‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 44 sur 106 · Chodzko, inn. pol. if · texte numérisé non relu

Chodzko, inn. pol. if

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assez décidé pour que les hommes armés nous soient d'une assistance réelle.

Sur ce, je prie Dieu, etc. Napoléon.

Troisième rapport diplomatique adresaé à l'Empereur Napoléon i",

par le prince de Talleyrand, ministre des affaires^ étrangères sur

les motifs de la continuation de la guerre déclarée par la Prusse

et la Russie.

Berlin, le 15 novembre 1806'.

Sire,

Une quatrième coalition s'est formée. En moins d'un mois elle a été confondue. En moins d'un mois la Prusse a vu son armée, ses places fortes, sa capitale et ses provinces tombées au pouvoir de Votre Majesté , et maintenant elle implore la paix

Dans les coalitions précédentes, chaque ennemi de la France, dès qu'il était vaincu, demandait et obtenait la paix. On espérait que des paix part culièrcs et successives conduiraient à une paix générale, honorable et sûre. 'Irois fois cette espérance a été déçue; trois fois l'expérience a prouvé qu'en suivant le mémo système de modération et de générosité, la France serait constamment trompée. Cliaque coalition détruite a enfanté une nouvelle coalition, et la France a été menacée d'une guerre éternelle.

L'Empire français est parvenu à un degré de puissance et de grandeur que Votre Majesté n'ambitionnait pas. Attaquée de toutes parts avec une fureur sans exemple, et placée dans l'alternative de périr ou de vaincre, la France n'a combattu que pour son salut, et, victorieuse, elle ne s'est survie de la victoire que pour faire éclater sa modération. Elle n'a point détruit ceux qui la voulaient détruire; elle avait fait d'immenses conquêtes, elle n'en a gardé qu'un [)etit nombre; elle en aurait encore moins gardé si les aveugles passions qui rugissaient autour d'elle, ne l'eussent pas mise dans la nécessité de s'agrandir pour se préserver. Aujourd hui qu'elle est attaquée pour la quatrième fois avec le même esprit de haine et dans les mêmes vues de destruction, Votre Majesté n'a d'autre but que de recouvrer C3 qui est indispensable à la prosj érité de son peuple. Mais c'est un but qu'elle ne saurait atteindre qu'en profilant de toute 1.1 grandeur de ses avantages, et en se réservant ses conquêtes comme objets lie compensation dans les arrangements de la paix génér.ile.

Deux puissances ennemies du repos de l'Europe se sont unies pour y perpétuer la discorde et la guerre. Les objets de leur ambition sont dilTérenls, mais une même haine les anime contre la France, parce qu'elles savent que la France ne peut cesser de s'opposer à l'accomplissement de leurs pernicieux desseins. Occupés sans cesse à lui chercher, à lui susciter des ennemis, elles emploient à cet effet tous les genres d'ariifices et d'intrigues, les menaces, les caresses, la corruption , la calomnie; et quand elles aspirpnt à tout envahir , à tout opprimer, à tout asservir, c'est la France qu'elles accusent d'y prétendre.

L'Angleterre tend à naviguer exclusivement sur les mers. Elle >'arroge le monopole de tous les commerces et de toutes les industries, et toutes les fois que l'irrésistible force des événements a obligé la France d'intervenir dans

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