A. AZÉ
Cheminot à Fougères,
E. TARDIF Négociant à Le Verger,
L, RAFFEGEAU
Cultivateur à Maure.
Eïèctrices, électeurs,
Vous avez reçu notre profession de foi.
Dans presque toutes les communes d’Ille- et- Vilaine, candidats et conférenciers vous ont développé notre programme.
Vous savez que ce programme n’est pas démagogique, mais courageux, raisonnable et pratique.
Si vous avez encore quelques hésitations, demandez-vous ce que les candidats des listes d’Ille-et-Vilaine ont, en vérité, derrière la tête!
C’est cela le plus important!
Les uns parlent d’égalité sociale et de paix.
Mais, derrière la tête, ils veulent les camps de concentration communistes et la guerre de Moscou,
D’autres parlent de défense républicaine , * .
Mais, derrière la tête, ils gardent trop la nostalgie du vieux sectarisme qui, depuis soixante-dix ans, a divisé les Français, affaibli la République et paralysé la justice sociale.
D’autres encore se disent g républicains d’action » , . .
Pour tenter de vous convaincre, ils renient leur passé, proclament qu’ils n’ont pas de doctrines parce qu’ils n’ont plus de convictions, font toutes sortes de promesses présentées avec tant d’habiletés que chacun croit y trouver son compte.
Mais vous savez bien ce qu’ils ont derrière la tête î
Ce n’est pas un idéal et la volonté d’y rester fidèles, mais une ambition personnelle, qui, le jour venu, ne se souciera plus, comme le passé l’a prouvé, des engagements pris.
Ce n’est pas le désir de servir courageusement la vérité et la justice, mais celui d’être élu coûte que coûte.
C’est aussi l’envie d’en revenir aux mœurs politiques, qui conduisaient à tout pardonner à un député, y compris la guerre et la défaite, s’il savait se constituer par la faveur, la flatterie et, par conséquent, l’injustice, une « bonne clientèle électorale ».
D’autres enfin prétendent a rassembler » les Français contre le péril communiste.
Mais, derrière la tête, ils en veulent surtout, dans leur passion partisane, à ceux qui* jusqu’ici, ont protégé la France du communisme, qui ont empêché la reconstitution du Front populaire et qui, après le départ du général de Gaulle, ont exclu Thorez du Gouvernement,
Derrière la tête, abusant d’un grand souvenir, qu’ils osent n’apparenter chez nous qu’à celui de la défaite du 17 juin 1940, ils s’apprêtent à l’aventure.
Vous réserverez vos suffrages aux candidats de la « Liste d’union » qui veulent, au plus profond de leur conscience,
— Continuer à reconstruire la France dans son corps matériel, son agriculture, son industrie, ses métiers*
— Servir, en même temps et d’un même cœur, les libertés spirituelles et politiques et la justice sociale.
— Rendre à la patrie un idéal, une espérance et une âme,
— Protéger la paix.
Votez pour la liste d’Unîon*
Vive la France!
Vive la République !
TE1TGEN Pierre-Henri
Professeur de droit. — Compagnon de la Libération*
Officier de la Légion d’honneur* — Député sortant.
MÉHAIGNERIE Alexis
Conseillé général de Vitré-Est. — Président d'honneur fédéral des exploitants agricoles.
Député sortant.
BOUVIER Xavier
Docteur en droit. — Chevallier de la Légion dliouneur.
Croix de guerre. — Député sortant*
COUDRA Y Georges
Pharmacien à Paramé. — Ancien président de la Commission parlementaire de la reconstruction*
ÂZE ANDRÉ
Cheminot à Fougères. — Syndicaliste ouvrier. — Ancien combattant,
TARD tF Emile
Conseiller général de Monlfort* — Négociant en grains et en produits du sol
RAFFEGEÀU Louis
Cultivateur à Pellan* en Maures. — Membre du Conseil fédéral des exploitants agricoles.
Liste indépendante des RépubHcams d'action*
{Investie par h Centre national des indépendants et paysans et apparentée d la Liste du rassemblement
du peuple français)*
Electrices, éïecteuri-ad'IlIe-ejL Vilaine, \
Qui sommes-nous ?
— Des « hommes du cru » et non des « hors-venus des hommes que vous connaissez d'hier, que vous retrouverez demain et auxquels vous êtes assurés, à tout moment, de pouvoir demander des comptes ;
— des « indépendants », c'est-à-dire des hommes libres de toute attache avec quelque parti, avec quelque personnalité que ce soit, des hommes qui entendent être responsables devant vous et non devant un organisme extérieur ;
— Des « républicains d'action » qui prisent les résultats plus que les théories et se recommandent de leurs œuvres plus que de leurs promesses.
Que voulons-nous ? —
I, — Sur le plan intérieur et sur le plan social : la paix entre les fûnçais,
a) En conciliant le respect du statut de l'école publique auxquel nous sommes profondément attachés avec le maintien de la liberté d’enseignement auî, pour ne pas risquer de devenir illusoire, exige d'être rendue effective. Nous pensons qu'il est de stricte justice que le produit de l’économie que l Etat réalise sur son propre budget du fait de l'existence d'un enseignement libre fasse retour à celui-ci sous telle forme que la Commission scolaire, récemment nommée, a charge de proposer au Parlement.
Au cas où elle faillirait à sa mission, nous prendrions l'initiative de proposer nousmêmes une solution ;
h) En maintenant aux travailleurs de ce pays le bénéfice des lois de sécurité sociale et
d'allocations familiales mais en réprimant impitoyablement tons les abus dont l'application défectueuse de ces lois est. trop souvent la source ;
c) En admettant progressivement, grâce aux économies réalisées, les travailleurs indépendants à bénéficier des mêmes avantages que les travailleurs salariés ;
d) En assurant â l'ouvrier — de nos villes comme de nos campagnes — - un salaire réellement ajusté au coût de la vie dans chaque localité sans discrimination artificielle â raison des <£ zones de salaires » ;
e) Eu procurant aux exploitants agricoles, non seulement la stabilité dans leur exploitation par le maintien du statut du fermage, mais le moyen de ne pas s'y ruiner en rétablissant, par une politique appropriée, l'équilibre des prix agricoles et des prix industriels.
En améliorant leurs conditions de vie par la mise en vigueur des dispositions concernant l'habitat rural par l'achèvement de la construction des chemins ruraux, l’accélération de la cadence d'électrification des campagnes et de réalisation des adductions d'eau ;
f ) En délivrant les commerçants et les petits industriels — par une réforme administrative et une refonte de la fiscalité — de la cascade des taxes et de la superposition des contrôles ;
g) En affranchissant les artisans des taxations arbitraires et de l'obligation pour pouvoir prétendre au bénéfice de certains aménagements fiscaux, de tenir une comptabilité dont les exigences excèdent manifestement leur compétence et leurs capacités ;
h) En corrigeant, au profit des marins et des veuves des marins, les anomalies et les imperfections de la loi du 27 septembre 1948 instituant le nouveau régime des pensions ;
i) En veillant â ce que ne reste pas lettre morte, pour les anciens combattants, ies vieux travailleurs, les rentiers viagers et les économiquement faibles, le droit inscrit dans le préambule de la Constitution, pour « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, delà situation économique, se trouve dans l'incapacité de travailler, d'obtenir de la collectivité des moyens convenables d'existence »,
/) En dégageant à la faveur de la réforme de l'appareil administratif de l'Etat et de la réorganisation des sociétés nationales, notamment par la suppression des hauts emplois inutiles et l'évacuation des immeubles en surnombre, des disponibilités qui permettent d'assurer une rémunération décente aux différentes catégories de fonctionnaires et d'employés (magistrats, militaires, cheminots, etc*), qui ont le moins bénéficié des relèvements de traitements obtenus jusqu'içb
IL — Sur le plan economique : réduire l'emprise de l'état sur l'activité economique