‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 20 sur 106 · Cho.iz'uo, Anu. volo.i. .V.v · texte numérisé non relu

Cho.iz'uo, Anu. volo.i. .V.v

et sans but parmi des mécontents et môme parmi ceux que le

sentiment des malheurs éprouvés rend faciles à émouvoir.

11 est donc de notre devoir, dignes citoyens, de vor.s prévenir à temps, pour cpie vous n'ayez pas à vous reprocher d'être devenus vous-mêmes les instruments de votre perte. — Quel a été jusqu'ici îe fruit de ces efinrvesccnces exaltées et des entreprises qui en ont été l'ouvrage? Au sortir de tant d'orages et Je pertes, la République peut encore espérer de voir renaître dans son sein des moments plus sereins à la suite du retour de la IranquilHtc générale ; elle peut encore s'attendre de voir revenir pour elle des jours de prospérité et de splendeur, pourvu qu'à l'aide de quelques instants de repos et de relâche sa position intérieure et extérieure puisse être ramenée à une assiette qui lui cotivicnne. — Quel est le but de ces écrits répandu?, de ces insinuations d'abord sourdes, et qui viennent aujourd'hui d'éclater par leurs effets ?

Nous vous avons déjà prévenus, chers citoyens, par notre Universal, publié le 4 février de l'année courante, combien vous devez cire sur vos gardes contre les maximes françaises et à l'égard de toute relation avec cette nation. — Pouvez-vous méconnaître aujourd'hui sous quel aspect ce système destructeur, qui renverse les autels, les gouvernements, les propriélés et la sûreté individuelle, cherche à s'introduire parmi nous? On tâchera de vous exciter par les motifs apparerils d'airiéiiorrr votre sort et de j-ecouvrer vos provinces. Kh ! quel temps choisit-on pour cela? On vous proposera de sacrifier îe reste de votre bien, de ce peu de numéraire dont la i-areté se fait déjà sentir à tout le pays. — Pourrie/.-vous êlre assez aveugles, \>:nun zèle inconsidéré, pour ({ue, sans liaisons, sans apj)uis, sau:. ressources suflisanles, eu vous épuisant inutilement vousmêmes, vous vouiussie/. foiuiur .de nouveaux prétextes a ceux qui ne d-'vsireii! que votre neî-lc, et même jusqu'à ;'r\iincli"ii du nom pcjlonnis?

La situation ;.'cluL'lle de, la Pologne est sans doule bien déplorable ; mais songe,/., cii'.yei:s, que le i-emède avec lequel en prélend la sauver vient d(>. la main de ccii.% qui rroii-nt pouvoir, par notre i-eîle, reculer de quebpies instants leur projire nuue. La l'rancG, viclime cilc-Jiiénic du désordre anarchique (pii !a

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déchire, veut nous fnlre accroiie cnie nous Ironvcrons dans ses maximes les moyens de nous relever. — Ne vous kiissez pns éblouir par ces mots imposants, qui, tout en révrillant des idées nobles ci vertueuses, ne sont cependant devenus en France que le signal des innovations dangereuses et du bouleversement qui en a été la suite. — Déjà les principaux auteurs de cette entreprise hardie et peu réfléchie, d'abord si révérés, sont bientôt tombés victimes d'un peuple devenu barliare, et presque aucun d'eux n'a échappé à la main du bourreau. — Vous avez devant vos yeux l'exemple frappant d'un pays jadis si puissant et si considéré, transforme en un désert ensaîjgîarilc, qui ne voit son salut que dans le bouleversement et la luine des autres peuples.

Les offrandes que la séduction rlicrche à vous surprendre ug }'cuvc;!it qu'accélérer votre perte ; ei ne croyez pas que ce soient les dons de votre bonne volonté; ]a contrainte et rignon)inie, voilà les suites de votre refus, — On ne manquera certainement ])as de vous encourager par l'exemple de quelques citoyens déjà séduits; mais ces mém.es exemples et les suites douloureuses qui eu sont résultées, ces désolations, ces incendies, cotte effusion de sang, fruits funestes de leur égarement, ne devraient être que tr^.s-propres à vous] détromper. Une intrigue étrangère, qui, sous le voile d'un but imposant, n'a peutêtre pour tout appui que l'aj^pàt do la vénalité, ne s'est pas plutôt manifestée daiss le pays (ju'elle lui f;iil déjà éprouver toutes sortes de calamités. — Que d'inquiétudes, de dommages et d'inconvénients de tout genre, les marches forcées des troupes pouj- en j-révenir les suites ?roiU-cllcs pas déjà occasionnés aux cilovfus? — A. combien de délianccs, de soupçons, d'arrestations, de lo'ojels, de sKu-Jes vengeances et de trames secrètes, cet état f'\?. fermeritatinii no doniiera-l-il jias lieu? Si tels son! li.-s jireiiiicrs elTi-ts p:ir lesquels s'annonce cette entreprise, quelle issue peut-oii s'en j»romeltrc'rKl c'est cependant l'idée attrayante de secnuer loul joug et (ie consolider la liljerlé qui lui i)rôle un dehors séduisant. — Ore d'effusion <le sang (.1 de désolations n'a-I -il inini roulé, nation vrriueuse, ce nom sacré de liberté souvent mal futendu, cl )irétaiit toujours un voile îruuijieur au.v ruses de la polilitiue !

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370 rOf.OGNE.

Dlu'ilro Ordre équestre, et, vovis, militaires, youl-s par -a sainteté di< seuncDl à line fidélité ir.ébrarilable envers voire roi et votre patrie, ainsi qu'à la défense de la religion et des lois de vos ancêtres, sachez que la séduction qui ctjerclîe à siirprendre voire confiance caclio sons un voile des traits dirigés coiiire vous-roèmcs î — Ces arniei: honorables que vous ])orte/ n'ont fait ]'i gloire de xcnfc état que tant que votre main ûî)éiss<îiî à l'jnqjulsion de. rautorité légale. — Quiconque s'arroge \m pouvoir qu'il n'a j-as reçu de la nation ne peut être envisagé que comme ur. t-éditieux , de quelque nom spécieux qu'il jniisse couvrir son audace.

Et vouSj habitants àts tranquilles cités, gardez-vous de méconnaîlii les vraies prérogatives et les devoirs de voIrc condition 1 — Li' tid;'lité-, la probité intacte, cette iiidnstrie louable qui fait Y;.iuir cl jnultipiie les richesses de l'Éiat, cet c.^i.îil public et cet anioivr du Iden général qui vous identifient avec les autres classes de citoyens, voilà les reliefs honorables de voire \'OC..-tion. — U^^Jeonquc, à l'aide de perspectives illusoii'es, clierche à. introduire dans vos paisibles demeures l'inquiétude, le troubli;, le désordre, avec tcuîes les horreurs qui en sont la fraite, ne doit point être soufTert dans \otre sein.

Comme il est de notre devoir d'aller au-devant de tout ce qui peut attirer des malheuis sur notre patrie, ne voulant négli^Tr au'jini des nioycns qui dé', ivent de l'autorité déposée entre nos mams ])OUJ' le n":aintien de la tranquillité publique, nous «■lijoi- {;i!ons à touîes les magistratures, juridictions et cliancelljrics du pays, quVia s'acquiltaid avec exactitude des devoirs nui leur sont pr< écrits par la loi, cVk's veillent à ce qu'aucun érnt attentatoire à la religion, à la dignué du trône, au gouvernement, au.\ inceurs, à l'honneur des citoyens, aux droits sacr'és delà proj)riélé, ainsi qu'aux piérogalives de l'Ordre éqrestre. ne ])uissc ron-senlement avoir accès dans les actes ()ubhc.>, mais qu'encore toutes les iiroduclions de ce genre qui viendraient à ],araiire et sciaient parvenues à leur connaissance soient uamédialcnienl saisies et renvoyées au conseil j)cr)iianrn), )>irs de noire personne, afin de procéder, dar's toute la rigueur des lois, conlre les auteurs de rcs écrits incendiaires, rominc contre les peilinhaleurs du reiios ))u))lic.

Lequel Universal, signé de noire main, avons ordonné qu'iniprimé et muni du sceau du conseil permanent, il soit transmis à toutes les trésoreries terriennes, commissions du bon ordre, non moins qu'aux magislrats des villes, et publié uaiis toutes les églises. Stanislas-Augusle, roi.

Lellrô confidciilldic du gênera! Jclslrom à Bczliorodlio, minhtrc d'i la guerre à rékisbourg, sur &a 'position dcsespéi'êe^ et lui annonce que la révolution de Yarsovie sera triomphante,

Varsovie, 5/16 avril 1794'.

Toute rann(''e de la couronne est soulevée, excepté la garnison de Varsovie; celle-ci est de qualie mille et les autres sont de dix-huit mille.

Les confédérations à la jacobine se sont faites à Krakovie et aux palatinais de Krakovie, Sandomii-, Lubbn, Chelm, AVIodzimierz et Lut,:k,de même que les villes de ces noms. Le ballon va en grand train; j'attends ceux de Lublin dans peu de jours ici, je jouis de in^^n reste et mets ma confiance en Dieu et la bonne cause de ma souveraine.

La Lithuanie ne manquera pas de suivre rexcmpîe; au nom de Dieu, traitez celte affaire sérieusement. 11 faut la finir avant que de com.mencer avec les ïurks. Faites entrer l'armée de Sollykoir, tout se finira d'abord. Souvorofl' peut détach r pour occuper le vide. Je garantis que dans deux moi? tout sera éteint.

Sur les Prussiens et les Autrichiens il n'y a p.oint de compte à faire. Dieu sait ce que sont devenues leurs forces formidables! Les Prussiens ne sont plus ce qu'ils étaient du temps de Frédéric IL A ])réscnt tout est sur la défensive polititiue et craint tout, et ils li'on! que deux cents liommes en balaillons et cinquante en escadrons. Jugez dans quelle sûreté (jue je me ti ouve, ayant une. si teri ille étendue de terrain (\ donjpler, étant, toutes les i.iiimtL'^, entouré d'ennemis et d'es|)i(ms, ne t!-ouvant pas même du S(tuli<Mi, ni des alliés, ni des tre.npes, de notre Souveiainc, qui devraient au moins s'oecuj)cr d'éloigner le fiui de la révidte de jjaysans de nos frontières, jusqu'aux ordres ultérieurs de la ("oui'.

1. r.hoil/.ko, Ann. ]'olufi. Ils (Uii'i). Copié sar l'aulojtr.iplio inltrcplé.

372 l'OLOGNE.

Pensez à moi, el agissez pour le bien Je la patrie. Je suis pour la vie avec respect et amitié b vous.

Jclslrom.

Acte d'adhision des Varsocicns à la fjuerre dô V indépendance, aprcs l'expulsion des Taisscs pendant les journées des 17, 18 ef 19 avril

VarsoviG, 19 avril 179'i'.

Encouragés par un noble exemple des citoyens zélés Ju palatinat de Krakovie; délivrés d'un joug étranger par l'intrépidité du peuple de Varsovie et de l'arniée nationale consistant dans la capitale, nous regardons comme un devoir le plus sacré de faire notre adhésion solennelle au manifeste de l'i^S'U'roction nalioiialc publié à Kralcovic le 24 mars 1794, par les citoyens de Krakovie, sous les auspices de l'invincible Tliadé Kosciuszko. Nous le reconnaissons généralissime de l;i force armée et nous lui promettons ainsi qu'au conseil suprême national, qu'il doit former, une obéissance entière, jusqu à ce que ic but glorieux delà reconquête de l'indépendance de la Pologne ne soit ccnsommé.

Mais avant que nous ayons le bonhcar de posséder le généralissime au milieu de nous ; ou avant qu'il nous envoie ses disjiositions ultérieures, nous avons choisi plusieurs citoyens lionorables qui doivent composer un conseil provisoire. Le président de la capit.ile., et sou conmjandant militaire, qui font partie de ce conseil, auront le pouvoir suprême. Les devoirs provi?oircs de ce conseil sont les mêmes que ceux qui se trouvent dans le manifer-te de Kj'rikovie. Ji'jnacc ]V ijssyiiola Zakrzcwshi,

St(inisJa.i MoLronoshi.

(îUiivoiit des iiiil'.ioiis de signatures.)

Acic d'adhésion (ks UiJiUdnirns à lf> (jucrre. de rindcpcndancc ri-ilioAdlc ,misla diclalitrc dclû^seiwzlio.

Wilno, ".''i avril l,V'i'.

Nous citoyens de la p^o^inccdu grand-duilié deLilliuanic. et Ih'ibitanfs de. la vilic df; \^ ilno, l'ondons grâces à la suiirème Providence qui nous a peiuiis d'arriver à l'heureux moment de

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