‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 3 sur 244 · ALLIER · texte numérisé non relu

ALLIER

Liste d1 U. R, R * et antifasciste pour P indépendance nationale, le pain, îa liberté et la paix, présentée par le parti communiste, . . . , . MM. Pierre Villon (G.)

Henri Védrines (C * ) ,

Liste présentée par le parti socialiste S. F . 1 . 0. , , M . Gilles Gozard (S . F . 1 , 0 . ).

Liste d’Union des gauches républicaines . v M, Pierre Nigay (R,S,) ,

Liste du Rassemblement du peuple français . M, Pierre Goiïlon (R, P. F,},

Liste cPUnion Républicaine, Résistante et Antifasciste

pour T indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix présentée par le

Parti Communiste Français et le Parti Socialiste Unitaire.

Françaises et Français,

Une inquiétude grandissante règne dans le pays* Les conditions de vie deviennent de plus en plus difficiles et les menaces de guerre se font chaque jour plus précises. Pourquoi cela ?

En mai 1947* les Américains exigèrent l1 élimination des communistes du gouvernement* Depuis, les crédits militaires pour le surarmement sont passés de 250 à 800 milliards, les crédits de police de 20 à 100 milliards et le déficit budgétaire atteint 800 milliards.

Les gouvernants américains, après nous avoir imposé le plan Marshall, le pacte Atlantique et le plan Schuman, font tuer des soldats français en Corée et au Viêt-Nam où 1.000 milliards ont déjà été engloutis,

M, T ru m an. veut étendre la guerre à T Europe. Crest pourquoi il réarme l'Allemagne, exige que vingt divisions françaises lui soient fournies, il fait occuper notre pays et veut imposer aux Français, de deux à trois ans de service militaire.

Pour tenter de justifier cette politique de guerre, on parle d’une prétendue agressivité de 1 U, R. S. S, C'est là un mensonge éhonté, L’U.R.S.S, a proposé la paix, la réduction progressive, generale et contrôlée des armements. Elle m'installe pas de hases militaires sur le territoire d'autrui comme le font les Américains partout dans le monde. RU. R, S, S. ne menace personne, comme a été obligé de l’avouer l’adjoint au Secrétaire d’Etat des Etats- Unis.

Le peuple étant hostile à cette politique, les partis gouvernementaux : Parti socialiste^ S.F.I.Ü, , M „ R . P t , R. G. R., P ■ R , L et « Indépendants ont établi un système d’apparentements qui va jusqu’au R, P, F. Cela en vue de fausser le résultat du scrutin et de préparer l’accession au pouvoir du fasciste De Gaulle,

Les élections ont été brusquées et fixées au 17 juin parce que les bellicistes américains et leurs hommes à tout faire veulent avoir au plus vite une assemblée de fascisme et de guerre en prévision des mois d'été qui ont été à plusieurs reprises, des mois de déclenchement de la guerre. La situation est donc grave. Elle exige de chacun un choix d'une importance capitale pour l'avenir de la France et de la paix.

Le parti communiste français et le parti socialiste unitaire, qui ne dissimulent nullement leur objectif de création d une société fraternelle ôù l’homme ne sera plus exploité par l'homme, et qui affirment hautement leur volonté d'assurer la terre à ceux qui la travaillent, proclament que le choix à faire est clair: II faut choisir entre lu démocratie et le fascisme. Il faut choisir entre la guerre et la paix. Ils appellent le peuple de France à choisir la démocratie et la paix qu'on ne peut sauver sans les communistes, pas plus qu'on ne pouvait sans eux, libérer le pays des occupants nazis.

Le parti communiste français et le parti socialiste unitaire, qui ont été et qui sont de toutes les luttes pour la défense de la paix, pour l'interdiction de Parme atomique, contre le réarmement de T Allemagne, pour l’ouverture des négociations en faveur d’nn pacte de paix, vous soumettent leur :

Programme d'indépendance nationale de progrès social, de liberté et de paix .

Pour garantie la paix.

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent la conclusion d’un pacte de paix entre les cinq grandes puissances \ la dénonciation des accords aliénant 1 indépendance de la France ; la remise en vigueur du pacte franco-soviétique, la paix au Viêt-Nam, la mise hors la loi de la propagande de guerre, la réduction progressive et contrôlée des armements préparant le désarmement général, le rétablissement de relations commerciales normales avec tous les pays, ce qui serait le gage d'un renouveau de prospérité nationale.

Pour une fiscalité démocratique et l'équilibre du budget.

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent la réduction de 450 milliards des crédits de guerre et de police ; le rejet de tous impôts nouveaux qu on se prépare à faire voter par centaines de milliards après les élections, la fin d'une politique d’inflation qui conduit à l'effondrement de notre monnaie ; l'allégement des impôts directs (exonération du minimum vital) et des impôts indirects (taxes de vie chère) frappant les classes laborieuses, la taxation des super-profits capitalistes (250 milliards en 1951).

Pour relever le niveau de vie des classes laborieuses.

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent l'harmonisation des salaires, traitements et pensions avec le coût de îa vie, l’application de l'échelle mobile et suppression des abattements de zones, l'augmentation de 40 0/0 des allocations familiales, la retraite des vieux travailleurs à 72.000 francs et l’allocation aux économiquement faibles à 48.000 francs, la satisfaction des revendications des jeunes, des victimes de la guerre, des anciens combattants, des prisonniers de guerre, l'affectation de 600 milliards à la reconstruction et aux dommages de guerre. Le prêt à 30 francs pour les soldats et le retour au service militaire d'un an.

Pour protéger et rénover l'agriculture française,

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent le rétablissement de l'équilibre entre les prix agricoles et les prix industriels, l'exonération de l’impôt sur les bénéfices agricoles en faveur des petites et moyennes exploitations familiales, la suppression des droits de succession en ligne directe, la réduction des fermages abusifs, l'octroi aux ouvriers agricoles de droits égaux à ceux dont bénéficient les salariés des autres professions, l’exten-

sî on de 3a retraUe^vieilIesse a tous les petits et moyens exploitants, la réforme des allocations familiales agricoles et l'octroi de crédits aux jeunes qui veulent s'installer, la mise en oeuvre d’un plan d’équipement des campagnes portant notamment sur l'électrification, les adductions d’eau et l’amélioration de l’habitat.

Pour les commerçants, artisans et petits industriels*

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent la suppression de la patente, rabattement à la base égal au minimum vital pour le calcul de l'impôt, plus 50 0/0 pour le conjoint travaillant dans l1 entreprise, l'intégration à la Sécurité sociale, îa propriété commerciale intégrale, la protection légale contre les empiètements des trusts, des prisunics, magasins à succursales multiples, etc*

Pour consolider et développer la démocratie* *

Les partis communiste et socialiste unitaire veulent îa cessation de toutes les poursuites contre les partisans de la paix et contre les travailleurs en lutte pour leur droit à la vie, la dissolution des groupements de guerre civile du R.P.F*, îa réforme démocratique de renseignement, le développement de constructions scolaires, l'augmentation du nombre et du taux des bourses, l'institution du présalaire des étudiants, la défense et l’extension des centres d'apprentissage et de l’enseignement technique, le maintien intégral du statut de l’école laïque, l'attribution de crédits nécessaires à l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, aux lettres et aux arts*

Françaises et Français, de toutes opinions et de toutes croyances,

Votez en masse pour la liste d1 Union républicaine, résistante et antifasciste, afin de faire triompher cette politique française et pour que quelque chose change chez nous*

Votez pour cette liste^ même si vous n’êtes pas d’accord avec tous les points de notre programme communiste et socialiste, afin qu'au soir du 17 juin ceux qui, à Washington et ailleurs, escomptent l’approbation du peuple français pour se lancer dans la guerre reçoivent le non de la France à la misère, au fascisme, à la servitude et à la guerre*

N’oubliez pas que le seul moyen de voter pour îa paix, c'est de voter pour la liste d' Union républicaine, résistante et antifasciste présentée par le parti communiste français, par le parti de Maurice Thorez dont des milliers et des milliers de militants sont morts pour que vive îa France, et le parti socialiste unitaire fidèle à Jaurès et à Guesde, à Jean Dormoy et à Chris tou Thivrier, pour

Pierre VILLON,

Architecte. ■ — Député sortant.

Membre du Comité central du parti communiste français.

Légion d’honneur. 1— Croix de guerre. — Rosette de la Résistance. — Médaille des évadés.

Ancien président de la Commission de la Défense nationale do lJÂssembîéc Consultative et de l’Assemblée Constituante*

Henri VEDRINES,

Electricien* — Député sortant.

Membre de la Commission centrale de contrôle financier du parti communiste français.

Membre de la Commission de la Production industrielle*

Ancien prisonnier de guerre.

Marcel PÛUYET,

Exploitant agricole. — Député sortant. — Secrétaire du parLî socialiste unitaire.

Membre des Commissions de TAgriculture et des Boissons.

Ancien Secrétaire de îa Commission de l'Agriculture. — Ancien prisonnier de guerre,

Suzanne BIDA U LT,

Sténo-dactylo. — Membre du Comité fédéral do l’AUier du parti communiste français.

Active militante de l’Union des femmes françaises* mère de famille.

Jean GâGNOL,

Propriétaire et fermier exploitant agricole. ■ — ■ Conseiller municipal de Bessay.

Président du Syndicat agricole de Bessay*

Votez pour la liste d Union républicaine, résistante et antifascite, afin de contribuer à créer les conditions qui permettront P avènement d’an gouvernement véritablement français, d’un gouvernement de liberté et de paix.

Vive la République I Vive la France !

Vive la Paix I

Liste présentée par le Parti socialiste S. F. I. O-

Apparentée k :

— la liste d' Union des gauches républicaines, présentée par le Parti républicain radical et radical socialiste ;

— la liste de Coalition républicaine et indépendante, présentée par le M.lUK, les Républicains démocrates, les Indépendants et les Paysans ;

— la liste de Concentration républicaine indépendante et paysannef présenté^ par f U.D,$.ftm

Au service de la France Au service de la Paix Au service de la Liberté Au service du Peuple. , .

Gilles GOZARD

Llu dépu Lé aux élections législatives de novembre 1946) Gilles Gozard, est bien connu de nos populations bourbonnaises.

Né à Moulins, le 24 avril 1940, d’une famille paysanne bourbonnaise.

Après ses études au lycée de Moulins, il obtient successivement le diplôme d’Etat des Hautes études commerciales^ le titre de docteur en droit et plusieurs certificats d’études supérieures de lettres.

Pilote aviateur de réserve, il combat au cours de la guerre 19394940, dans une formation d aviation et obtient la croix de guerre.

Avocat à la Cour d’appel de Paris, il est en outre professeur à l’école des Hautes études commerciales.

Des son arrivée à P Assemblée Nationale, il a été désigné comme député membre de la Commission des finances*

Rapporteur du budget des Affaires économiques, il a préconisé des réformes de nature à donner à ce département ministériel, l’efficacité qui devrait être la sienne.

Partisan d’une saine et économique gestion des services publics, Gilles Gozard s’est employé à ramener à un nombre raisonnable l’effectif du personnel des Affaires économiques. Il y a parfaitement réussi puisque celui-ci a été réduit de 19.437.au 1er janvier 1945 à 5,674 au 1er janvier 1951.

Gilles Gozard a été délégué par ses collègues comme membre de la Commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations et au Centre national du tourisme.

il a été aussitôt nommé membre du Conseil d’administration du Centre national du

tourisme et président de la Commission des affaires économiques et des finances du Centre national.

Ses collègues de la Commission des finances Fout appelé à faire partie de nombreuses sous-commissions et à dresser un rapport élaborant une profonde réforme fiscale comportant une notable simplification de notre système d’impôts et le redressement des injustices fiscales contre lesquelles le parti socialiste n’a cesser de s’élever. Actuellement il siège également à la Commission nationale de l’épargne,

Tl est également membre de la Commission parlementaire chargée de suivre l'application en France du programme de relèvement européen. A ce titre, il a été le rapporteur permanent à la Commission des finances, des accords européens.

C’est également au titre de spécialiste des questions financières qu'il a été appelé en septembre 1949, à la présidence de la Caisse autonome d'amortissement de la dette publique et de gestion des bons de la Défense nationale,

À l’Assemblée Nationale, son activité s’est manifestée par de nombreuses interventions et plus particulièrement à l'occasion des grands débats financiers et économiques où le groupé socialiste lui a constamment demandé d’être son porte-parole,

Tl est de même intervenu à plusieurs reprises en faveur du tourisme, n’oubliant pas que le département de F Allier doit une grande partie de son activité économique au tourisme et au thermalisme.

Il a obtenu en 1950 et 1951, que soient majorés dans une très importante proportion, les crédits d’investissement et d’équipement destinés aux industries touristiques.

Il est vice- président de la Commission interparlementaire du tourisme.

. Il a pu obtenir des améliorations de la fiscalité agricole et des fonds plus importants mis à la disposition du Crédit agricole, ainsi que les crédits d’équipement accrus, destinés à F agriculture.

Il a été un des signataires de la proposition de loi en faveur des vins de Saint-Pourçain. Par ailleurs, ses titres de juriste Font fait choisir comme membre de la Commission permanente d’instruction de la Haute Cour de justice.

Gilles Gozard a été chargé à plusieurs reprises de missions d’enquête financières ou économiques à l’étranger et en Afrique du Nord.

Toute l’activité déployée au cours de cette législature, par Gilles Gozard elles fonctions qui lui ont été confiées sont un sûr garant que dans l’avenir, il continuera à défendre, comme par le passé, les idées socialistes qui sont les siennes et à travailler à la prospérité de la France et du département de l’Ailier.

Geobges ROUGERGN

Né le 6 janvier 1911> à Saint-Germain-des-Fossés, où son père exerçait la profession d’artisan plâtrier-peintre.

Après sa sortie de Féeole primaire, entra en apprentissage et exerça la profession de peintre en bâtiment, pendant plus de dix années.

En Î934, Marx Dormoy, alors député-maire de Monlluçon le prit à son secrétariat particulier et il demeura jusqu’à F arrestation de celui-ci, l’un des plus proches collaborateurs de Thomme d’Etat socialiste qui le forma aux affaires publiques.

Egalement rédacteur à la mairie de Montluçon, il était révoqué le 1er décembre 1940 et il reprit son métier dans différentes entreprises inontluçonnaises jusqu’à ce que Isidore Thivrier, l’année suivante, lui confiât un service à la mairie de Commeniry,

Il avait alors entamé h reconstitution du parti socialiste clandestin, participé à l’organisation de Libération, travaillant également avec les groupements antifascistes allemands, autrichiens et tchèques.

Arrêté le 1er octobre 1942* il était interné au camp de Sain t-Paul-d’Eyj eaux, jusqu’au 30 novembre 1943, qui vit sa libération de l’hôpital-prison de Limoges, où il avait été transféré au cours d’une grave maladie.

Rentré au pays, il reprit tout aussitôt sa place dans la Résistance ; devint membre et secrétaire du C*D.L* clandestin et prij part à la direction des Opérations de libération du département de juin à août 1944.

Secrétaire du G . D . L . exécutif, puis consultatif jusqu'à la disparition de cet organisme, il se vit confier le mandat de conseiller général du canton de Commentry en septembre 1945. Quelques semaines plus tard, il devenait président du Conseil général de l'Ailier, pour demeurer depuis lors, le plus jeune président des Conseils généraux de France.

En 1947, G. Rougeron était le premier élu au conseil municipal de Commentry et recevait le mandat de maire qui rendait au socialisme, la plus ancienne municipalité socialiste du monde.

Responsable du parti socialiste clandestin dans F Allier, de 1940 à 1944, secrétaire de la Fédération socialiste depuis cette date, il a, en outre, siégé au Comité directeur national du parti en 1946-1947.

Sur le plan général également, il est membre du Conseil national des services publics, du Comité national du tourisme, de la Commission supérieure des archives de France»

Ses activités qui ne se bornent point au domaine de la politique et à celui de l’administration, se sont également tournées vers l'érudition qui lui doit des travaux déjà nombreux, intéressant le Bourbonnais historique et touristique, .>

Esprit clair et travailleur, G. Rougeron, est le type de l'enfant du peuple qui doit son élévation à son seul effort, et sait demeurer inébranlablement fidèle à ses origines.

Convaincu de la justesse de ses idées, il est toujours prêt ù en discuter avec cordialité, rendant hommage à ceux qui ne partagent pas son point de vue lorsqu'ils sont aussi de bonne foi*

Antoine DESORMIÈRE

Né à Saint-Germain-des-Fossés, le 25 septembre 1896, d'une famille de cheminots*

Engagé volontaire pour la duree de la guerre de 1914-1918, lit campagne comme simple soldat sur le front de France, puis à l’armée d'Orient,

A la démobilisation, nommé à la gare de Saint-Germain-des-Fossés, où il travaille toujours, se révèle comme un animateur intelligent et dévoué de l’organisation syndicale* Secrétaire de son syndicat, délégué du personnel, reçoit le témoignage renouvelé de la confiance de ses camarades, tandis qu’il milite également à la coopérative et au parti socialiste.

Patriote ardent, dès l'automne 1940, Desormière entre dans la Résistance, 11 effectue des liaisons périlleuses, remplit des missions, organise le sabotage sur les chemins de fer pour entraver le trafic ennemi.

Arrêté en mars 1944 par la Gestapo, emprisonné à Vichy, puis à Moulins* transféré à Compiègne, il connaît la faim, le froid, la torture, le cachot infect* Emmené dans le tragique convoi du 27 juillet 1944 à Auschwitz, il fait ensuite connaissance avec Buchenwald et les mines de sel où Ton travaille douze heures par jour à 400 mètres sous terre, avec une gamelle de bouillon pour tout soutien.

À peine rentré dans son foyer, après la fin de son martyre, Desormière s’est remis à la tâche. Il a été élu conseiller général du canton de Varennes- sur- Allier par ceux qui, le voyant chaque jour, le connaissent bien et lui font, pour cela, confiance.

A la constitution de l'Assemblée, il en devenait le premier vice -président et président de la Commission départementale de l’Ailier,

L'un des animateurs de la majorité socialiste au Conseil général de l'Ailier ; esprit réalisateur à la fois hardi et raisonnable, Antoine Desormière, lui aussi un travailleur qui s’est élevé par sa valeur et la parfaite dignité de sa vie, pourra à la nouvelle Assemblée, représenter dignement notre département. Son combat pour la Libération, ses souffrances dans les bagnes nazis, sa parfaite connaissance des questions sociales et des intérêts collectifs de notre pays sont le sûr garant d’un mandataire dévoué, compétent et fidèle*

Raymond MÀLESSET

Né le 28 décembre 1918, à Désertines (Allier), troisième enfant sur cinq d'un lamineur des usines Saint- Jacques de Montluçon ; il eut toujours sous les jeux l'exemple d'un travail acharné.

Brillant élève de l’école primaire de Désertines, puis du cours complémentaire des. Conches à Montluçon, il entre extrêmement jeune à l'école normale d'instituteurs de Moulins, fait à 18 ans ses débuts d'instituteur à Lapalisse, où une seule année d'enseignement lui permit d'affirmer de solides qualités pédagogiques* Nommé à Gannat en 1938, il y exerce depuis ce moment.

Sous l'occupation, il collabora aux œuvres de résistance et reconstitua clandestinement le parti socialiste dans cette région du Bourbonnais, La Libération le plaça dans la première municipalité libre comme adjoint au maire* Dès lors, une vie sociale extrêmement riche le fait nommer simultanément secrétaire de la section socialiste S, F. RO*, adjoint de la deuxième municipalité élue, président local et vice-président départemental de la Ligue des droits de l’homme, secrétaire de l'Union d'arrondissement du parti S. F,I, O. et animateur toujours sur la brèche, de groupements sportifs ou altruistes,

Lucien VACHER

Le benjamin de la liste socialiste, est né en janvier 1921, à Âuzances (Creuse), d'une modeste famille de travailleurs. Après avoir suivi, après ses études à l'école communale, les cours primaires supérieurs du cours des Couches, h Montluçon, il est entré en apprentissage dans une entreprise de chaudronnerie de la ville, où il a ensuite travaillé en qualité d1 o u v rier ch a u d ro n rrï e r .

Il devait adhérer aux jeunesses socialistes en 1936 et devenir bientôt l'un des militants les plus actifs de cette organisation*

La guerre le trouve ouvrier à la S. A. G, E*M. 11 prend part à la journée de protestation du 6 janvier 1943, contre les déportations ouvrières en Allemagne. Cette action lui vaut d'être arrêté le 12 janvier, interné au camp Bignet et déporté au titre du S.T*Q, dans une usine du Reich.

Vacher échappe aux Allemands et gagne le maquis. Il participe aux actions conduites par les mouvements unis de la Résistance, dans la Creuse et la région montîoçonnaise.

Après la libération, il retourne à son atelier de chaudronnier, À la même époque, il prend part,' très activement, à la réorganisation du parti socialiste à Montluçon et dans le département.

En juin 1947, Lucien Vacher est engagé à la mairie de Montluçon ÿ en qualité de commis d’administration. Il est plus spécialement chargé d'étudier les problèmes du travail à Montluçon, puis d’organiser le bureau de chômage.

Dans ces fonctions, il a su s'attirer la sympathie unanime de toutes les personnes qui ont été amenées à s’adresser à lui,

Lucien Vacher, secrétaire administratif de l'Union des sections socialistes de Montluçon depuis 1946, a été chargé par le congrès d'arrondissement socialiste de 1950, de la tâche importante de secrétaire général de l'Union d’arrondissement de Monlluçon.

Pour la paix,

Dans la sécurité et l'indépendance

Votez Socialiste*

Voter socialiste, c’est voter Bourbonnais.

Voter socialiste, c'est voter Républicain.

Voter socialiste, c'est voter Français.

Liste d'Urnon des gauches républicaines

présentée par le

parti républicain radical et radical-socialiste.

Citoyennes j Citoyens !

Désignés par un Congrès réuni à Varennes le 20 mai, nous venons, au nom du parti radical-socialiste, solliciter vos suffrages à l'occasion de la prochaine consultation électorale.

Notre liste est surtout une liste de protestation contre la politique menée depuis cinq ans par une Chambre qui s'est montrée incapable de rétablir nos finances, de défendre le franc, de stabiliser les prix, d'assurer notre sécurité par la constitution d'une armée efficace, et même d’établir une loi électorale conforme aux vœux du pays républicain.

Notre programme, qui est avant tout une affirmation des règles traditionnelles qui avaient fait la grandeur de la IIIe République, est le suivant :

L — Les réformes politiques.

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