‹ Recueil des textes authentiques des programmes et engagements électoraux des députés proclamés élus à la suite des élections générales du 17 juin 1951Chapitre 92 sur 244 · LOT · texte numérisé non relu

LOT

Liste du R. G, H, et du parti républicain radical et radical-soeîàïiste . IVL Maurice Faure (R . S , }.

Liste du parti socialiste S. F. LO,..-.. M> Jean Àougier (S. F. LO,).

Liste du groupement national de défense des libertés professionnelles et des

contribuables * . . . . M, Abel Baissac (App. G, R .À* P. S,).

Liste du rassemblement des gauches républicaines et du parti républicain radical et radicaUsocialisfe,

M. Maurice FAURE

Professeur agrégé de FUmveraîté, — Docteur en droit.

Tête de liste du R. G. R., est un jeune qui doit sa brillante carrière intellectuelle à ses dons personnels, à ses maîtres et aussi à sa persévérance soutenue par un labeur acharné.

Né le 2 janvier 1922, à Azerat (Dordogne), iî suivit, en 1925, ses parents à Gourdon. Fils d'instituteurs de nos écoles, ses premières classes se firent dans cette sous-préfecture. De là, il s'envola vers des études secondaires et supérieures. Il faut convenir qu'elles furent brillantes, puisque Maurice Faure devint le plus jeune agrégé dTiistoire de notre pays.

Docteur en droit, noire candidat professa au lycée de Toulouse et à ITnstitut d’études politiques de cette ville.

Le Secrétaire d’Etat à la Présidence du Conseil, M* Bourgès-Maunoury, député de îa Haute-Garonne, fit de Maurice Faure son chef de cabinet et la Fédération radicale-socialiste du Sud le porta, à runanimité, au poste de secrétaire général.

Sa mère, directrice du Collège moderne, a formé la personnalité morale de son fils, une personnalité probe, toute de loyauté et d&cœnr. De son père, instituteur honoraire, aujourd'hui penché sur la terre de sa propriété, et dont la silhouette est familière sur les foirails de nos communes lotoises, Maurice Faure a hérité de cet amour du bien familial, conquis à la pointe du labeur. Il aime la terre, bien qu’il soit intellectuel, car toutes les fibres de ses sentiments prennent racine dans notre sol.

Jeune époux et déjà papa de deux enfants, Maurice Faure incarne, dans sa personnalité simple, modeste, mais aussi ouverte et empreinte de loyauté, une figure française. Jeune et dynamique, il possède, en plus, ces qualités si riches et bien de chez nous, qui sont l'effort personnel, le respect d’autrui et la conscience d’un homme probe, net et sans détours.

N’est-ce pas ce que la France exigera de ses futurs députés?

Maurice Faure, enfant de ce pays, sollicitera demain vos suffrages.

DE Jean CÀLVET

Maire de Gahors. — Comeiller général du Lot.

Du Nord au [Sud et de l’Est à l'Ouest de notre département, la silhouette du docteur Galvet est connue et sa personnalité respectée.

Simple et modeste, il porte ses 61 ans dans son sourire. Ce sourire qu'il a habitué d’orner son visage pour s'entretenir avec ceux qui souffrent, il le porte aussi aujourd'hui sur les hommes, parce que la confiance des Cadurciens l'ayant intégré dans la vie politique en 1929, et lui faisant gravir les échelons, depuis celui de conseiller muncipal, d'adjoint au maire et maire depuis la Libération, a fait de ces Cadurciens ses amis.

Cette confiance des habitants du chef-lieu, le docteur Calvet en est fier, très fier, et ii tient, dans tous les actes de sa vie privée et officielle, à la justifier.

La grande modestie de cet homme effacé lui fait reléguer, dans son seul souvenir, sa conduite de jeunesse. Elle fut cependant brillante.

Engagé volontaire en 1914-1917, décoré de la croix de guerre, il porte une Légion d'honneur gagnée sur Us champs de bataille. Elle fut portée au titre civique (intérieur) , à la rosette.

Le docteur Galvet est, on le sait, de vieille souche cadurcienne. Sa famille entretenait des relations étroites d'amitié avec Gambetta. C'est là un titre qui déjà répond pour la personnalité de l'homme. Mais si nous nous tournons vers le docteur, nous ne pouvons que dire son désintéressement sauvent et cette bonté qu’il veut, qu'il entend rester son secret. On l’appelle souvent le médecin des humbles parce que son métier est, souvent pour lui, le tremplin le plus noble pour pratiquer cette bonté.

C’est un tel homn e qui accompagne Maurice Faure sur la liste que nous proposons à vos suffrages,

Roger SIRIEYS Agriculteur. — Maire dû Cornac.

Est né le 2 mars 1905, à Aynac (arrondissement de Figeac). Sa profession? Agriculteur, Dernier d’une famille de quatre enfants, il commença par être élève dans une école d' agriculture : Ondes, en Haute-Garonne.

C’est à son courage, à sa persévérance et à sa ténacité qu'il doit de posséder aujourd'hui un bien familial.

C’est à ces qualités rurales, ajoutées à celles morales, qu’il est aujourd'hui membre du conseil d’administration et de perfectionnement de cette même école d'Ondes où ii apprit, élève, les premiers rudiments d’un dur métier ; membre du conseil d’administration de l’Ecole d'agriculture d'hiver de Cahors et de l’Enseignement post-scolaire agricole de notre département,

Quand il abandonne un instant sa terre, Rogër Sifieys devient suppléant de la justice de paix du canton de Bretenoux, ou il se rend à la mairie de Cornac.

Car ce paysan est un maire estimé ; en effet, élu au conseil municipal et adjoint au maire en 1935, il devint maire en 1937. Réélu en avril 1945, au premier tour de scrutin, avec toute sa liste de radicaux-socialistes et d’indépendants. Réélu encore en octobre 1947 au premier tour de scrutin.

C’est ce paysan, Officier du Mérite agricole, qui sollicite vos suffrages. Vivant en étroit contact avec la population rurale, il partage ses peines, ses soucis , ses aléas.

Comme Maurice Faure, comme le docteur Galvet, Roger Sirieys est de chez nous.

Trois personnalités différentes, mais qui chacune possède ce que nous désirons : la loyauté, le respect de nos libertés et de nos biens, comme celui delà conscience humaine*

Et la grande acceptation de son devoir qui sera demain, de servir, pour rendre à notre pays une atmosphère qui lui permette de s'épanouir et non de s’asphyxier.

Tels sont les hommes que la Fédération du Lot du rassemblement des gauches républicaines présente à vos suffrages.

Citoyennes, citoyens,

Voter R. G, R.;

— c’est préférer le bon sens et la raison aux promesses démagogiques et illusoires ;

— c’est protéger la liberté du travail et l’initiative privée ;

— c’est défendre la liberté individuelle contre toutes les dictatures;

-b- c'est promouvoir une République libérale et sociale.

Voter R*G , R. :

c’est sauvegarder l'autorité de l’Etat contre l’étatisme irresponsable.

Voter R. G, R. :

— c’est seconder l'action efficace que depuis deux années mène, pour la prospérité de notre département, au-dessus des divisions intestines et pour l'union des républicains, le président Gaston Monnerville,

Voter R.G,R. :

c’est sauver la République menacée sur deux fronts;

— c'est affirmer la fidélité de la France au principe de la sécurité collective, condition du maintien de la paix.

Pour la République, pour la liberté, pour la paix.

Vous voter ez R, G, R.

La Fédération R. G, R. du Lot.

~ Vu ;

Les candidats :

Listé apparentée aux listes M . fi . P , * S . F . / . Q, et groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables ,

Liste du Parti socialiste S. F.L O,

apparentée aux liste du Rassemblement des gauches républicaines Parti républicain radical et radical-

socialiste y d% Mouvement républicain populaire et républicains démocrates , du Groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables .

Docteur RQUGIER,

Commandeur de la Légion d'honneur. — Médaille de la Résistance, — Croix de guerre.

Président du conseil général du Lot. — Conseiller général de Luzech .

Membre de la Commission des affaires économiques et de la Commission de la famille et de la sauté à l'Assemblée Nationale, — Député sortant.

Docteur ZUSKIEWENSK1,

Chevalier da la Légion d'honneur* — Croix de guerre*

Maire et conseiller général de Figeac, — V ^président du conseil général*

Pierre FAUGÈRE,

Avocat au Barreau du LotP — Secrétaire fédéral S, FJ. O, — Conseiller municipal de Cahora*

SaUVBH LA Bi PUBLIQUE ET LES LIBERTES DEMOCRATIQUES*

La République et ^es libertés démocratiques sont menacées par le néo-gaullisme et le communisme stalinien*

C'est pour les sauver de ce double péril que, dans le cadre d'une loi électorale, que nous eussions voulue différente (nous étions partisans du scrutin d'arrondissement à deux tours), nous avons conclu des apparentements avec le Rassemblement des gauches républicaines, le Mouvement républicain populaire et le Groupement national de défense des libertés professionnelles et des contribuables*

Citoyennes, citoyens,

S'apparenter, ce n'est pas renoncer à son programme. Le Parti socialiste demeure plus que jamais fidèle à la défense de l’école laïque.

Le Parti socialiste proclame sa volonté de défendre l’indépendance nationale, la démocratie et la paix* Mais il n'y a pas de véritable liberté ni de paix possible, là où il ny a pas de justice sociale*

La justice sociale et l'aide a la famille

Le Parti socialiste entend défendre la Sécurité sociale tout en réprimant les fraudes et les abus*

Le système des allocations familiales doit être révisé en fonction de cette idée, qui! s'agit avant tout d'aider l'enfant à vivre* D'autre part, l'égalité des prestations est nécessaire entre les travailleurs 4de l'agriculture, les travailleurs indépendants et ceux de l'industrie. Le régime des allocations familiales agricoles doit être entièrement révisé pour mettre fin aux erreurs actuellement constatées dans nos campagnes*

Pour les vieux travailleurs et les économiquement faibles.

Un nouvel et nécessaire effort est à faire pour les vieux travailleurs et les économie quemeot faibles, principales victimes de la situation actuelle. Il faut que la revalorisation de leur retraite ou allocation suive d'aussi .près que possible Mes relèvements des salaires* Les retards apportés aux péréquations créent des situations intolérables*

Les anciens combattants et victimes de la guerre*

Les victimes de Ja guerre et les victimes du travail ont le droit de voir leur situation améliorée et un rapport constant maintenu entre leurs pensions et les traitements et salaires* La parité des pensions militaires telle qu’elle existait avant la guerre doit être rétablie*

Les problèmes concernant les anciens combattants, les prisonniers de guerre, les déportés politiques, les travailleurs déportés, doivent enfin recevoir une solution trop longtemps retardée. Le socialiste Aubry a été à l'Assemblée Nationale, 3e défenseur de ces revendications*

Pour l'agriculture.

Le Parti socialiste attache une importance particulière à la solution des problèmes qui

intéressent ^importante population agricole dont dépendent l'augmentation de la production des produits alimentaires et le bien-être de la population* Il se prononce notamment en sus des solutions déjà proposées pour l'organisation de l'économie agricole et l’amélioration des conditions de vie de P ensemble de la population pour :

— L'extension et l’adaptation des lois sociales à l'agriculture, aux exploitants ainsi

qu'aux ouvriers agricoles ;

— L'amélioration du statut du fermage et du métayage et la création d’un statut de la propriété foncière ;

— ■ Le développement du crédit agricole, des foyers ruraux, de renseignement agri¬

cole ;

— La mise -en œuvre d'une politique d'équipement permettant d'améliorer l'habitat

rural et les conditions de travail, plus particulièrement déliés de la femme et d'appliquer les

techniques modernes aux exploitations familiales ; — La revalorisation du prix du tabac de 1950.

Les conditions du maintien et du développement des libertés.

L’accroissement de la production, les restaurations économiques, une juste répartition du revenu national, la sécurité de l’emploi, un niveau de vie accru, une réforme fiscale tant

attendue des artisans et des commerçants, demeurent les conditions fondamentales du

du maintien et du développement des libertés. Pour la France et la République, Pour la liberté et pour la paix*

Vous voterez le 17 juin pour les candidats du Parti socialiste S. F J, O, l

Liste du groupement national de défense des libertés professionnelles

et des contribuables.

Pourquoi sommes-nous candidats ?

1° Pour nous dresser contre l’intrigue et Pin justice.

2° Pour permettre Je regroupement victorieux des électeurs soucieux de libérer :

— l'individu, des factions partisanes ;

— la famille, du sectarisme qui l’opprime ;

— la profession, des entraves qui la paralysent*

3* Pour que se dégage, demain, au Parlement, une majorité valable et efficace.

Au cours de la précédente législature, notre tête de liste n'a pas voulu accepter le caporalisme des parfis et il s'en félicite ; à la suite d'interventions occultes, et de manœuvres déloyales? il ne porte plus les couleurs qu'il a conduites par trois fois à la victoire, en 1945 et 1946 ; il proteste avec la dernière énergie contre l'injuste et arbitraire décision d’un comité parisien inspiré seulement par des contingences locales, et l'avis partisan de gens

sans mandat, et de quelques autres dont la vocation est de ne pas faire de politique.

11 déclare cette décision illégitime puisque prise contre l’avis formel de la très grosse majorité des militants et des élus municipaux de notre esprit*

Les deux co-listiers qui l’accompagnent sont heureux et fiers de lui apporter U caution de leur nom et de leur vie consacrée au service de leur foyer, de leur profession et ce

16 01 Tout comme lui, ils veulent desserrer le carcan administratif, étatique et partisan, qui

^*1 ls * nt d eVi*1! u tter 'contee^a Tendance actuelle qui vise à répartir administrativement les revenus de chacun, et notamment contre l’extension abusive de certaines reformes sociales, contre la fiscalité aveugle, oppressive et spoliatrice, et contre 1 emprise de 1 Eta

sur de nouveaux secteurs de la vie nationale.

Ils veulent donner à chaque chef de famille la liberté et la possibilité de cho* éducateurs pour ses enfants, ils ne veulent plus tolérer que cette liberté essentielle demeure

16 ^sdélir^nVenfin rendre à l’agriculture française, la place qui lui revient dans l’activité

économique de la nation : la première* a 4 v T

Des candidats de toutes origines et de toutes professions manifestent subitement, à la veille des élections, une sollicitude bien touchante à l’égard de la profession agricole ; les sommités de la médecine, du corps enseignant et du barreau se découvrent soudain une âme de terrien ; on voit même une compétence en matière de perception d impôts, proposer

Les trois hommes qui sollicitent ici vos suffrages pour le 17 juin prochain, vivent au contraire la dure condition des ruraux. Ils en connaissent les misères, les besoins et les charges ils savent combien toute la vie économique de ce département, et notamment le sort des’ artisans et des commerçants, se trouve intimement lié à la prospérité des agn-

CUlteiîs8connaissent aussi les lourdes charges qu’imposent à la nation la reconstruction et la modernisation du pays ; mais ils sont persuadés que l’effort demandé au contribuable ne sera supportable que dans la mesure où l’on permettra à chacun d accroître ses revenus en augmentant sa production et surtout, dans la mesure où l’on réduira massivement

dépenses inutiles de l’Etat. . 'i

Chefs de famille nombreuse, ils pensent avec angoisse à la situation mternation ,

veulent passionnément mais virilement préserver la paix.

Pour ces tâches essentielles ils ont constitué, avec l’appui du parti paysan, une hste de paysans et d’indépendants sous l’égide du groupement national de defense des libertés

professionnelles et des contribuables. , .

/ Obligés de subir les turpitudes de la loi électorale, ils ont préconise 1 apparentement le plus large avec tous les partis nationaux; ils ont dû accepter finalement de ne s apparenter qu'avec les trois partis de la troisième force ; il n’a pas dépendu d eux, en effet, que cet apparentement n’englobe tous les partis français^

Abel B ES S AG,

Artisan. — Député sortant,

Gaston BAUDEL,

Agriculteur. — * Maire de Deuelle*

Jean BERGOUGNOUX,

Agriculteur à Thégra.

Initie apparenté* iiuæ parfts t M , jR . P RtG>R*

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