AUMERÂN RENCUREL CHEVALIER VOGT ROULAND BUC AILLE
Liste d’Union algérienne. — Défense de l'Algérie française.
L — Un député déposait, le 20 mai 1947, la proposition de loi n° 1352, tendant à établir 3a Constitution de la République algérienne, en tant qu'Ëtat associé membre de F Union française.
R récidivait quelques semaines plus tard, lors de la discussion du statut de l'Algérie* en déposant l’amen dément suivant à l’article premier dudit statut :
(C La République française reconnaît à F Algérie son entière autonomie. Elle reconnaît en même temps la République algérienne, le Gouvernement algérien » (amendement repoussé ; scrutin n° 279 du 22 août 1947).
Ce député dont l’action s’apparente ainsi étroitement à celle de FU.D.M.A. et de M. Ferhat Abb.as, était M. Ben Chenouf.
Or, dans ITntergroupe des libéraux, récemment créé à l’Assemblée algérienne par M Laquière et animé du côté du premier collège par MM, de Sérigny et Jacques Chevallier, se trouve M. Ben Chenouf,
2, — Un députe à la première Constituante, y prenant 3a parole le 5 avril 1946, s’écriait : « Je iFaime pas beaucoup Ve x pression de souveraineté française telle que la conçoivent certaines féodalités partisanes ». (J, O. du 6 avril 1946, p* 1515,)
Ce député était M. R ibère, actuellement de nouveau candidat sur La liste Bltfchelte — R.P.F.
3, — Il est vrai que le R.P.F, a des traditions, puisque la fameuse ordonnance du 7 mars 1944, cause de la plupart des maux politiques en Algérie, a été non seulement signée mais réfléchie et voulue par de Gaulle.
4 , — Aujourd’hui M. Laquière et M. Ribère forment une liste commune avec ks tenants du R.P.F.
M, Jacques Chevallier soutient cette liste et prononce chaque jour, eu Kabvlie, accompagné de M. Paternotj autre candidat de la liste Blachette-R . P. F , , des paroles très graves.
M. de Sérigny, qui défend ceLte liste dans son journal, offre à M, Ben Chenouf l'hospitalité de ses colonnes.
5. - On ne sait quel vent de folie tourne la tête de ces hommes. Mais nous disons que ne pas sanctionner de tels égarements serait d’une extrême gravité ; il existe une association perfide et puissante de tous les partisans de l’indépendance algérienne ou du fédéralisme, ou de l’autonomie, de Messaîi à Ben Chenouf en passant par Ferhat Abbas
Et certains d’entre nous sont les dupes ou se font les complices de cette conjuration.
Les candidats de la liste d’ Union algérienne, tous Algériens de vieille souche tous attaches d un meme cœur à la patrie française, n'ont jamais dévié, eux, de la ligne française. Ils n’en dévieront pas.