DÉCLARATION DES CANDIDATS DE LA LISTE S, F. LO
apparentée à celle du R . G. iî., du Parti radical et radical-sodaUse , de l'IL D. S> ü, et à oeïïe du Mouvement républicain populaire.
Citoyennes, Citoyens ,
Désignés par le parti socialiste, nous nous présentons devant vous avec le sentiment d'avoir rempli sans défaillance et sans faiblesse les divers mandats dont vous nous avez investis.
Nous sommes profondément attachés à la nation et nous revendiquons l'honneur de l'avoir servie sur les champs de bataille et dans les formations de la Résistance comme dans l'exercice de nos mandats depuis la Libération.
Dans le même état d esprit, nous combattons le communisme stalinien qui, depuis quatre ans, est allé d'erreurs en erreurs, n'a cessé hélas I de prendre ses mots d'ordre à l'étranger, de pratiquer la démagogie fiscale, de consommer le sabotage parlementaire et d'aggraver, en définitive, la situation dont les travailleurs, les classes moyennes, les économiquement faibles, sont les premières mais impuissantes victimes.
Nous combattons le gaullisme : non, certes, ce gaullisme qui, dans les jours de malheur et d'occupation, faisait entendre de Londres la voix douloureuse et frémissante de 3a patrie, mais ce gaullisme récent qui, par une volte-face dont s'étonnera l’Histoire, rallie, à notre stupéfaction, tous ses adversaires d'autrefois.
Nous pensons, d'ailleurs, que la vie d'une nation ne ressemble pas à la vie d'une armée : elle réclame, sans doute, de Tordre, mais aussi une liberté, une variété, des possibilités d'action et d'expression sans lesquelles elle serait comme privée de sa respiration naturelle.
En face des communistes staliniens qui méconnaissent les intérêts de la nation et contra les néo-gaullistes qui prétendent ignorer les droits de la liberté, nous estimons quhl y a place pour une majorité consciente de ses devoirs et de ses responsabilités*
Nous sommes apparentés, dans ce département, au parti radical-socialiste et au mouvement républicain populaire* Nous sommes d’accord pour défendre ensemble le patrimoine fondamental de la Quatrième République*
Mais il est bien entendu que nous ne saurions renier, ni les uns ni les autres, ce qui a fait notre passé, ce qui a nourri notre jeunesse, ce qui forme nos plus chères convictions* Les grands maîtres que nous avons perdus, Jean Jaurès, Jules Guesde, Léon BlumT nous ont appris que la démocratie politique doit être le prélude et le moyen de la démocratie économique' nous estimons avec eux: que des réformes importantes sont nécessaires pour que le Suffrage universel lui-même fonctionne dans le pays avec une indépendance, une autorité, une efficacité réelles*
Nous sommes laïques : enfants du peuple, nous avons reçu, à notre école publique, une leçon de tolérance et de fraternité- Catholiques, protestants, Israélites, libres penseurs, peuvent s’asseoir au même foyer spirituel pour entendre, dans Tordre humain, les mêmes exhortations de morale et de civisme*
Citoyens, nul n’ignore, ni la dureté de la vie, ni la crise économique, ni les dangers qui peuvent résulter dans le monde du choc d'énormes forces antagonistes, mais si nous pouvons encore lutter pour procurer plus de mieux-être à ceux qui souffrent, pour préparer à la jeunesse un avenir plus sûr . pour introduire autour de nous plus de justice et de bonheur, c'est parce que nous avons garanti avant tout le bien précieux, par excellence, indispensable instrument de tout effort et de toute réalisation : la liberté républicaine.
Oui, notre pays retrouve ses assises* À travers les difficultés toujours renaissantes, nous avons maintenu l’essentiel de nos richesses matérielles* Nous avons préservé le meilleur de nos espérances* Forts de votre appui, nous continuerons demain*
Nous n’avons que des paroles de clarté! Nous allons vers vous avec toute notre franchise* Votre jugement est souverain. Nous Tattendons en toute sérénité*
Jamais le moment n’a été aussi favorable pour mettre en lumière la nécessité du socialisme.
Une redoutable montée des prix, laissant loin derrière elle les augmentations de salaires, a retenti cruellement sur les conditions de vie des travailleurs*
Cet état de choses a pour cause principale le défaut d’organisation de la vie économique du pays*
Sans doute, la tension internationale a-t-elle contribué à la hausse de certaines matières premières. Mais il faut, à cet égard, savoir deux choses :
La première, c’est que la responsabilité de cette tension internationale incombe entièrement à la Russie soviétique et à ses satellites*
La guerre de Corée, comme la guerre d’Indochine, sont le témoignage éclatant d’une volonté d’expansion soviétique, d’un impérialisme stalinien, qui menacent directement la paix contre lesquels les nations libres doivent fortifier leur défense nationale*
La seconde, c’est que, malgré la tension internationale, malgré le nécessaire effort de réarmement, la montée des prix aurait pu être jugulée, si l’économie française était organisée* Il est significatif, à cet égard, que la hausse du coût de la vie a été depuis un an bien moindre aux Etats-Unis et en Angleterre que dans notre pays à raison des disciplines qui ont été imposées à la production et à la répartition par les Gouvernements de Londres et de Washington*
Pour briser la spéculation, pour vaincre Pégoïsme des entreprises capitalistes, pjour mettre un frein à l’anarchie des prix, il faut organiser Téconomie française*
Quel est, en effet, le tableau de la France en 1951 ?
Tout d’abord, depuis la Libération, et malgré les attaques conjuguées du stalinisme et du néo-gaullisme, la majorité républicaine a su panser les blessures du pays, le relever de
ses ruines et donner à la production nationale un essor qui lui a permis de dépasser les
meilleures années d’avant-guerre. ...
Mais ce magnifique résultat risque d’être remis en cause si notre économie nationale
n’est pas désormais orientée, disciplinée, organisée.
Les agriculteurs, les ouvriers, les artisans, les fonciioenaires, sont les premiers à
souffrir du désordre actuel. ' .
Des centaines de salariés agricoles ont disparu. Près de 100.000 petits propriétaires agricoles ont disparu. Plus de 30.000 artisans ont disparu, tandis que les grandes entreprises progressant, concentrent avec rapidité des masses de plus en plus nombreuses de prolétaires, dominant ainsi toute l’économie et par l’économie la vie sociale.
Pour échapper à l’emprise des grosses firmes capitalistes, les paysans doivent s organiser en coopératives de vente. Alors ils feront les prix au lieu de les subir. En coopératives d’achat (semences, engrais, outils, etc.), alors ils pourront discuter les prix de leurs fournisseurs. En coopératives de crédits qui les délivreront des banquiers. En un mot, ils doivent suivre l’exemple des pays socialistes de Suède, Norvège, Danemark, par exemple, où toute l’agriculture est engagée dans la coopération de telle sorte que chaque agriculteur, tout en restant propriétaire de sa ferme, reçoit les bienfaits d’une organisation collective.
Il faut également reprendre une proposition socialiste qui prévoyait un prélèvement sur les bénéfices de certaines sociétés pour alimenter une caisse nationale contre les calamités agricoles qui, trop souvent, ruinent nos malheureux paysans.
Nous pensons de même qu’il faut étendre aux travailleurs des champs les avantages de la sécurité sociale et les mettre sur le même pied que les travailleurs des villes.
Plus que tous autres, nous sommes qualifiés pour donner aux familles nombreuses, aux femmes, aux ménagères qui ont le souci de la vie quotidienne, aux vieillards, aux mutilés, aux anciens combattants et prisonniers, à toutes les victimes de la société telle qu’elle est organisée, l’assurance qu’ils auront en nous des défenseurs acharnés.
Cette poursuite de la justice sociale, le parti socialiste en est aussi l’animateur lorsqu’il s’agit des travailleurs des usines.
En ce qui concerne les salaires, nous sommes partisans de 1 échelle mobile qui doit adapter la rémunération du travailleur aux variations des prix. C’est dans le cadre des conventions collectives du travail que cet effort doit se poursuivre. Le parti socialiste entend aider les organisations syndicales à obtenir la signature de celles-ci et à les faire respecter. Par ailleurs, les zones de salaires doivent être progressivement supprimées, leur suppression étant liée au rétablissement des commissions départementales du coût de la vie.
Les efforts accomplis en faveur des travailleurs manuels ne font pas oublier<au parti socialiste les fonctionnaires et employés qui sont les collaborateurs indispensables de 1 Etat et des administrations locales. L’action déjà entreprise pour la revalorisation de leurs traitements et la garantie de leurs droits professionnels sera vigoureusement poursuivie.
Nous faisons donc appel à tous les travailleurs des villes et des champs, instruits des contradictions du capitalisme, ponr qu’il donnent au parti socialiste le pouvoir politique qui lui permettra de résoudre la crise actuelle. Seul le socialisme, en harmonisant la propriété et le travail, la production et la consommation mettra les travailleurs et la société à 1 abri des crises économiques génératrices de misère et de guerre.
Nous n’ignorons pas qu’au pouvoir nous aurons à lutter contre les réactions égoïstes des entreprises capitalistes. Mais, dans cette lutte, nous sommes résolus de faire appel à la forme d’une classe ouvrière unie, organisée et éclairée, ainsi qu à tous ceux qui sont les victimes du désordre économique et social.
Nous lutterons en même temps pour la paix. Les douloureuses expériences du passé prouvent que les imprudences ou les provocations des ambitieux, les convoitises scélérates des possédants peuvent déclancher des conflits soudains. Il faut donc surveiller sans cesse les événements pour écraser les germes de guerre avant qu’ils aient pu dangereusement se développer. Mais les risques de guerre seront en tout état de cause atténués si 1 Europe a à sa tête une France dans laquelle la liberté et la justice sociale entraîneront d un même élan
les citoyens, c’est pourquoi le parti socialiste affirme sa volonté de défendre avec la même énergie et la même volonté la paix, la liberté et la justice sociale*
Vu ;
Les candidats :
Achille AURA N
Chevalier de la Légion d'honneur* — Rosette de la Résistance, — ' Croix de guerre* — Député sortant. Conseiller général. — Maire de Saintr-Béat,
Eugène MONTEL
Chevalier de la Légion d'honneur. — Président du Conseil général de la Haute- Garonne. Vice-président do l’Association nationale des Présidente des Conseils généraux de France.
Maire de Colomiers* — Journaliste.
André REY
Rosette de la Résistance. — Conseiller général. — Président de la Commission départementale.
Maire de Fronton, — Professeur de F Université,
Charles SURâN
Croix de guerre, — Conseiller général, — Maire de Boulogne-s ur-Gesse. — Instituteur,
Georges HYON
Chevalier de la Légion d’honneur, — Croix de guerre (5 citations, 3 blessures).
Interné politique, — Conseiller général. «— Retraité.
Jean MASSIO
Maire de Roques -sur- Garonne. — Propriétaire.
Frédéric G LT IL H EM
Officier de la Légion d’honneur, — Médecin vétérinaire en retraite.
Liste du Mouvement républicain populaire.
Cette liste est apparentée avec la liste du « Parti socialiste £. F, L O. h et avec celle présentée par le si B, G. R. », le « Parti républicain radical et radical-socialiste » et a l'U. D . S. R.
Mesdames, Citoyens,
Conscients de Foeuvre qu’ils ont accomplie au Parlement pour la défense de toutes les libertés, pour la paix, pour la justice, pour la prospérité française, les républicains populaires viennent vous rendre compte de leur mandat et vous présenter leur programme d’avenir.
Nous vous disions, il y a cinq ans :
La France est à rebâtir, les voies de communication sont détruites ou détériorées, l'agriculture dévastée est à reconstituer, les usines qui ne tournent plus doivent être remises en marche, les cartes de rationnement doivent disparaître avec l’abondance
revenue.
Nous constatons cinq ans après !
Les communications sont rétablies, et îe trafic de tons les moyens de transport est plus élevé qu'avant la guerre* Vagricuïtiire est revenue à une période d abondance, les usines tournent à plein rendement, et les cartes de rationnement ont disparu.
Est- il juste de dire que nous n'avons rien fait? S'il est vrai qu’il reste beaucoup à faire* parce que les désastres d'une guerre mondiale ne se reparent pas en cinq ans, n est-il pas loyal de reconnaître que déjà une bonne partie de la tâche a été accomplie par les républicains de diverses tendances qui onL préFéré s’unir pour assumer les difficiles responsabilités de la reconstruction française* plutôt que de se cantonner dans une opposition stérile parce que systématique?
Bans les résultats obtenus, il nous est permis de souligner Faction propre des hommes du M. R, P* au Gouvernement et aussi, parmi les parlementaires, celle des deux députés sortants de la Haute-Garonne : Alfred Goste-Floret et Raimond Roques,
Depuis la libération, ce sont deux membres éminents du 3VL R. P. qui ont assumé la lourde tâche de diriger la politique extérieure de la Patrie : Georges Bidault et Robert Schuman. Sachant allier la vertu de prudence avec les initiatives les plus hardies, ils ont su préserver pour les Françaises et pour les Français le plus précieux de tous les biens : la paix.
On a tout lieu de supposer que Robert-Schuman, au cours de son dernier voyage aux Etats-Unis, a contribué à accélérer la sage décision du président Truman destituant le trop entreprenant général Mac Arthur, afin que toutes les chances de paix soient sauvegardées et que l'Europe reste le terrain essentiel qu'il faut défendre contre la menace venue de l’Est.
Est* il besoin d'insister sur ce fait capital : c est Robert Schuman qui, en obtenant la signature par les pays de F Europe occidentale du pool européen du charbon et de l’acier, a posé les premières fondations d'une Europe unie aux interets désormais communs, G est le Ministre M. R. P. de l'Agriculture, Pierre Piïimlin, qui, par sa proposition de pool européen des marchés agricoles, prolonge F oeuvre de son collègue des Affaires étrangères.
Avec la paix extérieure, le M. R. P* a défendu la paix intérieure :
C’est Alfred Coste-FIoret, député sortant M, R. P. de ïa Haute-Garonne, qui a dénoncé à l’Assemblée Nationale l'existence d’une cinquième colonne communiste espagnole dans le Sud-Ouest. C’est grâce à son action persévérante et énergique qu’ont été prises les mesures de sécurité nécessaires.
G’ est Raimond Roques, député sortant M. R. P, de la Haute-Garonne, qui a dirigé* la lutte victorieuse contre les aggravations proposées par la Commission de l’agriculture au statut du fermage et du mélayage. Si la tentative a échoué, c'est parce que Roques, qui est personnellement intervenu plus de vingt fois, a su organiser les débats en sorte que la voix de la raison et de l’équité soit entendue.
Pour la réconciliation des Français :
C'est le Gouvernement Bidault qui a déposé le projet de loi d'amnistie qu'a rapporté et fait voter le député M, R. P. Charpin,
Pour la défense de la famille française :
Le M. R. P. n’a cessé d’être à la pointe du combat. C’est le député M, R. P. Bouxom qui a obtenu, appuyé par tout son groupe, le rajustement automatique des allocations familiales aux augmentations de salaires. U faut faire plus encore. C’est pourquoi le député M. R. P. Coudray a déposé une proposition de loi demandant îe rétablissement de 1 aîlo~ cation de salaire unique, et les dépués M. R, P. Labrosse et Lacaze, dans une proposition
très étudiée, signée par Alfred Coste-Floret et Roques, ont réclamé la parité entro las divers régimes de prestations familiales, celui de l'agriculture et celui des travailleurs indépendants devant donner droit aux memes avantages que le régime normal*
Pour la justice sociale :
Le groupe M. R* P. a fait triompher le retour k la liberté des salaires, qui avait été réclamé pour la première fois, dès le début de 1949, par Joseph Dumas, député M. R. P, de Paris.
C'est le Gouvernement Bidault qui, le 22 novembre 1949 a proposé le retour à la liberté des salaires dans le cadre des conventions collectives et la fixation d’un salaire national minimum garanti. Et c’est le député M. R. P. Moisan qui a rapporté et fait voter la loi.
Pour toutes les libertés, le M. R. P. a bien combattu, et notamment il n’a cessé de lutter pour la liberté de Renseignement effective et réelle.
Rappelons la dernière en date de ces tentatives. Le 20 mars 1951, les M. R. P. Teitgen et de Menthon demandaient la garantie d’un salaire minimum pour tes maîtres de l’enseignement libre. Le texte était repoussé par 20 voix seulement. Parmi les députés de notre département, seuls les deux M. R. P. Coste-Floret et Roques avaient voié pour la liberté de 1 enseignement, fous les autres, du radical aux communistes, en passant par les socialistes, avaient voté contre.
Cette liberté nécessaire, c’est en votant pour le M. R. P. que, demain, vous la feree triompher.
Pour ^agriculture, cette activité de rase de la Nation ;
Elle n’a pas été négligée ces dernières années, puisque, grâce à notre Ministre Pfïimlin, il y a eu en 1950 six fois plus de travaux d’équipement rural qu'en 1938, et que le volume des exportations agricoles a doublé.
Certes, il reste beaucoup h faire, dans le domaine de l’agriculture comme dans tous les autres. Renforcement d’une politique efficace de garantie dos prix. Amélioration de l’habitat rural, etc. Nous rappelons que l’élément agricole est très largement représenté au sein du M. R. P.
Nous voulons des reformes profondes et non pas de simples palliatifs.
Une triple réforme s’impose : réforme de la Constitution, réforme administrative, réforme fiscale.
La réforme de la Constitution, dont nous avons toujours proclamé la nécessité, doit assurer l’indispensable stabilité ministérielle. Nous demanderons le vote de la proposition déposée il y a deux ans déjà, par Mauroux, député M. R. P. du Gers, par Coste- Moret et par Roques, qui prévoit le principe d'une dissolution automatique de l’Assembléa lorsque les députés ouvrent une crise ministérielle. Mais la réforme de la Constitution ne servirait à rien si elle ne s'accompagnait da l'indispensable réforme des méthodes parlement t aires, afin que les députés ne gaspillent plus leur temps dans des séances interminables et des discussions désordonnées,
— La réforme administrative, qui est la condition d’économies substantielles. Elle doit tenir compte des travaux sérieux effectués par la commission réunie sous les présidences successives des M. R. P, de Menthon et Lecourt, mais qui n’a plus été convoquée depuis qu il y a deux ans l’abstention radicale et le vote socialiste ont assuré l’élection à sa présidence de M. Dreyfus Schmidt, apparenté communiste.
— En matière de réforme fiscale, il faut prendre en considération la proposition déposée le 1; avril 1951 par Robert Bichet et plusieurs autres députés M. R. P. Ce texte prévoit la suppression totale de la taxe proportionnelle correspondant aux anciens impôts cédulaire*
(impôts sur les bénéfices industriels et commerciaux, sur les bénéfices des professions non commerciales et sur les bénéfices agricoles), ainsi que-la suppression de la taxe sur le revenu, à l’exception d'une taxe « moralisatrice » sur les revenus eleves. pré .
aussi la suppression des droits de succession en ligne directe entre epoux j q
cinq millions* . * , *
En contre-partie, l’Etat devra trouver des ressources dans les taxes suivan •
Taxes sur les matières premières, sur l’énergie, sur les articles et etablissements e luxe et de plaisir, sur les boissons alcoolisées, à 1 exception du vin.
L’existence des allocations familiales doit permettre actuellement de conci ier a r ue tion à l’extrême des impôts directs avec les principes d’une fiscalité démocratique
Pour lutter enfin contre la hausse des prix, il n’existe pas de solution plus efficace que le système d’un fonds régulateur, préconisé depuis un an déjà par le Ministre M. P. .
Robert Buron, . i * j
Il faut également voter le projet de suppression de la patente, rapportée par Mire
Coste-Florel au nom delà Commission de l’intérieur. .
Mesdames, Citoyens, il dépend de votre vote que ce programme devienne demain une réalité. Une nouvelle fois, le 17 juin, vous dire?, que notre grand parti d’humanisme chrétien
est nécessaire à la France. . , , ^ .
Vous voterez M. R. P, pour défendre et consolider la République en lui donnant
une âme.
Vu :
Les Candidats :
Alfred COSTE-ELORET
Maître des requêtes au Conseil dTEtat. —Député sériant, — Maire de Ludion.
Conseiller général de la Haute-Garonne.
Membre du comité directeur de l'Association des maires de France. — Chevalier de la Légion d honneur. Croîs de guerre avec palme, — Rosette de la Résistance.
Raimond ROQUES
Avoué à Vî llefr&uche-de-Laiiragais , — Député sortant.
Docteur Emilü CAFFORT
Ancien interne des hôpitaux de Toulouse. — Ancien chef de clinique à. la Faculté de Médecine. Administrateur de la caisse mutuelle chirurgicale do Toulouse.
Vice-président du service social des employés municipaux. — Adjoint au maire de Toulouse. Chevalier de la Légion d'honneur. — Chevalier du la Santé publique.
Michel SARD1NG
Propriétaire exploitant. — Conseiller municipal de Toulouse.
Vice-président de la Fédération de la Haute-Garonne des syndicats d’exploitants agricoles (C. G. A.). Administrateur des caisses de sécurité sociale agricole,
Membre du comité agricole départemental. — Médaille coloniale de Syrie-Gilicîo.
Marius SCHIRMER
Délégué des équipes ouvrières. - Médaille militaire. - Croix de guerre. - Médaille de Verdun.
Marie CLAN ET
Manipulatrice de radiologie* — Conseillère municipale de Toulouse,
Bernard SENGÈS
Représentant de commerce. — Médaille milita ire*