CREUSE
Liste du Parti socialiste S, F. L O. M. Anselme Florand (S.F.LO.)
Liste d’U.R.R, et antifasciste M. Auguste Tourtaud (G,)
Liste Républicaine radicale et radicale socialiste, Rassemblement des
gauches républicains * . . M. Olivier Harty de Pierrebourg (R. S.)
Liste du Parti socialiste S- F* LO*
Citoyennes, Citoyens,
Le 17 juin, vous aures à voter librement et à désigner vos représentants à P Assemblée Nationale.
jamais consultation ne fut plus importante, car de ses résultats dépendent la tranquillité de vos foyers, la prospérité ou la ruine de notre économie, ia paix ou la guerre.
Notre regretté camarade Roger Gerclier, qui avait conquis tant de sympathies, aurait dû être dans ce département le porte-drapeau du ParLi socialiste. Sa mort est douloureusement ressentie par tous les républicains cr eu sois qui saluent sa mémoire.
Nos candidats :
Anselme FLORAND
Cultivateur- K Xpert agricole. — Pupille de la nation.
Membre de la Commission dû l'Agriculture* — Député sortant.
Né à Clairavaux, le 8 octobre 1902, de souche paysanne.
Brillantes études à l’école primaire de Clairavaux et à Fécule pratique de Felletin d’où il sort avec le n° 1.
Son père est tué au cours de la guerre 1914-1918. il doit suspendre ses études ; il revient cultiver la ferme familiale.
Il continue de s’instruire et, sous la direction des profeseurg Combes et Francolon, il s’intéresse particulièrement à la production végétale et contribue à orienter la production des pommes de terre vers le plant de sélection.
Depuis son jeune âge il milite au sein du Parti socialiste.
Considéré comme suspect par Vichy, les fonctions représentatives agricoles dont il avait la charge dans le canton de La Courtine lui sont retirées.
Restant calmé, il soutient des camarades inquiétés et contribue au ravitaillement des groupes de TAriège qui aident les volontaires à franchir la frontière espagnole*
Militant connu par ses activités et orientations syndicales antérieures, après la Libération, il est appelé pour représenter notre département au comité de coordination.
Délégué de la G. G. A, il fait constituer des syndicats partout où Ü se rend. Dans son canton, il se heurte alors au parti pris totalitaire d’une coalition dépassant le cadre agrL cole. Il voit clair, abandonne le mouvement et communique à ses amis des impressions qui ne tardent pas à se révéler exactes et permettent encore d'apprécier son bon sens éprouvé» En novembre 1950, il succède à notre regretté camarade Cerclier. A la Commission de 1 agriculture, à 1 Assemblée Nationale, il intervient en faveur de la classe ouvrière et paysanne, dont il est un défenseur acharné*
Docteur Emile PARRAIN
Pupille de la nation* Docteur en médecine» — Maire de La Souterraine.
Fils d’instituteurs laïques, né à Lavaufrancfae le 14 novembre 1909. Sa famille est originaire de la région de Glénic, Jouillat, Saint-Laurent et Saint-Feyre, où il jouit de l’estime générale. Son père fut tué au cours de la guerre 1914-1918. Il fut adopté comme pupille par la nation.
Après de solides études au lycée Pierre-Rourdan, Parrain étudia la médecine à la Faculté de Paris» Ancien externe des hôpitaux de Paris, interne de rétablissement national de Saint- Maurice, ancien attaché de consultations d'urologie à Thôpital Necker, il exerce depuis près de dix ans à La Souterraine»
Aux élections municipales d’octobre 1947, il patronna la liste du Parti socialiste S , F J . O . qui obtint un éclatant succès contre la municipalité communiste sortante. Le 2 novembre 1947, il était élu maire de La Souterraine.
Les militants socialistes de notre département Font choisi comme second de la liste qu’ils présentent k vos suffrages pour les élections législatives du 17 juin 1951*
Lolfis-Gastqn ROUSSILLÀ!
Ancien combattant 1914-491&. — Ancien professeur. — Conseiller général*
Rapporteur du budget départemental.
Il est né à Saint-Vaury le 7 septembre 1897 ; son père était tailleur d’habits et éleva honnêtement, de son travail, une famille de quatre enfants dont il est le second. Ses grandsparents étaient cultivateurs, et il compte de nombreux cousins paysans, dans les communes de Saint-Vaury et de Bussière-Dunoise,
Elève à l’école primaire de Saint-Vaury, il peut, grâce à d’excellents maîtres, obtenir une bourse et entrer à l’école primaire supérieure de La Souterraine.
Après quatre ans d’études, le 1er octobre 1913, il entrait à l’école normale d’instituteurs de Guéret avec le n° 1*
Mobilisé le l«r janvier 1916, avec la classe 1917, il fit trois ans de guerre dans une compagnie d’inlanterie ; il avait obtenu la croix de guerre dans les combats de l’année 1918 {citation à l’ordre de la D, I.)*
Il reprit scs études en 1919 ; admis à l1 Ecole normale supérieure de Saint-Cloud en 1921, il ne put y entrer, parce qu il devait gagner sa vie. Il réussit néanmoins an professorat des écoles normales dès Tannée suivante, en 1922.
De 1923 à 1931, professeur à l’école normale de Guéret, il collabora à la formation des jeunes instituteurs.
Inscrit au Parti socialiste depuis 1931, membre du C.D.D. depuis 1935, il prend part depuis vingt ans à 1a propagande de son parti* v
Père de trois enfants, il peut parler au nom de la famille*
Le Parti socialiste est fier de la liste qu'il présente et qui groupera le 17 juin un chiffre élevé de suffrages.
Les pubolèmes économiques.
Tout le programme socialiste tend à accroître et à organiser la production.
Les matières premières rares doivent être réparties internationalement, et leur emploi suivi sur le plan national.
L équipement industriel suivant un plan de cinq ans, doit être assuré par des investissements massifs, susceptibles d’augmenter les sources d'énergie et la modernisation de nos grandes usines.
La construction de logements sains, 1.500.000 en cinq ans, est F article n° 1 du programme socialiste : le parti proposera les solutions indispensables pour le financement* Les nationalisations, dont certaines ont donné des résultats prometteurs (voir E.D.F., Régie Renault) sont à parfaire et à poursuivre.
Les ententes professionnelles ont pu être utiles à certaines heures * une loi antitrust devra mettre fin aux manœuvres contraires à l'intérêt national.
Réforme fiscale, — - On se rapprochera de la justice fiscale, et on éliminera la fraude fiscale, en instituant des taxes peu nombreuses sur les grands produits de base et à leur source.
Rien ne devrait être demandé au stade du détail.
Bien entendu un impôt direct régulateur des fortunes atteindrait les gros revenus. Pouvoir d'achat des travailleurs, — Une société ne progresse que si elle augmente régulièrement la part du revenu national affectée aux travailleurs.
Le travail doit bénéficier de l'accroissement de la production et de la productivité, lî faut poursuivre la mise au point des conventions collectives et l'étude d’un système d’échelle mobile, permettant d'équilibrer les salaires et les prix.
La politique sociale.
Le Parti socialiste, père des grandes réformes de 1936 désire poursuivre son action* Securité sociale, — Il défendra tout le système de sécurité sociale et d'allocations ^ familiales; il étudiera les réformes nécessaires pour améliorer les services, et les contrôles utiles pour éviter les abus.
Anciens combattants, — La liste socialiste comprend deux pupilles de la nation et un ancien combattant ; les victimes de la guerre seront donc défendues. Le rapport constant entre les pensions et les traitements et salaires doit être rétabli. Le parti proteste contre les calomnies répandues à ce sujet contre notre ami Cerclier qui fut un défenseur éclairé et tenace des anciens combattants.
Les vieux travailleurs. — Le système d'aide aux vieux travailleurs et aux économiquement faibles doit être complété '; ces victimes des années d'inflation ont droit à des réparations.
En résumé, toutes les lois sociales, dont le Parti socialiste a souvent été Je promoteur, sont des lois en rodage, qu'il faut compléter et améliorer.
Le SOCIALISME ET LES TRAVAILLEURS DES CHAMPS,
Le socialisme s'honore d’être un parti paysan. Parmi les grandes réformes de 1936, qui immortalisent le nom de Léon Blum, figure l'office du blé, modèle des lois nécessaires à l'organisation de l’agriculture.
Notre parti a toujours défendu la famille paysanne, aux solides traditions de travail et d'économie.
Le socialisme veut créer l'abondance par la modernisation de l’agriculture française , Mais alors que le libéralisme c’esL la misère dans l'abondance (par lamévente), le socia-
lisrne c'est la prospérité par l'abondance dans l’organisation des marchés et la défense des prix agricoles.
Sous le ministère socialiste Tanguy- Prigent l'agriculture française a retrouvé les productions de 1938 ; le plan Monnet sur l'équipement agricole a été mis en route.
Le rapport des prix agricoles et des prix industriels demeura favorable jusqu’en 1 948';
Pris industriels.
Prix agricoles.
Mnvpnnp 1 Q4-’7 . . .
MfjvpnnR 1948 ... ........
MnvRnriÉ 4949
Tidllef 1950 .
La dernière ligne maître que les prix agricoles sont au coefficient 18 et les prix industriels au coefficient 29: ce rapport doit être redressé par un contrôle efficace des prix industriels et un ajustement nécessaire des prix agiicoîes.
Les investissements agricoles (constructions, machines) ne seront possibles qu’avec des trésoreries paysannes à l’aise.
L’organisation des marchés agricoles français et surtout européens, peut seule assurer les débouchés nécessaires (exportation de blé, de bovins, de porcs, de pommes de terre).
Les impôts agricoles ont été allégés puisque le nombre des assujettis à l’impôt sur les bénéfices agricoles est passé de 1.500.000 eu 1948 à 625.000 en 1949.
Les successions agricoles en ligne directe, qui ne sont que le transfert d un outil de travail devraient être exonérées des droits de mutation.
Les prêts du Crédit agricole pour l’aide aux jeunes paysans devraient être plus importants et plus rapides.
La sécurité sociale agricole doit être mise à parité avec Laide donnée aux autres travailleurs ; les petits exploitants agricoles sont des travailleurs bien plus que des patrons ; Salaire unique, allocations familiales doivent leur être accordés.
La Caisse agricole chargée de gérer la retraite des vieux doit être mise en route sans plus de retards.
Le Parti socialiste shonore d’avoir proposé des solutions sérieuses de financement. Pourquoi n'a-t-il pas été suivi par les autres partis?
Nos villages sont a moderniser : amélioration de i’habitat, adductions d’eau, électrification, doivent recevoir par le génie rural, les crédits massifs indispensables.
Le Conseil général de la Creuse, sur proposition des élus socialistes, a mis debout un grand programme de réalisations.
L’avenir de la petite propriété est dans l'association : mutuelles, syndicats, coopératives d’utilisation de matériel et de vente des produits du sol doivent être encouragées.
Seule une politique agricole ainsi définie peut ramener la confiance et la prospérité dans nos campagnes, pour le plus grand profit du commerce et de l’industrie, toutes ces activités nationales étant étroitement solidaires,
Vous avez les grondes lignes d-un programme cohérent et généreux.
Vous connaissez les hommes choisis pour en suivre l'application,
À vous j électrices et électeurs, de faire triompher la liste socialiste et de défense républicaine.
Vive le département de la Creuse l Vive la République 1
Anselme FLOÜÂND Em île- François PARRAIN Louis-Gaston RGUSSÏLLÀT Liste apparentée avec les listes suivantes :
Parti républicain radical et radical-socialiste et lîa $ semble msn t de s gauches républicaines ; Mouvement républicain populaire ; Rassemblent mt des groupes républicains et indépendants français; U.D.S,U. et groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables.
Liste dPUnîon républicaine* résistante et antifasciste
pour Findèpendance nationale, le pain, la, llberié et ïa paix
présentée par le
Parti communiste français.
Electrîces, Electeurs,
Le caractère de la consultation électorale ne peut maintenant vous échapper :
— démagogie de tous les partis officiellement gouvernementaux et du R* P. F, ainsi que des « indépendants » ;
— refus de présenter au pays le désastreux bilan de leur politique;
— tentatives de justifier leurs préparatifs de guerre d'agression par de prétendues menaces soviétiques;
— anticommunisme le plus grossier qui rappelle celui des Goebels, de tous les Munichois et qui précéda la 2e guerre mondiale ;
— tractations, reniements les plus immoraux pour aboutir à Fa ppa reniement général dans le but de priver les masses laborieuses de leurs meilleurs représentants et conduire le pays au fascisme, à la misère et à la guerre.
Et dans ce concert a ntl -coin munis Le, les dirigeants socialistes de droite disputent la palme aux factieux avoués ou camouflés* Tous reprennent l'argument dus assassins de la Gestapo : a Communistes, pas Français
Creusoises, Creusois,
Le parti communiste français vous demande seulement de revoir les promesses qui vous avaient été faites en 1940 et de juger sur les actes et les votes les partis et leurs élus*
Dans ses circulaires de 1946 aux électeurs creusoïs, le parti socialiste et les autres se disaient « au service des classes laborieuses ».
Or, à l’exception des élus communistes et progressistes, les députés S. F* L 0., ainsi que M. R. P., radicaux, « indépendants », R, P. F. ou membres du prétendu a parti paysan, », tous ont sacrifié les intérêts des travaille nrs en votant notamment. :
“ pour le prélèvement Mayer et l'emprunt forcé {scrutin n° 533, J. 0* du 6 janvier 1948) ;
f- ^ pour les augmentations successives d’impôts directs et indirects ;
Ministère Ramadier (1947) . 46 milliards.
Ministère Schuman-Mayer (1948) . 148 —
Ministère Queuille (1948 et 1949) . 246 —
Ministère Bidault (1949 et 1950) . 153 —
Ministère Pleven (début 1951) . 140 —
Ministère Queuille (avril 1951) . 50 —
— Pour le relèvement des forfaits [J, O. du 4 juin 1949, p. 3123);
Contre la suppression de la patente («/. O. du 30 janvier 1950, p. 756);
Contre les taxes exceptionnelles, proposées par le parti communiste français, frappant les bénéfices avoués des sociétés anonymes qui sont passés de 124 milliards en 1947 à 800 milliards en 1950.
Les dirigeants socialistes disaient ; « Toutes les lois sociales doivent être appliquées aux cultivateurs », et tous les candidats gouvernementaux le promettent aujourd’hui. Or, les députés S. F. I. O., avec tous les députés de la majorité ;
— ont voté la suppression du salaire unique (scrutin n° 2707, J. O. du 1er août 1950), qui ne fut voté à nouveau — sur proposition de Waldeck Rochet — qu’en mars 1951, à la veille des élections;
— ont permis la suppression de l’allocation temporaire à 150.000 paysans;
ont repoussé la proposition de loi n° 8223 présentée par Waldeck Rochet pour
l’allégement des cotisations des petits et moyens exploitants grâce à une participation de l'Etat au financement;
ont refusé la parité des allocations familiales pour les familles d’exploitants (J. O.
du 10 mai, p. 5013, scrutin 4054).
Ils disaient : « Par tous les moyens, bloquer les prix afin de permettre aux ouvriers de connaître une vie plus heureuse ».
Or, c’est par application de la théorie du cycle infernal de Léon Blum et Ramadier
qu’a eu lieu le blocage des salaires depuis 1947. Alors que la hausse des prix a été organisée, notamment par l’augmentation des impôts et taxes multiples, sur les produits de consommation courante votée par les députés de la majorité gouvernementale. Et les salaires sont aujourd’hui en retard de 28 0/0 sur les prix.
— Ils on voté contre la suppression des abattements de zones qui atteignent durement les travailleurs de notre département.
Ils s’engageaient « à défendre les revendications des victimes de la guerre, notamment à payer aux anciens prisonniers de guerre un pécule de 400 francs par mois de captivité ».
— Les députés de la majorité gouvernementale (y compris les députés S. F. I. O.) ont repoussé toutes les propositions communistes en ce sens, notamment celle de notre camarade Michel, député de la Drôme, qui tendait à affecter le solde bénéficiaire du groupement d’achat des carburants dissout le 29 juin 1950 au pécule des P. G., soit 2 milliards 755 millions (scrutin 3760 du 19 février 1951, p. 3562).
Les candidats de la liste S. F. I. O. en 1946 demandaient « la réduction des dépenses militaires t ; il se prononçaient « pour un service militaire actif à court terme (8 à 12 mois) », « pour la dénazification de l’Allemagne » et ils proclamaient : « Pas de faiblesse à l’égard de l’Allemagne vaincue ». Or :
— Ce sont Jules Moch et Lejeune — Ministre et Sous-Secrétaire d’Etat S. F. L O. à la Défense nationale — qui ont réclamé et obtenu de tous les députés — à l’exception des députés communistes — 740 milliards avoués pour le budget de la guerre de 1951 (auxquels il faudra ajouter plus de 100 milliards d’impôts nouveaux).
— C’est le meme Jules Moch qui obtient la prolongation de la durée du service militaire à dix-huit mQis par 411 voix (S. F. I. O. M. R. P., Radicaux, « Indépendants
R, P, F.) contre 178 (Communistes et progressistes), (Scrutin nô 2932, J, O. du 24 novembre 1950, p, 8099),
— C’est cette même majorité qui, par 403 voix. (S* F. 1. O., M. R, P,, « Indépendants », R- P. FM U* D. S. R.) contre 191 {dont les députés communistes), se prononce pour le réarmement de l’Allemagne (/, O, du 26 octobre 1950, p, 7234),
Et quand, aujourd’hui, les dirigeants socialistes — dans leur profession de foi — notent qu’ils sont contre le réarmement de l’Allemagne, ils ne le font, comme tous leurs complices de la majorité, que sous la pression des masses; mais lorsqu'ils affirment que c’est F opposition de Jules Moch qui semble avoir fait abandonner ce réarmement, il mentent avec le cynisme des traîtres les plus méprisables.
Et tous font preuve de la même mauvaise foi lorsqu’ils agitent l’épouvantail d’une prétendue menace d’occupation soviétique, alors qu’ils ne soufflent mot du fait — réel — de l’occupation américaine en France-
lis mentent également lorsqu’ils impriment que la nouvelle loi électorale, qu’ils qualifient de mauvaise, mais qu’ils ont votée, aurait été — d’après eux — imposée à l’Assemblée ». Les députés communistes ont toujours soutenu la Représentation proportionnelle et elle seule, et ils ont volé contre Factuel scrutin de voleurs.
Ainsi, par de multiples et grossiers mensonges, les dirigeants socialistes de droite tentent de camoufler l’abandon de leur programme, comme le font tous les partis de la majorité gouvernementale. Pour eux tous, c’est le divorce constant entre les paroles et les actes P
Seuls, les élus communistes et progressistes sont restés, dans leurs votes, fidèles à leurs engagements devant le peuple. Les candidats de la liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste vous présentent un programme minimum d’action pour la défense de l’indépendance nationale et de la paix; et dans le cadre de cette politique qui, seule, peut permettre le mieux-être social, ils prennent F engagement de ne pas voter d’impôts nouveaux s’ils sont élus; et ils mettent au défi les candidats des autres partis, quels qu’ils soient, de prendre honnêtement un pareil engagement,
La défense de Fécole laïque condamne tout apparentement avec le M, R. P. et les R. P, F* déclarés ou camouflés.
Les dirigeants socialistes creusois et, parmi eux, le président de la Fédération des œuvres laïques t Roussillat, candidat S. F, I. (X, de même que l’ancien sénateur Ferrand, candidat indépendant, se déclarent attachés à la défense des principes laïcs, alors quils les renient en s’apparentant avec la liste M,R. P. et les R. P, F, camouflés : Puiroube et Jolivet de la liste U. D* S. R* et de Pierrebourg, Gibard qui font des réserves sur « l’effort national et républicain » de tous les enseignants.
Tous les laïcs creusois, le corps enseignant dans sa très grosse majorité, des militants du syndicat des instituteurs de toutes opinions ne peuvent admettre que par le jeu du truquage électoral et par un anticommunisme borné, les principes de la laïcité soient piétines et qu’un député M, R< P. puisse être élu à la place d’un laïc.
Non, les dirigeants socialistes de droite ne parviendront pas à compter ensemble les voix des laïcs et celles de la réaction cléricale, pas pins qu’ils ne parviendront à regrouper pour une politique gouvernementale unanimement condamnée, les voix des travailleurs socialistes, radicaux, sans parti, catholiques ou athées, également exploités et qui seront, le 17 juin, sollicités par :
— des dirigeants qui avouent se conduire en gérants loyaux y> de la société capitaliste ;
— l’ex-sénateur Ferrand qui vota l’étranglement de la République à Vichy, qui critique violemment la politique gouvernementale, mais se retrouve dans l'apparentement d’accord avec tous les gouvernementaux;
— M. Olivier Harty de Pierrebourg, qui se dit commerçant, industriel (en quoi et où?)
et en Creuse depuis deux ans (quelle adresse?), qui présente un programme R. P. F. en nombreux points :
— restauration de l’autorité de l’Etat, renforcement du pouvoir exécutif;
— réglementation et suppression du droit de grève;
— association capital-travail (qu’en pense son second et surtout les ouvriers do celui-ci : un autre industriel, Gibard, de Boussac et patron de combat?).
Autres précisions qui éclairent la trahison des dirigeants socialistes apparentés, non seulement aux ennemis de l’école laïque, mais aussi aux ennemis ouvertement déclarés de la classe ouvrière, tel de Pierrebourg, un autre homme de de Gaulle, le baron R. P. F. camouflé.
Et les électeurs creusois noteront que ceux qui patronnent aujourd’hui de Pierrebourg sont les mêmes qui nous amenèrent Baumel devenu aujourd’hui secrétaire national à la propagande R. P. F. Aujourd’hui, Baumel est remplacé par Brissat qui fut avec Bourdan. Quel chassé-croisé! qui fait apparaître l’accord de fond, des R. P. F. aux dirigeants socialistes. Par ces derniers, le néo-gaullisme n’est présenté que comme un incident politique. De Gaulle, c’est le fascisme, et ses trublions en Creuse en essaient les méthodes. Mais la réaction de nos populations sera vive et renverra à leurs maquignonnages tous ces usurpateurs du Suffrage universel.
Le 17 juin prochain, les Français eis les Françaises ont à faire un choix très clair. La démocratie ou le fascisme. La paix ou la guerre. Telles sont les données de ce choix.
Le parti communiste a choisi la démocratie et la paix. Et on ne peut les sauver sans les communistes, pas plus qu’on aurait pu, sans eux, libérer le pays de l’occupation nazie.
Soucieux de réaliser l’union la plus large pour le salut commun, nous, communistes, proclamons notre volonté de lutter côte à côte avec les Français et les Françaises de toutes opinions, de toutes croyances, qui peuvent n’être pas d’accord sur certains points de notre programme, en vue de promouvoir une politique française tendant à la constitution d’un Gouvernement décidé à arrêter la marche à l’abîme.
Nous nous déclarons prêts, soit à collaborer à un tel Gouvernement, soit à le soutenir, à la seule condition qu’il se fixe pour tâche essentielle de tout mettre en œuvre pour • appliquer une politique fondée sur les principes ci-après :
1° Conclusion entre les cinq grandes puissances d’un pacte do paix ouvert à toutes les nations ;
2° Dénonciation des accords qui aliènent l’indépendance nationale et départ des occupants américaine du territoire français;
3° Conclusion d’un traité de paix avec une Allemagne démilitarisée, unifiée, démocratique et pacifique;
4° Conclusion de la paix au Viêt-Nam, rapatriement du corps expéditionnaire et retour des troupes françaises envoyées en Corée;
5® Vote d’une loi interdisant la propagande de guerre;
6* Interdiction de l’arme atomique et de toutes autres armes de destruction massive;
7° Réduction progressive et contrôlée des forces armées et des armements.
8 * Affectation des sommes économisées, du fait de la réduction des forces armées et des armements, au développement éconbmique du pays, à la satisfaction des besoins sociaux du peuple, à l’amélioration des conditions d’existence des masses laborieuses des villes et des campagnes;
9° Protection des libertés démocratiques contre toutes les entreprises des factieux.
Voilà ce que nous proposons, fermement convaincus que le travail en commun de tous les Français de bonne volonté est indispensable pour assurer le salut du pays et la sauva* garde de la paix.
C’est dans cet esprit d’union qu’il vous est présenté la candidature des 2 élus com ni tinistes sortants ;
Auguste TOURTAUD,
votre représentant au Parlement depuis 3a première Assemblée Nationale Constituante, ardent défenseur des revendication légitimes des travailleurs, militant averti du mouvement ouvrier ;
Jean DUMET,
le premier paysan creusois envoyé h l'Assemblée Nationale où ■ il s'est attaché à défendre plus particulièrement ^exploitation familiale agricole,
et celle de :
Emile GRANDET,
propriétaire exploitant à Gartempe, élu pour la première fois en 1925 au Conseil municipal, socialiste indépendant et qui^ au cours de la compagne électorale, a expliqué lui-même, à nos populations rurales, les raisons qui Tout amené à entrer sur 3a liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste présentée par le parti communiste français : « Je ne suis pas membre du parti communiste, précise-t-il. J’ai reçu de ce parti rinvestiture nécessaire à une liste d’union. Je crois que le meilleur moyen de lutter pour la défense de l'agriculture française et en particulier pour celle des petites exploitations familiales est de constituer le front commun contre la politique antipaysanne des Gouvernements qui se sont succédé depuis 1947, Les cultivateurs ereusois m’approuveront, j en suis sûr. Ancien combattant de la guerre 1914-1918, je m’élève avec force contre la politique de préparation à la guerre. Cinq ans après 3à fin de la dernière tourmente, la poignée de profiteurs et leurs valets, après avoir écarté les défenseurs des travailleurs de la direction des affaires de notre pays, s’apprêtent à étrangler la démocratie, pour nous conduire rapidement vers une nouvelle guerre. Contre le fascisme menaçant, pour la défense des libertés démocratiques et la paix, et pour 3a réalisation d’un programme commun d’action, je vous demande, en particulier, à yous camarades paysans, votre appui sans réserves
Creusoises, Creusois,
Pour promouvoir une politique de prospérité nationale, pour faire reculer le fascisme et la guerre, pour sauver la paix et la démocratie, un seul moyen, votez en masse pour la liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste, présentée par le parti communiste français.
Les candidats :
Auguste TOURTAUD Jean DUMET Emile GRANDET
Liste républicaine radicale et radie aïe * socialiste Rassemblement des gaizebes républicaines*
Citoyennes et Citoyens,
Le Parti radical-socialiste et le Rassemblement des gauches vous présentent leurs trois candidats.
Olivier. Haut y de PI ER REBOURG
Est né à Vauxhuln (Aisne), le 10 juillet 1908* Il est Issu d’une vieille famille terrienne»
Mobilisé le 4 septembre 1939, il fait la guerre dans une unité combattante.
Dès larmistice, il participe activement h Ja lutte contre l'occupant ; il organise des réseaux et crée des Services de renseignements. Il assure la sécurité de plusieurs personnalités recherchées par l'ennemi, notamment René Massigli, actuel ambassadeur à Londres, et Pierre Brossolette.
Son activité devait alerter la Gestapo. En 1943, il est arrêté en compagnie de sa femme et de trois membres de sa famille. Il est déporté.
Il s'évade, après avoir, au prix des plus grandes difficultés et des plus grands dangers, préparé et réalisé l'évasion de plusieurs de ses camarades de déportation. Au cours de sa propre évasion, il est gravement blessé.
Redevenu libre, il reprend son activité. Il recherche les missions les plus périlleuses, qu'il conduit à bien et qui lui valent les éloges de tous ceux qui ont sollicité ou recouru à son activité.
Olivier de Pierrebourg était, avant la dernière guerre, rédacteur aux Services étrangers de Havas. Mais à l1 Armistice il donne sa démission pour ne servir ni l'ennemi, ni
le Gouvernement de ! 'époque.
En 1944, il assure la direction de la publicité d'un important quotidien de Paris* A ce moment, on lui offre, avec Insistance, d'entrer dans la politique. Il refuse et consacre son activité, avec son journal, à l'affaire commerciale et industrielle qui lui appartient à Lyon,
Ayant quitté le journal, il devient successivement Chef de Cabinet, ou membre de plusieurs Cabinets ministériels*
Olivier de Pierrebourg est fixé à Guéret depuis deux ans. Il est directeur politique de la Creusé Républicaine.
Il est père de deux enfants : deux garçons. Il a fait de fortes études d'Histoire et de Lettres.
Olivier de Pierrebourg est officier de la Légion d'honneur, Compagnon de la Libération, Il est titulaire de la Croix de guerre avec palme, médaille delà Résistance avec rosette et médaille des Evadés.
C'est par affection qu’Qlivier de Pierrebourg s'est fixé dans le département de la Creuse, et qu'à la demande de ses amis Creusois, il y sollicite un mandat de député.
Olivier de Pierrebourg ne sera pas un passant pour les Creusois. Député ou particulier, il restera associé à la vie de la Creuse.
Gustave GIBARD
Est né à Nouzerînes, le 27 février 1896.
Conseiller municipal depuis 1936, il est maire de Boussac, élu à une grosse majorité aux dernières élections municipales.
Gustave Gibard a accepté, parce qu'il sait l’importa nce de la fonction et qu’il a la volonté silencieuse, mais ferme, de la mettre au service de la cause française.
Gustave Gibard a participé aux deux guerre mondiales.
Industriel. II est un authentique « fils de ses œuvres », il né doit rien qu'à lui-même,
, Après plusieurs stages dans les grands centres industriels, pour parfaire sa préparation professionnelle, il est revenu en Creuse, s'y est marié. Il a deux enfants : Vnn est ingénieur, F autre sous les drapeaux.
Le succès de son entreprise témoigne de sa volonté de réussite et aussi de son labeur opiniâtre,
Gustave Gibard est officier de T Instruction publique, et membre de la Chambre de Commerce de la Creuse depuis 1945.
Sa vie d'activité et de travail, la réussite de ses entreprises commerciales le désignent pour représenter son département à l'Assemblée Nationale,
Alphonse FRADET
Est né à Peyrat-ïa^Nonière, le 2 août 1900,
Il est propriétaire exploitant et agriculteur.
Il est maire de son village natal depuis plusieurs années.
Alphonse Fradet est officier du Mérite agricole, et Président de F Office agricole départemental de la Creuse,
Alphonse Fradet exerce dans les cadres de la G, G, A, une fonction où s'affirme sa connaissance et sa compétence en matière agricole.
Ces hommes qui sollicitent vos suffrages sont des hommes parfaitement honorables et
d'une loyauté éprouvée.
Sans grande phrase, sans tapage, ils vous pnt exposé un programme.
Conscients de leur responsabilité et de leurs obligations, ils ont entièrement confiance dans votre choix.
Pas d’abstensions,..
Vous voterez tous le 17 juin 1951 pour :
Olivier de PIERREBOURG. Gustave GIBARD. Alphonse FRADET.
La présente liste déclare s'apparenter avec lea listes suivantes sur le plan national ; Parti socialiste S.t. I.O., M, R. p., U. D. S. R» Rassemblement des Groupes républicains et indépendants français.