Chodzko, Ànn. polon. ils
dignement au vœu de leur gouvernement, comme aussi à celui de l'humanité et du bien public.
Joseph, prince Poniatowski. j
Conforme à l'original. Le directeur en chef des bureaux du département de U ! guerre. ')
Colonel, Ilcbdowski.
Proclamation de la Commission du Gouvernement polonais, aux habitants du grand-duché de Varsovie, en leur annonçant les dispositions prises par Frédéric-Auguste, roi de Saxe, grand-duc dt
Varsovie.
Varsovie, le 13 août 180T.
Citoyens,
Dans notre adresse du 14 juillet dernier, nous vous avons annoncé notre départ pour Dresde , et nous vous avons fait connaître les motifs qui nous avaient déterminés à entreprendre ce voyage.
Dans l'injonction que nous avons adressée de cette ville au Directoire général le 22 du même mois, nous nous sommes empressés de vous apprendre que, daignant se prêter à nos vœux, la Providence a remis le gouvernement de nos provinces à S. M. Frédéric-Auguste, roi de Saxe, digne rejeton de nos rois, monarque également renommé et par ses vertus particulières et par ses qualités politiques.
Revenu dans cette capitale, en vertu de ses ordres, nous devons vous informer que, d'après les dispositions émanées de son trône , nous reprenons le cours de nos fonctions, que nous continuerons jusqu'au moment où s'établira le gouvernement définitif qu'on nous prépare, et cela d'après le mode et avec la même autorité que nous confia dans le temps Sa Majesté l'Empereur dds Français, roi d'Italie.
Nous avons reçu avec la respectueuse considération ce témoignage de confiance que nous a donné notre nouveau monarque, en nous permettant d'exercer, en son nom l'autorité souveraine, et nous nous proposons, en exécutant ses ordres, de remplir un devoir sacré pour tout citoyen, celui de porter jusqu'au terme fixé, le fardeau des obligations qu'on nous a imposées. Sa Majesté a or: donné à deux de nos collègues MM. Gutakowski et Stanislas-Kostka Potoçki, de rester près de sa personne, pour lui donner toutes les informations nécessaires sur l'état delà chose publique et les besoins de notre duché, et cela, a-t-il daigné l'énoncer lui-même , pour pouvoir acquérir une connaissance approfondie de tout ce qui nous concerne , avant de prendre les rênes du Gouvernement , et se mettre par là à même de satisfaire au désir le plus cher à son cœur , qui est de contribuer, autant qu'il dépendra de lui, à la prospérité et au bonheur d'une nation pour laquelle il a toujours conservé l'attachement le plus sincère, et qui, de son côté, lui a donné dans toutes les occasions, les témoignages les moins équivoques de son entier dévouement. Cette conviction sentie de Sa Majesté sur nos sentiments à son égard, et la certitude flatteuse qu'il daigne nous donner de sa bienveillance, sont le garant le plus assuré de notre bonheur futur.
Après avoir éprouve autant d'humiliations et de revers, sous un despotisme