‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 49 sur 244 · EURE-ET-LOIR · texte numérisé non relu

EURE-ET-LOIR

M. Pierre July (R. P. F.).

M. Maurice Viollette iR.S.).

M. Maurice. Fr édet (app, R.I.).

M. Georges Rastel (U.D.S.R.),

/ Liste d 'Union des républicains nationaux, indépendants et paysans et du Rassemblement du peuple français.

Electeurs et électrices d’Eure-et-Loir,

Votre vote du 17 juin décidera de V avenir de la France et de la République l Si vous voulez ;

en finir avec le désordre, l'impuissance et les scandales ;

— écarter la banqueroute et l'inflation ;

— juguler la hausse des prix ;

éviter la culbute et le saut dans l inconnu *

barrer la route au communisme et au marxisme ;

Si vous voulez :

restaurer le bon sens, la méthode et la clarté j

assurer un avenir prospère à l'agriculture, an commerce, à 1 industrie ,

donner à l'ouvrier la joie de vivre dans des logements sains, avec des salaires qui lui procurent un pouvoir d'achat réel ;

Si vous voulez :

Dans une France unie,

la garantie de notre sécurité et de notre indépendance nationale ;

Liste d’Union des républicains nationaux, indépendants et paysans et du Rassemblement du peuple français . . . * * * # ■ *

Liste républicaine radicale et radicale-socialiste U.D.S.R. et R. G. R . . * .

Liste d’Union des républicains nationaux, indépendants et paysans et du Rassemblement du peuple français . . » .

Liste républicaine radicale et radicale-socialiste U.D.S.R. et R. G. R . . . .

— la restauration des principes essentiels de justice, d’ordre et de liberté ;

— le redressement du franc, le rétablissement des finances, l’équité dans 1 impôt ;

Si vous voulez :

Jkfa loi électorale honnête qui vous permette de choisir librement vos représentants ^ Si vous voulez :

— rendre aux Français la confiance et l'espoir ;

— refaire l'imité des esprits et des cœurs ;

Vous voterez pour

Les candidats :

PlEHÏiE JULYt

Député sortant, — Avoué plaidant à Dreux. — Directeur politique de VEcho Républicain,

Chevalier de la Légion d’honneur* — Croix de guerre- — Médaille de la Résistance- Ancien interné politique évadé. — Père de dix enfanta ,

Docteur Maurice FREDET,

Député sortant. — Croix de guerre. — Membre associé national do T Académie de chirurgie»

Chirurgien de lTOteî-Dieu de Chartres. — Conseiller municipal de Chartres.

Conseiller général de Chartres-Sud*

Secrétaire de la Commission de lu famille* do la saute et de la population de l’ Assemblée Nationale.

François LEVACHER,

Cultivateur à Edeville. — Maire de Saint-Maur-sur-Loïr*

Président d’honneur des anciens combattants de Saint-Maur.

Administrateur du Syndicat agricole d’ Eure-et-Loir et Président de la section de Bonnevat.

Délégué h la Mutualité sociale agricole.

Administrateur des Caisses de crédit mutuel agricole de Bonucval et d’assurances mutuelles agricoles d’Eure-et-Loir et du Comice de Ch&teaudun et du Syndicat d’élevage ovin* — Père de cinq enfants*

Antoine de LÂYRE,

Agriculteur- éleveur. — Ingénieur agricole (Grignon). Chevalier de la Légion d’honneur.

Croix de guerre 1939-1940 (2 citations). — Croix de guerre 1944-1945 (2 citations). — Bronze-Star. Conseiller municipal de Beau mout-les-Àu tels, — Membre du bureau du Comice de Nogent-le-Rotrou. Président du contrôle laitier du Perche d’Eure-et-Loir.

Membre du Comité de la Résistance du secteur Ouest d’Eure-et-Loir.

Président des Anciens du 1« Bataillon d’Eure-et-Loîr.

Liste républicaine radicale et radicale^sociaïiste ^ttD.S.R. et R+G<R< ^

(Apparentée aux listes S.Fd.O . d M. B* P.- Républicains démocrates ).

Chers concitoyens*

^Nous îi 'avons pu obtenir le scrutin d'arrondi§sement.y<Nous sommes donc obligés do nous contenter de ce scrutin de liste. Il donne pourtant le droit au panachage et précise que les élections partielles auront lieu au scrutin départemental majoritaire à deux tours.

Vous votez au scrutin de liste pour la liste de votre choix et votre voix ne compte qu’à la liste choisie par vous.

Chers concitoyens,

Vous présenter un long programme, h quoi bon ?

Le sens de notre action, au cours de ces cinq années, précise suffisamment notre position et nos intentions. , , * *

Et puis, promettre à chacun des dizaines et des dizaines de milliards, c est facile, trop

facile même’ quand on n’a pas à préciser qui payera ou qu’on se réserve de ne pas trop se

se souvenir de ce qu'on a promis. , .

Rejeter toute la charge sans cesse accrue des dépenses publiques sur les épaulés des

mêmes contribuables, impossibilité absolue surtout quand la fiscalité réduit chaque année

le nombre de ceux qui peuvent encore payer, .

Au surplus deux questions capitales, d’abord la bolchevisation de la France ; ensuite la dictature d’un homme qui affirme sa volonté d’une révolution intégrale : « 11 faut, dit-il, changer le régime », L’histoire a déjà enregistré tout cela le 2 décembre 1851 ; elle a aussi

enregistré Sedan, . „ , * „

Nous n’acceptons pas que la France s’isole en Europe ou qu elle devienne, elle aussi,

un Etat satellite de Moscou comme les pays baltes ou balkaniques. Les camps de concentration et le travail forcé, les épurations périodiques à coups d’assassinats et de déportations ;

jamai^ (j*p;tatqai s’installe en France depuis 1944, formule purement soviétique ;

le contraire du socialisme puisqu’il n’a pas fait disparaître un seul prolétaire et en a même

augmenté le nombre. . , . ,

Une de ses plus douloureuses conséquences, l’écrasement des vieux et des classes

moyennes. Les petites et moyennes entreprises menacées elles aussi d expropriation.

Les impôts devraient se payer normalement avec les revenus, mais les capitaux sont si bien dévorés par le fisc que la trésorerie de l’Etat ne se soutient plus qu’avec des impôts indirects comme la taxe sur le chiffre d’affaires, ou celle sur l’essence aggravée trois fois

PEir ïès impôts indirects eux-mêmes ne rendent plus assez et il faut ou augmenter le plafond des avances de la Banque de France ou imprimer du billet et parfois les deux : aujourd hui 1.600 milliards, alors qu’en 1928 pour une production égale nous n’avions que 64 milliards

de billets.

Alors, chaque jour, dévaluation de la valeur des moyens de payement, donc augmentation des prix. En réalité, plus de monnaie stable, c’est-à-dire plus d’économie possible. Le budget doit désormais assurer la vie de nombreux concitoyens qui sont comdamnés à mourir si le percepteur ne leur fournit pas la trésorerie nécessaire. Chacun se jette donesur le budget et puisque le budget a désormais pour fonction de distribuer le revenu national, chacun prétend avoir droit à une part qui sera, du reste, toujours jugée insuffisante.

Pour faire tenir tout cela, l’Etat devient un monstre ayant à son service des administrations chaque jour plus tentaculaires. Elles interviennent dans nos moindres actes et tendent à imposer la forme et les modalités des diverses activités de tous les citoyens et jusqu’à imposer à qui veut reconstruire la couleur des ardoises qu’il devra employer pour sa

maison. „ , „ . , M , . .

11 faut donc impérieusement rendre la liberté à 1 individu et le debarrasser de tant

d’étreintes étouffantes.

UEtat doit aussi renoncer à confisquer les capitaux au fur et à mesure qu fis se forment, et ainsi rendre possible l’épargne. L’Etat distributeur de tous les capitaux est une formule qui a fait faillite et il est lamentable que pour le plus modeste emprunt il faille s’adresser à

l'Etat. . . , , ,

ïl est normal que chacun, quelle que soit la forme de son activité, cherche par son

travail à améliorer sa situation. Qui réussit doit donc devenir un modèle pour les autres et

non un ennemi traité comme tel par le fisc.

La politique des hauts salaires déterminés par les conventions collectives et qui correspondent à mie production vraie, n’est donc que justice sociale. Elle aussi n’a rien à faire avec un capitalisme d’Etat dont les rémunérations semblent être toujours en-dessous de l’industrie privée.

Tous les genres d’activités sont indispensables à la vie de la Nation ; donc l’agriculture comme l'industrie, comme le commerce, comme le travail manuel doivent être rémunérés d’après la valeur vraie du travail fourni et la peine des hommes.

Pour l’agriculture il faut s’apercevoir qu’on ne peut plus tout lui demander sans lui donner et lui assurer en retour le bénéfice d’un prix de revient apprécié honnêtement et non plus établi en considération de préoccupations de politique générale.

Chers concitoyens,

Les communistes n’ont qu’une pensée, faire en sorte que la France soit dans l'impossibilité d’opposer aucune résistance à l’impérialisme soviétique.

Pour cela, ronger chaque jour davantage son économie à coup de grèves continues et de surenchères budgétaires. Ce à quoi ils tiennent surtout, par ordre de Moscou, c’est de rendre impossible à la France un redressement de sa force militaire.

Nous, nous ne voulons pas revoir l’invasion, nous ne voulons pas livrer la France. Il faut donc que la France se mette en état de défense et conjugue son efïort militaire avec celui de ses alliés. Seule elle ne peut rien contre les 200 divisions soviétiques constamment sur pied de guerre.

La défense du territoire reste pour nous obligation sacrée. La neutralité, dans un conflit mondial, est une simple attitude de réunion publique. La neutralité est impossible comme la Belgique, les Pays-Bas, le tout petit Luxembourg lui-même en ont fait l’expérience en 1940É La situation géographique de la France oblige les belligérants à se mesurer sur son territoire.

Mais la défense du territoire, c’est aussi le moral de la Nation,

Plus de complaisances pour la cinquième colonne, où qu’elle recrute.

Napoléon Iec disait, à Sainte-Hélène, qu’il préférait une Europe républicaine à une Europe cosaque. Le knout est toujours aussi dur; il a seulement changé de main.

Les François doivent se pénétrer de la volonté inébranlable de s’arracher à ce bain de haine où le Kominform entreprend de les plonger.

Les Français veulent-ils vivre fiers et libres ?

Telles sont les seules réflexions que nous vous proposons. Vous savez que nous n’avons jamais réclamé que F union.

Nous la réclamons encore aujourd’hui ainsi que les 63,000 voix nécessaires pour battre le communisme.

Vive la France républicaine ï

Maurice VIOLLETTE,

Député sortant. — Président du conseil général d'Eure-et-Loir. — Maire de Dreux Ancien Ministre. — Ancien Gouverneur général de TÀlgérie,

Georges RâSTEL,

Docteur en droit. — « Prôfetjumoraire,

Paul GAUCHERY,

Cultivateur. — Vice-président du Comice agricole de l'arrondissement de Chàteaudun Conseiller municipal de Chàteaudun.

Ernest PAVÉE,

Cultivateur-éleveur, — Maire de Frétigny,

Chers concitoyens,

L’effort de cinq années que je viens de fournir, qui a retenu souvent l’adhésion d'hommes de toutes opinions, me donnait droit au repos.

Je me trompais. On me dit qu’il me faut absolument lutter encore. Je me résigne.

Si je tombe en route, c’est par un scrutin majoritaire à deux tours que vous aurez alors

à vous prononcer. , . .

Nos bons amis Brune et Roux ne peuvent plus nous donner leurs noms. Ai-je besoin de

dire qu’ils nous conservent leur amitié. ^ ^

Pour les remplacer, l’unanimité de nos amis a désigné Georges Rastel dont je n’ai pas à rappeler les qualités remarquables d’administrateur loyal et vigilant.

Mais les questions agricoles prennent une telle importance que nous avons tenu, apres en avoir conféré avec nos amis des organisations agricoles, à nous assurer le concours de deux représentants de la culture. Aussi avons-nous naturellement réclamé encorele concours de Pavée, cultivateur et maire de Prétigny, et puis obtenu le consentement de Gauchory, vice-président du Comice agricole de Chateaudun.

Je vous demande donc de ratifier notre choix.

Je ne réclame rien pour moi, mais pour le pays. Nous vous demandons les 63.000 voix nécessaires pour exclure le communisme, en réalisant entre nous une large union qui, exclusive de toute politique d’aventure, peut seule permettre le redressement de la Nation.

Vive la République l

Maurice Viollette.

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