‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 103 sur 106 · OgiDski, Uémoires, \. IV, p · texte numérisé non relu

OgiDski, Uémoires, \. IV, p

de les convaincre, qu'oubliant le passé, celui qu'ils croyaient leur ennemi sera celui qui réalisera leurs vœux.

Combien il me sera satisfaisant, général, de vous voir mon aide dans ces travaux salutaires! Votre nom, votre caractère, vos talents seront mes meilleurs appuis. Alexandre.

Lettre de lord Grcy, en réponse à celle de Kosciuszko qu'il lui écrivit dans l'inlcrêt de la cause polonaise.

(Portsraan Square), Londres, le l" juillet 1814'. Général ,

Je V0U3 prie d'accepter mes remercîments de votre lettre du 20 mai, ainsi que des expressions flatteuse? dont vous avez bien voulu ra'honorer.

Soyez assuré qu'on ne peut s'intéresser plus vivement que je ne le fais, au sort de la Pologne. Les malheurs de ce peuple courageux mais infortuné, sa constance et ses vertus, dont vous, général, avez donné personnellement un si illustre exemple, ne peuvent manquer d'exciter la sympathie des cœurs vraiment pénétrés des principes de l'humanité et de la justice.

Je suis convaincu qu'une politique éclairée est également favorable à leurs justes réclamations. On doit rapporter à cette première violation des principes sacrés de la liberté générale qui a eu lieu dans le partage de 1772, et ceux qui suivirent en 1793 et 1795, tous les dangers auxquels l'Europe entière a été exposée depuis, et auxquels nous sommes, si heureusement, éch.ippés. Il ne peut exister aucune sécurité réelle contre le retour de ces dangers, si la Pologne demeure exclue des bienfaits de la délivrance générale, qui, pour être parfaite, doit être garantie par la reconnaissance solennelle des droits et de l'indépendance des nations.

Si les puissances qui cherchèrent à profiler par l'injustice, et qui, dans les suites en ont tant souffert, pouvaient apprendre la vraie leçon de l'expérience, elles verraient que leur sûreté et leur tranquillité mutuelles seraient mieux conservées, en rétablissant entre elles, comme État vraiment indéjiendant, ca pays, qu'une fausse politique a si cruellement opprimé.

Ces sentiments, général, sont profondément gravés dans mon âme, et vous pouvez être assuré que, pour les énoncer hautement, je ne négligerai aucune occasion, où je croirai pouvoir le faire avec eiïet. Si, pendant les derniers débats, au Parlement, je me suis moins prononcé li-dessus, que je ne l'aurais désiré, il ne provenait que de la certitude que j'avais, de ne pouvoir influer en rien sur la politique de ce gouvernement et de la crainte d'ajouter, peut-être, aux dangers qui menacent le sort d'un peuple dont la cause m'est si chère , mais que les circonstances actuelles m'ôtaient tout espoir de servir.

Agréez , général , l'expression de mes sentiments les plus affectueux et les plus distingués.

Grcy.

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