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des remèdes violents, à extirper les germes de désorganisation dès qu'ils se feraient apercevoir.
Telle est mon irrévocable résolution. Je ne transigerai jamais sur mes principes , et jamais je ne me prêterai i aucune concession qui leur soit contraire.
Polonais! à mesure que les liens de fraternité qui vous at- j!
tachent pour toujours à la Russie se resserrent ; à mesure que I;
vous vous pénétrez de toutes les considérations qu'ils vous rap- %
pellent, la carrière que je vous ai ouverte s'étend et s'aplanit «
devant vous. ICncore quelques pas dirigés par la sagesse et la |
modération, marqués par la confiance et la droiture, et vous ^
toucherez au but de vos espérances et des miennes. Je m'ap- H
plaudirai doublement alors d'avoir vu le paisible exercice de H
vos libertés affermir votre existence nationale, et cimenter une à
indissoluble union de bonheur entre nos deux patries. "
Discours prononcé par Vcmpereiir cl roi Alexandre /•' , à la clôture J!
de la seconde dicte polonaise ^ le 1/13 octobre 1820, à Varsovie^. -^
Représentants du royaume de Pologne 1 ..
En ouvrant vos délibérations , je vous ai manifesté ma pen- ,j
- sée sur les moyens de développer et d'affermir vos institutions ;.] nationales. »
Parvenus au terme où s'arrêtent aujourd'hui les travaux qui
doivent vous conduire par degrejs vers ce but important, vous i':
pouvez facilement apprendre combien vous vous en êtes rappro- ■)^
chés. Interrogez votre conscience, et vous saurez si, dans lecours • ,j' '
de vos discussions, vous avez rendu i la Pologne tous les ser- j
vices qu'elle attendait de votre sagesse; ou si, au contraire, en- |
traînés par des séductions trop communes de nos jours, et im- 3
molant un espoir qu'aurait réalisé une prévoyante confiance, I .
vous n'avez pas retardé dans ses progrès l'œuvre de la restau- «• !
ration de votre patrie. -' '%
Cette grave responsabilité pèsera sur vous. Elle est la suite f. nécessaire de l'indépendance de vos suffrages. Ils sont libres, mais une intention pure doit toujours les déterminer. La mienne vous est connue. Vous avez reçu le bien pour le mal, et la Po-
logne est remontée au rang des Pitats. Je persévérerai dans mes desseins à son égard, quelle que soit l'opinion qu'on puisse se former sur la manière dont vous venez d'exercer vos prérogatives.
Cependant les impressions fâcheuses peuvent encore s'aiïaiblir, et les membres de cette assemblée, qu'anime l'amour sincère du bien, consommeront leur honorable mission en portant -dans leurs foyers des paroles de paix et de concorde, en y propageant cet esprit de calme et de sécurité sans lequel les lois les plus bienfaisantes resteront toujours stériles.
Vous avez voté celles qu'exigeaient le plus impérieusement -les besoins de votre pays. '
Un sursis indispensable va préparer le rétablissement gra- 'duel des rapports ordinaires entre les créanciers et les débiteurs.
Les formes qui environneront désormais le sacrifice des possessions privées à l'intérêt de la chose publique constatent ce respect pour la propriété, qui est le meilleur encouragement de toutes les entreprises utiles.
Je m'abstiens de juger dans ce moment les motifs pour lesquels vous n'avez point accueilli les projets destinés à compléter le système de votre législation.
Je laisse à vos concitoyens le soin de prononcer si votre unique but, en émettant ce vote, a été de procurer aux lois qui doivent vous régir les perfectionnements que peut leur apporter un examen plus muret plus approfondi.
Représentants du royaume de Pologne ! je vous quitte; mais loin de vous je veillerai à votre bien-être avec la njéme constance, avec la même sollicitude, et le seul objet de mes désirs sera de voir le régime que je vous ai donné, consolidé par votre modération et justifié par l'exemple de votre bonheur.
Traité entre l'Autriche et la Russie concernant les dettes actives cl passives du ci-devant duché de Varsovie, conclu à Vienne le ,29 juiM 1821.
{Voir Neumann, lU, 634,)
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les
se
Convcntion entre la Prusse et la Russie, relativement aux prétentions des sujets du royaume de Pologne du clief d'anciennes créances silésienncs, signée à Berlin le 20 févriet 1822. (Voir Martens, A^. 7l.,YI, 7. — Martens et Lussy, ÏII, 539.)
Décret de l'empereur-roi Alexandre I", interdisant la publication
des délibérations de la Diète polonaise.
Tzarskoié-Siélo, le 3 février 1S25'.
Nous, Alexandre 1", etc.
Fidèle aux sentiments et aux vues paternelles qui nous ont déterminé à donner, de notre propre mouvement, à nos sujets du royaume de Pologne, la Charte constitutionnelle, pour maintenir daii3 toutes les classes d'habitants la paix, l'union et la concorde, si nécessaires à leur bien-être ; empressé dx-carter les dangers qu'a déjà causés, ou que pourrait amener encore l'abus que l'on fait d'une de ses dispositions ; considérant que la publicité des débats dans les deux Chambres, donnant à l'orateur l'occasion d'acquérir une popularité éphémère, plutôt que de s'occuper constamment du bien public, a fait dégénérer ces discussions en vaines déclamations propres à troubler cette union si désirée, et en a banni le calme et la dignité qui doivent régner dans toutes les délibérations importantes.
Afin d'arrêter le ma\danssa source, de prévenir la nécessité de toute influence sur les élections et les opinions, et de faire jouir nos sujets du royaume de Pologne de tous les bienfaits que leur assure la Charte, nous avons résolu d'affermir notre ouvrage, en modifiant par un article additionnel une de ses dispositions réglementaires dont l'expérience nous a montré les graves inconvénients.
A celte fin, nous avons décrété et décrétons l'article addi- 'tionnel suivant :
Les séances d'ouverture et de clôture de la Diète, ainsi que celles où la sanction royale des projets de loi sera promulguée, continueront d'être publiques comme par le passé, et elles seront accompagnées des solennités ordinaires. "Pour le choix des commissions, ainsi que pour les délibérations et discussions
J. Lesur, 1824.
(le toutgenr&i»les Chambres se formeront toujours en un comité particulier.-
Cet article est déclaré partie intégrante et inséparable de la Charte constitutionnelle. Le président du Sénat et le maréchal de la Chambre des nonces sont chargés, sous leur responsabiUté personnelle, d'en surveiller l'exécution. Alexandre.
Convention entre V Autriche et la Russie servant de supplément à celle du 29 juin 1821, relativement à la liquidation des dettes actives et passives du ci-devant duché de Varsovie.
Vienne , le 4 mars 1825.
(Voir Neumann, IV, 88.)
Conventio7i de commerce cl de navigation entre la Prusse et la Russie signée à Berlin, le 27 février = 14 7nars 1825.) ^ (Voir Martens, N. /?., VI, 688.)
Discours prononcé par l'empereur-roi Alexandre I" à Vouverture 'de la troisième Diète polonaise, le 1/13 mai 1825, à Varsovie '.
Représentants du royaume de Pologne !
Lorsqu'il y a quatre ans je me séparai de vous, de tristes événements avaient amené un mouvement général en Europe, qui menaçait de compromettre la prospérité de tous les peuples. J'ai voulu laisser aux opinions le temps de se fixer, et aux passions celui de se calmer. Votre troisième session a été différée; mais ce retard, j'en suis sûr, aura l'heureux résultat d'avoir d'autant mieux préparé vos travaux ; et c'est avec une véritable satisfaction, et avec les sentiments d'attachement dont je vous ai déjà donné tant de preuves, que je me trouve de nouveau au milieu de vous.
Dans l'intervalle qui s'est écoulé depuis la dernière Diète, fidèle à mes devoirs et aux résolutions que je vous ai manifestées, aussitôt que j'ai remarqué le germe des troubles, je me suis opposé à son développement. Pour affermir mon ouvrage, en assurer la durée, et vous garantir la jouissance paisible des fruits que l'on en attend, j'ai ajouté un article à la loi fondamentale du royaume. Cette mesure, qui prévient toute nécessité d'exercer de l'influence sur le choix des diétines et sur