II. - Du POINT DE VUE SOCIAL I
— Le travail, source de paix sociale, ne soufTre d’aucune exception et doit être contrôlé et protégé par un code définitivement applicable;
— Le problème majeur des anciens combattants est une question qui appartient à tout homme épris de justice. Le règlement définitif des différentes graves questions qui sont pour
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eux (T un impératif absolu reste notre préoccupation constante et les moyens législatifs que leurs suffrages nous accorderont seront utilisés à cet effet;
— - L'enseignement primaire, secondaire, technique et privé sont, pour la HauEe-VoIta, un problème humain dont L'importance est directement en rapport avec l'enfance scolarisablc et la revalorisation de la fonction enseignante ;
— Le développement et la modernisation du service de santé sont des réalisations d’une importance incontestable, la protection de la mère, de l'enfant et des malheureux,
HJ, — Du POINT 1>E VUE ÉCONOMIQUE :
— L'hydraulique agricole et pastorale sont à pousser et à étendre pour le plus grand bien de tout le monde ;
— La poursuite des barrages d'eau n'est plus à prêcher à des convaincus comme ceux qui, par des actes, ont montré que, dans ce domaine, la Uaute-Volta avait résolument pris la tête ;
— L'extension des cultures industrielles et l'exploitation du sous-sol doivent être également poussés avec les moyens les plus puissants ;
— La revalorisation des produits au profit des producteurs par une organisation du marché et l'amélioration des voies de communication.
Nous vous redisons avec une conviction absolue que l'équipe
CONOMBO GÜÏSSOU ÛUÉDRÀOGO BAN DA O GO
est une garantie sûre pour que vive et prospère la Haute-Yalta dans l Union française.
Profession de foi de la liste d'action économique et sociale pour la sauvegarde des intérêts de la Haule~¥olta,
Electrices et Electeurs de la Tlaute-Volta,
Il y a trois ans, vous avez su choisir, au milieu de passions politiques effrénées, vos élus, pour sauvegarder, au Parlement, les intérêts de ce territoire à peine ressuscité.
L'on se demandait alors si la Haute- Vol ta, encore frémissante de ses douleurs des quinze années de démembrement et d'abandon, pouvait survivre aux misères de sa récente servitude.
Aujourd'hui, la perspective d'un avenir meilleur se substitue aux circonstances troublantes, Là où Ton croyait inévitables de sanglants incidents, l’ordre s'est installé sans heurt grâce à l'action constante d’hommes résolus, à l’oeuvre de qui nous avons apporté notre contribution, en dépit des provocations, des menaces et des calomnies. Nous l'avons fait parce que c'est un devoir, et que le devoir est d'un impératif catégorique. Nous bavons fait, sachant qu'un peuple qui s'agite ne travaille pas, et que le travail demeure, à travers les siècles, le prix du progrès*
Nos paysans ressentent déjà les bienfaits de cette paix. Les champs s'étendent et les productions croissent. L'équipement administratif, économique et social est amorcé. Partout, les constructions provisoires cèdent peu à peu la place aux ouvrages définitifs. Dispensaires et écoles s’installent de jour en jour. L'enseignement privé bénéficie dJun premier encouragement. Les travaux du chemin de fer se poursuivent régulièrement.
Aux anciens combattants africains, nous avons promis l'alignement des pensions d’oulre-mer sur celles de la métropole, et nous Fa vous obtenu.
Aux diverses catégories de travailleurs, nous annonçons que le Gode du travail voté avec notre appui par l'Assemblée Nationale, se trouve en instance devant le Sénat.
Le 17 juin 1951, vous aurez encore à élire vos représentants à Rassemblé e Nationale. Ces trois dernières années d'expérience vous permettent de vous prononcer en tonte connaissance de cause.
Vos élus doivent savoir concilier les intérêts du pays avec les exigences d’ordre national.
Nous réaffirmons, quant à nous, que l’Union française, bien comprise et librement consentie, est la meilleure formule susceptible de conduire les peuples français d'outre-mer à la plénitude de leur épanouissement politique, économique et social.
U' équipement ferroviaire, l'amélioration du réseau routier par la construction de ponts définitifs, V aménagement de la Volta noire et de la plaine de la Gomoé, la mécanisation des cultures et la traction animale, la revalorisation des produits, la régénération indispensable de l'arachide, facteurs essentiels du développement de la production agricole, l'hydraulique agricole et pastorale, l'industrialisation rationnelle du territoire, la multiplication des écoles, des dispensaires et des maternités, telles sont, eu un mot, les grandes lignes de notre programme que nous voulons appliquer en recherchant ici, une collaboration objective et fructueuse avec les services administratifs, techniques et sociaux, la Chambre de commerce et ia population, en obtenant, en France, les moyens financiers nécessaires pour la réalisation des grands travaux d'équipement*
Convaincus de l'appui de tous ceux qui œuvrent pour le bien-être de la Haute -Volta, nous userons de tous les moyens honnêtes pour atteindre ce but*
Vive la Haute-Volta !
Vive la France î
Pour que prospère l'Union française !
Nazi BONI Diongolo TRAORÉ Dim OUSSE BENON Blaisiî.
MADAGASCAR
(lre Circonscription. — 2e Collège.)
M. Hanaivo-Jonah (N, I.),
Au sujet de l'appartenance à des partis politiques .
Certains compatriotes nous blâment de ne vouloir pas nous affilier à un parti politique local ou métropolitain.
Peu nous importe, car chacun est libre d'avoir son opinion. Voici la nôtre : il nous sera néfaste, à nous Malgaches, d'être divisés par des groupements politiques. Nous perdrions inutilement notre temps et nos efforts pour des choses qui ne nous ont rien rapporté de bon jusqu’ici.
Quant aux partis politiques métropolitains, ils ne peuvent guère nous intéresser- Nous pensons, quant à nous, que ce n’est pas de Madagascar que nous sommes en mesure de connaître ce qu’il en est de tous ces partis politiques. Si nous sommes élu aux prochaines élections, nous n’entrerons pas au petit bonheur dans tel ou tel parti politique de la métropole, mais nous examinerons do près celui dans lequel nous pourrions travailler pour notre chère île* D’ores et déjà, nous tenons à déclarer que nous n'embrasserons jamais des partis politiques extrémistes,
Nous sommes persuadé que le régime républicain, qui est celui du Gouvernement français actuel, est le seul qui respecte les droits de la personne humaine. Par conséquent, les Malgaches qui aiment réellement leur patrie doivent s'y attacher. En effet, pensonsnous, c’est une forme de patriotisme que de soutenir le régime républicain français et de s’y -attacher.
RANAIVO J on ah.
MADAGASCAR
(2e Circonscription* — 2e Collège.) î DÉPUTÉ
M. Pascal Velonjara (N. L) .
Il résulte d’une lettre du Ministre de la France d’outre-mer en date du 9 juin 1952 que
M, Pascal VELONJARA n’a pas présenté de profession de foi.
MADAGASCAR
{3e Circonscription. — 2e Collège.)
MP Raveloson-Mahasampo (N. JL)