OKin;>ki, Mrm«i,-is, l. I, p. ."JS
2. Ou dc.si«ii.iil Miii.s le nom d îirl.Hios ccu\ (lu'oa I.iis-.ut entrer fluib l:i siillo lies st-ani-es (!o l:i Iticic, lorsque les .séances ii'ûlaical pas à huis clos, comme iijn|*lc3 sjiucla'.curb.
trji£iff /-' ■yjà.'',-^ ^
ôoAà ])u:[<^ ne piiissc remuor de sa place, excepté s'il ériiî appuli'- du Irùne, en assurant eu mci-iG lernps aux nonros une outjèro lii.icrté de parler. Ce n'est que le désordre er les excès que je vcMX arréler; ar.ssi, ctwx qui en seront coupables devront f;[re livrés à la sévérité des lois. Votre Excellence aura la boulé de communiquer cette lettre au Pio), comme aussi de la montrer aux rncmijres de la Dièîe qui voudraient en avoir connaissance.
J'ai riîonnenr d'être, etc. Jacques de Sievers.
Discours de Louis Bc>rcijl:o-ChodzJ:o, nonce d'Osnarniaz, cor.lrr le deuxième parUujù de la Pclogne, exigé par la Prusse, ■prononcé à la shincc, de la Diète de Grjdno, le 2 septembre 1703*.
T.a violence éta::t arrivée à ses dernièies limites, nous
ti'ouvant ab.-iiidonnés do tout le monde , si nous devons aiisoluinent satisCaiie rarnlMtion insatiable du roi de Prusse, eh bien! ùoimons-luicetie terre polonaise qu'il ccnvoite avec tant d'iiisisîance; mais relui eu donnons que six pieds, carrés, c'esl-.\dii'C aii'aiit qu'il en faut pour lui servir un jour de tombeau. Ce morceau de terre, abandonné à l'uri de nos copartageurs, sera, dans les siècles à venir, le témoignage de l'antique et prove.iliialelîospitaiiié polonaise. On dn-.i que nous n'avons jas voulu jefuser à Tenvaliiscjeur de notre patrie, son dernier asile! Cet abandon sera, en môme temps, la preuve de notre coristanlc oi'ijosition contre toutes les violences accomplies sur notre nation innoceiife!
hisroiirs d'An!f>ine Su.chod'jlsUi, ca.^telkrn de Smokiisl\ prononce à la séance du bscpleinbic n2?>, de la Dicte de Grodno, en faisant le prir(dictc enlrc le jacoi uàsn,e de Paris et celui de. Saint-PéiersbouC';, 're'alioemenl à la Poloijuc ".
Jiisij',i'i.d riiiuope eniière a dcmné le nom ùii jacohinisnte à celle dorliiiio coupaMe (pii, dans .son an)bilirux délire, détruit loules les lois naliouaics, arrache aux souverains leurs droits les ]this j)réi:ieuv, dé;.''.i,^e le priijde (b; toute espère do joup, et du lesp 'cl dii à .ses clefs, porte itUrinle ;\ 1'; uloiiié .suprême el
]. J'iocis- ICI baux l'.c ti: l'ii'lc. ■- 2. lihtii.
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met en danger la iranqnillilô puliîiquu, ainsi que le bonheur do la société.
.Assiéger Li résidence d'un monarque lran(]i!ille, braquer le canon autour de son palais, le retenir sous le iaisceau d'une X\%
dictature impérieuse, le jeter dans les fers, lui dicter des lois, tels sont les forfaits qu'on a jusqu'à présent reprochés aux jacobins. \^ k' ■
Placer le sujet u coté du maître qui lui donne la loi ou lo droit de naissance; priver celui-ci de ses revenus et de la faculté d'énoncer son opinion; lui enlever enlin tous les moyens de défendre ses prérogatives, afin d'élever à son niveau les derniers des cito)ens, voila ce ([u'ont osé tenter et ce qu'ont exécuté les jacobin:^.
Aujourd'hui, nouvelles idées, nouveaux résultats.
Les puissances qu'on a vues s'armer contre ces funestes maximes, persécutent sous le même prétexte ceux qui les ont constamment abhorrées: ])a.rce que les Polonais refusent leur sanction à des actes de ^iolence, (|ui jiortcnt tous les caractères de l'iniquité la plus révoltante, et surtout audéjncmbrcmcnt de leurs provinces, sur lesquelles on n'a d'autre droit que celui du plus fort; parce qu'ils défendent avec vigueur les prérogatives de leur l'oi et les privilèges de la nation; parce qu'ils résistent à l'oppression sous laquelle on fait gémir l'un et l'autre.
Los agents de ce despotisme leur rejjrochent, dans des Notes et écrits, ce jacobinisuiC qu'ils ont en b.orreur. On prétend que leur généreux patriotisme expose à (it?^ dangei's incalculables cette j)alrie qu'ils défendent, et les jours de Votre Majesté, pour lesquels ils sont préis à veiser tout leur sang. El quelles mesures jjrend donc celle jirépondérance aibitraire, ])0in' mettre votre personne en sûreté? Klles sont assurément d'un genre neuf et bien dignes du motif qui les a dictées. Des canons braqués sur le palais de Vi Ire .M.ijcslé, des canijts qui le domin;;nt elle menacent, des bataillon^ ijui eiiiuuienl et l'cnijilisscnl la ville; une force a!-in('e «^nii assiège ie lieu des délilu'iaiions, qui relient lecbef d'un, peupli; lî'nre ciichciinc sui' im Iiamic, dont un a d'avance ébranlé îcs fondements; oui l'y force à souscrire à l'arrél tcrriMe, iuquel irihiit au néant ses dmils et erux do ce peuple. Telles sont les précautions un']ilo},ées contre tes. prélcn-
'aàanur, ....
(iii.s complots ourdis par le jacoljinismc. Et qu'est-ce antre chose que ce jacobinisrac lui-même dans tout ce qu'il a d'illégal et d'odieux?
Quel nouveau genre de sûreté et de défense qu'ils ont inventé, ces ministres, qui prétendent mettre votre perstmncà l'aigri de nos attentats? Quel tour ingénieux pour inculper de jacobinisme ce patriotisme épuré, qui en est le contraste? Si l'J'iUrope pouvait le connaître à fend , le voir peint sous ses véritables traits! Nous n'aurions pas besoin d'une autre justification aux yeux des mojiarqu'^s et des nations! Tous conviendraient qu'aucun peuple ne fut autant éloigné que le Polonais de ces maximes odieuses. Mais, comm.e nous avons plus que lieu de douter que jamais un pinceau fidèle trace avec candeur le tableau de ces démarches révoltantes, nous prions Yoîre Majesté d'enjoindre à ses chanceliers de rédiger une réponse aux Notes et autres écrits, lus dans les dernières séances, écrits peu conj]Kiti!;les avec la dignité de la nation.
'Vous le savez, Sire, et char|ue jour vous en faites l'expérience, il n'est point do monarque dans l'univers dont les jours soient plus en sûreté nufi le chef d'un peuple libre. Il l'a vu luimême ce dcsj)otir,me arme, qui obsède le lieu de nos délibérations. Oui, il a vu qu'un roi, comme Stanislas-Auguste, qui chérit sa nation et qui en est aimé, n'a besoin ni des secours ni de la tulelle d'une puissance étrangère! Que dJs-je? Il a été témoin de nos vœux, de remj)resseme])t avec lequel, au ]>rcmier signa' d'un bon ])ère, tous ses enfants auraient exposé leur vie pour le mettr(i à couvert des atteintes que porte à sa dignité, ù. celle de la nation, cet'e puissance qui ne fein.t que de les protéger que pour les o])primcr plus sûrement l'ur. et l'autre.
Daignez, Sire, ne point laisscîr sans réponse ces reproches injurieux; daigne/ rendre, en faveur d'une nation qui vous est lidèlc, u/i ténîoignage (pii atlcsle, d'une manière éclatante, qu'elle fi'a junais professé ce jaco!»inisine qu'on lui imj)nle, et dont elle abhr.irc la doctiine. V.n conséquence, je remets au secrétaire, jtonr en faire leclurc, un projet d'injonction aux chanceliers, a^anl p<iur objet la rédaction d'une réjionsc de ce geiu-e, et je prie les )':ials de statuer 'i cet ''■gaid.
a:nx!':i^ Î795. 33b ^U^
Aclc- d" l'i (Ussolailon de la cùytf''(.lcralion de Targoivlça,
Orodno, 15 seplcmîire 179;V. ;
Comme cctto iiarion est di'jà parYeiiue au de^- é de lranqr.illilé i!<;ccssaire, l'our iTîircnclre l'exercice de la souveraine puis- /s» •,
sance, racsembk'^.c des Etats dissout la coniedératioR de Targo- "^
vvira. et déclare toutes ses charges et juriuictions hors d'acti- \\16, àconij't.T du ]" octobre prochain. Klie ordoniîe que tous les actes de cette confédération soient déposés aux archives pu- ' ■
bhqnes; elle permet néanmoins rexocution des décrets déjà •.
porlés; iTiaiselîe autoiisc la Dièin actuelle et celles qui ivjurront la suivre, de les changer et même de les casser entièrement, s elles le trouvent à propos. Elle établit une commission, chargée de recueillir les griofs qui existent contre ce? décrets, et d'en faire son raj.iport j la Diète; elle recommande à la nonvcllo confédéralion le îuaintien ôc. la religion cathoUqde, delà li- , ■:;,•. ;
berté, de la souveraineté de Ja nation, de la forme républicaine «ij- j.
du gouvcrncmcni, de la prérogative du trône, de la possession actuelle des emplois et des propi-iélé''; elle rétabli* les justices territoriales, et ordonne que toutes les affaires seront réglées coniine en 1788, jusqu'à ce que la nouvelle forme du gouvernement soit en activité ; (Ole fixe la dnréc de cette Diète, sous ' le m^m". mirécli.;), jusqu'au 31 octobre; elle donne au roi le pouvoir de conférer tous les emiilois, el, pour cette fois seulement, de nonnr.er tous les membres des dicastèies. commissions et députations; erifiFi, elle, jri'istalje les tril.'Unaux de la Diète.
Note de /.'i ])i(l-' . protrsldiii. rouir:' les cccusc.lions du 2intc}uhi . .
jacohiinsDW.
Crodno, l(j sci-îcinljic 17'.)3-.
Fondés S'irla ju^t'ce de leur raur-e, le loi et les Ëlals de la « '
i\é]in1))iqu(v assemblés en Dièie, sous Je na'ud iU^ ia confédération, n'av. lient , dans ton! 1;^ cours do cette Diète, oppo.sé aui mesures combiiK'i-s conlii^ la î'ologne, d'aulre résistance que celle que peuwiil penâ!.;lli'!'. à uni; rialion abandoimée à clleinème, la plénitude de cette conviction, accompaL-néc du senti-
1. Anhli.^ (<V II' Cfi';/V'('(VaJio)i. — 2. Archivei de lu Vu^tt.
ment de sa propre faiblesse. Leur jnemier soin, dès l'ouverture des déljbcralions nationales, fut de mettre en évidence rincompétence du reproche fait à la nation polonaise, dans les Notes remises alors au nom des deux Cours alliées, « de favoriser dans son sein les priiicipes de cette secte dangereuse, dont les progrès éphémères avaient failli bouleverser toute l'Europe. » Il avait été constaté dans les réponses faites de la part des rltats auxdites Notes, combien jdulôt les puissances voisines devaient savoir gré au gouvernement polonais de la vigilance qu'il a constamment appoilée à fermer accès en Pologneaux maximes turbulentes de la fausse philosophie du jour; combien ce gouvernement avait témoigné d'intérêt pour le succès des mesures communes, concerlées entre les première? puissances de l'Europe, pour garantir leurs États de cette funeste contagion ; et qu'il n'a pas même tenu à lui qu'il ne prît une part directe à la coalition générale. Comm.e cependant toutes les Notes postérieures, dont le contenu pressant n'avait laissé d'autre choix à la République, que de condescendre aux vues des deux Cours alliées, ont appuyé sur le même re})roche, aggravé encoie par une esjjèce ce doute jeté sur cel allaclicri^iCnt iu\iolable que la nation a toujours professé pour ses souverains, le Roi et les Étals ont cru de leur dignité et de leur délicatesse de ne pas laisser sans réponses les Notes mentionnées, afin de ne pas ajouter, h l'infortune qui pèse, sur la Roiogut;, la tache de l'avoir méritée, et les soussignés, chargés de s'en acquitter, en se référant atout ce qui a déjà été énoncé dans leurs réjjonses antérieures, et dans les actes publics de la confédération dcTargowiça.... se bornent à témoigner à S. Kx. M. l'ambassader-r de Russie, Œ qu'indépendanunent des faits allégués dans iesdiles ])ièces, e! ])ropres à laver la nation des imputations qui lui ont été faites 5 cet égard, le génie national et le caractère du gouvernement n'y réj)ugnent pas moins ; que la nolilessc polonaise, recomiuc de tout temps en Europe pour être jalouse à l'excès de ses privibV'.'s, ne s;iui;iit rire taxée d'adh'Mcr à ce système nivelciir, (pii détruit toute dislinclitm sociale; (pie son respci I cn- \tr<, le trône i)eut encore moins être souproimé sous le règne d'un souver.iin dunt chc sait apijrc'iicr les lumièi'es et les vertus, de manière que, dans la ciise douloureuse sous l.ujuelle
elle succoinljc, dJc (.'st assi:/ jusî.o ])Our do. pas s'en prendro h
son chef bien- airj)é. mais au l-ras invisible do celle fatalité qui, «^
depuis l'cxislcnce des empires, pùse tour à îour sur les nations .'' I
les plus puissantes. -^ A\î
Ani. SuUuni.sJ:i et K. C. Plaicr, rhanceliers. ' ' '%
■Piolcstaiion de Louis Boreij/io-dlic'zuo.^ vcnnrr du district d'Gsz- * ^'î^
rniana^ e! noncc, du in.êmc ilislric! à la dlHc dcGrodno, à l'occasio n k
de la dissolu lion de laconfcdcraHonde Targoioiça.
Gcodno, IV septembre 1793'.
La dissoliilioii de la confcdcrolira do Tarfinirica étant consomniée, l'appif'cicition do ses actes apparlient désoi-mais à l'histoire ; mais comment aujourd'liui porter un œil scrutateur dans l'immense dédale où se cachent les lils qui ont fait n^nr les acteurs de celle confédéralion?... C'est à nos neveux, c'est à la i^énéralion qui nous succédera u( juler une liDiiièrc vive et pénétrante sur les choses et sur les hommes de celte fatale époque: falale, car^o drame naîioinl (fui ïc. joue ne peut, en dépit des bons citoyciîs, qu'abo'jui'.i l-i niiue de noire ciière et iulortuîiée patrie. La grande et inimanquable réparation des maux qui nousaccablentnepourraèlrequero'uvredudix-neus'ième siècle.
La voix que j'élève aujourd'lnù, je l'aurais voulu faire entendre ]d us lAî, si me-^ amis !ie m'en eussent emjjoclsé, dans l'espoir que lapalieiicc et la réserve serviraient h la cause ])Ublique : l'expérience a ])rouvé leur erreur.
Dès la fcnmatinn de la confédé- ration, mes sentiments n'ont pu s'acconnnou'er <ie la louiiiure que prenaientles choses. La famille i'i la(|uelle jappai'îiens, jiiélée aux affaires de la Ré|iulOique, depuis la m-'uioraltlcniiiondelaLilhuanie à la l'oloî^nc, sous Wladis]as-Ja;^.'l!;:n , j'a jamais dévié de la a oie nationale, soit qu'elle ait été apiiciée d.uis les rani^s armés jiour la défense de Ja pali'ie cor-tre les ag^^ressions étianj^ères, soii qu'on lui ait confié 1(! bi'SMiii (Ii'ô intérêts civils. Et, en eMél, n'eslce i)A:'- nu devoir impérieux ))Our tout c.iloycn de transmellre intact, à ses enfants, J'iiéii(af;e d'iionneur qu'il a reçu de ses an<-ôtres ?... JU n'est-ce pas dans l'accnniplisM-meiil général de ce devoir sacré,