec patience, avec ténacité, avec
foi, au maintien de la paix. ^ .
Nous agirons, d’autre part, pour que soit développée au sein de l’Union Française,, dans les liens du fédéralisme, la collaboration chaque jour plus féconde des peuples d’outremer et de la métropole.
Electrices, Electeurs,
Nos déclarations et notre programme sont simples, clairs, sincères.
Les événements ont démontré que le Parti républicain radical et radical-socialiste, riche de son expérience, fort de sa doctrine qui sait concilier l'amour de l’ordre, de la liberté et de la propriété avec une vraie politique sociale, humaine et réaliste, retrouve l’audience du pays, comme il a conquis rapidement celle du Parlement où il ne constituait, cependant qu’une infime minorité.
Nous vous demandons de nous faire confiance : 4g
Pour la France ; pour la République ; pour la paix.
Les Candidats :
COUDERT Lucibn,
Avocat à Castres.
Chevalier de la Légion d’honneur. — Croix de guerre 1914-1918.
LACOUTURE Raoul,
Industriel. — Maire de Lavaur.
BUFFEL Eloi,
Propriétaire-Exploitant.
Maire de Senouillac. — Officier du Mérite agricole.
PÉRIER Jacques,
Vice-président du Comité exécutif du Parti.
Vice président de la Commission des questions sociales. ^
Conseiller de l’Union française. — Questeur de l’Assemblée.
( Apparentement avec la Liste socialiste S. F . /. O. et avec la Liste M. R» P»)
TÀRN-ET-GARONNE
Liste du R. G, R* et du Parti républicain radical
et radical-socialiste . . * . . M. Jean Baylet (R *-S.).
M, Adrien Laplace (R.-S,).
Liste duM.RtPitl. . ......... . M- Henri Lacaze (M É R . P.),
Liste du Rassemblement des gauches républicaines et du Parti républicain radical et radical-socialiste, y
Citoyennes, Citoyens*
La date des élections approche. Partout, dans le pays, la lutte se poursuit. Chacun comprend et doit comprendre quel est l'enjeu de la bataille qui se livre*
C est le sort du régime, le sort du pays qui se jouent.
La LOI ÉLECTORALE.
Nous aurions voulu que vous puissiez voter selon la vieille loi du scrutin dfarrondissement majoritaire à dense tours, du scrutin qui — dans le passé a toujours permis de sauver la République lorsqu'elle était menacée, comme elle Test aujourd'hui.
Notre parti comptait seulement 45 députés dans la dernière Chambre. Nous avons dû composer, transiger. Nous le regrettons comme vous le regrettez. Si, demain, vous nous donnez votre confiance, notre première tâche devra être, et sera, de rendre à la France une loi électorale simple et claire, de rétablir le scrutin d’arrondissement. C’est ià, vous le savez, notre doctrine, traditionnelle, permanente en matière de loi électorale, car il n’y a pas de démocratie véritable aussi longtemps que l'électeur ne peut à la fois choisir Je parti auquel il fait confiance et l'homme en qui il a aussi confiance pour défendre Ja doctrine de ce parti. /
Nous disions déjà cela en 1945, quand le général de Gaulle — violant les engagements pris par lui en son discours de Brazzaville — abrogeait sans aucun droit ia Constitution de 1875 et la loi électorale alors en vigueur : celle du scrutin d’arrondissement. Nous n'avons cessé et ne cesserons de le répéter.
Les RESPONSABILITES DU GÉNÉRAL DE GaULLE,
C'est le général de Gaulle qui est responsable de la Constitution actuelle. Les critiques qu'il formule aujourd’hui, le Président Herriot les avait déjà formulées à la tribune de la Chambre en 1945 et 1946. C'est Herriot qui avait raison. C’est de Gaulle qui avait tort. Ü
le reconnaît aujourd'hui, alors que le mal est fait. Ses erreurs passées, son inexpérience politique ne peuvent guère nous engager à lui faire confiance pour 1 avenir. Que ne s’est-il borné au rôle auquel il était préparé? Les généraux politiciens, de Bonaparte à Boulanger, n’ont jamais porté bonheur à la France,
Il en est de meme pour la loi électorale. C’est le général de Gaulle qui, par un véritable coup de force, a supprimé le scruLin d’arrondissement.
Ï1 savait combien notre vieux parti républicain demeurait solidement implanté çlans pays, combien, partout, dans nos villes et nos villages, dans nos communes et nos cantons, les électeurs demeuraient fidèles k nos élus et à notre doctrine. Les élections municipales et cantonales de 1945 et 1946 Font suffisamment prouvé. Les élections législatives l’auraient confirmé si l’on n'avait truqué la consultation, en nous imposant une loi électorale dont nous ne voulions pas, en interposant entre L électeur et Félu le carcan des partis. Gela, le scrutin d’arrondissement ne l1 aurait pas permis. Et c’est pourquoi le général de Gaulle Fa supprimé d’un trait de plume, sans consulter les électeurs.
Le R , P, F, est donc mal venu aujourd’hui de critiquer mie loi électorale qui est l’œuvre de son chef, de son patron. Nous ne pouvons leur faire confiance pour nous en débarrasser. Ce serait une singulière méthode que d’appeler l’incendiaire pour éteindre l'incendie.
Les radicaux fidèles a leur doctrine.
Le Parti radical a fait ce qu’il a pu pour débarrasser le pays de la proportionnelle, J1 Fa fait avec les possibilités que lui donnait le nombre restreint de ses députés. Il est resté fidèle à sa doctrine.
Nous avons voté la loi électorale actuelle comme un pis aller, comme un moindre mal, parce qu’elle rétablissait tout de même un minimum de principes majoritaires, parce que, par les apparentements, elle permettait aux partis républicains de constituer un front commun contre les partis de dictature, parce qu’elle nous permettait d’édifier un barrage contre le danger gaulliste et contre le danger communiste. En votant pour une des listes apparentées, vous signifierez que vous ne voulez en France, ni députés communistes, ni députés gaullistes. C’est cela seulement que veut dire l'apparentement.
Doit être battu celui que plus de la moitié des électeurs d’une circonscription ne veulent pas voir élu. Au sein de l’apparentement, chaque liste conserve ses voix. La liste élue est celle qui a le plus de voix. Gest là, la tradition démocratique.
La situation présente.
Le R. P. F . se présente aujourd’hui devant vous en défenseur de la République et en adversaire du parti communiste. Vous n’oublierez cependant pas quelle a été, vis-à-vis du communisme, sa position à la libération. C’est lui qui a amnistié Maurice Thorez. C’est lui qui a introduit les ministres communistes au Gouvernement.
C’est lui aussi qui a fait les premières nationalisations. C’est alors qu’il gouvernait que nous avons subi le plus durement le rationnement, le dirigisme. C’est sous ses gouvernements que la situation financière a été la plus catastrophique, que le franc a commencé à s’efiondrer, que la réserve d’or a commencé à fondre. Jamais le budget ûJa été moins équilibré que lorsqu’il était au pouvoir.
Il est parti en laissant les ministres communistes au Gouvernent, C'est après son départ que les partis républicains les ont chassés et ont entrepris de redresser les erreurs commises alors qu’ü était là.
Une fois encore son action passée ne peut nous inspirer confiance pour l’avenir.
Le communisme.
Vous savez aussi l’œuvre de trahison des intérêts français entreprise qur le parti communiste sur le plan extérieur et sur le plan inférieur.
Vous connaissez depuis longtemps ce parti qui a toujours approuvé et défendu ceux qui luttaient contre les intérêts français, qui a approuvé la trahison de la Russie en 1917, dont le secrétaire général Doriol félicitait Abd El Krim, assassin des soldats et des colons français au Maroc, qui a approuvé rinvasion de la Pologne en 1939 et le pacte germanosoviétique. Il continue aujourd'hui à encourager et à défendre les assassins de nos frères, colons ou soldats, dans les territoires de l1 Union française, de saboter la défense nationale, d'empêcher les envois d'armes à ceux qui, sous les plis du drapeau français, se battent pour défendre les intérêts dn pays. Vous savez ce que nous coûte la guerre d'Indochine et ce que nous coûte le réarmement, et vous savez aussi ceux qui soutiennent les rebelles et qui encouragent nos agresseurs éventuels.
Vous connaissez depuis longtemps ce parti qui n'a cessé, en toutes occasions, de saboter l'économie française, qui a détourné de leur objet les nationalisations, en se préoccupant, non pas de les mettre au service du pays comme on vous l’avait promis, mais de les mobiliser à son propre service. Vous savez ce que nous coûte le déficit des nationalisations qui, non seulement n'apportent plus sous forme d'impôts leur contribution à la vie du pays, mais qui écrasent le budget sous le poids des subventions que nous devons leur servir. Vous savez quelle a été la hausse des produits industriels, eh vous savez quelle responsabilité porte dans cette hausse le coût exagéré du prix du charbon et des transports nationalisés.
Vous savez ce que vous coûtent les charges sociales, et les ouvriers savent aussi dans quelles conditions ils louchent ou ne touchent pas les prestations auxquelles ils ont droit.
Aussi longtemps que le Parti communiste pourra poursuivre son œuvre malfaisante à l'intérieur et à l'extérieur, aucun redressement véritable ne sera possible.
C'est pourquoi nous vous invitons à voter à la fois contre les communistes et contre les gaullistes.
Votez pour là liste du Rassemblement des gauches.
Pour l'arrêt total des nationalisations et pour la réforme des nationalisations existantes par la dépolitisation, par l'instauration de la responsabilité personnelle financière et pénale des administrateurs qui devront équilibrer leur gestion dans les mêmes conditions et parles mêmes moyens que les entreprises privées;
Pour la réforme de la Sécurité sociale, par la juste répartition des charges et par l égalité des prestations dans tous les secteurs, public et privéj et dans tous les domaines, que les bénéficiaires soient fonctionnaires, ouvriers d’usines nationalisées, ou d’entreprises libres, agriculteurs, artisans, commerçants, employés, travailleurs indépendants ou professions libérales ;
Pour le respect du droit des humbles, des faibles, des déshérités, des victimes dç la guerre ;
Pour l’équilibre budgétaire, condition indispensable de la stabilité monétaire, de îa stabilité des prix, du maintien du pouvoir d’achat ;
Pour la refonte de la fiscalité qui, pour être juste, doit être simple, sans inquisition et sans contrôle vexatoire ;
Pour la juste répartition du crédit, les entreprises nationalisées ne devant plus continuer à absorber la quasi-totalité du crédit et à détourner à leur profit les secours de l'aide Marshall, au détriment du commerce libre, de l'industrie libre, de l’artisanat et de l'agriculture;
Pour le respect de la propriété individuelle, garante de la liberté, de toutes les libertés;
Pour la restauration de l’ordre dans la nation ;
Pour la paix intérieure dans la justice sociale;
Pour la paix extérieure dans l'indépendance nationale ;
Pour la France et pour la République.
Votez pour la Liste du Rassemblement des gauches républicaines et du Parti républicain radical et radical-socialiste.
Vu :
Les Candidats :
Jean BAYLET
Député sortant. — Conseiller général. — Maire de Vaïcuce-tTAgeïi. — Déporté politique.
Candidat du Parti républicain radical et radical-socialiste.
' Adrien LàPLàCE
Agriculteur. — Ancien conseiller général de Montauban. — Ancien chef départemental « Maquis n.
Médaille de ta Résistance.
Candidat du Parti républicain radical et radical-socialiste.
Jean LÀGAZE
Pharmacien, — Adjoint au maire de Grisolle»,
Déporté de la Résistance. — Chevalier de la Légion d’honneur, — Croix de Guerre.
Candidat du Rassemblement des gauches républicaines.
Cette liste est apparentée à fa liste S.FJ.Q,f à la liste M.R.P.t â la liste F Union des indépendants , paysans et républicains nationaux .
Mouvement républicain populaire.
Apparenté à la Liste S. F, /. 0. ;
à la Liste du Rassemblement des gauches républicaines et du Parti républicain radical e radical-socialiste ;
à la Liste de l' Union des indépendants r paysans et républicains nationaux *
Citoyennes, Citoyens,
Au moment d'aller aux urnes, il est indispensable que vous connaissiez les grandes lignes du programme que le Mouvement républicain populaire se propose de réaliser au cours de la prochaine législature.
Sur le plan économique :
Le M, R. P. veut une politique d'expansion de la production seule capable de faire face à toutes les tâches h remplir : amélioration durable du pouvoir d'achat, équipement* construction, réparation des dommages de guerre, et nécessités du réarmement.
La mise en œuvre de cette politique suppose :
— un grand plan de construction* permettant de construire un million de logements neufs, au cours de la législature ;
— un nouveau plan de modernisation et d'équipement 1952-1956, principalement axé sur 3e développement des industries de transformation, particulièrement des petites et moyennes entreprises ;
— une politique du crédit mettant celui-ci au service exclusif de l'économie nationale et de l'accroissement de la productivité ;
— un contrôle des ententes industrielles ;
— un statut des entreprises nationalisées.