‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 43 sur 244 · DORDOGNE · texte numérisé non relu

DORDOGNE

Liste du parti républicain radical et radicalsocialiste et du R . G , R . . . t # . É É . . . . . ^

Liste démocratique S.FJ.O . , .

Liste du parti républicain radical et radicalsocialiste et du ILG.R, . . . .

Liste démocratique S.F.LO. .

Liste d’action économique, paysanne, sociale et familiale présentée par le M. R, P, et les républicains démocrates . . .

Liste du parti républicain radical et radical-socialiste et du R. G. R.

Apparentée avec les groupements nation au x *.

Parti S. P J. O. — Parti M. R. P. et républicain démocrate. — Union des indépendants, paysans H républicains nationaux*.

ElectriceSj électeurs.

Une double opposition cherche à tirer parti des difficultés et des désillusions que la guerre laisse après elle ; la critique communiste et la critique gaulliste se rejoignent pour

rendre la République et le régime parlementaire responsables de nos maux. Vous ferez justice de leur imposture, J

Car les communistes et les gaullistes sont les causes directes du désordre qu’ils prétendent censurer. Les communistes sont les saboteurs de la patrie. Ils n’ont occupé des ministères que pour préparer leur domination despotique. Ils ont gaspillé les milliards de 1 armement. Ils ont fait des nationalisations, non une richesse nouvelle pour l’Etat, mais une prebende pour leur clientèle. Ils ont tenté de noyauter les administrations publiques, üu un communiste s'installe, les frais de gestion s’accroissent et le rendement diminue. Réc amer de l’Etat des subventions, lui refuser les impôts, telle est l’attitude communiste Quel budget y résisterait ? Mais ils n’ont pas souci de la France. Ils ont applaudi au pacte germano-russe, conclu par Molotov et par Ribbentrop. Ils ont aidé et armé l’Allemagne iitlénenrie et n’ont rejoint le drapeau français que le jour où Staline a été attaqué par Hitler. Car leur vraie patrie n’est pas le Périgord, ni la terre bordée par le Rhin. C’est la Russie soviétique, dont l’intérêt guide exclusivement leurs actes, et à laquelle ils veulent nous annexer. Ils vous disent que c’est le paradis sur la terre. Mais c’est un paradis dont

M. Yvon Delbos (K. S.).

M. Robert Lacoste (S.F.I.O.).

M. Henry Laforest (R. S.).

M. André Pradeau (S. F, I.O),

M. André Denis (M. R, P.).

nul visiteur ne peut mesurer le charme, car on ne peut pas plus entrer en Russie soviétique qu'on ne peut en sortir. Françaises, Français, vous ne voulez pas être des prisonniers* Agriculteurs, commerçants, vous ne voulez pas être dépouillés et anéantis. Vous ne voulez pas obéir à Moscou, Vous ne voterez pas communiste.

Vous ne voterez pas non plus R. P* F* De Gaulle parle de liquider le « séparatisme », mais c7est lui qui a installé Thorez et ses amis dans les conseils de Gouvernement, Il parle d'amnistie, mais c'est lui qui a présidé aux violences de « l'épuration ». Nous étions relégués dans l'opposition quand il annonçait du « neuf et du raisonnable », Du neuf ? Nous eûmes la déplorable Constitution de 19dô( dont tout le monde reconnaît quelle doit être modifiée. Du raisonnable ? Nous eûmes le désordre qui accabla de Gaulle lui-même, au point de précipiter sa retraite. Quand il incrimine la IVe République, c'est contre son oeuvre quil se révolte aujourd'hui. Françaises, Français, vous avez connu quatre ans de dictature étrangère ; vous ne voulez d'aucune dictature, même sous un chef français. Vous n’irez pas rejoindre, aux Champs-Elysées, le général de Gaulle, comme il vous y convia par son discours de Bagatelle, car vous savez ou mènent les coups d'Etat : on commence par médire des partis politiques, on finit par jeter le pays dans l'abîme. Vous savez aussi que si les communistes et le R, P. F., réunis, avaient la majorité à la Chambre, ce serait l'impossibilité totale de gouverner, par conséquent l’anarchie, les coups de force, la fin de la République et peut-être de la France,

Opposé à la dictature du prolétariat comme à la dictature d’un homme, notre parti vous propose un programme qui, sans léser aucune liberté, suffit au relèvement du pays.

Nous ne léserons aucune liberté. Non seulement celle de se grouper, de parler et d1 écrire, ce qui est l'essentiel de la République, mais aussi la liberté économique, sans laquelle le relèvement de la production serait impossible. Nous rejetons toute forme de capitalisme d'Etat. Nous proclamons notre attachement au droit de propriété, au maintien de la libre entreprise, qui, de l'artisanat à la petite et moyenne exploitation, du métayage au fermage, assure toutes les étapes à ceux qui veulent se libérer du salariat pour accéder à la propriété. C'est pourquoi, sans revenir sur le, principe des nationalisations acquises, nous voulons d'abord la réforme profonde de leur gestion, l'obligation de les équilibrer, l'indépendance et la responsabilité de leur administration. Ces réformes doivent être complétées par fi institution généralisée de primes de rendement individuelles ou collectives, une refonte complète de la fiscalité par un contrôle rigoureux de l’impôt indirect, l'abaissement du taux de l'impôt direct, la suppression des droits de succession du père à l’enfant.

Ce respect de la liberté et de la propriété s'accompagnera d'un ensemble de garanties touchant la personne et les droits des travailleurs. Une jeunesse libéralement instruite, sans distinction de naissance et sous la seule condition de ses aptitudes, bénéficiera, grâce aux radicaux et à Yvon Delbos, de constructions scolaires nouvelles, d'un enseignement agricole et technique amélioré, de colonies scolaires et d'un outillage sportif à la mesure des besoins populaires.

Patrons et ouvriers doivent être associés dans la collaboration et les bénéfices des entreprises. Nous combattrons le chômage. Nous ferons droit à la juste requête des syndicats agricoles, dont le programme, exposé par la C.G.A., a, sous réserve d'une étude de certains points (car il ne serait pas sérieux de tout promettre les yeux fermés), notre adhésion réfléchie.

Nous nous attacherons à généraliser les méthodes d'association au rendement, qui amélioreront le pouvoir d'achat du travailleur, il est indispensable à toute la production française, et en particulier à P agriculture, d'augmenter les exportations et de réduire les importations, pour rendre favorable la balance commerciale, signe essentiel de la prospérité du pays.

Nous voulons harmoniser les prix agricoles avec les prix industriels, pour éviter que le travailleur des champs, qui dépend de l'industrie pour son outillage, ne soit obligé de vendre bon marché une récolte qui lui revient plus cher à produire. Cette harmonie ne pourra être atteinte que par une compression des prix industriels, qui réclame une redistribution des matières premières possédées, non seulement par notre pays, ruais plus encore par nos grands alliés. La politique économique rejoint ici la politique étrangère.

Cette solidarité des grandes démocraties, commencée dans la lutte contre Hitler, nous la poursuivrons dans la bataille contre le chômage et la misère. Nous savons que les nations occidentales forment un bloc spirituel autant qu’économique et que, dans le cadre de l’OiN.U,, elles travaillent à faire reculer l’esprit d’agression et à scanner pour J a défense de la liberté. Dans la part qui incombe à la France pour cette défense commune, il doit être tenu compte des efforts déjà faits par elle afin de repousser régression communiste en Indochine* Nous saluons respectueusement les soldats qui luttent sous le drapeau français. Nous nous indignons de voir des communistes se retrancher, en cette circonstance, comme en tant d’autres, de la famille française et faire cyniquement des vœux pour ceux qui tuent nos soldats et assassinent nos colons.

Les armements ne suffisent pas, nous le savons, à garantir la paix. 11 faut une volonté dJen tente internationale : elle commence à réunir les nations de l’Europe occidentale et nous nous réjouissons de toutes les initiatives qui rendront impossible tout nouveau conflit. Mais la politique annexionniste de la Russie soviétique nous contraint à une vigilance armée, qui cessera le jour où les dirigeants de Moscou reconnaîtront leur erreur. D’ici là, il faut que la France et les autres démocraties, restent unies et fortes pour rester libres. Notre faiblesse encouragerait ^agression et serait par là une cause de guerre. C’est ainsi que la paix sera sauvée,

Eleetrices, électeurs.

Les meilleurs programmes ne valent que par les hommes qui les appliquent. Nous vous demandons de vous compter sur des hommes que leur origine, leur compétence , leur dévouement, leurs titres passés, vous garantissent de leur action future.

Nos cinq candidats représentent les divers arrondissements de la Dordogne, Le docteur Lagoubie, maire et conseiller général de Montpon, s'est acquis, par la sympathie qu'il inspire et les services qu’il rend, une situation de premier plan dans le Rîbéracois. Notre ami Eyma, conseiller général de Sigoulès, qui a de magnifiques titres de guerre, défendra avec sa compétence de juriste et de propriétaire, les intérêts de la viticulture et, en général, ceux du Bergeracois.

Notre ami Rondeau, représentant les travailleurs du rail, adjoint au maire de Périgueux, où son concours est si précieux aux intérêts périgourdins, , défendra particulièrement les anciens combattants et les victimes de la guerre. Notre ami Laforest n’est pas seulement un spécialiste de droit rural, en qui l’arrondissement de Nontron trouvera un défenseur fidèle ; conseiller de l’Union française, il est expert en question d’Extrême-Orient et soutiendra les intérêts de lapins grande France. De notre chef, Yvon Delbos, il suffit de rappeler que, depuis près de trente ans que les électeurs lui sont restés fidèles, il a rempli les plus hautes fonctions. Sa compétence na d’égale que sa probité, et sa bonté que son courage. II a toujours payé de sa personne. <c Entre les deux guerres, il est resté fidçle à l’idéal républicain. Nul mieux que lui n’a dénoncé la politique de démission pratiquée par Laval en 1935, mis en garde son propre parti contre le mirage d’un rapprochement avec Y Allemagne d'Hitler. En juin 1940, il n’a pas failli et voulait continuer la lutte contre tous les ennemis de la patrie. 11 ne s’est associé ni de près ni de loin à Vichy r II est resté fidèle à la République. Son refus de l’armistice, son hostilité au régime de Pétain, son attitude fermement patriotique, ses contacts avec la Résistance qui ont motivé son arrestation, le classent parmi les résistants les plus authentiques, » « Signé : Charles Serre » (14 août 1950); Vous avea bien lu : Charles Serre, aujourd’hui candidat sur la JJste communiste, ç’esLà-

dire un adversaire politique, rend à notre chef un éclatant hommage. Quel démenti aux calomnies odieuses de ses amis communistes I

Eiectrices, électeurs,

Il faut qu'autour du R. G. R. , vainqueur aux élections du 17 juin, puisse se rassembler mie majorité de républicains qui, malgré leurs divergences, travailleront en commun à sauver les valeurs essentielles : la patrie, la République, la liberté et la paix.

Entre la France et Moscou,

Entre la République et le stalinisme,

Entre la liberté et la dictature,

Entre la paix et la guerre civile,

Votre choix est fait.

Vous barrerez la roule au communisme.

Vous ôterez au parti communiste en Dordogne, le prestige d’être le parti le plus nombreux du département.

Un seul parti peut y parvenir : le nôtre, fort de plus de 54,000 voix aux élections de 1946,

Vous compléterez sa victoire en votant, sans abstention ni panachage pour la liste Yvon DELBÛS et vous aurez bien mérité de la Dordogne et de la France,

Vive la République 1

x Liste républicaine radicale et radicale^socialiste et du Rassemblement des Gauches républicaines*

Liste apparentée avec les Groupements nationaux :

Parti S. F. /. O- et parfis Af- iî, P. et Républicains démocrates et l'Union des Indépendants et paysans.

Eiectrices, Electeurs,

Il y a cinq ans, les candidats du Rassemblement des gauches républicaines vous mettaient en garde « contre les dangers extrémistes », et, dans ce département, leur appel déjà était largement entendu.

La liste radicale-socialiste avait groupé en 1945, 25*273 voix. Elle en groupait, le 24 juin 1946, 52.861, et, en novembre, 54,619, Une telle progression montrait qu'en pays périgourdin le bon sens n’est pas en défaut et que le peuple sait reconnaître ses bons serviteurs.

Un péril mortel menace aujourd'hui ia France et le monde.: rinïpérialisme soviétique. Le Parti communiste s’est retranché lui-même, par son asservissement à Moscou et par sa doctrine totalitaire, de la France et de la République,

Nous souffrons aussi de voir un grand Français comme le général de Gaulle alarmer les amis de la liberté par ses attaques contre tes institutions républicaines.

Pour défendre ensemble la France et la République, les candidats du Parti radicalsocialiste et du Rassemblement des gauches républicaines sollicitent vos libres suffrages. Nous eussions préféré le faire dans un autre mode de scrutin. La loi électorale qui noug

régit actuellement n a été acceptée par nous que comme un correctif imparfait du régime électoral monstrueux établi après la Libéral tïfn>4*Tii s que jamais, nous estimons qu'on ne rendra vraiment à T électeur sa souveraineté qu'en rétablissant le scrutin d'arrondissement à deux tours qui permet ù toutes les Françaises et à tous les Français d’élire l'homme de leur choix, celui qu'ils connaissent et en qui ils ont confiance* Nous nous engageons à déposer, dès la rentrée parlementaire, un projet de loi tendant au rétablissement du scrutin d'arrondissement à deux tours. Yvon Delbos qui a mené ardemment la bataille pour ce mode de scrutin, paraît qualifié pour la continuer jusqu'au succès dans la prochaine législature.

En même temps, nous défendons un projet non moins nécessaire et urgent de réforme constitutionnelle : nous avons les premiers dénoncé les défauts d'une constitution dont tout le monde, aujourd'hui, reconnaît les vices.

La loi nous faisait une nécessité impérieuse de nous apparenter, afin de grouper, quelles que fussent leurs divergences doctrinales, toutes les fractions résolument nationales et républicaines. Tel a été le vœu de notre parti. Mais l'apparentement n'est point une abdication. Nos candidats ne puisent que dans leur conscience et les principes de leur Parti les maximes de leur conduite à venir comme les raisons de leur effort passé*

Cet effort a tendu, dans une Chambre où le petit nombre de nos élus restreignait l'efficacité de leur action, à empêcher l'égoïsme des uns, la démagogie des autres, de ruiner l'autorité naissante de la IVB République. Interprètes des paysans, artisans, commerçants, ouvriers, employés, fonctionnaires, dont l'esprit de probité, de labeur et d’épargne a toujours fait la force du pays, nous avons, seuls de tous les partis de gauche, défendu la petite propriété à propos de la loi du métayage* Nous avons amélioré le sort des anciens combattants et des victimes de la guerre, comme des vieillards et des économiquement faibles, protégé les intérêts des planteurs de tabac et des viticulteurs, jeté les bases d'une réforme fiscale abrogeant les droits de succession en ligne directe. Yvon Delbos a été l'initiateur d'une telle mesure parla loi qu’il fit voter en 1927 pour l’héritage paysan*

L’action d'Yvon Delbos au. Ministère de l’Education nationale a été généreuse et efficace. Grâce à lui, le montant des crédits affectés aux contractions scolaires a été, en 1950, 9 fois celui de 1946 et 19 fois celui de 1945. Les bourses ont été augmentées en valeur et en nombre. Une réforme générale de l'enseignement a été entreprise, qui assurera à la France le recrutement démocratique et harmonieux de ses élites intellectuelles,

La chasse aux abus, aux emplois inutiles, la simplification et l’allégement des rouages administratifs ont été menés avec les forces que nous permettaient nos effectifs parlementaires; il ne dépend que de vous, en votant pour notre liste, d'accroître ces forces et d'intensifier notre action.

Au dehors, nous avons lutté de toute notre âme pour faire reculer ïe spectre de la guerre* Contre le danger de servitude et de guerre que l'impérialisme soviétique fait peser sur le monde entier, nous avons tout à la fois accru la défense du pays et noué un faisceau d'alliances avec l’ensemble des peuples libres* En plein accord avec nos anciens camarades de combat de Grande-Bretagne et d'Amérique, qui ont Brisé avec nous la tyrannie de Guillaume U et la folie sanguinaire d'Hitler, nous saurons tenir à l’écart de nos frontières la tyrannie soviétique*

Les tâches qui attendent la législature prochaine sont nombreuses et lourdes*

Le première est l»défense du pouvoir d’achat des travailleurs, sans cesse compromis par la hausse des prix, qui n’est autre chose que la dévaluation de la monnaie. Mais on ne défend pas la monnaie par une déflation qui aggrave les inégalités de la fortune en refusant au plus grand nombre les biens de consommation. Il convient donc d’équilibrer la hausse nécessaire des salaires avec la réévaluation des prix fondamentaux, de manière que le producteur agricole trouve une juste rémunération de son effort. La solution d’un tel problème déborde les frontières nationales et ne peut être atteinte que par un accord avec la Grande- Bretagne et les Etats-Unis sur la redistribution des matières premières qui assurera à notre

industrie la possibilité de produire à meilleur marché, et à Ta gri culture les débouchés dont elle a besoin*

Pour aider à la reprise de l'industrie et du commerce, il convient d’alléger la charge fiscale qui pèse sur le pays par une politique courageuse d1 économies massives* Seule, une réforme administrative générale, simplifiant et unifiant les rouages compliqués et inutiles pourra mettre fin. aux abus et aux gaspillages*

Le principe de la nationalisation est juste ; son application a été décevante* Il faut contrôler la gestion des entreprises nationalisées, les soumettre aux obligations qui régissent l’industrie privée, éviter le gaspillage des crédits*

La Sécurité sociale est un grand bienfait auquel nous ne saurions renoncer, mais son fonctionnement doit être rendu plus rapide, moins onéreux, plus efficace* Il 11e suffit pas dTen dénoncer les abus : il faut d’urgence supprimer ces abus. Nous ne voulons pas revenir sur les réalisations sociales, mais au contraire leur permettre de subsister et, pour cela, les améliorer* Tenant compte de l'expérience, la première étape de Ta venir doit être la collaboration avec l’initiative privée, les entreprises mutualistes et coopératives*

Coi aménagement des services publics ne doit entraîner pour aucun Français ni disgrâce imméritée ni chômage j par la remise en marche de l’industrie et du commerce, les bras que rendra disponible la réforme du secteur public devront être assurés d’un réemploi immédiat dans le secteur privé.

 cette fin, il faut prévoir de larges crédits d 'équipement national, oii l’épargne privée ne craindra pas de s’investir quand elle aura confiance dans un Etat remis en ordre et sévèrement contrôlé. Les crédits d’équipement agricole doivent être augmentés. Nos campagnes ne sont que partiellement électrifiées; elles sont encore trop souvent dépourvues d?eau : 1 adduction de l’eau, source d’hygiène et de bien-être retiendra le cultivateur à une terre désormais plus accueillante. L’habitat rural, trop souvent délabré et trop sommaire, devra etre amélioré et modernisé* Le surpeuplement de l’habitat urbain a créé une crise du logement dont la solution s impose : il faut rebâtir hardiment, et la prospérité du bâtiment se répandra sur la nation tout entière.

L’éducation nationale, qui ne se comprend en démocratie que dans une laïcité respectueuse des croyances, doit être dispensé^, dans le cadre de la liberté, h une jeunesse dont 1 Etat reconnaîtra le mérite, où qu’il se rencontre, pour donner à chacun la place dont il est digne.

Au dehors, nous continuerons à défendre la paix. Les communistes invoquent hypocritement ce mot pour nous désarmer et nous séparer «de nos alliés également pacifiques, en face d’une Russie agressive et armée à outrance. Il faut donc que les peuples libres, fidèles à l’O. N. U*, restent unis et assez forts pour faire respecter leur indépendance et assurer la paix. Nous soutiendrons toutes les initiatives qui aideront à rendre impossible de nouvelles guerres* Nous travaillerons à mettre un terme aux hostilités encore ouvertes Extrême -O rient pour autant que l'impérialisme soviétique y consentira*

Nous souhaitons ardemment que le peuple russe rejoigne un jour la communauté des peuples, mais, en attendant, c’est contre l'impérialisme communiste qu’il faut, chers concitoyens, faire front le 17 juin.

Les outrages et les calomnies dont notre Parti et ses chefs sont abondamment abreuvés par les hommes de Moscou garantissent leur intégrité et leur vaillance* En votant pour eux, vous défendrez à la fois vos foyers, votre liberté, votre honneur. Vous serez digne de toutes celles, de tous ceux qui, au cours des dernières guerres, dans la lutte contre l’ennemi, nous ont valu, par leur sacrifice, de pouvoir vivre libres et pacifiques*

Vive la République !

Vive la France !

Yvo^DELROS, Député. — Ancien Ministre*

Henry LA FO H EST, Conseiller de FUnîon française,

Jean RONDEAU, Adjoint au maire de Périgueuü*

Jean EYMA,

Conseiller général de Sigoulès.

Jean LàGOUOÏE,

Conseiller général de Montpcn.

Liste démocratique S, F* I* O*

apparentée à la liste radicale-socialisle et R. G* R., à la liste d'action économique itjJûî/fanna M.R* P*,

et à la liste des indépendants et paysans .

Aux électrices et électeurs,

Nous voulons maintenir la République de nos pères, fondée sur les principes de 1789, qui ne connaît d’autre souveraineté que celle de la loi et garantit les libertés de chacun*

Contre les partisans des régimes totalitaires, dits « démocraties populaires fr, dans lesquels une féodalité partisane sonmise à Moscou et une clique policière peuvent, à chaque instant, envoyer des innocents dans les prisons et dans les bagnes ï

Contre les partisans d'un régime personnel oii le Gouvernement n’est pas soumis au contrôle des élus du peuple et des citoyens, librement associés dans de libres groupements politiques ou professionnels.

Nous voulons, contre les communistes et les néo- gaullistes prêts, les uns et les autres, aux aventures pour prendre le pouvoir, défendre la paix publique, si nécessaire au relèvement définitif de notre pays,

La République, seule, peut nous donner la paix entre français, dans le respect de la loi et la libre discussion* Pour nous, socialistes, Léon Elum La dit : elle s'identifie avec la patrie, les libertés civiques, la paix publique et la paix tout court.

L'accroissement de la production, la restauration économique, une juste répartition du revenu national et des charges fiscales, Légalité entre les agriculteurs et les autres catégories de travailleurs, un niveau de vie accru, demeurent les conditions fondamentales du maintien et du développement des libertés.

Voilà ce que nous voulons réaliser et bâtir, mais on ne peut bâtir si 1 on n est sur du

lendemain*

Les socialistes veulent assurer à la France des lendemains pacifiques ; contre ceux qui souhaiteraient livrer le pays à un envahisseur étranger comme contre ceux qui voudraient fisoler dans le monde; nous proclamons que seules la solidarité internationale et la sécurité collective peuvent éloigner la guerre*

Le Parti socialiste appelle tous les Français et toutes Iss Françaises, tous ceux qui travaillent, peinent et espèrent, à contribuer â l'œuvre de progrès qu’il veut entreprendre.

Pour la France, pour la République 1 Pour la liberté et pour 1a paix 3

Votez en masse le 17 juin pour les candidats du Parti socialiste

Les Candidats,

Robert LACOSTE,

Député sorlant. — Ànden ministre* — President du Conseil général* — Maire (TAzcrat*

Aimai PRADEAU,

Conseiller général de Ribérac. — Maire de Villetoureix*

Edouard DUPUY,

Con se il 1er- général* — Maire de Vil I a m b lard,

Henri ROLAND,

Propriétaire-exploitant à La Roque-Gageae* — Planteur de tabac*

Yves MA SS Y,

Conseiller général de Bussière-BadiL — Maire de Pïégut-Pluyier?*

Ce que vous devez savoir sur h loi électorale,

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