Arrhiii's lie llnsurivrlioii; c\ Ce., lli' de Kmkovic
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cupinilc'. La î/arjne, er se (î('.Cii)înnt iir-pudc.'nine'â gnvar te de riiïlcgrilé, de l'indéiiondancc et du bonlicur de îa Foiogn;!, détachai!; cf. parfageaii: son îeirilcire, outrageait r-on indôpci.dance o.i l'affligeait sans cesse de toutes suites de flcaux.
Mais îoi'srpK". la PoJognc, lasse de porter son joug, eut n'cupéré les droits de sa soiiveraiiicî'i, elle er.i ploya contre eîie d'-s tiaîtrcs à la patrie, elle appuya leur cornjilol sacriii'-ge do Io'jîm sa force r rj-icaj et ayant détournij avec artiîico de la détcns;; ilu jiays le roi, auquel uùe DièiC légale et la nation avaient coiiîio toutes leurs fo»^ccs» elle a Identôt trahi honteusement ces niènios traîtres. Etant; par de pareils pubterfuges, devenue la niaîu esc des destinées de îa Pologne, elle invita Frédéric-Guillauiiic à prendre part aux dépouilles, afin de le récomiv'nscr de .s:i j;.rfidie, pour avoir rompu le traité le plus soleinu;! avec \\ U' (ubîique.
Sous des ])rétcxles imaginaires, dont la mur-seté et risupiéU; ii£ peuvent convenir qu'aux seuls tyrans, maison ellel pnui- satisfaire leur insatiable cupidité, et étendre leur dorijination | ar renvahissement des pays liniitropl^es, ces deux puissances, conjurées contre la Pologne, se sont emparées des i)Ossessions ininjémorialos et incontcslald.es de la Répijbiiquo, cl, pour cet edjt. ell.'S ont olileiPi, dans un congrès cruniiicl, une prétendue appj'obation de leurs usurpations; elles ont forcé de firèlcr !«> ûcrjncnt de sujétion àresclavage, en imposant aux ciioyfi.'s b-s ciiûrges le.« jmos onéreuses. Ces puissances, ne connai-.suit qu'une voloulé ari'itraire, par un langage nouveau et inconnu dans le droit des gens, ont audacieusemeiit assig-ié à l'exislence de noiie îlépubliquc un iT.ug inférieur à toutes les au/c-'S puissances, v>\ faisant vois- c'airemcnl [lar là, que !cs loi-, oi- Iniit q\;c les limites des lîtats indépendanis, déjKiidiîJiI. a!i.-''b;ment i\û b-nr caiirico, et qn'elK;s regardent le ÎNord de l'i'iu ope comme une pi nie. deslinéc à la ra})acité de leur dc^puilsm*».
Le peu ijiii ri/ste de îa Pologm» n'a ])U encire acheter l'améliorati(jn de soi r-ort .ni prix de lau! de criielli-s calamit:-.;. î.i Ixarine, en cacli;.nt S"S desycii^s ultérieurs, (|ui ne peiiveiiV qr.''''ro prrnirieux aux puissances eurtîpécuni's, sacrilio eu atlendMi' la l^olegne h sa veugeance bai b.ue et Jm|>lacabU\ l.'ie y f'iub; au;: [nah les droits les plus SfUnls de la liberté, di; la
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aknkk: i795. 359 j.v
sûreté, de !.'■- ))ropri<^.té eî des i>iens des c'tojens; in pensée et le sentiment intérieur d'un honnôie Polonais ne peuvent môme être à l'abri de ses persécutions soupçonneuses, et elle tâche d'enclmîncr jusqu'à la pnroie ! Il n'y a que les traîtres à la patrie qui trouvent de l'indulgence auprès d'elle, pour qu'ils puis- h--. sent impunément commettre toutes sortes de crimes. Aussi les ..!• biens et les revenus publics sont-ils devenus la proie de leur ' ' cupidité. Ils se sont emparés de la propriété de bons citoyens; ils , se sont partagé entre eux les charges de l'État, comme s'ils pouvaient s'emparer de ses dénouilles parce que îa patrie est subjuguée; et, on usurpant avec impiété le nom de gouvernement national, esclaves d'une tyranr.'ie étrangère, ils'exécutent tout à leur gré.
Le conseil permanent, dont l'établ)ssen)enl leur a été imposé par une usurpation étrangère, supprime légalement par lc< volonté de la nation, et nouvellement rétabli par les traîtres, franchit, sur l'ordre de l'ambassadeur moskovite, les limites du pouvoir qu'il avait bassement reçu de lui, en établissant, en refondant, en supprimant arbitmiremenî les constitutions uni venaient d'è'!eî)roniu)guées et celles qui avaient été cassées. Vax un mot, le ])rétcndu gouvernement de la notion, la liberté, la .si)reté et la |)ro]'riéié de.s citoyens restent entre les m.iins des esclaves d'un serviteur de la tzai inc, dont les troupes inondent le pays et servent de rempart à leur perversité.
Foulés par ce poids immen'-.e de malheurs, soumis par la trahison j)lutùt que jiar la force des arme? ennemies, privés de toute protection du gouvoriiomcul national ; après avoir perdu la ))alri(;, et avec elle la jouissance des droits l(>s plr.s sr.nés de la li'H-rté, d(! bi sûreté e! dr la jirojiriété t.int individuelle (p;c celle de nos biens; trompés et devenus la (isée de quelques gouvernements et abandomics des autJ-es, nous l*olonais, citoyens, habit;:nts du palatinnt de. I\r.ikovie, en sacriliant h la patrie nos vies, comme runique \)\'.u que l.i tyrannie n'a pas daign»^ n(.us arracher, nous nous i^aisissons de ces moyens evlréaios et violents (juc 1(! di'sespoir nous sug;<ère.
Ayant ainsi Iri fei me ré.'oluiion (.!e pi'-iir et de, r,ouf; ensevelir sous les rui/ies de notre pays, ou de déiivrei" la terre nal de d'une opiiressioii léroce et d'un joug picu'n d'ojjprobie, nous dé-
lélrt'&1^1tiiitvfT*^r'TTr-V
3G0 rOLUGNE.
clarons à la face du ciel ci de tout le ^enre hunKiin, cl sui-lout des nations qui savent apprécier la liberté et la nicltre ii;:-d(\?sus do tous les biens de l'univers, qu'en usant du droit inronles(able de défense contre la tyrannie et contre l'oiipression armée, nous réunissons, dans un esprit de patriotisme, de civisme et de fraternilé, toutes nos forces; et, ))ersnadés ijuc Je succès de notre grande entreprise dépend surtout et le plus de notre étroite unioU; nous renonçons à tous les ])réji]gés de l'upinion et des distinctions qui ont ])artajj,é ou qui ont pu séparer, jusqu'à présent, les citoyens habitants d'une même terre ci les fils d'une même pairie; et nous nous promeitons mutueîieineui tous de n'épargner des sacrifices quelconques, mais au con'raire d'u.-T-r ;le tous les moyens que Tamour sacré de la liNerté i-cut inspirer aux iionnnes ([ue le désespoir a l'ail lever pour sa défense.
AITraucbir la J'ulogne des troupes étrangères, recouvrer cl assurer l'intégrité de ses frontières, anéantir toute sorte d'usurpation tant intérieure qu'extérieure, consolider la liberté générale et sauvegarder l'indépendance de JaRépubliquc polonaise: tel est le Init sacré de lîotre insurrection nationale. Pour (juc nous })uission3 l'a'teindre, pour qu'un pouvoir énergique diiice la force naliouale, après avoir attentivement considéré la silualion actuelle de notre patrie et de ses habitants, nous avons cru nécessaire et indispensable de nommer un (jénùralis^imc de la force arvïce, un conseil national provisoire, une corni)ussi:>)i du bonordre (\Ans notre palatinat, un Iribumd criminel su j>rrinc, cl nnlrllmnai crimiurl -iprr.ial pour notre palatinat. Amsi.d'a; rôsle va'u général, noi;s arrêlons ce (pii suit :
.1" Nous choisissons et reconnaissons, par le jiréscnl acte, TliaJé Koscins/l.o pom' l'uniijue chef cl directeur géjiéi-al de îiolre insunection armée.
2" Ledit généiulissime assemblera sr.r-le-chamj) le iomi-d suj.'rîinc naiitmid. N(»us confions h son zèle civique le flioix des personnes 'iu'lil conseil, et son organisation. Le généialissime j)oui'rd mujours assister aux délibérations du conseil cummo nuimbie a'-\\(.
3" G'c-l anx a:irilHiii(uis ib,; g/^néi-alissime ([u'a; parîicniu ni exclusiviîniert la dii(cti(i:: d>:. la forc;: armée, les niurinalions
ANNÉE i7U^. 3CI i
pour îoi;slc.s groacû ni.'iil.'iircs/^t ic nioycn d'einployer la Ibice :
nalionaïc contre Us cnncnriis do la patrie et de nolro insurnic-
tion. Dans tout cela le cotiscil national doit exécuicr ses ordres;
et a'gîen-.oiitï sans- y apporter aucun emi^ôcherneni, ni délai, .
rcinmc venanl d'uu chef élu et ncinraé par la vùiontc na- ^ ^
tioDulo. . '^'\
4" Si la généralissime Tiiadc Kosciaszko, en cas do maladie ^''
ou par quelque autre cause, était hors d'état de remplir par JuirnêuK; les devoirs de son importante charge, alors il nommera ■ et,
son suppléant, après s'être concerté-avec le conseil snprî:mc na- '
iionai. Dans le cas où le généi^Uissirr.c viendrait à mourir, ou à être laii prisonijiv^r de guerre, lejnus ancien officier général qui se trouvera alors dans ie camp sera nmni provisoirement de ces fonctions, en attendant que le conseil suprcme valional ait nommé à la place de Thadé Koschiszko, un autre chef. Dans ces C\t\\\ cas le nouveau généralissime )ie serait plus directement élu j)ar le vœu de la nation» mais j-ar celui du conseil, et sera soumis à Sv'^.s ûrd]■f^s.
ô" ].z conseil suprcniù nationcd Dssignera au Trésor pui^lic les fonds nécessaires pou.'- enîîe'.enirJa force armée et faire l'are à toutes les dépenses de la guerre et autres qu'il jugera indispen- ^
sables pour faire réussir la cause de l'insurrection. En consé- ^'^^^
qu(!i!ro, il aura le. droit de statuer sur les impôts provisoires, , *
sur la disposition ci l'emploi des biens nationaux et de tous les ' ■
fonds i-ublics, ainsi que sur l'emiiruni à faire tant dans le pays qu'à rt;trangcr. Il ordonnera ie recrutement, pourvoira à tous les h(;soi)is de la force armée, tels que les arn.es, les niunilions, riiaLillcment; il assurera nu p'-upieet à l'armée les subsistances sufîjsaules; il veillera à ce que l'ordre et la sûreté ne soient poiiil troublés; il écartera tous le.s obclaclcs et réi)rimera toutes les ('ii(re|)ri-.es qui sei aient contraires au bul de nolro insurrection. Jl veilli-ra à iC que la justice suit promjjtemeiit et ellicace-ment adniini.id'.'i!. Ii l.bliriM Cn' |irocurer à noire nation l'appui j'A l'assisianco de,-: jiuis.saiic.es éliaM..;èi es amies, llniiji il s'occu- ))era d(-. !a direclion de l'opinion pubii(p)c, do manière .lu'au noi:i ,lt 1,1 j.ati'ie tous les habitants d.-, la l'olognc soient prêts à fane le^^ plus grands sacrifices. Tels sont les dcNoirs })rinL'iju'.ux que nous impOi-oris au conseil iic.'.ionaL
SfwviVirt''ir-ji;.;
G" Nous o'f'ûM.s dans noire palatinal une commission du bon ordre ("jui sera orga!iis4e temporairement d'une inanièvp particulière.
V*' Le conseil svprhric nniioiiul déferniinera l'organisation et la marche du Iribuncd criminel suprême qui siégera auprès de lui.
8" Coinme dans les circonstances actuelles nous ne son^.mes pas à même de clioisir les memljres tant du tribunal criminel suprôuie que de celui du palaîinat, nous chargeons le cùrmilàd faire choix de ces juges parmi les personnes qui, lors des dernières diétines, libres, terriennes, et des élections des dèjuitès des villes avaient été choisies pour les judif aiures.
9" A ce tribunal sont dévolus tous les ciimcs conir-e !a na'ioii et toutes les actions contraires au l)ut sacré de notre insurrection, ainsi que tous les délits commis contre le salut de la pairie. Tous ces crimes sont punis de mort.
10° Nous confions au généralissime le pouvoir d'établir des conseils de guerre, d'après \(iz règlen^ents et les coutumes militai r<.:s.
11" Nous déclarons solennellement qu'aucune des autorités provisoires que nous venosis d'établir par le présent acte, ne ])oun-ont ni séparément, ni toutes prises ensemble, faire ou proclamer une constitution iiationale quelconque. Toute entreprise de ce genre sera regardée par nous comme une usurpalion semblable à celle contre laquelle nous nous levons- ai'tuellement, en sacriii;!!it îios existences.
12" Tous les jiouvoirs temporaires qui viennent d'être créé' par le présent acte existeront jusqu'à ce que le but de l'insurreclin'i jiclUî'He .'•oit atteint, c'est-à-dire jusqu'à ce que le sol de toute la l'ologne soit ]my<.ié^ des troupes étrangères et que l'intégrité de ses frontières soit assurée. C'est de quoi le généralissime, conjointement avec le conseil suprême national, .<^cra tenu d'av'iiii- les citoyens, sous l;i responsabilité de leurs personnes et de leurs biens, (l'est alors (tue la nation, représentée par ses nonces et ses députés, entendivi le compte des travaux d'-s autorités constituées temporairement ri t('m'ii;;nera jiubiiqu!M!!«'nt sa reconnaissance eirv'crs les (ils vertueux de la i)atrie, eii r^:ccmpensjuit, scion ie méi'ite df cnaciin, et leurs travaux et l.urs
AKNÉli jyO/i. 363
sacriiices. C'est alors aussi ([u*i la nation dpcidca de .son sort el de celui des gcnéralions julures.
13" Nous ciig.'igoons le généralissime et le conseil suprême national à instruire la nation par des adresses, rapports ci proclania'ioïn: fréqucnies du véritable état des affaires, sans lui ca- |îjj
clicr ni lai iiallior même les événements les plus désiislreux. ;;'
Notre désespoir, d'aillenrSj est au comble et l'arucur de la patrie est sans bornes. Les miaiheurs les plus cruels, les diflicultés ïes plus insurmontaldes ne sauraient aiïai))]ir la vertu, ni abaîlre le courage,
14" Nous nous promettoiis mutuellement en particulier et à toute la nation polonaise en général, de la constance dans l'entreprise, de k fidélité pour les principes, de l'obéissance pour les autorités nationales créées en veriu de l'acte ])résent. Nous conjurons, au nom de la patrie, le ghiéraUssimc et le conseil suprâne nciUmal d'employer tous les moyens possibles caj;)ablcsde délivrer la nation polonaise de l'oppression extrême et de garantir riritcgrité de son territoire. Remettant entre leurs mains Je pouvoir de d; poser de ijgs personnes et de nos biens pendant que durera l.'ii lulie de la liberté contre le despotisme, de ia justice contre roi)i>rcssion et con Ire ia tyrannie, nous voulois qu'ils aient toujours jnéseule à leur pensée cette grande vérité : Le \-
salut du peuple csi la suprlme loi !
(Siiivoiii des milliers de signaliires.)
Déclaration de la Kvssic. jnditit'c 'par Iqrlsirom, contre le muuifcstô de- Kraliovic du ^Ji mars et contre KoscinsJio.
Varsovie, 20, 3 J mars r,9'i'.
l'n manifcsle furinel d'insurrection, qui a été publié k Krakovi(! pMi' SCS anteuv;-5, a pénéiré jus(|u'ici, comme si déjà ce n'élail pas assez de mal que la Pologne a eu à soufl'rir. ]/ccrit en que^.lion circuit! imnrinie.
TiOs cou|iablcs auleni's de ce"(c ])i odu' liiai, dans la jU''!le se inonlre mie ri'uuion irinustrueuse de ih luonstraiions Uicnsiinf^èi'cs de |i;itriolrsin'.' a\u raimc.nr<! de la violalion du dii)il de ))ropri(''té el on lu p'ns lé'tni'r.iire auili.- •. .>!■ lii; avec le niépri'-' de