‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 88 sur 244 · LOIRE (HAUTE · texte numérisé non relu

LOIRE (HAUTE

Liste d1 Union des indépendants* des paysans et des républicains nationaux .

Liste d'action familiale, rurale et sociale présentée par le M, R, P; . »,

Liste d’Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux . . »

M. Paul Antier (G, R, À. P, S*}*

M* Eugène Pébellier (G, R. À. P. S»),

M. Noël Barrot (M.R.P.).

Jean Deshors (G.R*À.P,S,)*

/Liste d’Union des indépendants, des paysans et des républicains nationaux*

Mesdames^ chers électeurs,

Dominée par 1 esprit de parti, incapable de légiférer dans l'intérêt général, P Assemblée Nationale élue en 1946 vient d'avouer son impuissance en abrégeant son mandat*

Malgré l'effort de redressement tenté au cours de ces derniers mois, le bilan de la législature, conséquence du sectarisme, du tripartisme et du dirigisme, s'est révélé désastreux*

La vie devient chaque jour plus chère.

Les charges chaque jour plus lourdes.

L'Etat chaque jour plus tracassier et plus exigeant»

Le régime des partis, qui a étouffé la France, veut encore se survivre et vous imposer une loi électorale qui est un défi à la démocratie et à la justice*

Pour mettre un terme à cette politique de faillite et réaliser un redressement national vous voterez pour des hommes libres et indépendants qui, tous, depuis des années, n'ont cessé de vous donner la preuve, dans les circonstances les plus graves, de leur patriotisme, de leur dévouement et de leur clairvoyance,

/ — décidés à imposer une loi électorale qui permette au peuple le libre choix de ses

représentants, /

— décidés à faire reculer l'Etatisme envahissant et à supprimer le gaspillage des deniers publics,

décidés à promouvoir une politique de défense de la famille, de vos libres entreprises agricoles, artisanales, industrielles et commerciales^

“ décidés à assurer des conditions de vie meilleure aux salariés,

" décidés à rétablir la justice scolaire par une réforme assurant une liberté effective

de renseignement et donnante tous les parents les moyens de choisir librement l'école de leurs enfants,

— décidés à combattre le communisme qui est au service de ^étranger,

— décidés à développer tous leurs efforts pour le maintien de la paix,

— résolus à défendre les droits sacrés des anciens combattants, des prisonniers et des victimes de guerre,

— décidés à rétablir la réconciliation des Français dans 1 -honneur et dans la justice

Pour assurer cette œuvre de salut public, et donner plus d'efficacité a nos efforts, nous avons constitué une liste d'Union des républicains indépendants et des paysans,

Et présentons à vos suffrages :

Paul ANTIER,

Conseillât général du Monaslier. — Préside u t du parti paysan et de T un ion des républicains indépendants.

Secrétaire d'Etat à l'Agriculture* — Député sortant,

jRAft DESHOR5,

Cultivateur. — Maire de Blanzac.

Conseiller général de Saint-Pauliçn* — Député sortant.

Eu gene PEBELLIER,

Ancien négociant.

Père d'Eugène Pebellibr (ancien député de la Haute-Loire, ancien maire du Puy, vice-président de la Chambre de commerce du Puy et d'Yssingeaux, ancien combattant,

Croîs de guerre 1914-1913 et 1939*1945).

Paul MICHEL,

Imprimeur à Yssîngeaux. — Croix de guerre 1939-1940,

Fils d* Augustin Michel (ancien député de la Haute-Loire, ancien conseiller général, ancien maire d'Ysstngeaux).

Pour faire échec au communisme et assurer en commun le triomphe de la justice scolaire,

La liste d' Union des indépendants , des paysans et des républicains nationaux est apparentée avec frr iiste d'action familiale rurale et sociale présentée par le Mouvement républicain ‘populaire et la liste du Rassemblement du peuple français.

Vu :

Le$ candidats r

Liste cT Action familiale, irurale et sociale

présentée par le

Mouvemement républicain populaire (M. H* P.)*

El e c tri ce s , élec Leurs,

La législature qui s'achève a travaillé au relèvement de la France avec un succès qui fait l'émerveillement du monde.

Son œuvre dépasse, et incomparablement, tout ce qu'ont fait les législatures de la IIP République, C'est un fait. Un fait aveuglant* Et nous mettons n’importe qui au défi de prouver le contraire*

11 est facile, sans doute, de dire le contraire. 11 est toujours facile de dire. ** Et, vous le constatez, on ne sfen prive guère en ces jours de mensonges électoraux que nous sommes en train de vivre.

Seulement, ceux qui disent le contraire, regardez-Ies à la figure. Ne les reconnaissezvous pas ? Si les choses ne vont pas aussi bien que nous le désirerions, esi-ce que ce n'est pas eux justement qui en portent la responsabilité?

Responsables, d’abord, vous en conviendrez ; ces partis qui ont tout fait, à l'Assemblée et hors de l'Assemblée, pour empêcher le relèvement du pays.

— Ces partis qui avaient besoin d'accroître le mécontentement pour exploiter à leur profit ce mécontentement,

— Ces partis qui, tout en se criant leur haine réciproque, ne craignaient pas d'unir leurs bulletins de vote dans une opposition systématique à toutes les mesures de salut public.

Si Jes choses ne vont pas mieux, c'est aux candidats de ces partis qu'il faut demander des comptes.

Mais il est une autre catégorie de responsables, et dont la responsabilité est encore plus lourde, infiniment plus lourde. Ces responsables^ ce sont, vous l'avez deviné, les hommef de la IIIe République.

— Ces hommes de la Troisième qui nous ont acculés au 10 mai 1940. Â ce 10 mai où les blindés d'Hitler purent, en quelques heures, faire voler en éclats toute l'armature de la France.

— Ces hommes de la Troisième pensent-ils que vous l'avez oublié, ce 10 mai et ses suites épouvantables ; ces centaines et centaines de milliers de prisonniers, ces foyers détruits, ces enfants qui grandissaient loin de leur père, ces femmes qui, pendant des années, durent s'atteler à la charrue, tant de pauvres gens qui ne mangeaient pas à leur Uim 1 Et le pays pillé par un ennemi sans scrupules î Et toutes les ruines î Plus de ponts I Plus de ports î Plus de bateaux marchands ! Et tout le reste que vous n'avez pas oublié. * *

— Ces hommes de la Troisième, mais pour qui vous prennent-ils donc quand ils viennent vous dénoncer le mauvais travail accompli par la législature qui s'achève!..* Comme s 11 ne vous suffisait pas de comparer la France de 1945 avec la France d’aujourd'hui ! De comparer aussi la France de 1930 à la France de 1945 !...

— Ces hommes de la Troisième, ah 1 ils l'ont laissée en bel état, 3a France, à leurs successeurs ! Et ils viennent s'en prendre à ceux qui ont fait de leur mieux pour la guérir ! ~ * Dire qu'ils ont T impudence de reprocher à leurs successeurs les blessures encore mal cicatrisées de la grande blessée France I Autant le chauffard qui* pour se créer un alibi, vien^cirait s’en prendre au médecin qui est penché sur sa victime ï

Si les choses ne vont pas aussi bien que nous le désirerions, c'est à tons ceux-là qu'il faut demander des comptes,

— À ceux-là qui ont conduit la France aux abîmes,

— À ceux-là aussi, qui ont tout mis en œuvre pour contrecarrer le relèvement de la France*

Tous ceux-là, cependant, à travers les attaques contre la défunte Assemblée, c'est d'abord et surtout le Mouvement républicain populaire quhls visent.

C'est d'abord et surtout au M,R,P, qu'ils en veulent. Ce maudit M . R , P . qui vient leur <i voler » les voix des catholiques — qu'ils prétendent accaparer avec la même impudence que les hommes de gauche prétendent accaparer les voix des travailleurs*

Ecoulez-les, ceux-là. Ecoutez bien leur refrain — * qui n'est pas neuf, mais les vieilles rengaines, ça réussit toujours auprès des esprits un peu courts, Ecoutezdes tantôt vous crier à tue-tête, tantôt vous murmurer dans le creux de l'oreille que le M,R*P* jette l’argent par les fenêtres avec toutes ses^ histoires de justice sociale, de sécurité sociale, de minimum vital, d'allocations familiales, de promotion ouvrière, de juste salaire et autres calembredaines, , *

Eh bien! oui, c’est vrai, toutes ces « calembredaines » le M , R , P . les a prises au sérieux.

Il les a prises au sérieux, parce qu'il a compris, voici exactement soixante ans, l'indignation de Léon XIII devant « la misère imméritée des travailleurs ».

Il les a prises au sérieux, parce qu'il s'est courbé, voici quarante et un ans, sous la bénédiction dont le bienheureux Pie X bénissait les jeunes qui, pénétrés d'un très vif sentie ment de la fraternité humaine, s’en allaient au-devant de ceux qui travaillent et qui souffrent.

Il les a prises au sérieux, parce qu'il a frémi du frémissement de Pie XI quand, voici tout juste vingt ans, il se dressait contre les exploiteurs qui abusent de Page des enfants et de îa faiblesse des femmes*

Il les a prises au sérieux, parce qu'il a entendu, la prière de Pie XII, cette bouleversante prière de l'année sainte : « Avivez dans lésâmes de ceux qui vous donnent le nom de père, la faim et la soif de la justice sociale et de la charité fraternelle »,

Et parce qu'il les a prises au sérieux, ces calembredaines, il a voulu, — passionnément voulu, tenacement voulu, -— que les richesses de la Nation soient au bénéfice de tous* Et dans la mesure même des besoins de chacun.

Aussi notre M.R.P* n'a-t-il pas à rougir de l'œuvre qu'il a accomplie tout au long de ces cinq années. Bien convaincu quhl a ainsi, mieux que quiconque, mené la lutte nécessaire contre le communisme athée.

Et cette œuvre, nous sommes bien décidés à la continuer,

Nous continuerons donc à nous pencher sur la peine de tous ceux qui peinent*

Sur la peine des vieillards, victimes de l'effondrement économique, conséquence inévitable de P effondrement du pays au 10 mai 1940.

Sur la peine des femmes, victimes de l'inconscient égoïsme masculin : jusqu'à ces toutes dernières années, la loi n’était que trop manifestement une loi de l'homme au bénéfice de l'homme.

Sur la peine de ces jeunes qui ont tant de mal à fonder un foyer, — victimes de 1 incurie d’une IIIe République qui n’eut jamais une politique du logement.

Sur toutes les peines de tous les faibles et de tous les petits. Comme disait Pie XI après Léon XIII, les autres se défendront bien tout seuls.

Sans parler de tant et tant de réformes nécessaires : à commencer par celle de la fiscalité qui pèse si lourdement sur l'artisanat et le petit commerce.

Nous sommes de l’esprit du cardinal Gerlier : l’injustice sociale nous tient au cœur autant que l’injustice scolaire.

Vous le voyez, mesdames et messieurs, nous ne vous avons pas mâché les mots.

Pardonnez-nous de vous avoir laissé deviner, par endroits, notre émotion, notre indignaiion même.

Si les procédés sournois nous révoltent, c'est que nous sommes des passionnés de la Vérité et de la justice.

Mais si nous n’étions pas des passionnés dé la vérité et de la justice, nous ne mériterions pas de recueillir vos suffrages.

Noël BARROT Albert BERTRAND François TEISSIER Marcel ORFEUVRE

Celte liste est apparentée avec les listes des indépendants et républicains nationaux et du Rassemblement du peuple français.

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