ALGER
2e collège.
M. Menouar Saïah (R. S. J.
M Abderrahmane Ben Tounès (C. R.A.P. S).
M. Amar Smaïl (R. S.).
K. Ahmei Aït Ali (Apparenté M. R. P.},
M, Ali Brahimi (Apparenté S.' F. I O.),
Il résulté d'une lettre du Ministère de l'intérieur en d ite du 5 juillet J9ô2 que la liste de Concorde et d’entente républicaine n’a pas publié de programme électoral.
CONSTANTINE
1er oBÜège,
Liste d’Union républicaine (R. G, R.). . M. René Maysr (R. S.).
M. Paul Pantalon! (R. L).
Liste du Rassemblement des groupes républicains et indépendants français , * . . . . * - * * ■ ■ * * Jules Yalle (R- L).
Liste da R, P -F.. . * . . - . . M. Léon Haumes^er (R. P- F. .)
Liste cTUnion républicaine (R* G. R,)*
CIi ères électrices, clicrs électeurs,
La liste d'Unîon républicaine qui, il y a cinq années, emporta 65 0/0 de vos voix, et trois sièges se représente à vos suffrages.
Les députés sortants prétendent faire justice devant vous des campagnes de dénigrement systématiques qui ont été entreprises contre eux dans le Constantinois.
lis ont été élus ensemble; l'honnêteté politique exige qu'ils vous rendent des comptes ensemble. Ils ont ensemble, soit guidé le Gouvernement, soit soutenu de leurs votes une majorité qui, après F expulsion des communistes hors du Gouvernement après la victoire de la démocratie républicaine sur les grèves révolutionnaires, a :
— relevé un pays exsangue ;
— reconstruit ses ruines eL rééquipé ses usines ;
— relevé sa flotte marchande ;
— sauvé sa monnaie ;
— défendu l'Indochine ;
* intégré la France et l Algerie dans 1 Alliance atlantique,
— » entrepris, pour défendre la paix, le réarmement de la France en présence des menaces d'agression totalitaire, dans une union étroite avec nos alliés américains et britanniques, dont nous ne devons jamais nous laisser séparer sans donner du même coup une victoire presque décisive à nos adversaires ;
— appuyé toutes les initiatives constructives de la France y pour 1 édification dune Europe unie, rayonnant sur le monde méditerranéen et appuyée à 1 Afrique du Nord, aux productions de laquelle nous vouions ouvrir chaque jour davantage les marchés européens.
Gomme nous l'avions promis en 1946, nous avons veillé à l'application en Algérie, avec tous les aménagements indispensables des lois de sécurité sociale et de celles qui règlent les conventions collectives de travail; Le reclassement de la fonction publique, la parité des retraites des anciens combattants musulmans, le rapport constant entre les pensions militaires et le taux des traitements, la revalorisation des rentes viagères, la loi sur les loyers, ont été votés et appliqués à l'Algérie-, ainsi que cette loi d’amnistie que l'un de nous a voulue, promise, et fait voler contre vents et marées.
Nous avons veillé h ce que l’Algérie reçoive et conserve sa part dans les crédits du Plan Marshall pour assurer la poursuite du plan d’équipement économique et social actuellement en plein développement.
Les productions agricoles de notre département ont fait l'objet de notre souci constant. La majoration de 15 0/0 du prix des blés durs, nous r avons obtenue des 1946, Il a fallu, par la suite, défendre la parité de traitement avec la métropole du prix des céréales panifiables et secondaires; obtenir en 1950 et 1951 qu’un substantiel acompte, décidé au mois de mai, protégeât les petits producteurs d’orge, européens et musulmans, contre la spéculation : aider les producteurs d’agrumes, de dattes, de tabac, de figues, d’huile et de coton à écouler leurs récoltes par des négociations avec l’etranger et protéger chaque année,, de notre mieux, leurs possibilités de vente en France. Nous avons défendu l’application du Statut viticole, garantie, comme T Office du blé, de l'avenir de l’agriculture algérienne.
Certes, nous connaissons les doléances des agriculteurs. Nous savons que le prix du lxté nfesrt pas encore, en France comme en Algérie, au niveau où il convient de le porter pour assurer à la fois la stabilité du revenu des populations paysannes, un salaire couve* nable à la main-d'œuvre agricole, une clientèle .suffisante à l'équilibre de nos entreprises industrielles et commerciales.
Mais nous savons aussi que cette situation ne s’améliorera ni par le dirigisme autoritaire, ni par la démagogie extrémiste, ni par une baguette magique enLre les mains d’un homme, si grand soit-il. Nous savons que rien, dans un monde difficile qui se relève à peine d’une guerre tout en devant, â grand prix, se protéger d’une autre, ne se fait sans effort patients, sans sacrifices' mutuels, sans concorde entre les- citoyens.
Cette concorde, cette union, c’est elle qui a permis d’obtenir qu’en. 1947 le Statut de l'Algérie respectât les principes que nous nous étions engagés devant vous à défendre au Parlement, Aujourd’hui comme alors nous répétons que dans ce pays, dans ses Assemblées tous les bons Français, tous les Républicains sincères doivent demeurer résolus à la coopération franco-musulmane pour assurer dans Fordre et le respect des droits de chacun l'application loyale de la loi de 1947, Charte de l'Algérie française.
Poursuivre l’œuvre de relèvement national de ces cinq années ; 3a défendre contre les entreprises du communisme et contre les mirages du pouvoir personnel, en accord avec les groupes républicains qui, dans la majorité des départements français, sont arrivés à conclure cette large union que nous avons ici, malgré nos efforts prolongés, vainement espérée : tel est noire notre programme sur le plan national et algérien.
Pour réaliser ce programme, une réforme constitutionnelle respectueuse des principes fondamentaux de la République et du régime pari emen ta ire, est indispensable. Entreprise par l’Assemblée d’hier, , elle sera la tâche la plus urgente de l’Assemblée de demain.
Sur le plan départemental, toutes les régions et toutes les cités doivent être associées, sans oubli, dans l’harmonieux développement de nos richesses et de nos moyens. Nos ports de Bône, Phiïippevilie, Djidjelti et Bougie doivent, par la coordination des efforts de leurs Chambres de commerce, répartir et combiner leur activité. Le conseil général a entrepris la mise en ordre du plan départemental. L’inventaire des travaux à exécuter et des besoins qui sera présenté à sa prochaine session d'automne permettra de juger l’œuvre accomplie, de mesurer l'effort de demain, de rectifier les inégalités ou les retards, bref, de réaliser l’union entre Gonstantme, Bône, Guelma, Batna, Sétif, Philippe ville et Bougie sans préférence et sans parti pris, au mieux des intérêts desœontribuaMes, des usagers et des consommateurs.
Chères électrices, chers électeurs,
Vous connaissez bien — et vous savez juger — les hommes qui se présentent à vous. En paix comme en guerre ils ont toujours répondu à Fappel du devoir. Les députés sortants se réjouissent de voir à leurs côtés Henri Vernède, agriculteur, fils de ses œuvres, chef d'une nombreuse Famille et Tun des dirigeants des associations agricoles de Pesl eonstantiuois, partisan fidèle de la politique thunîon et qui a voulu affirmer par sa présence qu'elle est le salut des petits et moyens colons de notre département, comme la d’ailleurs proclamé le 27 mars dernier la Fédération des maires du département de Constantine qui a « réaffirmé en vue de îa consultation électorale prochaine son attachement à la politique d'union pratiquée depuis 1946 et dont le déparlement de Constantine a si largement bénéficié ».
Le chef du R. P. F. a dit, à Constantine, que l’union serait une bannière derrière laquelle nous nous cachons <c afin que rien ne change ». Oui, nous préférons le climat de paix politique et Sociale qui a régné dans le Constantinois depuis 1946 à celui qui pourrait naître, si vous ne vous ressaisissiez, des divisions fomentées depuis quelques mois par des apprentis sorciers qui vous conduisent à Ta verdure*
Au moment où la France se met en devoir de combattre sans merci les communistes, les diviseurs leur ouvriraient à Constantine la porte de l’Assemblée Nationale?
Ils porteraient une lourde responsabilité*
Dès aujourd’hui, nous les mettons en accusation.
Et maintenant, en avant pour l’Union, pour 3a défense de la Paix, de la République et de l’Algérie française.
Vive le département de Constantine !
Vive l'Algérie î
Vive la République !
* Vive la France !
. Rene MAYER,
Garde des Sceaux* Ministre de la Justice. — Conseiller général de Sélif.
Président du Conseil général. — Député sortant,
Radical-Socialiste, — Commandeur de la Légion d’honneur, — Croix de guerre.
Médaille militaire — Médaille des évadés.
Paul PAN TA LU NI,
Docteur en médecine. — Maire de Rone. — Conseiller général de Rône. — Député sortant.
Républicain indépendant. — Officier de la Légion d'honneur.
Jacques ÀUGÀRDE,
Publiciste. — Maire de Bonde. — Conseiller général d’Alèbou*
Ancien Ministre. — Député sortant. — Union démocratique des Indépendants.
Chevalier de la Légion d’honneur* — Croix de guerre.
Hekby VERNÈDE,
Agriculteur. — Maire de Randnn, — Conseiller général de Morris,
Candidat indépendant d’action paysanne. — Chevalier de la Légion d'honneur.
Chevalier du Mérite agricole.
Rassemblement des Groupes Républicains et Indépendants français*
Elcctrices et électeurs du département de Constantine.
Les élections législatives de 1951 orienteront 3e destin de la France dans ce deuxième demi-siècle, Malgré les pires tourments et les plus grands dangers, la France a été maintenue dans sa grandeur, au cours des cinquante dernières années, par la volonté et l'amour de ses enfants,
La mission de la France, grande Nation, doit continuer*
Face à des perspectives menaçantes qui propagent une immense inquiétude, la France républicaine doit être lucidement et fermement gouvernée afin d'être sauvée.
Les deux problèmes vitaux, étroitement liés d’ailleurs sont l'un de défense nationale, Tau Ire de gouvernement*
La France aspire à une paix féconde qui ne peut exister que dans le découragement de la menace d'agression venant de l'Efat soviétique devenu impérialiste et asiatique, Si la défense de notre pays doit être coordonnée avec celle de nos alliés, elle doit rester « nationale y et ménager nos droits de souveraineté,
La stabilité gouvernementale doit être assurée par une réforme eonstitutionnalle permettant F expression d'une vraie majorité et un renforcement de l'exécutif L'ancien Sénat doit être rétabli dans ses prérogatives et cesser d’avoir le rôle effacé d’une chambre de réflexion*
Mieux défendue et mieux gouvernée, la France pourra jouir d'une paix réelle qui est pour tous la grande espérance,
La puissance de Factuelle civilisation industrielle rend inacceptable la médiocrité de condition de vie de l'ouvrier qui doit être assuré d’une existence décente au sein d'une organisation économique sachant ne pas rejeter le ferment actif de l’initiative privée et accepter une sage réglementation du droit ^te grève*
La vie familiale doit s’épanouir dans le cadre d'un logis confortable et clair: le problème du logement doit requérir une mobilisation des moyens susceptibles d'augmenter les constructions dTLÉ.M. et l’octroi des crédits permettant à chacun, s’il le veut, de bâtir sa maison, L
Toutes les familles, arrachées à la hantîse de la vie chère, devront pouvoir donner à leurs enfants l’instruction qui est le gage du succès de l'individu. L'instruction publique doit être répandue là où elle n'est encore qu'en ébauche. Toute école libre capable de donner un enseignement conforme aux programmes universitaires doit recevoir l'aide de l'Etat par respect pour les droits des pères de famille La jeunesse, qui est l'avenir, doit être l’objet d’une complète sollicitude pour la formation de son esprit et le développement de ses forces physiques.
L'économie générale, dont dépend la vie matérielle de FAlgérie, doit être basée sur une agriculture prospère qui doit recevoir les moyens de produire à bon compte et obtenir la certitude d'écouler ses produits d’une façon rémunératrice.
Le bonheur de La France et de l’Algérie française sera formé de l'effort de tous les Français réconciliés par une large loi d’amnistie et l'immédiate libération du dernier Maréchal de France agonisant qui n’aspire plus qu'au dernier repos au milieu de ses soldats de Verdun.
L'Algérie française doit poursuivre son œuvre humaine dans la fraternité des communaulés rassemblées sous les plis du drapeau tncolçre afin d’assurer à l'Union Française — hors des complots séparatistes tendant à « balkaniser » l’Afrique — la force indispensable à
l’essor d’un grand pays qui peut seul donner à ses enfants la prospérité dans l'égalité et la liberté.
Vive la France !
Vive l’Algérie !
Vive la République !
Jules VALLE Raymond SCHURER Eugene POLYCàRPE Aimé ISELLA.
Déclaration des candidats du Rassemblement du peuple français.
Candidats du Rassemblement du peuple français, nous demandons les suffrages de la nation. Groupés autour du général de Gaulle, nous voulons que la représentation nationale mette en œuvre, avec le libérateur de la France, le relèvement du pays* Nous voulons que les pouvoirs publics, sortant de Tim puissance où les plonge le régime exclusif des partis, bâtissent L’Etat juste et fort qu’il faut à la République, réalisent Tunité nationale en pratiquant la justice sociale et en mettant un terme au complot des fourriers de l’invasion, pourvoient à la défense de la France et de l’Union française, assurent la paix dans l'indépendance en commun avec les alliés.
La simple lecture de nos noms montre que nous sommes d’opinions et de conditions diverses* Mais, devant les périls menaçants, nous croyons que les hommes libres ont le devoir de s’unir pour agir* G.1 est pourquoi nous nous proclamons adhérents convaincus et solidaires du grand mouvement qui rassemble notre peuple pour son salut* Nous ne prenons d’autre étiquette que la sienne. Chacun de nous décide, s'il est élu, de se lier aux compagnons qui le seront aussi, en formant avec eux un seul et même groupe k l’Assemblée Nationale*
Cette cohésion volontaire ne nous porte, nullement aux exclusives* Bien au contraire 1 Quand le pays aura parlé, il y aura comme toujours, place auprès de nous pour ceux qui voudront nous rejoindre en s’élevant au-dessus des partis. Mais, aujourd’hui, nous montrons Fexemple. Aussi est-ce en toute confiance qu’ensemble nous demandons à la nation de nous donner son approbation solennelle.
Vive k: France I
Vive la République î
HAUMESSER Uaw.
Avoué* — Premier adjoint au maire de Philîppeville,
FOUQUET Maurice.
Agriculteur au Krcubs et à Bisfcra* — CroU de guerre au titre de la Résistance.
BE GRAIN Rouert,
Agriculteur à Boue. — Délégué à l'Assemblée rfalionaîe* — Crois dè guerre 1939*1945.
■ DÜRÏF Ma mus.
Ingénieur T* P* à DjidjelJi*
CONSTANTINE
2G collège (!re circOïtscïipfcioEa}*
M. Abd-el Kader Gadi (U . D , S . R . )
M. Mohamed Belhadj Bengana (App, R. S,).
Il résulte d'une lettre du Ministère de l'Intérieur en date du 5 juillet 1952 que la liste des Indépendants progressistes na pas publié de programme électoral.
CONSTANTINE
2e collège {2e cire onscrîptic ia) .
Liste des Républicains indépendants. M, Mohammed Bendjelloul (R . P * 1 . )
M, Mostefa Benhhamed (S, F .LU.).
M. Youcef Kessous (R.Ï.).
liste des Républicains indépendants.
Au# électeurs musulmans de la deuxième circonscription de Constant me.
Chers coreligionnaires,
Vous n’êtes qu’à quelques jours du mois sacré du Ramadan et au moment où vos esprits sont tendus avec ferveur vers vos devoirs religieux et où vous vous préparez à affronter les rigueurs d’un jeûne qui purifiera vos cœurs et élèvera vos âmes, permetteznous de vous rappeler aux sordides préoccupations politiques, aux querelles et aux compé*- Liions électorales. Nous aurions certes voulu que la campagne électorale eut lieu à une autre époque que celle du jeûne du Ramadan mais le choix ne nous a pas appartenu et la date des cleciions nous a été imposée. C’est à vous de montrer que vous etes toujours a la hauteur des circonstances et que si pour vous le spirituel prédomine, le temporel par conîrc rte vous laisse pas indifférents.
Vous savez que vous serez appelés le 17 juin à élire ceux qui vous représenteront à l’Assemblée Nationale. Nous avons espéré jusqu’au dernier moment présenter des listes d’Union, persuadés que seul le travail dans l’union est profitable. Convaincus que l’intérêt des musulmans doit l’emporter sur le reste nous avons cru que tout le monde ferait taire les questions de personnes et d’intérêt individuel. Nous nous sommes hélas heurtés à des intransigeances de toutes sortes. Nous nous résignons donc à aller à la bataille, certains que notre décision est conforme à vos désirs.
Certains d’entre nous ont déjà le grand bonheur de vous représenter au sein de différentes assemblées. Ils vous en sont profondément reconnaissants et s’en contenteraient s’il n’y avait pas des raisons majeures qui les poussent à vouloir entrer au Parlement.
Il ne vous échappera pas que la Chambre qui sera issue de la prochaine consultation sera appelée à discuter de questions vitales et à réaliser des réformes de toutes sortes. Nous estimons que dans ce travail de grande envergure notre présence y est nécessaire.
Nous avons déjà siégé au Parlement et nous vous avons apporté des réformes substantielles.
Il y a cinq ans nous avons laissé la place à d’autres pour leur donner la possibilité de réaliser leurs programmes. Hélas la constatation est aujourd’hui faite qu’ils n’ont pas réussi.
Aussi, avons-nous le devoir de îevendiquer notre place, certains que notre programme est positif et susceptible d’être réalisé.
Vous connaissez suffisamment ce programme que nous vous avons exposé à plusieurs reprises. Nous nous inspirons toujouis d’un haut idéal, celui de servir notre population dans les différents domaines politiques, économiques, social et culturel.
Au point de vue politique, chaque parti nous offre son idéologie qui ne tient pas assez compte de notre situation particulière. Respectueux de toutes les doctrines, nous devons être réalistes et nous comporter de telle sorte que vos intérêts ne soient pas lésés. Nous sommes actuellement régis par la Constitution et le Statut de l’Algérie. Nous ferons de notre mieux pour faire améliorer certains textes et démolir certaines dispositions mais en réalistes que nous sommes, nous tacherons d’en tirer le plus possible d’avantages. La Constitution nous reconnaît la qualité de citoyens et c’est en partant de ce principe que nous chercherons à être traités comme tels. Combattre les illégalités, faire cesser les abus, revendiquer notre place partout, arriver à participer au gouvernement du pays par notre présence partout, voilà les réalisations qui ne manqueront pas d’être heureuses dans votre marche progressive vers l égalité pure et simple.
Economiquement, nous aurons à cœur de réduire les charges qui pèsent sur les contribuables en réduisant le train de vie dé l'Etat. Nous réclamerons de larges et longs crédits en faveur des agriculteurs, commerçants, artisans et industriels pour leur permettre de reprendre leurs affaires.
Au point de vue social, ur.e foule de questions sollicite notre attention. Nous nous appliquerons à en réaliser les principales d'une manière urgente : application des lois sociales et de la securité sociale en Algérie dans les mêmes condilions qu’en France, application des lois métropolitaines relative au chômage, institution d’une caisse de chômage en faveur des musulmans en faisant appel pour ses ressources au budget de la France.
Enfin, au point de vue culturel, nous avons un double devoir à accomplir. D’une part, formés à ia double culture arabe et française, nous aurons à réclamer la diffusion de plus en plus grande de l’instruction et .sa gratuité à tous les degrés. D’autre part, en tant que musulmans, toute notre sollicitude ira à la langue arabe qui est la langue de notre religion, à la liberté de son enseignement qui ne pourra prospérer qu’en obtenant de larges subventions. Nous sommes pour le respect absolu du culte dans son esprit et son développement, mais pour qu'il demeure une armature solide pour tous, il sera nécessaire de mettre à sa disposition de larges ressources. Il sera ainsi possible d’harmoniser notre double qualité de citoyen et de musulman pour le plus grand bien du pays et des musulmans.
Si vous nous faites l’honneur de nous envoyer au Parlement, nous maintiendrons
toujours haut notre idéal, nous défendrons avec ardeur vos intérêts et nous ferons de notre mieux pour mériter la confiance que vous aurez mise en nous* Vous connaissez notre passé. Soyez certains que ce passé est garant de l’avenir.
Docteur BENDÆELLOUL Mohamed Salah Maître BENBÀHMED Mostefa
Docteur KESSOUS Yougef
CONSTANT! NE
(2e collège — 3e circoïiGcripïioii.)
Liste d3 Union républicaine *,***,,* M, Abdel madjià Gurabah (App. R, S.),
Liste â? Union démocratique . M. AUaoua Ban Aly Chérif (M.R. P;).
Liste d’Union républicaine*
Chers concitoyens,
Le 17 juin prochain vous' aurez à élire vos représentants à l’Assemblée Nationale, Cette consultation sera déterminante pour l’ensemble de la France et de F Union française* C’est dire l'importance qu'elle revêt pour nous tous et l’intérêt particulier que vous avez à être sainement et efficacement représentés au sein de cette Assemblée.
Profondément conscient de vos intérêts et de vos devoirs, mû par la seule ambition de bien faire et de toujours mieux vous représenter, je décide aujourd’hui de soumettre encore une fois mon nom à vos suffrages*
Faîtes- moi confiance*
Plus que jamais, l'enjeu est grand. Oui, chers concitoyens, hier vous combattiez sur les champs de bataille pour la défense du pays, aujourd'hui plus modestement certes, mais 1 importance est la même, c'est sur sa plus profonde orientation politique et sociale que vous allez vous prononcer.
Je sais, quant à moi, que je saurai être dans l’Assemblée future, le fidèle interprète de vos sentiments et Fardent défenseur de vos aspirations.
Qu'il s'agisse en effet d'embrayer sur une politique de recasement de l'homme, comme de lutter contre l'analphabétisme (ce mal le plus dangereux), qu'il s’agisse de comprendre et résoudre la question du labeur ouvrier ou de travailler au développement du progrès social, qu’il s'agisse enfin d'accorder toute leur importance à la fécondité de la terre et a 1 exploitation de nos autres richesses naturelles, nous tâcherons tous ensemble et grâce à
une réalisation progressive de ces impératifs de paix et de justice d aider à bâtir un édifice des plus solides d'ordre et de cohésion*
OURABAH Abbelmaxuid,
Conseiller général* — Conseiller de la République, — Candidat R. G, R.
DJ ACTA Brahim,
Officier en retraite; — Chevalier de la L%ion d’honneur, — Candidat indépendant.
Liste investie par h II G. R. et régulièrement apparentée à la liste â’Union démocratique {MM, Benaly Chêrif et Zidi).
Profession de foi de MM. Benaly Chérif Allaoua et Zidi Saiah.
Candidats d' Union Démocratique, investis par le Mouvement Républicain Populaire et apparentés à la Lite d' Union Républicaine formée par MM. Ourabah et Djacta .
Nous nous présentons à vos suffrages, conscients d’avoir quelque qualité pour défendre vos intérêts et quelque autorité pour briguer l’honneur d'être vos mandataires à 1 Assemblée Nationale.
Nés au milieu de vous, animés des mêmes espérances, et résolus aux mêmes devoirs que vous, connaissant vos besoins, nous if avons qu'un but : servir une cause qui nous est particulièrement chère, celle de f Algérie et de tous ses habitants que îe destin a solidairement unis.
Nous voulons œuvrer pour satisfaire dans la paix sociale et la paix des cœurs, la soif de dignité et de bien-être de tous les Algériens*
Nous entendons faire de l'Algérie une communauté d'hommes égaux en droits, d'énergies fraternelles sans cesse tendues vërs le mieux- être.
Nous lutterons contre l'ignorance en étendant partout la scolarisation et 1 enseignement technique et professionnel, en organisant renseignement de la langue arabe et la liberté du culte.
Nous voulons utiliser les richesses du pays et les multiplier pour améliorer 1 existence d’une population trop longtemps éprouvée par la misère et la maladie.
Nous nous efforcerons par un recasement méthodique de procurer de nouvelles terres aux fellahs et de leur fournir un équipement moderne*
La suppression du gourbi et des taudis, la solution rapide du problème de 1 habitat urbain et rural, la main-d'œuvre nord africaine en France, le développement du système sanitaire algérien, l'électrification rurale, l'aménagement rationnel des eaux et des nappes souterraines, l'application des lois sociales, trouveront en nous d ardents défenseurs*
Nous aborderons toutes ces tâches en hommes de bonne volonté, uniquement guidés par le souci de faire régner en Algérie la confiance, la fraternité? l'égalité entre tous ses habitants et d’unir les efforts de tous pour un même potentiel national et pour une prospérité commune.
Nous avons confiance en vos suffrages clairvoyants.
Vive lf Algérie I Vive la France I
BENALY Ciihrif Allaoua,
Député sortant.
ZIDI Salah,
Avocat à la Cour d'appel d’Alger,