‹ Recueil des traités, conventions et actes diplomatiques concernant la Pologne (volume 2)Chapitre 47 sur 106 · Journaux du temps · texte numérisé non relu

Journaux du temps

■ ' Mcssafjc de VEmpcrcuv Aapolcon I'' au président et aux membres du

.1 Sénat français, en leur annonçant la ncccssilc de continuer la

ijl guerre contre la Prusse cl la Russie.

Ijl Berlin, 21 novembre 180G'.

T^l « Sénateurs,

/ji Nous voulons, dans les circonstances où se trouvent les af-

* faires gt^néraies de l'Kurope, faire connaître à vous et à la nation

,: les principes que nous avons adoptés comme règle de notre

l politique.

^j , Notre extrême modération, après chacune des trois premières

guerres, a été la cause de celle qui leur a succédé. C'est ainsi que nous avons eu à lutter contre une quatrième coalition neuf mois après que la troisième avait été dissoute à Austcrlitz, neuf mois après ces victoires éclatantes que nous avait accordées la Providence, et qui devaient assurer un long repos au Continent .

Mais un grand nombre de Cabinets de l'Europe est plus tût ou plus tard innuencé par l'Angleterre; et sans une solide paix avec cette puissance, notre peuple ne saurait jouir des bienfaits qui sont le premier but de nos travaux, l'unique objet de notre vie. .Aussi, malgré notre situation triomphante, nous n'avons été arrêtés, dans nos dernières négociations avec l'Angleterre, ni par l'arrogance de son langage, ni par les sacrifices qu'elle a voulu nous imposer. L'île de Malte, à laquelle s'attachait pour ainsi dire l'honneur de cette guerre, et qui, retenue par l'Angleterre au mépris des traités, en était la première cause, nous l'avions cédée ; nous avions consenti h ce qu'à la possession de Ceylan et de l'Empire du Myssoure, l'Angleterre joignît celle du cap de Bonne-Espérance.

Mais tous nos efforts ont dû échouer lorsque les conseils de nos ennemis ont cessé d'être animés de la noble ambition de concilier le bien du monde avec la prospérité présente de leur patrie, et la prospérité présente de leur patrie avec une prospérité durable; et aucune prospérité ne peut être durable pour l'Angleterre, lorsqu'elle sera fondée sur une politique exagérée et injuste qui dépouillerait soixante millions d'habitants, leurs voisins, riches et braves, de tout commerce et de toute navigation.

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