DOUBS
Liste d'Lnion des indépendants* paysans et
républicains nationaux. * , . M. Koland de Moustier (RJ*),
M. Auguste Joubert (RJ.)*
Liste socialiste S ■ F J . O . * , . . * . . M. Jean Minjoz (S . F .1 . 0 .).
Liste du Rassemblement du peuple français* . M, Marcel Prelot (R- P. F.).
Liste d'union des Indépendants* des Paysans et des Républicains nationaux
Présentée par
le Centre national des Indépendants.
Nous nous présentons à vos suffrages sous le signe de Tunion réalisée avec les indépendants et les paysans.
Nous restons des hommes qui refusent de déléguer à d’autres leur faculté de penser et de juger. Pour nous, l'exercice du mandat parlementaire ne consiste pas à obéir aveuglément à un homme ou à un parti , mais à défendre l'intérêt national, guidés par notre conscience.
Nous voulons une société juste et fraternelle, tout entière orientée vers F atténuation du malheur des hommes.
Nous voulons une société honnête et véridique, qui ne promette que ce qu'elle peut donner, mais qui donne tout ce qu’elle a promis. Nous sommes les défenseurs de toutes les libertés, notamment la liberté de renseignement.
Travailleurs I
Nous sommes pour une lutte ardente et constante contre la misère et toutes les souffrances et menaces qu'elle engendre.
Nous voulons accroître la productivité des usines et des ateliers et donner à tous du travail.
Nous voulons augmenter les réalités du salaire et faire obtenir par chaque travailleur la rémunération la plus élevée possible.
Nous voulons que les salariés obtiennent la plus grande part possible des augmentations continues de la productivité due aux progrès techniques.
Nous sommes partisans de la sécurité sociale. Nous la voulons large et généreuse. Mais nous exigeons qu'elle soit exclusivement au service des assurés. Nous voulons qu'elle ait une gestion décentralisée et qu'elle soit soumise à un régime financier étroitement contrôlé pour éviter les abus dont les charges pèsent sur l'économie du pays.
Artisans î
Nous voulons maintenir par un statut légal la prospérité de l'artisanat actuellement écrasé par une fiscalité excessive* Améliorer les moyens de travail des artisans en mettant à leur disposition des moyens de crédit.
Cultivateurs î
Nous voulons accroître autant qu'il est possible le pouvoir d’achat de la classe paysanne par l’augmentation du rendement, une brge politique de crédit agricole* et par des prix justes et rémunérateurs, jamais en dessous du prix de revient*
Nous souhaitons une collaboration étroite entre les dirigeants de la G, G* A* et les pouvoirs publics.
Nous voulons que les paysans de France jouissent des mêmes avantages sociaux que les autres catégories de salariés* La parité en matière d'allocations familiales et de sécurité sociale doit être obtenue grâce à un mode de financement acceptable pour les paysans.
Nous voulons développer renseignement agricole à tous ses stades et améliorer les conditions de vie à la campagne, par un Large programme d’équipement rural, notamment adduction d eau, électrification des écarts, motorisation.
Commerçants I
L’augmentation du pouvoir d’achat des salariés et des cultivateurs profitera au commerce que nous voulons libre.
Nous voulons une simplification et une amélioration de vos charges fiscales et parafiscales, L’impôt ne doit plus nous frapper par anticipation* ni par rétroactivité.
Industriels !
Nous voulons une réforme profonde de la fiscalité,
Nous voulons réduire dans de nombreux domaines le montant excessif des impôts et assurer leur rentabilité* Pour obtenir ce résultat, il faut exercer un contrôle féroce des dépenses publiques* pour chasser les gaspillages, interdire et sanctionner les abust supprimer les services inutiles.
Il faut absolument renoncer à financer par l’impôt les investissements des entreprises nationalisées qui représentent 70 0/0 de l’activité industrielle du pays et dont les investissements et déficits atteignent le quart du budget de l’Etat*
Pour cela, il faut réformer la gestion des entreprises nationalisées, en rendre l’exploitation bénéficiaire et les laisser financer elles-mêmes leurs investissements comme les entreprises privées*
Il faut aussi que l’Etat renonce aux spoliations des patrimoines privés, aux lois rétroactives, aux abus de la fiscalité et par-dessus tout à la dépréciation continue de la monnaie.
Nous voulons une large politique de crédit aux entreprises privées en rappelant que, jusqu’à ce jour, 78 0/0 des crédits d’équipement a été alloué au secteur nationalisé, qui n occupe cependant que 25 0/0 de la main-d’œuvre.
Fonctionnaires 1
Libéré de la charge des investissements et des dépenses inutiles, le budget de l’Etat, devenu excédentaire, pourra faire face à ses charges normales et payer les traitements des fonctionnaires qui, dans de trop nombreux cas, sont insuffisants*
Economiquement faibles I
Ruinés par les dévaluations successives, la situation des victimes de guerre et des économiquement faibles s’est aggravée de jour en jour. Seule une saine politique budgétaire, défendant à tout prix la monnaie, permettra l’amélioration de leur sort et l’accroissement de leurs ressources.
Sinistrés et sans-logis !
L’état du logement en France, tant à la ville qu’à la campagne, est une tache ineffaçable nu front de tous les Gouvernements qui ont été au pouvoir depuis 1920. Peut-on sérieusement prétendre qu’on a voulu le progrès social quand on a systématiquement organisé et entretenu la carence de la construction et de l’entretien immobilier? Un Gouvernement qui obtiendrait la confiance du pays pourrait, par le moyen de larges emprunts, accélérer la reconstitution des biens sinistrés et l’amélioration de l’habitat.
Defense nationale 1
La force française doit être refaite le plus vite et le mieux possible. L’armée française doit renaître, car, si elle n’avait pas retrouvé son existence, la France cesserait d cxisLer. Nous voulons intégrer l’armée française dans des forces européennes ou atlantiques, mais nous la voulons susceptible de garder éventuellement sou autonomie. ^
Nous voulons de toutes nos forces la paix, et nous pensons que, pour l’obtenir, il nous faut beaucoup d’alliés puissants et forts et résolus à combattre à nos côtés tout agresseur de notre territoire national et des pays de l’Union française.
Pour réaliser ce programme, nous tendons la main à tous les Français et toutes les Françaises épris de liberté qui veulent travailler au relèvement de notre pays dans les traditions démocratiques et républicaines qui ont fait autrefois le renom de la France dans le Mondes
Marquis de MOUSTIER,
Conseiller général de Rougemont, — Président du Conseil général du Doubs.
Délégué au Conseil de l’Europe, — Député du Doubs,
Auguste JOUBERT,
Conseiller municipal de Besançon. — Questeur de l’Assemblée Nationale. — Député du Doubs.
Joseph DEC REUSE,
Maire de Monlrand-lc-Chàteau. — Conseiller général do Quingey, — Mandate par la C.G.A,
Docteur Jean DAltET,
Adjoint au maire de Ponl-deRoide, — Conseiller général de Pont-da-Roide,
(Liste apparentée au Mouvement républicain populaire (M.R.P.)*
Liste du Parti socialiste S. F. I. O.
Electeurs et Electrices,
Les libertés républicaines sont menacées par le double assaut du néo-gaullisme et du communisme stalinien. La paix est menacée par l’impérialisme soviétique.
Le Parti socialiste proclame sa volonté de défendre l’indépendance nationale et la démocratie.
Mais il n’y a pas de véritable liberté, ni de paix possible, là ou ne règne pas la justice sociale.
En conséquence, la restauration économique, la réforme des impôts, la lutte contre le chômage, un pouvoir d’achat accru, conditions indispensables de cette liberté et de la paix, sont les points essentiels du programme socialiste.
'^our que ce programme soit réalisé, votez pour la liste socialiste, qui, en dehors des listes gaullistes et communistes, est la seule liste se présentant seule. ^
Voici nos candidats :
Jean MINJOZ Député sortant
Né en 1904, avocat au Barreau de Besançon depuis 1924, Jean Minjoz consacra de très bonne heure son intelligence et son activité à la cause des travailleurs. Très tôt, suivant les traces de son père tué pendant la première guerre mondiale, Jean Minjoz fut un socialiste fervent et un militant de premier ordre.
Blessé grièvement en 1940, il mérita des citations magnifiques. L’atteinte très sérieuse portée à sa santé ne l’empêcha pas de prendre d’importantes responsabilités dans la Résistance. Arrêté en 1944, il dut subir l’internement, et dut à son état de santé déficient d’éviter la déportation. Libéré, il continua son activité au Comité départemental de la Libération.
En 1945, il est élu au Conseil municipal ; l’estime générale dont il jouit lui valut d’être élu maire de Besançon à l’unanimité.
Pendant les deux années et demie où II administra la ville, mandat très court pour faire d’importantes réalisations, surtout à une époque où tout manquait, Jean Minjoz sut cependant faire une œuvre très importante, il tint compte des intérêts les plus divers et se pencha tout particulièrement sur les questions d’intérêt social.
On n’a pas encore oublié l’importance de son œuvre dans le problème de l’eau, dans la remise en état de la ville après les années d’occupation, dans la création des colonies de vacances municipales, dans la remise en état des locaux scolaires et la création de classes et d’écoles, la construction de logements.
On n’a pas oublié non plus le maire que fut Minjoz, intègre et dévoué, ne connaissant que l’intérêt général.
Après avoir été membre des deux successives Constituantes, Jean Minjoz est élu député à l’Assemblée Nationale en 1946.
Minjoz fut un parlementaire remarquable par sa puissance de travail, ses capacités et son dévouement. Il força l’admiration de ses adversaires eux-mêmes.
Son passage au trop rapide Ministère Blum fut marqué par la volonté de lutter contre la vie chère et les spéculations.
Le rôle très important qu’il joua à la Commission de la Justice et de législation, où il fut un actif vice-président, l’a mis au rang des parlementaires les plus actifs et les plus compétents.
Pour mieux remplir son mandat, Jean Mmjoz jugea de son devoir de sacrifier sa profession, et abandonna provisoirement sa place au Barreau. Il eut une grande activité, tant dans les commissions que dans les débats, où il soutint ses nombreux amendements et ses propositions de loi.
Aux travaux du député et du conseiller municipal, il ajouta le dévouement et à Fassodation des mutilés du Doubs, à la fédération des œuvres laïques, à la commission supérieure des Caisses d’épargne.
Le travail si considérable qu’il a fourni à l'Assemblée Nationale n’a jamais empêché Minjoz de sacrifier des nuits de voyage et des dimanches, qui auraient dû être de repos, à revenir dans son département pour y faire des comptes rendus de mandat fréquents et sincères, et pour garder avec la population ce contact qui est indispensable aux yeux d’un vrai démocrate.
Georges REVERBORI
Georges Reverbori est né en 1907, à Lods ; devenu instituteur, il se dévoua très jeune au syndicalisme et au Parti socialiste.
À son retour de captivité, il entra dans les rangs de la Résistance ; il y fut très actif et très courageux, et échappa de peu aux Allemands*
A la Libération, il devint conseiller municipal de Montbéliard, puis conseiller général du canton d’Àudincourt.
Dans l’assemblée départementale, sa compétence et son activité sont très appréciées, notamment dans les questions financières et scolaires, où il fait un excellent travail.
Sa valeur et ses connaissances administratives le firenL désigner comme successeur de notre ami Bermont aux fonctions de président de l’Office des IL Lt M, du Doubs. 11 remplit cette tâche difficile avec énergie et compétence.
Georges Reverbori est aussi président de la fédération du Doubs des combattants républicains.
Elu au premier Conseil de la République, il s’imposa immédiatement et devint membre de la Commission des Finances; il fut chargé plus spécialement des rapports relatifs au budget de l’Education nationale.
La coalition R, P. F. - P. R. L. causa son échec aux élections de 1947, Le Parti ne voulut passe priver des services d’un camarade aussi capable, il le désigna comme conseiller de PUnion Française.
Dans tous ses mandats, Georges Reverbori montra de grandes qualités de sérieux, beaucoup de savoir administratif, et un grand dévouement à la chose publique.
Jules PàGNIER
Jules Pagnier, employé des ponts et chaussées, est né à Pontarlier, en 1904.
Enfant d'une famille ouvrière, il a connu les difficultés de la vie depuis son jeune âge, et il a gagné sa vie alors qu’il n’était encore qu’un enfant.
Le dévouement à la classe ouvrière, à laquelle il est toujours admirablement fidèle, caractérise toute l’activité de Jules Pagnier.
Militant syndicaliste de valeur, il s'attache bientôt à la doctrine socialiste.
Son activité dans la Résistance est bien connue. 11 combat dans les rangs de k Libération », il commande un sous-groupement de l’armée secrète. Ï1 participe à la libération de Pontarlier. Puis, dans le régiment de Franche-Comté, il poursuit l’ennemi et mérite, dans les combats des Vosges, une admirable citation.
Devenu maire de Pontarlier, Jules Pagnier montra alors de grandes qualités d'administrateur. Les plus grands progrès s accomplirent ainsi /à Pontarlier, grâce aux maires socia- - listes que cette cité a su se donner.
Actuellement conseiller municipal, notre ami Pagnier continue son œuvre syndicaliste et socialiste. Homme du peuple, fidèle au peuple, il est le type même du représentant du
peuple : généreux et désintéressé, capable aussi bien d’héroïsme dans le danger que de sagesse dans l’administration.
Ernest LELACHE
Ernest Lelache est né en 1893, à Bavans. Il fit la guerre de 1914-1918, où il eut une très belle conduite, et devint maire de sa commune en 1925.
Il fut élu conseiller d'arrondissement eo 1928,
Pendant l'occupation, il dirigea vaillamment toute la Résistance du secteur de Ravans* En 1945, i! était élu conseiller général, sans avoir eu de concurrent. Par contre, en 1949, c'est malgré la campagne acharnée menée contre lui par les communistes et le lu P* Equ'il fut réélu avec une très grosse majorité contre le senateur-maire de Montbéliard*
Notre ami s'est dévoué toute sa vie à sa région, aux questions scolaires, sportives, et aux associations d'anciens combattants, La grande activité et les services qu'il a rendus lui ont valu la croix de Chevalier de la Légion d’honneur en 1937, puis la rosette,
Ernest Lelache mérite la plus grande estime et la plus grande confiance.
Votez pour la liste S. F. L 0* contre le gaullisme et contre le stalinisme 1
S'abstenir, c'est favoriser la dictature de 1 un ou de l'autre*
Vu :
Les candidats.
Ras semblement
du peuple français* y
Président i Charles De Gaulle*
Electrices et électeurs comtois,
C'est à vous, directement, que nous nous adressons maintenant*
Les états-major des partis, qui, sans cesse* réclament l'union n ont rien fait pour la réaliser. Tout au contraire, soucieux seulement d’additionner des voix sans conjuguer des volontés, iis ont abouti à deux apparentements étranges dont l'un est déjà rompu, tandis que l'autre fait éclater aux yeux de tous la collusion des prétendus « indépendants » a\ec la IIIe force.
Nous-mêmes avons été jusqu'au bout de la conciliation en acceptant le 24 mai, à 18 heures, à Fhôtel de Paris, à Besançon, l'apparentement proposé par les indépendants. Maïs celui-ci a été, sur-le-champ, rejeté par le M*R*P* et les radicaux. L'offre ainsi faite devenait caduque, puisque le refus dJun co-contractant — - à plus forte raison de deux empêchait d'atteindre le but recherché.
L'union que des chefs partisans ont manquée, c’est à vous, éïectrices et électeurs du Doubs, de la réaliser et de l’étendre à tous nos concitoyens, qui, naguère, engagés sur de fausses voies, sentent aujourd’hui la nécessité de se rassembler avec nous sur les objectifs de salut public qu’impose le péril intérieur et extérieur^/- Elcctricea, électeurs du P.R*L,
En 1946, vous avez donné vos voix aux adversaires de la constitution de 1946. Vous avez envoyé au Palais-Bourbon des députés d’opposition, dont la campagne avait été menée contre le « Tripartisme » et, particulièrement contre le M.R.P., aile droite de la majorité socialo-communiate.
Aujourd'hui, après avoir le plus souvent appuyé la majorité de IIIe force, MM. de Moustier et Joubert reviennent à vous en compagnie de M. Lambert et sous un nouveau
nom? la plupart des députés du P.R,L+ ayante en cours de législature, rejoint le Rassemblement.
Demain, les indépendants qui n’ont ni chef* ni programme, ni doctrine, vous ramèneront Pleven, Bidault, Mayer ou Queuille, à moins que, selon leur cœur, ils ne recourent aux artisans du désastre, aux Herriot, Daladier, ou Reynaud,
Electeurs nationaux, nul ne peut, en 1951, se déclarer < national » contre le général De Gaulle.
Electrices, électeurs M.R.P,
En 1946, en grand nombre vous vous êtes abstenus au référendum sur la mauvaise constitution. Vous avez cependant voté pour le M. R, P, -parce que vous avez vu dans celuici, comme aux deux élections précédentes, le parti le plus proche de l'idéal de rénovation politique et sociale du général De Gaulle. Depuis l'automne de 1949, le parti de « la fidélité » est devenu celui de l'ingratitude, L'Auhe s'abaisse à caricaturer et à défigurer les propos du libérateur de la patrie. Les fondateurs de votre Mouvement, les déportés Michelet et Terrenoire, ont été exclus par le tandem Bidault- Colin. Poursuivant les chimères d’un « pas d’adversaire à gauche», une aile de votre mouvement, se fait le fourrier du communisme tandis que l’autre se satisfait d'une gestion des affaires courantes et des menus revenantbons du pouvoir.
Electeurs catholiques sociaux et démocrates chrétiens, Pâme et la vie de votre programme sont au R. P. F. avec rallocation-éducation et l'association capital -travail . Ne reniez pas vous-mêmes vos plus précieux objectifs pour des alliances contre nature.
Electrices, électeurs radicaux.
En 1946, vous avez, dans Ton semble, appuyé la liste P.R.L. après vous être compté sans succès aux deux élections des deux constituantes. Cette fois -ci encore vous risquez de grouper en vain quelques milliers de voix. Préoccupez-vous de voter utilement. Rappelezvous aussi, qu'il y a quelques mois, quelques semaines encore, vous étiez avec nous et que plusieurs des vôtres continuent à militer dans nos rangs pour cette République de la Victoire dont Clemenceau a été la première fois, le champion et De Gaulle, la seconde.
Vous avez avec nous, rétabli la légalité républicaine. En 1947, nous avons ensemble expulsé le triforcisme des grandes villes et d'une foule de municipalités. Nos adversaires sont les mêmes : ceux de la République et de la Société libre née de la déclaration des Droits de 1789.
Electrices, électeurs républicains, la République se défend contre Staline, elle ne se défend pas contre De Gaulle qui Ta continuée à Londres en 1940 et ramenée à Paris en août 1944,
Electrices, électeurs socialistes.
En 1946, vous avez voté pour le parti qui représentait pour vous l'espérance du progrès social. Vos chefs se sont contentés d'administrer vaille que vaille le pays dans les Départements ministériels qui leur étaient confiés. Plusieurs n'ont négligé ni les avantages personnels, ni les prébendes. Mais pour vous, ils n'ont accompli aucune réforme de structure. Les nationalisations nouvelles qu’ils préconisent n’apporteront aucun bénéfice à la classe ouvrière. Victime d'une doctrine sclérosée, la S. F, 1,0. tourne le dos aux véritables réalisations populaires.
11 faut reprendre la vieille tradition française et comtoise du socialisme associationniste de Fourrier, de Proud'hon et de Considérant et par l'association capital- travail assurer la promotion ouvrière,
Electrices, électeurs socialistes. De Gaulle a fait plus de réformes sociales que vingt ans de Parlement. Lui seul peut, dans 1 ordre et dans la paix procéder aux transformations de
structure que moderne*
rendent nécessaires révolution des techniques et les exigences de la conscience
Electrices, électeurs communistes*
En 1946, beaucoup d’entre vous ont voté pour une vie moins dure, pour la résistance, ponr le pain et pour fa paix. Aujourd’hui vous savez que le Parti communiste s est séparé de la Nation, qu’il n’est plus qu’une faction au service de l'impérialisme soviétique. Revenez tant que la chose est encore possible à la communauté nationale* De Gaulle avait fait confiance h votre patriotisme. Lui ne vous avait pas exclu de la b rance libérée* Mais vos chefs ont rendu vains ses efforts et fait avorter une grande espérance*
Electrices, électeurs ouvriers de l’usine et des champs, votre place est avec De Gaulle qui défend le pays contre tout empiètement étranger, qui a su dire « non » à Roosevelt après Yalta et qui saura maintenir l’indépendance du sol et du travail français*
Electrices, électeurs comtois, voici venir l’heure du grand choix, vous êtes femmes et hommes de jugement sûr et d’indépendance personnelle. Pesez le pour et le contre* Décidez vous vous-mêmes* Adoptez la seule manière de voter dans laquelle comptera vraiment votre libre suffrage* Faites du Rassemblement du peuple français le premier groupe del Assemblée nouvelle*
Vous ne le regretterez pas*
Les candidats :
Marcel PRÉLOT
Professeur à la Faculté de Droit et à ITnstitut d’Etudes Politiques de Paris.
Membre du Comité constitutionnel* — Recteur de l'Académie dé Strasbourg, de la Libération à novembre 19463 a réorganisé renseignement français en Alsace et en Lorraine* Vice-président des « Semaines sociales » de France*
Propriétaire rural et Conseiller municipal à Dambelîn (Doubs), — Membre du Conseil de direction du R,P. Fs Evacué à Clermond-Ferrand, participe dès l'été 1940 à la Résistance en zone Sud 5 désigné pour siéger à la Consultative d'Alger.
Chevalier de la Légion d’honneur* — Croix de guerre 1914-1918*
Père de sept enfants* — Président de plusieurs associations familiales.
Jacques WEINMANN
Assureur- Conseil à Besançon. — Exploitant agricole à Roche-lez~Beaupré*
Conseiller municipal de Besançon* — Président du Conseil départemental du R .P, F*
Pendant l'occupation, chef d’un groupe franc d'action immédiate.
Capitaine de réserve de l’armée de l’air* — Chevalier de la Légion d’honneur*
Rosette de la Résistance* - Croix de guerre 1939-1945 (trois palmes et une étoile de vermeil),
Père de trois enfants*
Ro d o l ph e M 0 G K L Y
Fromager. — Maire d’ Arçon (Doubs)* — Prisonnier de guerre jusqu'en 1943*
Dès son retour de captivité, lieutenant dans la Résistance* — Croix de guerre 1939-1945.
Père de deux enfants.
B ertran n NINQSQUE
Ouvrier d'usine. — Juge de paiv suppléant à Baume-le s-Dames.
Lieutenant à titre définitif (1946), dégagé des cadres sur sa demande ©n 1947, — Mutité de guerre, Campagnes de Tunisie, d’Italie, do France et d'Allemagne* — Croix de guerre 1939-1945,
Médaille coloniale.