‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 61 sur 244 · GERS · texte numérisé non relu

GERS

Liste républicaine radicale et radicalesocialiste . * * . . . t ,

Liste d'U. R* R. et antifasciste,

Liste du parti socialiste S.F.I* O,...,.

M. Abel Gardey (R. S.),

M* Edmond Gastera (C*).

M. Alexandre Baurens (S. F, L Ot)f

iste républicaine radicale et radicale*sociaUste« /

Citoyennes, citoyens,

Notre parti, dans un magnifique élan d'union, nous a confié la défense de notre idéal de liberté, de progrès économique et de justice sociale. Notre drapeau est aussi celui de la Nation et de la Paix.

La législature issue du scrutin de novembre 1946 n'a pu terminer son mandat, tant était manifeste son incapacité de résoudre les grands problèmes de l'heure. Sans le concours des radicaux-socialistes qui acceptèrent, dans une haute pensée patriotique, de collaborer à Faction. gouvernementale, c'eût été depuis plusieurs mois la faillite de la monnaie, et peut-être celle du régime.

Au point de vue politique, il faut revenir aux principes éprouvés de la Constitution de 1875, rétablir notamment le pouvoir régulateur de la seconde Àssemblée/I^a prétendue réforme électorale, élaborée dans la fièvre d'ultimes séances, n'est qu'un essai sans portée : le suffrage universel doit retrouver ses droits dans le scrutin uninominal majoritaire d'arrondissement*/

Plus que jamais nous nous prononçons contre les doctrines totalitaires. La France doit demeurer le pays des libertés publiques : liberté d'association, liberté syndicale, liberté de la presse, liberté de conscience, dont la liberté d'enseignement est le corollaire. Nous continuons à mettre dans l'école de la République nos espérances et notre confiance. La laïcité de l'Etat est chez nous une notion fondamentale.

Nous sommes les adversaires des tentatives plus ou moins camouflées de la collectivisation progressive du pays. Que chacun conserve le produit de son travail et la récompense de son effort.

Il n est pas admissible que le labeur soit spolie par une fiscalité dévorante, au service d un Etat démesurément grossi et s immisçant abusivement dans les manifestations les plus variées de l'activité individuelle. Il n'est pas davantage admissible que le commerce probe soit traqué comme s'il était malfaisant.

L Etat doit se contenter de bien accomplir les tâches qui lui sont propres. Cela est vrai

pour les grandes administrations civiles et militaires, pour les nationalisations, dont la gestion exige sans délai une remise sévère en ordre.

L’amélioration des conditions de vie de la population ne peut résulter que d une productivité accrue et d’une économie mieux équilibrée. Celles-ci ont. pour base le réta nsement du crédit, la restauration de la monnaie que la législature finissante a laisse a er a vau-l’eau, la défense de l’épargne, les encouragements aux investissements necessaires.

Agriculture, commerce et industrie ont droit à une part légitimé de pro ec ion, es intérêts de nos cités et de nos campagnes sont étroitement solidaires. La francs emeure avant tout un pays agricole. 11 n’est pas possible d édifier la prospérité es ut^s ™

des autres. La discordance des prix agricoles et des prix industriels est préjudiciable a tous Cette disparité apparaît de plus en plus comme la conséquence d une mauvaise politique générale et comme l’un des témoignages des erreurs de ces dernières années.

On découvre une autre preuve dans le déséquilibre des investissements réservés a l’équipement du monde rural (habitat, électrification, adduction d’eau potable), et dans les retards apportés à l’organisation de la lutte contre les calamités agricoles, hn ce qui concerne notre pays gascon, les productions vraiment autochtones : élevage bovin, basse-cour vins et eaux-de-vie glorieuses d’Armagnac ont besoin d’une aide particulière pour onner a

notre essor économique local sa pleine mesure*

La démocratie politique est inséparable de la démocratie sociale.. Toutes es conque es de cet ordre — qu’il s’agisse de prévoyance, de secours, de coopération .— ont pris naissance sous la III» République. Spécialement, la Sécurité sociale actuelle n est qu une extension de la législation antérieure. Mais la IV- République a laissé se développer. 1m abus plus vite qu’elle n’a su multiplier les avantages. Elle n’a pas toujours maintenu, ici encore, la balance égale entre les populations rurales et urbaines. Nos vieux dans les campagnes ne s’en aperçoivent que trop. 11 faut adopter dans ce domaine, avec un esprit d équité, une progression à la fois résolue et sage, tenant compte des possibilités effectives du pays. e* distributions inconsidérées s’avèrent vite illusoires si elles aboutissent a c on remen e

la monnaie* . „

La défense du franc est une nécessité sociale aussi bien qu économique et financière-

N'oublions pas aussi que la clarté et la sincérité dans les comptes de l’Etat des service» publics et parapublics doivent être obtenues : car, seules, elles permettront de séparer surenchères démagogiques des propositions vraiment réalisables. Durant cette législature, l’exactitude et le contrôle budgétaires, tâche pourtant essentielle du Parlement, ont ete

gravement méconnus et négligés. , ,

D’une manière générale, la place de la France dans un monde trouble dépend avant tout de ce qu'elle aura su faire et entreprendre chez elle. Sa sagesse et .ses . progrès mtei leurs conditionnent son rayonnement au sein de l’Union française, son indépendance comme peuple, ainsi que ses possibilités internationales dans l’effort collectif de défense pour la

sauvegarde de la paix et de la liberté, encore menacees*

Républicains du Gers, nous avons la certitude qu'au to ur de notre doctrine, vous vous

regrouperez d'instinct dans une pensée de concorde et d union*

Ainsi le veut F avenir de la Patrie et de la République!

Vive la France!

Vive la République démocratique et sociale !

Abel GÀRDEY Ancien Ministre,

Louis LEYGUE

Notaire, — Maire de Miradoux — Vice-président du Conseil général*

Patbïçb BROCAS

Maître des requêtes au Conseil d'Etat,

Liste d’Unîon Républicaine* Résistante et Antifasciste

pour ï indépendance nationale, le pain, la liberté et la paix

présentée par le

Parti communiste français

(Mme texte que cèlui publié pour le département de l'Aubt} p. 68.)

Electrices et Electeurs Gersois,

Le 17 juin prochain vous voterez tous* sans abstention* pour les candidats honnêtes et dévoués que présente la Fédération du Gers du Parti communiste français ;

Edmond CASTÉRâ

Cultivateur, — Conseiller municipal d*Âucb. — Député sortant.

Avec le groupe communiste à l’Assemblée Nationale, il a défendu les intérêts des travailleurs : paysans, ouvriers, cheminots* fonctionnaires, artisans et commerçants. Il a réclamé Finstitution d’un prix différentiel du blé en faveur des petits et moyens cultivateurs. Il a défendu les producteurs de l'Armagnac, les vieux, les victimes des calamités agricoles* Il a lutté avec acharnement contre le prélèvement exceptionnel, les impôts écrasants et les menaces de saisies.

Joseph LAMOTHE

Cultivateur à Chélan. — Secrétaire fédéral du Ger* du Parti communiste françaiB.

Les paysans de notre département ont pu apprécier le dévouement du jeune camarade Lamothe quhls trouvent toujours à leur tête pour les défendre*

Marcel LEBRUN

Professeur à Leetoure. ■ — Membre du Secrétariat fédéral du Gers du Parti communiste français.

Militant dévoué de notre Fédération qu’il a organisée pendant la Résistance, membre du Comité départemental de Libération, ardent défenseur de la paix.

Vous voterez pour la liste d’Union républicaine, résistante et antifasciste, afin de contribuer à créer les conditions qui permettront Favèncment d’un gouvernement de liberté et de paix*

Vive la République !

Vive la France I

Vive la Paix 1

Vu :

Les Candidats.

Farti socialiste S* F- L O*

Aux électeurs républicains,

Le congrès de la Fédération socialiste du Gers a désigné à F unanimité et dans 1 enthousiasme les candidats suivants :

Alexandre Baurens, député sortant, propriétaire agriculteur, maire et conseiller général de Valence-sur- B aï se (Gers),

Abel Sempé, propriétaire et négociant, maire et conseiller général d’Aignan (Gers).

Henri Tournan, docteur en droit, administrateur civil au Ministère des Finances, maire de Montadet (Gers), fils de l’ancien sénateur du Gers, Isidore Tournan.

/Les trois arrondissements, l’agriculture, le commerce, la fonction publique, sont ainsi représentés directement dans notre liste qui va à la bataille dans une atmosphère de cbrl^

En effet, dans le Gers, il n’y a pas d'apparentements par la volonté d’un homme qui n’a pas voulu comprendre que son effacement était la condition du regroupement républicain.

Le Parti socialiste ne pouvait s'apparenter avec M. Abel Gardey qm, dans le passe, a failli à son devoir de républicain et de Français* Les militants et les candidats du Parti socialiste ont trop le sens de l’honneur, pour qu'un Seul d'entre eux ait pü songer à se compromettre avec le citoyen de Pôuylebôïi.

La loi électorale est responsable des marchandages immoraux qui ont précédé cette campagne. Au lieu de la servir, elle a empêché dans notre département Funion des démocrates* Le Parti socialiste, en affirmant sa préférence pour le scrutin d- arrondissement seul capable de dégager une majorité républicaine cohérente, a montré qu'il avait un sens aigu

des nécessités politiques de l’heure présente* J

Le Parti socialiste se présente à vous, avec la sentiment d'avoir agi courageusement, pour la défense de la liberté et de la paix. Par tous les moyens dont il disposait, il a défendu les légitimes intérêts des travailleurs : paysans ? artisans, ouvriers * petits commerçants, anciens combattants*

Pleinement confiant en l’issue de la bataille, il vous demande d'accorder vos suffrages à des hommes qui n’ont jamais trahi l’idéal républicain, mais au contraire se sont battus pour restaurer ies libertés.

La législature actuelle, malgré les graves difficultés dues à la situation internationale angoissante, a accompli une œuvre importante qu’il serait injuste de méconnaître.

Rappel es -vous l’état de la France en 1945, les destructions, les souffrances et les privations occasionnées par la guerre, l’occupation et les combats libérateurs. Pensez aux deux millions d’immeubles sinistrés, aux voies de communications détruites, à la flotte marchande aux trois quarts coulée, au manque d’essence et de produits industriels essentiels.

C’est, par comparaison à cette situation lamentable d’alors, que l’on doit apprécier le merveilleux redressement du pays qui a fait 1 admiration des nations amies.

Vous rejetterez sans hésitation les listes qui, hostiles au progrès social, rêvent de ramener en France le pouvoir personnel, le fascisme, la dictature antiouvrière et antipaysanne. Vous refuserez également vos suffrages au communisme totalitaire qui , sous le fallacieux prétexte d’instaurer la justice sociale, entend asservir les travailleurs à une bureaucratie sans âme et à une puissance étrangère.

Vous saurez discerner parmi les listes qui se réclament de la majorité gouvernementale, celles qui représentent les partis responsables du désordre économique actuel*

Devant le marasme agricole et plus particulièrement viticole, c’est à M, Pdimlm, Ministre de î’ Agriculture, à M* Edgar Faure, Ministre du Budget, ©t à M* Petsche, Ministre

de3 Finances et des Affaires économiques, qu’iî faut demander de prendre leurs responsabilités*

Nous avone collaboré au Gouvernement pour éviter le pire, entre les deux blocs rivaux {communistes et gaullistes). Mais nous n’avons jamais cessé pour autant de lutter pour défendre les intérêts des agriculteurs et paysans. Nous nous sommes opposés inlassablement aux entreprises rétrogrades de nos partenaires dans les Gouvernements de coalition*

Dans une autre circulaire, nous vous exposerons en détail notre programme d’avenir, qui comportera notamment la suppression des brigades polyvalentes, pour les moyens et petits commerçants, une meilleure répartition des impôts, le rajustement des prix agricoles avec les prix industriels, la suppression des abus constatés dans les entreprises nationalisées.

Le Parti socialiste reste le seul défenseur des classes moyennes du monde ouvrier et rural.

Paysans, ouvriers, fonctionnaires, commerçants, artisans, coopérez à votre libération en votant socialiste.

Au cours des derniers scrutins, vou$ n avez jamais cessé d’élargir la cortiiance que Vôus accordiez à nos candidats. Vous continuerez dans cette voie.

Tous ensemble à ia bataille, avec les candidats socialistes.

Pour le progrès social, pour la liberté, pour la paix.

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